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Reçu aujourd’hui — 29 novembre 2025MiniMachines.net

La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB

29 novembre 2025 à 15:29

En juillet, je vous parlais de graves problèmes rencontrés par le marché des batteries. Pour résumer le souci en quelques lignes, des fabricants de ces accessoires très populaires ont commencé à rappeler leurs produits suite à plusieurs incidents assez graves. Départs de feu, incidents pendant des vols commerciaux, explosions de batteries USB et même des drames suite à des incendies aussi violents que rapides.

Le gouvernement chinois a décidé de regarder d’un peu plus prêt le marché des batteries USB et a exigé que tous les modèles passent désormais obligatoirement par un organisme de contrôle. Sans cette vérification, il devenait impossible de vendre les produits en Chine mais aussi plus difficile de les utiliser. Les compagnies aériennes notamment ont décidé de bannir tout modèle ne présentant pas cette certification.

batteries USB

batteries USB

Que s’est-il passé avec les batteries USB en Chine ?

C’est une histoire assez classique. Comme les fabricants de batteries emploient des composants qu’ils ne fabriquent pas, ils font appel à des sous-traitants. Ces derniers proposent des produits avec différents niveaux de qualité qui vont se retrouver ensuite dans plusieurs types de produits. Quand un fabricant d’ordinateur portable achète des cellules de batterie pour ses appareils, il choisit un composant de qualité. Le risque qu’une mauvaise batterie endommage la totalité d’un produit onéreux est trop grand. Mais quand une marque fabrique une batterie USB, le prix est majoritairement composé par le coût des cellules qu’elle contient. La partie électronique et l’emballage sont bien moins importants dans l’équation.

Vous voyez le problème ? Quand une sous marque va décider de se lancer sur le marché, elle va choisir la seule voie possible pour se distinguer : le prix de vente. Elle ne peut pas lutter contre le marketing des grandes marques. Elle ne peut pas non plus briller en recherche et développement. Elle fait donc au plus simple, prend tous les raccourcis et achète les composants les plus entrées de gamme pour lutter sur le prix. Au passage, elle va éviter de faire certifier son appareil puisque cela coute cher mais surtout cela aurait des chances de ne pas passer les contrôles qui peuvent être drastiques. Enfin, elle ment sur la capacité de son produit. Proposant une batterie 40 000 mAh sur le packaging alors qu’elle n’embarque que 10 ou 15 000 mAh de cellules. Avec cette recette, elle est beaucoup moins chère que les marques et peut trouver preneur.

En grignotant des parts de marché ainsi, des centaines de sous marques ont lentement érodé le secteur. Les grandes marques ont commencé à avoir du mal à justifier leurs tarifs. Si tout le monde voit bien la différence entre un restaurant étoilé et une enseigne de fast-food, c’est plus difficile de faire comprendre pourquoi untel vend une batterie 40 000 mAh à 19€ alors que la marque propose 20 000 mAh pour le double.

Face à cette concurrence déloyale, certaines marques ont décidé de baisser la qualité de certains de leurs produits. Acheter des cellules moins cher, ne plus passer les certifications et gonfler les capacités artificiellement pour des gammes « low cost » plus accessibles. Histoire d’améliorer leurs ventes. Le problème pour ces industriels c’est que, contrairement aux marques noname aux noms exotiques que l’on trouve désormais en pagaille, ils peuvent et ils doivent rendre des comptes.

Et c’est exactement ce qu’il s’est passé cet été. Suite aux divers incidents graves qui ont eu lieu, le gouvernement chinois a décidé de durcir les règles de commercialisation. 

Des incidents de vol à cause de batteries mobiles défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

Des incidents de vol à cause de batteries USB défectueuses ont réveillé les autorités Chinoises

 

Un second tour de vis avec une certification plus stricte

Désormais, le gouvernement chinois va plus loin. La certification reste évidemment obligatoire, mais elle va être plus draconienne avec des tests plus poussés. Dès le mois de juin prochain, il sera impossible de vendre une batterie légalement en Chine sans une nouvelle certification. Aujourd’hui, les fabricants doivent respecter la norme actuelle et les distributeurs tout autant. Ce qui veut dire que si un contrôle surprend un commerçant qui distribue une batterie non certifiée, il risque une amende, la confiscation de son stock et sa destruction à ses frais. Il n’y a pas eu de « moratoire » ni de période pendant laquelle les vendeurs et les industriels ont pu écouler leurs marchandises non conformes. Comme il s’agissait d’un risque pour le public, ces produits non certifiés ont tout simplement étés bannis.

Dès le mois de juin prochain, ces produits actuellement conformes ne le seront plus à leur tour. La Chine laisse donc six mois aux industriels pour se mettre à jour avec de nouveaux impératifs. La bonne nouvelle, c’est que pour avoir cette nouvelle certification et vendre des batteries USB, il va falloir proposer des solutions beaucoup plus sérieuses dans leur conception.

Des batteries USB qui communiquent avec l’utilisateur

Outre les éléments déjà en place, la nouvelle norme va imposer une lecture facile de l’état technique de la batterie. Deux moyens sont possibles. Le premier passera par une interface intégrée à l’objet qui donnera le détail de sa charge. Un petit écran LCD qui affichera la capacité restante, les protocoles employés, la vitesse de charge mais aussi l’état de santé des cellules, le nombre de charges qu’elle ont connues et la puissance réellement embarquée. Des éléments qui sont relevés par les puces des modèles de grandes marques qui utilisent des technologies de charge avancées mais qui ne sont absolument pas gérées par les composants d’entrée de gamme. 

L’ajout de cet écran aura évidemment un coût alors une parade logicielle pourra être trouvée. Le fabricant pourra proposer une application qui ira lire les informations de la batterie pour renseigner l’utilisateur sur son smartphone via un bête câble USB. 

Deux remarques par rapport à ce premier poste. D’abord, rien n’empêchera un fabricant peu scrupuleux de proposer de fausses informations sur un petit écran. Indiquer 40 000 mAh quand la batterie n’en propose que 10. Déclarer un seul cycle de charge en sortie d’usine malgré l’emploi de cellules recyclées. La différence c’est que si une marque fait cela, elle ne fabrique pas seulement un produit low-cost non certifié, elle fabrique un produit interdit et peut donc être poursuivie pour cela. Ce n’est plus une amende qu’elle risque, c’est une peine beaucoup plus lourde.

L’autre point est la destination de cette communication. On imagine que le propriétaire de cette batterie communicante sera ravi de savoir que son appareil en est à 300 cycles de charge ou qu’elle envoie 15 watts vers son smartphone. Mais ces éléments, l’acheteur les connait déjà d’une manière ou d’une autre. Il sait qu’en ayant acheté sa batterie il y a deux ans et en la chargeant en gros une fois par semaine, elle est à un certain nombre de charges. Il sait également qu’elle envoie du 15 watts vers son smartphone parce qu’il l’a achetée pour ça. Le véritable destinataire de ces informations est donc quelqu’un d’autre et je suis tenté de croire qu’il s’agira des autorités chinoises. En particulier des personnels en charge des embarquements d’avion. Il suffira de brancher une batterie à un appareil de contrôle pour vérifier son état et autoriser ou non, sa présence à bord d’un appareil.

Une durée d'utilisation recommandée de 5 ans

Une durée d’utilisation recommandée de 5 ans

Cela, couplé à une obligation pour le fabricant d’indiquer la date de fabrication et une date d’exploitation recommandée, seront des indices forts pour l’acheteur et les autorités. La nouvelle norme imposant en effet pour le constructeur d’indiquer si la batterie a une durée d’usage estimée en années. 2, 3 ou 5 ans suivant un certain protocole de charge. Ce qui indiquera à l’acheteur la qualité de l’électronique et des cellules embarquées.

Un appareil de test d’impact classique

La nouvelle norme va plus loin

La norme actuelle effectue déjà des tests assez lourds : résistance aux chocs, à la température, aux vibrations et même à l’impact. On sait ce que donnent certains composants chimiques au contact de l’eau ou de l’air. Des combustions et des explosions spectaculaires. Pour éviter ces risques, les nouvelles batteries USB devront passer des tests encore plus complets pour avoir le droit à une certification.

Le test d’impact imposera de résister à une charge équipée d’un poinçon montée sur un appareil de test. C’est une procédure assez standard dans l’industrie mais capitale dans le monde des batteries. Un protocole précis servira à évaluer la résistance de la coque des batteries pour éviter une déformation qui pourrait toucher les cellules ou un percement encore plus grave. 

Des tests de résistance aux vibrations pour évaluer leur impact sur les soudures, élément qui peut faire entrer les batteries en court-circuit. Et même un passage au four des différents modèles avec pour mission de sortir vivant et non altéré d’une cuisson à 135 °C pendant une heure. Un scénario catastrophe qui évitera de transformer une batterie oubliée sur un tableau de bord de voiture en été en bombe artisanale.

Les mesures classiques de surcharge ou de mauvaise utilisation seront évidemment toujours d’actualité. Avec la généralisation du format USB Type-C à de plus en plus d’appareils, il ne faut pas qu’une batterie réagisse mal à une surcharge. Ici, elle pourra même alerter d’un souci en cas d’utilisation d’une source non adaptée via son petit écran intégré.

50 000 mAh pour 20€, vraiment ?

Une excellente nouvelle pour le consommateur

Le premier réflexe est de se demander quel impact aura cette nouvelle norme sur son pouvoir d’achat. Combien vont couter ces nouvelles batteries ? La réponse est assez simple, dans tous les cas, ce sera forcément moins cher. 

D’abord la norme aura pour effet de débarrasser les places de marché de tous les modèles « noname » qui polluent l’offre normale. Ces modèles sont certes fort peu chers, mais ils ont tous les défauts du monde. Ils mentent sur leurs capacités réelles et quand on rapporte leur tarif à leur véritable pouvoir de charge, se retrouvent souvent au-dessus des solutions de grandes marques. Ils sont dangereux de par leur conception et les composants qu’ils utilisent. Ils peuvent également poser des soucis de surtension pour les appareils que vous branchez dessus. Leur existence n’est liée qu’au simple fait qu’ils mentent aux clients finaux. Ils ont fait croire qu’il était possible de proposer 56 000 mAh dans un objet de 200 grammes à 20€. 

Oui, le ticket d’entrée du marché sera plus élevé . Pas en euros par rapport aux capacités réelles mais simplement sur la somme déboursée en amont pour obtenir un de ces engins. Aujourd’hui, il ne faut qu’une poignée d’euros pour obtenir une batterie noname qui « suffit » bien à l’utilisateur. Tout le monde ferme les yeux sur les matériaux utilisés et les risques incendies. Avec la bonne vieille méthode d’auto persuasion du « ça n’arrive qu’aux autres » au sujet des incendies. Demain, il faudra dépenser plus pour une batterie plus efficace, garantie dans la durée, communicante et capable de réellement charger plusieurs fois votre smartphone avant de la mettre elle même sur secteur.

On achètera bientôt une batterie USB de qualité, une fois tous les 3 ou 5 ans, à 40 ou 50€. Au lieu d’en acheter une par an à 15 € en essayant de se faire croire qu’on a oublié son prix global. C’est non seulement bon pour son portefeuille mais également excellent pour sa santé mentale et la planète. C’est en effet un bon moyen d’éviter la génération d’énormément de déchets électroniques.

batteries USB

J’achète ou j’attend ?

Que faire alors ? Attendre juin 2027 pour acheter une batterie USB ? Si vous pouvez attendre, attendez. Avoir un modèle développé avec ces nouvelles fonctions sera évidemment positif. Mais si vous regardez le marché actuel vous avez déjà des marques qui proposent des engins répondant presque au cahier des charge évoqué. Les grands noms de la batterie ont fait évoluer leurs gammes depuis un moment. L’idée de l’écran qui indique le niveau de charge est probablement né des modèles existant qui le proposent déjà. Si vous avez besoin d’un de ces accessoires aujourd’hui piochez simplement dans les catalogues des bonnes marques : Anker, Baseus, Ugreen, Samsung, Xiaomi…

Le vrai risque est en fait lié à la fin de traine du marché noname. Dans les mois qui vont venir, tous les modèles bas de gamme vont dévisser et leurs tarifs s’effondrer. Les vendeurs qui inondent les places de marché vont baisser les prix de leurs batteries bas de gamme parce que cela leur coutera moins cher de les vendre à perte que de devoir les envoyer au recyclage. Ils vont donc tenter de vous proposer leurs produits dangereux et mensongers par tous les moyens possibles.

Il faudra donc absolument résister à ces offres de batteries « 20 000 mAh » proposées à quelques euros seulement. Cela sera dans tous les cas une mauvaise affaire.

 

Ugreen Nexode 130W : 20 000 mAh de bonheur mobile (promo à 49.99€)

Source : ITHome

La Chine établit de nouvelles règles pour les batteries USB © MiniMachines.net. 2025

Ugreen Nexode 130W : 20 000 mAh de bonheur mobile (promo à 49.99€)

29 novembre 2025 à 15:10

Mise à jour : La batterie Ugreen Nexode 130W est en promotion à 49.99€ sur Amazon. Cela reste aujourd’hui une excellente batterie fiable et efficace qui m’accompagne au quotidien.

Voir l’offre sur Amazon France.

 

La Ugreen Nexode 130W est une batterie qui trace une voie alternative à l’offre majoritaire en terme de recharge mobile. Alors que beaucoup de marques ont essayé de suivre le mouvement imposé par les batteries entrée de gamme, Ugreen a choisi une autre solution.

