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Reçu — 11 mai 2026 Actualités numériques

☕️ SoftBank investirait jusqu’à 100 milliards de dollars dans des infrastructures IA en France

11 mai 2026 à 15:15


Le groupe SoftBank s’apprêterait à dévoiler un plan à 100 milliards de dollars pour doter la France de nouveaux centres de données. C’est du moins le projet qu’aurait monté Masayoshi Son, patron du conglomérat japonais, après une rencontre avec Emmanuel Macron.

Lors de sa visite au Japon fin mars, Emmanuel Macron a fait la tournée des popotes auprès des responsables politiques et des grands acteurs de l’économie de l’archipel. Parmi eux, Masayoshi Son, directeur général de SoftBank, opérateur télécom, fournisseur de services en ligne et surtout mastodonte des investissements tous azimuts. Selon Bloomberg, le président français lui aurait proposé d’établir des infrastructures IA dans l’Hexagone.

consommation de l'ia
Illustration : Flock

L’investisseur aurait été intrigué par cette approche provenant d’un chef d’État, alors qu’il est plus souvent sollicité par des dirigeants d’entreprise. Depuis, il étudierait sérieusement le projet et aurait même évoqué auprès de proches du dossier la possibilité de mettre jusqu’à 100 milliards de dollars sur la table. Gardons la tête froide : le montant final pourrait être beaucoup moins élevé. 

Ce d’autant que SoftBank a déjà fort à faire avec ses autres projets, dont l’initiative Stargate avec OpenAI, Oracle et le fonds émirati MGX — un investissement à 500 milliards qui semble presque modeste face aux plus de 700 milliards avancés par Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet pour cette année. 

SoftBank s’est également engagée à investir plus de 60 milliards dans OpenAI pour en obtenir 13 % du capital et travaille de près avec la startup IA sur de nombreux projets.

La liste des investissements (réels et potentiels) de Masayoshi Son est très longue, de nombreux milliards promis n’ont toujours pas été concrétisés. Le projet français pourrait être dévoilé à l’occasion du sommet Choose France, le 19 mai. Les détails restent encore flous et la portée de l’annonce peut encore évoluer. 

En février 2025, à l’occasion d’un sommet pour l’action sur l’IA, Emmanuel Macron avait déjà annoncé 109 milliards d’euros d’investissements « dans les prochaines années », soit « l’équivalent pour la France de ce que les États-Unis ont annoncé avec “Stargate” », avait-il affirmé. Pour attirer les entreprises IA, le locataire de l’Élysée met en avant les capacités nucléaires de la France qui donnent aux centres de données « l’énergie la plus décarbonée d’Europe ».

☕️ SoftBank investirait jusqu’à 100 milliards de dollars dans des infrastructures IA en France

11 mai 2026 à 15:15


Le groupe SoftBank s’apprêterait à dévoiler un plan à 100 milliards de dollars pour doter la France de nouveaux centres de données. C’est du moins le projet qu’aurait monté Masayoshi Son, patron du conglomérat japonais, après une rencontre avec Emmanuel Macron.

Lors de sa visite au Japon fin mars, Emmanuel Macron a fait la tournée des popotes auprès des responsables politiques et des grands acteurs de l’économie de l’archipel. Parmi eux, Masayoshi Son, directeur général de SoftBank, opérateur télécom, fournisseur de services en ligne et surtout mastodonte des investissements tous azimuts. Selon Bloomberg, le président français lui aurait proposé d’établir des infrastructures IA dans l’Hexagone.

consommation de l'ia
Illustration : Flock

L’investisseur aurait été intrigué par cette approche provenant d’un chef d’État, alors qu’il est plus souvent sollicité par des dirigeants d’entreprise. Depuis, il étudierait sérieusement le projet et aurait même évoqué auprès de proches du dossier la possibilité de mettre jusqu’à 100 milliards de dollars sur la table. Gardons la tête froide : le montant final pourrait être beaucoup moins élevé. 

Ce d’autant que SoftBank a déjà fort à faire avec ses autres projets, dont l’initiative Stargate avec OpenAI, Oracle et le fonds émirati MGX — un investissement à 500 milliards qui semble presque modeste face aux plus de 700 milliards avancés par Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet pour cette année. 

SoftBank s’est également engagée à investir plus de 60 milliards dans OpenAI pour en obtenir 13 % du capital et travaille de près avec la startup IA sur de nombreux projets.

La liste des investissements (réels et potentiels) de Masayoshi Son est très longue, de nombreux milliards promis n’ont toujours pas été concrétisés. Le projet français pourrait être dévoilé à l’occasion du sommet Choose France, le 19 mai. Les détails restent encore flous et la portée de l’annonce peut encore évoluer. 

En février 2025, à l’occasion d’un sommet pour l’action sur l’IA, Emmanuel Macron avait déjà annoncé 109 milliards d’euros d’investissements « dans les prochaines années », soit « l’équivalent pour la France de ce que les États-Unis ont annoncé avec “Stargate” », avait-il affirmé. Pour attirer les entreprises IA, le locataire de l’Élysée met en avant les capacités nucléaires de la France qui donnent aux centres de données « l’énergie la plus décarbonée d’Europe ».

☕️ Bruxelles obtient un accès à GPT-5.5-Cyber, mais ça bloque toujours avec Mythos

11 mai 2026 à 13:46


L’Union européenne a décroché son billet pour GPT-5.5-Cyber, le grand modèle de langage d’OpenAI spécialisé dans la cybersécurité. En revanche, les discussions se poursuivent avec Anthropic pour obtenir un accès à Mythos.

