Vue normale

Toulouse : un homme de 29 ans et sa compagne mis en examen après un narchomicide

Samedi soir, un tireur s’est présenté sur une place du quartier défavorisé des Izards où se trouve un point de deal et a tiré au moins quatre fois en direction d’un groupe.

© ThomasCoq / ADOBE STOCK

Vue de la ville de Toulouse.

L'ambassade de Russie en Allemagne dénonce l'interdiction de la symbolique soviétique à Berlin les 8 et 9 mai

Ces mesures «visent exclusivement à priver les descendants des soldats soviétiques libérateurs, les citoyens engagés et les visiteurs de la capitale du droit de commémorer dignement l’anniversaire de l’anéantissement du nazisme», s’émeut l’ambassade de Russie en Allemagne dans un communiqué.

© Oleg / ADOBE STOCK

L’ambassade de Russie en Allemagne s’est émue d’une décision des autorités berlinoises.

Seine-Saint-Denis : un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute à Rosny-sous-Bois

L’accident mortel a eu lieu lundi en début d’après-midi sur l’A86, où l’homme a été percuté par le véhicule d’un particulier. Il a été déclaré mort par le Samu peu après 15h30.

© forma82 / ADOBE STOCK

L’homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police.

Lattice va racheter les BIOS AMI dans une perspective d’indépendance

6 mai 2026 à 13:49

Une négociation semble plus qu’engagée entre la société Lattice Semiconductor et l’actuel propriétaire des BIOS AMI qu’est THL Partners. L’objectif, obtenir l’exploitation, les brevets et les licences de ces technologies de BIOS, indispensables au monde informatique.

Lattice LOGO

Hier, je vous parlais des BIOS Phoenix Technologies et de leur rachat par Lenovo en concluant que ce serait probablement difficile pour un concurrent du constructeur de racheter un des deux grands acteurs restants. A savoir AMI ou Insyde. Difficile d’imaginer un Dell ou un HP faire la même opération car cela deviendrait compliqué ensuite de faire jouer la concurrence.

AMI BIOS

Aujourd’hui, on apprend donc que c’est un autre acteur qui s’offre les BIOS AMI. La société American Megatrends va probablement tomber aux mains de Lattice basée en Oregon et qui promet des garanties à ses partenaires. Lattice semi est un acteur indépendant, un prestataire qui œuvre à trouver des solutions techniques pour tout type de client dans différents domaines. Son rôle est de remplir un cahier des charges pour résoudre une problématique précise, de développer une solution et d’en assurer le support. La marque est connue pour son ingénierie, notamment en matière de solutions FPGA. Lattice n’est pas lié à une marque plus qu’une autre et travaillera à résoudre aussi bien un souci de communication entre des serveurs que trouver une solution robuste à intégrer dans un véhicule. Dell, HP, Asus ou Acer peuvent venir frapper à sa porte sans avoir l’impression de financer leur concurrent.

Dis, tu veux bien être mon AMI ?

THL Partners, qui détient actuellement AMI BIOS, semble valider la revente de son poulain puisque le site AMI présente la nouvelle. THL est un groupe d’investissement qui gère un portefeuille de sociétés et dont l’objectif est de réaliser ce type de transaction avec des dividendes quand il est propriétaire et des bénéfices quand il est vendeur.

Dans tous les cas, Lattice promet une approche indépendante vis-à-vis des clients et actuels partenaires d’AMI BIOS. Son objectif est donc simple : profiter d’un outil pour améliorer ses propres services en augmentant la fiabilité et la résilience de son offre d’un côté. Établir de nouvelles marges avec la distribution de BIOS de manière classique pour étendre son chiffre d’affaires de l’autre.

Le LOGO d'AMI

AMI BIOS change de main, mais pas de profil

Rien ne change à priori. La distribution des BIOS ne devrait pas être modifiée et leur développement restera identique. Je pense que ce mouvement rapide en réaction du rachat par Lenovo de son principal concurrent a peut-être été poussé par différents acteurs concurrents. Une idée qui permet de sécuriser justement l’approche neutre de cette dépendance indispensable au monde PC. Insyde, qui développe les BIOS du même nom, reste quant à elle indépendante, basée à Taipei avec des bureaux aux US et à Shanghai.

