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Vers des contrôles biométriques « en bord de route »

8 mars 2021 à 17:00

Le ministère de l'Intérieur en appelle aux industriels et start-ups pour pouvoir doter ses agents de nouvelles « solutions de capteurs biométriques » mobiles, « de préférence via un smartphone/tablette, voire à partir de l'appareil photo d'un smartphone/tablette ». Un appel d'offres devrait être lancé en mars 2022.

Dans leur rapport d'information sur les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité, les députés Didier Paris et Pierre Morel-L'Huissier estimaient, en octobre 2018, que « les forces de sécurité ont un besoin fort de fiabilisation des identités et d'interconnexions ».

Ils constataient en effet que « l'ensemble des forces de sécurité auditionnées par les rapporteurs ont fait part d’un problème majeur de fiabilisation de l’identité des personnes inscrites dans les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité »  : 

« Lorsqu’une personne mise en cause dans une procédure judiciaire n’a pu être authentifiée par un document d’identité, les bases de données (en particulier le TAJ [pour fichier de traitement des antécédents judiciaires, qui répertorie les victimes et personnes mises en cause, ndlr] et le FAED [le fichier automatisé des empreintes digitales, ndlr]) sont alors alimentées sur la seule foi de ses déclarations. Faute d’interopérabilité avec les fichiers administratifs de titres (de séjour ou d’identité), les erreurs ainsi introduites ne peuvent être corrigées. »

Les gendarmes auditionnés avaient en outre « souligné à quel point la fiabilisation des identités devenait un enjeu crucial en un temps marqué par la mobilité des populations et les flux migratoires », à mesure que « de nombreux pays étrangers ont un casier judiciaire avec empreintes digitales, ce qui n’est pas le cas de la France ».

Ils relevaient cela dit de « timides progrès déjà accomplis », à commencer par « la mise en oeuvre en octobre 2017 de GASPARD-NG » (pour Gestion automatisée des signalements et des photographies anthropométriques répertoriées et distribuables - Nouvelle génération), l’un des fichiers qui composent le nouveau système d’information dédié à l’investigation (NS2i). 

Les deux députés omirent cela dit soigneusement de rappeler que Gaspard existait depuis au moins 2008, qu'il n'avait été officialisé qu'en 2012, et qu'il était alors illégal faute d'avoir été soumis à l'avis de la CNIL. Et ce, alors même qu'il permettait au surplus d'effectuer des recherches en cochant des cases type « blanc (caucasien), méditerranéen, gitan, maghrébin, noir », etc., accent (régional, étranger, pied-noir, « ne s’exprime pas en français »-sic), pilosité, couleurs d’yeux et de cheveux, et qu'il n'en comportait pas moins déjà plus de 2 millions de photographies. Les rapporteurs préférèrent opter pour une vision strictement policière du fichier : 

« Désormais, dès qu’une personne est interpellée, elle est signalisée avec ce logiciel qui permet d’intégrer le signalement, les photographies et les empreintes digitales. GASPARD NG transmet des références communes au TAJ et au FAED, ce qui est un facteur de fiabilisation des données contenues dans ces deux applications.

L’outil GASPARD NG permet aussi d’alimenter le TAJ des photographies des mis en cause. Il est ainsi désormais possible de lancer dans le TAJ des recherches à partir d’une photographie. Les résultats de la recherche font apparaître les photographies déjà présentes susceptibles d’y correspondre en fonction d’un certain nombre de paramètres (écartement des yeux, etc.). La recherche peut ailleurs être affinée par certains critères, tels que le sexe, la couleur des yeux ou des cheveux, etc. Le TAJ constitue déjà, de ce point de vue, un outil de reconnaissance faciale. »

Des contrôles depuis l'app' mobile

Évoquant le recours à la biométrie en mobilité en matière de contrôle « en bord de route », ils déploraient cela dit le fait que « si les applications Néo/Néogend [utilisées, respectivement, par la police et la gendarmerie, ndlr] permettent la consultation des fichiers de police à partir de données alphanumériques (nom, prénom, date, lieu de naissance), elles ne permettent pas encore en revanche le contrôle à partir de la biométrie ».

Ils soulignaient toutefois que « l’appareil photo intégré dans ces outils offre des perspectives intéressantes peu explorées et qui pourraient être prometteuses, surtout si la reconnaissance faciale était autorisée », à mesure qu'il « permet la prise de photographie faciale mais aussi la capture directe d’empreintes digitales ».

De plus, et selon le ST(SI)² (pour Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure), « des projets en laboratoire chez certains industriels en ont déjà démontré la faisabilité. D’ici deux ans, sans ajout d’appareil de capture biométrique, NEO pourrait être un vecteur de contrôle et d’identification des personnes recherchées, ou des étrangers en situation irrégulière, et de contrôle aux frontières ».

Ils notaient enfin que « d'autres outils biométriques pourraient voir le jour, sous l’impulsion notamment de la Commission européenne [qui] travaille par exemple à la mise en œuvre de contrôles par l’iris de l’œil ». Deux ans sont passés, et Place Beauvau en appelle aujourd'hui officiellement aux industriels, au prétexte de l'évolution règlementaire européenne.

Une dizaine de fichiers biométriques

L'appel à compétences, une demande d'informations (DI, ou RFI en anglais) qui vient d'être publiée au Bulletin officiel des annonces des marchés publics (Boamp), explique en effet que « de nouveaux règlements européens visant à renforcer le contrôle de l’immigration, la sécurité intérieure et la coopération policière et judiciaire appellent à une évolution des systèmes d’information (SI) de biométrie actuels ».

Le ministère précise que si « la présente DI ne présente aucun caractère confidentiel, néanmoins, elle ne peut pas être reproduite ou partagée sans l’accord de l’Etat ». Si tout un chacun peut la télécharger, nous nous contenterons donc de la résumer.

Le ministère, qui est actuellement doté de plusieurs types d’équipements (IDEMIA MorphoTop 100, IDEMIA TP 5300, Morphocivis, Metamorpho, Greenbit DactyScan, etc.), voudrait en profiter pour améliorer la mutualisation des matériels et logiciels, ainsi que « leur interopérabilité entre les systèmes nationaux (VISABIO, SBNA, AEM, EURODAC, FAED) et les nouveaux systèmes européens (EES, ETIAS, ECRIS-TCN) » : 

  • VISABIO : l'application française du Système européen d'information sur les visas (VIS), où sont conservées, pour une durée maximale de cinq ans, les photographies et les empreintes digitales des dix doigts des demandeurs de visa dès l'âge de 12 ans. Doté d'une capacité de 100 millions d'enregistrements, VIS stockait 69 millions de jeux d'empreintes digitales fin 2019; VISABIO, lui, contenait 9 millions de dossiers biométriques en 2015.
VIS EU-LISA
Crédits : EU-LISA
  • SBNA : le système biométrique national de l'application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France (AGDREF), qui stocke les images numérisées de la photographie et des empreintes digitales des dix doigts des étrangers, et regroupait 7 millions de dossiers actifs en 2017.
  • AEM : le fichier d'« appui à l’évaluation de la minorité des mineurs », créé en 2018 afin d'enrôler les données biométriques des personnes se déclarant mineures de sorte de faciliter la détection de la fraude à la minorité, d'identifier celles qui auraient déjà été identifiées comme majeures, et limiter les présentations successives dans plusieurs départements. En 2019, le Conseil d'État avait rejeté un recours intenté par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et 18 ONG, qui dénonçaient « un risque accru d’expulsions illégales de mineurs » et le fait que « l’application du décret a pour effet de laisser à la rue des enfants ».
  • FAED : le Fichier automatisé des empreintes digitales d’aide à la recherche et à l’identification des auteurs de crimes et de délits ainsi qu’à l’identification de personnes condamnées à une peine privative de liberté. Il permet par ailleurs de faciliter la recherche de personnes disparues ou l’identification de personnes décédées ou grièvement blessées. En 2018, le FAED enregistrait les empreintes de 6,2 millions d'individus, stockées 10, 15 ou 25 ans en fonction de la gravité de l’infraction, de la qualité de mineur ou de majeur de la personne concernée et du caractère national ou international de la procédure. 

