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À partir d’avant-hierEndurance info

Un premier test d’endurance “très encourageant” pour la SCG 007 LMH de Glickenhaus

3 juin 2021 à 09:03

Scuderia Cameron Glickenhaus a réalisé un test d’endurance de 30 heures avec sa SCG 007 LMH sur le circuit d’Aragon (Espagne) vendredi et samedi derniers. Visiblement, ce premier long test grandeur nature s’est bien déroulé, la voiture a pu rouler de manière régulière et a atteint les objectifs fixés avec seulement quelques problèmes mineurs.

Pipo Derani était l’un des six pilotes à tourner à bord du prototype non-hybride lors de ces deux jours. Le triple vainqueur des 12 Heures de Sebring est revenu sur ce moment particulier avec John Dagys, notre confrère américain de Sportscar365.

« En tant que pilote, vous êtes toujours à la recherche de détails en termes de performance, des points que vous pouvez améliorer et ainsi de suite », a expliqué Pipo Derani. « Cependant, ce n’était pas vraiment le but de ce test. Il s’agissait plutôt d’être capable de rouler, rouler toujours rouler et nous avons été capables de le faire. C’est très positif et encourageant. Cela nous donne bon espoir car il y a une chance que les 24 Heures du Mans cette année soient gagnées sur la fiabilité et non sur la vitesse pure. Bien sûr, il y a encore des choses à faire, mais c’est très encourageant que la voiture ait fonctionné comme elle l’a fait, et les choses qui ont cassé sont des éléments que nous pouvons facilement réparer. C’est plutôt positif dans ce domaine.”

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Pipo Derani a déjà pu piloter la SCG 007 à Monza en mars dernier et il est donc en mesure de comparer l’évolution de l’auto en un peu plus de deux mois. “A Monza, certaines choses ne fonctionnaient pas, comme le traction control. Il y a eu un vrai bond en avant au niveau de ces systèmes même s’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire. C’est bon signe de voir à quelle vitesse la voiture a évolué entre Monza et maintenant en termes d’électronique et de systèmes.”

De son côté, le propriétaire de Scuderia Cameron Glickenhaus, Jim Glickenhaus, a confirmé qu’aucun vrai problème n’avait été rencontré pendant les essais, le principal étant un câble cassé qui a cédé après 8 000 km d’utilisation entre les essais précédents de la voiture à Vallelunga, à Monza et en Espagne.

@Scuderia Cameron Glickenhaus

« Nous allons fabriquer un meilleur câble et le problème sera réglé », a déclaré Jim Glickenhaus. « Nous avons d’abord fait beaucoup de tours de sortie et de retour, juste pour tester si nous avions un problème. Nous avons effectué des ravitaillements, des changements de pneus et fait beaucoup de tests avec l’équipe. La voiture est très solide. Elle a tourné, tourné et fait 10 000 km au total (châssis n° 708). Cette auto va être complètement reconstruite et le châssis remplacé. Nous avons couru 24 heures comme si c’était une course, et les quatre dernières heures, nous l’avons changé (le câble). Nous avons enlevé le capot avant, simulé que nous avions un problème avec un ressort, etc… »

Le nouveau châssis, le n° 709, était également à Aragon et a été testé avant d’être envoyé à Portimão où Ryan Briscoe, Richard Westbrook et Romain Dumas (le seul absent des essais en raison des 1000 km du Castellet en GT World Challenge Europe) effectueront la première course WEC de la SGC 007.

Le châssis de remplacement du n°708 sera engagé aux 6 Heures de Monza, aux côtés de la voiture sœur. Il s’agit d’un châssis homologué “gen two”, plus léger de 20 kg que l’original qui a fait la plus grande partie des essais sur piste. « Nous avons pu, après le crash test, retirer 20 kg au châssis », a expliqué le patron. « Il n’y a pas de problème avec le châssis. C’est juste que maintenant que nous en avons un qui pèse 20 kilos de moins, cela nous permet d’équilibrer un peu mieux la voiture. La n°709 est déjà équipée de ce nouveau châssis. »

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Aragon a aussi été la première sortie de la SCG 007 avec les nouveaux pneus LMH Michelin pour les roues motrices arrière. Ceux-ci sont différents de ceux utilisés par les Toyota GR010 Hybrides (quatre roues motrices) et les pneus LMH / LMP1 d’Alpine Endurance Team.

« J’ai fait des relais de course tout comme les d’autres pilotes », a expliqué Pipo Derani. « Nous avons pu combiner certains travaux sur les pneus, l’un utilisant les pneus de l’autre. A certains moments, nous avons eu des signes très encourageants et positifs de réelles performances. Et à d’autres moments, nous avons eu quelques doutes. Aragon est une piste très difficile dans ce domaine parce que les conditions de piste changent tellement. De plus, la chaleur change les sensations de la voiture, mais en général, c’était vraiment positif, parce que c’est un circuit extrêmement exigeant pour les pneus. »

Olivier Pla pendant le test @Scuderia Cameron Glickenhaus

Selon Glickenhaus, les pneus Michelin ont généralement bien fonctionné pendant la première moitié d’un double relais, mais les performances ont eu tendance à s’estomper plus rapidement que prévu au cours de la deuxième moitié. Il a également déclaré que Michelin avait apporté des pneus “nouvelle génération” qui pourraient potentiellement être utilisés par les voitures LMH à propulsion arrière après la saison WEC 2021 et que ceux-ci offraient moins de dégradation au cours d’une simulation de course.

Une seconde et demie d’écart avec les LMP2

Deux Oreca 07 (Risi Competizione et DragonSpeed) étaient également en essais, ce qui a permis à Jim Glickenhaus d’observer les performances de sa voiture directement contre les LMP2. Il a déclaré que la 007 LMH était environ “1,2 à 1,5 seconde” plus rapide que les LMP2 pendant la première moitié d’un double relais, mais que l’écart se réduisait considérablement pendant la deuxième. Cependant, il s’inquiète du fait que la marge dans le premier relais devrait être encore plus grande, afin de créer une stratification adéquate entre les deux classes de prototypes en course.

« À Aragon, nous étions nettement plus rapides de 1,5 seconde par rapport aux LMP2 pendant un relais, » a déclaré Jim Glickenhaus. « Mais, dans le deuxième relais avec les mêmes pneus, nous ne l’étions plus. C’est juste de la physique et personne ne peut regagner une seconde et demie. L’ACO le sait. Je pense que personne n’est choqué. Si vous écoutez les commentaires de Toyota quand ils disent qu’ils doivent avoir un écart plus important avec les LMP2 : c’est la réponse.”

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Une bonne énergie au sein d’une équipe de pilotes expérimentés

Pipo Derani ainsi que tous les pilotes expérimentés aident au développement de la voiture, aux côtés du partenaire technique Podium Advanced Technologies et du partenaire opérationnel Joest Racing. L’équipe Glickenhaus réunit des pilotes qui ont remporté des victoires aux 24 heures du Mans, aux 24 Heures de Daytona et aux 12 Heures de Sebring.

« Il y a beaucoup de camaraderie pendant nos débriefings après les essais », a avoué le Brésilien. « Il semble y avoir une direction unique et collégiale au niveau de tout ce qui doit être fait et corrigé, afin d’avoir une voiture beaucoup plus facile à piloter pendant la course. C’est une très bonne chose, car cela pousse l’équipe à savoir exactement où elle doit travailler. Une fois que vous leur donnez cette direction et que vous voyez ce qu’ils ont été capables d’accomplir en si peu de temps, c’est très gratifiant, cela vous donne une bonne énergie. Vous sentez que vous faites partie de quelque chose qui peut être bon, et cette énergie pousse tout le monde à aller de l’avant. »

@Scuderia Cameron Glickenhaus

Ryo Hirakawa va tester la Toyota GR010 HYBRID à Portimão

2 juin 2021 à 11:50

Toyota Gazoo Racing vient d’annoncer que le vice-champion Super GT 2020, Ryo Hirakawa, pilotera la Toyota GR010 Hybrid Le Mans Hypercar à Portimao du 15 au 17 juin soit quelques jours après la 2e manche WEC de la saison (du 11 au 13 juin).

Le Japonais, champion 2017 de Super GT aux côtés de Nick Cassidy et triple vice-champion revient au volant d’un prototype après avoir disputé l’European Le Mans Series 2016 au sein de l’équipe Thiriet by TDS Racing puis avec DragonSpeed/G-Drive Racing en LMP2 en 2017. Il compte déjà trois victoires en ELMS et deux participations aux 24 Heures du Mans avec une 17e place en LMP2 comme meilleur résultat.

Estoril ELMS 2016

Ses courses en LMP2 étaient le résultat de son statut dans le programme Toyota Young Drivers, bien que cela ne se soit pas concrétisé par une course en LMP1, puisque Yuji Kunimoto a finalement été préféré à Hirakawa pour la troisième voiture de Toyota lors des 24 Heures du Mans 2017. Cependant il a déjà goûté à la catégorie reine en roulant à plusieurs reprises dans la Toyota TS050 Hybrid LMP1.