Il y a quelques années en arrière quand on recherchait une batterie mobile, quelques marques se battaient entre elles avec de bons produits. C’était cher mais c’était généralement correct en terme de qualité, de suivi, de spécifications et de garantie. Et puis il y a eu les premières batteries moins chères qui ont commencé à casser les prix. Je me souviens notamment des premières batteries en aluminium anodisé de Xiaomi, des modèles 10 000 mAh qui présentaient alors le meilleur rapport qualité prix possible. De bonne qualité, proposant une vraie capacité élevée, bien finies et sécurisées, elles ont totalement envahi le marché avec un tarif qui divisait par deux  ou trois celui des concurrents. A 15€ pièce, elles ont eu de grosses répercussions sur l’ensemble du secteur.

Devant le succès de ces batteries Xiaomi, une foule de concurrents s’est demandé si il n’y avait pas là moyen de se faire facilement un peu d’argent. Outre les filous qui se sont mis à fabriquer des fausses batteries Xiaomi, des dizaines de marques se sont engouffrées dans ce nouveau secteur. Proposant des modèles de tous types et parfois sans aucune compétence plus sérieuse que « j’emballe des cellules noname dans une boite en plastique ». Sont ainsi apparues des batteries de 5, 10, 15, 20, 25 et même 30 000 mAh annoncés qui n’avaient en réalité aucune capacité de plus que la batterie de base des débuts. Des tonnes de produits aux marques délirantes ont trouvé leur voie sur les places de marché. Un grand classique désormais puisque chaque produit qui se vend pas trop mal lève une armée de clones noname.

Ugreen Nexode 130W

Ugreen Nexode 130W

Quelques pièces de ma collection de batteries

Le véritable problème est venu dans un second temps. Lorsque les constructeurs identifiés jusqu’alors comme « corrects » sur ce marché particulier ont subi l’impact de cette concurrence. Face à des produits estampillés 20 000 mAh à 19€, ils avaient du mal à vendre des batteries réellement 10 000 mAh à 29€. Certains se sont mis à lancer eux aussi des produits de plus ou moins bonne facture. Avec parfois le même design que les batteries entrée de gamme sur lesquelles ils ne collaient alors plus que leur nom. La solution ainsi trouvée a été de lutter contre le feu par le feu. En cassant les prix d’un côté tout en annonçant toujours plus de l’autre. Le tarif moyen d’une batterie de 10 000 mAh est passé de 30€ à 15€ avec Xiaomi puis très rapidement à moins de 10€ avec le noname.

Des batteries entrée de gamme qui n’avaient souvent alors plus aucun garde fou de sécurité et une capacité réelle largement inférieure aux promesses de leur étiquette. Trouver un produit correct est alors devenu problématique. Avec une perte de repères totale dans l’offre, il est devenu très compliqué de se baser sur le tarif au mAh pour se faire une idée. Il reste quelques marques de qualité qui sortent du lot pour tenter d’y voir clair mais c’est au prix d’un examen au cas par cas de chaque modèle.

Ugreen – et quelques autres marques – ont choisi une autre voie sur ce marché. Non pas de tout sacrifier pour le prix mais, au contraire, de lancer des produits proposant de nouveaux services. Quitte à se distinguer également par le tarif. Il faut reconnaitre que des normalisations comme le Power Delivery ou le Quick Charge de Qualcomm ont permis de faire du ménage dans l’offre mais il reste encore beaucoup de sous produits vendus sur les places de marché.

Ugreen Nexode 130W : papa c’est quoi cette brique de Milliampères ?

La batterie Ugreen Nexode 130W a beau être conforme avec les recommandations aviation pour pouvoir voyager avec vous dans les cieux, elle n’en est pas moins imposante. Avec 13.1 cm de haut sur 5.4 cm de large et 5.1 cm de profondeur, c’est un petit totem qui ne se fait pas oublier dans une poche de veste. L’objet pèse un très joli 480 grammes et se sent donc autant si ce n’est plus qu’un chargeur d’ordinateur. Mais il n’y a pas de miracles, ceux qui vous promettent des dizaines de milliers de mAh dans un format minuscule se moquent autant de la physique que de leurs clients.

L’offre est assez complète avec la batterie bien entendu, un câble USB Type-C vers USB Type-C, une pochette en tissu et diverses documentations.

L’ensemble est de qualité avec un câble de 50 cm qui peut encaisser jusqu’à 60 watts sans broncher. Et une pochette solide pour l’usage qui en est fait, c’est à dire de balader la batterie avec son câble sans la rayer.

La documentation est multilangue, étalée sur une grande feuille pliée en accordéon. Ce n’est pas la formule la plus pratique à l’usage, le contraste est faible et la lisibilité n’est pas terrible. C’est souvent le cas avec ce genre d’appareil et c’est bien dommage, d’autant que les fonctions sont nombreuses et qu’aucun QR Code n’est fourni pour allez trouver une documentation en ligne plus complète.

Ici, on se retrouve donc avec une petite brique en ABS moulé, dont l’ensemble de la coque est solidement soudée, percée d’un seul côté par sa connectique et présentant une surface brillante qui cache un petit écran TFT. La batterie tient très bien debout mais elle dispose également de deux pieds en caoutchouc qui la traversent pour la positionner à plat. Cela permet de la maintenir pour ne pas qu’elle glisse ou soit emportée par un câble.

Le bloc est sobre, doux au toucher et agréable à prendre en main. Mais malheureusement son poids et sa taille n’en font vraiment pas un modèle de poche. Autant j’arrive à glisser une batterie plus longue mais moins épaisse dans une poche de pantalon, autant la Ugreen ne m’a accompagné qu’avec un bagage. Ce n’est pas un énorme problème puisque je choisis des sacs proposant justement un passe câble pour laisser une batterie à l’intérieur et avoir la possibilité de recharger divers appareils facilement.

La Ugreen Nexode 130W propose 20 000 mAh en 72 Wh avec une capacité de charge maximale de 100W en Power Delivery et jusqu’à 30 W en plus sur un port secondaire. La connectique propose ainsi deux ports USB Type-C et un port USB Type-A. A noter que le colis ne propose pas autre chose que la batterie et un câble à double connectique USB Type-C suffisamment blindé pour pouvoir charger la batterie à son maximum, c’est à dire en 65 watts. Un petit sachet de transport est livré mais malheureusement aucun chargeur adapté à une charge rapide de la batterie n’est fourni. C’est logique, ces appareils spécifiques coûtent assez cher et Ugreen les vend à part. Il faudra donc utiliser un de vos propres chargeurs pour faire le plein et si possible une solution Power Delivery performante car la recharge peut être lente avec un modèle classique de quelques watts seulement.

1 : USB Type-C Entrée 65 Watts max et sortie 100 Watts Max
2 : USB Type-C Sortie 30 Watts Max 
3 : USB Type-A Sortie 22.5 Watts Max

La construction de la batterie est simple : le premier port USB Type-C sert de port de recharge et de sortie 100W. C’est ce port qui servira à recharger la Nexode et à alimenter les machines les plus gourmandes. Le second port USB Type-C au dessus proposera une alimentation jusqu’à 30W plus classique. Le port USB Type-A offrira quant à lui un plus classique 22.5W au maximum. Les 130W annoncés sont donc la combinaison des 100 et 30W des deux ports USB Type-C. Rien d’anormal là dedans, Ugreen précise d’ailleurs directement sur la boite de la batterie le maximum de 100W de charge maximale sur un seul port.

Sur le côté de l’appareil, un bouton permet de naviguer entre les menus de l’écran TFT. Ce dernier n’est pas d’une très forte définition et sa luminosité reste trop faible pour un usage tout le temps pratique en extérieur. C’est néanmoins un indicateur complet des interactions de l’engin avec les éléments externes. Ce qui s’avère très pratique à l’usage.

La charge est par exemple signalée par une petite animation. Un pourcentage est indiqué avec un flux d’énergie représenté graphiquement au branchement, on retrouve là les codes du smartphone. Cela n’a l’air de rien mais on sait que l’appareil est en cours de charge immédiatement avec l’indication de pourcentage qui indique où on en est. La batterie se réveille par une simple pression sur son bouton et indique également l’état de charge facilement. L’écran s’éteint petit à petit en baissant la luminosité de l’affichage au bout de quelque temps. 

Cet écran propose un second menu qui indique l’état des lieux en temps réel de l’appareil. A savoir, une petite courbe graphique de données pour les entrées et sorties de chaque port. C’est assez pratique de voir quelle consommation est précisément proposée pour chaque élément connecté. Et évidemment ce que leur délivre votre Nexode.

A ce rythme 

Pratique aussi de voir une sorte de bilan de charge sur l’écran d’accueil avec le pourcentage restant pour votre batterie. Une durée précise en heures et en minutes se met en à jour en temps réel et indique également combien de temps va tenir la Ugreen au rythme que vous lui imposez. Ou  comme ci-dessus, combien de temps mettra la batterie à se charger.

Parmi les écrans qui existent dans l’interface et que l’on n’a pas envie de croiser, des éléments de sécurité. La batterie propose un ensemble de capteurs qui mesurent sa température en permanence et qui affichera un joli symbole de température élevée pour vous faire comprendre qu’elle est en surchauffe. Un autre symbole s’affichera également pour signaler une éventuelle surtension si vous tentez par exemple de la charger par le mauvais port USB Type-C. La protection des appareils rechargés contre toute surintensité sera également de mise ainsi qu’une analyse permanente pour éviter toute surcharge. La Ugreen Nexode 130W saura également se protéger contre une décharge trop importante qui risquerait de l’endommager et gardera ses derniers mAh pour vous indiquer qu’il faut la brancher rapidement au secteur. Evidemment, Ugreen protège également son appareil contre les court-circuits, indique si la température d’usage est trop haute ou trop basse.

De la batterie à l’instrument de mesure improvisé

Elément intéressant pour un utilisateur comme moi qui suis entouré de dizaines de références de produits, la batterie se seconde d’un rôle de contrôle assez étonnant. J’ai bon nombre de chargeurs en tous genres, de tablettes, smartphones, ordinateurs et accessoires en tous genres dont je ne connais pas vraiment les capacités de charge. Et c’est très intéressant de se rendre compte que certains appareils acceptent des capacités de charge plus ou moins élevées que celles que l’on attend. Des ordinateurs portables plus limités qu’attendus ou des accessoires qui acceptent des charges rapides.

L’ensemble des mesures ne peut pas être enregistré mais l’écran TFT est suffisamment lisible pour savoir exactement ce que chaque élément branché sur la Nexode propose. Ce qui est très satisfaisant à l’usage et assez pratique dans certaines conditions.

En haut une charge en 20V pour une Console-PC, en bas une charge lente de casque audio

A l’usage

Deux éléments sont à prendre en compte avec cette batterie. Sa capacité d’une part mais aussi et surtout ses fonctions de charge. La Ugreen Nexode 130W propose deux modes de charge différents. Le premier est classique, il s’agit de dialoguer avec l’objet à charger pour lui procurer la solution la plus rapide qu’il pourra encaisser. Si votre smartphone, votre console ou votre portable est capable d’absorber 15, 30 ou 65 watts ou plus alors la batterie proposera de monter à ce maximum. Cela permet une charge rapide et efficace et c’est ce que l’on demande en général à ce type d’appareil.

De très longs tests de capacités en USB Type-A et Type-C confirment 20 100 mAh réels

Exemple typique, je me sers intensivement de mon smartphone pour photographier, filmer et documenter des choses toute une matinée sur un salon. Je me pose le midi pour manger quelque chose et je branche mon téléphone sur ma batterie Ugreen. L’idée est alors de recharger mon smartphone le plus rapidement possible parce que j’ai d’autres rendez-vous dans l’après midi. La batterie propose ici une charge très rapide, ce qui est un point important pour mon usage. Le fait qu’elle puisse recharger mon smartphone, mon stabilisateur pour filmer et une camera en parallèle est également un bon point. En une demie heure mon smartphone a fait suffisamment le plein, en une heure il est regonflé quasiment à bloc.

En 35 minutes, je recharge une batterie de 8500 mAh d’ordinateur portable de presque moitié. La prise en compte des fonctions de charge rapide est parfaite. Si la suite de la charge est plus lente, c’est assez classique sur ce type de dispositif. Ainsi passer de 30 minutes à une heure de charge ne permettra pas forcément d’atteindre la charge maximale de ces engins. Mais c’est exactement pareil avec un chargeur secteur, le début de la charge est très rapide et se tasse petit à petit pour être plus lent sur la fin. La batterie permet de recharger les 4000 mAh de mon smartphone plus de 4 fois sans mordre dans les 15% d’autonomie restante de la Nexode.

Au travail en 40W pour recharger mon bon vieux Xiaomi 12.5 pouces… et tripler son autonomie !

A noter que la batterie permet également une recharge lente. Avec du temps devant soi pour recharger ses appareils plus lentement, on peut activer cette fonction facilement. Je n’ai pas forcément besoin d’une charge rapide en permanence, ma liseuse ou mon chargeur de batteries d’appareil photo non plus. Certains de mes appareils n’apprécient pas ou plus ce type de charge. Pas de problème, une pression de 3 secondes sur le bouton bascule la Nexode en mode charge lente et fait apparaitre un petit signe en haut à gauche de son écran. 