La France, principal client d'Eurodac

  • EURODAC : le système d'information à grande échelle contenant les empreintes digitales des demandeurs d'asile et de protection subsidiaire et immigrants illégaux se trouvant sur le territoire de l'UE. Fin 2019, 5,59 millions de jeux d'empreintes y étaient enregistrés (dont 661 578 à l'initiative de la France, son deuxième plus gros contributeur derrière l'Allemagne), contre 2,7 fin 2014. En 2019, la France était par ailleurs le pays qui l'interrogeait le plus, à raison de plus de 98 000 des 299 000 « hits » enregistrés cette année-là, soit près de 33 % du total.
  • EES : « Entry/Exit System », le système de gestion des frontières extérieures de l’espace Schengen, prévu pour 2022. Il servira à la saisie électronique des entrées et des sorties des ressortissants d’États tiers et permettra d’identifier les personnes en situation notamment au moyen d’identifiants biométriques (photographie du visage et 4 empreintes digitales).
EES EU-LISA
Crédits : EES EU-LISA
  • ETIAS : « European Travel Information and Authorisation System », système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages prévu pour 2022 et dont la finalité sera d'identifier les menaces ou les risques éventuels associés aux voyageurs se rendant dans l'un des pays de l'espace Schengen à partir des données biométriques.
  • ECRIS-TCN : « European Criminal Records Information System - Third Country Nationals », système européen d'information centralisée sur les casiers judiciaires contenant des informations sur les condamnations de ressortissants de pays tiers et d'apatrides, extension du système ECRIS lancé en 2012.

Une empreinte, plusieurs fichiers

Les « besoins » du ministère l'amènent à envisager de doter les services opérationnels d'API leur permettant d'une part de « décorréler les capteurs biométriques des applications et ainsi pouvoir mutualiser les capteurs entre plusieurs SI [systèmes d'information, ndlr] ».

Il s'agirait d'autre part de « permettre la consultation et l’alimentation en données biométriques de plusieurs bases de données à partir d’une seule capture biométrique ».

Les nouveaux équipements et/ou logiciels souhaités devraient dès lors permettre de « répondre à de nouveaux besoins » tels que :

  • réaliser un relevé d'empreinte posée et d'empreinte déroulée à partir d'un seul équipement;
  • disposer d'un équipement de capture dactyloscopique en mobilité de préférence via un smartphone/tablette ou à défaut à partir d'un capteur périphérique, voire de préférence à partir de l'appareil photo d'un smartphone/tablette ;
  • disposer d'une station d'acquisition (sous Windows 10 et Ubuntu V18) capable de piloter plusieurs modèles de capteurs actuellement en place au ministère.

Une IA pour fédérer plusieurs BDD

De façon plus énigmatique, le ministère précise qu'il aimerait également pouvoir « disposer d'une brique technique performante basée sur de l'IA permettant la fédération d'identité de plusieurs bases à partir d'une empreinte dactyloscopique (ex: MatchID) ».

Ce moteur d'appariement et de recherche des décès, développé au ministère de l'Intérieur comme preuve de concept en 2017, permet une recherche simple, rapide et intuitive des personnes dont le décès a été enregistré, depuis 1970, dans le fichier de l'INSEE.

MatchID propose également des critères avancés pour rechercher plus finement, par exemple par plage de date, par département, ville, etc., et viserait notamment à lutter contre la fraude à l'identité. Mais sans que l'on comprenne bien, à ce stade, comment une IA pourrait de la sorte « permettre la fédération d'identité de plusieurs bases à partir d'une empreinte dactyloscopique », ni quelles bases de données seraient appariées.

« Éviter une retenue »

L'objectif serait de faciliter le prélèvement déroulé et palmaire des empreintes sur les scènes de crimes (mise en cause, victime, témoins, etc.) et dans le cadre d’enquête, afin de pouvoir également « alimenter les fichiers appropriés ». En matière de « prélèvement posé », le ministère répertorie trois cas d'usage : 

  • en matière de contrôle de la situation administrative d’une personne étrangère, il s'agirait de « permettre une détermination de la situation de l’individu au regard de ses droits de séjours en l’absence de document disponible et lui éviter une retenue en commissariat ou brigade » ;
  • en termes de contrôle de l’identité en mobilité, de « pouvoir procéder au contrôle de l’identité dans le cas où l’individu ne serait pas en mesure de justifier son identité et lui éviter une retenue pour vérification » ;
  • il s'agirait enfin, « dans le cas où la personne ne peut pas ou ne veut pas décliner son identité, de pouvoir déterminer l'identité ».

Objectif mars 2022

Le ministère précise en outre que « la présente DI s’adresse aussi bien aux opérateurs leaders sur le marché de la biométrie qu’aux startups, TPE, PME, centre de recherche ou toute autre entité située en France ou au sein de l’Union européenne ». Mais également qu'elle « constitue la première étape de la consultation des éditeurs/équipementiers de solutions de biométrie afin de sonder la capacité du marché à répondre en tout ou partie des besoins du ministère ». 

Le ministère leur demande au surplus si leurs solutions seraient « compatibles avec l’ouverture du code source pour inspection et/ou placement sous licence libre », si leurs systèmes biométriques « sont interopérables avec les solutions logicielles concurrentes », et si leurs équipements fonctionnent « avec des OS Smartphone Android OSIIC (ANSSI) et/ou Android 10 ».

Leurs réponses, qui devront être remises au plus tard le 17 mai, permettront en effet d’« identifier des solutions techniques (équipements/logiciels) novatrices et aptes à une utilisation sur le terrain », en prévision d'un futur marché public, qui devrait être lancé en mars 2022.

Déluge d’amendements pour lutter contre le dérèglement climatique

8 mars 2021 à 16:50

Le projet de loi visant à lutter contre le dérèglement climatique est examiné à partir d’aujourd’hui en commission spéciale puis durant les 15 prochains jours. Près de 5 000 amendements ont été déposés. Morceaux choisis.

Le projet de loi entend traduire les dispositions de nature législative recommandées par la Convention citoyenne pour le climat. Si la pureté de cette traduction est contestée – seules dix propositions seraient reprises sans filtre selon FranceTvInfo  – le texte catalyse de nombreux amendements qui entendent verdir notre société par le biais des TIC.

Information des consommateurs

L’article 1 rend obligatoire l’affichage « destiné à apporter au consommateur une information relative aux caractéristiques environnementales » d’un bien ou d’un service. Cet affichage par voie de marquage, d’étiquetage ou tout autre procédé approprié (y compris par voie électronique) devrait faire notamment ressortir « de façon facilement compréhensible pour les consommateurs, l’impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre des biens et services sur l’ensemble de leur cycle de vie. »

Des députés de la majorité entendent aiguiser cette information. Ils veulent par exemple qu’elle fasse ressortir l’indice de durabilité imposé par la loi de février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire sur certains biens. 

D’autres, comme Éric Bothorel, souhaitent que ces informations soient « mises à disposition du public par voie électronique, dans un format aisément réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé sous une forme agrégée ». Dans l’exposé des motifs, est cité l’exemple de Yuka, application qui évalue l’impact des produits sur la santé.

À l’amendement 2332, Paula Forteza aimerait améliorer cette information des consommateurs, mais cette fois « quant à l’empreinte environnementale des réseaux de téléphonie mobile et d’Internet ».

Concrètement ? Il reviendrait à l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) de recueillir des informations auprès des opérateurs « en vue de lui permettre de développer une approche de régulation par la donnée en matière environnementale ». 

Dans le même sens, les amendements 462 de Pierre Vatin, 584 de Delphine Batho et 1330 de plusieurs députés LREM veulent informer le consommateur de l’impact carbone du visionnage de vidéo en ligne.

Les sites de streaming, à compter du 1er janvier 2022, auraient l’obligation de jauger cet impact « selon le type de connexion utilisé, selon le niveau d’affichage et de résolution proposé ainsi que selon le support de visionnage ». Les menus détails seraient définis par décret d’application. 