En raison des restrictions de quarantaine, le pilote de 27 ans manquera la prochaine manche de Super Formula à Sugo, qui aura lieu le week-end suivant son test.

La Ligier European Series passe la troisième sur le Circuit Paul Ricard

1 juin 2021 à 19:00

Communiqué de presse

Après l’Espagne et l’Autriche, la Ligier European Series met le cap sur le circuit du Castellet en France pour la troisième manche de la saison. Les Ligier JS2 R et les Ligier JS P4 s’affronteront pour la deuxième année successive sur le circuit varois. Après le formidable spectacle proposé au Red Bull Ring, la tension montera d’un cran sur le circuit de Formule 1 français. Avec déjà plusieurs favoris, ce meeting pourrait s’avérer crucial dans la course aux titres. La série accueillera sa première pilote femme, la jeune norvégienne Ayla Agren, avant qu’elle ne débute sa saison en W SERIES. Elle prendra le volant de la Ligier JS2 R #25 d’Orhès Racing. Une arrivée qui pourrait bien venir bousculer la hiérarchie.

La bataille fait rage en Ligier European Series

La bagarre a battu son plein lors de la dernière manche sur le circuit du Red Bull Ring. Au coude à coude depuis le début de la saison, la Ligier JS2 R #24 d’Orhès Racing pilotée par Mathieu Martins et Olivier Pernaut et la #53 de M Racing commandée par Natan Bihel ont poursuivi leur combat en piste au Red Bull Ring. Si Natan Bihel a de nouveau pris l’avantage lors de la première course décrochant sa troisième victoire, le duo Pernaut-Martins a pris sa revanche lors de la deuxième course. La #24 a arraché sa première victoire de la saison. Orhès Racing réussira-t-elle à récidiver au Castellet ? 

@DPPI

Laurent Millara au volant de la #69 de M Racing a continué sur sa lancée en terminant troisième de la catégorie lors des deux courses. Régulier dépuis le début de la saison, continuera-t-il à résister aux assauts de ses adversaires ? Attention notamment à Nicolas Beraud au volant de la Ligier JS2 R #95 de CTF Performance qui a marqué les esprits avec ses dépassements audacieux. Cédric Oltramare qui continue d’engranger de l’expérience au volant de la Ligier JS2 R #4 de COOL Racing pourrait également créer la surprise. Sergeï Egorov partagera le volant de la #17 d’Arctic Energy avec Povilas Jankavicius pour la deuxième fois depuis le début de la saison.

@DPPI

Du côté des Ligier JS P4, les duels ont également été de mise entre la #23 d’HP Racing by MonzaGarage avec le duo italien Jacopo Faccioni et Alessandro Cicognani, et les deux voitures de Les Deux Arbres, la #33 de Jacques Nicolet et la #34, pilotée par un Patrice Lafargue très en verve lors du dernier meeting. C’est un autre pilote gentleman driver, Nelson, qui lui succédera au Castellet. Habitué des courses historiques, le pilote français a eu l’occasion de tester la Ligier JS P4 lors de journées d’essais. Nul doute que le pilote mettra son expérience à profit pour venir titiller les autres protagonistes.

@DPPI

La Ligier European Series se féminise

Pour la première fois depuis son lancement, la Ligier European Series accueillera dans ses rangs de pilotes une femme. Ayla Agren, jeune pilote norvégienne, fera ses débuts dans la série et au volant d’une Ligier JS2 R. Elle rejoindra Alain Bucher aux commandes de la Ligier JS2 R #25 d’Orhès Racing. Championne de F1600 aux Etats-Unis en 2014, Ayla participera à la saison 2021 de W SERIES. Elle pourrait bien bousculer la hiérarchie du début de saison !

« Je suis très enthousiaste à l’idée de courir en Ligier European Series au Castellet, s’exclame Ayla. J’ai vraiment hâte de me retrouver derrière le volant de la Ligier JS2 R, et d’en apprendre le plus possible sur cette voiture. Ce sera l’occasion de remettre le pied à l’étrier avant le démarrage de la saison officielle en W SERIES à la fin du mois de juin. »

@DPPI

Un rendez-vous crucial pour la course aux titres ?

Dans la catégorie Ligier JS2 R, M Racing occupe la première et la troisième place du classement grâce aux performances de Natan Bihel, pilote de la #53 (93 points) et Laurent Millara, pilote de la #69 (63 points). La Ligier JS2 R #24 d’Orhès Racing du duo Olivier Pernaut/Mathieu Martins est seulement à quelques encablures de la tête du classement avec 76 points. Natan Bihel devra surveiller ces concurents de très près !

La bataille est encore plus serrée dans la catégorie Ligier JS P4. Les Deux Arbres avec la #34 et HP Racing by MonzaGarage avec la #23 sont ex-aecquo avec 80 points. La troisième manche au Castellet permettra-t-elle de les départager ?

@DPPI

Le Heat du Castellet commencera le vendredi 4 juin à 9h30 avec une séance d’essais libres d’une heure et trente minutes. Les deux séances de qualifications de quinze minutes qui détermineront les grilles de départ de chaque course sont prévues le vendredi après-midi à 15h20 et 15h45. Les deux courses d’une heure sont organisées le samedi matin à 10h50 et le samedi après-midi à 14h50.

Les deux courses seront retransmises en direct sur le site internet et les chaînes Facebook et YouTube de la série avec des commentaires en français et anglais.

CLIQUEZ ICI pour consulter la liste provisoire des engagés

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Quelques infos et faits historiques avant les 4 Heures du Castellet

1 juin 2021 à 14:00

Les 4 Heures du Castellet, 3e manche ELMS de la saison 2021, approchent à grand pas. Le départ sera donné dimanche prochain à 11 heures. En attendant, voici quelques infos pratiques et autres faits historiques…

Circuit : Paul Ricard. Distance (km) : 5.861, 5 virages à gauche, 8 virages à droite

Date : du 4 au 6 juin 2021. Ce sera la 10e visite de l’ELMS depuis 2014. L’an dernier, deux manches ont eu lieu sur ce tracé : la manche d’ouverture en juillet puis Le Castellet 240, cette épreuve remplaçant celle prévue à Barcelone, annulée pour cause de pandémie Covid-19.

Au début, la manche ELMS était en juin (2013), avant de passer en septembre (2014/15), puis en août (2016/2017/2020), en avril (2018/2019) et pour finir en juillet (2020). Elle est donc de retour en juin…

La liste des engagés :

CLIQUEZ ICI pour découvrir la liste des engagés

Le programme :

le programme du meeting est ICI...

Les courses de support :

Michelin Le Mans Cup, Ligier European Series

Live Timing & Résultats : 

Sur le site de l’ELMS ICI

Classement du championnat :

Voici le classement des trois premiers de chaque catégorie en commençant par le LMP2 :

LMP2 Pro Am :

LMP3 :

GTE :

Un peu d’histoire :

  • Oreca a remporté au général six des neuf courses disputées. Les autres constructeurs vainqueurs sont Morgan (2014), Gibson avec la 015S (2015) et Dallara avec la P217 (2017).
  • Une seule équipe a signé deux victoires au général. United Autosports en 2020 avec l’Oreca #32 et lors du Castellet 240 avec la #22.
  • En 2013, la première course au Castellet était la dernière de la saison cette année-là. D’une durée de trois heures, elle avait été remportée par l’Oreca 03-Nissan #18 de Murphy Prototypes, pilotée par Jonathan Hirschi et Brendon Hartley.
#18 MURPHY PROTOTYPES (IRL) ORECA 03 NISSAN BRENDON HARTLEY (NZL) JONATHAN HIRSCHI (CHE)
  • Gary Hirsch s’est imposé à deux reprises en LMP2 aux 4 Heures du Castellet : en 2014 avec la Morgan-Judd #43 de Newblood by Morand Racing et en 2015 avec la Gibson-Nissan #41 de Greaves Motorsport.
  • Matt Griffin compte quatre victoires en catégorie GTE au Castellet (2013, 2014, 2017 et 2020). Trois d’entre elles ont été remportées en compagnie de Duncan Cameron.
  • Deux pilotes ont été vainqueurs au Castellet dans deux catégories différentes. Job van Uitert a signé la victoire LMP3 chez RLR MSport en 2018 puis en LMP2 chez United Autosports en 2020. Paul Petit a signé un doublé identique, en 2016 en LMP3 chez Graff avec Eric Trouillet puis en 2018 en LMP2 chez Racing Engineering.
  • Introduite en 2015, la catégorie LMP3 a connu cette année-là comme premier vainqueur aux 4 Heures du Castellet la Ginetta de Chris Hoy et Charlie Robertson (Team LNT).
#3 TEAM LNT (GBR) GINETTA NISSAN LMP3 CHRIS HOY (GBR) CHARLIE ROBERSTON (GBR)
  • Ligier a remporté cinq des sept courses LMP3 disputées au Castellet. Ginetta a signé une victoire en 2015, ainsi que Norma en 2019 avec l’écurie Ultimate et ses pilotes Jean-Baptiste LahayeFrançois Heriau et Matthieu Lahaye (photo de Une).
  • United Autosports est la seule écurie LMP3 à compter deux victoires au Castellet, grâce à John Falb et Sean Rayhall en 2017, puis Tom GambleRob Wheldon et Wayne Boyd lors de la manche d’ouverture l’an dernier.
  • Ferrari a remporté huit des neuf courses disputées au Castellet. Spirit of Race et JMW Motorsport comptent deux victoires chacun, et les équipes Luzich Racing, Formula Racing, AF Corse et RAM Racing (photo ci-dessous) se sont imposées une fois chacune. Porsche constitue l’exception, avec la victoire de la n°77 de Proton Competition lors de la première course 2020.
#52 RAM RACING (GBR) FERRARI F458 ITALIA JOHNNY MOWLEM (GBR) MATT GRIFFIN (IRL)
  • Les records du tour actuels en course de l’ELMS sont : Nyck de Vries en LMP2 en 1’40’’139 (207,5 km/h de moyenne) au volant de l’Aurus 01 #26 de G-Drive Racing. Tom Gamble en LMP3 en 1’49’’683 (198,4 km/h de moyenne) sur la Ligier JS P320 #2 de United Autosports. Andrea Piccini en GTE avec sa Ferrari 488 GTE #60 (Iron Lynx) en 1’52’’098 (185,3 km/h de moyenne).
  • Le meilleur temps absolu est détenu par Filipe Albuquerque, auteur d’un chrono de 1’38’’268 (211, 4 km/h de moyenne) lors des qualifications LMP2 le 18 juillet 2020.

