Vue normale

Colombie : sept morts dans un attentat à la bombe, un mois avant la présidentielle

«Un engin explosif a été déclenché» sur une route de la région du Cauca, faisant «sept morts parmi les civils et plus de 20 blessés graves», a déclaré sur X Octavio Guzmán, gouverneur de cette même région.

© Joaquin SARMIENTO / AFP

Un attentat à la bombe a fait sept morts et 20 blessés dans l’ouest de la Colombie. (Image d’illustration)

Scène effrayante à la Feria de Séville : le câble d’une attraction se détache en plein vol, deux enfants suspendus dans les airs

VIDÉO - Sur ces images captées par des témoins sur place, l’un des câbles de l’attraction a subitement lâché, alors que la capsule est lancée à pleine vitesse dans les airs.

© Figaro Live

Espagne: une attraction se détache en plein vol lors de la Féria de Séville

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS

25 avril 2026 à 10:15

Avec la Banana Pi BPI-SM10, le constructeur propose encore une fois de suivre les traces de Nvidia et du format proposé par ses propres cartes de développement. La marque avait par exemple annoncé il y a un an la Radxa N150 sur le même format de module et équipé par un processeur Intel Twin Lake.

 Banana Pi BPI-SM10

Banana Pi BPI-SM10

L’idée est de profiter de certains développements techniques mis en place autour de la plateforme de Nvidia. Une manière de formaliser une pseudo-norme et de capitaliser dessus. Une manière également de ne pas avoir a multiplier les sources d’approvisionnement. La carte mère qui accueille le module aura toujours besoin du même kit de broches.

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

La Banana Pi BPI-SM10 sur sa carte mère

Sur cette nouvelle Banana Pi BPI-SM10, le constructeur sort un peu des habitudes en l’associant à une puce RISC-V, la SpacemiT K3 qui est ici associée à 32 Go de LPDDR5-6400 et embarque un NPU 8 cœurs capable de développer-coucher 60 TOPS de performacns pour des calculs d’IA. La carte mère qui permet de connecter le module comportant le SoC RISC-V mesure 10.3 cm de large pour 9.05 cm de profondeur et 3.5 cm à son point le plus haut, qui est son système de refroidissement. Un espace suffisant pour proposer une large connectique et interfacer l’ensemble avec l’extérieur.

On retrouve ici quatre USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-C, un Ethernet Gigabit, une sortie Displayport 1.2, deux MIPI CSI pour deux caméras embarquées – probablement a interfacer avec le NPU pour de la reconnaissance d’objets – et un MIPI DSI pour un affichage supplémentaire. Un jeu de 40 broches GPIO classique est évidemment présent. L’alimentation se fait par un jack classique. C’est également la carte mère qui embarque le stockage avec deux ports M.2, le premier en NVMe PCIE Gen 3 x4 et le second en Gen3 x1. Un stockage UFS ou un classique lecteur de cartes MicroSD seront également possibles.

Une Banana Pi BPI-SM10 à vocation de prototype

Pas un mot sur le prix de l’ensemble pour le moment, la documentation est encore succinte, la marque prépare le terrain. Les produits comme la BPI-SM10 ne sont en général pas donnés et s’adressent surtout à des développeurs ou des labos ayant un projet précis en tête. Soit directement autour d’une puce particulière, soit à la recherche d’une solution pouvant développer les performances et les interfaces qu’ils recherchent. Ce type de carte peut servir comme pré-prototype pour valider l’usage d’une puce RISC-V dans un projet industriel, ce sera toujours moins couteux que de développer une carte de A à Z pour valider la pertinence de la puce. Dans un second temps, un développement sur mesure d’une carte plus spécifiquement adaptée au projet pourra se faire. 

Avec ce type de clientèle en ligne de mire, ne vous attendez donc pas trop à un tarif de hobbyiste. Surtout avec 32 Go de mémoire embarquée. En début d’année, une boîte suisse m’a contacté parce qu’elle développait un robot de manipulation fine sur tapis de tri à partir d’une reconnaissance d’objet par IA. Leur budget global pour ce développement était énorme et ils avaient un an devant eux pour obtenir un prototype final fonctionnel avant la fabrication des cartes. Il va sans dire que pour ce type de société, une carte de ce type à 500 ou 800€ est une aubaine. Ça l’est un peu moins pour un amateur qui voudrait s’amuser avec une puce RISC-V.

Pour vous donner une idée, la Radxa C200 sur une base de puce Nvidia Jetson Orin et proposée avec le même genre de design, était vendue un peu moins de 600€. Avec une centaine d’euros de frais de port en prime.

Banana Pi BPI-SM10 : une carte RISC-V développant 60 TOPS © MiniMachines.net. 2026

Japon : les images des gigantesques feux de forêt qui ravagent la région montagneuse d’Iwate

Les autorités ont appelé plus de 3000 personnes à évacuer leur domicile dans le nord du Japon samedi 25 avril, après trois jours d’incendie dans des zones forestières.

© KYODO / REUTERS

De la fumée s’élève d’une zone montagneuse alors que des feux de forêt brûlent dans la ville d’Otsuchi, préfecture d’Iwate, nord-est du Japon, le 23 avril 2026.

«Cela me donne de la force» : Boualem Sansal distingué samedi à l'Académie royale à Bruxelles

Quelques mois après sa libération d’Algérie, l’écrivain fait son entrée à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, une distinction qui lui donne du baume au cœur après une année d’emprisonnement éprouvante.

© JOHN THYS / AFP

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal au Palais des Académies, à Bruxelles, le 24 avril 2026.

Geekom A7 Max Ryzen 9 7940HS 16Go/1To à 619€ (?)

24 avril 2026 à 13:01

Mise à jour du 24/04/2026 : baisse intéressante du nouveau Geekom A7 Max que je vous présentais le 15 décembre. Un code promo permet de réduire la facture sur ce modèle en 16 Go de DDR5 et 1 To de stockage pour moins cher qu’en décembre. Voir en fin de billet.

Billet du 15/12/2025 Sur le papier, difficile de voir de réelles différences entre le Geekom A7 Max et le A7 « tout court » annoncé en juillet 2024. On retrouve le même processeur AMD Ryzen 9 7940HS, un équipement accessoire tout à fait correct et des possibilités d’usages complètes et variées.