Cette attention sur l’impact environnemental du numérique est également à l’honneur d’un amendement 521 du député LR Thibault Bazin. À l’instar du Nutri-Score, il propose « que le consommateur soit alerté, dès sa connexion à un site de vente en ligne de biens ou de services, des impacts écologiques, économiques et sociaux significatifs sur l’environnement de ce mode de distribution ». Parmi les critères cités, l’existence de datas centers, de services de livraison, ou d’emballages et suremballages surabondants, etc.

Volet éducatif

Le projet de loi a un volet éducatif également. À l’article 2, il est prévu que tout au long de la formation scolaire, les élèves disposent d’une éducation à l’environnement et au développement durable.

Depuis le 1er janvier 2021, l’indice de réparabilité est obligatoire sur certains appareils électriques et électroniques (comme les smartphones, les ordinateurs portables). Des députés LREM comptent sensibiliser les jeunes à privilégier les objets « ayant un bon indice de réparabilité, mais aussi à s’assurer qu’ils puissent acquérir des compétences et habiletés manuelles leur permettant de réparer certains objets grâce à des savoir-faire spécifiques, cultivés et développés tout au long du parcours éducatif ». 

Le levier publicitaire

Des amendements proposent de rendre contraignante la recommandation développement durable de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP). « Il est interdit de diffuser une publicité qui banalise ou valorise les pratiques ou les idées contraires aux objectifs du développement durable ou qui discrédite les principes et les objectifs communément admis en matière de développement durable » propose par exemple l’amendement 942

Un exemple : avec un tel critère, « la représentation d’un véhicule à moteur sur un espace naturel est interdite. En revanche, sa représentation sur une voie ou zone publique ou privée ouverte à la circulation, reconnaissable comme telle et se distinguant clairement de l’espace naturel est admise ».

En l’état, l’article 4 du projet de loi va interdire dans l’année qui suit l’entrée en vigueur de la future loi, les publicités en faveur des énergies fossiles. C’est un décret en Conseil d’État qui précisera la liste des énergies fossiles concernées (et les modalités s’appliquant aux énergies renouvelables incorporées avec dans des énergies fossiles).

Des députés voudraient aller plus loin encore que le texte initial. Ainsi l’amendement 5060 étend cette interdiction à tous les produits et services à « fort impact négatif sur l’environnement ».

L’interdiction serait progressive, étalée sur 10 ans, sachant que constituerait un impact négatif sur l’environnement « toute atteinte aux espaces, aux ressources et aux milieux naturels terrestres et marins, aux sites, aux paysages diurnes et nocturnes, à la qualité de l’air, au climat ou à la biodiversité ». Et c’est un décret qui viendrait établir la liste des catégories de produits et services « à fort impact négatif ». Elle comprendrait les véhicules particuliers émettant des gaz à effet de serre, les produits électroménagers fortement consommateurs d’énergie, les liaisons aériennes domestiques et internationales, etc.

Au 4709, les députés LREM veulent que l’Arcep publie, en lien avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel, « un rapport annuel mesurant l'impact environnemental des différents modes de réception pour à la fois la télévision et les services de médias audiovisuels à la demande ».

Ce rapport aurait vocation « à renforcer l'information des consommateurs sur la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation de contenus audiovisuels » par chacun des modes de réceptions ou terminaux (hertzien, par câble, satellite, fibre, ADSL, réseaux de téléphonie mobile). « Il permettrait par ailleurs de mieux évaluer les évolutions des usages audiovisuels et aider les citoyens à faire des choix éclairés dans leur consommation ».

Des consignes sur les smartphones

Plusieurs amendements plaident pour l’instauration d’un système de consigne pour les téléphones portables. Son montant forfaitaire serait proportionnel au prix total hors taxes de l’appareil.

« Il convient d'inciter les utilisateurs à retourner leurs appareils en magasin lorsqu’ils ne les utilisent plus, au moyen d’un système de consigne, versée lors de l’achat d’un appareil neuf, et remboursée lors du retour du dit appareil en magasin » réclament plusieurs députés MoDem.

« Ceci incitera les utilisateurs à ne pas conserver d’appareils fonctionnels inusités. En outre, cela dynamisera les filières nationales de réemploi en mettant des stocks dormants sur le marché et en faisant participer les professionnels de manière plus massive qu’actuellement et, partant, cela les fera évoluer vers une prise en compte plus développée du réémploi et du reconditionné dans leurs modèles économiques ».

Un amendement similaire a été déposé par Paula Forteza. Deux députés Libertés et Territoires veulent même généraliser ce système de consigne, par le biais d’expérimentations portant sur les connectiques informatiques et électroniques, les téléphones portables, les ordinateurs et les imprimantes .

« Selon une étude de l’ADEME 30 millions de téléphones dormiraient dans nos tiroirs alors même qu’il existe une collecte dédiée pour les téléphones. Une énorme marge d’amélioration de la collecte est possible et nécessaire. Elle est en outre la condition de la viabilité d’une filière française du reconditionnement » prévient dans le même sens l’amendement 1983.

Au 1329, Paula Forteza fait peser sur les professionnels une nouvelle obligation : offrir aux consommateurs la possibilité « de pouvoir changer aisément et par lui-même, lorsque cela est possible, la batterie en lui permettant l’accès à cette pièce de rechange pour une durée de dix ans à compter de la dernière date de commercialisation du produit ».

Plus de mises à jour ? Alors code libéré

Et au 2370, la même élue compte contraindre le vendeur qui ne fournit plus de mises à jour, à diffuser « gratuitement sous format électronique, dans un standard ouvert librement réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé, les codes sources afférents au produit concerné. »

« Imposer l’ouverture des codes sources afférents aux produits numériques ne recevant plus de mises à jour permettrait ainsi aux informaticiens de colmater d’éventuelles failles de sécurité, ce qui contribuerait à allonger la durée de vie des appareils concernés. Ces derniers n’étant plus commercialisés, le passage en open source n’aurait aucun impact économique pour les constructeurs » estime l’élue, qui indique au passage que son amendement est inspiré par une proposition de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP).

Un chèque réparation de 50 euros

Inspiré de l’opération « Coup de pouce vélo », le n°1399 propose de mettre en œuvre un dispositif analogue pour les appareils électriques et électroniques. Les consommateurs profiteraient d’un chèque de 50 euros pour faire réparer smartphones, ordinateurs et autres tablettes.

Ce montant s’appliquerait « à toutes les prestations participant à la remise en état d’un appareil électrique ou électronique : changement d’écran, de batterie, ajout de RAM, reformatage... »

Au passage, plusieurs députés LREM plaident pour une TVA à taux réduits pour les produits reconditionnés et pour les services de réparation de biens comportant des éléments numériques.

Le texte et ses amendements étant particulièrement larges, l’éventail des propositions concerne également le télétravail. Paula Forteza souhaite ainsi faire reconnaître le télétravail comme un droit. « Le télétravail est de droit, un jour par semaine, pour tout salarié dont les missions sont éligibles à cette forme d’organisation du travail » prévient son amendement. « L’employeur ne pourra s’opposer à ce que le salarié exerce ce droit, à raison d’un jour par semaine, dès lors que ses missions peuvent être effectuées à distance ».

La décision est prise : OVHcloud se prépare à une éventuelle introduction en bourse

8 mars 2021 à 15:49

Le géant français de l'hébergement français veut continuer à croitre et pourrait faire appel à la bourse pour cela. Une ouverture du capital qui se ferait de manière limitée, la famille Klaba restant majoritaire.

Ce matin, Octave Klaba revenait sur l'un des serpents de mer qui agite l'écosystème OVHcloud depuis des mois : est-ce que la prochaine phase de croissance de la société sera financée à travers une introduction en bourse (IPO) ? Sans répondre à cette question, le dirigeant précisait qu'une décision avait enfin été prise.

Enfin une décision de prise

Une étape importante, tant l'hébergeur semblait hésiter. Lors d'un échange en fin d'année dernière, Michel Paulin nous avait répondu que plusieurs hypothèses étaient sur la table. Dont celle de continuer à financer OVHcloud via des emprunts. Elle avait l'avantage de ne pas risquer à la famille Klaba une dilution de son pouvoir au sein de l'entreprise.

