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Reçu — 4 mai 2026 Actualités numériques

Premiers résultats pour le chantier à ciel ouvert de l’optimisation de Windows 11

4 mai 2026 à 15:20
tg Windows Update
Premiers résultats pour le chantier à ciel ouvert de l’optimisation de Windows 11

Au mois de mars, Microsoft admettait que l’intégration à marche forcée de l’IA dans Windows 11 repoussait de plus en plus d’utilisateurs. Retour aux fondamentaux donc, avec plusieurs mises à jour visant à « intégrer l’IA où elle a le plus de sens », stabiliser le système d’exploitation et améliorer les performances. Un programme très ambitieux sur lequel l’éditeur fait un point d’étape, avec les premières réalisations concrètes.

Microsoft veut faire amende honorable. L’éditeur a fini par entendre la grogne des utilisateurs de Windows 11 qui, depuis des années, réclament des améliorations et des gains de performance, quand l’entreprise s’est souvent contentée de leur servir des fonctions IA mi-cuites. Après avoir essuyé une énième volée de critiques acerbes, Microsoft a finalement décidé de prendre le problème à bras le corps en amorçant la pompe aux améliorations.

La première salve a été distribuée aux utilisateurs inscrits au programme Windows Insiders — complètement remanié pour l’occasion. Le groupe fait un premier bilan des nouveautés à commencer par l’outil Windows Update, souvent accusé de n’en faire qu’à sa tête au plus mauvais moment (comprendre : installer une mise à jour en plein milieu d’un travail important).

Ainsi, durant la configuration initiale d’un PC, les insiders ont désormais la possibilité d’ignorer immédiatement les mises à jour. On arrive ainsi plus rapidement sur le bureau de l’ordinateur, tandis que les mises à jour s’installeront plus tard (ou tout de suite s’il le faut).

Image : Microsoft

Autre changement appréciable : une option permet de choisir le jour où les mises à jour devront s’installer. L’utilisateur peut repousser l’échéance jusqu’à 35 jours… Et même au-delà, puisque la « pause » de Windows Update peut être prolongée autant de fois que nécessaire, de 35 jours en 35 jours.

Image : Microsoft

Les nouvelles versions de pilotes, de .NET et de firmwares vont se synchroniser avec la mise à jour mensuelle de sécurité et de maintenance de Windows, pour faire en sorte qu’un seul redémarrage soit requis chaque mois pour que son PC soit à jour. « Les mises à jour se téléchargeront en arrière-plan, puis attendront une installation coordonnée et un redémarrage », explique Microsoft. Il restera possible d’activer l’option de réception des mises à jour en avance, et de lancer une mise à jour manuellement.

Image : Microsoft

Dans le même ordre d’idée, le menu de démarrage va toujours présenter les options « Extinction » et « Redémarrage », sans avoir à installer les mises à jour en attente (les options pour les installer avant une extinction ou un redémarrage restent disponibles). Au chapitre des petites améliorations bienvenues, relevons l’ajout de la classe de périphériques dans le descriptif d’une mise à jour du pilote (affichage, audio, batterie, extensions, etc.).

L’Explorateur de fichiers, outil indispensable du quotidien s’il en est, est encore en chantier. Des améliorations de fond sont apportées à l’architecture pour « réduire les blocages, améliorer la réactivité, peaufiner l’expérience et obtenir des gains de performances constants ». Cela devrait se traduire par une plus grande stabilité de l’accueil, un lancement plus rapide, et moins de transitions brusques.

Microsoft travaille également sur la réduction du bruit dans Windows 11, autrement dit toutes ces petites choses qui cherchent à attirer l’attention de l’utilisateur sans raison. La distinction entre les widgets et le flux Discover va être plus importante, et l’éditeur promet des réglages « plus apaisés » pour choisir ce que l’on souhaite voir ou pas. Le nombre de widgets par défaut va aussi être réduit au seul module météo sur l’écran de verrouillage.

Les widgets et le flux Discover avant et après. Image : Microsoft

Les widgets font aussi partie d’un gros travail d’optimisation de la mémoire pour qu’ils consomment moins, et mieux. D’autres composants du système d’exploitation vont y avoir droit. Microsoft concentre également son tir sur l’accélération du lancement des applications et de certains éléments de l’interface, à l’image du menu Démarrer, de la recherche ou du centre de notifications.

Enfin, chose promise chose due, l’entreprise a aussi réduit la voilure sur les fonctions IA. Le bouton « Copilot » a disparu des applications Photos et Capture d’écran, tandis que le Notepad a été remplacé par un intitulé plus clair, un bouton « Outils d’écriture ».

