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Hier — 26 juin 2022L'EnerGeek

G7 : la France plaide pour un prix maximum du pétrole

26 juin 2022 à 17:12
G7 : la France plaide pour un prix maximum du pétrole

Les dirigeants des pays du G7 sont réunis jusqu’à mardi en Allemagne. Sans surprise, les prix de l’énergie sont au coeur des discussions. Et les pays membres doivent en particulier discuter de mesures pour mieux encadrer les prix du pétrole. Dans un contexte toujours aussi instable, la France plaide pour la mise en place d’un prix maximum du pétrole. Une solution loin de faire l’unanimité.

La crise de l’énergie s’invite au programme du G7

Ce sera le sujet incontournable du sommet du G7 en Allemagne : la crise de l’énergie n’en finit pas. Et pour l’instant, les dirigeants peinent à mettre en place des solutions alternatives pérennes. La sécurité de l’approvisionnement et l’envolée des prix inquiètent les consommateurs de tous les pays. Or, les différents gouvernements ont mis en place des mesures temporaires en faveur du pouvoir d’achat. Mais certains états réclament désormais des mesures plus durables.

En matière du contrôle des prix du pétrole, la France plaide pour un encadrement plus strict. Son idée : la mise en place d’un prix maximum au niveau des pays producteurs de pétrole. L’Elysée a présenté son idée d’un prix maximum du pétrole dimanche 26 juin, en marge du G7. Pour Paris, il s’agit d’une priorité pour lutter efficacement contre l’envolée des prix de l’essence. “C’est ce qu’il faut qu’on réengage dans la discussion avec l’Opep+, et avec tous les producteurs de pétrole du monde”.

Pour que la mesure entre en vigueur, il faudrait que l’Opep+ s’engage à ne pas dépasser un prix plafond pour le pétrole. Et que ce prix soit acceptable pour les pays du G7. Mais encore faut-il que tous les pays se mettent d’accord sur cette mesure.

Les Etats-Unis favorables à un prix maximum du pétrole chez les pays consommateurs

Washington aussi est favorable à un prix plafond du pétrole. Mais l’administration américaine défend une proposition différente. Elle souhaite que le prix maximum du pétrole soit fixé au sein de chaque état. Ce serait donc les pays consommateurs, et non les pays producteurs de pétrole, qui décideraient de cette mesure.

Pour la Maison Blanche, cette mesure devient d’autant plus urgente que l’administration démocrate fait face à la gronde américaine face à l’envolée des prix de l’énergie. Le président Joe Biden est critiqué dans son propre camp pour ses mesures jugées insuffisantes. La semaine dernière, le président américain a annoncé la suspension temporaire de la taxe fédérale sur les prix de l’essence. Un geste qui ne semble pas être suffisant pour apaiser les inquiétudes des consommateurs américains.

Mais pour concrétiser la mesure proposée par les Etats-Unis, il faudra d’abord convaincre les autres pays membres du G7. Or, les discussions annoncées pour aujourd’hui et demain risquent de s’avérer compliquées. Paris défend l’idée d’un plafonnement de la part des pays producteurs. Et l’Allemagne juge qu’une mesure état par état sera trop complexe à mettre en oeuvre. Il n’est donc pas certain qu’une décision soit prise à la fin de ce sommet du G7.

Paris veut anticiper l’hiver 2022

En l’état actuel, il est difficile de dire si les pays du G7 parviendront à une stratégie alignée sur l’encadrement du prix du pétrole. De plus, le pétrole n’est pas la seule source d’énergie qui nécessiterait un meilleur encadrement. Le gaz est également concerné par la hausse des prix. Et pour l’instant, les discussions ne sont pas ouvertes pour mettre en place un prix plafond sur le gaz.

Paris n’a pas attendu les décisions du G7 pour anticiper sur ses futurs besoins en énergie. Dès à présent, l’Elysée souhaite envisager plusieurs solutions pour couvrir les besoins en énergie de l’hiver prochain. Dimanche 26 juin, le ministère de la transition écologique et solidaire a ainsi confirmé le redémarrage “à titre conservatoire” de la centrale à charbon de Saint-Avold, fermée en mars dernier.

La mesure risque de faire bondir les mouvements écologistes. Elle illustre surtout le besoin d’agilité et de diversité des sources d’approvisionnement énergétiques. Le gouvernement français veut faire de la sécurité de l’approvisionnement énergétique une priorité. Entre la crise en Ukraine et la question de la disponibilité du parc nucléaire, le charbon s’impose comme un joker qui pourrait s’avérer bien utile pour passer l’hiver.

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À partir d’avant-hierL'EnerGeek

Etats-Unis : la hausse des prix de l’essence ébranle la Maison Blanche

23 juin 2022 à 17:53
Etats-Unis-energie

Tout comme l’Europe, les Etats-Unis ne sont pas épargnés par la hausse des prix de l’essence. L’inquiétude gagne du terrain parmi les consommateurs qui payent désormais près de 5 dollars leur galon d’essence. La situation critique se fait sentir à la Maison Blanche, où le président Biden doit tenir compte de la gronde des consommateurs tout en ménageant l’industrie pétrolière.

Hausse des prix de l’essence : suspension de la taxe fédérale aux Etats-Unis

Le président Joe Biden fait face à l’inquiétude grandissante de ses concitoyens en matière d’énergie. Les Etats-Unis sont frappés de plein fouet par la hausse des prix de l’essence. En 2021, le prix de gallon si situait à 3 dollars. Au début du mois de juin, il a franchi la barre des 5 dollars. Désormais légèrement redescendu à 4,968 dollar, le prix de l’essence demeure une préoccupation pour les consommateurs aux Etats-Unis.

Face à l’inquiétude générale, le président Biden a décidé de réagir. Mercredi 22 juin, la Maison Blanche a annoncé une suspension temporaire de la taxe fédérale sur les carburants. Pendant 90 jours, le gouvernement fédéral suspendra la taxe de 18 cents par gallon d’essence. Mais les consommateurs verront-ils vraiment la différence ? Joe Biden a appelé les distributeurs à ne pas profiter de cette baisse temporaire des taxes pour augmenter leur marge.

Dans le même temps, le président démocrate a encouragé les états à suspendre eux aussi leurs taxes sur l’essence. En moyenne, chaque état collecte une taxe de 30 cents par gallon. Une taxe qui s’ajoute à la taxe fédérale.

Les raffineries américaines à la rescousse ?

Joe Biden a aussi lancé un appel aux raffineries américaines. Depuis le second semestre 2021, l’industrie pétrolière américaine profite pleinement du rebond économique. La reprise de l’activité lui a permis de renouer avec des bénéfices considérables. Et la Maison Blanche estime qu’il est temps de faire un geste.

Le président démocrate a évoqué la possible réouverture de plusieurs raffineries sur le territoire. Le président démocrate a appelé Shell, BP, Exxon Mobil, Valero ainsi que Marathon à prendre des “mesures immédiates” pour augmenter la production d’essence et de gasoil sur le territoire américain. Mais l’idée semble difficilement réalisable : la fédération de l’industrie pétrolière américaine estime que les raffineries fonctionnent déjà à 94% de leurs capacités.

Mais pour Jennifer Granholm, la ministre de l’énergie, une autre piste est envisageable. La ministre plaide pour la réouverture de plusieurs sites. “Nous savons que six raffineries ont fermé depuis 2020 et nous voulons leur demander : est-il possible d’en remettre une partie en route, d’accroître la production ?”

D’après les estimations communiquées par la Maison Blanche, les efforts cumulés des pouvoirs publics et du secteur privé pourrait enrayer la hausse des prix de l’essence aux Etats-Unis. Encore mieux : la suspension temporaires des différentes taxes et l’augmentation de la production domestique permettrait de faire passer le prix du gallon d’essence sous la barre des 4 dollars.

Réunion exceptionnelle avec le secteur pétrolier et rendez-vous du G7

Jeudi 23 juin, les représentants de l’industrie pétrolière américaine sont conviés à la Maison Blanche. La ministre de l’énergie les reçoit pour évoquer des solutions au problème actuel des prix de l’essence. Une réunion qui s’annonce particulièrement tendue. Plusieurs groupes pétroliers se sont déjà insurgés contre les attaques de la Maison Blanche à leur encontre, notamment la dénonciation de leurs profits. Une tension encore renforcée par les dissensions au sein du parti démocrate, qui juge les mesures prises par Joe Biden trop faibles au regard de la situation d’urgence.