L’UE court après les LLM américains spécialisés dans la cybersécurité. Pour l’un d’entre eux, GPT-5.5-Cyber, c’est chose faite : la Commission européenne a confirmé l’accès au modèle de langage d’OpenAI. « Nous saluons la transparence d’OpenAI et sa volonté de donner à la Commission un accès à son nouveau modèle », s’est réjoui Thomas Regnier, le porte-parole à la souveraineté technologique. « Cela nous permettra de suivre de très près le déploiement de ce modèle, mais aussi de traiter plus directement certaines préoccupations en matière de sécurité. »

OpenAI est allé frapper à la porte de la Commission pour leur proposer un accès au modèle. Ce n’est que le début de la collaboration, la Commission doit par exemple déterminer qui pourra travailler sur GPT-5.5-Cyber au sein de l’UE. Plusieurs organisations pourraient y prétendre : la DG Connect (direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies), l’AI Office (centre d’expertise pour l’IA), l’agence de cybersécurité Enisa… « Une étape après l’autre : nous discutons d’abord avec l’entreprise. Ensuite, nous verrons évidemment quelles seront les prochaines étapes », ajoute le porte-parole.

« Les laboratoires d’IA comme le nôtre ne devraient pas être les seuls arbitres de la cybersécurité », déclare George Osborne, responsable d’OpenAI for Countries. « La résilience repose sur des partenaires de confiance travaillant ensemble ». Les capacités de GPT-5.5-Cyber doivent être « accessibles aux nombreux défenseurs européens, et pas seulement à quelques-uns », ajoute-t-il en rappelant l’existence du plan d’action européen d’OpenAI pour la cybersécurité.

La déclinaison cyber de GPT‑5.5 est disponible depuis le 7 mai, dans un « aperçu limité » réservé aux « défenseurs chargés de sécuriser les infrastructures critiques », explique OpenAI. L’entreprise a élargi son programme TAC (Trusted Access for Cyber) au mois d’avril avec le lancement de GPT-5.4-Cyber ; il faut montrer patte blanche pour entrer dans le club, les partenaires étant vérifiés et approuvés par l’entreprise.

L’UE reste en revanche privée de Mythos. Thomas Regnier a indiqué qu’il y avait « un niveau d’engagement » avec Anthropic, « nous avons eu quatre ou cinq réunions avec l’entreprise ». Les discussions semblent aller bon train mais pour le moment, « nous ne sommes pas au même niveau [qu’avec OpenAI] ». Bruxelles salue « l’approche proactive adoptée par OpenAI, y compris sa volonté de nous donner accès au modèle », et voudrait bien que ça soit le cas avec Anthropic également.

☕️ Bruxelles obtient un accès à GPT-5.5-Cyber, mais ça bloque toujours avec Mythos

11 mai 2026 à 13:46


L’Union européenne a décroché son billet pour GPT-5.5-Cyber, le grand modèle de langage d’OpenAI spécialisé dans la cybersécurité. En revanche, les discussions se poursuivent avec Anthropic pour obtenir un accès à Mythos.

L’UE court après les LLM américains spécialisés dans la cybersécurité. Pour l’un d’entre eux, GPT-5.5-Cyber, c’est chose faite : la Commission européenne a confirmé l’accès au modèle de langage d’OpenAI. « Nous saluons la transparence d’OpenAI et sa volonté de donner à la Commission un accès à son nouveau modèle », s’est réjoui Thomas Regnier, le porte-parole à la souveraineté technologique. « Cela nous permettra de suivre de très près le déploiement de ce modèle, mais aussi de traiter plus directement certaines préoccupations en matière de sécurité. »

OpenAI est allé frapper à la porte de la Commission pour leur proposer un accès au modèle. Ce n’est que le début de la collaboration, la Commission doit par exemple déterminer qui pourra travailler sur GPT-5.5-Cyber au sein de l’UE. Plusieurs organisations pourraient y prétendre : la DG Connect (direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies), l’AI Office (centre d’expertise pour l’IA), l’agence de cybersécurité Enisa… « Une étape après l’autre : nous discutons d’abord avec l’entreprise. Ensuite, nous verrons évidemment quelles seront les prochaines étapes », ajoute le porte-parole.

« Les laboratoires d’IA comme le nôtre ne devraient pas être les seuls arbitres de la cybersécurité », déclare George Osborne, responsable d’OpenAI for Countries. « La résilience repose sur des partenaires de confiance travaillant ensemble ». Les capacités de GPT-5.5-Cyber doivent être « accessibles aux nombreux défenseurs européens, et pas seulement à quelques-uns », ajoute-t-il en rappelant l’existence du plan d’action européen d’OpenAI pour la cybersécurité.

La déclinaison cyber de GPT‑5.5 est disponible depuis le 7 mai, dans un « aperçu limité » réservé aux « défenseurs chargés de sécuriser les infrastructures critiques », explique OpenAI. L’entreprise a élargi son programme TAC (Trusted Access for Cyber) au mois d’avril avec le lancement de GPT-5.4-Cyber ; il faut montrer patte blanche pour entrer dans le club, les partenaires étant vérifiés et approuvés par l’entreprise.

L’UE reste en revanche privée de Mythos. Thomas Regnier a indiqué qu’il y avait « un niveau d’engagement » avec Anthropic, « nous avons eu quatre ou cinq réunions avec l’entreprise ». Les discussions semblent aller bon train mais pour le moment, « nous ne sommes pas au même niveau [qu’avec OpenAI] ». Bruxelles salue « l’approche proactive adoptée par OpenAI, y compris sa volonté de nous donner accès au modèle », et voudrait bien que ça soit le cas avec Anthropic également.

Vibe coding : des milliers de web apps exposent des données sensibles en ligne

11 mai 2026 à 12:23
Une URL, et tout devient accessible
Vibe coding : des milliers de web apps exposent des données sensibles en ligne

Plus besoin de connaissances en HTML ou en JavaScript pour développer des web apps : il suffit de la décrire à une des plateformes de vibe coding qui se partagent un marché florissant. Mais la sécurité est le parent pauvre de cette pratique.

Les apps générées par IA publiées sur internet sont souvent peu sécurisées. Red Access, une entreprise spécialisée dans la sécurité dans le nuage, et son cofondateur Dor Zvi ont analysé des milliers de web apps créées avec des outils comme Lovable, Replit, Base44 et Netlify. Le résultat fait froid dans le dos : plus de 5 000 d’entre elles ne présentent aucune authentification ni véritable sécurité.