Tous ces changements sont en phase de déploiement au sein des principaux canaux (Beta et Experimental) de Windows Insiders, avant une disponibilité pour le grand public. Le travail sur la personnalisation de la barre des tâches, que l’on va pouvoir positionner sur les côtés ou en haut de l’écran, est encore en cours ; on devrait avoir des nouvelles courant mai.

Premiers résultats pour le chantier à ciel ouvert de l’optimisation de Windows 11

4 mai 2026 à 15:20
tg Windows Update
Premiers résultats pour le chantier à ciel ouvert de l’optimisation de Windows 11

Au mois de mars, Microsoft admettait que l’intégration à marche forcée de l’IA dans Windows 11 repoussait de plus en plus d’utilisateurs. Retour aux fondamentaux donc, avec plusieurs mises à jour visant à « intégrer l’IA où elle a le plus de sens », stabiliser le système d’exploitation et améliorer les performances. Un programme très ambitieux sur lequel l’éditeur fait un point d’étape, avec les premières réalisations concrètes.

Microsoft veut faire amende honorable. L’éditeur a fini par entendre la grogne des utilisateurs de Windows 11 qui, depuis des années, réclament des améliorations et des gains de performance, quand l’entreprise s’est souvent contentée de leur servir des fonctions IA mi-cuites. Après avoir essuyé une énième volée de critiques acerbes, Microsoft a finalement décidé de prendre le problème à bras le corps en amorçant la pompe aux améliorations.

La première salve a été distribuée aux utilisateurs inscrits au programme Windows Insiders — complètement remanié pour l’occasion. Le groupe fait un premier bilan des nouveautés à commencer par l’outil Windows Update, souvent accusé de n’en faire qu’à sa tête au plus mauvais moment (comprendre : installer une mise à jour en plein milieu d’un travail important).

Ainsi, durant la configuration initiale d’un PC, les insiders ont désormais la possibilité d’ignorer immédiatement les mises à jour. On arrive ainsi plus rapidement sur le bureau de l’ordinateur, tandis que les mises à jour s’installeront plus tard (ou tout de suite s’il le faut).

Image : Microsoft

Autre changement appréciable : une option permet de choisir le jour où les mises à jour devront s’installer. L’utilisateur peut repousser l’échéance jusqu’à 35 jours… Et même au-delà, puisque la « pause » de Windows Update peut être prolongée autant de fois que nécessaire, de 35 jours en 35 jours.

Image : Microsoft

Les nouvelles versions de pilotes, de .NET et de firmwares vont se synchroniser avec la mise à jour mensuelle de sécurité et de maintenance de Windows, pour faire en sorte qu’un seul redémarrage soit requis chaque mois pour que son PC soit à jour. « Les mises à jour se téléchargeront en arrière-plan, puis attendront une installation coordonnée et un redémarrage », explique Microsoft. Il restera possible d’activer l’option de réception des mises à jour en avance, et de lancer une mise à jour manuellement.

Image : Microsoft

Dans le même ordre d’idée, le menu de démarrage va toujours présenter les options « Extinction » et « Redémarrage », sans avoir à installer les mises à jour en attente (les options pour les installer avant une extinction ou un redémarrage restent disponibles). Au chapitre des petites améliorations bienvenues, relevons l’ajout de la classe de périphériques dans le descriptif d’une mise à jour du pilote (affichage, audio, batterie, extensions, etc.).

L’Explorateur de fichiers, outil indispensable du quotidien s’il en est, est encore en chantier. Des améliorations de fond sont apportées à l’architecture pour « réduire les blocages, améliorer la réactivité, peaufiner l’expérience et obtenir des gains de performances constants ». Cela devrait se traduire par une plus grande stabilité de l’accueil, un lancement plus rapide, et moins de transitions brusques.

Microsoft travaille également sur la réduction du bruit dans Windows 11, autrement dit toutes ces petites choses qui cherchent à attirer l’attention de l’utilisateur sans raison. La distinction entre les widgets et le flux Discover va être plus importante, et l’éditeur promet des réglages « plus apaisés » pour choisir ce que l’on souhaite voir ou pas. Le nombre de widgets par défaut va aussi être réduit au seul module météo sur l’écran de verrouillage.

Les widgets et le flux Discover avant et après. Image : Microsoft

Les widgets font aussi partie d’un gros travail d’optimisation de la mémoire pour qu’ils consomment moins, et mieux. D’autres composants du système d’exploitation vont y avoir droit. Microsoft concentre également son tir sur l’accélération du lancement des applications et de certains éléments de l’interface, à l’image du menu Démarrer, de la recherche ou du centre de notifications.