D’après le site officiel de l’ELMS…

Les champions GT4 America Pro-Am avec TF Sport

1 juin 2021 à 13:31

Les champions GT4 America Pro-Am, Robby Foley et Michael Dinan, vont faire leurs débuts en Europe avec les vice-champions Equipes 2020, TF Sport. L’équipe sera de retour en International GT Open à Spa Francorchamps à la fin du mois avec son Aston Martin Vantage GT3.

Le duo américain participera aux deuxième et septième manches de l’International GT Open 2021 avece TF Sport, vainqueur du British GT. La première manche aura lieu dans les Ardennes le 20 juin où TF Sport est monté sur le podium du WEC en mai dernier et a remporté la catégorie Pro-Am du GT Open l’année dernière. Foley et Dinan reviendront ensuite pour la finale du championnat sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, le 24 octobre.

KCMG dévoile ses couleurs pour les 24H du Nürburgring

1 juin 2021 à 12:01

Ce week-end, KC Motorgroup Ltd. (KCMG) participera pour la troisième fois à l’une des courses d’endurance les plus éprouvantes et les plus difficiles au monde : les 24 heures du Nürburgring.

L’équipe de Hong Kong y alignera sa Porsche 911 GT3 R #18 pour le quatuor composé d’Alexandre Imperatori, Josh Burdon, Edoardo Liberati et Marco Holzer. Cette année marque la huitième participation aux 24 Heures du Nürburgring pour le pilote suisse Imperatori et la septième pour Holzer, qui a remporté la victoire en Pro-Am lors de l’édition de l’an dernier.

A quelques jours du début des hostilités, KCMG a publié les premières photos de sa livrée qui reprend de la plus belle des manières ses couleurs emblématiques. Le retour de la décoration chromée permet de rendre hommage à la victoire de KCMG aux 24 Heures du Mans LMP2 en 2015.

Pour rappel, les fans seront accueillis de nouveau sur le circuit. Jusqu’à 10 000 spectateurs pourront suivre l’action depuis les tribunes de la section Grand Prix, et des invités VIP pourront également y assister. Les deux premières séances d’essais qualifs débuteront jeudi avant une 3e vendredi. Le départ de la course sera donné samedi à 15h30.

Une 3e McLaren 570S GT4 pour les patrons de United Autosports à Zandvoort

1 juin 2021 à 11:21

United Autosports vient de confirmer que Zak Brown et Richard Dean rejoindraient leur équipe GT4 European Series pour la troisième manche à Zandvoort du 18 au 20 juin. Les propriétaires de l’écurie prendront le volant de la McLaren 570S #230, rejoignant ainsi les pilotes habituels de l’équipe, Bailey Voisin et Charlie Fagg sur la #23 et Gus Bowers et Dean Macdonald sur la #32. L’équipe alignera donc trois voitures ce week-end là.

Ce ne sera pas la première fois que Zak Brown court au volant d’une McLaren GT puisqu’il a piloté une McLaren MP4-12C GT3 en Blancpain Endurance Series en 2012 et en British GT en 2013 aux côtés d’Alvaro Parente. Fin 2012, Zak et Alvaro ont remporté la dernière manche du British GT pour United Autosports. Depuis, Zak Brown et Richard Dean se sont tous deux concentrés sur le développement de leur carrière et de leur équipe !

Hélio Castroneves et Meyer Shank Racing remportent les 500 Miles d’Indianapolis

30 mai 2021 à 22:05

Hélio Castroneves a décroché sa quatrième victoire aux 500 Miles d’Indianapolis ce dimanche 30 mai. Devant 135 000 spectateurs, nombre limité à cause des restrictions sanitaires, il s’est imposé devant Alex Palou (Chip Ganassi) et le Français Simon Pagenaud (Penske), auteur d’une superbe course en partant 26e.

Le Brésilien rentre dans l’histoire puisqu’il n’est que le quatrième pilote à signer quatre victoires à Indianapolis (2001, 2002, 2009 et 2021) depuis 1911. Il a donc rejoint ce soir trois autres légendes : A.J. Foyt Al Unser, Sr et Rick Mears.

Ce qui est surtout “amusant”, c’est que l’homme de 46 ans ne devrait disputer que cette course en 2021 en IndyCar Series (peut être une autre de prévue en fin de saison). En effet, il s’est plus focalisé sur l’Endurance après la fin de son contrat avec Team Penske en 2017. Il a notamment été sacré champion IMSA en 2020 avec Ricky Taylor sur l’Acura ARX-05 d’Acura Team Penske et, surtout, il vient de remporter les 24 Heures de Daytona en janvier dernier, toujours sur une Acura DPI, mais cette fois-ci alignée par Wayne Taylor Racing. A l’issue de ces 500 Miles d’Indianapolis, il a d’ailleurs fait allusion à Daytona. “J’ai disputé seulement deux courses cette année et j’ai gagné les deux, c’est juste incroyable !” a déclaré Hélio Castroneves sur le podium.

@Matt Fraver / Indycar Series

C’est aussi le succès de Michael Shank et son équipe Meyer Shank Racing à Indianapolis, le premier pour le team américain basé dans l’Ohio et qui roule également en IMSA avec l’Acura ARX-05 #60.

Les autres pilotes impliqué en Endurance cette année ont moins brillé en dehors de Castroneves et Pagenaud. Juan Pablo Montoya s’offre néanmoins un nouveau top 10 en terminant 9e. Colton Herta finit 16e, Scott Dixon, auteur de la pole position, est 17e, Marco Andretti est19e et l’autre vainqueur des 24 Heures de Daytona 2021, Alexander Rossi, n’est classé que 29e. Quant à notre deuxième Frenchie, Sébastien Bourdais, il n’a pas pu faire mieux que 26e…

Paul Ricard : Lamborghini Orange 1 FFF en tête à mi-course

29 mai 2021 à 21:03

Les 1000 km du Paul Ricard, 2e manche du Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS Endurance Cup, sont arrivés à mi-course. Après 180 minutes (plutôt) tranquille, aucun safety car n’étant entrée en piste, on trouve la Lamborghini Huracan GT3 Evo #63 d’Orange 1 FFF Racing Team (Mirko Bortolotti, Marco Mapelli et Andrea Caldarelli) en tête. La voiture, partie de la pole position, n’a presque jamais lâché la place de leader.

La voiture italienne devance Mathieu Jaminet sur la Porsche 911 GT3 R #22 de GPX Racing et la BMW M6 GT3 #34 de Marco Wittmann alignée par Walkenhorst Motorsport. La Ferrari 488 GT3 #71 d’Iron Lynx (Callum Ilott) et la seconde BMW Walkenhorst (#35) pilotée par le Français Thomas Neubauer sont respectivement 4e et 5e. Les écarts sont faibles, ces cinq autos se tiennent en moins de 30 secondes.

La Mercedes #88 de AKKA-ASP, la Ferrari 488 #51 d’Iron Lynx, l’Audi R8 #32 de Team WRT, la Porsche 911 GT3 R #54 Dinamic Motorsport et la Lamborghini #114 d’Emil Frey Racing complètent le top 10 après 3 heures d’épreuve. On trouve donc six marques dans les 10 premiers !

Du côté de la Silver Cup, la leadership est occupé par la Mercedes AMG GT3 #87 d’AKKA ASP pilotée actuellement par Simon Gachet. L’Aston Martin Vantage GT3/Garage 59 #159 suit devant la Lamborghini #14 d’Emil Frey Racing.