La simplicité c’est bien, la sécurité c’est mieux

Il suffit de trouver l’URL du site web pour accéder aux données de ces applications. D’autres n’opposaient comme résistance que des barrières faciles à franchir, comme l’obligation de se connecter avec une adresse email. Environ 40 % de ces web apps exposent des données sensibles, des documents confidentiels ou des historiques de conversation entre clients et chatbots. Dor Zvi tire la sonnette d’alarme chez Wired :

« Des organisations se retrouvent à divulguer des données privées via des applications créées avec le vibe coding. C’est l’un des plus grands cas de fuite où des personnes exposent des informations d’entreprise ou d’autres données sensibles à n’importe qui dans le monde. »

Parmi les trouvailles de l’équipe de Red Access : des plannings d’hôpitaux avec des informations personnelles sur des médecins, les achats publicitaires d’une entreprise, une présentation de lancement commercial, les registres de cargaisons d’une société de transport… Dans certains cas, Dor Zvi aurait pu obtenir les privilèges admin de certaines de ces apps en ligne — et même supprimer des comptes administrateurs.

Les plateformes de vibe coding permettent aux utilisateurs d’héberger leurs web apps directement sur leurs propres domaines. Pour mettre la main dessus, les chercheurs ont simplement utilisé Google ou Bing. Ils ont également trouvé plusieurs sites d’hameçonnage reproduisant ceux de grandes entreprises, créés et hébergés chez Lovable.

« Certains utilisateurs ont publié sur le web des applications qui auraient dû rester privées », explique Amjad Masad, le directeur général de Replit. « Qu’une application publique soit accessible sur internet est donc un comportement attendu. Les paramètres de confidentialité peuvent être modifiés à tout moment en un clic. » Rappelant l’existence d’outils de sécurité sur sa plateforme, le dirigeant s’engage à basculer les applications en mode privé et à informer les utilisateurs, si Red Access décide de lui transmettre une liste de ces derniers.

Masad reproche au passage le délai très court donné par la société de cybersécurité : « moins de 24 heures » avant de rendre l’affaire publique, ce qui n’a guère laissé de temps à Replit pour s’organiser. Le 6 mai, Replit annonçait que tous les utilisateurs du service, gratuit comme payant, peuvent publier leurs apps en mode privé. Une fonction qui était réservée auparavant aux clients Pro et Enterprise.

La responsabilité des plateformes

Chez Lovable, on indique également que les utilisateurs ont des outils de sécurité à leur disposition, « mais la manière dont une application est configurée relève au final de la responsabilité de son créateur ». Même discours du côté de Base44 : « Désactiver ces contrôles [de sécurité] est une action volontaire et simple, que n’importe quel utilisateur peut effectuer ». Une web app rendue publique est « un choix de configuration de l’utilisateur, et pas une faille de la plateforme ».

Base44 rappelle aussi qu’il est très simple de générer des données ressemblant à des vraies. Malgré tout, le risque d’exposer des informations confidentielles via des web apps vibe-codées reste réel. Ces outils sont utilisés par des utilisateurs n’ayant pas nécessairement le bagage technique suffisant pour sécuriser leurs données en ligne. 

« N’importe qui dans une entreprise peut générer une application à tout moment, sans passer par un cycle de développement standard ni par le moindre contrôle de sécurité », prévient Dor Zvi. Les plateformes ont une responsabilité ici, celle de mettre en place des garde-fous pour éviter un tsunami potentiel de fuites de données.

Vibe coding : des milliers de web apps exposent des données sensibles en ligne

11 mai 2026 à 12:23
Une URL, et tout devient accessible
Vibe coding : des milliers de web apps exposent des données sensibles en ligne

Plus besoin de connaissances en HTML ou en JavaScript pour développer des web apps : il suffit de la décrire à une des plateformes de vibe coding qui se partagent un marché florissant. Mais la sécurité est le parent pauvre de cette pratique.

Les apps générées par IA publiées sur internet sont souvent peu sécurisées. Red Access, une entreprise spécialisée dans la sécurité dans le nuage, et son cofondateur Dor Zvi ont analysé des milliers de web apps créées avec des outils comme Lovable, Replit, Base44 et Netlify. Le résultat fait froid dans le dos : plus de 5 000 d’entre elles ne présentent aucune authentification ni véritable sécurité.

La simplicité c’est bien, la sécurité c’est mieux

Il suffit de trouver l’URL du site web pour accéder aux données de ces applications. D’autres n’opposaient comme résistance que des barrières faciles à franchir, comme l’obligation de se connecter avec une adresse email. Environ 40 % de ces web apps exposent des données sensibles, des documents confidentiels ou des historiques de conversation entre clients et chatbots. Dor Zvi tire la sonnette d’alarme chez Wired :

« Des organisations se retrouvent à divulguer des données privées via des applications créées avec le vibe coding. C’est l’un des plus grands cas de fuite où des personnes exposent des informations d’entreprise ou d’autres données sensibles à n’importe qui dans le monde. »

Parmi les trouvailles de l’équipe de Red Access : des plannings d’hôpitaux avec des informations personnelles sur des médecins, les achats publicitaires d’une entreprise, une présentation de lancement commercial, les registres de cargaisons d’une société de transport… Dans certains cas, Dor Zvi aurait pu obtenir les privilèges admin de certaines de ces apps en ligne — et même supprimer des comptes administrateurs.

Les plateformes de vibe coding permettent aux utilisateurs d’héberger leurs web apps directement sur leurs propres domaines. Pour mettre la main dessus, les chercheurs ont simplement utilisé Google ou Bing. Ils ont également trouvé plusieurs sites d’hameçonnage reproduisant ceux de grandes entreprises, créés et hébergés chez Lovable.

« Certains utilisateurs ont publié sur le web des applications qui auraient dû rester privées », explique Amjad Masad, le directeur général de Replit. « Qu’une application publique soit accessible sur internet est donc un comportement attendu. Les paramètres de confidentialité peuvent être modifiés à tout moment en un clic. » Rappelant l’existence d’outils de sécurité sur sa plateforme, le dirigeant s’engage à basculer les applications en mode privé et à informer les utilisateurs, si Red Access décide de lui transmettre une liste de ces derniers.