Enfin, chose promise chose due, l’entreprise a aussi réduit la voilure sur les fonctions IA. Le bouton « Copilot » a disparu des applications Photos et Capture d’écran, tandis que le Notepad a été remplacé par un intitulé plus clair, un bouton « Outils d’écriture ».

Tous ces changements sont en phase de déploiement au sein des principaux canaux (Beta et Experimental) de Windows Insiders, avant une disponibilité pour le grand public. Le travail sur la personnalisation de la barre des tâches, que l’on va pouvoir positionner sur les côtés ou en haut de l’écran, est encore en cours ; on devrait avoir des nouvelles courant mai.

Le Pentagone choisit ses nouveaux fournisseurs IA et exclut Anthropic… enfin presque

4 mai 2026 à 08:43
La guerre l'IA au fusil
Le Pentagone choisit ses nouveaux fournisseurs IA et exclut Anthropic… enfin presque

Le Pentagone fait ses emplettes IA dans plusieurs échoppes. Le ministère américain de la Défense a signé des accords avec huit fournisseurs de modèles pour déployer leurs capacités IA dans des opérations classifiées. Anthropic n’en fait pas partie.

Le Department of Defense (DOD), rebaptisé Department of War par Donald Trump, a fait son choix. Exit le fournisseur d’IA dominant : l’armée américaine va s’appuyer sur les capacités d’un panel d’acteurs pour déployer leurs IA dans des opérations militaires classifiées. En l’occurrence, OpenAI, Google, Microsoft, AWS (Amazon Web Services), NVIDIA, Oracle, SpaceX (xAI) et Reflection ont été appelés à la rescousse.

Google balaie les inquiétudes de ses employés

Les modèles de ces entreprises pourront intervenir dans des missions IL6 (« secret defense ») et IL7, ce dernier niveau « Impact Level » recouvrant des données encore plus sensibles, souvent liées aux opérations militaires en cours. Les outils IA serviront donc à des missions particulièrement critiques : analyse de renseignement, planification d’opérations, soutien à la prise de décision en temps réel.

« Ces accords accélèrent la transformation de l’armée américaine vers un modèle centré sur l’IA et renforceront la capacité des forces à conserver un avantage décisionnel sur l’ensemble des théâtres d’opérations », explique le communiqué du DoD. Plusieurs de ces fournisseurs étaient déjà connus, comme SpaceX, OpenAI ou encore Google. 

Au sein de cette dernière, l’accord signé lundi 27 avril a suscité une fronde interne. Une lettre ouverte signée par plus de 560 employés demande à Sundar Pichai, le CEO de Google, de refuser l’utilisation de sa technologie IA pour des opérations militaires classifiées. « Nous voulons que l’IA profite à l’humanité, pas qu’elle soit utilisée de manière inhumaine ou extrêmement nuisible », expliquent les signataires. 

« La seule façon de garantir que Google ne soit pas associé à de tels dommages est de refuser tout travail sur des projets classifiés », poursuivent-ils. « Dans le cas contraire, de tels usages pourraient se produire sans que nous en ayons connaissance ni la possibilité de les empêcher. »

Des inquiétudes balayées du revers de la main par Kent Walker, président des affaires juridiques d’Alphabet. Dans un mémo, il écrit : « Nous travaillons avec fierté avec les ministères de la Défense depuis les débuts de Google et continuons de penser qu’il est important de soutenir la sécurité nationale de manière réfléchie et responsable. » Il ajoute que « rester engagés auprès des gouvernements, y compris sur les questions de sécurité nationale, permettra aux démocraties de tirer parti de technologies responsables. ». Circulez…

Mythos envers et malgré tout

Le Pentagone utilisait Claude depuis 2024, avec un certain succès. Les modèles Claude gov développés par Anthropic ont ainsi été mis à profit pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, le 3 janvier. Et aussi pour les premières opérations de la guerre menée avec Israël contre l’Iran. L’entreprise d’IA a soulevé des objections concernant l’exploitation de sa technologie à des fins militaires : elle ne doit pas servir à la surveillance de masse des citoyens aux États-Unis ni équiper des armes totalement autonomes. Or, le très guerrier DoD actuel ne veut pas se laisser dicter ses actions par un fournisseur.

L’affaire s’est envenimée à un point tel que le DoD a désigné Anthropic « fournisseur à risque », autrement dit une menace pour la sécurité nationale, une première pour une entreprise du pays. Depuis, l’affaire s’embourbe en justice… Le lancement de Mythos début avril a rebattu les cartes en faveur d’Anthropic.

Emil Michael, le directeur technique du DoD, affirme ainsi que si Anthropic demeure un risque pour la chaîne d’approvisionnement de l’armée US, Mythos constituait « un moment à part pour la sécurité nationale ». Il a expliqué à CNBC que « nous devons nous assurer que nos réseaux sont suffisamment renforcés […] ce modèle dispose de capacités spécifiques pour identifier des vulnérabilités informatiques et les corriger ».