En Pro-Am, une autre Lamborghini Huracan GT3 Evo mène, la #19 de Orange 1 FFF Racing Team (Phil Keen). La Mercedes #20 de SPS automotive performance est 2e, la Mercedes #69 de Ram Racing, 3e…

La nuit est désormais tombée, une autre course débute en quelque sorte, rien n’est donc encore fait !

Les principaux faits de course des trois premières heures (dans l’ordre chronologique) :

  • Le départ est donné à 18 heures.
  • Benjamin Hintes sur la Ferrari 488 GT3 #33 de Rinaldi Racing est percuté, la voiture rentre au stand, mais c’est l’abandon dès le premier tour.
  • Paul Petit sur la Mercedes-AMG GT3 #7 de TokSport WRT crève après 20 minutes de course, il repasse à son stand et repart loin.
  • Accrochage entre la Lamborghini #77 Barwell Motorsport et la Mercedes #40 SPS automotive performance, la première étant poussée par la Mercedes #90. L’Audi #31, qui arrivait derrière, crève. Elle est rentrée au stand mais elle n’en est toujours pas repartie ! Pour son erreur, la #90 a écopé de 30 secondes de stop and go donné juste avant les 3 heures de course
  • Drive through pour la Ferrari 488 #11 de Kessel Racing, Gorgio Roda ayant accroché la BMW #10 de Boutsen Ginion.
  • Crevaison pour la Mercedes AMG-GT3 #4 de HRT alors pilotée par Vincent Abril. Le temps de rentrer et de changer la roue, la voiture rose et blanche a perdu un tour. Elle est revenue à la 14e place à mi-course.
  • Le leader, la Lamborghini #63 rentre à son stand pour son premier ravitaillement après 1 h 02 de course.
  • Les BMW M6 GT3 #34 et 35 de Walkenhorst Motorsport sont les gagnantes du premier pitstop, elles sont 2e et 3e
  • La Ferrari 488 #53 AF Corse de Duncan Cameron sort très très large de Signes à tel point que le pilote britannique tape le rail.
  • Drive through pour la Ferrari 488 #93 de SKY – Tempesta Racing pour avoir courcircuité la chicane lors du départ et d’avoir, de ce fait, gagné des positions. Elle était alors en tête des Pro Am.
  • Problèmes mécaniques pour la Ferrari 488 #52 AF Corse de Louis Machiels.
  • Crevaison de la Mercedes #57 Winward Racing de Mikael Grenier.
  • Contact entre deux Audi, la #25 de Saintéloc Racing (Alex Cougnaud) et la #30 de Team WRT (Benjamin Goethe). Cette dernière reçoit un drive through pour cette manœuvre.
  • Crevaison pour la Mercedes #2 de GetSpeed.
  • La Porsche 911 GT3 R #222 de Team Allied-Racing est au ralenti sur le circuit

Fabrice Bergenhuizen et Endurance-Info

29 mai 2021 à 16:01

Vu de France, le championnat VLN n’est pas le plus facile à couvrir. Il y a encore quelques années, la série était très allemande. Fabrice Bergenhuizen, un fidèle des déplacements dans l’Eifel, était l’homme du VLN sur Endurance-Info, sans oublier la couverture de meetings à Spa-Francorchamps.

C’est au printemps 2008 que j’ai découvert, avec beaucoup de plaisir, Endurance-Info. De suite je fus charmé par le contenu de ce site dédié à mon sport favori. J’en ai d’ailleurs directement fait part à Anthony Megevand, rédacteur en chef à l’époque, et ai évoqué ma passion pour le VLN, photos à l’appui.

Il m’a rétorqué que c’était une série qui l’intéressait mais qu’il n’avait, hélas, pas les moyens pour la couvrir. Vu son intérêt, je lui ai envoyé des photos de la joute suivante ainsi qu’un petit récit de la course. A ma grande surprise, il a posté mes photos sur le site et rédigé un article avec mes commentaires. J’étais bien évidemment aux anges! Par la suite, voyant que j’avais la plume facile, Antho m’a proposé de rédiger un article sur chaque manche et, à partir de 2009, je fus accrédité pour l’intégralité de la saison. De quoi me permettre d’approcher les bolides au plus près et prendre une bonne dose d’adrénaline. La sensation de vitesse lorsqu’on est posté le long du rail, que ce soit à Hatzenbach, à la sortie du Karussel, à Pflanzgarten ou encore à Scwhalbenschwanz étant encore amplifiée par rapport à ce que l’on peut ressentir en zones spectateurs et ce bien que ces dernières soient situées à proximité de la piste contrairement à beaucoup de tracés modernes.

Si, le fait d’être si proche des concurrents procure un bonheur indescriptible, cela comporte parfois certains risques. Comme lorsque l’infortuné Philippe Salini  (Seat Leon) déboula à Wehrsheifen, à près de 180km/h et, trahi par ses freins, vint se fracasser contre la pile de pneus, à 2 mètres à peine de moi, avant de rebondir au milieu de la piste. La Seat orange s’embrasant suite à la violence du choc. Fort heureusement le Français pourra s’extraire seul de son bolide et s’en sortira avec “seulement” quelques côtes froissées et des brûlures au visage.

Sur le coup, en le voyant arriver comme une balle, je me suis dis “à cette vitesse là il ne parviendra jamais à négocier le virage” et, par réflexe, je me suis légèrement retourné. Bien m’en a pris! Ce n’est d’ailleurs qu’en visionnant les vidéos du crash que j’ai pris connaissance de l’ampleur de l’impact.

Outre les sensations fortes, le VLN m’a également permis d’effectuer de bien belles rencontres. Celle avec Philippe en fait bien évidemment partie. Son assistance étant basée en plein cœur du paddock et non dans les stands où sont entassées généralement près de 180 voitures (!), il était toujours agréable de s’y rendre afin de recueillir ses impressions en compagnie d’une bonne Jupiler.

Parmi tant d’autres, je pourrai également citer ce grand fan des Rolling Stones qu’est le champion VLN 2004 René Wolff et avec lequel j’ai passé de très agréables moments, la très accueillante famille Kroll (toujours bien active en cette année 2021), la très sympathique Sarah Toniutti, laquelle a, malheureusement, du mettre provisoirement en veille son rêve d’évoluer en GT3 et ce pour diverses raisons totalement indépendantes de son joli coup de volant, le préparateur breton Jean-Luc Le Duigou avec lequel, dès notre première rencontre, nous sous sommes mis à “refaire le monde” autour d’une bonne Pils et d’une savoureuse cuury-wurst à l’entrée des paddocks du ring,  Edgar Dubberstein l’inamovible commissaire en place à Schwalbenswanz (l’un de mes secteurs favoris) ou encore notre fidèle lecteur Didier Marchal. Je me souviens de l’avoir croisé, pour la première fois, dans les bois à hauteur de Kallenhard (dans la descente vers Adenau), et il était très surpris d’apercevoir une personne parlant Français et encore plus d’apprendre qu’il s’agissait de celle qui rédigeait les articles relatifs à son championnat favori pour le compte de E-I!

Depuis ce jour, une bien belle amitié est née et je ne compte plus le nombre d’excellents repas partagés dans une célèbre pizzeria basée à Breidscheid (Adenau) et très prisée des pilotes.

Parlons en des pilotes! L’ambiance conviviale, bon enfant, UNIQUE régnant en VLN où écuries professionnelles partagent leur box avec des écuries amateurs, dans le sens le plus noble du terme, fait qu’il y était très facile de réaliser des interviews.

Ainsi, durant les qualifs, il suffisait d’interpeller un pilote et lui demander s’il avait quelques minutes pour répondre à mes questions et, qu’il se nomme Augusto Farfus, Marcel Fässler, Andy Priaulx ou encore Jari-Matti Latvala, tous acceptaient sur le champ, qui plus est dans la bonne humeur! Avec certains, comme par exemple Dirk Müller, ce n’était presque pas nécessaire de poser de questions tellement il se “livrait” de bon cœur. Je garde également un excellent souvenir de Dirk Adorf. Il n’est pas le plus connu du grand public, mais je peux vous assurer qu’il a un pied droit très lourd comme le démontre à l’envi  son impressionnant palmarès. Jugez plutôt: triple champion VLN, en 1992 sur Citroën AX et en 1996-1997 sur Opel Astra GSI. Cela peut prêter à sourire mais, pour rappel, en VLN les points au championnat sont attribués en fonction du classement dans les classes respectives et non du général. Au plus la concurrence est rude dans votre catégorie et au plus la récolte sera fructueuse. Et à ce titre, Adorf c’est pas moins de 60 victoires de classe! Et 8 au général, soit, par exemple deux de plus qu’un certain Romain Dumas!