Des essais de charge d’autres appareils comme des éclairages, des appareils photo en direct pour des poses longues ou des timelapses, une console PC réclamant un bon 65 watts de Power Delivery fonctionnent sans soucis. Petite déception par contre, la batterie ne fonctionnera pas parfaitement comme un onduleur pour un montage avec une carte de développement. Si elle prend le relais sans problème quand la coupure électrique a lieu, elle a un comportement bizarre à la reprise. La batterie semble réinitialiser la charge en coupant toutes les alimentations sortantes pendant une bonne seconde, avant de reprendre ensuite. Ce qui redémarrera votre carte de développement. Dommage.

Avec un fer à souder USB, la batterie fonctionne sans soucis, offrant une excellente autonomie et une grande portabilité pour des réparations sur le pouce.

Pour finir, un mot sur la recharge de la batterie en elle même. Cela dépendra bien sûr du chargeur utilisé et de ses capacités. Mais avec un chargeur rapide Power Delivery tel que ceux qu’on reçoit avec les ordinateurs portables désormais, la batterie se recharge très rapidement. Entre 3 et 4 heures sont nécessaire pour refaire le plein à 90%. Cela dépend énormément du chargeur employé évidemment mais avec un modèle exploitant le maximum de la capacité de la Nexode, soit 65 watts en entrée, la charge est très rapide.

Le nombre de cycles annoncé par Ugreen parait décevant de prime abord : 1000 cycles garantis à 80% de sa capacité. Cela semble peu mais c’est plutôt assez haut pour un modèle de 20 000 mAh en Lithium Ion. Cela permettra de recharger un smartphone récent entre 3500 et 4000 fois. Un ordinateur portable plus de 1200 fois. Ce qui nous amène à des années d’usage avec une charge quotidienne.

Dans ma poche de jean, pas très pratique ni très discret.

En conclusion

Cette batterie Ugreen Nexode 130W est une très bonne solution. Elle a bien sûr quelques points qui peuvent être problématiques à commencer par un encombrement différent des modèles classiques, plus épaisse que les autres batteries du même genre. Ce sera donc un choix de l’utilisateur entre un modèle plus plat et long et cette solution plus épaisse. Si vous n’avez pas pour habitude de balader votre batterie dans vos poches mais plutôt dans un sac, ce sera un faux problème. Rares sont les modèles de cette capacité à proposer un design réellement ultraportable.

Dans un sac avec un passe câble vers l’extérieur on peut charger et décharger sans soucis.

Le fait de ne pas avoir de chargeur livré avec l’objet est également décevant même si cela devient de plus en plus classique pour de simples raisons de coût. Pour qu’il ait du sens, un chargeur compatible avec la Nexode, se devrait de proposer d’excellentes capacités de charge. Un modèle GaN de type 60 Watts semble être le plus adapté. Mais embarquer un chargeur de ce type alourdirait considérablement la note. L’idée est donc d’exploiter un chargeur que vous possédez déjà. Celui d’un ordinateur portable ou d’un smartphone à charge rapide, par exemple, sera idéal mais tout type de chargeur USB Type-C fera l’affaire.

Pour le reste c’est un sans fautes : la batterie est robuste, propose réellement les 20 000 mAh promis, mise autant sur la sécurité que sur les services proposés et permet surtout de voir précisément ce que l’on recharge et à quelle vitesse on le fait. L’apparition d’un compteur qui indique combien de temps la batterie pourra assurer son service de charge est vraiment utile pour certains usages. C’est, par exemple, extrêmement utile pour utiliser un fer à souder USB ou alimenter un montage Raspberry Pi ou Arduino.

Si la batterie a des côtés gadgets avec des fonctionnalités plus ou moins utiles pour la plupart des utilisateurs, elles sont proposées en plus d’une base de services de qualité. L’écran est clairement un élément dont on peut se passer pour un usage standard de recharge de smartphone, un système de LEDs étant alors aussi efficace. Mais j’apprécie beaucoup de savoir si l’ensemble des éléments que je branche sur la Nexode fonctionnent correctement et le nombre de watts qu’ils peuvent encaisser. La qualité de la construction et la sécurité proposée par la batterie finissent de me convaincre que les euros supplémentaires demandés par la marque ont un sens. On trouve des batteries « 20 000 mAh » noname en ligne a 25€ et certaines sont correctes. Mais aucune ne propose la qualité de ce modèle, ses fonctionnalités et surtout la possibilité de charger en 100 Watts.

La batterie est proposée à 49.99€ en direct sur le site Ugreen France.

Voir l’offre sur Ugreen France

 

Ugreen Nexode 130W : 20 000 mAh de bonheur mobile (promo à 49.99€) © MiniMachines.net. 2025

Reçu hier — 28 novembre 2025MiniMachines.net

Vous voulez une Steam Machine en avance ? Imprimez là !

28 novembre 2025 à 11:48

Ce n’est pas le premier MiniPC imprimé en 3D que je vous propose mais celui-ci colle à l’actualité avec son design directement inspiré de la Steam Machine de Valve.

Construit autour d’une carte mère STX de DeskMini x300W AMD d’ASrock, il embarque un processeur AMD Ryzen 7 5700G et 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots SODIMM1. Mais je ne suis pas certain que cela vaille le coup en ce moment au vu du prix de ces composants. Le tout est refroidi avec un ventirad Scyte Ninja HSF. Autour de tout cela, a été construit une réplique assez fidèle de la Steam Machine à partir de filament PETG et d’une imprimante Qidi Tech X-Max 3

Le montage est assez classique avec l’emploi d’inserts métalliques fondus dans les impressions 3D pour permettre un montage et un démontage facilité. L’ensemble requiert 600 g de filament au total et une douzaine d’heures de temps d’impression. L’imprimante n’a pas besoin d’être énorme, la Steam Machine étant une minimachine, un volume de 180 x 180 x 180 mm suffit.

On notera au passage l’emploi de ventilateurs 120 mm fins pour améliorer l’aération à la place du modèle créé sur mesures par Valve pour son engin.

L’emploi d’aimants néodymes pour permettre une accroche de la face avant et l’ajout d’une bande de LEDs comme bandeau de la machine. Même si celle-ci n’a pas les avantages de la solution officielle.

S’il n’est pas parfait, le résultat est assez réussi. L’auteur va utiliser l’engin comme relais d’affichage pour du streaming de jeu local ou en ligne. Ce qui rend l’équipement choisi un peu trop musclé (et cher) pour cet usage. Je suppose qu’une carte mère de MiniPC classique à 200€ pourrait tout aussi bien faire l’affaire. Tout en pouvant fonctionner de manière quasi passive au cœur de ce type de boitier. Que ce soit en utiliser les services de Steam pour le streaming ou une solution comme Moonlight, n’importe quel MiniPC suffisamment bien équipé en connexion réseau proposera le même service. 

Il est donc possible de télécharger les fichiers 3D de l’auteur sur Printables et de construire votre propre Steam Machine juste pour le look. Ou alors d’y aller à fond et de glisser à l’intérieur une carte mère plus musclée. Surtout si vous avez des composants compatibles déjà en stock.

Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

Vous voulez une Steam Machine en avance ? Imprimez là ! © MiniMachines.net. 2025

Acemagic K1 : un engin compact sous Core i5-12600H

28 novembre 2025 à 00:40

Le MiniPC Acemagic K1 est assez réussi dans son genre, un boitier compact de 12.8 cm de côté et 4.1 cm d’épaisseur. À l’intérieur, une solution classique et performante avec un processeur Intel Alder Lake de 12e génération.

Un Core i5-1600H qui ne propulsera pas le Acemagic K1 aux sommets des podiums mais il est tout à fait suffisant pour un poste très classique et capable de lancer n’importe quel outil de travail. Les classiques programmes de bureautique, web et de multimédia. Les applications créatives de dessin, de musique, de retouche photo et de montage vidéo. Les solutions de modélisation 3D ou de programmation comme des jeux 2D et 3D pas trop gourmands.

Le Core i5-12600H est un 12 cœurs composé de 4 cœurs Performants et 8 cœurs Efficients pour 16 Threads. Gravé en Intel 7, il propose des fréquences allant de 3.3 à 4.5 GHz et un TDP de 45 watts avec un Turbo à 95 watts. Son circuit graphique est un Intel Iris Xe cadencé à 1.4 GHz avec 80 Unités dExecution qui pourra prendre en charge les grands jeux classiques en 3D en 720P ou 1080P. La chaleur dégagée par le processeur est dirigée sur les côtés pendant qu’une aspiration se fait par l’arrière et le dessous. Ici, nous voyons la machine retournée.

Il est ici entouré par une solution SODIMM de 16 Go de mémoire vive en DDR4-3200 double canal et pourra évoluer vers 64 Go au besoin. Son stockage est un SSD de 512 Go au format M.2 2280 en PCIe 3.0 x4. Un second emplacement identique ajoutant également une compatibilité SATA sera disponible pour proposer plus de capacités à l’engin. Le SSD embarquera une version enregistrée de Windows 11 Pro. L’accès aux composants est possible en ôtant quatre vis sous le boitier, ce qui permet de retirer le capot.

La connectique est très complète puisqu’en plus d’un module sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 on retrouve en façade un USB 3.2 Gen2 Type-C qui gérera un signal vidéo DisplayPort, deux USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.

A l’arrière, on retrouve un ensemble de ports assez classique qui fait la part belle aux USB avec pas moins de quatre ports USB 3.2 Type-A. Le Acemagic K1 n’a pas choisi la facilité de recourir à des ports USB 2.0. On note par ailleurs deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et DisplayPort 1.4 ainsi qu’un Ethernet Gigabit très classique. Les ports ne sont pas forcément bien placés, au-dessus de l’évent d’aération de la machine, ils nécessiteront une gestion avec des serres-fil ou autre pour empêcher d’obstruer la zone nécessaire au bon refroidissement de l’engin. Un souci que l’on pourra éviter en montant le MiniPC sur un support VESA à l’arrière d’un écran. Un petit Antivol type Kensington Lock est par ailleurs visible.

Rien de fou donc, mais une minimachine sobre et efficace avec de bons compromis. Si vous êtes un lecteur régulier du site vous aurez surement reconnu une version « Intel » d’un modèle que nous avons croisé il y a peu. Le Acemagic Kron K1 sous Ryzen 5 7430U à 339€en 32Go/512Go.

Cette version 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage est proposée à 332.90€ sur Amazon. Pas le meilleur prix du marché mais un tarif qui peut baisser à 306.27€ avec le code MY3B44Q5. Le rendant plus appétissant.

Voir l’offre sur Amazon

ACEMAGIC K1 : Core i5-12600H – 16 Go / 512 Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ distribution certifiée
+ évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ garantie 2 ans et SAV France

– composants moins accessibles
– châssis plastique argenté
– pas de Thunderbolt ni d’USB4

Acemagic Kron K1 : un Ryzen 5 7430U 32/512 Go à 339€ (🍮)

Acemagic K1 : un engin compact sous Core i5-12600H © MiniMachines.net. 2025

Reçu avant avant-hierMiniMachines.net

Chuwi MiniBook X : le netbook 10.5″ N150 16/512Go à 250€

27 novembre 2025 à 18:07

Mise à jour : le MiniBook X N150 en version 16/512 Go est désormais proposé à 250.66€ sur la boutique Européenne de Chuwi sur AliExpress. Voir en fin de billet.

Billet original du 16/01/2025 : Le MiniBook X 2025 de Chuwi est une mise à jour d’un modèle précédent lancé en 2022 et mis à jour par la suite. Chuwi est une des rares marques à avoir poursuivi dans cette voie du développement d’un engin portable de petite taille, complet et pouvant prétendre à proposer la majorité des services d’un ordinateur moderne en ultra mobilité.

Le MiniBook X 2025 change quelques éléments d’un point de vue technique, mais reste dans le même état d’esprit. On assemble un mélange de pièces proposant un bon ratio entre performances et usages pour un prix abordable. Le premier de la série est sorti en 2022 sous Intel Celeron N5100, une puce déjà intéressante bien que encore insuffisante pour certaines tâches. Il a été renouvelé un an plus tard avec la sortie des puces Arrow Lake-N et de l’Intel N100. Puces qui ont apporté un vrai changement dans les performances de l’entrée de gamme. On est passés de PC sur lesquels il fallait faire de grosses concessions techniques et souvent prendre son mal en patience à une gamme de puces capables de remplir 90% des usages du quotidien sans souci.

Chuwi MiniBook X 2025

Le nouveau modèle de Chuwi reprend donc cette année cette formule avec le nouveau processeur Intel « Twin Lake » N150. Pas un énorme bouleversement du N100 de 2023 donc, plutôt une optimisation de celui-ci. Et c’est ce mot qui m’intéresse le plus avec le nouveau Chuwi MiniBook X 2025, « optimisation ».

Sur le modèle 2023 équipé d’un N100, j’ai lu du bon et du beaucoup moins bon. Des gens absolument ravis de leur machine et d’autres catastrophés des divers problèmes rencontrés. Notamment au tout début de leur commercialisation. Comme si les premiers clients essuyaient les plâtres de ce changement de processeur : soucis d’autonomie, problème de pilote, problèmes d’affichages et autres. Je suppose que la disparition de ces clients mécontents au fil du temps est déjà liée à une certaine optimisation de la machine. C’est aussi pour cela que j’ai bon espoir de retrouver ici une version encore améliorée de cette même machine.

Car si le N150 à bord ne révolutionnera pas les usages de l’engin, l’arrivée de ce MiniBook X 2025 pourrait éteindre mes craintes devant un engin mal fini de la part de Chuwi. Et si tel est le cas, il s’agirait probablement d’une des minimachines les plus intéressantes de ces dernières années.