Mais un autre rendez-vous attend le président américain. En fin de semaine, il doit participer au G7 en Allemagne. Les discussions porteront en priorité sur la crise ukrainienne et ses conséquences sur le plan énergétique.

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1e trimestre 2022 : l’énergie solaire poursuit sa progression en France

22 juin 2022 à 16:00
1e trimestre 2022 : l'énergie solaire poursuit sa progression en France

Le 27 mai dernier, le ministère de la transition écologique a publié les derniers chiffres des énergies renouvelables. Sur le premier trimestre 2022, l’énergie solaire a affiché une belle progression en France. Certes, le rythme de raccordement des nouvelles installations est moins soutenu que prévu. Mais la production d’électricité d’origine solaire connait une forte progression sur le début d’année.

Energie solaire : moins de raccordements en France sur le 1e trimestre 2022

D’après les chiffres publiés en mai dernier, la puissance du parc solaire photovoltaïque atteint désormais 14,6 GW en France. Sur le premier trimestre 2022, l’Hexagone a pu compter sur le raccordement de 484 MW supplémentaires. Un chiffre qui est largement inférieur à ce qu’il était sur la même période en 2021. L’année dernière, la France avait raccordé 736 GW.

D’après l’analyse du ministère de la transition écologique, le décalage repose sur une répartition différente entre petites et grosses installations photovoltaïques. “Ce ralentissement de la puissance nouvellement raccordée s’explique par une proportion moins élevée de raccordement de centrales de fortes puissances ce trimestre.” En effet, les nouvelles installations de solaire photovoltaïques raccordées en France sont pour la plupart peu puissantes. 86% des nouvelles unités affichent une puissance inférieure à 9 kW. Les installations puissantes (plus de 250 kW) représentent moins de 1% des nouveaux raccordements.

Comment expliquer un tel décalage ? L’analyse du ministère ne rentre pas dans les détails. Mais sur l’année 2020, plusieurs projets de raccordement avaient été repoussés à cause de la crise sanitaire. Et ils ont été raccordés en priorité en début d’année 2021. Ce qui explique la vague solaire de l’année passée et permet de relativiser les chiffres du solaire pour ce premier trimestre 2022.

L’énergie solaire en France : 4 régions clés

Sans surprise, quatre régions se distinguent en ce qui concerne les nouveaux raccordements d’installations solaires sur la période du premier trimestre 2022. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur pèsent à elles seules 65% de la puissance nouvellement raccordée. Dans le détail, les nouveaux raccordements représentent en puissance installée : 1 599 MW pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, 3 525 MW pour la Nouvelle-Aquitaine, 2 791 MW pour l’Occitanie et 1 755 MW pour la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Plus que jamais, la division entre régions du sud et régions du nord se fait sentir pour le développement de l’énergie solaire en France. Si la région Grand-Est s’approche du seuil des 1 000 MW, les autres régions sont loin derrière. L’Île-de-France n’atteint ainsi que 211 MW, le Centre-Val de Loire 708 MW, et la Bourgogne-Franche-Comté 494MW.

La France exploite-t-elle bien son potentiel solaire ?

Le découpage nord-sud des derniers raccordements d’installations solaires photovoltaïques relancent le débat. La France doit-elle en faire plus pour déployer l’énergie solaire sur l’ensemble de son territoire ?

D’après l’ADEME, l’irradiation solaire annuelle de la France est de 1 274 kWh/m2 en moyenne sur l’ensemble du territoire. Evidemment, les conditions d’ensoleillement sont nettement plus propices au sud de la Loire. Toutefois, les régions du centre offrent un potentiel solaire encore largement mésestimé. Le département de la Côte d’Or a ainsi entrepris de communiquer sur son taux d’ensoleillement annuel pour encourager les installations solaires photovoltaïques sur son territoire. La métropole de Dijon affiche par exemple une irradiation maximum de 3 860 Wh/m2. Et la ville de Beaune atteint une maximale à 3 940 Wh/m2.

A condition de prendre en compte cette variable d’ensoleillement, le département de la Côte d’Or est persuadé que les installations solaires de taille adéquate peuvent être rentables sur son territoire. Mais un coup de pouce local sera-t-il suffisant pour inverser une tendance énergétique en train de s’ancrer ?

Plus d’électricité solaire sur le réseau français

Malgré la baisse de rythme des raccordements et les fortes disparités territoriales, l’électricité d’origine solaire poursuit sur sa lancée. Sur le premier trimestre 2022, la production électrique d’origine solaire a atteint 3,2 TWh. C’est une hausse de 31% en comparaison avec le premier trimestre 2021. Le rapport du ministère souligne que cette électricité verte issue de l’énergie solaire a couvert 2,2% de la consommation électrique nationale.

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Le nucléaire ne fonctionne pas en cas de canicule : info ou intox ?

21 juin 2022 à 15:24
nucléaire canicule info intox

Le fonctionnement des centrales nucléaires n’est que très peu affecté en cas de canicule. Et lorsque leur puissance est modulée à la baisse, c’est avant tout par souci de préservation de l’environnement. Explications.

C’est la plus grande centrale nucléaire des Etats-Unis. Palo Verde est exploitée par Arizona Public Service, au beau milieu du désert, non loin de la ville de Phoenix. Autre particularité, et non des moindres, c’est aussi la seule des Etats-Unis à ne pas avoir été installée à proximité d’un fleuve ou d’un littoral. Elle est équipée de trois tours aéroréfrigérantes à tirage mécanique par réacteur et utilise, pour son refroidissement, des eaux en provenance de Phoenix. Aux Émirats arabes unis aussi, on a fait le choix d’installer la première centrale nucléaire du monde arabe en plein désert, à Barakah. 

Centrale nucléaire et canicule sont-elles incompatibles ?

Ces deux centrales sont installées au cœur du désert et pourtant, elles sont opérationnelles. Contrairement à une idée reçue, les centrales nucléaires peuvent tout à fait fonctionner sous de fortes chaleurs. Récemment, c’est Jean-Luc Mélenchon, leader de la Nupes, qui soutenait le contraire au micro de France Bleu. « Il se trouve que le nucléaire ne fonctionne pas quand il fait chaud. »   

Derrière cette croyance se cache une crainte : que les fleuves asséchés par les canicules ne soient plus en mesure de refroidir les réacteurs et que la sécurité des centrales soit mise en péril. Le débit des fleuves diminuant en période de canicule, l’eau chauffera davantage. Et si les centrales prélèvent l’eau pour leur système de refroidissement, les rejets chauffés de plusieurs degrés par les condenseurs peuvent perturber les écosystèmes locaux. D’autant plus si le débit est plus faible et donc la dilution moins efficace. C’est pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a fixé des seuils de température à ne pas dépasser, et ce, pour chaque centrale. Certaines, plus particulièrement dans le Sud, sont donc amenées à limiter leurs productions en cas de fortes chaleurs.C’est pourquoi EDF peut parfois prendre la décision de procéder à une réduction de la production de ces centrales, comme à Saint-Alban près de Lyon, il y a quelques jours, lorsque le débit du Rhône est descendu à 330 m3/seconde par endroit. 

De nombreux articles de presse traitent en été de la mise à l’arrêt de certaines centrales, établissant un lien de corrélation direct entre la hausse des températures et la sûreté des installations. Pourtant, la vague de chaleur qui a frappé la France  la semaine dernière n’a conduit à l’arrêt d’aucun des 56 réacteurs que compte le parc nucléaire français. Si 27 d’entre eux sont effectivement à l’arrêt, c’est pour d’autres raisons : 12 rencontrent des problèmes de corrosion ; 15 sont en maintenance.