Ce qui change, c’est ce que l’on ne voit pas en dehors du listing des principaux composants. D’abord l’emballage du MiniPC et ensuite son prix. Le premier est voulu par le constructeur, le second est conjoncturel.

Le Geekom A7 Max reprend donc un équipement équivalent à son prédécesseur. Un Ryzen 9 7940HS « Phoenix » qui développe 8 cœurs Zen4 dans des fréquences de 4 à 5.2 GHz et 16 Threads avec 40 Mo de cache au total. Il propose également un circuit graphique Radeon 780M développant 12 cœurs RDNA3. Le tout dans un TDP situé entre 35 et 45 watts. Une puce musclée, donc, qui est ici proposée avec 16 Go de DDR5-5600 en double canal alors que le précédent modèle en proposait le double. Le stockage est confié à un port M.2 2280 NVMe PCIe Gen 4 x4 et il est question ici d’un stockage de base de 1 To. 

Ce qui change vraiment, c’est le boîtier qui emballe l’engin. On retrouve un bloc d’aluminium de 13.5 cm de large pour 13.2 cm de profondeur et 4.59 cm d’épaisseur. Entièrement en aluminium, il propose en façade pas moins de quatre ports USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combo 3.5 mm et un bouton d’alimentation. Sur sa tranche droite, on note la présence d’un Antivol type Kensington Lock et à gauche un lecteur de cartes SDXC.

A l’arrière, le dispositif est complété par une alimentation 19V au format Jack qui pourra être remplacée par une alimentation USB Type-C via la première prise USB4 de la machine qui en comporte deux. Ces ports permettront également d’alimenter deux écrans en DisplayPort en plus des deux sorties vidéo HDMI 2.0 plus classiques. Un double port Ethernet Gigabit 2.5 Gigabit est intégré en plus du module M.2 2230 en Wi-Fi6 et Bluetooth 5.2 pré-installé.

La bonne liaison Wi-Fi sera assurée par la présence d’antennes positionnées sur cette partie arrière de l’engin qui est la seule à être en plastique pour laisser passer les ondes sans fil. 

On note au passage le bon positionnement du processeur, au-dessus de la carte mère. Cela permet de ne pas gêner l’évacuation de l’air chaud de la machine avec les câbles. Sous le boîtier, le Geekom A7 Max propose une solution classique comprenant des éléments métalliques en contact avec le processeur et les MOSFET. Ceux-ci conduiront la chaleur au travers de deux caloducs qui la distribueront vers des ailettes en métal orientées vers l’arrière de l’engin. Un ventilateur repoussera de l’air frais aspiré par les côtés, au travers des ailettes. Une solution très classique qui suffira amplement à dissiper la chaleur émise par le processeur.

Un Geekom A7 Max pour tous les publics

Ce genre de MiniPC, compact et évolutif en mémoire comme en stockage, peut se fixer derrière un écran grâce à un support VESA livré. Il est capable de remplacer des machines bien plus volumineuses dans quasiment tous les rôles d’un ordinateur moderne : surf, bureautique, création musicale, programmation, retouche d’image, conception 3D ou architecturale, développement photo numérique, montage vidéo et même jeu FullHD.

Livré sous Windows 11 Pro, le Geekom A7 Max est proposé à 769€ sur le site de la marque. Le code PRA7M150 permettra de réduire son prix de 150€ au moment du paiement.

Cela fait un total de 619€ TTC avec une livraison gratuite depuis l’entrepôt français ou allemand du constructeur. L’engin conserve bien entendu ses 3 ans de garantie. On notera tout de même un bel effort de la marque puisque la dernière promo de décembre baissait le prix de cet engin à 699€. C’est encore moins cher malgré la hausse des prix de la mémoire vive et du stockage.

Voir l’offre chez Geekom France

Le Geekom A7 Max est également en vente chez Amazon à 730.55€.

Voir l’offre chez Amazon

 

Geekom A7 Max : Ryzen 9 7940HS – 16 Go / 1 To – Windows 11 Pro
Mini-Score : A

Mini-Score : A

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée + SDXC
+ compatibilité logicielle poussée
+ livré prêt à l’emploi
+ SAV France ou Europe
+ Garantie 3 ans
+ compatibilité linux assurée
+ modèle silencieux (annoncé à 36 dB)

– support Europe

Geekom A7 Max Ryzen 9 7940HS 16Go/1To à 619€ (🍮) © MiniMachines.net. 2026

Intel Wildcat Lake : un prototype de portable en circulation

24 avril 2026 à 11:21

Wildcat Lake n’échappe pas à la règle, chaque nouvelle évolution stratégique chez Intel comme chez ses concurrents, passe par la création de prototypes dont l’objectif est de montrer ce que la nouvelle technologie a dans le ventre.

Un premier prototype de portable sous Intel Wildcat Lake

Ces prototypes servent à créer le marché. A faire le tour des acheteurs, grossistes et revendeurs pour les pousser à investir dans cette nouvelle technologie. Si les fabricants les voient également passer, ils ont toujours un coup d’avance avec des cartes mères et des puces bien avant que ces exemplaires de terrain n’existent. Ils peuvent ainsi concevoir les éléments nécessaires à la propre réalisation de leurs projets.

Pour Intel, présenter des prototypes Wildcat Lake est indispensable. Cette nouvelle puce est en effet un espoir pour beaucoup de fabricants de pouvoir proposer à nouveau des engins abordables sur le marché. Face à un Macbook Neo qui leur fait peur, les fabricants ont besoin de ce type de puce pour retrouver des produits très grand public. C’est également le meilleur moyen de faire de cette nouvelle architecture une réussite commerciale pour Intel.

Comme on l’a vu lors de leur présentation, les puces viennent prendre la place des Raptor Lake qui n’ont probablement pas eu le succès qu’elles méritaient. Les nouvelles venues doivent donc réussir à séduire les vendeurs comme les clients et cela passe par une approche tangible de ce qu’elles apportent. Depuis les gammes Alder Lake-N – les fameux N100 – Intel a remonté d’un cran le niveau minimal des PC. Les Celerons et Pentium ont disparu pour faire place à des puces qui, sans être extrêmement véloces, n’avaient plus de défaut majeur. Ces processeurs sont suffisamment rapides et performants pour les usages de monsieur et madame tout le monde. Leur circuit graphique permet toutes les actions nécessaires, leurs temps de calculs sont bons et elles proposent suffisamment d’ouverture pour une connectique viable. Ce choix d’Intel de gommer des gammes de processeurs trop faiblards pour satisfaire les usages basiques a été une excellente chose pour le marché. Même si le marché a bien eu du mal a le comprendre.