Masad reproche au passage le délai très court donné par la société de cybersécurité : « moins de 24 heures » avant de rendre l’affaire publique, ce qui n’a guère laissé de temps à Replit pour s’organiser. Le 6 mai, Replit annonçait que tous les utilisateurs du service, gratuit comme payant, peuvent publier leurs apps en mode privé. Une fonction qui était réservée auparavant aux clients Pro et Enterprise.

La responsabilité des plateformes

Chez Lovable, on indique également que les utilisateurs ont des outils de sécurité à leur disposition, « mais la manière dont une application est configurée relève au final de la responsabilité de son créateur ». Même discours du côté de Base44 : « Désactiver ces contrôles [de sécurité] est une action volontaire et simple, que n’importe quel utilisateur peut effectuer ». Une web app rendue publique est « un choix de configuration de l’utilisateur, et pas une faille de la plateforme ».

Base44 rappelle aussi qu’il est très simple de générer des données ressemblant à des vraies. Malgré tout, le risque d’exposer des informations confidentielles via des web apps vibe-codées reste réel. Ces outils sont utilisés par des utilisateurs n’ayant pas nécessairement le bagage technique suffisant pour sécuriser leurs données en ligne. 

« N’importe qui dans une entreprise peut générer une application à tout moment, sans passer par un cycle de développement standard ni par le moindre contrôle de sécurité », prévient Dor Zvi. Les plateformes ont une responsabilité ici, celle de mettre en place des garde-fous pour éviter un tsunami potentiel de fuites de données.

Mozilla industrialise la chasse aux bugs dans Firefox avec l’IA

11 mai 2026 à 09:42
Firefox sous perfusion de Mythos
Mozilla industrialise la chasse aux bugs dans Firefox avec l’IA

Firefox sert désormais de laboratoire grandeur nature pour éprouver de nouveaux outils de cybersécurité assistés par IA. En avril, Mozilla a corrigé la bagatelle de 423 vulnérabilités, la majorité ayant été débusquée par Mythos.

Mozilla ne tarit décidément pas d’éloges sur les capacités de Mythos à détecter des bugs et des failles de sécurité dans Firefox. En avril, des correctifs ont permis de corriger 423 vulnérabilités : les 271 bugs dans Firefox 150 déjà annoncés qui proviennent des analyses de Mythos, plus 41 bugs signalés par des chercheurs externes, et 111 découverts en interne avec d’autres méthodes. À comparer avec les 76 correctifs du mois de mars.

Mozilla

Une chose a changé dans l’utilisation des LLM par les développeurs de Firefox. Les tests réalisés ces dernières années avec GPT-4 ou Sonnet 3.5 s’avéraient certes prometteurs, mais au bout du compte « le taux élevé de faux positifs les rendait impraticables à grande échelle », écrivent Brian Grinstead, Christian Holler et Frederik Braun de Mozilla. Le mode opératoire était relativement classique : demander au modèle d’analyser du code jugé sensible pour repérer d’éventuelles vulnérabilités.

Des agents qui traquent les bugs

Les modèles agentiques ont changé la donne, soulignent-ils : « Ces systèmes peuvent trouver de véritables bugs et écarter les hypothèses impossibles à reproduire ». Claude Opus 4.6 a permis de mettre au point un « harnais agentique » qui interagit avec l’environnement de développement : il peut exécuter du code, vérifier si la faille existe réellement et générer des cas de test qu’il est possible de reproduire.

En substance, le LLM formule une hypothèse et tente lui-même de la valider. De quoi identifier « une quantité impressionnante de vulnérabilités jusque-là inconnues ». Les ingénieurs de Mozilla ont affiné et ajusté le comportement du modèle, et lorsque les résultats ont été jugés suffisamment bons, ils ont parallélisé les tâches sur plusieurs machines virtuelles éphémères. 

Le LLM n’est qu’une partie de ce Meccano de sécurité. L’infrastructure au complet inclut aussi la gestion du cycle de vie des vulnérabilités : orchestration, validation, triage, intégration avec d’autres outils internes. Ce « harnais », qui reste très spécifique au projet, peut ensuite fonctionner avec d’autres LLM, comme l’aperçu de Mythos. « Le système devient simultanément meilleur pour repérer des bugs potentiels, créer des cas de test de preuve de concept pour les démontrer, et expliquer précisément leur mécanisme ainsi que leur impact », indique Mozilla.

Ce travail de fond pour créer un pipeline autour des modèles de langage et les capacités accrues de ces derniers ont permis d’accélérer la détection et le développement de correctifs. « Il y a encore quelques mois, les rapports de bugs de sécurité générés par IA envoyés aux projets open source étaient surtout connus pour être du bruit inutile », rappellent les ingénieurs. Trier le bon grain de l’ivraie était chronophage : « il est simple et peu coûteux de demander à un LLM de trouver un « problème » dans du code, mais il est long et coûteux de vérifier puis de répondre à ces signalements. »

Tout a changé avec les nouveaux LLM plus puissants, et l’amélioration des techniques permettant d’exploiter ces modèles. C’est un cas d’usage spécifique pour Firefox qui peut ne pas s’adapter à d’autres organisations. 

L’IA n’écrit pas les correctifs

Brian Grinstead apporte un éclairage intéressant chez TechCrunch. Si l’équipe de Firefox utilise les LLM pour repérer des failles, les correctifs sont toujours écrits par des humains malgré les progrès des outils de développement assistés par IA. « Pour les bugs dont nous parlons dans ce billet, chaque correctif a été écrit par un ingénieur puis relu par un autre », explique-t-il.

Les développeurs demandent tout de même à l’IA de proposer des correctifs pour chaque bug, mais le code qu’elle produit ne peut pas être déployé tel quel. Il sert surtout de base de travail, car « nous n’avons pas constaté que cela pouvait être automatisé ».