Préserver la faune et la flore

Les centrales nucléaires sont toutes équipées d’une seconde prise d’eau pour refroidir le réacteur en cas de panne du système central. En cas de canicule, ce n’est pas leur sécurité qui est en jeu, mais le respect de mesures règlementaires visant à préserver la faune et de la flore. Quel est l’impact des baisses de puissance liées à la chaleur ? Le Point rapporte dans un article publié le 17 juin dernier que « les pertes de production liées à la chaleur ont représenté 0,3 % du total d’électricité nucléaire produite ces vingt dernières années. Lors de la canicule de 2003, ces pertes ont représenté 1,2 % de la production. » 

Tout porte à croire que ces périodes à régimes réduits seront plus fréquentes dans les prochaines années, à mesure que le réchauffement climatique s’accélère. Mais les centrales nucléaires sont a priori équipées pour pallier tout risque, font valoir les acteurs du secteur. Les réacteurs en bord de mer ou proches des fleuves à large débit fonctionnent en circuit ouvert. L’eau qu’ils prélèvent est ensuite directement rejetée dans des volumes suffisamment importants pour que cette eau réchauffée par la centrale n’impacte pas la faune et la flore, et donc sans qu’il soit nécessaire de limiter le fonctionnement en cas de forte chaleur, sauf exception. 

Pour les centrales nucléaires en bord de fleuve et de rivières à faible débit, c’est légèrement différent. Celles-ci fonctionnent en circuit fermé. De très petites quantités d’eau (généralement 2 m3) sont prélevées, car c’est principalement l’air qui est utilisé pour refroidir les tours aéroréfrigérantes. L’échauffement des fleuves est alors de l’ordre de « quelques dixièmes de degrés », affirme Cécile Laugier, directrice de la production nucléaire en charge de l’environnement chez EDF, interrogée par Le Point.

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La SNCF renforce son partenariat avec l’ADEME

20 juin 2022 à 17:11
La SNCF renforce son partenariat avec l'ADEME

La compagnie ferroviaire et l’agence nationale viennent de signer, le 13 juin dernier, un renforcement de leur partenariat. Une réponse directe aux enjeux toujours plus pressants en matière de mobilité durable. Ensemble, la SNCF et l’ADEME vont travailler à mettre sur les rails le futur du réseau ferroviaire français.

Partenariat étendu entre la SNCF et l’ADEME

“La transition écologique ne se fera pas sans le ferroviaire et celui-ci se doit d’être à la hauteur des enjeux tant en termes de services innovants que de réduction des impacts écologiques.” Le communiqué conjoint résume bien l’enjeu du partenariat renforcé entre la SNCF et l’ADEME.

Depuis plusieurs années déjà, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie épaule la SNCF dans sa transition énergétique. Elle participe à la réflexion sur la refonte stratégique. Et elle partage son expertise pour répondre aux problèmes techniques précis de la SNCF, notamment en matière d’approvisionnement en énergie.

Une mission en 5 axes

Dans le détail, l’ADEME va accompagner la SNCF sur cinq chantiers majeurs. Et l’échéance est pressante : la SNCF entend conclure ce travail de recherche et développement en 2023.

Il s’agit en priorité d’accélérer sur la stratégie d’adaptation de la SNCF. Le groupe ferroviaire veut notamment gagner en efficacité dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Le second volet vise à identifier et expérimenter “de nouvelles pratiques de mobilités dans les territoires”. La SNCF souhaite en particulier améliorer le maillage entre les gares pour assurer le transport des usagers.

La SNCF attend aussi de l’ADEME qu’elle l’aide dans sa transition énergétique. Economies d’énergies, intégration des énergies renouvelables et développement de l’économie circulaire sont au cœur des réflexions du groupe ferroviaire. Et il souhaite accroître les coopérations locales avec les agences régionales de l’ADEME pour avancer plus vite sur ces sujets.

Dernier point : la montée en compétence des métiers de la SNCF sur les sujets de la transition énergétique. La SCNF veut s’appuyer sur l’expertise de l’ADEME pour initier un programme de formations en interne. L’enjeu est de former les collaborateurs de la SNCF aux enjeux des métiers du rail de demain.

Câbles supraconducteurs en gare Montparnasse

Le renforcement du partenariat entre la SNCF et l’ADEME renforce encore l’implication de l’Agence dans la transition de l’écosystème ferroviaire français. Depuis 2021, l’ADEME est un soutien du Comité d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation Ferroviaires (CORIFER). A ce titre, elle a notamment investi dans le projet SuperRail. Ce dernier est en train de se concrétiser avec une première mondiale : le déploiement de câbles supraconducteurs sur le site de la gare Montparnasse, à Paris.

La SNCF investit dans ce projet de deux câbles pour relier la sous-station électrique de Vouillé aux caténaires des voies de Montparnasse. Ces deux câbles supraconducteurs seront déployés au printemps 2023. Leur point fort ? Ils permettront de transporter l’électricité avec des pertes plus faibles. Ils vont donc contribuer à améliorer l’impact environnemental du transport d’électricité. Par la même occasion, la SNCF compte sur cette technologie innovante pour sécuriser son réseau électrique en vue de l’augmentation du trafic ferroviaire.

Ce sera la première fois que des câbles supraconducteurs seront utilisés en France. Et ce sera la première fois dans le monde que de tels câbles seront utilisés pour équiper une gare.

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Gaz naturel russe : Gazprom met la pression sur l’Union européenne

17 juin 2022 à 11:43
gaz naturel russe gazprom met pression union europeenne - L'Energeek

Après avoir cessé de livrer les États et les sociétés de l’Union européenne refusant de payer en rouble, le géant gazier russe Gazprom a réduit, cette semaine, ses livraisons de gaz naturel à un grand nombre de ses autres clients européens, sous prétexte d’une avarie technique. Ce 16 juin 2022, son président, Alexeï Miller, a rappelé un principe simple : « Notre produit, nos règles ». De quoi faire craindre une prochaine rupture d’approvisionnement ?

Gazprom réduit ses livraisons de gaz vers l’Union européenne via Nord Stream

La Russie accentue la pression énergétique sur l’Union européenne. Depuis plusieurs semaines, Gazprom, le géant gazier d’état, a cessé de livrer tous les pays et sociétés refusant de payer en roubles, comme l’impose le Kremlin suite aux sanction européennes contre la Russie – successivement la Pologne, la Bulgarie, la Finlande, et les principaux opérateurs gaziers du Danemark et des Pays-Bas.

Cette semaine, Gazprom a commencé à réduire unilatéralement ses livraisons de gaz naturel vers d’autres clients européens, qui payent pourtant en roubles. Le groupe a commencé par réduire le débit du gazoduc Nord Stream de 60 % (qui achemine le gaz vers l’Allemagne), prétendument suite à un soucis avec des turbines de Siemens dans la station de compression de Portovaïa – alors que l’industriel allemand indique n’être au courant d’aucune avarie.

Puis c’est au tour du pétrolier italien Eni de voir ses importations réduites, d’abord de 15 % ce mercredi 15 juin, puis de 65 % ce 16 juin 2022. D’autres groupes gaziers européens, comme le français Engie et l’autrichien OMV, ont également confirmé, ce 16 juin 2022, une baisse des livraisons.

Concernant l’Italie, Gazprom a à nouveau justifié cette baisse par les problèmes de la station de Portovaïa. Ce storytelling a provoqué la colère de Berlin et de Rome. Le gouvernement allemand a ainsi dénoncé une « décision politique » et un « prétexte » de Moscou. Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a été encore plus loin : « Nous, l’Allemagne et d’autres (pays), pensons que ce sont des mensonges. Il y a en fait une utilisation politique du gaz, tout comme il y a une utilisation politique du blé ».

« Notre produit, nos règles »

Ce même jeudi 16 juin, Alexeï Miller, patron de Gazprom, n’a pas démenti, bien au contraire : dans une intervention au forum économique de Saint-Pétersbourg, il a multiplié les attaques frontales contre l’Union européenne. « Notre produit, nos règles. Nous ne jouons pas selon des règles que nous n’avons pas faites », a-t-il notamment lancé.

Il a également rappelé que « la Russie est un fournisseur d’énergie fiable pour les amis de la Russie » – comprendre : pas pour ses ennemis, donc pas pour l’Union européenne. Tout en continuant de prétendre qu’un manque de pièces de rechange pour les tribunes Siemens expliquait cette baisse des approvisionnement.

Il a d’ailleurs rappelé que les livraisons de GNL russe vers le marché Asie-Pacifique allait augmenter « dans un avenir très proche », compensant en volume les baisses de livraisons vers l’Europe.

Ce 15 juin 2022, Gazprom avait indiqué que les exportations vers les pays ne faisant pas partie de la Confédération des États indépendants, un groupe réunissant neuf anciennes républiques soviétiques, avaient baissé de 28,9% du 1er janvier au 15 juin par rapport à la même période l’an dernier. Mais, comme dans le même temps les prix du gaz naturel ont fortement augmenté, les revenus de la Russie n’ont pas été affectés, toujours selon Gazprom.