Chuwi MiniBook X 2025 : un engin qui mise sur l’efficacité

La dalle de 10.51 pouces est intégrée dans un châssis aux bordures fines dont les dimensions restent très compactes : 24.4 cm de large pour 16.64 cm de profondeur et 1.72 cm d’épaisseur. C’est moins imposant qu’un netbook historique comme le Samsung NC10. Avec 10 pouces de diagonale, ce modèle mesurait 26.1 cm de large pour 18.5 cm de profondeur et 3 cm d’épaisseur. Il était également beaucoup plus lourd en affichant 1.33 Kg tandis que le modèle Chuwi reste sagement sous la barre des 1 Kg avec 920 grammes. On note au passage que la dalle est tactile et qu’elle peut se rabattre au dos du clavier grâce à une charnière qui s’ouvre à 360°.

L’écran affiche sur une dalle IPS en 1920 x 1200 pixels sur un format 16:10. Il est donc piloté par un Intel N150 dont les performances sont très légèrement au-dessus du N100 et donc tout à fait satisfaisant pour ce type d’engin. La puce est refroidie activement par un ensemble de caloduc, ailettes et ventilateur. On retrouve de 12 à 16 Go de mémoire vive LPDDR5 soudée à la carte mère en monocanal et un SSD de 512 Go NVMe PCIe pour le stockage sur lequel Windows 11 sera préinstallé.

La batterie est une 7.6 V en 3800 mAh 28.88 Wh et on retrouve une connectique de base composée de deux ports USB Type-C, d’un jack audio combo 3.5 mm et d’un module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2. L’alimentation se fera en 12V et 3A par un des ports USB en Power Delivery 3.0. On note plusieurs évolutions ici puisque le modèle précédent employait une batterie 26.6 Wh et un Power Delivery 2.0 mais également du Wi-Fi5 et un Bluetooth 4.2.

Le clavier est de type chiclet avec un toucher très classique, mais il est malheureusement uniquement en QWERTY. Jamais Chuwi n’a répondu positivement à mes demandes pour proposer un clavier AZERTY, jugeant le marché français trop étroit. Il est par contre possible d’exploiter un clavier logiciel QWERTY US International pour retrouver la plupart des accents et éléments dont nous avons besoin. Le pavé tactile est assez étroit mais se combine avec l’écran tactile et la possibilité d’exploiter une souris Bluetooth. Comme du temps des premiers netbooks, ces machines appellent à faire quelques compromis.

Le Chuwi MiniBook X 2025 en version Intel N150 avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage avec une licence Windows 11 est proposé à 290.66€ depuis la l’antenne Européenne Espagnole de Chuwi sur AliExpress. C’est moins cher que la précédente promo qui concernait le modèle 12 Go de mémoire vive !

Mais cette version 16/512 Go présenté à 290.66€ bascule à 250.66€ avec le codeBFFR40sans frais de port et avec une livraison rapide depuis l’Espagne.

Voir l’offre chez Chuwi AliExpress Europe

Chuwi MiniBook X : le netbook 10.5″ N150 16/512Go à 250€ © MiniMachines.net. 2025

Bon Plan : Jeu PC Universe for Sale offert sur EPIC

27 novembre 2025 à 16:12

Une station spatiale nichée sur Jupiter, au cœur des nuages. Un étrange marché où une jeune femme anxieuse crée des univers entiers dans le creux de sa main. Un mystérieux cultiste ayant abandonné sa chair pour atteindre l’illumination. Ici, les univers sont à vendre. Vous comptez en acheter un ?

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Bon Plan : Jeu PC Universe for Sale offert sur EPIC © MiniMachines.net. 2025

Acheter un onduleur pour son MiniPC serveur ?

27 novembre 2025 à 15:53

Pourquoi chercher un onduleur ? Vous êtes très nombreux à avoir acheté une minimachine basique pour en faire un MiniPC serveur. Que ce soit pour de la domotique avec HomeAssistant, un serveur de stockage vidéo avec Jellyfin ou Plex ou un serveur plus complet sous Linux avec des usages variés. Vous êtes également assez nombreux à avoir acheté un MiniPC NAS ces dernières années.

C’est ce qu’a fait Kevin pour se monter un MiniPC Serveur maison afin d’héberger plein de services différents. Il m’a d’ailleurs préparé un super guide de base pour publier sa méthode et ses choix. Dès que j’aurais un peu de temps – après le Black machin – je me ferais une joie de publier tout cela. 

Mais ce matin Kevin me demande si je n’ai pas repéré un onduleur qui serait adapté à son usage. Son logement a subi une coupure de courant cette nuit et son MiniPC serveur ne s’est pas éteint proprement. Un « onduleur » c’est le nom générique (et non adapté) que l’on donne à ces appareils qui vont réguler le courant et qui peuvent, dans certains cas, faire office d’alimentation de secours.  L’idée est de pouvoir protéger le MiniPC mais aussi un éventuel routeur et évidemment sa Box opérateur fibre ou ADSL. Cela évite de couper l’accès à son serveur et permet de faire des sauvegardes avant de l’éteindre proprement.

Certains MiniPC proposent une fonction de redémarrage automatique à la reprise de leur alimentation, c’est pratique, mais cela n’est pas aussi propre qu’une extinction complète du système d’exploitation. En général, ces MiniPC proposent également une fonction réseau Wake On Lan qui permet de les réveiller à distance via un réseau.

Trois onduleurs en promo pour le Black bidule

Bref j’ai pas mal fouillé dans les bons plans du moment et je suis sorti avec trois références d’onduleurs qui peuvent convenir à un MiniPC.

onduleur

En entrée de gamme, le Eaton Ellipse ECO 650 FR. qui propose quatre prises électriques et une puissance de 650VA. Il fait office de Protection réseau et offrira quelques minutes de répit à votre station avant de tout couper. Trois prises ont une alimentation batterie, ce qui va permettre de connecter un MiniPC, un éventuel routeur ou un NAS et une Box opérateur. La quatrième prise est juste protégée et pourra par exemple alimenter une imprimante partagée, une base de téléphone ou un éventuel écran.

Suivant la consommation de votre matériel, la gourmandise du MiniPC serveur en particulier, cette solution proposera plus ou moins d’autonomie. De quelques minutes pour un gros processeur à un bon quart d’heure pour un engin avec une puce AMD ou Intel peu gourmande en veille. Attention néanmoins, ce modèle ne communique pas avec le système. Pas de prise USB pour signaler le défaut d’alimentation. Impossible donc d’avoir l’information de la panne de courant pour agir à distance et éteindre proprement le serveur. Le gros point fort de ce modèle c’est surtout sa taille. Il mesure 23.5 cm de profondeur pour 26.3 cm de haut et 8.1 cm de large.

Ce modèle est vendu 85.99€ en ce moment sur Amazon.

 

onduleur

Seconde proposition un peu plus chère, cet APC de SCHNEIDER ELECTRIC BX950MI-FR avec 950VA. Plus imposant, il mesure 35.5 cm de profondeur pour 16 cm de haut et 12 cm de large. Lui dispose d’une batterie plus importante qui offrira beaucoup plus de temps pour réagir avant de couper. Sur un MiniPC type Intel N100/N150 en usage serveur on aura au moins trois bons quart d’heures pour réagir. Et surtout cet APC propose une prise USB qui va pouvoir communiquer de l’état de sa prise en charge avec le système. Avec le logiciel PowerChute sous Windows ou une solution comme apcupsd sous Linux. Dès lors, suivant vos réglages, votre MiniPC serveur pourra vous envoyer une alerte par email ou autre. Si votre Box Opérateur est branchée sur une des quatre prises évidemment. Le système d’exploitation pourra suivre l’état de la décharge de la batterie de l’onduleur et, suivant la reprise ou non du courant, éteindre la machine avant la coupure totale du courant. Cet engin propose quatre prises alimentées.

Ce modèle est proposé à 119.26€ sur Amazon

 

onduleur

Dernier modèle, toujours chez APC SCHNEIDER ELECTRIC, le Back-UPS « Essential » BE850G2-FR. On passe à 850VA et huit prises et des ports de charge USB. Six prises sont alimentées par la batterie, deux sont juste protégées des surtensions. Ce modèle mesure 36.5 cm de profondeur, 12 cm de hauteur et 13 cm de largeur. Il propose une protection complète contre les pics de tension et permet d’avoir pas mal de temps pour réagir. Ce modèle propose en plus des prises de charge USB aux formats USB Type-A et Type-C. Idéal pour charger un smartphone en dernier recours en cas de grosse coupure de courant.

Attention, ce modèle ne propose pas de dialogue avec un éventuel MiniPC serveur, les prises USB sont uniquement là pour recharger des appareils. L’autonomie est importante avec 170 minutes pour une consommation de 20 watts : soit ce que consomme un MiniPC serveur au repos (3 watts) associé à une box opérateur classique censée consommer 8 watts ou moins en veille. Si votre région n’est pas sujette à des pannes d’électricité trop longues, cela pourrait être largement suffisant.

Ce modèle est également proposé à 119.07€ sur Amazon.

Un prix quasi identique mais vous troquez ici la fonction de communication contre plus de puissance.

Si vous avez d’autres références à proposer, n’hésitez pas. C’est un sujet important et trop peu abordé alors qu’il est capital pour ce type d’utilisation. Je ne suis pas un expert sur le sujet, alors si vous avez des retours d’expériences perso et pro, partagez les !

Acheter un onduleur pour son MiniPC serveur ? © MiniMachines.net. 2025

Le Chuwi AuBox Ryzen 7 8745HS 16Go/512Go à 279€ !

26 novembre 2025 à 13:58

Mise à jour du 26/11/2025 : Chuwi propose son MiniPC AuBox Ryzen 8745HS depuis leur boutique Européenne. Ce modèle sous processeur Ryzen 7 8745HS en version 16/512 Go est annoncé à 323.41€ mais se négocie à 279€ avec un code promo. Voir en fin de billet.

Billet d’origine du 20/02/2025 : Le Chuwi AuBox Ryzen 8745 fait appel à une coque entièrement en métal, un aluminium brossé de 15.2 cm de large pour autant de profondeur et 4.5 cm d’épaisseur. C’est un peu plus encombrant que d’habitude, mais c’est surtout la disposition choisie pour les connecteurs qui intrigue ici.

AuBox Ryzen

AuBox Ryzen 8745HS

Première apparition d’un AuBox Ryzen chez le constructeur, ce modèle fait le choix très clair d’être un MiniPC à poser sur un bureau plus qu’un modèle à exploiter en mode VESA. On retrouve une façade avant très sobre avec juste un bouton de démarrage éclairé d’une LED. A gauche, sur le côté de l’engin, une première « salve » de connecteurs avec un USB 3.2 Type-C proposant une sortie vidéo DisplayPort et du PowerDelivery mais aussi deux ports USB 3.2 Type-A et emplacement pour un Antivol type Kensington Lock. 

A l’arrière, de manière plus classique, on note un jack d’alimentation, un port USB4, un port jack audio 3.5 mm, un DisplayPort 1.4, un HDMI 2.1, deux USB 2.0 Type-A et deux ports Ethernet 2.5 Gigabit sous chipset Realtek 8125BG. L’idée est donc d’avoir un MiniPC sur son bureau, si possible à gauche du clavier pour accéder plus facilement aux connecteurs, ce qui est assez inhabituel.

AuBox Ryzen

À l’intérieur, on retrouvera deux puces différentes. Un Ryzen 9 6900HX assez habituel mais aussi le Ryzen 7 8745HS, une puce Zen4 un peu particulière puisqu’elle a eu d’abord pour vocation d’équiper du matériel réservé à la Chine continentale. On le retrouve ici dans un engin plus international sans grande surprise. La puce embarque 8 cœurs et 16 threads à 4.9 GHz avec un circuit graphique Radeon 780M sous RDNA 3 développant 12 CU à 2.6 GHz. La gravure est en 4 nanomètres pour un TDP de 45 watts. Quelle différence avec les autres processeurs « Hawk Point » plus classiques ? Ce 8745HS est totalement dépourvu de NPU.

La dissipation du processeur est assurée par un processus habituel : une chambre joue le rôle de caloduc et dirige la chaleur vers des ailettes qui vont être refroidies par une ventilation active. L’extraction de l’air se fait vers le côté gauche de l’appareil tandis que l’air frais est aspiré par la base. 

On retrouve en interne deux slots DDR5-5600 et deux emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 4.0. Un module M.2 2242 Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 WF-R52V-MPA1 assurera une connexion sans fil et l’appareil devrait être livré sous Windows 11 Pro par défaut. L’engin sera livré avec un support VESA mais il faudra faire attention à son poids, il est annoncé à 740 grammes. 

Un super prix le Black Flanby pour le AuBox Ryzen

Mise à jour :  Le MiniPC Chuwi AuBox Ryzen 8745 est désormais listé sur le site Européen de la marque à 323.41€. Ce prix concerne une version Ryzen 7 8745HS avec 16 Go de mémoire vive constituée d’une seule barrette de 16 Go de DDR5-5600 en mono canal. C’est dommage, car le processeur AMD et surtout son circuit graphique ont besoin de mémoire vive pour être efficaces au maximum de leurs performances. Rajouter une barrette de mémoire pour le passer à 32 Go sera donc à conseiller pour ceux qui cherchent la meilleure solution possible. Rester en 16 Go sera suffisant pour ceux qui ne veulent pas jouer avec 15 à 20% de performances en moins. Le stockage est confié à un SSD M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 x4 de 512 Go. Une licence de Windows 11 Pro est également préinstallée sur la machine.