Avec Wildcat Lake, Intel veut faire monter d’un cran supplémentaire ce niveau d’exigence. Proposer des machines viables, fonctionnelles et suffisamment performantes pour couvrir tous les usages « non professionnels » de l’informatique d’aujourd’hui. J’entends ici non pas une idée d’un usage forcément productif, mais, disons, spécialisé. Un photographe tout amateur  qu’il soit aura besoin d’une machine plus puissante pour faire de la retouche intensive. De même qu’une personne cherchant à monter un film, un développeur avec un gros projet ou même un joueur. Ces puces Wildcat Lake s’adressent à des gens qui pourront exécuter des programmes de ce type mais pas en faire un usage intensif.

C’est cette nuance qui est dure à saisir pour le marché. Pour les clients comme pour les vendeurs, les capacités des puces sont assez étanches. Soit elles « peuvent » lancer un logiciel de modélisation 3D ou de montage vidéo, soit elles ne peuvent pas. La possibilité qu’un ordinateur puisse le faire en étant simplement moins productif qu’un autre a du mal à être comprise.

Wildcat Lake veut offrir des compétences solides à des machines abordables

Pour Wildcat Lake, la présentation de ce type de configuration prototype sert donc à montrer ce que les futurs PC qui en seront équipés ont dans le ventre. La mchine présentée à Notebookcheck est assez classique et présente bien ce à quoi nous pourrons nous attendre. 

On retrouve un châssis en aluminium avec un écran à bordures fines surplombant un clavier de type chiclets très contrasté. L’affichage est encadré par des bords arrondis et la dalle est protégée par une couche de verre qui laisse supposer des possibilités tactiles. 

Processeur Cœurs CPU Fréquence max
Cœur P
Cœurs GPU Fréquence max
GPU
GPU
(TOPS)
NPU
(TOPS)
Core 7 360 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 7 350 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,8 GHz 2 2,6 GHz 21 17
Core 5 330 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 320 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,6 GHz 2 2,5 GHz 20 16
Core 5 315 6 (2 x P + 4 x LP-E) 4,4 GHz 2 2,3 GHz 18 15
Core 3 304 5 (1 x P + 4 x LP-E) 4,3 GHz 1 2,3 GHz 9 15

À l’intérieur, on retrouve une puce non identifiée par le système. Elle embarque deux cœurs Cougar Cove qui joueront le rôle de cœurs Performants. Et quatre autres cœurs Darkmont qui fonctionneront en mode très basse consommation LPE. Il est associé ici à un circuit graphique embarqué comprenant deux Unités d’Execution et un NPU développant 17 TOPS. D’après le tableau des 6 puces annoncées par Intel, il peut donc s’agit d’un Core 7 350 ou d’un Core 7 360. A noter que la puce fonctionne de 17 à 35 watts mais peut également baisser son TDP à 11 watts pour fonctionner de manière totalement passive.

J’analyse cela comme une approche chez Intel permettant de configurer à la volée le TDP de sa puce pour ne permettre que l’exécution des cœurs à basse consommation. Une solution qui baisserait la puissance globale de la machine tout en étant largement suffisante pour travailler du texte, lire une vidéo ou de la musique. Cela permettra de ne pas entendre de ventilateur tourner et d’économiser grandement sa batterie. Une réponse à la demande classique d’un étudiant qui va pianoter des notes toute la journée.

Ici associé à 16 Go de LPDDR5x en simple canal, des composants mémoire soudés à la carte mère, le prototype ressemble probablement à une version « neutre » de ce que vont proposer les différents acteurs du marché. Asus, Acer, Lenovo, HP et Dell vont probablement déployer des designs variés pour tenter de séduire des acheteurs pendant cette période difficile. 

Plein d’options peuvent être pensées, la première étant évidemment de ne pas figer la mémoire et le stockage puisque les puces Wildcat Lake peuvent prendre en compte de la DDR5-6400. Le SSD embarqué est de type NVMe et on peut supposer un M.2 classique en PCIe Gen4 mais les constructeurs pourront choisir un stockage soudé en UFS 3.0.

Les marges de manœuvre ne sont pas grandes actuellement. Les marques doivent composer avec des coûts de fabrication et de transport en hausse, des composants qui ont vu leurs tarifs s’envoler, des clients qui subissent une inflation qui impacte directement leur pouvoir d’achat et un Apple qui a lancé un MacBook Neo particulièrement séduisant par son offre et son tarif. Wildcat Lake est une approche intéressante car la puce pourrait permettre de lancer des machines sobres et abordables qui correspondront à une bonne partie des profils d’utilisateurs : familles, étudiants, collégiens et lycéens, jeunes couples, retraités… De nombreux postes informatiques de base pourraient également s’en saisir en entreprise.

J’avoue avoir assez hâte de découvrir ce que les constructeurs nous ont concocté avec ces puces. Tout comme j’ai hâte de voir vraiment ce que Wildcat Lake a réellement dans le ventre.

Intel Core Series 3 : les puces Wildcat Lake enfin officialisées

Intel Wildcat Lake : un prototype de portable en circulation © MiniMachines.net. 2026

Plus de 250 Indiens, disant descendre d'une tribu mentionnée dans la Bible, immigrent en Israël

Ces Indiens se présentent comme des descendants de Manassé, père, selon le récit biblique, de l’une des douze tribus d’Israël, et dont les descendants, ainsi que ceux de neuf autres tribus, ont été déportés à la suite d’une invasion assyrienne.

© Florion Goga / REUTERS

Les nouveaux venus ont été accueillis au son du chant «Evenou shalom alechem» («Nous vous apportons la paix») entonné par des dizaines de personnes.

États-Unis : le ministère de la Justice sur le point d’être inspecté sur sa gestion du dossier Epstein

Cet audit, sous la direction de l’inspecteur général par intérim, William Blier, vise principalement à «examiner les procédures du ministère pour identifier, caviarder et publier les documents en sa possession comme l’exige la loi», selon le texte.

© U.S. Justice Department / REUTERS

Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell, dans une photographie non datée.

PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même

23 avril 2026 à 16:06

Vous avez la nostalgie des PC Vintage ? La chaine Youtube RetroPC-Emporium – un nom qui annonce la couleur – vient de publier une vidéo qui annonce la prochaine disponibilité de tous les éléments nécessaires pour imprimer le boitier beige de vos rêves.

Basés sur un format Mini-ITX, ces PC Vintage vont pouvoir accueillir des machines modernes avec un look absolument incroyable. Sur l’image ci-dessus, on a deux rangées de PC au look Vintage. Mais si la rangée du bas à une moyenne d’âge de 30 ans avec une commercialisation qui remonte au milieu des années 90, la rangée du haut n’a que six mois. Elle « vient » d’être imprimée en 3D.

La vidéo détaille tous les aspects du projet et l’arrivée future des fichiers nécessaires pour réaliser ces impressions. Et on comprend assez vite que si l’ensemble sera Open Source sous licence Creative commons 4.0, l’impression demandera un peu de temps devant soi pour aboutir.

Mini PC Vintage

Mini PC Vintage

Mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous êtes fan de PC Vintage, on peut suivre dans la vidéo le montage de la machine ci-dessus de A à Z. Et le résultat est tout de même assez bluffant. Difficile de ne pas se laisser tromper par le résultat obtenu. Certains éléments permettent de proposer un décor encore plus réussi, comme le double affichage sur 7 segments qui affiche ici un 66 en façade et qui n’est rien d’autre qu’un accessoire avec des cavaliers à positionner pour choisir quels segments vont être illuminés. Le gros interrupteur à bascule est également là pour faire illusion puisque, à l’époque, l’alimentation des machines n’était pas gérée par la carte mère mais directement par l’alimentation.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l'intégration.

Les LEDs de la carte mère moderne sont prolongées pour activer les LEDs de façade et ainsi parfaire l’intégration.

Des PC Vintage comme source d’inspiration

Je profite également de cette vidéo pour revenir sur un point important à mes yeux dans cette histoire. Je ne connais pas l’âge de l’auteur de la vidéo mais il me semble évident qu’il s’agit d’une personne qui, au vu de sa passion pour les PC Vintage, est probablement un adulte qui a dépassé la cinquantaine. Pourtant, il nous indique qu’il y a deux ans, il ne connaissait rien au monde de l’impression 3D. Il s’est offert à l’époque une imprimante Bambu Lab P1S et s’est intéressé à ce nouveau hobby en partant de zéro. Il explique qu’il s’est intéressé au processus, s’est d’abord mis à imprimer des fichiers d’autres utilisateurs avant d’obtenir une version d’un logiciel de modelage (Autodesk Fusion pour ne pas le nommer) et s’est mis au boulot.

Son objectif ? Ce que vous voyez au-dessus. Fabriquer des boîtiers de PC Vintage pour satisfaire sa passion. Il explique avoir été enthousiasmé par un boîtier disponible sur Printable et s’être mis au travail. Deux ans plus tard, voilà le résultat. Alors je ne sais pas combien de temps il a passé devant sa machine à dessiner ces boîtiers. Combien de temps il a fait tourner son imprimante 3D, combien de kilos de filament sont partis dans cette aventure.. Mais le résultat est là. En deux années, un parfait novice en la matière a réussi à produire un résultat vraiment impressionnant et s’apprête à le partager avec tout le monde.

Si cela peut encourager des personnes qui se disent qu’elles n’y connaissent rien à s’y mettre, cet exemple est vraiment exceptionnel. J’ai pas mal de courrier (et quelques copains) qui me disent qu’ils n’y connaissent rien. Et qui restent abattus en refusant de s’y mettre alors qu’ils ont justement plein d’idées en tête. Comme si les milliers de créateurs d’objets en 3D étaient nés de leur côté avec les connaissances nécessaires. 

Je peux comprendre que le ticket d’entrée pour investir dans une imprimante 3D soit élevé, même si on trouve aujourd’hui des modèles très complets à moins de 300€ facilement. Mais il n’y a pas d’obstacle majeur pour se lancer dans la conception de vos projets en 3D. Fusion est gratuit avec une licence personnelle et vous permettra de créer des objets de toutes pièces. Le célèbre logiciel Blender est totalement gratuit et permet de modeler et de sculpter en 3D également. Des milliers d’heures de guides sont disponibles en vidéo facilement pour tous les logiciels. Reste la partie impression. Si vous n’avez pas envie d’investir dans une imprimante 3D, peut-être qu’un collègue, un voisin ou un ami pourra vous dépanner. Des Fab Labs peuvent également vous épauler. Au pire il existe des services en ligne… 

En ce moment j'imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

En ce moment j’imprime des personnages réalisés sous Thinkercad par des enfants en primaire. Et ils se débrouillent !

Je peux comprendre sans aucun problème qu’on ne soit pas intéressé par l’impression 3D, rien de plus normal. Tout comme je peux comprendre qu’on n’ait pas envie ni les moyens d’acheter un de ces outils. Mais si vous avez des idées qui pourraient profiter de la réalisation d’objets de ce type, n’hésitez pas à tenter l’aventure de la modélisation. C’est aussi gratifiant que passionnant.

PC Vintage : d’incroyables boitiers à imprimer soi-même © MiniMachines.net. 2026

GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514

23 avril 2026 à 14:07

Le GMKtec G11 est un MiniPC assez classique sur la forme comme sur le fond. Là où il dénote, c’est sur l’emploi d’un processeur AMD Ryzen Embedded R2514, une puce normalement plus orientée vers des besoins industriels. 

GMKtec G11

Le GMKtec G11

La problématique du constructeur est toujours un peu la même, comment proposer un engin abordable en ce moment. Si notre réalité n’avait pas bifurqué dans une dimension où toutes les ressources informatiques s’orientaient vers l’IA, nous n’aurions probablement jamais croisé ce GMKtek G11. Vous allez vite comprendre pourquoi.

Au cœur de cette minimachine donc, un processeur AMD Ryzen Embedded R2514. Une puce sortie fin 2022 dans une vocation assez large mais surtout industrielle. Elle propose quatre cœurs Zen+ de génération Picasso et huit threads dans des fréquences allant de 2.1 à 3.7 GHz. Son TDP de base est de 15 watts et il peut se configurer de 12 à 35 watts en respectant les indications officielles d’AMD. Avec un circuit graphique Radeon VEGA 8 à 1.2 GHz et une gravure 12 nm, elle est capable de piloter deux canaux de mémoire DDR4-2666. Et, logiquement, nous n’aurions pas du la retrouver dans un MiniPC en 2026.

