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Amalgames, erreurs, démagogie : TotalEnergies et les politiques, le festival des contrevérités

DÉCRYPTAGE - Depuis la guerre en Iran et ses conséquences sur les prix des carburants, la compagnie pétrolière est devenue le sujet numéro un du débat politique français.

© MANDEL NGAN / AFP

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies SE, lors de la conférence Semafor sur l’économie mondiale à Washington, DC, le 13 avril 2026.

IA, réglementation européenne... Comment les Français vont être mieux protégés contre les arnaques au virement

DÉCRYPTAGE - Ces escroqueries sont en plein essor. À partir du 7 mai, les banques pourront consulter un fichier centralisé afin de détecter les fraudes.

© Pungu x / ADOBE STOCK

En 2024, ces fraudes avaient déjà coûté 350 millions d’euros aux Français au total.

☕️ Amazon ouvre sa machine logistique à toutes les entreprises

6 mai 2026 à 07:28


Le petit monde de la logistique compte un nouvel acteur, et pas des moindres : Amazon a en effet annoncé que son infrastructure de distribution mondiale peut maintenant être utilisée par n’importe quelle entreprise, y compris si elle ne vend rien sur Amazon. Rude concurrence pour UPS, DHL ou encore FedEx.

Amazon espère refaire le coup d’AWS. La plateforme d’hébergement en ligne avait été lancée en 2006, d’abord pour moderniser l’infrastructure interne du géant du e-commerce. Elle s’est ensuite ouverte à d’autres entreprises, avec le succès que l’on sait : AWS est aujourd’hui un des plus grands fournisseurs infonuagiques au monde.

Avec Amazon Supply Chain Services (ASCS), le mastodonte états-unien reprend la même stratégie, mais pour la logistique. Amazon exploite une gigantesque flotte comptant plus de 100 avions, 80 000 camions, 24 000 containers, un système d’approvisionnement et de distribution de premier plan, sans oublier la livraison du dernier kilomètre assurée par ses bons soins ou par des livreurs tiers.

Image : Amazon

Jusqu’à présent, ce réseau était au service d’Amazon et des vendeurs tiers de sa boutique. Depuis 2006, plus de 80 milliards d’articles provenant de vendeurs indépendants ont transité par la gestion logistique des commandes d’Amazon (préparation, emballage, expédition, gestion des retours), des opérations complexes et coûteuses sur le plan opérationnel quand on est un vendeur solo.

Avec le temps, le groupe a ajouté de nouveaux services de transport, de dédouanement, de stockage en gros et de distribution sur plusieurs canaux de vente. « Les vendeurs qui utilisent ces solutions de bout en bout enregistrent des ventes supérieures d’environ 20 % », affirme Amazon. 

Le groupe a annoncé l’ouverture d’ASCS aux entreprises de toutes tailles et de tous types (santé, automobile, industrie, commerce de détail…), pas besoin de vendre quoi que ce soit sur Amazon. Ce sont de nouvelles capacités de fret, de distribution et de livraison qui vont concurrencer celles des autres poids lourds du secteur.

Plusieurs clients utilisent déjà des services d’ASCS : Procter & Gamble fait transporter des matières premières vers ses sites de production, puis les achemine à travers son réseau de distribution ; 3M se sert du fret Amazon pour déplacer ses produits depuis ses sites de production vers les centres de distribution.

Selon le cabinet d’études Grand View Research, le marché mondial de la logistique au sens strict (transport, entreposage et distribution des marchandises) pèse près de 4 000 milliards de dollars, et il pourrait frôler les 6 000 milliards en 2030. Si tout le monde en connait les principaux représentants, le marché est en fait très fragmenté, avec des milliers d’acteurs locaux et régionaux. L’arrivée d’Amazon, avec sa puissance de feu, a toutes les allures d’un chien au milieu d’un jeu de quilles.

☕️ Amazon ouvre sa machine logistique à toutes les entreprises

6 mai 2026 à 07:28


Le petit monde de la logistique compte un nouvel acteur, et pas des moindres : Amazon a en effet annoncé que son infrastructure de distribution mondiale peut maintenant être utilisée par n’importe quelle entreprise, y compris si elle ne vend rien sur Amazon. Rude concurrence pour UPS, DHL ou encore FedEx.