Difficile de voir si le rachat de Phoenix Technologies par Lenovo provoquera un changement d’attitude de ses concurrents. Si ce mouvement entrainera d’autres acteurs à choisir AMI ou Insyde dans le futur. Dans tous les cas, ces évènements ne devraient pas provoquer de remous techniques de notre côté.

Source : Lattice

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo

Lattice va racheter les BIOS AMI dans une perspective d’indépendance © MiniMachines.net. 2026

Deux navires escortés en 24 heures : le maigre bilan de l’opération américaine «Projet Liberté» dans le détroit d’Ormuz

Avec ce plan militaire défensif, les États-Unis promettaient de rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz. Face aux menaces de riposte de l’Iran, le projet a été suspendu.

© Stringer / REUTERS

Lundi, un navire de Maersk a été escorté par l’armée américaine et extrait du détroit.

«Le football, c’est peut-être mieux !»: Donald Trump dit à une petite fille qu’elle est trop petite pour pratiquer le volley-ball

VIDÉO - Lors d’un événement à la Maison-Blanche sur le retour du Prix du test de forme physique présidentiel pour les enfants, Donald Trump a échangé avec une jeune fille sur sa pratique du volley-ball.

© REUTERS

Donald Trump dit à une petite fille qu’elle est trop petite pour faire du volley-ball.

AceMagic F5A AI 470 : un double choix de mémoire vive

6 mai 2026 à 11:26

Le AceMagic F5A AI 470 est une évolution du modèle Ryzen Strix Point que l’on a recroisé il y a très peu de temps en promo mais qui a été lancé en 2025. Cette nouvelle version diffère avec l’emploi d’un processeur plus récent mais aussi par le choix d’implantation de sa mémoire vive.

AceMagic F5A AI 470

Le AceMagic F5A AI 470 embarque désormais un processeur AMD Ryzen AI 9 HX 470 “Gorgon Point”, tandis que le précédent modèle était équipé de la génération précédente « Strix Point » avec un Ryzen AI 9 HX 370. Deux puces en réalité assez semblables malgré de petites différences techniques. Pour un utilisateur lambda, passer de l’un à l’autre n’entrainera aucun bouleversement majeur. 

Par exemple, le NPU embarqué sur le 470 grimpe à 55 TOPS, le précédent était « limité » à 50 TOPS… Pas sûr que monsieur et madame Tout-le-monde y voient de grosses différences. Les fréquences entre les deux processeurs évoluent quelque peu sur une base commune de 4 cœurs Zen 5 et 8 cœurs Zen 5c pour 24 Threads. La fréquence de base est la même, 2 GHz pour tout le monde mais le mode boost du 370 pour ses cœurs Zen5 atteind 5.1 GHz tandis que le 470 grimpe à 5.2 GHz… Les Zen 5c restent, quant à eux, à 3.3 GHz dans les deux cas. C’est donc une évolution de… 100 Hz en Boost.

Le TDP par défaut est le même à 28 watts, le cache L3 reste à 24 Mo, la gravure est toujours un 4 nanomètres FinFET de TSMC. La seule autre différence est la vitesse de traitement atteinte par le circuit graphique Radeon 890M du HX 470 qui atteint 3.1 GHz pour ses 16 cœurs quand le HX 370 reste à 2.9 GHz. L’évolution la plus significative entre les deux puces est probablement ici, dans ces 200 MHz de différence.

Il faut bien comprendre ici que le HX 470 est une optimisation du HX 370. Autrement dit, à part pour certains usages très spécifiques, aucune raison de préférer l’un à l’autre. Les gains entre les deux puces sont inférieurs à 10% dans les benchmarks et donc encore moins sensibles face à la réalité des usages du quotidien.

La gestion de la température interne est assurée par une double ventilation. Un premier ventilateur prend en charge le processeur et repousse la chaleur vers l’extérieur via un jeu d’ailettes classiques. Un second ventilateur aspire de l’air frais pour refroidir mémoire vive et SSD. La marque indique un fonctionnement silencieux. Pour avoir entendu le précédent modèle monté dans les mêmes conditions, l’usage classique est très sobre. La lecteure d’un film ne met guère la machine sous pression. Par contre, en jeu, l’engin monte assez vite dans les tours et atteind facilement les 40 dB. À noter qu’il n’oscille pas sans arrêt d’une puissance à une autre mais reste plutôt sur des phases de rotation assez longues, ce qui évite de l’entendre changer de rythme en permanence.