Mais son potentiel était plus limité. Sans parler des investisseurs tels que KKR et TowerBrook Capital, présents depuis 2016, qui peuvent espérer réaliser une plus-value à l'occasion d'une introduction en bourse.

« C'est n'est pas un choix anodin pour la gouvernance », confie-t-on chez OVHcloud, pour expliquer le temps qu'il aura fallu pour simplement décider de privilégier une voie à suivre. Car aujourd'hui, ce n'est pas l'annonce du début du processus de l'IPO, seulement de se « préparer à une éventuelle introduction en bourse ».

Garder la majorité malgré l'IPO

« Cette opération, si elle devait se concrétiser, permettrait au groupe d’accélérer ses investissements et d’accroitre sa visibilité et son attractivité afin de proposer un cloud ouvert, réversible et transparent. Quelle que soit l’issue de cette opération, Octave Klaba et sa famille resteraient actionnaires majoritaires ». Une précision qui n'a rien d'anodin.

Car l'équilibre trouvé semble résider sur ce point en particulier : même si une part plus grande du capital sera ouvert, la majorité restera sous le contrôle des Klaba. Reste maintenant à attendre que le (long) processus s'amorce réellement. Ainsi, si introduction en bourse il y a, elle devrait nécessiter encore plusieurs mois de travail.

 

Ignite 2021 : le point sur les offres 365, Teams, Power Fx, Visual Studio et Universal Print

8 mars 2021 à 10:43

La conférence Ignite de Microsoft vient de se terminer. Le cru 2021 est une nouvelle avalanche d’annonces dans de nombreux domaines tous liés à l’entreprise : offres 365, Azure, sécurité, développement et services en tous genres. Voici un premier résumé des annonces.

La conférence Microsoft Ignite est un évènement consacré à ses produits pour entreprises. Chaque année, elle tient lieu de grand-messe pour présenter les nouveautés dans ce domaine, principalement autour de deux axes : les services Microsoft 365 et le cloud, centré sur Azure.

Bien que les années passent, les annonces ont tendance à s’agglutiner autour de quelques éléments phares, notamment Teams. Chez l'éditeur, les services représentent une suite ininterrompue de croissance à deux chiffres, et ce n'est pas près de s'arrêter. Le contexte sanitaire a largement accentué la pression sur de tels produits, prêts à l'emploi et reposant sur les infrastructures des grandes plateformes, taillées pour des utilisations massives.

Cette édition 2021 s'est déroulée dans un contexte d'autant plus difficile pour Microsoft que l'un de ses produits phares, Exchange Server, a été mis sous le feu des projecteurs. Des failles de sécurité importantes ont ainsi été dévoilées et patchées il y a quelques jours et sont déjà exploitées sur de nombreuses machines

Dans ce premier article, nous nous concentrerons sur les offres 365, y compris certains éléments de la suite Office comme Outlook, des services destinés aux entreprises, les apports dans Visual Studio et, dans une moindre mesure Windows Server 2022, dont la préversion presque finale est disponible au téléchargement.

Outlook : des apports attendus sur Mac, un tableau personnalisable en web

Le client email a fait l’objet ces derniers mois d’un ravalement complet de façade, qui s’est soldé par une élimination de certaines capacités… que les utilisateurs réclament depuis à corps et à cris.

À la décharge de Microsoft, le nouvel Outlook est toujours en préversion, et on peut rebasculer sur l’ancien à tout moment via un interrupteur en haut à droite de l'interface. Parmi les fonctions en développement, on trouve d’abord la prise en charge des comptes iCloud, Yahoo et IMAP. Car oui, le support IMAP avait disparu des moutures initiales, même si Microsoft avait prévenu d’emblée qu’il serait de retour plus tard.

Outlook macOS

Tout aussi important sinon plus, les boites et calendriers partagés sont également en préparation, de même que les délégations de droits, le support de S/MIME et la prise en charge de Microsoft Information Protection.

Des fonctions on ne peut plus classiques en entreprise. La nouvelle version facilitera en outre certaines opérations, comme la capacité d’envoyer des RSVP sans quitter la boite de réception, un bouton dédié y élisant domicile. Des widgets pour le calendrier seront proposés, uniquement pour macOS Big Sur, à la manière de ce qui existe sur iOS.

La gestion des contacts sera elle aussi améliorée. On pourra ainsi déclarer des contacts comme favoris et choisir la manière dont les emails s’organisent pour prioriser ceux des personnes jugées les plus importantes. Les cartes de contact changeront pour un modèle plus complet, incluant notamment les listes de courriers et fichiers échangés.

Des améliorations aussi pour la recherche, avec la capacité – enfin – de pouvoir enregistrer les préférées dans des dossiers intelligents, dont le contenu se mettra automatiquement à jour avec l’arrivée des courriers suivants.

Même si ces efforts vont dans le bon sens, Microsoft n’a pas dit un mot sur la disponibilité. Ils devraient arriver prochainement dans le canal Dev du programme Office Insiders. On regrette cependant que la société n’ait toujours pas jugé bon d’introduire dans cette version Mac les « actions rapides », présentes dans la version Windows depuis bien longtemps. Elles permettent pour rappel de déclencher des actions préenregistrées depuis des raccourcis.

Lorsque l’on doit effectuer souvent les mêmes actions, elles se révèlent très utiles. Mais, grand mystère, Microsoft ne les a jamais intégrées aux versions Mac et web, en dépit des demandes régulières des utilisateurs sur le sujet.

La version web d’Outlook va quant à elle recevoir très prochainement un nouveau mode d’affichage pour le calendrier. Baptisé simplement « Board » – la traduction française n’est pas encore connue – il va permettre une personnalisation poussée de l’affichage. Il s’activera depuis le menu des vues (Aujourd’hui, Semaine, etc.) et fera alors office de grand tableau blanc, dans lequel l’utilisateur viendra épingler les éléments qui l’intéressent.

Outlook board

Tout ce qui touche aux calendriers, objectifs, tâches, fichiers, listes, notes et autres peut être accroché et organisé librement. Objectif, fournir une vue de synthèse à l’utilisateur, qui pourra ainsi garder un œil sur l’ensemble des éléments qui lui sont le plus importants. La fonction sera déployée d’abord pour les détenteurs d’une licence commerciale ou éducation. Elle devrait être ensuite disponible dans la version gratuite.

Les versions Android et iOS d’Outlook vont elles aussi recevoir du neuf pour la planification des réunions, devenues avec le temps une tâche laborieuse selon Microsoft, surtout depuis un an avec l’évolution de la situation sanitaire et le renforcement du télétravail. Les applications mobiles permettront donc, à la fin du mois, de proposer une réunion en indiquant la période et la durée qui vous arrangent. Outlook vérifiera alors que la proposition cadre avec les disponibilités des personnes invitées et proposera des créneaux compatibles.

S’il ne trouve aucun créneau, il relaiera ceux où tous les invités sont disponibles, tout en pointant les évènements bloquants de votre côté. L’application essaiera alors de simplifier les démarches pour déplacer ces éléments.

Teams : encore une ribambelle de nouveautés, dont des enceintes intelligentes

Le service, que l’éditeur positionne en concurrent direct de Slack, est l’objet de toutes les attentions depuis sa sortie. Microsoft lui ajoute régulièrement des lots de nouvelles fonctions, avec toujours cette optique d’en faire le carrefour des communications et informations de l’entreprise, surtout quand elle se sert d’autres produits Microsoft.

Conférence Ignite oblige, c’est à nouveau une avalanche d’annonces en tous genres, certaines en préversion, d’autres en disponibilité générale. On commence avec une capacité attendue depuis longtemps : Teams Connect. Disponible en préversion, elle permet aux personnes extérieures à une organisation de rejoindre des canaux de conversation. Plus précisément, l’administrateur peut partager un canal hors de l’entreprise.

Il reste maitre des droits d’accès, notamment sur les données partagées. Il pourra par exemple choisir de laisser tous les messages en accès libre, mais réserver certains documents à une partie du canal.

microsoft teamsmicrosoft teams

PowerPoint Live est par contre disponible pour l’ensemble des utilisateurs. La fonction autorise pour rappel les participants à une présentation à aller et venir à leur rythme dans les diapositives.