Amazon espère refaire le coup d’AWS. La plateforme d’hébergement en ligne avait été lancée en 2006, d’abord pour moderniser l’infrastructure interne du géant du e-commerce. Elle s’est ensuite ouverte à d’autres entreprises, avec le succès que l’on sait : AWS est aujourd’hui un des plus grands fournisseurs infonuagiques au monde.

Avec Amazon Supply Chain Services (ASCS), le mastodonte états-unien reprend la même stratégie, mais pour la logistique. Amazon exploite une gigantesque flotte comptant plus de 100 avions, 80 000 camions, 24 000 containers, un système d’approvisionnement et de distribution de premier plan, sans oublier la livraison du dernier kilomètre assurée par ses bons soins ou par des livreurs tiers.

Image : Amazon

Jusqu’à présent, ce réseau était au service d’Amazon et des vendeurs tiers de sa boutique. Depuis 2006, plus de 80 milliards d’articles provenant de vendeurs indépendants ont transité par la gestion logistique des commandes d’Amazon (préparation, emballage, expédition, gestion des retours), des opérations complexes et coûteuses sur le plan opérationnel quand on est un vendeur solo.

Avec le temps, le groupe a ajouté de nouveaux services de transport, de dédouanement, de stockage en gros et de distribution sur plusieurs canaux de vente. « Les vendeurs qui utilisent ces solutions de bout en bout enregistrent des ventes supérieures d’environ 20 % », affirme Amazon. 

Le groupe a annoncé l’ouverture d’ASCS aux entreprises de toutes tailles et de tous types (santé, automobile, industrie, commerce de détail…), pas besoin de vendre quoi que ce soit sur Amazon. Ce sont de nouvelles capacités de fret, de distribution et de livraison qui vont concurrencer celles des autres poids lourds du secteur.

Plusieurs clients utilisent déjà des services d’ASCS : Procter & Gamble fait transporter des matières premières vers ses sites de production, puis les achemine à travers son réseau de distribution ; 3M se sert du fret Amazon pour déplacer ses produits depuis ses sites de production vers les centres de distribution.

Selon le cabinet d’études Grand View Research, le marché mondial de la logistique au sens strict (transport, entreposage et distribution des marchandises) pèse près de 4 000 milliards de dollars, et il pourrait frôler les 6 000 milliards en 2030. Si tout le monde en connait les principaux représentants, le marché est en fait très fragmenté, avec des milliers d’acteurs locaux et régionaux. L’arrivée d’Amazon, avec sa puissance de feu, a toutes les allures d’un chien au milieu d’un jeu de quilles.

☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur

5 mai 2026 à 14:14


Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur

5 mai 2026 à 14:14


Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

Festival de Cannes : «France TV a passé un contrat de 2,5 millions d’euros avec Brut, c’est exorbitant», s’insurge un syndicaliste

LE FIGARO TV - Après l’adoption par 12 voix contre 10 du rapport de la commission d’enquête, Charles Alloncle propose une série de propositions pour réformer en profondeur l’audiovisuel public. Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC-Audiovisuel, revient sur ces mesures dans Points de Vue.

© Le Figaro TV

Jean-Jacques Cordival

Après 3 ans d’IA générative, un marché de l’emploi des développeurs touché mais pas coulé

4 mai 2026 à 16:09
Moins de juniors = moins de futurs seniors
Après 3 ans d’IA générative, un marché de l’emploi des développeurs touché mais pas coulé

Aux États-Unis comme en France, les institutions comme l’Insee ou la Fed constatent une stagnation, voire une baisse, de l’emploi dans les secteurs liés à l’informatique, ceci corrélé à l’arrivée en masse des outils d’IA générative.

Après un peu plus de trois ans d’IA générative, les premières analyses chiffrées du marché du travail dans l’informatique sont arrivées. Une corrélation commence à se dessiner franchement entre la morosité de l’emploi dans le secteur et l’arrivée des outils comme Claude Code, Codex et autres Cursor.

Une baisse de l’emploi chez les devs aux États-Unis

Ainsi, dans une note de conjoncture, l’Insee explique que « l’emploi salarié dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, qui représente 8 % de l’emploi salarié aux États-Unis, décélère depuis 2023 et baisse en 2025 :- 0,2 % en 2025, après + 0,3 % en 2024 et + 2,5 % en 2023. Dans le secteur plus spécifique des services de conception de systèmes informatiques et services connexes, qui représente 2 % de l’emploi salarié, l’emploi recule même depuis deux ans (- 1,6 % en 2025, après - 1,2 % en 2024) ».