LA grosse différence entre les deux minimachines vient en réalité d’ailleurs. AceMagic propose désormais deux versions de son MiniPC dans une combinaison différente. Le modèle « 370 » est sorti avec deux slots SODIMM de DDR5-5600 classique. Il était ainsi vendu en format barebone sans mémoire ni stockage mais également équipé de barrettes et de SSD M.2 dans différents scénarios. Ce qui offrait de la souplesse de commercialisation pour la marque.

Mémoire LPDDR5 et SODIMM DDR5 pour le AceMagic F5A AI 470

Le Acemagic F5A AI 470 change de méthode. La marque propose toujours une version avec deux ports SODIMM de DDR5-5600 qui ne sera vendue que sous forme de barebone. Laissant à l’utilisateur le soin d’ajouter sa mémoire et son stockage ainsi que le système d’exploitation de son choix.

Mais le constructeur proposera également une solution complète avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD au format M.2 2280. Sauf que dans ce second cas, il sera proposé sous la forme de LPDDR5x-8000 soudée directement sur la carte mère, sans possibilité de faire évoluer cette mémoire. Deux cartes mères donc pour faire face à différents scénarios. Je suppose que Acemagic peut orienter la production suivant les demandes. Proposer de la LPDDR5x soudée lui coutera sans doute moins cher et permettra de tirer un peu les prix vers le bas. Et si d’aventure les prix de la mémoire explosent encore un peu plus, il lui restera la possibilité de pousser ses modèles barebones en avant.

Dans les deux options de mémoire, le stockage du AceMagic F5A AI 470 est confié à une solution comprenant trois ports M.2 2280 en NVMe PCIe 4.0 x4. C’est une nuance par rapport au précédent modèle sous AI HX 370 qui ne proposait que deux ports PCIe 4.0 x4. La marque préfère ici pouvoir intégrer plus de stockage. Une probable remontée des utilisateurs qui préfèrent embarquer facilement jusqu’à 6 To de données avec des SSD simple face dans un format qui ne permet pas d’ajouter de stockage SATA 2.5″. On retrouve également un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 monté sur un port M.2 2230 pour une connexion sans fil rapide.

Pas de surprise sur le poste connectique, les deux châssis étant identiques, les ports sont les mêmes. En façade, on retrouve le classique bouton de démarrage, un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-A et un port USB4 avec PowerDelivery et DisplayPort. A l’arrière, c’est également identique avec un Jack d’alimentation, un second port USB4, des sorties vidéo HDMI 2.1 et DisplayPort 2.1, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit, un USB 2.0 Type-A et un USB 3.2 Type-A. Un port OCuLink est toujours présent sur le côté du châssis, caché par un petit opercule de silicone.

Au final, le passage d’une puce à l’autre ne change pas grand-chose pour l’utilisateur lambda à mon avis. Ce modèle est plus rapide et apporte également plus de possibilités de stockage mais d’un point de vue performances, ce n’est pas une évolution majeure.

Au final, ce AceMagic F5A AI 470 est une évolution pragmatique du modèle précédent. Il s’adressera aux mêmes usages et aux mêmes utilisateurs. C’est un MiniPC très complet, efficace et capable de mener à bien la majorité des opérations : du traitement de texte à la création numérique. De la modélisation en 3D au montage de vidéo en passant par le jeu dans des proportions limitées, le web et évidemment le multimédia. À moins de lui adjoindre une carte graphique plus puissante en OCuLink, les usages « temps réel » de la machine seront toujours limités. Les jeux les plus gourmands en 3D par exemple ne pourront pas être aussi fluides que sur un PC classique. Mais ce n’est pas forcément le but rrecherché ici.

Le MiniPC est en prévente sur le site de la marque à 709€ en version barebone. Le code promo ACEFA50 baisse ce tarif à 659€. Le modèle en LPDDR5 tout équipé n’est pas encore listé. Il faudra donc ajouter à cette base de la mémoire SODIMM DDR5 et un stockage M.2 2280 NVMe. Ce qui fera gonfler la note. Cela peut néanmoins avoir du sens pour un utilisateur qui possède déjà ces composants. Les expéditions auront lieu à partir de la fin du mois de mai, depuis un entrepôt européen et avec deux années de garantie. Aucune date ne semble prévue pour la version LPDDR5 pour le moment.