Vous ne pouvez vous imaginer à quel point, en 2009, il m’a enchanté avec ses passages en force et ses temps canons réalisés avec la superbe Ford GT/Osram (affûtée par le Raeder Motorsport). Hélas pour lui, son équipier de l’époque, en l’occurrence l’architecte Hermann Tilke, était nettement moins véloce et il ne fut jamais en mesure d’imposer la belle américaine en dépit de l’une ou l’autre pole position acquise de haute lutte. Je retiendrai également l’humilité du gaillard. A l’époque il était consultant “WTCC” pour Eurosport Allemagne et je me souviens, qu’après m’avoir aperçu dans les paddocks de Zolder en temps que spectateur lambda, il avait crié après moi afin de me saluer! Un grand monsieur je vous dis! Du fait de son job pour la célèbre chaîne sportive, cela l’a rapproché de BMW, constructeur omniprésent en tourisme à l’époque et bien conscient du potentiel de Dirk, et il fut embauché, l’année suivante, en temps que pilote officiel avec au menu plusieurs joutes du VLN, les 24h du Nürburgring, et de Spa! Excusez du peu! Il était d’ailleurs en passe d’inscrire ces dernières à son palmarès (en compagnie de deux autres Dirk à savoir Müller et Werner), lorsqu’en toute fin de course, un bris de cardan expédia le dernier nommé dans le bac à sable. Ils repartiront et se classeront au 3e rang mais je dois bien vous avouer que,  sportivement parlant, au vu de la bonhomie des trois hommes, ce fut une grosse déception pour moi et bien plus encore pour eux. Romain Dumas (et ses acolytes), toujours à l’affût, en a profité pour rafler la mise.

Toujours au rayon pilotes, comment ne pas citer Maxime Martin! Un as du volant dont le talent n’a d’égal que la simplicité, la sincérité. Avec lui, les poignées de mains sont toujours bien franches! L’un de mes meilleurs souvenirs, en sa compagnie, remonte à septembre 2009 au…Nürburgring, lorsqu’il se classa 2e (avec Dino Lunardi) d’une joute de l’ADAC GT Masters au volant d’une Alpina B6 GT3.

Je l’attendais au pied du pied du podium, avec l’un de ses amis, et, à sa descente, il partagea avec nous sa bouteille de champagne ô combien méritée.

Outre le VLN, j’ai eu le loisir de couvrir bon nombre d’éditions des 24h de Zolder pour le compte de EI.

Mon premier “grand reportage” ayant d’ailleurs eu lieu dans les pinèdes limbourgeoises en 2008. Pour l’anecdote, je vous avoue qu’Anthony n’était pas très chaud à l’idée que je couvre une épreuve somme toute confidentielle d’un point de vue européen et pour laquelle on lui demandait des “relevés d’audience” dignes de la F1 ou presque afin de nous accorder une accréditation et je peux vous dire que si, Antho n’était pas très chaud, l’ambiance, tant sur la pré-grille que dans les paddocks, était torride.

Les Girls du Temptation Car Wash faisant tout leur possible pour faire monter la température.

Quant à la course, je l’ai toujours adorée car il s’agit d’une VRAIE course d’endurance où il faut savoir ménager ses efforts et sa monture. Le tracé composé de très nombreuses chicanes et de gros freinages étant très éprouvant pour les mécaniques ainsi que pour les pilotes qui n’ont jamais le temps de souffler.

Ayant assisté pour la première fois aux 24h de Spa en 1981 (victoire de la Mazda RX7 de Tom Walkinshaw et Pierre Dieudonné), à l’âge de 6 ans, je suis fatalement très attaché aux bolides de cette époque. C’est pourquoi je me suis, également, fait une joie de couvrir ces superbes meetings que sont le Spa Summer Classic ou les Spa Six Hours (organisés par la dynamique équipe de Roadbook Organisation), le Spa Classic (chère à Peter Auto) ou encore le Youngtimer allemand. Et je constate que les “jeunes” pilotes, eux aussi, y prennent goût. Ainsi, lors de l’édition 2016 des Spa Six Hours 2016, à laquelle il participait avec une splendide et ô combien mélodieuse Ford Capri arborant la mythique livrée Bastos, Rob Huff me confia “être né à la mauvaise époque” tant il éprouvait du plaisir au volant de ce bolide ayant écrit quelques une des plus belles pages de l’histoire du double tour d’horloge ardennais. Et je peux vous dire, qu’en bord de piste, le plaisir était partagé tant les grands travers de l’Anglais étaient jouissifs!

Un changement d’orientation dans ma vie professionnelle ne me permet plus, faute de temps, d’écrire autant que je le souhaiterai mais je serai, à jamais, reconnaissant envers EI de m’avoir accordé sa confiance et permis de faire de si belles rencontres.

Merci du fond du cœur et, au passage, un grand coup de chapeau à Laurent Mercier pour son abattage et les heures, incalculables, passées en salle de presse. Personnellement je ne saurai point! En effet, les courses j’aime les vivre en famille, entre potes, avec une bonne bière en mains puis en faire le “debrief” autour d’une bonne bouffe. Et après digestion et réflexion je me mets au clavier!

Longue vie à Endurance-Info!

Bruno Vandevelde et Endurance-Info

29 mai 2021 à 10:00

Depuis quelques années, Bruno Vandevelde couvre les courses motorisées en plus de celles sur un champ de course. Toujours prêt à se déplacer malgré un emploi du temps professionnel chargé, Bruno est de pas mal de déplacements pour Endurance-Info. Il était à nos côtés il y a quelques semaines à Dijon pour un roulage historique.

Mon expérience avec l’endurance débute en 2002, directement dans le grand bain, pour les 24 Heures du Mans. Une édition qui a vu un triplé Audi, cependant c’est la Bentley qui a le plus attiré mon attention. Tout était à découvrir : la discipline, les équipes, les pilotes, les GT, les protos, la course de nuit… La course comme spectateur sur circuit, je connaissais via la F1 depuis 1999 à Magny-Cours et Spa-Francorchamps. Mais là nous sommes sur un circuit de plus de 13 kilomètres, et la course ne dure pas 2h mais 24 !

Voir ces bolides tourner, c’est magique. Par contre il me faut un souvenir pour le reste de l’année et la photo est un bon moyen de se les remémorer une fois à la maison. D’abord avec un appareil jetable (et oui…) puis un reflex bas de gamme, mais le même plaisir à photographier.

Quelques week-end F1 et endurance à Magny-Cours, Spa et au Mans se suivent et une page Facebook qui permet de partager ces moments passés avec les amis et de rencontrer d’autres passionnés.

En 2012, lors des 1000 km de Spa, c’est shooting sur le circuit et post-traitement en rentrant à l’hôtel. Autour d’une bière, la conversation débute avec mon voisin qui semble aussi retoucher sa production du jour. Connaissance est faite avec Laurent Chauveau et contact est gardé, suivant chacun nos clichés.

Endurance Info est déjà dans mes lectures numériques afin de suivre les courses côté photos et articles.

Les années passent et un soir de 2015 le téléphone sonne, proposition est faite de rejoindre l’équipe Endurance Info afin de couvrir les 24H du Mans et parer à l’absence de Julie Sueur. Mon déplacement était déjà programmé, cependant là c’est de l’autre côté des grillages et sur plus d’une semaine, immergé dans l’événement !

C’est parti pour la découverte de l’envers du décor, de l’accès au paddock, aux stands et tous les endroits magiques que chaque spectateur envie d’approcher.

La journée test est synonyme de première expérience en bordure de piste. A certains endroits la distance n’est pas si importante entre être d’un côté ou de l’autre du grillage cependant une fois celui-ci franchi, la différence est en réalité énorme. Le briefing photographe a bien été retenu et c’est entouré de Laurent, Jean-Pierre, Patrick et Alexis que je réalise les photos de piste. Côté piste, les marques se prennent progressivement, car les accès en bord de piste sont nombreux avec une très grande richesse de points de vue. La découverte se fait ensuite côté centre-ville pour le pesage et les photos d’équipes, une occasion d’approcher les pilotes et légendes de l’épreuve. Les interviews et conférences des équipes rythment la semaine, entre les différentes séances d’essais.

Puis approche la course. Cela fait déjà quelques journées intensives côté piste/paddock et salle de presse qui sont dans les pattes, cependant toujours les yeux qui brillent à chaque seconde, conscient de la chance de vivre cela au plus près. La salle de presse, tout aussi impressionnante avec des journalistes et photographes par centaines, tous réunis pour couvrir au mieux ces 24 heures du Mans et partager des dizaines d’articles et du live-texte que Laurent Mercier, Claude Foubert et Guillaume Robert rédigent. Côté photographes, les meilleurs de la discipline sont tous présents et c’est extra de les croiser dans le rush des aller/retour avec la piste ou les stands.

L’illustration des articles qui rythment l’épreuve avec les interviews, les résultats des essais, les présentations de pilotes et équipes, les courses support, les anecdotes… Découverte d’un travail énorme qu’est la couverture des 24h du Mans !! Les journées commencent tôt, l’activité est intense avec le matériel photo à porter, se déplacer dans le paddock, à différents spots en piste et revenir régulièrement décharger les cartes mémoire/trier/post-traiter/partager puis repartir sur un autre spot ou point de rdv pour photographier un pilote ou team manager interviewé.