Vous pouvez obtenir une baisse de prix de plus de 44€ qui passe le MiniPC à 279.14€ avec le code promo IFPGBESZ à entrer simplement dans votre panier. Les frais de port sont gratuits et la livraison devrait se faire rapidement depuis leur entrepôt espagnol.

 Voir l’offre sur AliExpress

Chuwi AUBox : Ryzen 7 8745HS – 16 Go / 512 Go –  Windows 11 Pro
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performances et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ châssis aluminium
+ garantie 2 ans

– SAV Europe
– audible en calculs lourds (40 Db)

Le Chuwi AuBox Core i9-13900HK 16Go/512Go à 302€ !

Le Chuwi AuBox Ryzen 7 8745HS 16Go/512Go à 279€ ! © MiniMachines.net. 2025

CXMT : un quatrième grand fabricant de mémoire vive

26 novembre 2025 à 12:05

CXMT vous connaissez ? Probablement pas. C’est l’acronyme de ChangXin Memory Technologies2. Un fabricant chinois de semi-conducteurs qui est pour le moment largement sous les radars à l’international. Éclipsé par les géants du secteur. CXMT est spécialisé dans la fabrication de composants mémoire et il est dur de briller face aux ténors du marché.

CXMT

En Europe, on connait surtout trois fabricants de mémoire vive : les Coréens SK Hynix et Samsung et l’Américain Micron. CXMT qui propose le plus souvent ses produits DDR sur le marché local, n’a pas droit à son coup de projecteur technologique. Il faut dire que la marque est un peu à la traîne. Ou du moins l’était.

Dans sa volonté d’indépendance technologique, la Chine investit en masse dans ses entreprises et le pays a porté toute son attention sur CXMT pour l’aider à progresser dans le développement de nouveaux modules de mémoire vive. Après avoir produit de la DDR3 suite au quasi-abandon de ces modules par les grands concurrents internationaux, la marque s’est rapidement tourné vers la DDR4. Désormais, la marque se penche sur la DDR5 avec des produits prometteurs.

Comme je le répète souvent quand je parle de fabricants de semi-conducteurs Chinois, leur objectif n’est pas de proposer des produits forcément en concurrence frontale avec les fabricants internationaux. Quand Loongson propose un processeur x86, il ne cherche pas à proposer le meilleur du monde. D’abord, il en est incapable, mais surtout il ne vise que son marché intérieur. Les commandes dont le gouvernement chinois pourrait avoir besoin s’il n’avait plus accès aux technologies américaines d’AMD et Intel. Même scénario pour le UBIOS qui veut remplacer les solutions UEFI occidentales. Ou le GPMI, le nouveau format de câble universel Chinois. L’idée est de préserver une technologie « souveraine » comme on dit en France…

CXMT est d’ailleurs sous le coup de sanctions américaines depuis 2022, renforcées en 2024.

CXMT

CXMT pourrait aujourd’hui profiter de la situation compliquée de la mémoire vive

Le SemiCon China vient de fermer ses portes et le site Videocardz nous informe de la présentation de nouveaux modules chez le fabricant Chinois. Cette fois-ci plus de DDR3 ou de DDR4, CXMT est passé à la DDR5 avec des propositions tout à fait convaincantes.

Étaient mis en avant des modules de 16 Go et 24 Go en DDR5-8000. Pour rappel, la mémoire considérée comme standard actuellement est la DDR5-6400, le fabricant se positionne donc au-dessus et peut dorénavant adresser des modules à tout type de secteurs grand public : PC classiques comme portables et MiniPC. Pour les smartphones et tablettes mais aussi pour d’autres matériels préférant de la mémoire soudée, de la LPDDR5X-10667 en 12 et 16 Go étant par ailleurs annoncée. Le fabricant compte bien déployer ses modules dans toute la galaxie de formats nécessaires : les classiques SODIMM des portables et MiniPC, les UDIMM standards du monde PC ATX. Des modules plus spécialisés pour les serveurs sont également présents à son catalogue.

Alors que les modules des géants Coréens et Américains semblent s’orienter de plus en plus vers les juteux contrats de l’industrie de l’Intelligence Artificielle. Ceux de CXMT vont de leur côté s’orienter sur son marché intérieur. Ce qui ne veut pas forcément dire ce que l’on croit. Un fabricant comme Micron ou SK Hynix va se tourner vers le client le plus offrant, c’est la logique de son marché. Mais le fait que CXMT soit porté à bout de bras dans son développement par le gouvernement chinois signifie qu’il pourrait tourner sa production en soutien de son industrie. Quand on parle de marché intérieur, cela ne veut pas dire que les barrettes de mémoire vive seront uniquement vendues en Chine. Mais plutôt qu’elles seront vendues à des industriels Chinois comme des fabricants de PC, qui pourront ensuite les distribuer à l’international.

Vous voyez l’importance stratégique de la montée en puissance de la marque ? Là où des constructeurs internationaux pourraient se retrouver asséchés en matière de mémoire vive face à l’appétit de l’IA. Des constructeurs Chinois pourraient profiter de tarifs préservés pour leurs propres machines. La logique entre les deux mondes étant totalement différente. 

Alors va-t-on voir de plus en plus de machines équipées de puces CMXT à court terme ? Difficile à dire. Les capacités de productions de la marque ne sont pas au niveau de celles d’un Samsung ou d’un Micron. Il se pourrait donc qu’un choix stratégique se profile. Profiter de la manne d’achats en masse de modules de mémoire par l’industrie de l’IA à des prix très élevés pour trouver l’argent nécessaire au développement d’un parc de production de grande ampleur. Ce qui serait, à moyen et long terme, le signe de l’émergence d’un véritable nouveau géant dans la mémoire vive.

Source : ICViews

Une hausse de 170% du prix de la mémoire DDR en 2025

CXMT : un quatrième grand fabricant de mémoire vive © MiniMachines.net. 2025

Comment 01Net ment à ses lecteurs pour se faire du fric

26 novembre 2025 à 10:40

Le site 01Net ment sciemment à ses lecteurs pour se faire du fric. C’est la seule conclusion qui s’impose en lisant leur promotion pour les trottinettes électriques. En annonçant une contre-vérité à son lectorat, le site n’a qu’une seule envie, gagner de l’argent sur son affiliation. Même si au passage, ils jouent avec leur argent et leur santé.

Capture d'écran de 01Net

Capture d’écran de 01Net

En 2021, je publiais un billet expliquant clairement les choses sur la législation Française et son code de la route. Je précisais que les sites faisant la réclame d’Engins de Déplacements Personnels Motorisés illégaux sur la voie publique en France devaient réfléchir aux conséquences que cela pouvait poser

En cas de contrôle par les forces de l’ordre, le propriétaire d’un EDPM illégal aurait à subir une amende et la probable confiscation de son véhicule. Or, que dit la loi ? Le site de la sécurité routière précise les choses de manière fort claire :

« Si vous roulez avec un engin dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 25 km/h : 1 500 euros d’amende (5e classe). »

Cela veut dire que si vous roulez à 15 Km/h sur la voie publique, que les forces de l’ordre vous contrôlent et qu’elles constatent que votre trottinette va à plus de 25 Km/h : amende. 1500€. Confiscation du véhicule. Cela ne veut absolument pas dire que vous pouvez vous balader avec un véhicule qui va à 50 Km/h si vous roulez à 25 Km/h comme le code de la route l’exige. C’est faux et 01Net le sait pertinemment. Pourtant le site écrit ces lignes :

Capture d'écran où 01Net ment

Capture d’écran où 01Net ment

01Net ment pour faire de l’argent.

C’est un mensonge éhonté et assumé de la part du site. Ils mettent tout à fait consciemment en avant un engin capable de rouler à 45 Km/h en expliquant qu’en roulant « pas trop vite » leur propriétaire sera dans les clous. C’est un mensonge clair et net. Ce qui me pose problème ici, outre le fait que tout le monde semble se torcher avec la loi, c’est la cascade de problème que tout cela pose.

Vincent Bouvier : Directeur de la rédaction de 01Net

Vincent Bouvier : Directeur de la rédaction de 01Net

Le premier est que 01Net n’apporte rien ici, c’est une promo destinée à faire de l’affiliation avec de la désinformation. L’article n’est pas signé par un journaliste mais par un nébuleux groupe baptisé « Experts bons plans 01net » qui doit être piloté par un malheureux pigiste ou une IA. C’est donc le Directeur de la rédaction, Vincent Bouvier, qui devient responsable aux yeux de la loi de cette affirmation mensongère et illégale. Bien entendu il n’y a pas de commentaires possibles sous l’article pour laisser les internautes rappeler à l’ordre la rédaction au sujet de la loi Française. Le lecteur de passage peut donc très bien être désinformé sans garde fou. 

Le modèle de trottinette électrique en question est clairement au-delà des 25 Km/h par construction qu’impose la loi.

Que va-t-il se passer pour un lecteur du site qui achèterait cet engin en croyant dans les conseils de 01Net ? De toute bonne foi, un acheteur pourrait se dire qu’en restant sagement à 25 Km/h, il respecte la loi. Or ce n’est pas vrai et les conséquences sont lourdes.

A La Rochelle, la police est équipée d’un curvomètre pour mesurer la vitesse des engins.

En cas de contrôle de police, comme on l’a vu, et ils deviennent plus courants car les force de l’ordre ciblent les véhicules ayant le design de ce type de trottinette dorénavant. 

Mais aussi et surtout en cas d’accident. Si un assureur se rend compte que vous roulez avec un engin illégal sur la voie publique, aucune prise en charge ne sera possible. Vous devrez donc payer la casse si vous percutez une voiture même si vous avez une assurance pour EDPM standard (et obligatoire).

Le pire est bien d’un point de vue santé : si vous percutez un autre usager et qu’il se blesse, vous serez tenu pour responsable de ses blessures et, en conduisant un engin illégal, probablement poursuivi pour payer des dommages sans aucune couverture d’assurance. Cela peut chiffrer très vite. Si vous n’êtes pas solvable, c’est le fonds de garantie des assurances qui prendra le relais et qui vous poursuivra ensuite pour rembourser. Si vous vous blessez vous-même, vous devrez vous débrouiller avec vos factures, même assuré, la police d’assurance ne couvrant probablement pas la conduite d’engins illégaux. 

Tout cela 01Net le sait. Et 01Net s’en fout. Le but ici est de faire du fric coute que coute. 

Extrait de mon billet de juin 2021 à destination des journalistes

Extrait de mon billet de juin 2021 à destination des journalistes

Cela fait des années que j’alerte, que je pointe du doigt les dérives du genre. Mais là, la coupe est pleine. 01Net n’est pas le seul, de nombreux sites jouent avec les mots pour faire de l’affiliation avec ces engins illégaux sur la voie publique en France. Mais aller jusqu’à mentir à ses lecteurs en précisant que ce n’est pas illégal de rouler avec ses engins en adaptant son allure, c’est la goutte de trop.

Comme dirait l’autre, c’est honteux.

Est-ce que cet engin électrique a le droit de rouler sur la voie publique ?

Comment 01Net ment à ses lecteurs pour se faire du fric © MiniMachines.net. 2025

AYANEO Pocket Vert : une autre Gameboy-like sous Android

25 novembre 2025 à 14:27

Nous n’avons toujours pas le détail de cette console Pocket Vert un peu particulière. Pas assez d’infos du moins pour se forger un avis complet mais quelques éléments rassemblés et des précisions techniques qui ont été égrenées au fil des mois. Une pratique habituelle du serial développeur qu’est Ayaneo.

AYANEO Pocket Vert

On sait par exemple que le châssis de cette console AYANEO Pocket Vert sera entièrement en métal avec une feuille de verre posée par-dessus la face supérieure. Cela propose un aspect très classe à la machine mais semble contraindre quelque peu ses contrôles avec une croix directionnelle et des boutons comme engoncés dans la surcouche de verre. Difficile de voir à priori si la jouabilité sera ici aussi exemplaire qu’avec la Gameboy d’origine. L’ensemble des boutons sera paramétrable promet AYAneo, de telle sorte que l’on puisse configurer ses contrôles préférés pour chaque jeu.

La AYANEO Pocket Vert annonce un écran exceptionnel. La diagonale est classique avec un écran de 3.5″ mais il s’agit d’une dalle LTPS en 1600 x 1400 pixels. Un ratio assez fou de 615 pixels par pouce et une luminosité de 450 nits pour faire face à la lumière extérieure. Des spécifications impressionnantes même si elles peuvent faire un peu peur. En effet, il faudra alimenter ces pixels à la fois en énergie et en données. Ce qui pourrait impacter l’autonomie de la solution. 

C’est tout de même beaucoup plus de pixels que pour la Gameboy d’origine. sans parler de la technologie d’écran embarquée qui permettait à Nintendo de ne pas trop tirer sur les piles. Une batterie de 6000 mAh est pressentie dans l’objet sans que l’on sache vraiment combien d’heures de jeu, elle apportera. Elle serait accompagnée par un SoC et des composants internes qui n’ont pas encore été révélés. On sait que l’engin tournera sous Android sans avoir d’informations sur la version embarquée pour le moment. L’ajout d’ouïes de dissipation de chaleur à l’arrière comme au*dessus de la petite console laisse supposer une puce assez performante.