Voir l’offre sur AceMagic.eu

 

AceMagic F5A AI 470 : Barebone 
Mini-Score : B

Mini-Score : B

+ conception originale
+ distribution certifiée
+ larges évolutions techniques possibles
+ performance et pérennité d’usage
+ accès simple aux composants
+ connectique évoluée
+ compatibilité logicielle poussée
+ garanti 2 ans

– Modèle Barebone
– SAV et support en Europe
– audible en calculs lourds (40 Db)

AceMagic F5A AI 470 : un double choix de mémoire vive © MiniMachines.net. 2026

Valve joue la carte de la transparence pour le Steam Controller

6 mai 2026 à 10:15

Comme pour le Steam Deck, Valve capitalise sur les attentes des experts pour renforcer l’image de sa nouvelle manette. La marque veut que vous découvriez le Steam Controller deuxième du nom sous toutes les coutures.

Si vous jouez aux jeux-vidéo depuis des années, vous avez sans doute déjà cassé une manette de jeu ou un joystick. Un bouton qui ne marche plus, un élément qui se détache en interne, un joystick qui dérive ou un câble qui s’arrache. C’est bien souvent un élément mineur et qui serait en théorie facilement remplacable.  Il est souvent possible de réparer ces appareils mais le temps passé par rapport au prix des objets rend l’opération fort peu rentable.

Pourquoi ? Parce que le constructeur a cherché à vous compliquer la vie, dès l’ouverture du produit. Avec des boîtiers thermocollés, des références inexistantes sur ls composants, des têtes de soutien en plastique pensées pour être irattrapables même avec de la super superglue, des éléments noyés sous la colle ou la résine … L’objectif n’est pas l’obsolescence programmée mais de faire en sorte que la réparation demande des heures de travail, du matériel spécifique et beaucoup de compétences techniques.

Et c’est énervant. Très énervant de voir un appareil qui fonctionne très bien par ailleurs, impossible à réparer parce qu’un bête composant à 60 cents coincé sous un bouton ou une gâchette se balade dans le boîtier sans que vous puissiez y faire grand-chose.

Valve joue la transparence avec le Steam Controller

La marque vient de publier les fichiers CAO de son produit, directement sur un gitlab hebergé en interne. Tout y est, la manette en détail et son Puck qui sert à la connecter à une machine. Valve avait fait la même opération avec le Steam Deck en proposant le détail de toute la console. Ce qui a rendu la tâche d réparation beaucoup plus facile. Le site de réparation iFixit a même distribué les composants principaux de la console sur son site : carte mère, enceintes, batterie, écrans et joysticks. Rebelote pour le Steam Controller avec le détail étape par étape pour réparer la manette de jeu, toujours chez iFixit.

transparence technique

Les vis même pas cachées remplacent les vices cachés

En interne, on découvre une manette pensée pour être facilement réaparable. Les composants sont retenus par des vis accessibles, chaque matériel est dûment identifié avec un petit QRCode pour plus de transparence, le contrôle de l’électronique est facilité par des points de contact tous dûment identifiés. Tout est fait pour découvrir facilement chaque panne et remplacer le composant problématique.

On découvre également que les liaisons entre les différents éléments ne sont pas soudées ou noyées sous la colle chaude mais remplacées par des nappes et des connecteurs amovibles. Des détails qui vont amplement simplifier la vie des réparateurs. Il sera possible de changer des éléments techniques complexes sans même avoir à faire chauffer son fer à souder.

Ce « détail » d’une documentation technique complète fait clairement partie du prix de la manette. Le Steam Controller vous donne accès à ses entrailles et permet d’être aussi bien réparé que modifié. Pour être tout à fait transparent, il est également possible de faire ce type d’opération sur une manette de Sony Playsation type Dualsense… Mais le niveau technique nécessaire pour tenter l’opération n’est clairement pas le même.