La fatigue commence à se faire sentir, cependant on ne lâche rien. Presque rien. La parade des pilotes est laissée de côté le vendredi pour recharger d’autres batteries. Celles qui permettront de passer ces 24 heures de course. En fait 48 heures folles. Le warm-up, puis les préparatifs du départ depuis le muret. La ligne droite se remplit progressivement et le départ est lancé. Ces instants pendant lesquels les voitures sont sur leur tour de chauffe, je vérifie de nombreuses fois que les réglages sur le boitier sont les bons. Quelques coups d’œil sont lancés à admirer la foule massée en tribune. La journée et la nuit de samedi défilent à toute vitesse. Le dimanche matin, une autre découverte importante : la pitlane. Un certain nombre de voitures ont abandonné, le rythme dans les stands et le nombre de mécanos s’est réduit. Être en bord de piste est déjà une expérience très forte, là être avec les membres des équipes au plus proche des voitures est tout simplement incroyable.

L’arrivée approche et elle est importante pour moi à couvrir. Un spot sur le muret est trouvé et je patiente jusqu’au drapeau à damier. Dernier moment fort avec l’arrivée des vainqueurs et des remises de trophées par catégorie. C’est terminé, retour en salle de presse. Une émotion différente débute. Pas encore très forte. Il s’agit de finir le boulot et mettre en ligne ces deux dernières heures de course. Puis la salle de presse se vide rapidement mais nous sommes encore présents pour publier les impressions des pilotes et équipes à l’issue de la course.

Il est temps de partir, mais c’est difficile de quitter ce lieu après avoir vécu tous des moments forts vécus de l’intérieur… Une dernière traversée du paddock, à regarder longuement les camions se charger et un retour à la maison le lendemain. Les statistiques du nombre d’articles publiés, du nombre de visiteurs sur le site sont partagés par Laurent Mercier.

Une grande fierté d’avoir participé à cette aventure, à avoir partagé cette magie des 24 Heures.

Difficile de retranscrire tout cela en quelques mots. Cela se vit plus que cela se raconte.

Mais photographier pour Endurance Info m’a permis de découvrir d’autres disciplines comme la Porsche Carrera Cup France, le GT4 France, le GT World Challenge ainsi que l’histoire de l’endurance via Le Mans Classic et divers reportages…

Cette aventure se poursuit, avec une étape qui est en fait plus une révolution, le site Endurance Info sous sa nouvelle forme. Un investissement clé qui marque une étape forte dans le développement du média et un travail important qui s’annonce pour l’alimenter de nombreux articles à illustrer.

En cette époque un peu folle, pouvoir vivre sa passion au plus proche sur les circuits est une chance. Pouvoir la partager de cette manière l’est encore plus.

Les brèves du vendredi…

28 mai 2021 à 21:00
  • On se prépare activement chez Scuderia Cameron Glickenhaus en vue de la manche WEC de Portimao… L’équipe américaine participe actuellement à un test d’endurance de 30 heures à Aragon qui se passe pour le moment très bien avec la #708. La #709 a subi un shakedown avant de se rendre au Portugal avec son trio de pilotes Romain Dumas, Richard Westbrook et Ryan Briscoe.

pic.twitter.com/D0D506HIV6

— Scuderia Cameron Glickenhaus (@Glickenhaus) May 27, 2021
  • Après plusieurs de ses collègues, c’était au tour hier de Kevin Magnussen de découvrir sa nouvelle équipe de 2022 qui évoluera en Le Mans Hypercar en WEC. Le pilote danois a en effet visité l’usine Peugeot Sport pour la première fois, moulé son baquet et fait du simulateur.
@Peugeot Sport
  • On vous rappelle que le week-end du 5 et 6 juin sera riche en événements sport mécanique entre la 3e manche ELMS au Paul Ricard, la 3e manche FFSA GT à Albi et les 24 Heures du Nürburgring. D’ailleurs, la célèbre classique allemande sera diffusée sur Auto Moto la Chaine à partir de 15 heures le samedi…Toujours chez Auto Moto la chaîne, il y aura également un document exclusif sur Rowe Racing, une émission spéciale d’avant course 24H Nurburg et les courses de FFSA GT aussi diffusées. Un super week-end en perspective !
  • Une belle et grosse journée de développement chez Duqueine Automotive hier. Le travail a tourné autour de la recherche et l’acquisition de datas aérodynamiques sur la Duqueine M30 D08 LMP3 avec Dino Lunardi au volant, le tout entre les avions… Deux exemplaires seront présents en ELMS et huit en Michelin Le Mans Cup du 4 au 6 juin prochains.
  • Aujourd’hui, vendredi 28 mai, on fête les 132 ans d’existence de Michelin, le célèbre manufacturier de pneumatiques français basé à Clermont Ferrand. Joyeux anniversaire à Bibendum !

David Bristol et Endurance-Info

28 mai 2021 à 16:00

Avec Laurent (Mercier), on nous demande souvent combien de personnes écrivent quotidiennement sur Endurance-Info. La réponse est deux et le numéro 2, c’est moi. Je ne vais pas démarrer ce texte comme tous les collègues autour de moi en disant p…15 ans, que de temps passé pour Endurance-Info. Non, non, mon expérience avec ce site ne se limite à quelques années, vous me connaissez certainement moins que Laurent car je suis en fait le petit dernier de l’équipe, mais elle est liée à parcours professionnel. Pourtant, ma passion pour l’Endurance et pour les 24 Heures du Mans, en particulier, ne date pas d’hier, elle, puisque j’assiste à la classique sarthoise depuis 1980 (une seule édition ratée en 1984), j’avais alors tout juste six ans…

Endurance-Info est né en 2006 et je me suis mis à lire le site dès le début car c’était ma seule source d’information qui me permettait de me tenir au courant de l’Endurance. Je participait régulièrement au célèbre forum où je croisais déjà Laurent Mercier, Laurent Chauveau et autre Anthony Megevand. Jamais je n’aurais imaginé à l’époque faire partie intégrante de l’équipe rédactionnelle 15 ans plus tard. Je dirais même que rien ne me prédisposait au journalisme de sport automobile tout court car j’ai démarré ma carrière professionnelle en tant que professeur d’anglais en collège. De l’enseignement au monde d’Endurance-Info, l’écart est sacrément important !

Tout a commencé pour moi en 2007 lorsque Pascal Saivet m’a soumis l’idée de la création d’un site internet spécialisé dans l’Endurance. Une idée saugrenue alors que déjà Endurance-Info était LA référence en la matière. Comment faire mieux ? Pour moi, c’était mission impossible. Pourtant, l’idée de ce site d’information appelé PitlaneVision a fait son chemin, le média a pris vie, m’a mis le pied à l’étrier des interviews, des articles et m’a même propulsé au poste de rédacteur en chef pendant cinq ans alors que je n’avais aucune qualification en ce domaine. Oui, vous avez bien lu, Endurance-Info a été au départ, pour moi, mon “concurrent”.

La belle aventure de « Pitlane » prend fin en 2012, mais rien à voir avec le retrait de Peugeot de l’Endurance Cependant, le doigt est coincé dans l’engrenage, je continue alors de travailler plusieurs années dans ce milieu pour divers magazines automobile, j’office en tant qu’attaché de presse d’une équipe LMP2 en ELMS et aux 24 Heures du Mans, rédige des communiqués de presse pour divers pilotes et écuries en Endurance principalement, mais aussi en FFSA GT, Formule 4, Mitjet, etc… Je travaille aussi pour un très grand organisateur d’événements de sports mécaniques pendant cinq ans, d’abord sur ses épreuves puis sur son site internet officiel. Par contre, l’écriture un peu plus générale qui concerne tous les championnats, la rencontre avec les pilotes, les interviews, tout cela me manque, mais je ne cherche pas pour autant un nouveau média, mon travail de prof (oui oui toujours) comble mes journées.

Evidemment, je connaissais Laurent Mercier depuis longtemps (qui ne le connait pas !), du temps de mes débuts dans les salles de presse. Un jour, alors qu’avec le créateur de feu PitlaneVision nous remontions du Red Bull Ring pour aller aux 24 Heures de Spa, il voyageait avec nous. Il me dit qu’il est toujours à la recherche d’un rédacteur pour Endurance Info et me demande si je serai intéressé. La suite, vous la devinez. Je démarre d’abord sous un pseudo le temps de finir mes différents contrats de prestataire en cours et aussi pour avoir une période d’essais. Vous vous dites certainement que cela ne doit pas être si dur d’écrire, mais cela l’est plus que vous ne pensez, surtout lorsqu’il faut se fondre dans le moule “Endurance-Info” et coller au style de Laurent pour ne pas créer trop de différences de style pour vous, lecteurs.