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Ukraine : l’AIEA est de nouveau connectée avec la centrale nucléaire de Zaporijjia

14 juin 2022 à 07:15
ukraine aiea nouveau connectee centrale nucleaire zaporijjia - L'Energeek

Depuis sa prise par l’armée russe, le 4 mars 2022, la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, n’avait plus de connexion avec l’extérieur. Depuis le 30 mai 2022, les serveurs de la centrale étaient même coupé de ceux de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), qui s’inquiétait de cette rupture et de ses conséquences sur la sécurité de la centrale. Mais, depuis ce 10 juin 2022, la connexion entre les serveurs de Zaporijjia et de l’AIEA est rétablie.

Connexion rétablie entre les serveurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia et ceux de l’AIEA

Le 4 mars 2022, l’armée russe s’empare de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, et y suspend tout moyen de communications, lignes téléphoniques, fax, mails. Le 30 mai 2022, la Russie coupe le lien de l’opérateur de téléphonie mobile ukrainien Vodafone avec Energodar, le site de la centrale, avec lequel l’AIEA a contrat de transmission de données.

Conséquence de cette rupture : les serveurs de la centrale, en particulier ceux gérant la surveillance des matières nucléaires, n’étaient plus reliés à ceux de l’AIEA, créant une situation hautement dangereuse en cas d’incident.

Mais, ce vendredi 10 juin 2022, l’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a annoncé que, « grâce aux efforts conjoints d’Energoatom et Vodafone », « la connexion entre les serveurs de surveillance des matières nucléaires du site et l’AIEA a été rétablie ».

La nouvelle a été confirmée ce 12 juin 2022 par l’AIEA, qui a affirmé que « le transfert des données » avait pu être restauré « aujourd’hui après une interruption technique de près de deux semaines ».

L’AIEA travaille à organiser dès que possible une visite de la centrale

« Pour autant, la télétransmission ne remplace pas la présence physique, à intervalles réguliers, des inspecteurs de l’AIEA dans les centrales pour vérifier les matières nucléaires », pointe le directeur général de l’Agence, Rafael Grossi.

Il travaille ainsi à organiser dès que possible une visite de la centrale de Zaporijjia par l’AIEA, malgré l’opposition des autorités ukrainiennes, et notamment d’Energoatom, qui estime que cette visite « légitimerait aux yeux de la communauté internationale l’occupation » du site par les forces russes.

Ce 9 juin 2022, Rafael Grossi avait ainsi affirmé qu’il « ne s’agit pas de vouloir ou souhaiter cette mission, c’est une obligation du côté de l’Ukraine comme du côté de l’AIEA ». Selon lui, les travaux de maintenance indispensables, repoussés sans cesse depuis le 4 mars 2022, et les « conditions de travail extrêmement stressantes » endurées par le personnel ukrainien créent un risque accru d’accident, imposant une visite dans les plus brefs délais.

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Allemagne : priorité aux économies d’énergie

13 juin 2022 à 16:17
Allemagne : priorité aux économies d'énergie

Vendredi 10 juin, le ministre de l’économie et du climat a lancé une campagne nationale en faveur des économies d’énergie en Allemagne. Robert Habeck veut encourager les particuliers mais aussi les entreprises à adopter les principes de la sobriété énergétique. La décision intervient en réaction à la situation économique actuelle de l’Allemagne. En effet, le pays subit plus fortement que d’autres en Europe la crise de l’énergie. Et il paye actuellement au prix fort sa trop longue dépendance au gaz russe.

Guerre en Ukraine et hausse des prix de l’énergie en Allemagne

L’Allemagne est un des pays européens les plus sévèrement touchés par les conséquences du conflit ukrainien. Les sanctions mises en place contre le régime russe impliquent de limiter les importations d’hydrocarbures en provenance de Russie. Mais l’Allemagne a justement besoin de cette énergie importée pour couvrir ses besoins nationaux. C’est particulièrement vrai pour les industriels. En 2021, Berlin important encore 55% de son gaz depuis la Russie. Cette part des importations a été ramenée à 35% pour le printemps 2022.

En parallèle, l’inflation progresse très vite au sein de l’économie allemande. Et le prix de l’énergie s’enflamme. A tel point que la tendance inquiète désormais le gouvernement allemand. Vendredi 10 juin, Robert Habeck l’a affirmé : “Il est urgent d’économiser l’énergie.”

Une campagne nationale pour les économies d’énergie en Allemagne

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’économie et du climat a présenté les bases d’une campagne nationale pour la sobriété énergétique. Elle est baptisée “80 Millions ensemble pour économiser l’énergie”. Et elle vise tous les publics : professionnels et particuliers.

Dans le détail, le ministère de l’économie va déployer une campagne d’affichage dans les grandes villes allemandes. Il inaugure aussi un site d’informations sur internet. Il propose aussi un service téléphonique pour accompagner les Allemands vers la sobriété énergétique. Pour faire des économies d’énergie, l’Allemagne va devoir adopter de nouveaux gestes à la maison et sur les lieux de travail. La campagne concerne aussi les transports. L’Allemagne compte tester un nouveau forfait mensuel au prix unique de 9 euros pour le réseau de transports en commun. De quoi inciter les Allemands à laisser leurs véhicules au garage et à économiser l’essence.

Le ministère de l’économie montre l’exemple

Robert Habeck a décidé de faire de son ministère un exemple en matière d’économies d’énergies. Première décision : déclencher la climatisation dans les bureaux du ministère à partir de 26°C. Jusqu’à présent, elle se déclenchait à partir de 22°C de température ambiante. Le ministère s’engage aussi à baisser la température de chauffage pour le prochain hiver.

Enfin, le ministère de l’économie veut engager un dialogue avec les organisation patronales et syndicales. Le but : faire participer toutes les parties prenantes à l’effort national de l’Allemagne pour les économies d’énergie. Une stratégie résumée par Robert Habeck : “Celui qui économise de l’énergie aide l’Allemagne à devenir moins dépendante des importations russes et apporte sa pierre à l’édifice pour le climat.” L’Allemagne s’aligne ainsi sur les recommandations de la CRE, qui plaide pour la sobriété énergétique depuis le début du conflit en Ukraine.

La stratégie allemande sera-t-elle suffisante ?

A court terme, favoriser les économies d’énergie devrait aider l’Allemagne à faire des économies financières. Depuis mai dernier, le prix moyen de l’énergie a augmenté de 38,3%. C’est donc un coût difficile à absorber, pour les ménages comme pour les entreprises.

Reste la question de l’hiver prochain. En l’état actuel, l’Allemagne est contrainte de parier sur le charbon pour assurer sa production d’électricité. Une décision à contre-courant de l’engagement climatique. Et si l’hiver prochain est rigoureux, l’Allemagne devra augmenter ses importations de gaz auprès d’autres pays pour couvrir ses besoins.

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Explosion dans une usine de GNL US : danger sur l’approvisionnement de l’Europe en gaz

13 juin 2022 à 07:15
explosion usine gnl us danger approvisionnement europe gaz - L'Energeek

Une explosion a eu lieu, ce 9 juin 2022, dans l’usine de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) de Freeport, au Texas. Si aucun blessé n’est à déplorer, l’incident devrait mettre le terminal à l’arrêt pour au moins trois semaines. Or, Freeport LNG produit 17 % du GNL américain et, surtout, exportait avant l’incident 70 % de sa production vers l’Union européenne, lancée dans une course contre la montre pour remplir le plus vite possible ses réserves de gaz.

Pour se passer du gaz russe, l’Union européenne s’est largement tournée vers le GNL américain

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les pays de l’Union européenne tentent par tous les moyens de se défaire de leur dépendance au gaz naturel russe. Le risque d’une rupture d’approvisionnement est réel, qu’il soit le fait d’une décision d’embargo européen, comme pour le charbon et le pétrole (même si cette option semble peu probable) ou d’un choix du Kremlin de couper le gaz à l’Europe.

Gazprom, le géant gazier russe, a déjà cessé d’approvisionner la Pologne, la Bulgarie, la Finlande, les Pays-Bas et le Danemark en gaz, ces pays ayant refusé de régler leurs commandes en roubles.