Le guide d’iFixit pour la manette Sony indique qu’il faut 32 étapes pour changer la carte mère de la manette en indiquant un niveau de difficulté élevé et de 1 à 2 heures de travail, il n’en faut que 13 pour la manette de Valve avec un niveau qualifié de modéré et entre 45 et 60 minutes devant soi. Il est uniquement nécessaire de retirer 7 vis Torx 6 facilement accessibles pour ôter la coque arrière du Steam Controller quand il faut 17 étapes complexes pour accéder au même composant chez Sony.

Ce résultat n’est pas dû au hasard, la volonté du constructeur a été de penser un objet pour qu’il soit facilement réparable : cela a un coût technique de recherche et développement mais également un coût de production. Des éléments qui pèsent sur le prix de la manette de Valve. Reste maintenant à savoir si la marque va commercialiser d’une manière ou d’une autre les composants nécessaires à ces réparations : cartes mères, moteurs, boutons, batterie et autres.

Valve joue la carte de la transparence pour le Steam Controller © MiniMachines.net. 2026

Fêtes de Bayonne : un homme condamné à 19 ans de réclusion pour des coups mortels en 2024

L’accusé, un ancien boxeur de 41 ans au lourd passé judiciaire, était jugé depuis lundi à Pau pour des «violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner» commises sur un homme de 58 ans.

© Aerial Mike / ADOBE STOCK

À l’annonce du verdict, l’accusé a menacé les parties civiles, et sa mère, présente dans la salle, a dû intervenir pour le calmer.

Finistère : suspension «en urgence» d’un élevage  de porcs après un signalement de maltraitances animales

L’association de défense des animaux L214 a diffusé une série de photos et vidéos sur un élevage pouvant accueillir plus de 1600 porcs sur la commune de Lannilis. Une enquête pénale a également été ouverte.

© Aitor Carrera Port√/Westend61 / ADOBE STOCK

Photo d’illustration.

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY

5 mai 2026 à 16:27

Sipersmechatronics, c’est un projet d’une envergure étonnante dans le monde de l’impression 3D. Piloté par un passionné en solo, ce projet consiste à ajouter soi-même un dispositif pour imprimer avec plusieurs filaments sur sa propre imprimante.

On pourrait imaginer des constructeurs industriels capables de proposer cela en ajoutant un ensemble de composants supplémentaires, des moteurs, différents capteurs et toute une mécanique en plus de l’imprimante de base. Mais là où la proposition de Sipersmechatronics est folle c’est qu’il ne s’agit de rien de tout cela. Le projet consiste à ajouter un ensemble d’accessoires purement passifs, sans le moindre bout d’électronique ni le moindre moteur. Le tout imprimé en 3D avec sa propre imprimante.

Le fonctionnement original de Sipersmechatronics 

L’idée de base est de faire des supports de filaments 3D qui vont chacun prendre en charge un matériau et le glisser dans la buse de l’imprimante 3D, une approche classique donc. La trouvaille, c’est d’utiliser pour cette prise en charge non pas un ensemble de moteurs et de capteurs supplémentaires qui vont pousser le filament vers la buse, mais d’exploiter le moteur existant de l’extrudeur pour faire fonctionner ce mécanisme d’entrainement.

Sipersmechatronics

Sipersmechatronics

La tête d’impression de la Bambu Lab A1 propose en effet un arbre de moteur un peu plus long qui fait tourner un petit élément en façade. Cela permet de voir que le moteur, et donc l’engrenage de l’extrudeur, tournent. En supprimant ce « décor » de façade pour le remplacer par un engrenage, la rotation du moteur est exploitable pour  d’autres usages..

Pour changer de filament, l’imprimante stoppe l’impression, retracte le filament utilisé et remonte sa tête pour se positionner précisément sous un des modules de gestion de matériau. Ce faisant, elle ajuste alors un engrenage présent sur la tête dans un autre intégré au châssis pour transmettre un mouvement.

Le moteur de l’extrudeur qui pousse normalement le filament vers la buse est ainsi prolongé pour faire tourner une courroie. Celle-ci est liée à cet autre système d’engrenages qui va, en tournant, déplacer le filament de chaque bobine vers un tube pour le tirer ou le pousser. On peut ainsi rétracter le matériau en place et changer pour un nouveau dans la foulée. Tout cela sans jamais avoir besoin du moindre moteur ni du moindre bout d’électronique. Uniquement un pilotage du moteur existant de l’extrudeur. Le tour de force consiste à donner à l’imprimante la liste des mouvements à effectuer ainsi que le nombre de tours de moteur d’extrudeur à réaliser dans chaque sens.