Teams recevra également ce mois-ci un mode Présentation. Il influera sur la manière – roulement de tambour – de présenter le contenu quand il est partagé au sein d’une conférence Teams. Standout permettra par exemple d’afficher le flux vidéo du présentateur devant le contenu ou côte à côte, afin que les participants puissent le voir parler. Le mode Reporter permettra quant à lui de présenter le contenu au-dessus des épaules.

Le mois prochain, Teams s’équipera d’une vue dynamique. Elle doit organiser au mieux l’affichage des éléments présents dans la conférence en fonction de ce qui est présent. Les présentateurs peuvent par exemple placer la galerie tout en haut de l’écran de conférence afin que les participants puissent garder un contact visuel.

Cet affichage, comme la plupart des fonctions, peut être désactivé.

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La fonction Rooms s’enrichit elle aussi, avec l’arrivée du mode Together – déjà vu dans Skype – qui place l’ensemble des participants dans un décor virtuel. Plusieurs équipements ont également été certifiées Teams Rooms, notamment le Video Conferencing Monitor de Dell et le Studio P21 de Poly.

Et puisque l’on parle de matériel, Microsoft a présenté des Intelligents Speakers spécialement conçus pour Teams. Ces enceintes seront lancées dans le courant de l’année et auront pour objectif de simplifier les comptes-rendus de réunions. Elles seront capables de reconnaitre jusqu’à dix voix et d’identifier qui parle, pour l’afficher dynamiquement, ainsi que son profil et l’éventuelle traduction en direct de ce qu’il ou elle est en train d’expliquer.

Après la réunion, ces enceintes pourront générer une transcription complète des propos échangés, avec bien sûr comme limite la bonne reconnaissance des propos ; un domaine dans lequel Microsoft est raisonnablement bon. L’idée est que les participants de la réunion puissent relire tout ce qui a été dit, afin par exemple d’en faire plus facilement un condensé. Même si l’éditeur évoque un futur où plus personne n’aurait besoin de prendre note, on signalera que l’exercice permet de s’ancrer efficacement des informations dans la mémoire.

Plusieurs mécanismes de contrôle et de sécurité arriveront aussi prochainement. D’ici la fin du mois, les contrôles d’invitations permettant par exemple de s’assurer que seules les personnes invitées peuvent participer à une conférence. Avant la fin du semestre, Teams permettra également de couper la vidéo de certaines personnes, en fonction de leur provenance ou si elles entrent dans une conférence sans y avoir été invitées.

Durant le premier trimestre aussi, Teams proposera en préversion le chiffrement de bout en bout (E2EE) pour les appels en tête à tête qui n’ont pas été planifiés. Microsoft donne l’exemple d’un administrateur qui appellerait une employée afin de lui communiquer un mot de passe.

Les administrateurs pourront choisir qui a le droit de passer des appels E2EE, sachant bien sûr que tous les services analysant le flux ne fonctionneront plus dans ce mode. Microsoft prévoit, dans de futures mises à jour, d’élargir le mode aux appels planifiés et aux conférences.

Enfin, les multinationales seront en capacité, avant la fin du trimestre, de choisir l’emplacement des centres de données où seront stockées leurs données Teams. Un fonctionnement aligné avec d’autres services comme Exchange Online et SharePoint Online.

La société avait en outre quelques nouveautés à présenter pour le domaine scolaire et les webinaires. Pour ces derniers, le nombre maximum de participants grimpe désormais à 1 000. Si le plafond est dépassé, il se transformera automatiquement en conférence vidéo classique, les participants perdant alors les capacités liées, comme la vidéo, la voix et l’écrit pour intervenir.

Le flux vidéo pourra alors gérer jusqu’à 10 000 personnes, avec une extension à 20 000 d’ici la fin de l’année.

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Un peu plus tard, les organisateurs pourront obtenir des rapports sur les webinaires terminés, avec par exemple qui a participé, combien de temps, etc. Est également prévue cette année une fonction de formulaire, qui permettra de gérer les inscriptions aux webinaires, avec confirmation par email.

On terminera avec quelques petites améliorations supplémentaires dans le monde de l’éducation. Par exemple, les liens envoyés aux élèves vers des ressources pourront maintenant afficher un aperçu. En outre, la taille maximale des fichiers envoyés par les étudiants passe de 50 à 500 Mo.

Des modèles personnalisés pour Lists

Le service, spécialisé dans les listes dynamiques pour entreprises (il est lié à SharePoint), recevra bientôt plusieurs nouveautés. Microsoft a insisté sur l’arrivée prochaine de versions Android et iPad, puisque seule l’application pour iPhone existe actuellement hors de la mouture web. On ne sait toujours pas encore quand elles doivent arriver.

Parmi les fonctionnalités en cours de développement, la firme prépare les modèles personnalisés, qui permettront de choisir des caractéristiques précises pour tous les éléments des listes, jusqu’à l’affichage des colonnes, le formatage des informations et les règles liées.

Ces modèles pourront être rendus accessibles aux employés selon leur rôle dans l’entreprise. Lists recevra également un éditeur riche de texte pour les champs ainsi qu’un sélecteur « intelligent » de contacts, basé sur le Microsoft Graph et donc les habitudes de communication au sein de l’entreprise.

Il y a bien sûr des améliorations pour l’intégration dans Teams, qui n’était pas au niveau des autres services. Par exemple, les administrateurs pourront définir des actions conditionnelles liées à la présence de certaines informations dans les listes. L’intégration profitera en outre des commentaires et mentions, qui arriveront d’ailleurs aussi dans l’application iOS. La vue calendrier sera exploitable dans Teams ainsi que dans les sites SharePoint.

Signalons enfin, même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouveauté, que la gestion des versions est disponible dans Lists. Elle a été activée il y a environ trois semaines. Les changements dans une liste sont donc maintenant sauvegardés dans une nouvelle version, les utilisateurs pouvant revenir sur les 50 dernières.

Développement : du neuf inspiré par la communauté pour Visual Studio

Plusieurs nouvelles versions de Visual Studio sont disponibles. On commence avec la mouture 16.9 de la branche 2019, qui embarque d’importantes améliorations pour C++ et .NET.

Le support de l’Address Sanitizer pour Windows, jusqu’ici à l’état de fonction expérimentale, est maintenant disponible en version finale. Conséquence, le compilateur (MSVC) sait trouver de lui-même les bibliothèques nécessaires pour utiliser le Sanitizer dans un projet. Ces informations n’ont plus besoin d’être fournies en ligne de commande. Le support des variables C globales et de __declspec(no_sanitize_address) permet en outre de couper le Sanitizer sur des variables spécifiques ou des fonctions entières.

Concernant C++, on trouve principalement deux apports. D’abord une implémentation des propositions More Constexpr Containers, autorisant les destructeurs et nouvelles expressions à être constexpr. Ensuite, pour IntelliSense, des améliorations de fiabilité et liées aux modules importés et unités d’en-têtes, ainsi que plusieurs ajouts fonctionnels, comme le support de Go-to-definition pour les importations de modules et l'indexation pour l'exportation. Par ailleurs, dans les projets CMake, IntelliSense peut se configurer en fonction des valeurs définies par les fichiers de la toolchain.

Parmi les autres améliorations, on citera la possibilité de filtrer les trames redondantes dans la pile d’appels quand le débogueur s'arrête sur une exception de débordement de pile (stack overflow), l’ajout de suggestions sans friction dans la liste des complétions pour IntelliSense, l’ajout automatique en développement .NET de directives en cas de copier/coller de types vers un nouveau fichier, la possibilité avec .NET Core de déboguer dans WSL 2, ainsi que des apports pour les outils XAML, dont la disponibilité générale du mode « modifications uniquement » pour le Hot Reload, active par défaut pour les applications visant Xamarin.Forms 5.0 ou une version ultérieure.

Et puisque la version 16.9 est prête, Microsoft lui emboite le pas avec une première préversion de la 16.10. Celle-ci apporte la suppression des références inutilisées (Outils> Options> Éditeur de texte> C #> Avancé), une refactorisation pour simplifier les expressions LINQ ainsi que de nouvelles options pour la complétion IntelliSense.