Pour remplacer le gaz naturel russe, l’Europe s’est notamment tournée vers les Etats-Unis : les livraisons de GNL américain vers le Vieux Continent ont explosé depuis le début de l’année. Les pays de l’Union européenne veulent remplir au plus vite leurs réserves de gaz pour faire face à l’hiver prochain.

L’explosion de Freeport LNG va priver l’Union européenne d’au moins treize méthaniers de GNL

Entre janvier et avril 2022, les volumes de GNL américain livrés à l’Europe ont ainsi triplé par rapport à la même période en 2021. Or, un incident survenu, ce 9 juin 2022, dans la principale usine de GNL du pays, Freeport LNG, au Texas, va limiter pour plusieurs semaines les capacités d’exportations américaines.

Une explosion a en effet eu lieu dans l’usine texane, qui produit 17 % du GNL américain. L’accident n’a fait aucune victime, il est, selon l’entreprise, « sous contrôle », mais l’usine de GNL va devoir rester hors service pendant “un minimum de trois semaines”.

Trois semaines de production correspondent à treize navires méthaniers pleins, l’équivalent d’environ deux semaines de consommation française de gaz. Or, 70 % du GNL produit par Freeport LNG depuis le début de l’année était convoyé vers l’Europe, et en particulier vers la France.

«Sur les quatorze navires méthaniers partis du site en mai, pas moins de dix ont fait route vers l’Europe», décompte Alex Froley, analyste chez Icis. L’annonce de cette explosion a fait remonter de 10% le prix du gaz fossile en Europe, à 88€ par MWh.

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Un cadre de HSBC pris en flagrant délit de propos climatosceptiques

10 juin 2022 à 16:30
climatoscepticisme - Energeek

C’est une petite phrase qui passe mal. Un cadre de la banque suisse HSBC a publiquement affirmé que le réchauffement climatique relevait de l’« hérésie » et comparé les défenseurs de l’environnement à des « cinglés ». Des propos climatosceptiques qui lui ont valu une suspension. 

« Le changement climatique n’est pas un risque dont nous devons nous inquiéter. C’est une hérésie ! » a affirmé, Stuart Kirk, directeur mondial de l’investissement au sein de la banque suisse HSBC, le 20 mai dernier, en marge d’un forum économique organisé par le quotidien économique britannique Financial Times. Pris en flagrant délit de climatoscepticisme, le banquier d’affaires a regretté la multiplication des réglementations et le durcissement du cadre législatif relatif au réchauffement climatique. La direction de la banque s’est rapidement dissociée de la prise de position de son cadre dirigeant, affirmant qu’elle n’était « pas en ligne avec la stratégie d’HSBC et ne (reflète) pas les positions de la direction d’HSBC ou de sa branche gestion d’actifs ». Si les apparences sont sauves, la banque se serait bien épargnée une nouvelle polémique.

Sous la pression de nombreuses associations et la multiplication des critiques en ligne, Stuart Kirk a été suspendu. Plusieurs ONG ont profité de la polémique pour rappeler les manquements de la finance dans la lutte contre le réchauffement climatique. Dans des propos rapportés par le magazine L’Express, Veronica Oakeshott, porte-parole de l’ONG Global Witness affirme ainsi que : « Tout un secteur continue à financer la déforestation, les carburants fossiles et l’effondrement climatique (…) Nous avons besoin des gouvernements pour légiférer et empêcher la finance de soutenir des entreprises qui détruisent le climat ».

En France, selon un sondage dévoilé en 2021, l’adhésion au climatoscepticisme des Français dépend notamment du niveau social, de l’âge et de la région d’habitation. Dans la région PACA, par exemple, ils sont un tiers à considérer le réchauffement climatique comme un phénomène naturel. Un taux qui s’élève à moins de 20 % en Ile-de-France et en Pays de la Loire.

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France : les employeurs de l’énergie refusent de négocier sur les salaires

10 juin 2022 à 07:27
france employeurs energie refusent negocier salaires - L'Energeek

Les salariés de l’énergie continuent leur mouvement social de grande ampleur pour réclamer des revalorisation salariales – des agents de RTE sont notamment en grève depuis trois mois. Ils avaient exigé de leurs employeurs une journée de négociation sur les salaires ce 9 juin 2022, qui a été refusée, repoussant d’éventuellement discussion après le 20 juin 2022.

Les employeurs de l’énergie refusent de mettre les salaires à l’ordre du jour de la réunion de branche

La grogne est toujours aussi vive chez les salariés de l’énergie, qui réclament des revalorisations de salaires. Ce 2 juin 2022, ils ont ainsi mené une journée de grève nationale, à l’appel de l’interfédérale syndicale réunissant les quatre principales fédérations de l’énergie, (FNEM-FO, FNME-CGT, CFE-Energies et CFDT Chimie-énergie).

35% des effectifs présents des industries électriques et gazières (IEG) ont ce jour-là suivi le mouvement de grève, rejoignant les salariés de RTE, en grève depuis trois mois. Cette journée a été le théâtre de plusieurs coupures de courant d’importance (85 000 foyers à Béthune, 175 000 à Angers), décidée par les salariés de base, puisque les syndicats n’ont pas appelé à de telles actions, contre lesquelles la direction de RTE entend porter plainte systématiquement.

L’interfédérale avait par la suite appelé à mettre « la question du salaire national de base » à l’ordre du jour de la réunion de branche prévue ce jeudi 9 juin 2022. Mais, à l’ouverture de la réunion, les employeurs de l’énergie ont indiqué qu’il refusait toute négociation sur les salaires, et qu’ils repoussaient au-delà des élections législatives, c’est à dire au 20 juin, toute discussion sur le sujet.

Colère des syndicats de l’énergie

En réaction, les syndicats auraient immédiatement quitté la réunion. « Il y a un refus officiel des employeurs d’ouvrir la négo sur le salaire national de base en séance », a indiqué à l’AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, dénonçant une « posture » des employeurs « incompréhensible et méprisante mais surtout complètement irresponsable ».

« Il nous a été précisé que le 20 juin ne serait pas une séance de négociations, mais une réunion de travail sur le sujet, donc on continue à repousser de loin en loin une éventuelle ouverture de négociations », a pointé Stéphane Chérigié, de la CFE-Energie.

« On a un calendrier qui n’inspire pas confiance, puisque la branche a annoncé des négos à partir du 20 juin jusqu’au 8 juillet, ce qui sous-entend que ça va se finir début juillet, période de congés qui démarre, ils essayent de se mettre à l’abri des mobilisations éventuelles », dénonce Francis Casanova, de la CGT de RTE, à la pointe de la mobilisation.

Pour protester contre ce refus, des agents Enedis ont immédiatement coupé l’électricité de la mairie de Tourcoing, fief du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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EDF nomme Nicolas Machtou directeur du « Programme nouveau nucléaire France »

8 juin 2022 à 11:30
edf nomme nicolas machtou directeur programme nouveau nucleaire france - L'Energeek

Ce 7 juin 2022, EDF a annoncé la nomination de Nicolas Machtou au poste de directeur du « Programme Nouveau nucléaire France », chargé de piloter la construction des réacteurs EPR2 sur le territoire, aux cotés de Gabriel Oblin, à la tête du projet EPR2 depuis 2014.

Nicolas Machtou rejoint la Direction Ingénierie et Projets Nouveau Nucléaire (DIPNN) d’EDF, au poste de directeur du « Programme nouveau nucléaire France »

« Le 9 novembre 2021 et à nouveau le 10 février 2022, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. C’est le coup d’envoi d’un nouvel élan pour notre filière nucléaire. Pour relever ce défi industriel majeur et mener à bien ce programme, EDF renforce son organisation ».

C’est par ces mots que Jean-Bernard Levy, président d’EDF, a commenté l’annonce, ce 7 juin 2022, de la nomination (effective depuis le 1er juin) de Nicolas Machtou au nouveau poste de directeur du « Programme Nouveau nucléaire France », au sein de la Direction Ingénierie et Projets Nouveau Nucléaire (DIPNN) du groupe, pour piloter la construction des réacteurs EPR2, version standardisée de l’EPR de Flamanville.