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée

Les avantages de cette idée sont nombreux puisque le projet Sipersmechatronics promet la gestion de 4 filaments par défaut et jusqu’à 8 avec tubes permettant d’engager deux matériaux différents. L’ensemble est entièrement imprimé en 3D et la seule partie qui ne pourra pas être fabriquée par sa propre imprimante est très accessible. En effet, les tubes PFE qui guident les filaments vers la buse devront être achetés. Pour le reste, il faut du PLA pour le corps et les engrenages et du TPU souple pour la courroie. 

L’ajout de ce kit est totalement reversible, il ne modifie en rien l’usage de l’imprimante de base et peut donc être retiré pour un SAV par exemple. Expérimenter est totalement possible ici. Le pilotage de la solution se fait dans Bambu Studio, le logiciel de découpage de la marque Bambu Lab. des réglages doivent être effectués pour prendre en compte les différents mouvements supplémentaires pour les déplacements de la tête et les mouvements de filaments. 

Pour le moment, seules les Bambu Lab A1 sont concernées par ce développement et la A1 Mini est en cours de finalisation. Le site va proposer l’ensemble des éléments pour parvenir au résultat sous la forme d’un dossier payant : documentation, code, générateur de code nécessaire, fichiers de réglages et évidemment, l’ensemble des fichiers à imprimer. 

Je ne pense pas que cette solution soit la plus efficace possible en termes de déchets de purge ni en temps d’impression. Les mouvements supplémentaires initiés par la manipulation du filament auront sans doute un impact important sur ce dernier poste. Mais je salue l’idée proposée et le résultat annoncé. D’autant que le développeur pense pouvoir adapter son idée à des modules AMS. Ce qui multiplierait encore le nombre de matériaux et coloris possibles.

Je suis assez épaté de la qualité du projet et du travail mené. Il manque encore pas mal d’informations à son sujet mais le résultat est déjà assez incroyable. La complexité de la programmation de l’ensemble, le jeu des engrenages et la prise en charge de l’ensemble des éléments est vraiment un casse-tête spectaculaire. 

Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY © MiniMachines.net. 2026

Rakuten France : une disparition de l’enseigne cet été ?

5 mai 2026 à 14:35

Possible fin de partie pour la plateforme de vente Rakuten France ? C’est un scénario plus que probable qui est en train de se profiler. Je ne sais pas si Rakuten a eu une activité bénéficiaire depuis le rachat d’un PriceMinister déjà déficitaire en 2010. Mais la gestion de la plateforme m’a toujours paru préoccupante.

Minimachines vit en grande partie de l’affiliation et Rakuten France a depuis toujours proposé une généreuse plateforme de ce type. Pourtant, je n’ai que très rarement mis en avant ses offres. Une recherche sur le site ne liste que sept billets mentionnant Rakuten, souvent pour des offres vraiment spécifiques et parfois pour parler e-commerce. Pourquoi ce désamour pour le site ? C’est assez simple. Je n’aime pas son fonctionnement, je n’ai jamais aimé cette place de marché. Trop de problèmes, trop de déboires, trop de permissivité avec des vendeurs qui apparaissent et qui disparaissent du jour au lendemain. Des garanties qui s’évanouissent, un service client qui ne répond pas et surtout, surtout, une concurrence qui fait aussi bien voir mieux.

Parfois des prix « Rakuten » sont plus intéressants que les prix des concurrents. Cela ne joue jamais à grand chose. 1, 2 ou 5€ de moins sur des factures de 300€. J’ai passé l’âge de me dire que je vais acheter un truc chez un vendeur de place de marché pour le payer 278€ au lieu de 279€ chez une boutique à laquelle je suis habitué. Et, apparemment, je ne suis pas le seul.