AYANEO Pocket Vert

La Pocket Vert cache de petites surprises ergonomiques

Parmi les informations annoncées comme sûres par la marque, une recharge en USB Type-C, des dimensions de 14.3 cm de haut pour 8.64 cm de large et 2.05 cm d’épaisseur, quatre gâchettes à l’arrière et… quelques surprises.

La Pocket Vert cache en effet sur sa face avant une sorte de pavé tactile. La zone libre entre les contrôles et les boutons du bas agit en effet comme une surface capacitive. Ce qui permettra de piloter un curseur sur le système Android à l’écran. Une bonne idée qui permettra un contrôle fin dans un affichage de ce niveau. Les menus et options des différents émulateurs pouvant être difficiles à manipuler en 1600 x 1400 pixels.

Une molette sur le côté de la pocket Vert agira comme un « Jog-dial » pour ceux qui ont connu les machines de Sony. Ce sera un moyen de navigation classique en tournant la molette dans un sens ou dans l’autre pour piloter le son. Un appui assurera la mise en pause. Mais un appui long permettra de réveiller un menu en surcouche avec les différents outils de contrôle de la console.

Trois coloris sont attendus avec du blanc, du noir et un bordeaux-rouge assez original. Pas de date ni de prix annoncés. L’engin sera probablement proposé en 2026.

La marque AYANeo continue d’annoncer des solutions en série, remplaçant sans cesse ses modèles par de nouveaux. Sur le papier, c’est une créativité formidable mais dans le cas des solutions Android, cela me fait toujours un peu peur. Je n’ai pas l’impression que la marque soit la plus prolixe en termes de mises à jour techniques de ses systèmes Android. Plutôt que chaque nouveau projet châsse l’autre. Cette nouvelle console ne sera assurément pas un produit « premier prix ». Avoir l’assurance de mises à jour de son système dans le temps serait assurément une bonne idée pour rassurer les clients éventuels.

AYANEO Pocket Vert : une autre Gameboy-like sous Android © MiniMachines.net. 2025

Minisforum G1 Pro : le MiniPC sous RTX 5060 dispo en janvier

25 novembre 2025 à 13:14

Prévu pour une disponibilité en janvier 2026, le Minisforum AtomMan G1 Pro est un peu plus encombrant qu’un MiniPC classique. Il mesure 31.5 cm de large pour 21.5 cm de profondeur et 5.7 cm d’épaisseur. Pensé pour être positionné debout, il occupe un volume de 3.8 litres. On l’avait croisé en avril sans plus de précisions techniques sur son prix et sa disponibilité. Ces éléments sont plus clairs aujourd’hui.

Minisforum AtomMan G1 Pro

Minisforum AtomMan G1 Pro

 

Ce format particulier permet à l’AtomMan G1 Pro d’embarquer une formule de composants assez complète puisque la minimachine propose un processeur AMD Ryzen 9 8945HX et un circuit graphique secondaire. Une carte graphique Nvidia GeForce RTX 5060 de bureau classique est en effet intégrée au châssis. Reliée en PCIe au reste des composants, elle apportera des capacités graphiques supérieures au système.

Le dispositif mis en place est assez impressionnant, on retrouve la carte graphique tout en haut qui évacuera la chaleur par l’arrière et le dessus du G1 Pro. Le circuit de refroidissement du processeur qui semble énorme et profite d’un large dispositif de caloducs pour souffler vers l’arrière au milieu. Et, tout en bas, le circuit d’alimentation 350 W de l’engin également ventilé.

Le tout étant piloté dans trois modes distincts d’alimentation. Un mode « Office » qui limitera le TDP des composants pour éviter tout bruit et apporter un usage classique. Un mode « Gaming » intermédiaire et un mode « Beast » qui devrait lâcher les chevaux en débridant toutes les performances. Évidemment, ce dernier mode mettra en route la ventilation de l’ensemble. La carte graphique pouvant monter à elle seule à 145 watts, le G1 Pro grimpera alors à 245 watts au total. 

Le Ryzen 9 8945HX est un processeur très impressionnant, il additionne pas moins de 16 cœurs Zen4 pour 32 Threads au total. Avec 80 Mo de cache, cette puce propose des fréquences de 2.5 à 5.4 GHz, et un TDP oscillant entre 55 et 75 watts. Cette débauche se fait au prix du sacrifice de son circuit graphique embarqué. Un simple double cœur Radeon 610M à 2.2 GHz clairement pensé pour être relayé par un circuit graphique secondaire. 

Ce rôle sera joué par le circuit graphique Nvidia qui proposera 3840 cœurs CUDA et ses 8 Go de mémoire vive dédiée en GDDR7. Une solution qui pourra également développer jusqu’à 614 TOPs pour des travaux liés à l’IA. Le processeur sera donc poussé au-delà des capacités annoncées par AMD avec un overclocking à 100 watts en mode gaming, uniquement possible grâce à un refroidissement, probablement assez bruyant.

Minisforum promet que son AtomMan G1 Pro développera en échange assez de muscles pour des tâches lourdes. Du jeu 3D fluide en FullHD ou 1440P suivant les titres. De l’animation 3D, du montage et du rendu vidéo, des travaux graphiques ou sonores et autres travaux demandant beaucoup de ressources. Pour supporter tout cela, la machine sera livrée avec un minimum de 32 Go de DDR5-5200 en double canal et pourra évoluer vers 96 Go au maximum. Le stockage sera confié de base à une solution NVMe PCIe 4.0 x4 de 1 To en M.2 2280 et un emplacement identique libre sera disponible. Les deux pourront évoluer vers des SSD de 4 To pour 8 To embarqués au total. 

La connectique est complète avec en façade un bouton de démarrage, Un USB 3.2 Type-A, un USB 3.2 Type-C et un jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, on retrouvera d’abord les sorties vidéo de la carte graphique avec deux DisplayPort 2.1 et un HDMI 2.1. Plus bas un USB 3.2 Type-C, deux USB 3.2 Type-A, la sortie HDMI 2.1 du circuit graphique Radeon de la puce AMD. Un Ethernet 5 Gigabit est présent pour des débits réseau rapides, un DisplayPort 1.4a toujours dépendant de la puce Ryzen et la prise d’alimentation tripolaire surmontant un interrupteur. On retrouvera également à bord un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 pour des débits sans fil élevés.

Annoncée comme compatible avec Windows 11 qui est livrée avec et Linux, le Minisforum AtomMan G1 Pro est listé sur le site Français de la marque à… 1559€ TTC dans sa version 32 Go / 1 To. La disponibilité est prévue pour janvier 2026 avec une livraison depuis l’Allemagne. Je suis assez circonspect quant au prix de cet engin. Il n’a certes pas vraiment d’équivalent sur le marché avec un châssis compact et la possibilité de monter une carte graphique plein format. Mais cela reste tout de même assez cher et peu évolutif, finalement. Je ne suis vraiment pas certain que le boitier comme l’alimentation puissent accepter une autre carte graphique que celle livrée, par exemple.

Si je regarde sur le marché des PC Tour classiques, on retrouve par exemple ce PCcom Ready sous Core i7-14700KF avec 32 Go de RAM, 2 To de SSD et une GeForce RTX 5060 8Go à 1232€ dès aujourd’hui. Ou un PC tour MSI MAG Infinite S3 14NVP7-2801ES Core i7-14700F, 32 Go de RAM, 1 To de stockage NVMe et une GeForce RTX 5070 avec 12 Go de GDDR7. Je suis évidemment un fan des formats compacts mais pour certains usages cela peut être finalement contre productif, notamment en terme d’évolutivité. Difficile alors de rester aveuglé par l’encombrement sur ce type d’engin avant tout pensé pour la performance.

 

Catégorie Minisforum AtomMan G1 Pro
CPU AMD Ryzen 9 8945HX (16 Cores / 32 Threads, max 5.4 GHz)
GPU NVIDIA GeForce RTX 5060
Mémoire DDR5 jusqu’à 5200 MHz (Dual Channel), prise en charge jusqu’à 96 Go
Stockage 2× M.2 2230/2280 NVMe SSD (jusqu’à 4 TB chacun, PCIe 4.0 x4)
Contrôleur Ethernet LAN 5 Gigabit (RJ45)
Sans fil Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4
Sortie vidéo HDMI 2.1 ×2 (1 carte mère, 1 GPU)
DP 1.4 ×1 (jusqu’à 8K@60Hz / 4K@144Hz, GPU)
DP 2.1 ×2 (jusqu’à 8K@120Hz / 4K@144Hz, GPU)
Sortie audio HDMI 2.1 ×2 (1 carte mère, 1 GPU)
DP 1.4 ×1 (GPU) DP 2.1 ×2 (GPU)
Jack combo 3,5 mm 4-en-1 ×1
Ports — Avant Power Button ×1
Jack audio combo 3,5 mm ×1
USB-A (USB 3.2 Gen2) ×1
USB-C (USB 3.2 Gen2, data only) ×1
Ports — Arrière RJ45 5G (RTL8126) ×1
USB-A (USB 3.2 Gen2) ×2
USB-C (data only) ×1
HDMI 2.1 (8K@60Hz) ×2
DP 2.1b ×2
DP 1.4a ×1
Interne PCIe 4.0 ×16
Ventilateur CPU ×1
Ventilateur système ×1
Ventilateur SSD ×1
Connecteur frontal (USB 3.2 ×1, USB-C ×1, jack combo ×1)
Bouton de démarrage 
Boutons / Éléments Bouton de démarrage 
Reset BIOS
Dimensions 215 × 57 × 315 mm
Puissance 350 W
Système Windows 11 / Linux
Poids 3.81 kg

Minisforum G1 Pro : le MiniPC sous RTX 5060 dispo en janvier © MiniMachines.net. 2025

OneXPlayer Super X : une tablette de jeu Strix Halo

24 novembre 2025 à 17:20

Qu’on ne se méprenne pas, la OneXPlayer Super X est sur le papier un engin qui semble génial. Il s’agit d’une tablette 14 pouces pilotée par un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 très puissant et un équipement parfait. Le truc qui me chiffonne ce n’est pas la minimachine, c’est sa cible.

OneXPlayer Super X

C’est un peu la même chose qu’avec la Ayaneo Next II, la console de jeu également équipée d’un processeur Strix Halo. On voit bien que les constructeurs veulent faire un truc d’exception sans compter à la dépense. Mais on a du mal à voir qui va les suivre dans leur projet. La nouvelle tablette OneXPlayer Super X n’a pas encore donné son tarif mais attendez-vous à une formation de cristaux de glace sur le pommeau de douche. Cela ne sera pas donné.

OneXPlayer Super X

L’engin affichera grâce à une dalle AMOLED en 2880 x 1800 pixels avec un rafraichissement de 120 Hz. La dalle profitera des capacités de rafraîchissement variable de son circuit graphique. Le constructeur n’hésitera pas à repousser la puce AMD Ryzen AI Max+ 395 dans ses retranchements en proposant de l’exploiter dans un TDP maximal de 120 W.  Le tout dans un châssis de 1.25 cm d’épaisseur, soit un demi centimètre de moins que la Asus ROG Flow Z13 2025 qui propose le même processeur mais limité à 80 watts de TDP maximum. Je ne veux pas prétendre que les ingénieurs d’Asus sont meilleurs que ceux de One Netbook mais ils sont certainement plus nombreux et ont des liens plus complets avec AMD. Ils doivent également avoir accès à plus de fournisseurs. Si Asus a décidé de limiter sa puce dans sa propre tablette de jeu, tout en proposant une épaisseur plus importante, je me dis qu’il y a une bonne raison.

L’autre différence vient de la commercialisation du produit. Asus vend sa tablette ROG Flow Z13 2025 entre 2300 et plus de 3000 euros prix public. Le modèle 32Go / 1 To est ainsi vendu 2599€ avec une garantie de 3 ans proposée directement par Asus. A votre avis, à combien va être vendue la même tablette OneXPlayer Super X sur Kickstarter dans quelques jours ? Personnellement, je n’en ai aucune idée, mais je doute que leur modèle 128 Go de LPDDR5 soit super accessible. D’autant qu’il s’agira d’un prix en dollars, hors taxes et hors frais de port avant importation. Et cela en plus de l’absence de toute garantie locale et même de toute garantie légale puisqu’il s’agira d’un investissement en financement participatif. Autrement dit, aussi superbe qu’elle soit, je ne vois pas qui va investir là-dedans.

Un pro qui cherche une machine Ryzen Strix Halo ne mettra pas ses billes dans ce type de financement. Il se tournera à coup sûr vers une machine Asus si vraiment il tient à un format tablette mais le plus souvent il aura plus intérêt à choisir un portable. L’image d’illustration, fournie par la marque, dans laquelle l’on voit un logiciel de génération d’images par IA sur ce type d’engin, est une vaste blague. On ne voit pas trop qui aurait idée d’employer cet outil pour ce type d’usage.

Un particulier serait de son côté totalement fou de choisir cette OneXPlayer Super X. Ses usages correspondant mieux à une solution portable classique ou à un modèle de bureau. L’idée d’avoir une tablette avec un TDP de 120 watts sans garantie n’étant pas forcément la meilleure qu’on puisse avoir.