L’organisme français de la statistique ajoute que, dans le même temps, « la valeur ajoutée rapportée à l’emploi privé suggère une amélioration récente de la productivité apparente, notamment en 2025, dans les secteurs des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des services de conception de systèmes informatiques et services connexes », ceci toujours aux États-Unis.

Moins d’emplois de développeurs, mais pas forcément moins d’emplois pour les développeurs

Un rapport de la Réserve fédérale américaine (Fed) publié aussi en mars dernier va dans le même sens. La Fed n’a pas étudié le problème de la même façon. Elle a simulé ce qu’aurait pu être l’évolution du marché de l’emploi des développeurs aux États-Unis si l’IA générative n’avait pas émergé, en analysant le marché de l’emploi dans les industries qui ont traditionnellement une demande intensive en développeurs et dans les autres. « Si l’on considère la période d’environ trois ans écoulée depuis novembre 2022 et en prenant comme référence les 5,735 millions d’emplois de développeurs existants, cela signifie qu’environ 500 000 emplois de développeurs supplémentaires auraient été créés si l’on n’avait pas eu recours à grande échelle aux modèles de langage de grande capacité (LLM) », expliquent les chercheurs de l’institution [PDF].

Plus en détail, on voit que « l’écart ne se creuse de manière significative qu’au milieu de l’année 2024 » en regardant le premier graphique ci-dessous.

Les deux graphiques suivants permettent de s’apercevoir que c’est dans les industries où la demande en développeurs est traditionnellement intensive que celle-ci stagne au lieu d’augmenter :

Ils ajoutent cependant une remarque : « pour plusieurs raisons, nous n’interprétons pas ces résultats comme une preuve que l’IA a supprimé 500 000 emplois dans l’économie ». Effectivement, les développeurs peuvent avoir pris des postes qui ne sont pas étiquetés comme tels. Et ils expliquent que « l’IA pourrait modifier la composition des tâches des professions, ainsi un potentiel développeur d’aujourd’hui pourrait se diriger vers un poste de management ou une autre profession qui utilise désormais davantage ses compétences de développeur ».

Pour les chercheurs de la Fed, l’industrie de l’IA générative n’est pas « encore » un possible facteur de retournement de la situation de l’emploi chez les développeurs aux États-Unis. « Au total, les effectifs d’OpenAI, d’Anthropic et de Google DeepMind sont probablement inférieurs à 15 000 personnes, et bon nombre de ces employés ne sont pas des développeurs. Même en multipliant ce chiffre par six pour tenir compte des start-ups et des équipes d’IA chez Meta, Microsoft et ailleurs, on atteindrait toujours moins de 2 % des développeurs américains », explique leur rapport.

Des observations similaires sur le marché français

Du côté français, l’Insee estime qu’une « lecture analogue peut être menée » : « depuis 2023, l’emploi baisse dans ce secteur, tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée ».

En allant un peu plus dans le détail, il explique que ce sont plutôt les profils juniors qui seraient touchés. « Les ajustements liés à l’IA pourraient, à court terme, se concentrer moins sur l’emploi total que sur la structure des embauches, en particulier sur les positions d’entrée dans certains métiers (fonctions support, administratif, conseil, certaines tâches de développement et d’analyse), et pénaliser fortement les jeunes », explique l’organisme.

Ainsi, on peut voir qu’en France, au quatrième trimestre 2025, l’emploi des jeunes salariés (15 - 29 ans, hors alternants) est en baisse de 7,4 % sur un an dans les activités informatiques :

Quand on regarde les chiffres sur 2 ans, entre 2023 et 2025, l’emploi s’est contracté de 3 % dans les activités informatiques et services d’information, mais ce sont les juniors qui en payent le prix. Ainsi, alors que les 30 - 54 ans et les 55 ans et plus voient les offres d’emplois toujours augmenter sensiblement, « l’emploi salarié des 15 - 29 ans (hors alternants) recule en glissement annuel de 7,4 % dans les activités informatiques », explique l’Insee :

De son côté, le chercheur de l’université de Boston, James Bessen, s’appuie sur l’augmentation globale de l’emploi dans le secteur aux États-Unis pour souligner que la « job-pocalypse » dont la peur s’était répandue suite à un billet de blog viral de Matt Schumer n’a pas eu lieu. « Étonnamment, cependant, après trois ans d’utilisation de l’IA, les emplois dans le secteur du développement logiciel ont continué à progresser de manière soutenue, atteignant des niveaux d’emploi records : 2,5 millions en février ».