Le ministère américain de la Défense exploite donc déjà l’IA depuis un moment pour ses opérations. Les modèles des nouveaux fournisseurs sont censés servir à synthétiser d’importants volumes de données, améliorer la compréhension des situations complexes (champ de bataille, cybersécurité…), et accélérer la prise de décision.

Le DoD a développé GenAI.mil, sa plateforme officielle d’IA. Elle a été utilisée par plus d’1,3 million de membres du personnel, « générant des dizaines de millions de requêtes et déployant des centaines de milliers d’agents en seulement cinq mois ».

Le Pentagone choisit ses nouveaux fournisseurs IA et exclut Anthropic… enfin presque

4 mai 2026 à 08:43
La guerre l'IA au fusil
Le Pentagone choisit ses nouveaux fournisseurs IA et exclut Anthropic… enfin presque

Le Pentagone fait ses emplettes IA dans plusieurs échoppes. Le ministère américain de la Défense a signé des accords avec huit fournisseurs de modèles pour déployer leurs capacités IA dans des opérations classifiées. Anthropic n’en fait pas partie.

Le Department of Defense (DOD), rebaptisé Department of War par Donald Trump, a fait son choix. Exit le fournisseur d’IA dominant : l’armée américaine va s’appuyer sur les capacités d’un panel d’acteurs pour déployer leurs IA dans des opérations militaires classifiées. En l’occurrence, OpenAI, Google, Microsoft, AWS (Amazon Web Services), NVIDIA, Oracle, SpaceX (xAI) et Reflection ont été appelés à la rescousse.

Google balaie les inquiétudes de ses employés

Les modèles de ces entreprises pourront intervenir dans des missions IL6 (« secret defense ») et IL7, ce dernier niveau « Impact Level » recouvrant des données encore plus sensibles, souvent liées aux opérations militaires en cours. Les outils IA serviront donc à des missions particulièrement critiques : analyse de renseignement, planification d’opérations, soutien à la prise de décision en temps réel.

« Ces accords accélèrent la transformation de l’armée américaine vers un modèle centré sur l’IA et renforceront la capacité des forces à conserver un avantage décisionnel sur l’ensemble des théâtres d’opérations », explique le communiqué du DoD. Plusieurs de ces fournisseurs étaient déjà connus, comme SpaceX, OpenAI ou encore Google. 

Au sein de cette dernière, l’accord signé lundi 27 avril a suscité une fronde interne. Une lettre ouverte signée par plus de 560 employés demande à Sundar Pichai, le CEO de Google, de refuser l’utilisation de sa technologie IA pour des opérations militaires classifiées. « Nous voulons que l’IA profite à l’humanité, pas qu’elle soit utilisée de manière inhumaine ou extrêmement nuisible », expliquent les signataires. 

« La seule façon de garantir que Google ne soit pas associé à de tels dommages est de refuser tout travail sur des projets classifiés », poursuivent-ils. « Dans le cas contraire, de tels usages pourraient se produire sans que nous en ayons connaissance ni la possibilité de les empêcher. »

Des inquiétudes balayées du revers de la main par Kent Walker, président des affaires juridiques d’Alphabet. Dans un mémo, il écrit : « Nous travaillons avec fierté avec les ministères de la Défense depuis les débuts de Google et continuons de penser qu’il est important de soutenir la sécurité nationale de manière réfléchie et responsable. » Il ajoute que « rester engagés auprès des gouvernements, y compris sur les questions de sécurité nationale, permettra aux démocraties de tirer parti de technologies responsables. ». Circulez…

Mythos envers et malgré tout

Le Pentagone utilisait Claude depuis 2024, avec un certain succès. Les modèles Claude gov développés par Anthropic ont ainsi été mis à profit pour la capture du président du Venezuela, Nicolas Maduro, le 3 janvier. Et aussi pour les premières opérations de la guerre menée avec Israël contre l’Iran. L’entreprise d’IA a soulevé des objections concernant l’exploitation de sa technologie à des fins militaires : elle ne doit pas servir à la surveillance de masse des citoyens aux États-Unis ni équiper des armes totalement autonomes. Or, le très guerrier DoD actuel ne veut pas se laisser dicter ses actions par un fournisseur.

L’affaire s’est envenimée à un point tel que le DoD a désigné Anthropic « fournisseur à risque », autrement dit une menace pour la sécurité nationale, une première pour une entreprise du pays. Depuis, l’affaire s’embourbe en justice… Le lancement de Mythos début avril a rebattu les cartes en faveur d’Anthropic.