La machine se met finalement et officiellement en route et, depuis janvier 2019, je travaille chez Endurance-Info au quotidien avec Laurent. Ce dernier m’a demandé d’écrire un texte sur cet anniversaire des 15 ans… Alors que représente le site pour moi ? Certainement pas la même chose que mes collègues de la première heure, mais un vrai et réel attachement. C’est désormais ma vie, cela représente de très nombreux week-ends passés sur les circuits à couvrir différents championnats pour vous tenir informé du (petit) monde de l’Endurance. Je suis allé dans certains pays où jamais je ne pensais aller un jour comme la Turquie, la Malaisie ou encore la Thaïlande. J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens comme (liste non exhaustive) Tom Kristensen (dernièrement, article bientôt en ligne), Hans-Joachim Stuck, Derek Warwick, Mauro Baldi, Stéphane Ratel, Pierre Fillon, ou encore Yannick Dalmas à côté de qui j’ai fait le voyage retour d’Autriche ELMS il y a quelques jours. 

C’est un travail de tous les jours en collaboration avec Laurent et c’est vraiment très agréable, voir même le kif. Certes ce n’est pas toujours de tout repos, au sens propre comme au sens figuré, car ce n’est pas toujours facile d’arriver dans un univers qui existe depuis plus d’une décennie et d’y faire sa place, mais ce n’est que du bonheur, je ne l’échangerai ma place pour rien au monde. Au fil de ces 15 premières années, Endurance-Info s’est affirmé comme le leader français voire européen des sites d’actualités dédiés à l’Endurance. Je ne peux que souhaiter longue vie à Endurance-Info et j’espère que le site continuera à grossir comme c’est « prévu » dans la tête de Laurent qui a toujours 10 000 projets en tête !   

Boutsen Ginion Racing charmé par le Lamborghini Super Trofeo

28 mai 2021 à 15:00

En plus de son engagement en GT3, Boutsen Ginion Racing est présent en Lamborghini Super Trofeo Europe avec une paire de Huracan GT3. L’écurie belge dirigée par Olivia et Olivier Lainé se plaît bien dans un championnat qui dispute sa 13e saison. Entre la voiture en elle-même, le coût d’exploitation et l’organisation, c’est le package complet qui intéresse Olivier Lainé.

En faisant rouler deux Lamborghini Huracan Super Trofeo en marge des meetings GT World Challenge Europe, Boutsen Ginion Racing est présent sur deux fronts. Claude-Yves Gosselin et Renaud Kuppens se partagent une auto en Am, la seconde étant pour Pierre Feligioni et Daniel Waszkzinski. 

“La voiture est exceptionnelle”, s’enthousiasme Olivier Lainé. “La performance est bonne et le coût d’exploitation intéressant. La Huracan Super Trofeo Evo est facile à tout point de vue. C’est ce que devrait être le GT à l’heure actuelle.” 

Contrairement aux GT3 qui ont du mal à prendre les vibreurs sans tout casser, la Super Trofeo est plus à l’aise, ce que confirme Olivier Lainé : “La lame avant est plus élevée que celle d’une GT3, elle n’explose donc pas sur les vibreurs. Le pilote Am prend vraiment du plaisir à rouler sur une auto exploitable.”

Avant de proposer une nouvelle version Evo, Lamborghini Squadra Corse a consulté ses clients et il a été décidé de décaler d’un an la mise en service de l’Evo 2. On la verra donc en 2022. 

“On retrouve du bon sens en sport automobile”, souligne le Belge. “Giorgio Sanna et son équipe gèrent le championnat comme il faut avec les bonnes personnes aux bons postes. L’hospitalité est de qualité. Le concept du championnat est génial. Beaucoup devraient prendre exemple sur Lamborghini. Le seul petit point négatif est que c’est un peu trop italien.”

Boutsen Ginion Racing compte maintenant faire rouler sa Huracan Super Trofeo aux Emirats Arabes Unis cet hiver : “Il est prévu d’avoir deux meetings de trois courses en janvier à Dubai et Abu Dhabi. Cela permet de cumuler avec le championnat Creventic.”

Julien Fébreau : “Je pense que la révolution de l’endurance est intéressante et bonne !”

28 mai 2021 à 14:00

Si on vous dit : “Montez le volume et rendez-vous au premier virage !” Vous avez certainement reconnu la phrase prononcée par Julien Fébreau avant chaque départ de Formule 1. Le journaliste sportif est en effet le commentateur officiel de la Formule 1 sur la chaîne de télévision française Canal+ aux côtés du champion du monde de Formule 1 1997, Jacques Villeneuve.

Entre le Grand Prix d’Espagne et celui de Monaco, Julien Fébreau est venu faire une pige en Ligier European Series sur le tracé du Red Bull Ring (Autriche) dans le cadre du meeting ELMS. A cette occasion, nous avons pu le rencontrer pour parler de ses premiers tours de roues en Ligier, mais aussi d’Endurance et de 24 Heures du Mans…

Vous avez roulé sur la Ligier JS 2R #25 d’Orhes Racing avec Alain Bucher.  Qu’avez-vous pensé de cette auto ?

« Mes premières sensations ont été très bonnes. Elle est agréable à piloter, pas piégeuse, facile à découvrir et s’emmène même aisément. Après, la piloter vite est une autre chose, mais pour débuter, c’est vraiment un beau produit. C’est une voiture pour gentleman, mais aussi pour pilote aguerri avec laquelle il va s’éclater. E n plus quand on met les slicks, ce n’est que du plaisir.

J’ai aussi découvert le circuit du Red Bull Ring. Il peut paraitre simple quand on le regarde sur une carte à plat, mais en réalité, il n’est pas plat du tout (rire). Les limites de la piste (track limits), on en parle beaucoup en ce moment, sont assez difficiles à respecter, mais cela fait partie de l’apprentissage. Après mes premiers tours en essais libres, la qualif est arrivée avec ce qui pouvait m’arriver de mieux dans mon cas, c’est-à-dire une grosse averse au virage 3 et 4. La petite histoire est que je ne suis sorti des stands qu’après 15 h 00 pile car je devais publier une information sur les réseaux sociaux, le fait que le Grand Prix de France de F1 est avancé d’une semaine. J’étais sanglé dans la voiture en train de publier (rire). Je voyais le chrono sur la ligne de départ, à 15 heures pile, j’ai tout envoyé et suis parti en piste. Mais tous les concurrents y étaient déjà et, quand je suis arrivé aux virages 3 et 4, j’ai vu un mur d’eau. Je me suis dit : « N’oublie pas que tu es en slicks ! » Mais, pas de souci, j’ai été prudent et j’ai bien géré le switch entre les parties sèches et celles qui étaient détrempées. Je peux maintenant dire que j’ai roulé au Red Bull Ring en pneus slicks sous la pluie (rire) ! »

Résultats au Red Bull Ring : 4e de la course 1, 7e de la course 2.

Photo Paulo Maria / DPPI

Vous avez fait de l’Andros, du Rallycross, maintenant la Ligier European Series. Vous aimez être un peu touche à tout comme cela ?

« Je préférerais m’inscrire sur la durée dans un championnat car, là, j’ai certes le plaisir et la chance de découvrir de nouvelles autos, mais c’est un “one shot” à chaque fois ! Le dimanche soir, je me dis que j’aimerais bien recommencer car il y a des choses que j’ai comprises entre temps. Je découvre des voitures différentes, mais, en même temps, je pars de zéro le vendredi matin et le dimanche soir, je n’ai appris que 20 à 25 %, mais c’est le jeu ! L’avantage, c’est que je ne joue aucun championnat, je n’ai donc aucune pression. Mon unique souci est que je ne veux pas gêner les autres ni abîmer l’auto. Je ne voudrais pas que l’on vienne me dire que je ne suis là qu’une fois et que j’ai trouvé le moyen d’accrocher un de mes concurrents, même si cela peut arriver ! »

En quoi vos différentes expériences en piste vous aident-elles dans votre travail de tous les jours et dans vos commentaires du dimanche ?

« Cela m’aide en effet. Quand je monte dans une voiture de course, je le fais de manière très sérieuse. J’estime que, comme j’ai moins de capacités que d’autres, il faut vraiment que je m’applique pour faire quelque chose de correct. Je le fais par respect pour l’équipe, les autres pilotes et pour moi-même. C’est vrai que quand je commente une course, j’y pense. Lorsque l’on va venir avec la F1 ici, imaginons qu’il pleuve, évidemment la situation ne sera pas la même, mais je vais y penser et je serai capable de dire à l’antenne que quand la pluie arrive par le haut du tracé, que ça tombe aux virages 3 et 4, c’est piégeux. Je revisualiserai alors la scène, même si cela n’a rien à voir entre une Ligier JS 2R et une Formule 1 de 1000 chevaux. Cependant, comme j’ai une mémoire visuelle, ce que j’ai vécu me reviendra et je choisirai alors mieux mes mots. »

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 Nous sommes sur un meeting ELMS. Suivez-vous l’actualité de l’Endurance ? Avez-vous déjà assisté aux 24 Heures du Mans ?