Mozilla est suffisamment confiant pour partager 12 bugs corrigés sans attendre les plusieurs mois habituels avant une divulgation publique, « compte tenu du niveau d’intérêt extraordinaire suscité par ce sujet et de l’urgence des mesures à prendre dans l’ensemble de l’écosystème logiciel ». Ces bugs, qui permettent des échappements de sandbox, doivent être combinés à d’autres exploits pour compromettre Firefox.

« Nous n’avons pas encore découvert tous les bugs latents présents dans Firefox, mais nous sommes très satisfaits de la trajectoire actuelle », conclut le billet. La prochaine étape pour Mozilla est d’intégrer le système directement dans la chaîne de développement du navigateur : chaque nouveau correctif envoyé par un développeur pourrait être automatiquement analysé par le pipeline IA, ce qui permettrait de détecter les bugs quasiment au moment où ils sont intégrés dans le code de Firefox.

Sur le sujet de l’impact de l’IA sur le monde de la cybersécurité, illustré notamment par le phénomène médiatique Mythos, voir notre récent dossier :

Mozilla industrialise la chasse aux bugs dans Firefox avec l’IA

11 mai 2026 à 09:42
Firefox sous perfusion de Mythos
Mozilla industrialise la chasse aux bugs dans Firefox avec l’IA

Firefox sert désormais de laboratoire grandeur nature pour éprouver de nouveaux outils de cybersécurité assistés par IA. En avril, Mozilla a corrigé la bagatelle de 423 vulnérabilités, la majorité ayant été débusquée par Mythos.

Mozilla ne tarit décidément pas d’éloges sur les capacités de Mythos à détecter des bugs et des failles de sécurité dans Firefox. En avril, des correctifs ont permis de corriger 423 vulnérabilités : les 271 bugs dans Firefox 150 déjà annoncés qui proviennent des analyses de Mythos, plus 41 bugs signalés par des chercheurs externes, et 111 découverts en interne avec d’autres méthodes. À comparer avec les 76 correctifs du mois de mars.

Mozilla

Une chose a changé dans l’utilisation des LLM par les développeurs de Firefox. Les tests réalisés ces dernières années avec GPT-4 ou Sonnet 3.5 s’avéraient certes prometteurs, mais au bout du compte « le taux élevé de faux positifs les rendait impraticables à grande échelle », écrivent Brian Grinstead, Christian Holler et Frederik Braun de Mozilla. Le mode opératoire était relativement classique : demander au modèle d’analyser du code jugé sensible pour repérer d’éventuelles vulnérabilités.

Des agents qui traquent les bugs

Les modèles agentiques ont changé la donne, soulignent-ils : « Ces systèmes peuvent trouver de véritables bugs et écarter les hypothèses impossibles à reproduire ». Claude Opus 4.6 a permis de mettre au point un « harnais agentique » qui interagit avec l’environnement de développement : il peut exécuter du code, vérifier si la faille existe réellement et générer des cas de test qu’il est possible de reproduire.

En substance, le LLM formule une hypothèse et tente lui-même de la valider. De quoi identifier « une quantité impressionnante de vulnérabilités jusque-là inconnues ». Les ingénieurs de Mozilla ont affiné et ajusté le comportement du modèle, et lorsque les résultats ont été jugés suffisamment bons, ils ont parallélisé les tâches sur plusieurs machines virtuelles éphémères. 

Le LLM n’est qu’une partie de ce Meccano de sécurité. L’infrastructure au complet inclut aussi la gestion du cycle de vie des vulnérabilités : orchestration, validation, triage, intégration avec d’autres outils internes. Ce « harnais », qui reste très spécifique au projet, peut ensuite fonctionner avec d’autres LLM, comme l’aperçu de Mythos. « Le système devient simultanément meilleur pour repérer des bugs potentiels, créer des cas de test de preuve de concept pour les démontrer, et expliquer précisément leur mécanisme ainsi que leur impact », indique Mozilla.

Ce travail de fond pour créer un pipeline autour des modèles de langage et les capacités accrues de ces derniers ont permis d’accélérer la détection et le développement de correctifs. « Il y a encore quelques mois, les rapports de bugs de sécurité générés par IA envoyés aux projets open source étaient surtout connus pour être du bruit inutile », rappellent les ingénieurs. Trier le bon grain de l’ivraie était chronophage : « il est simple et peu coûteux de demander à un LLM de trouver un « problème » dans du code, mais il est long et coûteux de vérifier puis de répondre à ces signalements. »

Tout a changé avec les nouveaux LLM plus puissants, et l’amélioration des techniques permettant d’exploiter ces modèles. C’est un cas d’usage spécifique pour Firefox qui peut ne pas s’adapter à d’autres organisations. 

L’IA n’écrit pas les correctifs

Brian Grinstead apporte un éclairage intéressant chez TechCrunch. Si l’équipe de Firefox utilise les LLM pour repérer des failles, les correctifs sont toujours écrits par des humains malgré les progrès des outils de développement assistés par IA. « Pour les bugs dont nous parlons dans ce billet, chaque correctif a été écrit par un ingénieur puis relu par un autre », explique-t-il.

Les développeurs demandent tout de même à l’IA de proposer des correctifs pour chaque bug, mais le code qu’elle produit ne peut pas être déployé tel quel. Il sert surtout de base de travail, car « nous n’avons pas constaté que cela pouvait être automatisé ».

Mozilla est suffisamment confiant pour partager 12 bugs corrigés sans attendre les plusieurs mois habituels avant une divulgation publique, « compte tenu du niveau d’intérêt extraordinaire suscité par ce sujet et de l’urgence des mesures à prendre dans l’ensemble de l’écosystème logiciel ». Ces bugs, qui permettent des échappements de sandbox, doivent être combinés à d’autres exploits pour compromettre Firefox.

« Nous n’avons pas encore découvert tous les bugs latents présents dans Firefox, mais nous sommes très satisfaits de la trajectoire actuelle », conclut le billet. La prochaine étape pour Mozilla est d’intégrer le système directement dans la chaîne de développement du navigateur : chaque nouveau correctif envoyé par un développeur pourrait être automatiquement analysé par le pipeline IA, ce qui permettrait de détecter les bugs quasiment au moment où ils sont intégrés dans le code de Firefox.