☕️ Ask ne répond plus

4 mai 2026 à 09:11


InterActive Corp (IAC) vient officiellement de fermer le site de son moteur de recherche Ask.com qui existait depuis 1997.

« Alors que IAC poursuit sa réorientation stratégique, nous avons pris la décision de mettre fin à nos activités dans le domaine de la recherche, dont fait partie Ask.com », affirme l’entreprise sur la page d’accueil du site.

Le site qui laissait les utilisateurs poser leurs questions dans un langage naturel s’est fait rattraper, depuis l’arrivée de ChatGPT, par les chatbots boostés à l’IA générative. Apparu sous le nom de Ask Jeeves, utilisant le prénom du majordome à qui l’internaute pouvait poser toutes sortes de questions, le moteur de recherche a été renommé ensuite Ask en 2006 après avoir été racheté par InterActive Corp.

« Nous sommes profondément reconnaissants envers les brillants ingénieurs, concepteurs et équipes qui ont développé et soutenu Ask au fil des décennies. Et à vous, les millions d’utilisateurs qui vous êtes tournés vers nous pour trouver des réponses dans un monde en constante évolution, merci pour votre curiosité sans limite, votre fidélité et votre confiance », affirme l’entreprise.

Les pages des réponses aux questions des utilisateurs (par exemple ici ou ) affichent maintenant une erreur 404.

Le groupe InterActive Corp, qui possède encore de nombreux sites à travers sa filiale People Inc ou encore le titre de presse The Daily Beast, avait arrêté le financement du site College Humour en 2020 et en 2021 avait lancé en bourse la plateforme de streaming Vimeo.

Avec ses drones sous-marins, le français Bubble Robotics se rêve en futur SpaceX des océans

La start-up tricolore va tester cet été, en partenariat avec l’Ifremer, un système de submersibles et de vaisseaux de surface robotisés développé en s’inspirant des méthodes du « NewSpace ».

© Bubble Robotics

Les premiers essais en mer du prototype développé par la start-up Bubble Robotics, sont prévus cet été, en partenariat avec l’Ifremer.  

Julien Dubertret et Nicolas Ragache : « En France, on pense que chaque problème peut être résolu par une dépense supplémentaire »

GRAND ENTRETIEN - Dans La Longue Dérive de la dette française (PUF), une somme aussi passionnante que documentée, l’ancien directeur du budget et le chef économiste de l’Afep* offrent une histoire circonstanciée des discussions budgétaires ainsi que des arbitrages depuis 1958, qui ont mené vers l’état des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui.

© Fabien Clairefond

Nicolas Ragache et Julien Dubertret.

IA : le Pentagone recrute les concurrents d'Anthropic pour ses opérations classifiées

Le gouvernement a écarté la start-up Anthropic, avec laquelle il est en contentieux, bien que son modèle, Claude, soit considéré comme l’un des plus performants au monde.

© Jason Reed / REUTERS

Les modèles d’IA des sept sociétés retenues vont être déployés pour des opérations de niveau 6 et 7, les plus élevés au sein du Pentagone

Entreprises, professions libérales, commerçants… Les 10 indices qui déclenchent les contrôles fiscaux

DÉCRYPTAGE - Derrière chaque vérification, il y a souvent un faisceau d’indices déclencheurs, repérés en amont par le fisc dans la comptabilité des intéressés, leurs déclarations, leur comportement bancaire… Comprendre ces signaux est essentiel pour prévenir le risque d’un contrôle fiscal ; ou, à minima, se préparer à répondre aux requêtes de l’administration.

© Jacob Ammentorp Lund / Jacob Lund - stock.adobe.com

« Quand on est classé “rouge”, c’est souvent pour trois ou quatre ans ! », explique Maître Yaël Sion, avocate-fiscaliste à Marseille.

Le 4 mai, Jour de Libération des Actifs

1 mai 2026 à 05:00

Félicitations : le 4 mai, vous aurez cessé de travailler uniquement pour financer les retraités. Il aura fallu attendre quatre mois pour en arriver là. En 50 ans, les actifs ont perdu le fruit de 2 mois de travail sur l’année au profit de la solidarité intergénérationnelle.