« Il pilotera la maitrise d’ouvrage du programme de construction de nouveaux réacteurs EPR2 en France. Il aura ainsi en charge le contrôle de l’exécution industrielle et technique du programme. Il devra également faciliter et accélérer l’avancement des travaux visant à réunir les conditions réglementaires et financières de la mise en œuvre des orientations prises par l’Etat, dont il sera l’interlocuteur privilégié », précise l’énergéticien dans un communiqué.

Diplômé de l’université Paris II et de celle de Columbia, Nicolas Machtou a notamment travaillé chez RTE et Enedis, et comme conseiller énergie de François Hollande de 2015 à 2017. Il était depuis le 1er juin 2020 président du conseil d’administration de Citelum, une filiale d’EDF.

Objectif : six EPR2 minimum d’ici à 2050

Il va travailler aux cotés de Gabriel Oblin, en charge du projet EPR 2 depuis 2014, et responsable de la conception du réacteur, de son « licensing » auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de la préparation des contrats et des sites potentiels d’accueil des 3 paires de réacteurs.

Dans la présentation de son plan de relance de la filière nucléaire en février 2022, Emmanuel Macron avait en effet fixé l’objectif de construire six réacteurs EPR de seconde génération d’ici à 2050 et l’étude de la construction de huit réacteurs supplémentaires.

EDF a proposé, pour ces six EPR2, de les construire par paire, sur trois sites : d’abord à Penly (Seine-Maritime), près de Dieppe, puis à Gravelines (Nord) et enfin à Bugey (Ain) ou bien Tricastin (Drôme). L’État doit encore valider ce choix, mais peu de doutes existent sur cette validation.

« Les travaux d’ingénierie de conception et de réalisation se poursuivent activement (…). Depuis le début de l’année 2022, les équipes d’ingénierie sont mobilisées, avec celles des principaux fournisseurs de la filière française, pour développer la conception détaillée (detailed design) et le licensing du réacteur », détaille EDF.

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Véhicule électrique : l’Europe va acter l’interdiction de la vente voitures thermiques en 2035

7 juin 2022 à 08:43
vehicule electrique europe interdiction ventes voitures thermiques 2035 - L'Energeek

Le Parlement européen va adopter cette semaine son nouveau « paquet climat », qui devrait contenir l’interdiction de la vente des véhicules thermiques en 2035. Ce lundi 6 juin 2022, l’économiste Flavien Neuvy a rappelé qu’un tel objectif induisait un enjeu technologique et économique majeur, pour ne pas dépendre de la Chine, en particulier pour les batteries.

Le Parlement européen va interdire la vente de véhicules thermiques à partir de 2035

Cette semaine, le Parlement européen va examiner, et selon toute logique, adopter le nouveau « paquet climat » de l’Union européenne. Cet ensemble législatif devrait notamment acter la fin de la vente des véhicules thermiques en Europe à horizon 2035.

Ce lundi 6 juin 2022, l’économiste Flavien Neuvy a évoqué les enjeux de cette mesure, au micro de France Info. Il rappelle notamment les problématiques environnementales liées à la voiture électrique, et les raisons qui font que, d’un point écologique, elle n’est pas une solution parfaite (impact de l’extraction de minerais et terres rares, production de CO2 durant sa construction, nécessité de disposer d’une électricité décarbonée pour qu’elle soit vraiment « verte »).

Il oublie toutefois de rappeler les ravages climatiques, environnementaux et sanitaires des véhicules thermiques : l’électricité étant globalement en voie de décarbonation dans l’Union européenne, les gains climatiques d’une telle mesure sont indéniables, et pointer la qualité de l’air des villes comme seul « avantage incomparable » de l’électrique est à la limite de la désinformation.

Sur les voiture électrique, « être plus compétitif que la Chine, c’est un défi gigantesque qui n’est pas gagné d’avance »

L’économiste pointe également la problématique des tarifs des voitures électriques, et les craintes devant les hausses des marchés du cobalt, du nickel ou du lithium, composants-clés de leurs batteries. Les constructeurs ne lui semblent plus un obstacle : ils « ont déjà commencé car ils ont compris que la voie qui était prise était l’électrification des marchés. Ils vont y arriver », pointe Flavien Neuvy.

Mais la grande problématique, au final, est bien la révolution industrielle et technologique qu’impose cette mutation vers l’électrique si l’Union européenne ne veut pas rester dépendante de la Chine, qui fabrique aujourd’hui 77 % des batteries de véhicules électriques du monde, et dispose les 3/4 de projets d’usines dédiées à horizon 2030.

« L’enjeu pour l’Europe est de pouvoir faire de cette transition vers l’électrique une opportunité de développement économique. Être plus compétitif que la Chine, c’est un défi gigantesque qui n’est pas gagné d’avance », synthétise-t-il.

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La Chine veut doubler sa capacité renouvelable d’ici 2025, mais n’abandonne pas le charbon

3 juin 2022 à 13:13
chine veut doubler capacite renouvelable 2025 charbon - L'Energeek

Ce 2 juin 2022, la Chine a présenté sa nouvelle feuille de route énergétique : elle prévoit un doublement de la capacité renouvelable, éolienne et solaire d’ici 2025, soit une franche accélération, mais va, dans le même temps, autoriser la construction d’un nombre accru de centrales au charbon.

La Chine accélère encore son déploiement d’électricité renouvelable, éolien et solaire

La Chine poursuit sa politique énergétique de développement massif des renouvelables, mais de hausse des capacités de production électrique issues des combustibles fossiles, pour répondre à l’augmentation de son activité économique.

Le premier pollueur de la planète, dont l’air chargé tue des millions de personnes tous les ans, a dévoilé, ce 2 juin 2022, sa nouvelle feuille de route énergétique. Elle prévoit notamment un doublement de la capacité éolienne et solaire (essentiellement photovoltaïque) du pays d’ici 2025, alors que les précédents objectifs fixaient 2030 comme horizon pour ce doublement.

« En 2025, la production annuelle d’électricité à partir d’énergies renouvelables atteindra environ 3,3 trillions de kilowattheures (…) et la production d’énergie éolienne et solaire doublera », indique le plan.

En 2025, les renouvelables couvriront ainsi 33 % de l’approvisionnement électrique du réseau, contre 29 % aujourd’hui. Mais la part des renouvelables dans la croissance de la consommation d’électricité devrait, dans le même temps, augmenter moins vite que prévue.

Reprise des investissements dans le charbon

Car la feuille de route autorise également le pays à ouvrir davantage de centrales au charbon qu’initialement annoncé, et permet de relancer les investissements dans les mines de charbon. Les prix du gaz naturel ayant explosé ces derniers mois, la Chine a augmenté sa dépendance aux centrales au charbon, seule solution pour répondre à sa demande croissante en électricité.

La semaine dernière, le Premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré que le charbon était à la base de la sécurité énergétique du pays. La banque centrale chinoise a par ailleurs approuvé un crédit de 15 milliards de dollars pour financer l’extraction du charbon et les centrales au charbon. La Chine brûle actuellement la moitié du charbon utilisé dans le monde.

Ce même 2 juin 2022, un rapport de l’Ademe a montré que le développement des renouvelables s’est traduit, en France, par d’importants avantages climatiques et économiques : « le développement des EnR&R (énergies renouvelables et de récupération) en France entre 2000 et 2019 a permis d’éviter la consommation de 1.468 TWhep (térawatt-heures d’énergie primaire) de combustibles fossiles, en France et en Europe, soit l’équivalent de plus de 910 millions de barils de pétrole en cumulé », indique ce rapport.

Ce développement a permis d’éviter l’équivalent de 426 millions de tonnes d’équivalent CO2 et de réaliser une économie de « 22 milliards d’euros sur la facture énergétique française liées aux importations de combustibles fossiles ».

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Hausse des prix de l’énergie : le Royaume-Uni adopte une taxe temporaire

31 mai 2022 à 17:18
Hausse des prix de l'énergie : le Royaume-Uni adopte une taxe temporaire

Le gouvernement de Boris Johnson a finalement décidé d’adopter une taxe temporaire sur les profits du pétrole et du gaz. Les énergéticiens devront s’acquitter de cette taxe dès les prochains mois. Le but ? Financer de nouvelles aides pour soutenir les ménages les plus modestes. Car le pays est frappé de plein fouet par l’inflation tandis que les bénéfices des énergéticiens s’envolent.