La version Mac de Visual Studio n’est pas oubliée, avec la version 8.9 de l’environnement de développement. Elle apporte la prise en charge de la Preview 1 de .NET 6, la possibilité de lancer et déboguer des tests Unity, la recherche rapide d’objets Unity pendant le débogage, une préversion du nouveau menu dédié aux actions rapides et au refactoring, de nouvelles actions rapides (Quick Info, symboles du préprocesseur dans IntelliSense…) ainsi que plusieurs nouveaux éléments d’interface utilisant des composants natifs de macOS, notamment la Fenêtre immédiate, la vue Git Blame ainsi que le nouvel éditeur XML. Ce dernier permet de fait un partage de code pour certaines fonctions (IntelliSense, logique de texte et services de langages) avec la version Windows de Visual Studio.

La version 8.9 ajoute en outre une fonction longtemps réclamée : le support du filtrage des solutions. Quand une solution est ouverte, un développeur peut maintenir choisir quels projets seront spécifiquement ouverts en même temps, permettant une réduction – potentiellement drastique – du nombre d’objets à charger, donc du temps consacré à la compilation et aux tests.

Enfin, Microsoft dit un mot sur le support des puces M1 d’Apple. Le travail est bien en cours, mais il faut pour l’instant se contenter de Rosetta 2, dont les performances sont jugées satisfaisantes. Pour rassurer tout de même les développeurs dans l’attention d’un fonctionnement natif de Visual Studio, Microsoft précise que les tests actuels sur un Big Sur 11.2 (qui apportait des correctifs liés au support de .NET Core) se déroulent bien.

Dynamics 365 et la plateforme Power, le nouveau langage Power FX

Dynamics 365, la solution ERP (enterprise resource planning) et CRM (customer relationship management) maison, reçoit une nouvelle application, nommée Intelligent Order Management.

L’application est de type SaaS, basée sur des règles et utilise le machine learning pour ajuster plus facilement et modifier les flux de commande en se basant sur des exceptions, ainsi que pour proposer des recommandations. IOM sera proposée d’abord sous forme de préversion en avril et viendra en complément des anciens systèmes ERP.

Inévitablement, l’intégration avec Teams sera renforcée, pour presque tous les composants de Dynamics 365, dont Ventes, Marketing, Service client, Commerce et Ressources humaines. Marketing recevra d’ailleurs en avril de nouvelles capacités de personnalisation de l’expérience client basées, une fois encore, sur l’intelligence artificielle.

La Power Platform, dédiée aux créations d’applications centrées sur la donnée, accueille de son côté un langage dédié, nommé Power FX. Low-code et open source (licence MIT), il s’inspire des formules d’Excel et a pour mission d’exprimer la logique sur la plateforme. Il était déjà utilisé par Microsoft pour les Power Apps. Selon l’éditeur, il permet un développement complet et la collaboration entre équipes, sans fossé entre no-code et pro-code.

Toutes les opérations de données y sont asynchrones, sans besoin donc pour l’utilisateur de le spécifier. La syntaxe et les fonctions sont identiques pour toutes les données, qu’elles soient locales ou distantes. Les tables de données sont différentes mais liées par des relations, l’utilisateur pouvant se servir d’une simple notation par point pour accéder à l’ensemble du graphique.

Power Fx reprend notamment l’une des caractéristiques phares d’Excel, à savoir un environnement dynamique et toujours actif. Modifier une formule affiche en effet immédiatement un résultat. Plus globalement, toute modification est propagée à l’ensemble de la feuille. Power Fx intègre donc un compilateur incrémentiel permettant une mise à jour progressive des formules sans perturber le fonctionnement de l’application.

L’aspect low-code vient de la manière dont Power Fx est mis en mouvement au sein des Power Apps : exactement comme on manipule des données sous Excel. On peut ainsi passer par les fonctions intégrées, Excel affichant en haut la formule alors créée automatiquement. Même principe donc avec Power Fx, à la différence qu’il est possible de s’immerger dans le code. Les canevas constitutifs d’une Power App ont donc un équivalent « plein code » qui peut alors être édité dans Visual Studio (classique ou Code).

Le langage a pour mission finalement de compléter l’approche des briques Power Apps, comme une flue malléable et autorisant une personnalisation beaucoup plus poussée des fonctions. Microsoft semble particulièrement fière de sa création, qu’elle assure être « pour tous ».

L’éditeur a présenté d’autres nouveautés pour sa Power Platform, notamment des capacités supplémentaires pour les Virtual Agents, une nouvelle fois dopés à l’IA, tout particulièrement à destination des bots de conversations. Deux domaines sont surtout visés : la détection des chevauchements de sujets entre plusieurs conversations et les suggestions de sujets basées sur les transcriptions d’anciennes discussions.

La version Premium de PowerBI s’enrichit elle aussi de plusieurs capacités. D’abord une plus grande flexibilité dans la facturation, qui peut maintenant se faire en fonction du nombre d’utilisateurs ou selon la capacité souhaitée. Le traitement est également plus rapide, jusqu’à 16 fois plus selon Microsoft. La mise à l’échelle automatique est enfin de la partie, avec de la capacité ajoutée dynamiquement selon les besoins. Enfin, de nouveaux de gestion des coûts devraient permettre une plus grande cohérence, grâce à des indicateurs d’activité.

Universal Print disponible pour l’ensemble des clients Microsoft 365

Ce service, qui vise à en finir avec les serveurs consacrés à la seule impression, avait été présenté en mars de l’année dernière. En juillet, une préversion était disponible. Il aura fallu finalement dû attendre cette semaine pour que la version finale soit accessible à  tous les clients Microsoft 365.

L’idée est simple : une architecture et un service commun référençant les imprimantes connectées au réseau de l’entreprise, pouvant y accéder selon ses droits, le tout sans serveur ni pilote. Mais pour être précis, les fonctions de serveur ont « simplement » été déplacées dans le cloud (Azure). Une console permet aux administrateurs de gérer l'ensemble des périphériques.

Il est néanmoins recommandé d’utiliser des imprimantes conçues pour Universal Print. Si au départ le seul partenariat annoncé était avec Canon, les constructeurs proposant des modèles compatibles sont nettement plus nombreux un an plus tard : Brother, Canon, Epson, HP, Konica Minolta, Lexmark, Toshiba, Ricoh et Xerox.

Une préversion pour Windows Server 2022

Ceux qui suivent de près l’évolution de la branche Long-Term Servicing Channel (LTSC) savaient déjà que cette préversion était imminente. La préversion de la prochaine mouture au support allongé était en effet nommée Server 2022 depuis quelques semaines.

La différence cette fois est que la préversion fournie est en quelque sorte une bêta avancée : toutes les fonctions sont là. Une grande partie des nouveautés est liée à la sécurité, avec un renforcement des protections du noyau et des composants principaux, un Windows Defender System Guard toujours plus présent et d’autres capacités basées sur la virtualisation. Les connexions HTTPS sont promises comme plus rapides et plus sécurisées, et un chiffrement AES 256 est disponible pour SMB.

La build fournie est estampillée 20298. Si aucun bug important n’est trouvé, il s’agirait alors de celle présentée comme finale et donc disponible auprès des clients.

Enfin, puisque l’on parle de Windows, sachez que rien ou presque n’a été dit sur les évolutions du système côté client. Si l’on en croit le responsable Panos Panay, il n’est pas impossible qu’un évènement spécifique soit consacré au système, puisque l’année 2021 devrait être particulièrement importante, entre la version 10X attendue au printemps et le renouvellement de l’interface prévu pour la mouture 21H2 cet automne.

Rappelons que cet article sera suivi d’un autre centré sur le cloud et la sécurité.

Amazon : premier magasin Fresh sans contact hors des États-Unis

8 mars 2021 à 09:17

Les boutiques Fresh sont des magasins alimentaires dans lesquels on entre, on se sert et on sort sans passer par une caisse et encore moins une file d’attente. Si 25 avaient déjà ouvert aux États-Unis depuis 2018, c’est la première fois qu’Amazon en ouvre un en Europe, à Londres.