Chaque mois, 15 millions d’actifs salariés consultent leur fiche de paie. Ils regardent en priorité le salaire net et éventuellement le brut et le superbrut (aussi appelé “coût total employeur”) quand ils ont le courage d’analyser le document dans son intégralité. Entre ce que paie l’employeur et ce que touche le salarié à la fin du mois s’est installé un gouffre où se perdent des lignes incompréhensibles comme : « assurance vieillesse plafonnée », « complémentaire tranche 1 » et des acronymes qui le sont encore plus « CEG », « CRDS », « CSA ». La fable sociale consiste à expliquer à ce travailleur qu’il doit circuler et qu’il n’y a rien à voir puisque c’est le prix du modèle social et de sa solidarité intergénérationnelle. Jamais n’est explicité combien de temps, exactement, il travaille pour le financer. Pour la première fois, nous avons fait le calcul.

Prenez un salarié français au niveau de vie médian (2200 €). Empilez toutes les cotisations qui financent les retraités : cotisation vieillesse de base (plafonnée et déplafonnée), retraite complémentaire Agirc-Arrco, contribution d’équilibre général, fraction de la CSG affectée au (feu) Fonds de solidarité vieillesse (FSV), contribution solidarité autonomie – le tout en parts salariale et patronale confondues (parce que les deux sont prélevés sur la rémunération totale du travail). Au total : 29,5 % du salaire superbrut. Ajoutez-y la part des dépenses de santé que les personnes âgées absorbent dans les comptes de la Sécu et que les actifs financent par leurs cotisations maladie et leur CSG : nous voilà à 37 % du superbrut qui est de facto amputé sur la fiche de paie pour financer la solidarité intergénérationnelle. C’est un record historique.

Appliquez ce taux aux 1 607 heures légales annuelles, divisez par sept heures (la durée d’une journée type) et vous obtenez 85 jours ouvrés. La transposition est bien sûr symbolique, les cotisations portent sur la rémunération et non sur le temps de travail, mais puisqu’un euro cotisé est un euro qui n’entre pas dans la poche du salarié, la conversion en jours travaillés dit toute la vérité économique et sociale de la situation. Un actif travaille donc en moyenne quatre-vingt-cinq jours non pas pour lui, mais pour financer les dépenses de retraites et de santé des retraités actuels.

Concrètement, cela signifie qu’en 2026, le salarié aura œuvré du 2 janvier au 4 mai uniquement pour financer les besoins de ses aïeux. L’ironie est presque trop parfaite. Le 1er mai, on célèbre les conquêtes du monde du travail. Le 4, on mesure combien ce travail rétribue de moins en moins ceux qui le fournissent. Bienvenue au Jour de Libération des Actifs.

Un jour qui ne cesse de reculer

Le concept n’est pas nouveau : le jour de libération fiscale mesure depuis des années la date à laquelle un contribuable cesse de travailler pour l’État. Notre calcul, lui, applique ce concept à la solidarité intergénérationnelle : non pas sur ce que l’État prélève au total, mais sur ce que les actifs versent spécifiquement pour les retraités. Rappelons qu’en répartition, on ne cotise pas pour soi mais pour financer aujourd’hui les salariés d’hier. Les cotisations ouvrent certes des droits mais ne garantissent aucunement un quelconque niveau de pension futur.

À l’arrivée, le constat est implacable. La solidarité intergénérationnelle pèse de plus en plus lourd sur les épaules des actifs. Et ce jour de libération ne cesse de reculer dans le calendrier. En 1970, il arrivait dès le 27 février. En 1990, il atteignait le 20 mars, décalé sous l’effet de la retraite à 60 ans et de la hausse des cotisations vieillesse. En 2000, après la création de la CSG, du FSV et la montée en charge des retraites complémentaires, il se situait le 17 avril. En 2015, il intervenait à la fin du même mois. Aujourd’hui, le voilà sonnant le 4 mai.

En cinquante-cinq ans, cette date libératoire a donc reculé de plus de deux mois, et ce, malgré la succession des réformes de retraite qui ont rallongé la durée de travail sur la vie sans toutefois pouvoir inverser la tendance face à un vieillissement démographique qui évolue plus vite que les règles de nos institutions collectives.