Emil Michael, le directeur technique du DoD, affirme ainsi que si Anthropic demeure un risque pour la chaîne d’approvisionnement de l’armée US, Mythos constituait « un moment à part pour la sécurité nationale ». Il a expliqué à CNBC que « nous devons nous assurer que nos réseaux sont suffisamment renforcés […] ce modèle dispose de capacités spécifiques pour identifier des vulnérabilités informatiques et les corriger ».

Le ministère américain de la Défense exploite donc déjà l’IA depuis un moment pour ses opérations. Les modèles des nouveaux fournisseurs sont censés servir à synthétiser d’importants volumes de données, améliorer la compréhension des situations complexes (champ de bataille, cybersécurité…), et accélérer la prise de décision.

Le DoD a développé GenAI.mil, sa plateforme officielle d’IA. Elle a été utilisée par plus d’1,3 million de membres du personnel, « générant des dizaines de millions de requêtes et déployant des centaines de milliers d’agents en seulement cinq mois ».

Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

4 mai 2026 à 06:57
Première règle de la robotique : acceptez les publicités ciblées.
Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

S’il est encore bien difficile d’assurer à 100 % que le grand public va s’arracher les robots humanoïdes, l’industrie s’est lancée dans ce chantier tête baissée. Meta fait un pas de plus, dans l’espoir de fournir la base technologique pour l’ensemble du marché.

Il est au moins un domaine dans lequel l’IA générative a un certain avenir : celui des robots humanoïdes. C’est qu’il en faut de l’intelligence pour comprendre des consignes en langage naturel comme « va chercher la tasse rouge sur la table », pour décomposer une tâche complexe en une suite d’actions, ou pour s’adapter à des situations nouvelles qui n’étaient pas prévues par le logiciel interne. 

Meta s’offre une startup robotique

Seuls, les modèles génératifs ne peuvent pas piloter de corps, ils ne gèrent pas l’équilibre, la coordination des mouvements ou les contraintes physiques du monde réel. Des fonctions qui restent assurées par des systèmes spécialisés, souvent développés depuis des années par la robotique classique.

Au-delà des acteurs « traditionnels » de la robotique – dont les clients ont besoin de modèles dédiés à des tâches spécifiques (dans l’industrie traditionnelle, par exemple) –, l’explosion du secteur de l’IA générative a donné des idées à de nombreuses entreprises qui voudraient bien créer un tout nouveau marché potentiellement très lucratif : celui des robots humanoïdes pour le grand public.

Meta n’a pas l’intention de laisser passer son tour et a confirmé à Bloomberg l’acquisition d’Assured Robot Intelligence (ARI), une startup qui développe des modèles IA pour robots. La jeune pousse est située « à la pointe de l’intelligence robotique, conçue pour permettre aux robots de comprendre, prévoir et s’adapter aux comportements humains dans des environnements complexes et dynamiques », a expliqué le géant des réseaux sociaux.

L’équipe d’ARI va rejoindre le Meta Superintelligence Labs, ce labo rempli de têtes bien faites chargées de plancher sur les modèles Muse du groupe. Elle va travailler de près avec le Meta Robotics Studio, un groupe créé en février 2025 pour travailler sur les technologies de base pour des robots humanoïdes.

À droite, le Digit 360 de Meta. À gauche, la première génération.
Le Digit Plexus de Meta.

En octobre dernier, Meta avait dévoilé des travaux sur la robotique menés par FAIR, son labo d’IA fondamentale — c’était avant le départ de Yann LeCun qui était à la tête de ce pôle dont la voilure a fondu au profit du Superintelligence Labs.

Parmi ces travaux de recherche, la plateforme Meta Digit Plexus, une solution matérielle et logicielle pour intégrer des capteurs tactiles dans une main robotique. Ou encore Digit 360, un capteur tactile artificiel en forme de doigt pour fournir les données les plus détaillées possibles.

Au cœur du réacteur

Le Meta Robotics Studio va sans aucun doute exploiter quelques-unes des technologies mises au point par ARI pour la conception de nouveaux capteurs, de logiciels et de tout ce qui est nécessaire à un robot humanoïde.

Meta aurait l’intention de mettre ces travaux à disposition du reste de l’industrie afin de jouer un rôle central sur ce futur marché. Comme Android et les puces de Qualcomm le sont pour les smartphones. L’entreprise de Mark Zuckerberg aurait déjà pris langue avec Unitree Robotics, dont les robots humanoïdes font les clowns acrobates dans des galas en Chine, ou avec Figure AI.