Le Royaume-Uni instaure la taxe à 25% pour les producteurs de pétrole et de gaz

Au Royaume-Uni, la question du pouvoir d’achat est au coeur des débats depuis maintenant plusieurs mois. Le Premier Ministre et le chancelier de l’échiquier avaient jusqu’ici rejeté toute idée d’une nouvelle taxe. Mais la hausse des prix de l’énergie n’est plus le seul problème des Britanniques. Désormais, l’inflation enregistrée par l’économie touche tous les produits de consommation, y compris l’alimentation. Face à la gronde générale, Boris Johnson et son gouvernement ont donc fait machine arrière. Et ils viennent d’annoncer la création d’une taxe temporaire pour financer des mesures d’aides exceptionnelles.

Le gouvernement compte mettre en place une taxe de 25% sur les bénéfices des producteurs de pétrole et de gaz. D’après les estimations du gouvernement britannique, la taxe devrait rapporter près de 5 milliards de livres Sterling. Le chancelier de l’échiquier, Rishi Sunak, a précisé que l’argent collecté par cette taxe extraordinaire servira à alimenter le budget du programme Cost of Living. Ce nouveau plan d’aides est destiné aux ménages modestes pour lutter contre l’inflation.

La mesure doit-elle inquiéter les énergéticiens britanniques ?

Cette nouvelle taxe n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les producteurs de pétrole et de gaz. Mais ils profitent actuellement d’un contexte par ailleurs favorable. La hausse continue des prix de l’énergie les assure d’ores et déjà sur la croissance de leurs profits pour l’année 2022.

L’Agence Internationale de l’Energie s’est déjà prononcée le 3 mars dernier en faveur d’une surtaxe sur les profits des énergies fossiles. D’après un rapport l’Agence, les entreprises pétrolières et gazières peuvent absorber des taxes supplémentaires grâce aux revenus records qu’elles s’apprêtent à réaliser. “Les conditions actuelles du marché pourraient conduire à des bénéfices excédentaires allant jusqu’à 200 milliards d’euros dans l’Union Européenne pour le gaz, le charbon, le nucléaire et l’hydroélectricité et autres renouvelables en 2022.”

Par ailleurs, le gouvernement britannique est bien décidé à ménager les grandes entreprises du secteur énergétique touchées par cette nouvelle taxe. Rishi Sunak a annoncé la mise en place d’un crédit d’impôt pour les énergéticiens. Il concernera tous les investissements réalisés au cours de l’année 2022. Or, ce crédit d’impôt sera accordé sans restrictions ni conditions de respect des engagements climatiques.

D’autres surtaxes à venir sur le pétrole et le gaz en Europe ?

Le Royaume-Uni n’est pas le seul état européen à adopter ce type de mesure extraordinaire. L’Italie a déjà mis en place une taxe équivalente. Elle se monte à 10% et vise les bénéfices enregistrés entre octobre 2021 et mars 2022.

En Hongrie, les pouvoirs publics débattent aussi pour instaurer un dispositif de taxe temporaire pour financer leurs mesures pour le pouvoir d’achat. La commission européenne s’est également prononcée en faveur de ces surtaxes temporaires.

Mais en France, où le ministre de l’économie a déjà instauré un “bouclier énergétique”, il n’est pas question pour l’instant de suivre le même chemin.

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Le G7 veut décarboner son électricité d’ici 2035

30 mai 2022 à 18:00
Le G7 veut décarboner son électricité d'ici 2035

La semaine dernière, les ministres de l’énergie et du développement durable des pays du Gz étaient réunis à Berlin. L’objet des discussions : la fin des financements en faveur des énergies fossiles et la défense de l’électricité verte. Le G7 a ainsi pris un engagement majeur : décarboner l’électricité des pays membres d’ici à 2035. L’engagement est un symbole fort, mais peut-il vraiment tenir ?

G7 : accord de principe pour décarboner l’électricité

C’est la première fois que les pays membres du G7 se mettent d’accord sur un objectif commun pour décarboner leur électricité. L’ambition en faveur de l’électricité verte d’ici 2035 est donc a priori une bonne nouvelle. Mais cet engagement est surtout poussé par un contexte énergétique tendu. Le conflit entre l’Ukraine et la Russie pèse lourd sur les débats. Car il a mis à jour la trop forte dépendance de nombreux pays à l’égard des énergies fossiles importées de Russie. En parallèle, la hausse des prix de l’énergie encourage les dirigeants des états à reconsidérer l’option des énergies renouvelables pour la production de leur électricité.

Certains pays plaidaient déjà pour un mix électrique propre et émancipé des énergies fossiles. Pour d’autres, tels que l’Italie ou le Japon, le contexte actuel a encouragé un changement de stratégie énergétique. Et ils sont désormais prêts à reconsidérer l’électricité verte. Désormais, la France, les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada et l’Italie sont alignés sur le même objectif pour décarboner leur électricité d’ici 2035.

Comment parvenir à un mix électrique propre ?

Pour l’instant, les ministres du G7 n’ont pas donné de précisions ni de calendrier d’objectifs intermédiaires. Le communiqué commun fait une annonce sobre. “Nous nous engageons à atteindre un secteur de l’électricité majoritairement décarboné d’ici 2035”. Mais il contient aussi quelques axes de travail, même s’ils ne sont pas chiffrés.

Les ministres du G7 comptent ainsi “soutenir l’accélération de la sortie mondiale du charbon”. Un premier objectif qui risque déjà de rencontrer des difficultés. Car la reprise de l’activité industrielle à plein régime après la pandémie a changé la donne. Plusieurs pays ont décidé de ré-investir dans le charbon pour répondre à leurs besoins. Cette tendance est particulièrement flagrante en ce moment en Inde. Le pays déjà sous le coup de la canicule et de la sécheresse doit encore faire face à une énorme crise énergétique.

En parallèle, les pays du G7 souhaitent “développer rapidement les technologies et les politiques nécessaires à la transition vers une énergie propre.” Là encore, ce ne sera pas facile de faire émerger une vision unifiée. Sur la question de la mobilité durable par exemple, des pays comme la France et le Japon, veulent soutenir le développement de la filière hydrogène. Mais les autres états sont plus mitigés en la matière.

Fin des subventions et des financements pour les énergies fossiles

“Récompenser un comportement nuisible au climat par des subventions, c’est absurde et cette absurdité doit être éliminée”. La déclaration de Robert Habeck, le ministre allemand de l’économie et du climat, résume bien l’état d’esprit du G7 au moment de la clôture. La décision de ne plus subventionner les énergies fossiles n’a pas été facile à obtenir. Il a fallu vaincre les réticences du gouvernement japonais. Mais pour la première fois, les pays du G7 sont unanimement favorables à la fin du financement public pour les énergies fossiles.

Dès cette année, les sept états vont stopper les aides à la filière du charbon. Ils doivent également arrêter de soutenir l’exploitation pétrolière par des crédits à l’exportation. La décision est toutefois à nuancer. En effet, seuls les projets d’énergies fossiles sans technique de capture de carbone sont concernés. Les autres pourront encore espérer un soutien financier de plusieurs états membres.

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L’Union européenne s’accorde sur un embargo sur le pétrole russe, et exempte la Hongrie

31 mai 2022 à 11:11
union europeenne accorde embargo petrole russe exempte hongrie - L'Energeek

Ce lundi 30 mai 2022, les dirigeants des Vingt-Sept États membres de l’Union européenne se sont accordés sur les modalités d’un embargo sur le pétrole russe. Il concernera d’abord uniquement les livraisons par bateau (soit les 2/3 du total), puis sera complété des livraisons par oléoduc vers l’Allemagne et la Pologne, pour atteindre, fin 2022, 90% du pétrole actuellement importé par l’Union européenne. Les dirigeants ont accordé une exemption à la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie, en raison de leur absence d’accès à la mer.

L’embargo sur le pétrole russe approuvé par l’Union européenne

Après plusieurs semaines de négociations, et des menaces de blocage répétées par le premier ministre hongrois Viktor Orbàn, les dirigeants des États membres de l’Union européenne sont parvenus à un accord, ce 30 mai 2022 au soir, sur le sixième paquet de sanctions contre la Russie, suite à l’invasion de l’Ukraine, en particulier sur les importations de pétrole russe.