La France, en queue de peloton européen

Le Jour de Libération des Actifs n’a rien d’une fatalité démographique. C’est un choix politique, comme le démontre clairement une comparaison européenne (voir méthodologie en fin d’article). Un salarié irlandais est libéré dès le 2 mars. Un Suédois le 20. Un Allemand et un Polonais le 27. Un Autrichien le 8 avril. Un Belge le 14. Un Espagnol le 22. Seule l’Italie fait pire que la France, en poussant le délai jusqu’au 15 mai.

L’écart avec l’Allemagne est de 24 jours, un actif allemand récupère donc cinq semaines de travail de plus qu’un Français. Le différentiel est de deux mois pleins avec le Danemark et l’Irlande. Ce gradient n’est pas le fruit du hasard. C’est le produit de trois variables : la nature publique ou privée du système de retraite, sa relative générosité en temps et en pensions, et une démographie qui se dégrade.

Le prix caché : un pays qui n’investit plus dans son avenir

On pourrait envisager qu’il s’agit du prix à payer pour un modèle social « généreux ». Mais cette générosité n’est pas garantie de manière égalitaire pour toutes les générations, par ailleurs elle a un coût d’opportunité que personne ne mesure : chaque euro capté par le système de retraite est un euro qui n’ira pas ailleurs. La France consacre l’équivalent de 14 % de son PIB aux pensions, un record européen. C’est plus que son budget de l’Éducation nationale, de la Défense et de la Recherche réunis. C’est un mur de dépenses contraintes qui absorbe l’essentiel des marges de manœuvre budgétaires et assèche la capacité d’investissement public. Les récents budgets, qui ont coupé dans la recherche tout en revalorisant les pensions, témoignent de cet arbitrage qui s’impose déjà sous de fortes contraintes financières.

Quand un gouvernement veut investir dans la transition énergétique, dans l’intelligence artificielle, dans la réindustrialisation, dans la rénovation des hôpitaux ou dans les salaires des professeurs, il se heurte systématiquement au mur des pensions. Pendant que la dépense sociale emballe la dépense publique et fait gonfler notre dette collective, les universités se paupérisent, les startups cherchent leurs financements à Londres ou à Amsterdam, et les enseignants sont payés en dessous de la moyenne européenne.

Le déclassement des actifs

En réalité, le mal est encore plus profond. Ce n’est pas seulement l’investissement public qui trinque, mais aussi le moral des actifs. Quand un salarié constate qu’après cotisations, impôts et charges, le fruit de son travail ne lui permet plus de vivre dignement et qu’il a désormais un niveau de vie équivalent à ceux qui ne travaillent plus, mais qu’il finance, un irrémédiable sentiment d’injustice et de déclassement s’installe.

Ce sentiment n’est pas un fantasme. Le poids des cotisations retraite écrase littéralement le revenu réel et ne sert pas à revaloriser les rémunérations ni à récompenser la performance. Le résultat ? Des salaires nets comprimés, un sentiment d’inutilité de l’effort, et une désaffection croissante vis-à-vis du travail lui-même. La France n’a pas un problème de paresse, mais de tuyauterie : le travail paie et coûte cher aux entreprises, mais ce n’est pas le salarié qui en profite.

Ne cherchez pas plus loin l’origine du désengagement au travail que les DRH déplorent et que les enquêtes confirment sondage après sondage.

Un calcul fondé sur des hypothèses très prudentes

Nos 85 jours sont en réalité un plancher avec une méthodologie conservatrice. Ils prennent en compte les seules charges sociales visibles, mais ni les transferts intergénérationnels via les collectivités locales (l’APA, les aides sociales départementales), ni l’intégralité des dépenses de la branche autonomie, ni la dette sociale accumulée par la Cades, qui revient de facto à faire financer les besoins de retraités d’aujourd’hui par les actifs de demain. Ils ignorent aussi les avantages fiscaux dont bénéficient les retraités (abattement de 10 % sur l’impôt sur le revenu, taux de CSG plus faible que les actifs) qui réduisent les recettes de l’État et reportent la charge sur les contribuables en activité et sur leurs enfants. Si l’on ajoutait l’ensemble de ces transferts, notre Jour de Libération tomberait bien au-delà du mois de mai.