Sur le sujet de l’impact de l’IA sur le monde de la cybersécurité, illustré notamment par le phénomène médiatique Mythos, voir notre récent dossier :

Nintendo augmente le prix de la Switch 2, Sony serre les dents

11 mai 2026 à 07:01
L'IA fait grimper les prix des consoles
Nintendo augmente le prix de la Switch 2, Sony serre les dents

Explosion des prix de la mémoire, guerre en Iran, tarifs douaniers… La situation économique est pour le moins compliquée pour les constructeurs de consoles (et pour le portefeuille des joueurs). Nintendo va augmenter les prix de la Switch 2, Sony vend beaucoup moins de PS5.

Les nuages noirs pointent à l’horizon pour les consoliers. Nintendo a annoncé une hausse des prix de ses consoles partout dans le monde à compter du 1er septembre. En Europe, la Switch 2 passera ainsi à 499,99 euros (+ 30 euros), et aux États-Unis la hausse sera de 50 dollars (499,99 dollars), soit des augmentations de respectivement + 6 % et 11 %.

Hausse des prix de la Switch 2

C’est au Japon où la flambée sera particulièrement sensible, et ce dès le 25 mai :+ 20 % pour la Switch 2 ou encore + 33 % pour la Switch 1… Sur le marché domestique de Nintendo, la Switch 2 est proposée dans une livrée spécifique qui ne fonctionne qu’en japonais ; elle coûte bien moins cher qu’ailleurs à 49 980 yens, soit environ 270 euros. Elle reviendra à 59 980 yens, ce qui reste toujours bien plus abordable qu’en Europe (environ 325 euros). L’entreprise a encore un peu de souplesse pour aligner les prix japonais avec ceux du reste du monde.

Nintendo n’a pas vraiment d’autre choix que de prendre en compte « l’évolution des conditions du marché » et « les perspectives de l’activité à l’échelle mondiale ». La situation est particulièrement compliquée pour le petit artisan de Kyoto : la Switch 2 a été lancée en juin 2025, et même si la première année a été particulièrement convaincante pour la nouvelle console hybride (19,86 millions d’unités écoulées), ce n’est qu’une partie de l’équation. La console sert évidemment de support aux jeux : pour vendre un maximum de jeux, il faut qu’un maximum de consoles soient en circulation.

Nintendo

Nintendo marche sur une ligne de crête. Ses marges de manœuvre sont aussi fines que sa marge brute. Le lancement de la Switch 2 a certes dopé les revenus de l’entreprise, mais pas nécessairement sa rentabilité : la marge brute a en effet fondu, passant de 61 % durant l’exercice fiscal 2025, à 39,3 % pour 2026. Le poids du matériel est bien plus important dans les ventes globales, puisque les consoles ont représenté 66,7 % des ventes, contre 43,7 % un an plus tôt.

Les consoles rapportent moins que les jeux et les services, et le constructeur souligne par ailleurs que la Switch 2 dégage une marge inférieure à celle de la première Switch. Mécaniquement, la rentabilité en prend un coup. Et dans un monde où les composants sont toujours plus chers, la seule solution est d’augmenter les prix. Mais la hausse doit être suffisamment contenue pour ne pas repousser complètement les clients potentiels. Car maintenant que les fans de la première heure sont servis, il faut convaincre les familles que le petit dernier a absolument besoin d’une Switch 2 alors que sa Switch 1 est encore parfaitement fonctionnelle.


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☕️ Apple pourrait de nouveau utiliser des processeurs fabriqués par Intel dans ses produits

11 mai 2026 à 06:20


Six ans après avoir amorcé la transition des processeurs Intel vers ses propres puces dans les Mac, Apple s’apprêterait à travailler de nouveau avec le fondeur américain. Les deux entreprises se seraient accordées pour lancer la production de puces destinées à des appareils du constructeur.

Avec 200 millions d’iPhone vendus chaque année et des dizaines de millions de Mac et d’iPad, Apple a d’énormes besoins en composants électroniques. En ce qui concerne les puces qui motorisent ses produits, le constructeur fait appel aux capacités de production de TSMC mais un nouveau fournisseur pourrait bien faire son apparition à l’horizon : Intel. Après des « discussions intenses » qui ont duré plus d’un an, les deux entreprises auraient scellé un accord préliminaire, selon le Wall Street Journal.

L’indiscrétion ne va pas jusqu’à préciser quels appareils Apple seront équipés de puces Intel. De même, on ignore la finesse de gravure de ces puces même s’il est probable que le constructeur jette son dévolu sur le procédé 14A, le plus avancé du fondeur. Mais pour Apple comme pour Intel, cet accord tombe à pic.

Un système-sur-puce d’Intel.

Apple a longtemps été le premier client de TSMC, ce qui lui permettait de dicter les orientations et l’activité du géant taïwanais. C’est moins le cas aujourd’hui, la demande du secteur de l’IA est telle que c’est devenu le principal moteur de la croissance de TSMC. NVIDIA devrait ainsi prendre la première place dans le carnet de commandes de l’entreprise cette année, selon Tim Culpan.

Avoir sous la main un autre fournisseur est donc une opportunité intéressante pour Apple, qui sait mieux que personne négocier les prix les plus bas. Et pour Intel, c’est également une bonne affaire : depuis l’arrivée de Lip-Bu Tan l’an dernier à la tête du groupe en mars 2025, il fait des pieds et mains pour attirer de nouveaux clients. Avec un succès indéniable : NVIDIA et Tesla ont signé pour produire des puces dans les usines Intel. Et le tour d’Apple semble tout proche.

Intel, qui était alors au bord du gouffre, a bénéficié d’un gros coup de pouce de l’administration Trump. Le gouvernement s’est porté acquéreur de 9,9 % du capital du groupe, rompant au passage avec l’habituelle politique de laissez-faire économique américaine. Le WSJ rapporte que Donald Trump aurait personnellement fait l’article d’Intel auprès de Tim Cook, un familier de la Maison Blanche.