Si Meta n’exclurait pas de concevoir un robot de A à Z, l’entreprise chercherait donc d’abord à jouer un rôle transversal. D’autres veulent tout maîtriser, comme Tesla avec Optimus. Sans surprise, Elon Musk a promis monts et merveilles : Optimus pourrait (le conditionnel est indispensable ici) être commercialisé dès la fin de l’année prochaine, comme il l’a annoncé durant le dernier forum de Davos. Il s’est ménagé une porte de sortie, en précisant qu’il faudra au préalable que les robots fassent preuve d’« une très grande fiabilité, un très haut niveau de sécurité et un éventail de fonctionnalités également très élevé ».

Le Neo de 1X.

1X va encore plus vite, puisque le lancement du modèle Neo doit débuter dès cette année… même si ce robot ressemble davantage à une version 0.1, avec ses mouvements lents et malhabiles. Et tout comme l’Optimus, il a parfois besoin d’un contrôle à distance par un téléopérateur humain, ce qui va lui permettre d’apprendre les bons gestes (et de jeter un œil chez les clients…). Meta discuterait également avec la startup pour lui fournir des technologies.

Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

4 mai 2026 à 06:57
Première règle de la robotique : acceptez les publicités ciblées.
Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

S’il est encore bien difficile d’assurer à 100 % que le grand public va s’arracher les robots humanoïdes, l’industrie s’est lancée dans ce chantier tête baissée. Meta fait un pas de plus, dans l’espoir de fournir la base technologique pour l’ensemble du marché.

Il est au moins un domaine dans lequel l’IA générative a un certain avenir : celui des robots humanoïdes. C’est qu’il en faut de l’intelligence pour comprendre des consignes en langage naturel comme « va chercher la tasse rouge sur la table », pour décomposer une tâche complexe en une suite d’actions, ou pour s’adapter à des situations nouvelles qui n’étaient pas prévues par le logiciel interne. 

Meta s’offre une startup robotique

Seuls, les modèles génératifs ne peuvent pas piloter de corps, ils ne gèrent pas l’équilibre, la coordination des mouvements ou les contraintes physiques du monde réel. Des fonctions qui restent assurées par des systèmes spécialisés, souvent développés depuis des années par la robotique classique.

Au-delà des acteurs « traditionnels » de la robotique – dont les clients ont besoin de modèles dédiés à des tâches spécifiques (dans l’industrie traditionnelle, par exemple) –, l’explosion du secteur de l’IA générative a donné des idées à de nombreuses entreprises qui voudraient bien créer un tout nouveau marché potentiellement très lucratif : celui des robots humanoïdes pour le grand public.

Meta n’a pas l’intention de laisser passer son tour et a confirmé à Bloomberg l’acquisition d’Assured Robot Intelligence (ARI), une startup qui développe des modèles IA pour robots. La jeune pousse est située « à la pointe de l’intelligence robotique, conçue pour permettre aux robots de comprendre, prévoir et s’adapter aux comportements humains dans des environnements complexes et dynamiques », a expliqué le géant des réseaux sociaux.

L’équipe d’ARI va rejoindre le Meta Superintelligence Labs, ce labo rempli de têtes bien faites chargées de plancher sur les modèles Muse du groupe. Elle va travailler de près avec le Meta Robotics Studio, un groupe créé en février 2025 pour travailler sur les technologies de base pour des robots humanoïdes.

À droite, le Digit 360 de Meta. À gauche, la première génération.
Le Digit Plexus de Meta.

En octobre dernier, Meta avait dévoilé des travaux sur la robotique menés par FAIR, son labo d’IA fondamentale — c’était avant le départ de Yann LeCun qui était à la tête de ce pôle dont la voilure a fondu au profit du Superintelligence Labs.

Parmi ces travaux de recherche, la plateforme Meta Digit Plexus, une solution matérielle et logicielle pour intégrer des capteurs tactiles dans une main robotique. Ou encore Digit 360, un capteur tactile artificiel en forme de doigt pour fournir les données les plus détaillées possibles.

Au cœur du réacteur

Le Meta Robotics Studio va sans aucun doute exploiter quelques-unes des technologies mises au point par ARI pour la conception de nouveaux capteurs, de logiciels et de tout ce qui est nécessaire à un robot humanoïde.

Meta aurait l’intention de mettre ces travaux à disposition du reste de l’industrie afin de jouer un rôle central sur ce futur marché. Comme Android et les puces de Qualcomm le sont pour les smartphones. L’entreprise de Mark Zuckerberg aurait déjà pris langue avec Unitree Robotics, dont les robots humanoïdes font les clowns acrobates dans des galas en Chine, ou avec Figure AI.