Parce que si on la compare à un processeur Intel N150, les différences de performances sont mineures. De l’ordre de 6% en monocoeur et, un peu plus avec 20% en multicœur. C’est faible pour une solution qui n’emploiera à vrai dire pas très souvent du multicœur intensif. Plus difficile à dissiper et moins orienté grand public, le Ryzen Embedded de ce GMKtec G11 n’existe ici que parce que l’Intel N150 est devenu très difficile à trouver. Cela permet au constructeur de proposer un produit abordable et correctement équipé. Chose qui est devenue impossible avec les puces Twin Lake d’Intel. 

On retrouve donc un processeur capable de mener à bien toutes les missions classiques d’un MiniPC familial. Bureautique, web, multimédia avec d’excellentes capacités de traitement vidéo pour la puce Radeon Vega d’AMD. Mais aussi un peu de jeu, de la retouche d’image, de la programmation, du modelage et tout un tas de travaux créatifs tant qu’ils ne sont pas trop gourmands.

Le GMKtec G11 est assez évolutif

Et cela est facilité par la présence de 16 Go de mémoire vive via deux barrettes de 8 Go en DDR4-2666. Total que l’on pourra faire évoluer vers 32 Go.  Le stockage est proposé en deux formules. Une solution M.2 2280 en 256 Go NVMe PCIe 3.0 et une seconde identique mais en 512 Go. Un second emplacement M.2 2280 identique est disponible pour faire évoluer la machine. À noter que la marque précise que ces emplacements permettront d’embarquer des SSD double face et donc de hautes capacités de stockage. Enfin, un jour, quand ce sera disponible à un prix décent.

On retrouve le système de refroidissement habituel. Une ventilation qui expulse de l’air frais au travers d’ailettes qui dispersent la chaleur transportée depuis le processeur par un double caloduc. Des profils de réglage permettent de choisir entre plusieurs profils de TDP pour adapter la dissipation à votre session. On pourra retrouver un MiniPC silencieux en lecture multimédia ou pour pianoter du texte et un engin plus musclé et bruyant pour des usages de jeu ou des travaux exigeants.

Sur la face avant, on retrouve un dispositif classique avec un USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm en, plus du bouton de démarrage. Un module sans fil AMD RZ616 propose un signal Wi-Fi6E et Bluetooth 5.2 dont les antennes sont placées sous le capot en plastique supérieur. Capot qu’il faudra retirer pour acceder aux composants mémoire et SSD.

Car, comme on peut l’observer sur la face arrière, la puce est située sous la machine avec une évacuation par le dessous. On retrouve une connectique assez complète avec deux ports Ethernet 2.5 Gigabit pilotés par des puces RTL8125BG. Deux sorties HDMI 2.0, une paire de ports USB 3.2 Type-A et l’alimentation au format Jack en 19V / 3.42 A de 65 watts externe. Sur le côté, un Antivol type Kensington Lock est également présent.

L’ensemble mesure 12.85 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.1 cm d’épaisseur. Le GMKtec G11 est livré par défaut avec une licence préinstallée de Windows 11 Pro et la marque ne fait aucun commentaire sur la prise en charge de distribution Linux.

L’engin est proposé depuis un entrepôt européen situé en Allemagne à partir de 269.99€ pour la version 16/256 Go. Le modèle 16/512 Go est proposé pour 20€ de plus à 289.99€. Je vous conseille le second modèle pour plus de confort, à moins que vous ayez un SSD NVMe M.2 2280 qui traîne pour mettre l’ensemble à jour, la solution 512 Go sera plus pérenne.

Pour le lancement de ce GMKtec G11, la marque propose une réduction de 15€ sur le prix proposé avec le code GMKG1115, ce qui baisse un peu les factures.

Voir l’offre sur GMKtec Europe

 

GMKtec G11 : Ryzen Embedded R2514 16 Go / 256-512Go – Windows 11 Pro
Mini-Score : C

Mini-Score : C

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ accès simple aux composants
+ connectique correcte
+ livré prêt à l’emploi

– garantie 1 an
– SAV en Europe
– support en Chine
– châssis plastique
– pas d’infos Linux

GMKtec G11 : un MiniPC sous Ryzen Embedded R2514 © MiniMachines.net. 2026

Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework

23 avril 2026 à 11:37

Le Wireless TouchPad Keyboard a été annoncé en même temps que le nouveau Framework Laptop 13 Pro. C’est un produit malin, intéressant dans son approche, très ouvert et potentiellement une excellente nouvelle pour le secteur.

Le premier Logitech K400

Le premier Logitech K400

Framework ne révolutionne rien avec le Wireless TouchPad Keyboard. Le clavier reprend les codes classiques de ce type d’instrument pensé pour piloter une interface graphique loin de son poste. On retrouve un clavier déployé de manière habituelle pour la frappe et, juste à côté, sur la droite, un pavé tactile qui permet de naviguer avec un curseur. C’est la formule consacrée pour ce type de produit qu’on connait tous avec le Logitech K400. L’exemple que tout le monde a en tête quand on veut décrire ce type de dispositif. Il faut dire que le K400 a roulé sa bosse et qu’il est depuis des années la solution préconisée pour piloter un PC de salon. 

Le All-in-One Media de Microsoft

Le All-in-One Media de Microsoft

Je me suis toujours demandé pourquoi les constructeurs ne s’intéressaient pas plus à ce type de clavier. Microsoft, par exemple, a pendant un temps proposé un excellent All-in-One Media à 30€ sur le même principe. Corsair a imaginé un K83 avec un pavé tactile original. Ceux qui ont connu les Logitech Illuminated Living Keyboard K830, proposés à un prix beaucoup plus élevé mais d’un confort sans pareil, le regrettent probablement amèrement. Car les productions concurrentes se sont toutes taries et la majorité des claviers de ce type ont disparu.