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OneXPlayer Super X : la mégatablette

Mais d’un point de vue spécifications, il n’y a pas à dire, la minimachine peut faire rêver. Construite autour d’un dock clavier avec béquille, elle offre un ensemble de compétences assez impressionnant. Outre son écran AMOLED, elle propose une surface tactile avec gestion de stylet actif et 4096 niveaux de pression. Elle abrite jsquu’à 128 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et un stockage NVMe PCIe 4.0 qui se paye le luxe d’être en M.2 2280. Un lecteur de cartes MicroSDXC avec un transfert à 300 Mo/s sera également présent ainsi qu’un MiniSSD de BiWin qui permettra d’ajouter un stockage secondaire avec d’excellents débits (3700Mo/s lecture et 3400Mo/s en écriture). La tablette proposera des enceintes stéréo signées Harman Kardon, des petites LEDs RGB , une béquille intégrée de type Surface et un clavier rétroéclairé RGB.

On retrouvera également deux ports USB4 toutes fonctions dont la charge, un USB 3.2 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1, un jack audio combo 3.5 mm et un connecteur clavier pour le dock. Je n’ose pas imaginer le prix du modèle OneXPlayer Super X toutes options de ce joujou.

OneXPlayer Super X : une tablette de jeu Strix Halo © MiniMachines.net. 2025

Un Reverse Engineering complet du Raspberry Pi CM5 !

24 novembre 2025 à 15:52

Je suppose que cela n’intéressera pas tous les lecteurs du blog même si le travail mené ici est exemplaire. Toute la carte Raspberry Pi Compute Module 5 est patiemment détaillée avec un ensemble de schémas complet et les fichiers Kicad correspondants. Un PDF complet est également disponible avec même les schémas du module sans fil. Cela fait trois mois que ces fichiers sont en ligne, mais je n’en prends connaissance qu’aujourd’hui. 

A découvrir sur Github

Un Reverse Engineering complet du Raspberry Pi CM5 ! © MiniMachines.net. 2025

Acemagician S3A : MiniPC Ryzen 7 8745HS 16/512 Go à 427€

24 novembre 2025 à 13:40

Ici déployée sous processeur AMD Ryzen 7 8745HS, cette version du Acemagician S3A est proposée avec deux promotions qui se cumulent. Le prix « Black Friday » étant associé à un code promo.

Acemagician S3A

Acemagician S3A

Petit récapitulatif sur cette minimachine particulière. On a ici affaire à un engin qui est tout en hauteur avec plusieurs point originaux. D’abord un design qui met en valeur une molette située tout en haut du boitier de manière à être facilement accessible. Celle-ci pilote la puissance du processeur. Trois scénarios d’usage sont proposés. Un mode « équilibré » avec la molette au centre qui laissera le processeur osciller entre 35 et 45 watts de TDP. Un mode parfait pour tout type de tâches classiques qui permettra de travailler correctement tout en ménageant ses oreilles avec une ventilation qui limitera le bruit à 38 dB.

Ensuite un mode « silencieux » qui baissera le TDP de l’engin entre 25 et 35 watts pour passer la ventilation en sous régime et atteindre 35 dB. C’est parfait pour des travaux basiques – et en réalité énormément de choses au quotidien comme de la bureautique, du web, de la programmation – mais également utile pour un usage multimédia. Dans ce mode, il sera possible de lire des fichiers multimédia sans générer de nuisances sonores. Parfait pour un petit film en 4K depuis une source locale ou un service de streaming.

Enfin, un mode « Performance » qui poussera le TDP de 45 à 54 watts et laissera donc la puce fonctionner au maximum de ses capacités. C’est évidemment le mieux pour les tâches les plus gourmandes : les programmes créatifs, le rendu vidéo ou le jeu. Tâche où on pourra sortir un casque pour être tranquille puisque la ventilation sera alors particulièrement audible avec un volume sonore de 42 dB. 

Le fait de pouvoir changer ces modes à la volée est évidemment un gros avantage de ce design. C’est également la raison pour laquelle le S3A a été décliné avec énormément de puces AMD depuis plusieurs générations de processeurs AMD Ryzen. Cette idée n’a d’ailleurs pas vraiment été reprise par d’autres constructeurs, ce qui est assez dommage puisqu’ils proposent des ajustements du même type mais uniquement en passant par le BIOS des machines. Un simple bouton sur le châssis pourrait permettre de jongler facilement de l’un à l’autre, une LED RGB pourrait alors signaler le réglage du processeur. Des LEDs RGB, le Acemagician S3A en propose d’ailleurs. Avec de multiples effets d’animation et la possibilité de les éteindre.

Autre particularité de ce design, la coque est aisément amovible sur le côté droit de la machine. Un système aimanté permet de la détacher sans outil. On accède alors aux stockage et à la mémoire vive de l’engin. Par défaut, le Acemagician S3A est livré avec 16 Go de mémoire vive DDR5-5600 sur deux slots pour du double canal. Il sera possible de le faire évoluer vers 32 ou 64 Go de mémoire. Le stockage est  monté sur un des deux ports M.2 NVMe PCIe 4.0 disponibles. Le SSD de 512 Go est préinstallé sous Windows 11 Pro et il sera possible d’ajouter un second SSD pour un total maximal de 4 To.

La connectique est très correcte avec tout ce qu’il faut pour un usage complet. La façade liste un USB4 avec données et gestion d’u signal vidéo en DisplayPort 1.4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. La partie arrière liste pas moins de quatre USB 3.2 Type-A pour différents accessoires, un port Ethernet 2.5 Gigabit en complément du module Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pour des débits rapides, un DisplayPort 2.0 et un HDMI 2.0. L’engin pourra donc piloter jusqu’à trois écrans en UltraHD.

Le Acemagician S3A propose un équipement convaincant

Le processeur Ryzen 7 8745HS embarqué est une puce très intéressante, il s’agit d’une solution 8 cœurs de génération Zen4 développant 16 threads à 4.9 GHz. Elle est associée à un circuit graphique Radeon 780M RDNA 3. Ce circuit d’affichage propose 12 Compute Uints dans une fréquence de 2.6 GHz. Il s’agit d’un processeur de génération Hawk Point qui a été pensée pour des machines grand public. Élément important à noter sur ce modèle de processeur, il n’embarque pas de NPU et ne pourra donc pas effectuer de calculs d’IA avec. 

Le circuit graphique Radeon 780M en action

Les performances de travail et de jeu de cette puce sont très impressionnants. Le Acemagician S3A répondra présent pour beaucoup d’usages et en particulier le jeu. Poussé en mode « performance » il permettra de lancer de nombreux titres récents dans des conditions tout à fait acceptables en FullHD. Les jeux indépendants,  l’émulation et les jeux 2D étant particulièrement bien gérés par la puce. Dans un registre plus sérieux, la suite graphique Affinity est par exemple parfaitement gérée par cette puce tout comme l’excellent logiciel de montage vidéo Davinci Resolve. Le tout mesure 16.7 cm de haut pour 13.5 cm de profondeur et 7.18 cm d’épaisseur. 

Acemagician S3A

Le MiniPC est listé à 464.54€ sur Amazon en version 16/512 Go. Avec l’ajout du code T2WCGBUJ, sont prix baisse encore pour atteindre 427.38€.

À ce tarif, c’est une bonne affaire. L’engin pourra servir à tous types d’usages familial, se transformer en PC de jeu, de loisirs multimédia mais aussi d’outil de travail bureautique et même piloter des projets créatifs. C’est également un possible très beau cadeau de fin d’année.

Voir l’offre sur Amazon

A noter que si vous avez déjà de la mémoire et du stockage, la version Ryzen 9 à 364€ de  cet engin pourrait vous intéresser.

AceMagician S3A : Ryzen 7 8745HS – 16 Go / 512 Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : B Mini-Score : B + distribution certifiée
+ évolutions techniques possibles
+ accès très simple aux composants
+ connectique récente
+ larges scénarios d’usages
+ garantie 2 ans

– construction tierce et design partagé
nécessite une réinstallation système
– design peu discret
– audible en calculs lourds (38 à 42 Db)
– coque plastique

PS : un message est caché dans l’illustration arriveras-tu à le deviner ?

Acemagician S3A : MiniPC Ryzen 7 8745HS 16/512 Go à 427€ © MiniMachines.net. 2025

Palmatop Computer : un dock clavier pour smartphone E Ink

24 novembre 2025 à 12:01

Depuis plusieurs années, la marque Onyx Book propose des solutions Palma. Leur principale particularité est d’utiliser un affichage à encre numérique au lieu d’un écran à cristaux liquides. Ce qui a donné des idées à certains.

Le Palmatop Computer est donc une création d’un certain CommonKingfisher qui a simplement trouvé un clavier bien adapté et construit un système de charnière pour assembler les deux ensemble. C’est simple et efficace et cela permet de transformer facilement un format smartphone en un outil de saisie.

Le clavier en question est un CACOE Wireless Keyboard qui se connecte au smartphone grâce à une liaison Bluetooth. Il est ultra compact (19 x 8.5 x 1.5 cm) et, pour une fois, il existe en AZERTY ! Il est vendu moins de 20€ sur Amazon, ce qui en fait une solution sympathique pour ce genre de montage mais également pour d’autres usages. Le fait que ce clavier propose un support pour retenir un smartphone ou une tablette permet dès l’achat d’utiliser un de ces appareils pour de la prise de notes. Le projet Palmatop Computer va juste un peu plus loin en intégrant totalement l’ensemble.

L’avantage de ce clavier est qu’il se modifie très aisément. Non seulement son électronique Bluetooth est basique mais, en plus, sa batterie est amovible. La recharge se fait en USB Type-C. De quoi en faire un excellent outil pour tout projet DIY d’intégration. 

Palmatop Computer

La partie haute est dessinée en 3D puis imprimée pour intégrer le smartphone dans un châssis très protégé. À l’arrière du châssis, des trous permettent d’utiliser les capteurs photos de l’appareil. La liaison étant faite en Bluetooth, le clavier est juste intégré dans un châssis qui va porter la charnière. Une modélisation très simple, donc, et très efficace.

À gauche le clavier Bluetooth, à droite le smartphone Onyx Book Palma.

À gauche le clavier Bluetooth, à droite le smartphone Onyx Book Palma.

L’auteur ne donne pas encore accès à ses fichiers puisqu’ils sont encore en cours de développement. Plusieurs problèmes sont à régler. D’abord le poids du smartphone oblige à maintenir l’ensemble à plat. Le clavier étant très léger, le tout est emporté vers l’arrière. Une solution simple serait d’utiliser la béquille livrée avec le clavier et de l’intégrer dans le Palmatop Computer. L’autre d’ajouter une batterie sous le clavier pour augmenter son poids.

Des soucis de charnière sont également à régler puisque le modèle choisi n’a pas de retenue, il faut donc soit en trouver une autre, soit ajouter un ergot qui bloquera l’ouverture à un certain degré. Ce qui ne serait pas optimal pour tous les usages. 

D’autres détails sont à corriger, plus esthétiques qu’autre chose avec des petits oublis ou ajustements à apporter. Mais l’idée est là et elle est assez sympathique. L’auteur apportera ses améliorations sur son fil Reddit avant de publier les fichiers 3D à imprimer si cela vous intéresse.

Sinon, il est toujours possible d’utiliser un pied à coulisse et un programme de modélisation 3D pour ajuster un smartphone dans un châssis de ce type assez facilement. 

A noter pour finir, l’auteur utilise Obsidian, qui est une suite d’outils assez puissante pour rédiger des notes, des cartes mentales et construire des projets variés. Cette application payante est proposée sur quasiment toutes les plateformes. J’en ai entendu parler à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais pris le temps d’essayer. L’idée de pouvoir rédiger et synchroniser mes notes depuis de multiples machines étant pourtant très importante pour mon usage au quotidien. Il faudra que je m’y penche un de ces jours. Rien que pour dessiner des cartes mentales pendant des conférences de presse et reprendre ensuite le fil des idées dans la foulée, cela me parait intéressant. La licence est à 4$ HT par mois, ce qui me fait toujours un peu reculer. Cela parait logique puisque le service offre la synchronisation des fichiers et il faut bien que cela passe par un serveur qui coûte de l’argent, mais accumuler des abonnements a tendance à m’embêter.

Palmatop Computer : un dock clavier pour smartphone E Ink © MiniMachines.net. 2025

Le MiniPC Aoostar Nex395 Strix Halo refait parler de lui

24 novembre 2025 à 10:19

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, le Aoostar Nex395 est toujours prévu sous processeur AMD Ryzen AI Max+ 395 et 128 Go de mémoire vive dans sa version la plus musclée. Un cocktail que l’on connait bien puisqu’une demi-douzaine de marques de MiniPC – dont beaucoup de clones – partagent la même recette. 

Le NEX395 aujourd'hui

Le NEX395 aujourd’hui

On devrait donc retrouver un Nex395 musclé avec de belles capacités techniques classiques, des fonctions d’affichage 3D avancées et… malheureusement, presque, de belles possibilités dans l’IA. Pourquoi malheureusement ? Parce que cela a tendance à faire exploser le tarif de ces machines tout en restreignant leur disponibilité. Comme un particulier n’a que rarement l’usage de 128 Go de mémoire vive et que le prix de celle-ci impacte fortement le prix global de l’engin, cela dirige naturellement les MiniPC vers des achats pro.

On en a déjà parlé, les constructeurs ayant paradoxalement plus de facilités à vendre un MiniPC équipé de 128 Go de mémoire avec cette puce. Un MiniPC qui leur rapportera plus sur chaque vente, cela limite de facto toutes les autres déclinaisons à destination d’un public plus large.