Le retour de puces fabriquées par Intel dans des produits Apple serait en tout cas un joli pied de nez de l’histoire, même s’il n’est pas question d’abandonner l’architecture ARM pour revenir au x86. En 2006, le constructeur de Cupertino intégrait les processeurs Intel dans ses Mac avant de commencer à s’en débarrasser à partir de 2020, pour les remplacer par des puces de sa conception. Une transition qui s’est achevée en 2023 avec le premier (et ultime : Apple ne le propose plus aucune tour à la vente) Mac Pro tournant sur du silicium Apple.

☕️ Apple pourrait de nouveau utiliser des processeurs fabriqués par Intel dans ses produits

11 mai 2026 à 06:20


Six ans après avoir amorcé la transition des processeurs Intel vers ses propres puces dans les Mac, Apple s’apprêterait à travailler de nouveau avec le fondeur américain. Les deux entreprises se seraient accordées pour lancer la production de puces destinées à des appareils du constructeur.

Avec 200 millions d’iPhone vendus chaque année et des dizaines de millions de Mac et d’iPad, Apple a d’énormes besoins en composants électroniques. En ce qui concerne les puces qui motorisent ses produits, le constructeur fait appel aux capacités de production de TSMC mais un nouveau fournisseur pourrait bien faire son apparition à l’horizon : Intel. Après des « discussions intenses » qui ont duré plus d’un an, les deux entreprises auraient scellé un accord préliminaire, selon le Wall Street Journal.

L’indiscrétion ne va pas jusqu’à préciser quels appareils Apple seront équipés de puces Intel. De même, on ignore la finesse de gravure de ces puces même s’il est probable que le constructeur jette son dévolu sur le procédé 14A, le plus avancé du fondeur. Mais pour Apple comme pour Intel, cet accord tombe à pic.

Un système-sur-puce d’Intel.

Apple a longtemps été le premier client de TSMC, ce qui lui permettait de dicter les orientations et l’activité du géant taïwanais. C’est moins le cas aujourd’hui, la demande du secteur de l’IA est telle que c’est devenu le principal moteur de la croissance de TSMC. NVIDIA devrait ainsi prendre la première place dans le carnet de commandes de l’entreprise cette année, selon Tim Culpan.

Avoir sous la main un autre fournisseur est donc une opportunité intéressante pour Apple, qui sait mieux que personne négocier les prix les plus bas. Et pour Intel, c’est également une bonne affaire : depuis l’arrivée de Lip-Bu Tan l’an dernier à la tête du groupe en mars 2025, il fait des pieds et mains pour attirer de nouveaux clients. Avec un succès indéniable : NVIDIA et Tesla ont signé pour produire des puces dans les usines Intel. Et le tour d’Apple semble tout proche.

Intel, qui était alors au bord du gouffre, a bénéficié d’un gros coup de pouce de l’administration Trump. Le gouvernement s’est porté acquéreur de 9,9 % du capital du groupe, rompant au passage avec l’habituelle politique de laissez-faire économique américaine. Le WSJ rapporte que Donald Trump aurait personnellement fait l’article d’Intel auprès de Tim Cook, un familier de la Maison Blanche.

Le retour de puces fabriquées par Intel dans des produits Apple serait en tout cas un joli pied de nez de l’histoire, même s’il n’est pas question d’abandonner l’architecture ARM pour revenir au x86. En 2006, le constructeur de Cupertino intégrait les processeurs Intel dans ses Mac avant de commencer à s’en débarrasser à partir de 2020, pour les remplacer par des puces de sa conception. Une transition qui s’est achevée en 2023 avec le premier (et ultime : Apple ne le propose plus aucune tour à la vente) Mac Pro tournant sur du silicium Apple.

Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

11 mai 2026 à 05:47
Gym Tonic 2.0
Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Le Fitbit Air est un nouveau bracelet de suivi de l’activité physique et sportive. Sans écran et relativement abordable, c’est un cheval de Troie vers le nouveau coach IA sur abonnement de Google.

Retour aux fondamentaux pour Fitbit. En 2012, le fabricant lançait un de ses premiers bracelets de suivi grand public, un simple moniteur d’activité porté au poignet. Ses successeurs ont connu un succès tel que le nom « Fitbit » est devenu synonyme de ce type de produit. L’entreprise a ensuite diversifié son catalogue avec des montres connectées et des bracelets équipés d’écran. 

Un bracelet à oublier au poignet

En 2021, Google se porte acquéreur de Fitbit et décide de déshabiller Pierre pour habiller Paul : les fonctionnalités et les algorithmes développées par Fitbit renforcent l’écosystème Google, notamment la famille Pixel Watch. Mais de son côté, la marque autrefois emblématique, perd peu à peu de son lustre sans toutefois rejoindre le fameux « cimetière Google ».

Le géant du web n’a pas complètement remisé Fitbit au placard : la marque a en effet lancé un tout nouveau produit original… enfin presque, puisqu’il rappelle les premiers temps de l’entreprise. Le Fitbit Air est en effet un module de suivi de l’activité, sans écran, qui se glisse dans un bracelet. Le boîtier, épais de 8,3 mm, pèse 5,2 grammes. Conçu en polycarbonate, il embarque un cardiofréquencemètre, des capteurs de saturation en oxygène (SpO2), un capteur de température qui mesure la température de la peau, ainsi qu’un moteur vibrant.

Ainsi armé, le Fitbit Air va relever la fréquence cardiaque (et même repérer les signaux de fibrillation auriculaire), compter le nombre de pas et les distances parcourues, mesurer la qualité du sommeil, détecter automatiquement un entraînement. Le module saura aussi vibrer au poignet pour vous réveiller. La batterie devrait assurer une autonomie jusqu’à 7 jours.