C’est ce qui fait le succès du K400 Plus actuellement d’ailleurs. Non pas que ce soit un clavier exceptionnel, c’est tout simplement le seul qui reste vraiment sur le marché pour piloter confortablement un PC depuis son canapé. Présent dans le paysage depuis tellement longtemps, disponible facilement, régulièrement en promo, c’est une valeur sûre qui fait le travail. Il est par exemple en ce moment proposé à moins de 25€, un prix tout simplement imbattable sur ce segment. On a bien de temps en temps des produits alternatifs sympathiques comme le Omoton, mais sur le principe, rien qui ne vient chasser le Logitech de son trône.

Et c’est d’abord pour cela que l’annonce d’un nouveau challenger est intéressante. Si Framework maîtrise le prix de l’objet, il peut être un vrai concurrent pour Logitech. Ce qui peut également entrainer d’autres acteurs sur ce terrain notablement délaissé depuis de nombreuses années.

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Le Framework Wireless TouchPad Keyboard

Framework Wireless TouchPad Keyboard : état des lieux

Le clavier est calqué sur le standard habituel : pavé tactile à droite (tant pis pour les gauchers) et clavier à gauche. On retrouve un jeu de touches de fonctions combinées avec des commandes multimédia qui ont la priorité de frappe. On pourra donc simplement mettre en pause ou relancer un média. L’arrêter, le mettre en sourdine mais également lancer une recherche, ouvrir les paramètres système ou couper son micro.

Le pavé tactile mesure 6.88 cm de large pour 8.56 cm de haut et propose une surface entièrement réactive aux clics et prenant en charge les gestes multipoints sous Windows (norme Windows precision touchpad) comme sous Linux. 

La partie clavier est classique, pour le moment uniquement annoncée en QWERTY « US English ». Les touches sont de type chiclets et elles proposent une course sensiblement profonde de 1.5 mm pour une frappe précise. Le Wireless TouchPad Keyboard n’est pas rétroéclairé, ce qui est parfois gênant au vu de l’usage classique de ce type de produit mais a le mérite de sauvegarder la batterie. On ne connait d’ailleurs pas la capacité de cet élément et la marque reste évasive sur la durée de vie entre deux charges pour le moment. 

Ce qui est mis en avant par le constructeur, c’est l’ouverture de son produit. Outre le fait qu’un seul de ces claviers saura piloter jusqu’à quatre appareils par défaut et ainsi jongler d’un PC portable à un PC de bureau, d’une tablette à un MiniPC de salon, par une simple combinaison de touches. La marque insiste sur des détails pas anodins avec la présence d’un circuit de communication sans fil Nordic nRF54L20. Une puce « magique » qui prend en charge aussi bien le Bluetooth LE que les formats propriétaires RF 2.4 GHz mais aussi les protocoles Zigbee, Matter et même Thread.

Le clavier du Framework Laptop 12

Le clavier du Framework Laptop 12

Et cela n’est pas vain car Framework promet un véritable écosystème de développement pour l’objet. Des fichiers open source permettront de dessiner le châssis de son choix et donc de l’intégrer parfaitement dans un projet. On comprend d’ailleurs cette philosophie car elle correspond exactement à ce qu’a fait le constructeur pour concevoir ce clavier. Les composants sont exactement ceux d’un portable Framework Laptop 12 réassemblés l’un à côté de l’autre. Un tour de passe-passe piloté par un autre élément intéressant. Le « cœur » du clavier s’appuie sur le firmware ZMK, bien connu des soudeurs de touches invétérés. Ce firmware sera programmé sous licence Zephyr et permettra de définir précisément les interactions entre chaque touche pressée et l’ordinateur connecté. On peut donc l’utiliser pour définir précisément les actions à mener. Qu’il s’agisse d’une frappe simple ou de combinaisons de touches. 

L'arrière du clavier permettra d'accéder aux composants, de changer la batterie, d'extraire la carte mère...

L’arrière du clavier permettra d’accéder aux composants, de changer la batterie, d’extraire la carte mère…

La carte mère du clavier va être, par ailleurs, commercialisée par la marque, seule, prête à l’emploi pour les plus expérimentateurs d’entre nous. Elle permettra de construire le jeu de touches de son choix, d’y ajouter un pavé tactile et de programmer le tout à sa sauce pour définir exactement ses besoins. Framework va donc proposer son Wireless TouchPad Keyboard aussi bien pour les particuliers désireux d’obtenir une simple solution de salon, que pour ceux à la recherche d’un clavier capable de seconder un ordinateur portable et un objet bien pratique pour piloter un PC assigné à un vidéoprojecteur en salle de réunion. Mais aussi tous ceux qui veulent une solution adaptable à tout type de scénario matériel pour des projets industriels ou personnels.

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

Le pavé tactile du Framework Laptop 12 a simplement été réorienté de 90°

La beauté de la chose, c’est que pour le constructeur, il n’y a pas ici un énorme investissement technique mais plutôt le recyclage de composants existants. Un assemblage de pièces déjà développées dans leur catalogue. Un coût beaucoup plus marginal qu’un développement de A à Z et un moyen intelligent de mettre en valeur son matériel. Je ne serais pas surpris que le projet de ce clavier soit né dans l’esprit d’un des ingénieurs de Framework et qu’il l’ait développé de son côté avant de le proposer quasi finalisé à la direction. On sent toute la mécanique du « DIY » derrière ce produit.

On ne connait pas encore le tarif du Wireless TouchPad Keyboard, pas plus que son autonomie réelle ni l’éventuelle disponibilité d’un jeu de touches en AZERTY. Pour ce dernier poste, pas trop d’inquiétudes à avoir. Le Framework Laptop 12 existe avec un clavier français et il sera donc possible de l’intégrer simplement dans la coque du clavier.

Le Wireless TouchPad Keyboard s'ajoute à un catalogue plus classique.

Une manière de se faire connaitre d’un plus grand public pour Framework

Je me suis d’abord demandé pourquoi la marque s’engageait dans ce secteur. Et, en décortiquant le produit, j’ai fini par comprendre quelle aubaine c’était pour Framework ! Ce Wireless TouchPad Keyboard est l’outil parfait pour la marque, il ne lui coûte pas cher en développement et va lui permettre de recycler des composants. Mais surtout, cela lui offre une occasion d’exister en dehors du cercle restreint de ses clients habituels. 