Faire du 4 mai un indicateur de performance

Le Jour de Libération des Actifs n’est pas un outil de remise en cause de la solidarité intergénérationnelle, c’est un thermomètre mesurant concrètement l’ampleur et le coût de cette solidarité trop souvent abstraite pour les actifs d’aujourd’hui, dans un pays qui a fait le choix insoutenable de garantir à ceux qui ne travaillent plus le même niveau de vie que ceux qui travaillent.

Un thermomètre sert à alerter quand la fièvre monte. Sans réforme structurelle et sans rééquilibrage intergénérationnel, le Jour de Libération continuera de reculer et, avec lui, le moral des actifs, notre compétitivité et in fine notre capacité à rester un pays prospère.

Il devrait devenir ce qu’il n’est pas encore : un indicateur avancé de la performance de nos politiques publiques. Stopper son décalage dans le temps et le ramener plus tôt dans l’année (en mars comme en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal voire au Danemark) devrait être un objectif explicite, assumé et mesuré chaque année dans chaque projet de loi de finances de la sécurité sociale.

Les leviers sont connus : indexer plus fermement les pensions sur la dynamique réelle des salaires nets plutôt que sur l’inflation, conditionner aussi ces revalorisations aux équilibres budgétaires, miser sur la solidarité intragénérationnelle pour soulager les actifs, réduire les niches fiscales indues qui égalisent le niveau de vie entre actifs et retraités, construire enfin un étage de capitalisation universel qui complète la répartition pour éviter que les générations aujourd’hui actives soient celles des cotisations fortes et des pensions faibles. Aucune mesure n’est indolore. Mais chaque année de statu quo est une année où le travail paie moins. Ceux qui pensent que le problème se résoudra de lui-même avec la croissance ne voient pas que les conditions de son retour ne seront pas réunies tant que nous ne redonnerons pas la priorité au travail relativement aux retraites. Non pour punir les retraités, mais pour libérer les actifs et redonner au travail un sens économique autant que moral. Pour qu’un salarié qui regarde sa fiche de paie ne se demande plus à qui d’autre que lui profite son effort, mais à quel point cet effort lui revient.

Le 4 mai 2026, les salariés français ont commencé à travailler pour eux-mêmes. Leurs grands-parents, en 1970, y étaient parvenus dès le 27 février. Il serait peut-être temps de se demander à quelle date leurs petits-enfants y arriveront.


Note méthodologique

Ce calcul vise à estimer la part du temps de travail d’un salarié français consacrée, en 2026, au financement des pensions et de la santé des retraités. Deux périmètres sont distingués pour permettre au lecteur de juger de la robustesse du résultat selon le niveau de prudence qu’il retient.

Périmètre 1 — Cotisations retraite stricto sensu : 29,5 % du salaire brut

Le calcul porte sur un salarié rémunéré au niveau de vie médian (autour de 2 200 € bruts mensuels en 2026), donc intégralement sous le plafond de la Sécurité sociale (PASS = 4 005 €/mois en 2026). Sont additionnées toutes les cotisations qui alimentent directement les régimes de retraite, parts salariale et patronale confondues — choix méthodologique assumé : du point de vue économique, les deux parts sont prélevées sur la valeur créée par le travail et réduisent d’autant la rémunération nette potentielle du salarié. Rappelons qu’en répartition, ces cotisations ouvrent des droits pour les cotisants mais n’offrent aucune garantie sur les niveaux de pensions futures.

Ligne de prélèvementPart salarialePart patronaleTotal
Vieillesse plafonnée (CNAV)6,90 %8,55 %15,45 %
Vieillesse déplafonnée (CNAV)0,40 %2,11 %2,51 %
Agirc-Arrco T13,15 %4,72 %7,87 %
Contribution d’équilibre général (CEG) T10,86 %1,29 %2,15 %
Contribution solidarité autonomie (CSA)0,30 %0,30 %
Fraction de CSG affectée au FSV~1,2 % (CSG)~1,2 %
Total≈ 29,5 %

Sources : taux URSSAF 2026, barème Agirc-Arrco 2026 (legisocial), décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 pour la vieillesse déplafonnée.

Périmètre 2 — Inclusion de la santé des seniors : 37 % du salaire brut

À ce socle s’ajoute la part des dépenses d’assurance maladie consommée par les retraités et financée par les actifs via leurs cotisations maladie patronales et la CSG affectée à la branche maladie. Selon la DREES, les personnes de 65 ans et plus concentrent environ la moitié de la consommation de soins et de biens médicaux remboursés, alors qu’elles ne représentent qu’un cinquième de la population. En appliquant cette clé de répartition au total des prélèvements maladie sur le brut (≈ 15 points : 13 % patronale + ~2 points de CSG-maladie affectée), on obtient environ 7,5 points de salaire brut consacrés au financement de la santé des seniors.