Le NEX395 en juillet

Le NEX395 en juillet

Un nouveau design pour le Aoostar Nex395

On découvre au passage que le Aoostar Nex395 a largement été redessiné entre juillet et aujourd’hui. Avec une proposition esthétique beaucoup plus sobre que la première. J’y vois un signe de la part de Aoostar de ne plus diriger l’engin vers le grand public. Le premier design, hérité des MiniPC « Gaming » XG76 de la marque a fait place à une approche beaucoup plus classique et passe partout. Ce n’est pas pour me déplaire mais j’y vois clairement un changement d’optique commerciale. Le design de juillet ressemblait à un gadget pour « gamers », le design d’aujourd’hui peut tout à fait se poser sur un bureau dans une PME.

C’est d’ailleurs là-dessus que comptent les vendeurs. J’ai discuté il n’y a pas longtemps avec un installateur / mainteneur de solutions informatiques pour Industriels et PME qui se met de plus en plus à installer des solutions d’IA locales. Il achète des machines Strix Halo Ryzen AI Max+ 395, leur colle un LLM à bord avec un frontend – il ne m’a pas dit sa recette – et le propose sur le réseau de l’entreprise cliente. L’idée étant que tout le monde puisse ensuite interroger cette IA pour parcourir des documents internes sans que rien ne fasse le chemin vers des entreprises externes. Le design « Gaming » ne l’intéresse pas trop, par contre les solutions plus classiques ont sa préférence. 

Pas de date, pas de prix ni même d’autres détails pour ce Nex395 pour le moment. La marque indique juste un « Coming Soon » pour nous faire patienter.

Le MiniPC Aoostar Nex395 Strix Halo refait parler de lui © MiniMachines.net. 2025

La techno d’upscaling de jeu FSR4 débarque sur SteamOS

22 novembre 2025 à 15:15

FSR4, Proton, Upscaling ? Vous n’avez rien compris ? Pas de panique, il n’y a rien de sorcier à comprendre ici, c’est juste du jargon technique. Mais si vous avez un Steam Deck ou que vous êtes intéressé par la Steam Machine ou SteamOS, n’hésitez pas à parcourir la suite.

FSR4 et Upscaling, qu’est-ce donc ?

Le FSR fait partie d’une génération de techniques logicielles permettant d’augmenter significativement le nombre d’images calculées en temps réel dans un jeu en s’appuyant sur des algorithmes. Rien de sorcier, la technique est simple à comprendre. Imaginez que vous deviez dessiner 30 images pour faire une seconde d’animation dans un dessin animé. Votre petit film durera une heure, donc 60 minutes. 60 fois 60 secondes, chaque seconde représentant 30 images, ça nous fait 108 000 images à dessiner. Pas une mince affaire, il va falloir retrousser ses manches.

Maintenant imaginez que le film s’affiche en cinémascope sur l’écran. Cette taille exige que chacune de vos images fasse une taille importante sur votre papier avant la projection pour ne pas avoir un résultat flou et baveux. Vous devrez donc dessiner et peindre de grandes et larges images, ce qui va prendre pas mal de temps et d’énergie. Plus vos images représentent une grande surface à couvrir, plus ce sera long de fabriquer l’ensemble. Heureusement, on est en 2025 et un petit malin vient vous voir pour vous proposer de passer chacune de vos images dans un logiciel qui va augmenter leur taille, les étirer. Alors certes, il pourra y avoir un petit peu de pertes de qualité, mais si cet ajustement est bien géré, le spectateur ne verra pas vraiment de différence.

Du côté de la production par contre, dessiner et colorer un ensemble de plusieurs dizaines de milliers de feuilles de grande taille ou dessiner le même nombre d’images 30%, 50% ou 70% moins grandes, c’est une sacrée économie. Rien que pour la colorisation, ce sont des dizaines de litres de peinture en moins à appliquer. Un énorme gain de productivité qui peut sacrément raccourcir les délais.

 

Les jeux doivent être optimisés pour le FSR4

Les jeux doivent être optimisés pour le FSR4

L’Upscaling proposé par le FSR4, c’est exactement cela mais pour le jeu vidéo et en temps réel. Cette technologie logicielle va proposer à un joueur de calculer son jeu en 960 x 540 pixels puis de l’afficher en FullHD 1920 x 1080 pixels par exemple. Deux fois moins de surface et de pixels à calculer et donc beaucoup moins de travail pour chaque image. Ce qui amène à proposer un nombre d’images plus élevé chaque seconde en jeu. Et le travail d’agrandissement et d’optimisation ? L’Upscaling à proprement parler ? Il est effectué par une autre branche de votre processeur qui dispose d’instructions particulières qui ne vont pas entrer en concurrence avec le calcul de base. La partie qui génère l’image et la partie qui les upscale ne sont pas les mêmes, elles peuvent donc travailler de concert sans se gêner.

Des exemples de jeux affichés en natif, FSR1, FSR2, FSR3 et FSR4

Finalement, l’utilisateur peut choisir entre qualité d’affichage avec un étirement faible de 30% par exemple, ce qui augmentera de peu le nombre d’images par seconde, mais qui affichera sans dégradations visibles son résultat. Ou alors, à l’inverse, il pourra demander à la machine de ne calculer que pour une toute petite définition et l’afficher en grand en doublant la taille de chaque image avec un upscaling agressif. Il proposera alors une plus grande fluidité de jeu mais perdra en qualité d’affichage. Il sera également possible de choisir une position intermédiaire pour avoir de la fluidité et un jeu qui reste agréable à regarder. Cette technologie s’appelle FSR chez AMD, XeSS chez Intel et DLSS chez Nvidia. Elle s’appuie à chaque fois sur le même ressort technologique.

Le FS4 débarque dans Proton

Là encore pas de panique, c’est tout bête. Proton c’est le morceau de code informatique qui permet au système d’exploitation Linux SteamOS utilisé par l’éditeur Valve dans son Steam Deck, d’exécuter des jeux prévus normalement dans l’environnement Windows. C’est en quelque sorte celui qui traduit les jeux Windows sous Linux. Et jusqu’alors, il était capable de faire tourner FSR3, la précédente solution d’upscaling d’AMD. En passant à FSR4, il va profiter des dernières avancées de cette technologie tout en restant compatible avec les précédentes.

Parce que chaque génération de ce système est plus puissante que la précédente, d’un point de vue technologie mais également dans la robustesse des modèles. En effet pour chaque jeu, l’algorithme employé nécessite le recours à d’énormes séances d’entrainement pour savoir comment optimiser les images. Chaque jeu a besoin de son protocole d’étude pour savoir comment faire pour optimiser cet upscaling. Ce n’est pas un bête calcul image par image comme dans un logiciel de retouche. Le mécanisme est beaucoup plus subtil que cela. Cela permet de ne pas passer par le tuyau classique des calculs lourds habituels. Les opérations seront dirigées vers ceux réservés aux IA. Chaque génération FSR a donc droit à des fonctions plus puissantes et surtout un apprentissage de nouveaux jeux.

vkv3d-Proton embrasse le FSR4

vkd3d-proton c’est le nom de code du petit bout de programme qui traduit les instructions pensées pour le jeu sous Windows. Les développeurs de jeux se basent sur DirectX12, un ensemble d’éléments qui permettent de programmer pour Windows. Le rôle de ce programme vkv3d est donc de prendre le code de chaque jeu et de le traduire vers Vulkan qui est un moteur graphique ouvert vers tous les systèmes dont Linux. Le tout dans Proton qui est le moteur de traduction global des jeux développés par Valve.

En gros, un développeur conçoit un jeu pour Windows sous DirectX12. vkv3d-Proton traduit à la volée le jeu vers Vulkan dans l’environnement Proton. Proton peut ensuite l’afficher sous Linux même s’il n’a pas été pensé pour cela. Et c’est comme cela que des jeux Windows ont débarqué en masse sur le Steam Deck, la console de jeu sous Linux de Valve. Et le truc fabuleux avec Proton, c’est que cette traduction parvient parfois à afficher des jeux dans de meilleures conditions sous Proton que sous Windows. Grâce notamment à la spécialisation de ce système qui ne s’encombre pas de tâches généralistes que Windows gère en parallèle de chaque jeu.

Ca change quoi pour l’avenir ?

Plein de choses ! D’abord, cela veut dire que les consoles Steam Deck pourraient en profiter et donc améliorer encore leurs performances en jeu. Cela pourrait également signifier l’apparition du FSR4 pour les Steam Machines qui sont pour le moment annoncées en FSR3. Enfin, ce serait un plus pour tous les PC Linux sous puces AMD sous Linux. On peut espérer des portages ouverts de SteamOS pour tout type de PC qui vont gagner en performances en jeu dans un avenir proche.

Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

 

La techno d’upscaling de jeu FSR4 débarque sur SteamOS © MiniMachines.net. 2025

Le SSD mobile T-Create Expert P35S peut s’autodétruire

21 novembre 2025 à 20:02

Imaginez un SSD mobile avec un petit bouton qui permet de le détruire de manière irréversible. Le T-Create Expert P35S tient exactement cette promesse. 

Avec un petit bouton sur son boitier, le T-Create Expert P35S permet à son utilisateur de lancer une procédure qui va littéralement détruire les puces de stockage embarquées. Une solution extrême destinée à protéger à tout prix des données ultrasensibles.

T-Create Expert P35S

Créé par la société TeamGroup, le dispositif est prévu pour lancer un processus autodestructeur totalement invisible. Un brevet a même été déposé pour la méthode employée pensée pour ne laisser aucune chance aux données. L’action à mener n’est pas anodine. Un gros bouton est visible sur la surface en ABS du P35S. En appuyant fermement dessus, il se déploiera dans un premier temps vers une étape d’avertissement préalable. Révélant une surface rouge indiquant que la prochaine pression sera fatale pour vos données. Cette première étape demande une pression assez ferme. La seconde, qui mènera à la destruction proprement dite des données, demande d’appuyer très fortement sur le bouton pour le basculer entièrement vers le haut. Le dispositif est pensé pour qu’il ne soit pas possible d’appuyer dessus par inadvertance mais que l’action soit facilement réalisable dans l’urgence.

T-Create Expert P35S

T-Create Expert P35S

Parfait pour stocker des données sensibles en déplacement comme des secrets d’État, des brevets industriels ou le manuscrit secret du prochain film de Nicolas Cage. le P35S n’est pas vraiment pensé pour les particuliers. L’objet n’a pas encore de tarif mais il devrait être proposé surtout aux professionnels. Avec des capacités allant de 256 Go à 2 To, il se connectera grâce à un câble USB Type-C avec un débit annoncé de 1000 Mo/s au maximum en lecture comme en écriture grâce à un port USB 3.2 Gen2. 

À noter que l’objet semble avoir besoin d’un USB pour lancer son mode de destruction automatique. Si vous ne connectez pas le SSD P35S à une source d’alimentation, il ne se passera rien. Mais même en rebasculant l’interrupteur en position basse, le moindre branchement entrainera la fin de votre stockage. Le SSD mesure 9 cm de large pour 4 de large et 1.8 cm d’épaisseur. Il pèse 42 grammes.

Le SSD mobile T-Create Expert P35S peut s’autodétruire © MiniMachines.net. 2025

Qualcomm tire le frein à main sur l’Open Source d’Arduino

21 novembre 2025 à 16:02

Quand Qualcomm se paye Arduino le 7 octobre dernier, cela se passe plutôt bien. La marque promet d’injecter des ressources, lance une carte de développement Arduino Q et promet de ne pas toucher aux éléments fondateurs qui font le succès de ces produits auprès des utilisateurs.

La mort d'Arduino par Adafruit

La mort d’Arduino par Adafruit

Il n’aura donc pas fallu deux mois pour que Qualcomm ne modifie largement les conditions d’utilisation d’Arduino ainsi que sa politique de confidentialité. Des changements importants qui vont à l’encontre de toute la philosophie Open Source et Open Hardware de la marque historique. Lors de l’annonce du rachat, je soulignais la différence de politique entre les deux entreprises. Un Qualcomm très fermé sur lui-même et jaloux de ses secrets industriels et un Arduino plus ouvert. Cette dualité technologique a semble-t-il été résolue, à la hache.

Les nouvelles conditions d’utilisation mettent en évidence l’instauration d’une nouvelle licence beaucoup plus restrictive. Celle-ci introduit une licence perpétuelle et irrévocable sur tous les éléments proposés par les utilisateurs sur la plateforme. Chaque bout de code uploadé chez Arduino devient non pas Open Source mais propriété de Qualcomm. Une surveillance complète de toutes les fonctions employées avec l’IA, ce qui signifie que tout élément intéressant pour Qualcomm pourra être récupéré par leurs soins.

« If you cancel your account or we terminate it, we delete your account but retain information relating to your account as explained in this Privacy Policy. »

Qualcomm instaure également un changement empêchant les utilisateurs de vérifier toute violation de brevet et les nouvelles dispositions permettent également à Arduino de conserver des données personnelles pendant plusieurs années. Même si l’on supprime son compte chez eux. Au passage, Qualcomm siphonne la totalité des noms et des informations laissées chez Arduino dans leur propre base de données. Récupérant au passage les informations concernant des milliers de programmes éducatifs et donc des éléments concernant des mineurs.

Qualcomm interdit par ailleurs des pratiques classiques dans les mondes Open Source et Open hardware comme le reverse engineering. Toute tentative d’analyse de la manière dont fonctionnent les solutions Arduino ne doivent se faire qu’après le consentement de la marque. Une position difficilement défendable face à une politique Open source.

Qualcomm s’offre Arduino

Source : Adafruit

Qualcomm tire le frein à main sur l’Open Source d’Arduino © MiniMachines.net. 2025

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