On ne peut pas dire que Framework soit le constructeur le plus connu du marché. S’il bénéficie d’un beau succès d’estime chez les passionnés d’informatique, sa clientèle reste assez restreinte. Le fait de se diversifier avec ce type de produit va étendre son image sans avoir à passer par la case publicité. Le côté séduisant de son offre combiné à l’aspect DIY et open source de celle-ci peut convaincre de nouveaux utilisateurs de la vraie pertinence de ses produits. 

Cette diversification va également permettre à Framework d’améliorer son chiffre d’affaires. Ce clavier n’embarque pas de composants en tension, il est donc beaucoup moins sujet à des fluctuations de tarifs que le reste de sa production. Il peut être fabriqué en masse et stocké longtemps sans perdre son intérêt ni se dévaluer. Après tout, cela fait des années que Logitech vend des milliers de K400 Plus chaque mois sans avoir changé son produit depuis.… 2012.

Wireless TouchPad Keyboard : le cheval de Troie de Framework © MiniMachines.net. 2026

La journaliste libanaise Amal Khalil tuée dans une frappe israélienne dans le sud du Liban

Correspondante expérimentée du média libanais Al-Akhbar, Amal Khalil avait couvert le sud du Liban au cours du conflit actuel, comme lors de la précédente guerre de 2023 et 2024. Elle travaillait souvent avec la photographe indépendante Zeinab Faraj, qui a été blessée.

© Marko Djurica / REUTERS

Une femme passe devant des bâtiments endommagés, dans les quartiers sud de Beyrouth, au Liban, le 20 avril.

Allemagne : le compte Signal de la présidente de la chambre basse du Parlement piraté

Berlin, principal fournisseur d’aide militaire à Kiev, est confrontée à une vague de cyberattaques, ainsi qu’à des tentatives d’espionnage et de sabotage, prétendument orchestrées depuis Moscou.

© prima91 / stock.adobe.com

Le logo de Signal.

Pérou : deux importants ministres démissionnent sur fond de désaccord sur l’achat de F-16 américains

Les deux ministres affirment que le contrat a déjà été signé, tandis que le président de gauche a annoncé le report de leur acquisition afin d’en laisser la responsabilité à son successeur, qui sera élu en juin.

© NICOLAS AGUILERA / AFP

Des F-16.

Lenovo Lecoo AI Mini Pro : un MiniPC Lunar Lake 100% Chinois

22 avril 2026 à 16:27

Proposé à 3999 Yuans en Chine, le Lecoo AI Mini Pro est annoncé avec un Core Ultra 5 226V en 16 Go mais il sera également proposé sous Core Ultra 5 225V et Core Ultra 7 258V associés à 32 Go de mémoire. Le stockage de base est de 512 Go et deux emplacements M.2 2280 sont disponibles pour faire évoluer ce poste. 

 Lecoo AI Mini Pro

Lecoo AI Mini Pro

Ce dernier processeur, le plus puissant des trois, proposera un circuit graphique Intel Arc 140V qui lui offrira des compétences de jeux FullHD assez complètes. Pour le reste, c’est un MiniPC assez classique avec un châssis usiné en aluminium assez proche de celui d’un Mac Mini.

La connectique est classique puisqu’on retrouve en façade un USB4, deux USB 3.2 Gen2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Sur la partie arrière, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un DisplayPort 1.4 ainsi que… deux ports USB 2.0 Type-A qui semblent un peu perdus. L’alimentation est assurée par un jack. Le tout mesure 12.8 cm de large pour 13.4 cm de profondeur et 5.2 cm d’épaisseur.

La ventilation interne est très classique et le Lecoo AI Mini Pro indique une nuisance sonore contenue de 34 dB. L’engin est annoncé sous Windows 11 et l’accent est mis, comme pour de nombreux autres fabricants de MiniPC, sur l’emploi d’un agent IA OpenClaw

Le Lecoo AI Mini Pro est peut-être une version « alternative » d’un futur produit Lenovo

3999 yuans pour la version de base sous Core Core Ultra 5 226V 16/512 Go avec une licence Windows, cela nous donne quelque chose comme 500€. Un prix Hors Taxes qui montre que le marché chinois n’est pas spécialement épargné par la crise des composants.

Difficile de savoir si ce type de produit sera un jour destiné à l’export. Sous l’étiquette Lecoo ou Lenovo. La production de puces Lunar Lake ne semble pas se poursuivre en masse chez Intel. Ces puces ont été assez publiquement désavouées par Intel en 2024 au vu de leur prix de revient. Peut-être qu’en 2026, avec de meilleures marges possibles sur la mémoire vive, ces processeurs sont à nouveau rentables. Aucune de ces puces n’a été décommissionnée par Intel pour le moment et elles sont toujours en production.

Lenovo Lecoo AI Mini Pro : un MiniPC Lunar Lake 100% Chinois © MiniMachines.net. 2026

SK Hynix va investir en masse dans une usine de RAM

22 avril 2026 à 15:57

SK Hynix est un des trois grands producteurs mondiaux de mémoire vive avec Samsung et Micron. Paradoxalement, si ce n’est pas le plus gros, c’est peut-être un de ceux qui a le plus profité du marché avec de gros investissements dans la mémoire HBM3 à destination des datacenters IA. 

SK Hynix détenait presque 60% de parts de marché de la mémoire HBM au quatrième trimestre 2025. Loin devant Samsung et Micron qui restaient tous les deux sous les 22%. On comprend l’intérêt pour la marque d’investir massivement dans ses capacités de production pour rester leader sur ce secteur.

La marque annonce aujourd’hui un investissement massif de près de 13 milliards de dollars pour la création d’une usine de conditionnement mémoire. Cette nouvelle  entité baptisée P&T7 devrait sortir de terre en Corée du Sud, à Cheongju, et devrait entrer en production de 2027 à 2028 suivant les lignes de fabrication. Le complexe industriel s’étendra sur 60 000 m² et emploiera jusqu’à 3000 salariés.

SK Hynix

Une nouvelle usine SK Hynix mais aucun effet sur la mémoire classique

L’ajout d’une unité de production de HBM n’aura probablement aucun impact sur la situation grand public et entreprise du marché PC classique. La totalité du bâtiment servira à augmenter la production des mémoires HBM exclusivement réservées au marché des datacenters. Aucun produit qui sortira de ces milliers de M² n’aura pour destination le PC de monsieur et madame tout le monde.