Basée sur le modèle Go, la boutique a été officiellement ouverte jeudi, avec toujours la même promesse : ne pas attendre. Une fluidité qui se fera au prix de caméras observant tout ce qui est fait dans le magasin, les images étant stockées pendant 30 jours pour l’amélioration des techniques de détection.

Car les magasins Amazon Go reposent avant tout sur le machine learning. Tout ce que le client a à faire, c’est scanner son smartphone sur une borne à l’entrée. Les produits comptabilisés seront automatiquement débités de la carte bancaire associée au compte Amazon en sortant.

Un email contenant la liste des courses et la facture est envoyé peu après. L’entreprise est sûre d’elle : sa technologie fonctionne si bien que les clients n’auraient pas besoin de vérifier le détail des achats.

Quant aux produits vendus, ils le sont pour la plupart sous sa propre marque « by Amazon ». On y trouve de nombreux plats déjà cuisinés, mais aussi des ingrédients de base comme le lait et les œufs. Certains produits appartiennent à une gamme premium nommée « Notre sélection ». D’autres proviennent d’enseignes tierces comme Morrisons et Booths. 

Le CNNum explique son virage académique

8 mars 2021 à 09:17

Interviewés par Acteurs Publics, les deux nouveaux coprésidents du Conseil national du numérique (CNNum) expliquent l’orientation donnée à l’instance consultative par la nécessité de « marquer une pause » afin de réfléchir aux profondes transformations que la révolution numérique embarque avec elle dans l’ensemble de la société.

Après s'être focalisé sur le développement économique, les start-ups et la FrenchTech, les questions au sujet du numérique « ont évolué vers des enjeux autour des travailleurs des plates-formes, de la protection des données, de l’inclusion », précise Françoise Mercadal-Delasalles, directrice générale du Crédit du Nord. « C’est cette évolution qui nous a conduits à vouloir regarder le numérique non pas comme un sujet technologique ou économique, mais avant tout comme un sujet social et sociétal ». 

Il s'agirait rien moins que de « redonner du sens au numérique (et) de vérifier que cette marche en avant accélérée qu’est la révolution numérique ne dessert pas l’humanité et la planète ».

« Plutôt que de recopier bêtement ce que fait toute la planète dans le numérique, il conviendrait de marquer une pause pour réfléchir à cet autre modèle de développement du numérique que défend l’Union européenne, alors que, dans les faits, elle n’arrête pas de se comparer aux États-Unis et de vouloir leur courir après », renchérit Gilles Babinet.

Interrogé au sujet de la composition du nouveau CNNum qui, relève Acteurs Publics, « laisse peu de place aux entrepreneurs, aux techniciens, aux développeurs, à ceux qui font le numérique, et beaucoup plus à divers chercheurs en sciences humaines », Babinet trouve la critique « assez injuste, car elle postule que le débat sur le numérique serait un débat de classe, qui n’appartiendrait qu’aux experts. Si l’on avait chargé les constructeurs de pneus, d’automobiles, de haut-fourneaux, etc., de définir le monde à venir pendant la seconde révolution industrielle, je ne suis pas certain qu’ils auraient inventé l’école publique ou la sécurité sociale ».

« Il se trouve que l’urgence aujourd’hui est de réfléchir aux impacts du numérique, et ce n’est pas le travail des informaticiens ou des chefs d’entreprise, qui sont, eux, dans l’action », précise Françoise Mercadal-Delasalles.

IPO or not IPO pour OVHcloud ? Octave Klaba a « pris une décision »

8 mars 2021 à 09:17

L'entrepreneur est connu pour défendre le financement de la croissance par les crédits bancaires et l'investissement en propre plutôt que par une introduction en bourse, notamment pour éviter une dissolution et une perte de contrôle. 

Une position qui ne fait pas forcément les affaires de tout le monde, notamment de ceux ayant investi dans l'espoir d'une plus-value à travers un « exit » favorable.

Cela fait des mois que la question d'une entrée en bourse d'OVHcloud se pose, sans qu'une décision définitive ne soit prise. C'est désormais le cas, assure Octave Klaba. Reste à savoir laquelle.

Bêta du Full Self-Driving : Tesla double le nombre de places et prévoit de les multiplier par 10

8 mars 2021 à 09:17

C’est évidemment via un Tweet qu’Elon Musk annonce la nouvelle. La version 8.2 du « firmware » de la voiture double le nombre de participants et la mouture 8.3 devrait permettre de les multiplier par 10.

Elon Musk prévient : « Soyez toujours prudent, mais ça devient mature ». Il s’agit pour rappel d’une phase bêta, à utiliser en connaissance de cause… d’autant plus avec une voiture entre les mains.

Visual Studio Code 1.54 apporte le support des puces Apple Silicon

8 mars 2021 à 09:17

Alors que le Visual Studio pour Mac aura besoin d’encore un peu de temps pour prendre en compte les puces M1 d’Apple, la version Code est déjà prête. 

La mouture 1.54 pour Mac devient une application universelle pouvant fonctionner nativement sur les modèles Apple Silicon. Elle n’a donc plus besoin de Rosetta, avec de meilleures performances et une plus grande autonomie à la clé. Notez pour ceux qui souhaitent économiser de la place que Microsoft propose des téléchargements spécifiques à chaque architecture et plus légers. Sur un Mac M1, on passe ainsi de 166 à 100 Mo.

Parmi les autres améliorations, on note un renfort de l’accessibilité (navigation entre les mots et rôles pour les vues et boutons), la restauration des processus du terminal au rechargement de la fenêtre, des packs Product Icon Themes, la comparaison des changements entre plusieurs entrées de l’historique Git, le rechargement automatique des notebooks ou encore une extension Brackets permettant de préserver les raccourcis clavier dans Visual Studio Code.

La France Insoumise veut un moratoire sur le déploiement de la 5G

8 mars 2021 à 09:17

Dans le cadre du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, les députés de la France Insoumise réclament « un moratoire sur le déploiement du réseau 5G ». 

« Il ne pourra être relancé qu’à la condition d’un avis favorable de la population française, résultant d’une consultation nationale menée à travers tout le territoire français pendant au moins un an », exposent les députés. 

« à qui donc profite la 5G ? » se demandent-ils. « Le débat manque sur le sujet et les conflits d’intérêts sur les perspectives économiques colossales de la 5G pour les opérateurs ne sont pas dissimulés. Or, pour chacun des usages de la 5G évoqués, d'autres technologies existent déjà et suffisent ». Ils citent la 4G, le wifi, la fibre. 

« Selon le gouvernement toujours, la 5G permettrait d’éviter la saturation des réseaux 4G. Une telle généralité n'a aucun sens et dépend des territoires. Il y a donc matière à s’interroger sur l’utilité d’une telle technologie aux effets indésirables nombreux ».

« De très nombreux Français n'ont pas un accès internet de bonne qualité voire pas accès à internet du tout. Il s'agit là aussi d'un objectif prioritaire sur le déploiement de la 5G », ajoutent-ils.

« Une autre conséquence de la 5G sera le renforcement de la collecte des données personnelles. Les objets connectés constituent autant d'espions dans notre vie pour de la publicité ciblée et de la propagande, ce que nous refusons ». Ils épinglent aussi des conséquences « très dommageables » pour l’environnement, considérant que « la 5G induira une augmentation de la consommation ».

Les failles Microsoft Exchange auraient permis de pirater des « centaines de milliers » de serveurs

8 mars 2021 à 09:17

Au moins 30 000 organismes américains (dont un nombre important de petites entreprises, villes et gouvernements locaux) ont été piratés ces derniers jours par une unité chinoise de cyberespionnage « inhabituellement agressive », révèle KrebsOnSecurity.

Le 2 mars, Microsoft avait publié des mises à jour de sécurité d'urgence pour combler quatre failles 0-day dans les versions d'Exchange Server 2010 à 2019 que les pirates utilisaient activement pour siphonner les communications par courrier électronique.

S'exprimant sous couvert d'anonymat, deux experts en cybersécurité – qui ont informé les conseillers américains de la sécurité nationale de l'attaque – ont déclaré à KrebsOnSecurity que le groupe de piratage chinois présumé responsable avait pris le contrôle de « centaines de milliers » de serveurs Microsoft Exchange dans le monde.