Si Meta n’exclurait pas de concevoir un robot de A à Z, l’entreprise chercherait donc d’abord à jouer un rôle transversal. D’autres veulent tout maîtriser, comme Tesla avec Optimus. Sans surprise, Elon Musk a promis monts et merveilles : Optimus pourrait (le conditionnel est indispensable ici) être commercialisé dès la fin de l’année prochaine, comme il l’a annoncé durant le dernier forum de Davos. Il s’est ménagé une porte de sortie, en précisant qu’il faudra au préalable que les robots fassent preuve d’« une très grande fiabilité, un très haut niveau de sécurité et un éventail de fonctionnalités également très élevé ».

Le Neo de 1X.

1X va encore plus vite, puisque le lancement du modèle Neo doit débuter dès cette année… même si ce robot ressemble davantage à une version 0.1, avec ses mouvements lents et malhabiles. Et tout comme l’Optimus, il a parfois besoin d’un contrôle à distance par un téléopérateur humain, ce qui va lui permettre d’apprendre les bons gestes (et de jeter un œil chez les clients…). Meta discuterait également avec la startup pour lui fournir des technologies.

☕️ Pas de statuettes pour l’IA à la prochaine cérémonie des Oscars

4 mai 2026 à 06:31


Val Kilmer ne recevra pas d’Oscar posthume pour son rôle dans le film As Deep as the Grave. L’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS), qui organise l’événement couronnant (parfois) le meilleur du cinéma américain, a publié les règles qui présideront à la 99ᵉ cérémonie du 17 mars 2027. 

Et les seuls récipiendaires d’un Oscar dans les catégories d’interprétations devront être des humains : « seuls les rôles crédités dans le générique officiel du film et manifestement interprétés par des êtres humains avec leur consentement seront considérés comme éligibles. » Pas de statuette pour le clone IA de Val Kilmer, donc.

Tilly Norwood, l’IA qui se prend pour une comédienne, sera donc aussi exclue. Plusieurs agences auraient contacté le studio Xicoia pour représenter la créature numérique, et la « vendre » aux studios de cinéma. Ça n’est pas bien passé auprès de la profession des comédiennes et comédiens, alors qu’Hollywood ne sait toujours pas trop quoi faire de cette technologie. On attend d’ailleurs de voir cette IA dans une production.

Et ça n’est pas tout. Dans les catégories du meilleur scénario original et du meilleur scénario adapté, le texte doit avoir été écrit par un humain. Il ne sera pas éligible s’il a été généré principalement par une IA, néanmoins rien ne semble interdire aux scénaristes de s’aider de l’IA pour phosphorer ou modifier un passage.

Enfin, l’Académie se réserve le droit de demander des informations détaillées sur l’usage de l’IA et la part d’auteur humain dans une œuvre.

☕️ Pas de statuettes pour l’IA à la prochaine cérémonie des Oscars

4 mai 2026 à 06:31


Val Kilmer ne recevra pas d’Oscar posthume pour son rôle dans le film As Deep as the Grave. L’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS), qui organise l’événement couronnant (parfois) le meilleur du cinéma américain, a publié les règles qui présideront à la 99ᵉ cérémonie du 17 mars 2027. 

Et les seuls récipiendaires d’un Oscar dans les catégories d’interprétations devront être des humains : « seuls les rôles crédités dans le générique officiel du film et manifestement interprétés par des êtres humains avec leur consentement seront considérés comme éligibles. » Pas de statuette pour le clone IA de Val Kilmer, donc.

Tilly Norwood, l’IA qui se prend pour une comédienne, sera donc aussi exclue. Plusieurs agences auraient contacté le studio Xicoia pour représenter la créature numérique, et la « vendre » aux studios de cinéma. Ça n’est pas bien passé auprès de la profession des comédiennes et comédiens, alors qu’Hollywood ne sait toujours pas trop quoi faire de cette technologie. On attend d’ailleurs de voir cette IA dans une production.

Et ça n’est pas tout. Dans les catégories du meilleur scénario original et du meilleur scénario adapté, le texte doit avoir été écrit par un humain. Il ne sera pas éligible s’il a été généré principalement par une IA, néanmoins rien ne semble interdire aux scénaristes de s’aider de l’IA pour phosphorer ou modifier un passage.

Enfin, l’Académie se réserve le droit de demander des informations détaillées sur l’usage de l’IA et la part d’auteur humain dans une œuvre.

☕️ Vimeo touchée à son tour par la vague d’attaques liée à Anodot

4 mai 2026 à 05:56


Vimeo a été victime du groupe de pirates ShinyHunters, qui ont subtilisé des données d’utilisateurs. L’ampleur de la fuite n’est pas connue.