29,5 % + 7,5 % ≈ 37 %.

Si l’assurance maladie garantie par la sécurité sociale répond à une logique universelle, son financement se concentre principalement sur les actifs alors que les premiers bénéficiaires, les retraités, ne paient pas directement de cotisation maladie sur leurs pensions.

Ce second périmètre est économiquement justifié par le fait que les actifs financent ces dépenses sans en bénéficier eux-mêmes au même niveau.

De 37 % à 85 jours

Les 1 607 heures annuelles légales × 37 % = 595 heures, soit 85 jours ouvrés (sur la base de 7 heures par jour). Décomptés à partir du 2 janvier 2026 et en excluant week-ends, jours fériés et 1ᵉʳ mai, le 85ᵉ jour ouvré tombe le lundi 4 mai 2026.

Cette conversion temps/euros est symbolique (les cotisations portent sur la rémunération, pas sur les heures), mais elle traduit fidèlement le coût d’opportunité subi par le salarié : un euro de cotisation est un euro de pouvoir d’achat qu’il ne percevra pas à la fin du mois.

Comparaisons européennes

Les dates étrangères ont été calculées selon la même méthode, à partir des taux nationaux de cotisations vieillesse publique (Eurostat, OCDE Pensions at a Glance 2023) et de la part de la santé consommée par les seniors dans chaque pays.

Évolution historique 1970-2026

La rétrospective est reconstituée à partir des barèmes successifs de l’assurance vieillesse et des régimes complémentaires, intégrant les principales réformes (création de la CSG en 1991, élargissement du financement complémentaire, montée en charge progressive des taux Agirc-Arrco). Elle ne corrige pas des effets de structure (féminisation de l’emploi, montée du temps partiel) qui affectent à la marge la lecture en jours ouvrés.

Limites assumées

Le calcul ne comptabilise ni les transferts via les collectivités locales (APA, aides sociales départementales), ni la totalité de la branche autonomie, ni la part de la dette sociale Cades imputable aux retraités, ni les niches fiscales propres aux pensions (abattement de 10 %, demi-part des veufs, taux de CSG réduit). Leur intégration ferait reculer d’autant plus la date du Jour de Libération des Actifs.

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Attractivité, carrières, rémunération… Ces réformes espérées par les fonctionnaires qui devront attendre l’après-2027

DÉCRYPTAGE - Face à des salaires jugés trop faibles, aux conditions de travail dégradées et au manque de reconnaissance, un quart des agents envisageraient de quitter la fonction publique, selon un sondage mené par la CFDT.

© Rafael Ben-Ari / stock.adobe.com

71% des agents dénoncent un manque de moyens humains, 65% un manque de moyens financiers et 59% un manque de moyens matériels.

Croissance atone, marché de l’emploi en berne… L’économie française flanche

ANALYSE - Au premier trimestre, le PIB français n’a pas progressé et l’emploi a marqué le pas. Des mauvaises nouvelles inattendues qui ne présagent rien de bon pour les mois à venir.

© Fokussiert / stock.adobe.com

La croissance française a été nulle au premier trimestre 2026. 

L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Le travail, c’est la santé»

Le 1er Mai révèle, à lui seul, toute la mécanique des blocages français : une loi rigide, des principes intouchables, et, pour les contourner, une tolérance officieuse qui entretient flou et insécurité.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle. 

What Google thinks you're worth | Proton

29 avril 2026 à 12:04
Proton a essayé d'estimer, en parcourant les enchères publicitaires, combien un utilisateur rapporte à Google. C'est bien sûr très variable selon les profils (un ado avec son smartphone rapporte moins qu'un cadre bien payé avec son ordinateur).
Attention, ces valeurs sont pour un utilisateur américain. On sait que les prix varient par pays.

TLDR:
- un utilisateur américain rapporte en moyenne 1605 dollars par an à Google en publicité.
- max : 17929 dollars (35-44 ans, état du Montana, PC, haut niveau de vie)
- min : 31 dollars (14-24 ans, état de l'Arkansas, Android, père, faible niveau de vie)
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