Microsoft a déclaré que les failles d'Exchange étaient ciblées par une équipe de piratage opérant depuis la Chine – surnommée « Hafnium » – et déclaré que le groupe avait mené des attaques ciblées sur des systèmes de messagerie utilisés par de nombreux secteurs industriels, y compris des chercheurs en maladies infectieuses, des cabinets d'avocats, établissements d'enseignement, marchands d'armes, think tanks politiques et ONG.

Steven Adair, le président de Volexity, la société qui a identifié les vulnérabilités, estime que « même si vous avez mis à jour les correctifs, il y a toujours de fortes chances qu'il y ait un shell Web sur votre serveur. La vérité est que si vous exécutez Exchange et que vous n’avez pas encore corrigé cela, il y a de très fortes chances que votre organisation soit déjà compromise »

Des chercheurs en sécurité ont publié plusieurs outils pour détecter les serveurs vulnérables. L'un d’entre eux, un script de Kevin Beaumont de Microsoft, est disponible sur Github.

Mars : premiers tours de roue pour Perseverance, ExoMars 2022 « fait un tour de manège »

8 mars 2021 à 09:17

Arrivé récemment sur la planète rouge, le rover procède à des tests et vérifications de ses systèmes avant de se lancer à la recherche de traces de vies passées. Une étape vient d’être franchie : il a roulé sur une distance de 6,5 mètres. 

Ce trajet s’est découpé en deux morceaux : 4 mètres, un virage à 150° et 2,5 mètres. On peut ainsi voir les traces laissées par le rover dans la poussière. La NASA annonce qu’il pourra par la suite faire des trajets de 200 mètres au plus lorsqu’il sera en pleine phase d’exploitation scientifique. 

De son côté, l’ESA parle d’ExoMars qui a été décalée à 2022 (au lieu de 2018 puis 2020). La mission « au complet – soit le module de transfert, le module de descente, la plateforme de surface nommée Kazachok et le rover Rosalind Franklin – a effectué des "tests de rotation" essentiels en vue de son voyage vers Mars ».

Le but est de vérifier que l’ensemble tiendra le choc durant les longs mois du voyage. Le jumeau terrestre du rover Rosalind Franklin « a effectué pour la première fois des essais d’activités scientifiques, dont la collecte d’échantillons de forage et de l’imagerie en gros plan ».

Edge : vers une base de code unifiée, une version Xbox chez les testeurs

8 mars 2021 à 09:17

Durant sa conférence Ignite, Microsoft a fait une intéressante session sur Edge (repérée par un utilisateur de Reddit) et sa volonté de proposer à terme une même base de code pour les versions desktop, Android et iOS.

Le code est pratiquement déjà le même pour Linux, macOS et Windows, mais les éditions mobiles utilisent un socle nettement plus ancien. Car si le dernier Edge pour ordinateurs est en version 89, la mouture Android est par exemple toujours basée sur la version 77.

Actuellement, tout ajout de fonctionnalité doit être réalisé trois fois. Avec l’unification prévue, le développement avancerait plus vite et les versions mobiles seraient donc beaucoup moins en retard. Précisons que la version iOS gardent son moteur WebKit, puisque les règles de l’App Store stipulent qu’aucun navigateur ne peut embarquer son propre moteur de rendu.

La différence serait de fait surtout sensible sur Android, car Microsoft a implémenté depuis plusieurs mois des améliorations de performances ou visant à réduire la consommation d’énergie, comme les récents onglets « dormants ».

Microsoft travaillerait sur cette unification depuis environ un an. L’éditeur prévoit de lancer une bêta pour Android et iOS dans les « mois à venir ».

Parallèlement, un petit groupe de testeurs Xbox Insiders reçoit actuellement la première préversion d’Edge Chromium pour la console (versions One et X|S). Il était temps, car l’ancien Edge ne sera plus supporté dès demain (9 mars). Selon Windows Central qui note cette arrivée, le déploiement devrait suivre au cours des prochaines semaines.

Dreem change de PDG

8 mars 2021 à 09:17

Comme l’explique les Echos, Hugo Mercier et Quentin Soulet de Brugière assument leur choix : « Le premier, jeune PDG très présent dans les médias vient de quitter cette start-up spécialisée dans le sommeil. Le second, davantage tourné vers la communauté scientifique en ancien CTO, prend le relais et veut concrétiser le virage BtoB accéléré l'an dernier ».

Hugo Mercier explique être présent durant la phase de lancement et de recherche d’investisseurs. Il passe maintenant les commandes à son directeur technique alors que la société a entamé depuis un moment un virage vers les professionnels de la santé

#DiscoverESA : une visite virtuelle de l’Agence spatiale européenne

8 mars 2021 à 09:17

Le site permet de découvrir la « gamme complète des activités de l’ESA par l’intermédiaire d’une série de visites thématiques : Envoyer l’Europe sur la Lune, Améliorer la vie sur Terre, Construire les meilleurs outils, Protéger notre environnement, Sauvegarder les activités spatiales et Comprendre notre Univers ».

« #DiscoverESA vous offre la possibilité de visiter les huit sites de l’ESA répartis à travers l’Europe, y compris des zones réservées aux initiés qui ne pourraient pas être visitées d’une autre manière. La plupart de ces établissements n’ont encore jamais ouvert leurs portes au public, ce qui rend l’expérience d’autant plus spéciale », ajoute l’Agence spatiale. 

Redevance Copie privée interdite sur les biens reconditionnés : les amendements jugés irrecevables

8 mars 2021 à 09:17

Les amendements visant à interdire la redevance pour copie privée sur les biens reconditionnés (smartphones, tablettes, …) ont été déclarés irrecevables, car considérés comme des cavaliers législatifs.

Dans le cadre du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, cela concerne aussi bien les amendements déposés par le député Philippe Latombe que celui porté par Paula Forteza

Des députés veulent imposer l’affichage de l’impact carbone des vidéos en streaming

8 mars 2021 à 09:17

Des députés LR veulent que les sites diffusant des films et séries en streaming informent « le consommateur de l’impact carbone du visionnage de vidéo en ligne. ».

Cette information, qui évoluerait « selon le niveau d’affichage et de résolution » serait accompagnée de « conseils pour réduire la consommation ». 

« Le streaming de vidéo représente un domaine assez particulier : en forte augmentation (il a augmenté de 72.4 % entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019), il touche une grande partie de la population. Il représente par conséquent un médium d’intérêt pour la sensibilisation ».

Cet amendement a été déposé également par les députés Cédric Villani et Delphine Batho.

Canal Detox : la vitamine D est-elle efficace contre la Covid-19 ?

8 mars 2021 à 09:17

L’Inserm revient sur un sujet précis concernant la pandémie mondiale : « Certains estiment que la vitamine D aurait en effet un effet protecteur ».

L’institut ne peut pas l’affirmer de son côté car, pour l’instant « les données manquent encore sur le sujet ». Il cite des études sur le sujet : « Le National Institutes of Health aux États-Unis et la Société française de pharmacologie ont d’ailleurs fait passer ce message, précisant que les données disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’il existe un éventuel effet protecteur contre la maladie ».

Commission Copie privée : notre procédure CADA pour obtenir les enregistrements des séances

8 mars 2021 à 09:17

Cette instance publie régulièrement des comptes rendus de ses travaux, sauf que ceux-ci ne sont pas des verbatims, mais de simples « relevés synthétiques ».

Ces relevés mentionnent « les positions exprimées par les membres, incluant les propositions de rémunérations soumises au vote de la commission et les éléments utilisés pour le calcul desdites rémunérations », mais pas plus.

Entre les paroles prononcées et ces résumés, il peut y avoir un pont, voire des manques importants, dont la connaissance permettrait de mieux comprendre les rouages de cette instance.

Heureusement, dans la synthèse du 2 février 2021, on découvre que le secrétariat de la Commission procède à des enregistrements des échanges. Ces fichiers, bruts et exhaustifs ne sont toutefois pas disponibles sur le site du ministère de la Culture et les pages de la Commission Copie Privée. 

En conséquence, au titre du droit de communication, nous en avons sollicité la copie intégrale auprès de Jean Musitelli, président de la commission. 

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