Dans un premier temps, cet embargo concernera les 2/3 du pétrole russe livré dans l’Union européenne par bateau. Dans un second temps, la Pologne et l’Allemagne renonceront, d’ici fin 2022, au pétrole livré par la branche nord de l’oléoduc Droujba, portant à près de 90% l’embargo effectif à ce moment. Les ports belges et néerlandais ont obtenu un engagement écrit de Varsovie et Berlin sur ce point, limitant les risques de concurrence déloyale sur le brut russe acheminé en Europe.

Une exemption pour la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie

Les 10% restants correspondent au pétrole russe livré par la branche sud de Droujba, à la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie. Les trois pays ont obtenus une forme d’exemption pour une “courte période” (dont la durée n’a pas été définie), en raison de leur situation particulière, notamment l’absence d’un accès à la mer. “Ce que ces pays disaient, c’est que leurs raffineries sont fortement liées au pétrole russe, c’est un héritage de la période soviétique. Elles ne peuvent pas juste comme ça passer à un autre pétrole, cela prend du temps. Ils auront ce temps“, pointe le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Les Vingt-Sept se sont assurés que Hongrie, Slovaquie et Hongrie ne pourront pas “utiliser ce pétrole (russe) d’une autre manière, pour en tirer des bénéfices, mais uniquement pour leur propre consommation“, précise Mark Rutte. L’accord politique obtenue devrait permettre une mise en place de cet embargo d’ici 6 mois pour le brut, 8 mois pour les produits raffinés. L’annonce de cette décision a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

Après l'accord des 27 pour un embargo sur le pétrole russe, les prix du pétrole à leur plus haut niveau en deux mois

— Louise de Lannoy (@LoudL) May 31, 2022

Ce même lundi 30 mai 2022, le géant gazier russe Gazprom a confirmé qu’il cesserait de livrer les Pays-Bas, suite au refus du fournisseur d’État GasTerra de payer ses factures en roubles. C’est le quatrième pays de l’Union européenne auquel la Russie coupe le gaz pour cette raison, après la Pologne et la Bulgarie, et, plus récemment, la Finlande.

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Japon : le premier ministre favorable à un redémarrage des centrales nucléaires

27 mai 2022 à 12:19
japon premier ministre favorable redemarrage centrales nucleaires - L'Energeek

Ce 27 mai 2022, le premier ministre du Japon, Fumio Kishida, a déclaré au Parlement qu’il s’engageait à redémarrer l’ensemble des centrales nucléaires du pays encore à l’arrêt suite à l’accident de Fukushima en 2011, et respectant le cahier des charges de sécurité. Il s’est en revanche déclaré opposé à une relance du programme nucléaire au-delà des réacteurs déjà en construction.

Pour réduire le prix de l’énergie et décarboner sa production d’électricité, le Japon veut s’appuyer sur ses centrales nucléaires

Le contexte de la guerre en Ukraine a mis en évidence la dépendance du Japon au pétrole et au gaz naturel russe (4 % et 9 % des importations du pays), alors que le pays a prévu réduire la part du charbon dans sa production électrique, de 32 % en 2019 à 19 % en 2030.

Durant un discours face au Parlement, ce 27 mai 2022, le premier ministre japonais, Fumio Kishida, a fait le point sur la politique énergétique du pays. Si certains observateurs s’attendaient à le voir annoncer une sortie progressive du charbon d’ici 2030, les risques pesant sur l’approvisionnement électrique, qui a été particulièrement problématique à la fin de l’hiver, ont fait qu’il s’est contenté de s’engager à fermer les centrales au charbon “inefficaces” d’ici 2030.

Mais, pour décarboner la production électrique du pays, Fumio Kishida veut surtout s’appuyer, à nouveau, sur le nucléaire, fortement ébranlé par la catastrophe de Fukushima en 2011. Le pays, qui produisait à l’époque 30 % de son électricité grâce à l’atome, avait choisi de fermer toutes ses centrales nucléaires.

Le premier ministre s’engage sur des « mesures concrètes » pour redémarrer le maximum de centrales à l’arrêt

Depuis, certaines, répondant à un cahier des charges très strict, ont progressivement été ré-ouvertes. En juin 2021, un réacteur de plus de 40 ans avait été redémarré pour la première fois. Aujourd’hui, le pays compte 10 réacteurs en fonctionnement sur les 33 respectant le cahier des charge actuel de sécurité.

L’actuel gouvernement n’a jamais caché sa volonté de s’appuyer sur ce potentiel dormant pour assurer la transition énergétique du pays. Mais Fumio Kishida a été plus loin ce 27 mai, puisqu’il s’est formellement engagé à prendre toutes les « mesures concrètes » pour redémarrer le maximum de centrales à l’arrêt, et le plus rapidement possible, « en donnant la priorité à la sécurité ». La majorité de la population japonaise soutient d’ailleurs désormais un tel choix.

Ce redémarrage permettra de réduire les émissions carbone de la production d’électricité japonaise, et de stabiliser les prix de l’approvisionnement en énergie sur l’archipel. En revanche, Fumio Kishida a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de programmer la construction de nouvelles centrales, en dehors des deux réacteurs actuellement en construction à Shimane et Ōma.

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Corée du Sud : le nouveau président se tourne résolument vers le nucléaire, les renouvelables et le gaz

24 mai 2022 à 11:17
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Mauvais élève mondial en matière de lutte contre le changement climatique, la Corée du Sud semble enfin déterminée à accélérer ses efforts de transition énergétique : son nouveau président Yoon Suk-yeol, élu notamment contre la promesse de sortie du nucléaire de son prédécesseur Moon Jae-in, vient de livrer, ce 24 mai 2022, un vibrant plaidoyer pour un mix de nucléaire, de renouvelables et de gaz naturel pour atteindre la neutralité carbone.

La Corée du Sud, une économie encore très fortement carbonée

La Corée du Sud est l’un des pays les plus fortement émetteur de gaz à effet de serre du monde, avec 11,33 tonnes de CO2 par habitant en 2019, dont 40 % pour le seul secteur industriel.

La consommation énergétique primaire du pays s’établissait à 11 731 PJ/habitant en 2019, 2,9 fois la moyenne mondiale, 51 % de plus qu’en France. Et cette énergie primaire demeurait très fortement carbonée, avec 83,3 % de combustibles fossiles (pétrole 37,3 %, charbon 28,6 %, gaz naturel 17,4 %), 13,6 % de nucléaire et 3,2 % d’énergies renouvelables, dont 2,4 % de biomasse-déchets.

Certes, le pays a entamé un développement du photovoltaïque, mais il souffre d’un potentiel hydroélectrique quasi-nul, et d’investissements faméliques dans l’éolien. De ce point de vue, le choix de la précédente administration, menée par l’ancien président Moon Jae-in, de sortir du nucléaire semblait contre-productif avec les objectifs de neutralité carbone du pays.

Pour Yoon Suk-yeol, la Corée du Sud doit « raisonnablement mélanger nucléaire, énergies renouvelables et gaz naturel »

C’est en partie contre cette sortie du nucléaire que le nouveau président Yoon Suk-yeol, entré en fonction début mai 2022, a été élu. Au lendemain d’une rencontre avec le président américain, Joe Biden, pour renforcer les liens stratégiques, diplomatiques et économiques entre les deux pays, le président sud-coréen a lancé, en ouverture de la 28e Conférence mondiale du gaz à Daegu, ce 24 mai 2022, un plaidoyer pour un mix de nucléaire, de renouvelables et de gaz pour atteindre les objectifs climatiques du pays.

Had a great time with @potus in Seoul, sharing our thoughts on the indispensable value of democracy and reaffirming our commitment to a global comprehensive strategic alliance. I'm especially glad to have had the opportunity to build close friendship and trust with the President. pic.twitter.com/xGpBx8o9jU

— President Yoon Suk Yeol (@President_KR) May 23, 2022

«En tant que nation leader mondiale, la Corée du Sud assumera sa responsabilité et son rôle dans les efforts internationaux visant à atteindre la neutralité carbone. Pour cela, nous devons raisonnablement mélanger nucléaire, énergies renouvelables et gaz naturel », a synthétisé Yoon Suk-yeol.

Yoon Suk-yeol a également appelé à investir dans les technologies émergentes, notamment de production d’hydrogène décarboné, afin de limiter les émissions du pays. Le président sud-coréen a par ailleurs souligné la nécessité de diversifier l’approvisionnement du pays en matières premières, face à la hausse des cours et aux incertitudes géopolitiques.

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