La situation pourrait au contraire empirer. De manière assez paradoxale, le secteur grand public bénéficie de plus de mémoire vive DDR5 que ce qu’il aurait si la mémoire HBM coulait à flot. Les constructeurs de datacenters à destination de l’IA sont en effet coincés par un goulet d’étranglement dans l’approvisionnement de plusieurs éléments : stockage à haute densité et mémoire HBM notamment. Des problématiques d’implantation et de fourniture d’énergie ralentissent également la création de nouveaux centres.

Si la création d’une nouvelle usine SK Hynix permet de livrer plus de mémoire HBM dans le futur, alors certains des lots de DDR5 actuellement dirigés vers le grand public se retrouveraient à nouveau sur la voie des datacenters. Difficile donc de voir cette annonce de SK Hynix comme une bonne nouvelle pour les ordinateurs personnels classiques.

Source Wccftech

SK Hynix va investir en masse dans une usine de RAM © MiniMachines.net. 2026

YARH.IO M4 : le cyberdeck Raspberry est mis à jour

22 avril 2026 à 15:23

Je vous parlais en 2021 d’un modèle de seconde génération construit autour d’une Raspberry Pi 3 et d’un écran de 4 pouces. Le YARH.IO M4 revient en 2026 avec une version encore plus aboutie, toujours très bien documentée, et compatible désormais avec les Pi 3 et Pi4.

YARH

YARH.IO M4

Le design a un peu bougé, notamment grâce au recours à un microclavier Bluetooth. Moins de place perdue autour de l’écran et quelques évolutions techniques comme la présence d’une batterie 5000 mAh qui offrira entre 4 et 5 heures d’autonomie à l’ensemble. 

Parmi les points intéressants dans ce nouveau modèle, il n’est plus nécessaire de dessouder des composants de la carte Raspberry Pi et le montage est à la fois plus élegant et plus aisé. On retrouve également la mise en place d’un deck de support pratique pour pouvoir utiliser un clavier externe.

YARH pour [Y]ET [A]NOTHER [R]ASPBERRY [H]ANDHELD

L’ensemble est bien documenté, richement illustré et les différents éléments nécessaires à la réalisation du projet, aussi bien logiciels que techniques, sont proposés : lignes de commandes pour prendre en compte les composants, fichiers STL pour imprimer la coque, listings de composants et marche à suivre. Comme pour le premier modèle, ce projet est une ressource très intéressante pour réfléchir à comment mener ce type de projet à bien. Les éléments sont facilement adaptables à d’autres idées ou supports.

En passant, je ne résiste pas au petit clin d’œil proposé par ce clavier ortholinéaire piloté par un Arduino Pro Micro qui accompagne le projet et qui est , lui aussi, totalement documenté.

Tout se passe sur le site dédié.

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Rufus 4.14 : il n’y a plus de Copilot dans l’avion

22 avril 2026 à 13:39

Rufus 4.14 est en version bêta et dans la petite guerre entre le logiciel et Microsoft, les choses s’enveniment. Depuis que le papa de Windows a tenté de bloquer l’outil en février, c’est un conflit larvé qui continue. Dernier épisode en date, la possibilité offerte par la nouvelle version bêta de ne pas installer quelques outils de Microsoft.


Après avoir permis l’installation de Windows 11 sur des machines incompatibles ou avoir fait sauter des limitations techniques, voici que Rufus 4.14 vise spécifiquement des outils de Microsoft. L’interface du logiciel de création de clé dans cette dernière version propose d’alléger votre système au sens propre comme  au sens figuré.

Le choix d'un vocabulaire précis pour Rufus 4.14. Une option "qualité de vie" en supprimant les "nuisances forcées" de Microsoft.

Le choix d’un vocabulaire précis pour Rufus 4.14. Une option « qualité de vie » en supprimant les « nuisances forcées » de Microsoft.

Il est désormais possible de ne pas installer sur son système des outils comme Outlook, Teams ou Copilot, l’outil d’IA de l’éditeur. Des options qui devraient être proposées par défaut, à mon sens, au vu du succès de ces outils auprès du grand public et de leur encombrement technique. Cette mesure va permettre une installation plus sobre en mégaoctets mais également plus rapide.

Rufus 4.14 a également la très bonne idée de s’intéresser aux déploiements automatisés. Une procédure assez commune chez les professionnels, mais rarement utilisée pour le grand public. Il faut dire qu’elle n’est pas forcément sans risques. L’idée est de créer une clé USB auto-installante qui ne va pas vous solliciter pour se lancer. 

Une fois insérée sur un PC, pour peu que celui-ci soit réglé pour démarrer sur un stockage USB, la clé va prendre les commandes et opérer totalement seule. Le système va identifier le premier stockage disponible et déployer un Windows 11 dessus de manière automatique. On comprend évidemment le danger de ce type de clé. Si vous la laissez sur un ordinateur après avoir employé Rufus 4.14 pour la créer et que votre machine démarre lors de la prochaine session… le danger d’une réinstallation système est réel. Idem si vous glissez la clé sur un PC comprenant plusieurs stockages, le risque que la clé efface le mauvais est possible.

Ce type de clé a du sens pour des installations en série de systèmes avec un seul stockage, comme un MiniPC basique par exemple. Si vous avez une série de dix de ces machines à installer à la suite, le fait de ne pas avoir à cocher des cases, valider des réglages et piloter les bases de l’installation vous fera gagner beaucoup de temps. L’automatisation de la procédure, combinée avec les différentes options proposées lors de la préparation de la clé, peut être réellement interessant.

Le logo de Rufus 4.14

Rufus 4.14 aime toujours Linux

Ces évolutions techniques du côté de Windows 11 ne sont pas les seules nouveautés. Rufus 4.14 ajoute de nouveaux supports de Linux avec notamment la prise en charge de Bazzite, le Linux pro-jeu construit sur la base du travail de Valve avec SteamOS. Des ajouts de supports de différentes solutions EFI pour des fork de Fedora sont également proposées.

D’autres éléments sont listés dans la mise à jour avec un accent assez fort sur la lisibilité technique de l’outil. De meilleures informations sont proposées avec des messages plus détaillés, des infobulles et de nombreux messages auparavant ebcons explicités de manière plus évidente pour les néophytes. Notamment dans les informations de gestion de partition.

Vous pourrez trouver Rufus 4.14 Beta sur son site.

Rufus 4.14 : il n’y a plus de Copilot dans l’avion © MiniMachines.net. 2026

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