Au tour de Vimeo de souffrir de l’incident de sécurité qui a affecté Anodot, une entreprise spécialisée dans les outils d’analyses. La plateforme vidéo a été victime d’une intrusion dans ses bases de données : informations techniques, titres des vidéos, métadonnées et, dans certains cas, les adresses emails d’utilisateurs. Les données volées n’incluent pas de contenus vidéo, d’identifiants de connexion ou de données de comptes bancaires, précise l’entreprise.

Illustration : Flock

« Cet incident n’a entraîné aucune perturbation de nos systèmes ni de notre service », affirme Vimeo. Après avoir pris connaissance de la brèche de sécurité, la société a « immédiatement » désactivé tous les identifiants liés à Anodot, supprimé l’intégration du service d’analyses avec ses systèmes et « fait appel à des experts en sécurité pour nous assister dans l’enquête ». Les forces de l’ordre ont également été notifiées.

L’enquête suit son cours et, pour le moment, on ignore le volume des données volées. Vimeo compte 287 millions d’utilisateurs. ShinyHunters menace de mettre ces informations confidentielles en ligne, à moins de recevoir une rançon. Un mode opératoire habituel pour cette bande de pirates qui a pris l’habitude de cibler des éditeurs de logiciels dans le cloud pour accéder frauduleusement à de vastes bases de données.

Plutôt que d’exploiter une faille de sécurité, les hackers utilisent la bonne vieille ingénierie sociale pour parvenir à leurs fins. Ils contactent des employés en se faisant passer pour le support informatique, gagnent la confiance de leurs interlocuteurs et les renvoient vers un faux site imitant le portail interne de l’entreprise. Les attaquants n’ont plus qu’à récupérer les identifiants de leurs victimes, afin de se connecter eux-mêmes aux bases de données et de voler un maximum d’informations.

Le 4 avril, Anodot signalait une panne touchant plusieurs collecteurs de données, notamment Snowflake, S3 et Amazon Kinesis. Les attaquants, identifiés ensuite comme faisant partie de ShinyHunters, ont volé des jetons d’authentification pour accéder aux données des clients connectés. Le 11 avril, les premières demandes de rançons sont publiées, dont une concernant Rockstar, le studio de développement de GTA.

Vimeo fait donc partie de cette vague d’attaques. D’autres suivront-ils ?

☕️ Vimeo touchée à son tour par la vague d’attaques liée à Anodot

4 mai 2026 à 05:56


Vimeo a été victime du groupe de pirates ShinyHunters, qui ont subtilisé des données d’utilisateurs. L’ampleur de la fuite n’est pas connue.

Au tour de Vimeo de souffrir de l’incident de sécurité qui a affecté Anodot, une entreprise spécialisée dans les outils d’analyses. La plateforme vidéo a été victime d’une intrusion dans ses bases de données : informations techniques, titres des vidéos, métadonnées et, dans certains cas, les adresses emails d’utilisateurs. Les données volées n’incluent pas de contenus vidéo, d’identifiants de connexion ou de données de comptes bancaires, précise l’entreprise.

Illustration : Flock

« Cet incident n’a entraîné aucune perturbation de nos systèmes ni de notre service », affirme Vimeo. Après avoir pris connaissance de la brèche de sécurité, la société a « immédiatement » désactivé tous les identifiants liés à Anodot, supprimé l’intégration du service d’analyses avec ses systèmes et « fait appel à des experts en sécurité pour nous assister dans l’enquête ». Les forces de l’ordre ont également été notifiées.

L’enquête suit son cours et, pour le moment, on ignore le volume des données volées. Vimeo compte 287 millions d’utilisateurs. ShinyHunters menace de mettre ces informations confidentielles en ligne, à moins de recevoir une rançon. Un mode opératoire habituel pour cette bande de pirates qui a pris l’habitude de cibler des éditeurs de logiciels dans le cloud pour accéder frauduleusement à de vastes bases de données.

Plutôt que d’exploiter une faille de sécurité, les hackers utilisent la bonne vieille ingénierie sociale pour parvenir à leurs fins. Ils contactent des employés en se faisant passer pour le support informatique, gagnent la confiance de leurs interlocuteurs et les renvoient vers un faux site imitant le portail interne de l’entreprise. Les attaquants n’ont plus qu’à récupérer les identifiants de leurs victimes, afin de se connecter eux-mêmes aux bases de données et de voler un maximum d’informations.

Le 4 avril, Anodot signalait une panne touchant plusieurs collecteurs de données, notamment Snowflake, S3 et Amazon Kinesis. Les attaquants, identifiés ensuite comme faisant partie de ShinyHunters, ont volé des jetons d’authentification pour accéder aux données des clients connectés. Le 11 avril, les premières demandes de rançons sont publiées, dont une concernant Rockstar, le studio de développement de GTA.

Vimeo fait donc partie de cette vague d’attaques. D’autres suivront-ils ?

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