« Bien sûr ! Je suis cela avec grande attention. J’ai eu l’immense privilège de vivre les 24 Heures du Mans ces dernières années de l’intérieur. Je souhaite d’ailleurs remercier Gérard Neveu et Pierre Fillon. Ils ont eu la gentillesse de m’inviter à assister à la course, je suis allé en bord de piste de nuit. C’est extraordinaire. J’ai appelé Franck Montagny (qui intervient lors des retransmissions F1 sur Canal +, ndlr) à deux heures du matin pour lui dire que j’étais à Indianapolis. Je lui ai dit :” Tu te débrouilles, mais on fait un jour Le Mans ensemble !” Ca l’a bien fait rire. Je suis aussi allé voir la finale du WEC une année à Bahreïn, c’est extraordinaire l’endurance. De plus, je pense que la révolution de l’endurance est intéressante et bonne et que l’on va vivre des années intéressantes à l’avenir. Je connais plein de gens en endurance car je les ai soit croisés en GP2 ou en F1 auparavant que ce soit des pilotes, des ingénieurs, des team managers. Je suis allé en voir une bonne partie dans le paddock ELMS pour qu’ils me fassent voir leur voiture de près, tout ce qui a des roues m’intéresse de toute façon. »

Rêvez-vous de faire Le Mans alors ?

« Oui, mais qui ne rêverait pas de faire les 24 Heures du Mans ! Cependant, il faut avoir du respect pour les pilotes et moi, je n’en suis pas un, je suis juste un gentleman driver et je ne sais pas si c’est la place pour un gentleman comme moi. Si un jour, j’ai le temps de me préparer et, qu’à un moment donné on me dit que je coche les cases pour aller au Mans sans être dangereux pour les autres et pour moi, alors on verra. Cela fait, par contre, beaucoup de conditions à remplir, mais qui ne rêverait pas d’être un jour sur la grille de départ des 24 Heures du Mans ! J’ai déjà fait une course de 4 heures à Magny Cours, il n’y avait pas beaucoup de trafic à gérer mais c’était déjà effrayant. C’était en plus de jour et sur le sec ! Alors Le Mans, on en est loin. Un jour, j’ai vu Nicolas Lapierre à l’arrivée des 24 Heures et je lui ai dit : « J’ai compris, Le Mans, la nuit, le trafic, sous la pluie, en fait, vous êtes des grands malades (rire) ! » On y apprend des choses comme le respect de ceux dont c’est le métier et qui prennent de vrais risques. On a récemment vu que c’était un métier dangereux comme avec l’accident de Romain Grosjean. »

Vous avez parlé de révolution de l’endurance. On arrive sur l’ère de l’Hypercar, du LMDh. Un grand constructeur comme Ferrari arrive, il sera à la fois en Endurance et en F1, vous êtes donc concerné indirectement…

«  Tout à fait. On pose beaucoup de questions chez Ferrari. Les deux pilotes de F1 n’ont pas la même réaction pour l’instant. Leur absolue priorité est bien sûr la monoplace à ce moment de leur carrière. Mais il y a un temps pour tout et je pense qu’un Charles Leclerc sera curieux de mettre son nez dans ce type de voitures. Fernando Alonso a montré la voie. Il est allé en Endurance et a capté des trucs sur la gestion d‘énergie qui lui servent aujourd’hui. Même les gens dans l’équipe qui étaient là depuis bien plus longtemps, il leur a tellement posé de questions, gratté des choses, demandé des infos sur la récupération d’énergie, qu’ils se sont mis au tour de la table en se disant qu’il avait mis le doigt sur un truc. Au final, ils ont progressé. Je trouve cela génial, j’adore. Les autres grandes équipes l’ont vu aussi, le savent et se disent que pour être un pilote vraiment complet il faut peut être aller voir du côté de l’endurance avec leur propre gestion d’énergie. Cela attirera certainement d’autres pilotes ! »

Quelques changements sur la liste des engagés des 8 Heures de Portimão

28 mai 2021 à 12:56

La deuxième version de la liste des engagés des 8 Heures de Portimão, deuxième manche du FIA WEC qui se déroulera du 11 au 13 juin, laisse apparaitre quelques changements.

La nouvelle la plus importante est le forfait, pour la manche portugaise, de la Porsche 911 RSR-19 #46 de Team Project 1, suite aux dommages irréparables subis par la voiture lors de la première manche à Spa-Francorchamps. Par conséquent, l’équipe allemande se déplacera avec une seule Porsche, la #56 d’Egidio Perfetti, Matteo Cairoli et Riccardo Pera.

De plus, Mathias Beche a été désigné pour courir avec Realteam Racing. Le Suisse remplacera Loïc Duval, retenu chez Mustang Sampling en IMSA, dans l’équipe qui bénéficie du soutien opérationnel de TDS Racing. Il roulera sur l’Oreca 07 #70 avec Esteban Garcia et Norman Nato.

Une autre confirmation de pilote concerne l’équipe slovaque ARC Bratislava : le Britannique Tom Jackson rejoindra l’Anglais Oli Webb et le Slovaque Miroslav Konopka sur la Ligier JS P217 #44.

La liste est ICI

Les champions 2020 couronnés au Circuit Paul Ricard

28 mai 2021 à 10:45

La nuit dernière, SRO Motorsports Group a récompensé les meilleurs pilotes de la saison 2020 lors d’une cérémonie de remise des prix au Circuit Paul Ricard. Traditionnellement organisées en fin d’année, les récompenses annuelles avaient été reportées en raison de la pandémie de COVID-19. Les restrictions se poursuivant en 2021, il a été décidé d’attendre un moment et un lieu appropriés pour remettre les prix dans un certain nombre de catégories, notamment le Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS et les GT4 European Series.

Le circuit Paul Ricard étant le théâtre de ces deux compétitions ce week-end, le circuit français offrait une occasion idéale. Le lieu était particulièrement approprié, puisque chaque série a conclu sa campagne 2020 sur le circuit en novembre dernier. Ainsi, beaucoup de ceux qui ont reçu leur trophée jeudi soir l’ont fait sur le lieu même de leur triomphe. La cérémonie faisait suite à des remises de prix similaires organisées pour SRO America, le championnat français FFSA GT et le championnat britannique Intelligent Money GT.

Les champions de l’Intercontinental GT Challenge Powered by Pirelli ont également été célébrés lors de la remise des prix. Les pilotes BMW de Walkenhorst Motorsport, Nicky Catsburg et Augusto Farfus, ont été récompensés pour leur victoire au championnat, obtenue de façon spectaculaire à Kyalami. Porsche a remporté la couronne des constructeurs pour la deuxième saison consécutive et a conservé le trophée en porcelaine.

La marque allemande a également été représentée en tant que vainqueur des Total 24 Hours of Spa grâce à ROWE Racing, tandis que les vainqueurs de classe de la classique belge de l’année dernière ont également reçu leur prix. Chaque concurrent gagnant avait déjà reçu une montre en édition limitée de Rebellion Timepieces pour marquer leur exploit.

Le Team WRT (Audi) a été couronné champion du Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS, tandis que Timur Boguslavskiy (AKKA ASP Mercedes-AMG) a été récompensé pour son titre de pilote. L’équipe WRT et son jeune duo composé de Dries Vanthoor et Charles Weerts ont remporté la Sprint Cup, tandis que AF Corse (Ferrari) et Alessandro Pier Guidi ont triomphé dans la Endurance Cup.

Alessandro Pier Guidi

Parmi les autres titres célébrés, Chris Froggatt et Eddie Cheever III ont remporté le titre combiné Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS Pro-Am, tandis que le titre des équipes est revenu à Sky Tempesta Racing (Ferrari). Madpanda Motorsport (Mercedes-AMG) a remporté la Silver Cup, Ezequiel Perez Companc a été sacré champion des pilotes. Chaque catégorie a également récompensé les meilleurs pilotes de l’Endurance Cup et de la Sprint Cup, tandis que tous les pilotes ayant remporté le titre ont reçu une montre en édition limitée fabriquée par Rebellion Timepieces.

Les points du championnat européen comptent pour le titre mondial des constructeurs du Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS, qui a été remporté pour la deuxième fois consécutive par Mercedes-AMG. Karim Ojjeh s’est vu remettre le trophée Philippe Charriol, décerné dans l’esprit du gentleman driver décédé en 2019. Les mécaniciens ont également été récompensés, le duo Team WRT Alexandre Riquier et Gil Botelho ayant reçu leur prix pour le Pit Stop Challenge.

La GT4 European Series a célébré les trois premiers de ses classements de pilotes Pro-Am, Silver Cup et Am Cup. La première catégorie a été remportée par Jan Kasperlik et Bastian Buus de l’écurie Allied-Racing (Porsche), tandis que la seconde a été remportée par les représentants de l’écurie française AGS Events, qui a également remporté la couronne des équipes de la GT4 European Series. Valentin Hasse-Clot et Theo Nouet ont remporté la Silver Cup, tandis que Nicolas Gomar et Gilles Vannelet ont remporté le titre de Am. Chaque pilote vainqueur du championnat avait déjà reçu une montre Certina à l’issue de la campagne 2020.

Les concurrents des deux séries européennes seront sur la piste ce week-end pour accumuler des points en vue de la conquête du titre 2021. Le Fanatec GT World Challenge Europe Powered by AWS s’attaquera à sa traditionnelle course de six heures samedi à 18h00 tandis que le GT4 European Series sera en piste pour deux courses d’une heure dimanche.

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