Le coach qui sait tout

Pour 99,99 euros, le Fitbit Air se situe plutôt dans la bonne moyenne de prix pour ce genre de produits (le Polar Loop, lui aussi sans écran, est vendu 180 euros). Mais ce qui distingue ce bracelet d’un autre, c’est — évidemment, pourrait-on dire — la présence envahissante de l’IA générative et de Gemini. L’appareil remplit des fonctions basiques gratuitement, mais les utilisateurs qui voudront aller plus loin sont fortement invités à souscrire à un abonnement Coach Google Health.

Dormez sur vos deux oreilles, Google vous regarde

Ce service a été dévoilé en octobre dernier, et il est disponible depuis sous la forme d’un aperçu public. Le lancement du Fitbit Air est son baptême du feu auprès du consommateur. Facturé 8,99 euros par mois, il est inclut dans les formules AI Pro et Ultra de Google.

Le porteur du Fitbit Air (ou d’une Pixel Watch) peut poser des questions à un bot santé, obtenir des programmes de remise en forme personnalisés en fonction de son style de vie, des infos plus détaillées sur le sommeil (tant il est vrai que cette mesure brute n’est pas très utile), une bibliothèque d’entraînements et de séances de pleine conscience, et « des informations proactives » sur le bien-être. Le coach peut par exemple remarquer que la variabilité de fréquence cardiaque s’est améliorée.

Le coach est accessible dans l’application mobile Android et iOS Google Health, qui remplacera l’app Fitbit (déshabiller Pierre…). Ce modèle « bracelet + IA sur abonnement » ne sort pas de nulle part : il a fait le succès de l’offre Whoop. Google se positionne donc sur ce marché du suivi de la santé facturé mensuellement, avant que d’autres ne se lancent à leur tour (tous les yeux sont tournés vers Apple).

Les fournisseurs IA s’intéressent également à la santé, comme on l’a vu en début d’année avec ChatGPT Santé. Mais le coach de Google a un avantage : il accède à une montagne de données mises à jour chaque jour par le bracelet, ce qui devrait lui éviter quelques uns des écueils des nouveaux LLM santé.

Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

11 mai 2026 à 05:47
Gym Tonic 2.0
Google lance un nouveau bracelet Fitbit avec de l’IA sur abonnement

Le Fitbit Air est un nouveau bracelet de suivi de l’activité physique et sportive. Sans écran et relativement abordable, c’est un cheval de Troie vers le nouveau coach IA sur abonnement de Google.

Retour aux fondamentaux pour Fitbit. En 2012, le fabricant lançait un de ses premiers bracelets de suivi grand public, un simple moniteur d’activité porté au poignet. Ses successeurs ont connu un succès tel que le nom « Fitbit » est devenu synonyme de ce type de produit. L’entreprise a ensuite diversifié son catalogue avec des montres connectées et des bracelets équipés d’écran. 

Un bracelet à oublier au poignet

En 2021, Google se porte acquéreur de Fitbit et décide de déshabiller Pierre pour habiller Paul : les fonctionnalités et les algorithmes développées par Fitbit renforcent l’écosystème Google, notamment la famille Pixel Watch. Mais de son côté, la marque autrefois emblématique, perd peu à peu de son lustre sans toutefois rejoindre le fameux « cimetière Google ».

Le géant du web n’a pas complètement remisé Fitbit au placard : la marque a en effet lancé un tout nouveau produit original… enfin presque, puisqu’il rappelle les premiers temps de l’entreprise. Le Fitbit Air est en effet un module de suivi de l’activité, sans écran, qui se glisse dans un bracelet. Le boîtier, épais de 8,3 mm, pèse 5,2 grammes. Conçu en polycarbonate, il embarque un cardiofréquencemètre, des capteurs de saturation en oxygène (SpO2), un capteur de température qui mesure la température de la peau, ainsi qu’un moteur vibrant.

Ainsi armé, le Fitbit Air va relever la fréquence cardiaque (et même repérer les signaux de fibrillation auriculaire), compter le nombre de pas et les distances parcourues, mesurer la qualité du sommeil, détecter automatiquement un entraînement. Le module saura aussi vibrer au poignet pour vous réveiller. La batterie devrait assurer une autonomie jusqu’à 7 jours.

Le coach qui sait tout

Pour 99,99 euros, le Fitbit Air se situe plutôt dans la bonne moyenne de prix pour ce genre de produits (le Polar Loop, lui aussi sans écran, est vendu 180 euros). Mais ce qui distingue ce bracelet d’un autre, c’est — évidemment, pourrait-on dire — la présence envahissante de l’IA générative et de Gemini. L’appareil remplit des fonctions basiques gratuitement, mais les utilisateurs qui voudront aller plus loin sont fortement invités à souscrire à un abonnement Coach Google Health.

Dormez sur vos deux oreilles, Google vous regarde

Ce service a été dévoilé en octobre dernier, et il est disponible depuis sous la forme d’un aperçu public. Le lancement du Fitbit Air est son baptême du feu auprès du consommateur. Facturé 8,99 euros par mois, il est inclut dans les formules AI Pro et Ultra de Google.

Le porteur du Fitbit Air (ou d’une Pixel Watch) peut poser des questions à un bot santé, obtenir des programmes de remise en forme personnalisés en fonction de son style de vie, des infos plus détaillées sur le sommeil (tant il est vrai que cette mesure brute n’est pas très utile), une bibliothèque d’entraînements et de séances de pleine conscience, et « des informations proactives » sur le bien-être. Le coach peut par exemple remarquer que la variabilité de fréquence cardiaque s’est améliorée.

Le coach est accessible dans l’application mobile Android et iOS Google Health, qui remplacera l’app Fitbit (déshabiller Pierre…). Ce modèle « bracelet + IA sur abonnement » ne sort pas de nulle part : il a fait le succès de l’offre Whoop. Google se positionne donc sur ce marché du suivi de la santé facturé mensuellement, avant que d’autres ne se lancent à leur tour (tous les yeux sont tournés vers Apple).

Les fournisseurs IA s’intéressent également à la santé, comme on l’a vu en début d’année avec ChatGPT Santé. Mais le coach de Google a un avantage : il accède à une montagne de données mises à jour chaque jour par le bracelet, ce qui devrait lui éviter quelques uns des écueils des nouveaux LLM santé.

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