Rakuten France pullule de produits illégaux

Rakuten France pullule de produits illégaux

Rakuten France ou la course au prix cassé

Le problème de Rakuten France, c’est qu’ils n’ont rien construit. La marque n’a pas de réputation pour sa place de marché. Ou plutôt, sa réputation n’est pas glorieuse. Malgré d’excellentes positions dans divers médias, une marque forte dans le sport, la réputation des excellentes liseuses Kobo et la force d’une plateforme publicitaire avec un gros réseau, tout ce que l’on retient de Rakuten France en tant que place de marché n’est pas glorieux. Sa seule force était ses tarifs et si je parle au passé, c’est parce qu’à jouer sur les prix, l’enseigne s’est faite doubler par de nouveaux acteurs. Ce que Rakuten appelle un marché en « rapide mutation » est en réalité la trace d’une marque qui n’a pas su fidéliser ses clients.

En ne jouant que sur les prix, soit en direct, soit en proposant des offres de cashback, Rakuten France a tenté de court-circuiter les magasins traditionnels. Tant et si bien que ces magasins ont fini par s’en servir comme plateforme publicitaire et secondaire pour écouler leurs produits : Darty, Auchan, Intermarché, Décathlon, Zalando, LIDL, Carrefour et bien d’autres ont fini par poser leurs valises chez le vendeur… via la plateforme publicitaire de la marque. Probablement pour  essayer de sauver les meubles.

Proposer un site de vente dont la promesse est de faire des économies en achetant ailleurs est tout de même une révolution dans le commerce…

Depuis PriceMinister la marque n’a pas bougé. Elle est restée ce qu’elle est : un casseur de prix ne fournissant qu’un maigre service. Et la clientèle n’a aucune raison de préferer ce type d’enseigne à une autre si le seul argument est le prix d’achat. Impossible de retenir un client si la seule stratégie est d’être un euro moins cher. Il suffit que le concurrent soit au même niveau pour vous battre. Fautes de marges, la plateforme a continué à perdre beaucoup d’argent sans sembler vraiment compter changer de stratégie.

Et sans changer ses méthodes de marketing abusées de toutes parts. Un exemple « d’aventure » personnelle que j’ai eue avec Rakuten fut assez édifiant. Je cherchais en 2023 un jeu de société d’occasion sur LeBonCoin et je tombe sur un article neuf à prix « cassé ». Je contacte le vendeur qui m’explique tout simplement qu’il peut me générer des codes Rakuten proposant 10€ de réduction sur le site. Il faut simplement avoir un email jamais utilisé. Lui empoche une affiliation parce qu’il apporte de « nouveaux clients » à la plateforme. L’acheteur économise 10€… Et le site perd probablement une fortune. Surtout qu’au vu du profil du vendeur LeBonCoin, sa stratégie touchait plusieurs dizaines de références où il se « placait » mieux que les produits d’occasion. Un gouffre de pertes possible probablement exploité de manière industrielle.

Le « Cash-Back » ou la verroterie du XXIe siècle

Un des gros arguments de la plateforme. Le Cash-Back, est une solution qui permet de cumuler des points qui vont se transformer en remise. Pratique classique des magasins qui veulent retenir leur clientèle, du supermarché au vendeur de pizza, c’est également une stratégie limitée. Chaque achat sur Rakuten France rapporte des « points » qui vont pouvoir être monnayés pour de futurs achats.

L’idée est à peu près toujours la même. Le vendeur de pizza s’assure que vous n’irez pas chez un concurrent en tamponnant votre petite carte de fidélité. Le supermarché veut que vous poussiez toujours ses caddies. Rakuten France transforme une fraction de sa marge sur certains produits en remises sur ses rayons. L’idée étant comme toujours d’attraper des clients en leur faisant miroiter de formidables baisses qui se traduisent en réalité péniblement par quelques maigres pourcents de moins sur un total qui n’est alors plus analysé.

1% de cash back !

1% de cash back ! Wow !

En générant 5€ de remise en cash-back, le magasin en ligne crée des œillères au client qui sera moins sujet à l’analyse et à la comparaison de prix. Il voudra un retour sur investissement, pressé par un email lui expliquant la prochaine limite de validité de ses avantages. Il paiera ainsi peut-être un produit remisé plus cher que chez un concurrent ou achètera un produit dont il n’a pas besoin pour ne rien « perdre ».

Évidemment des « baisses » de 10 ou 20% sur vos achats au travers d’une génération de Cash-back ne sont pas financièrement possibles. Les 10% promis étant exploitables de manière universelle sur le site, ils reviennent à financer des concurrents dans la majorité des cas. Si vous vendez une perceuse avec 20% de remise en cash-back, il y a peu de chance que l’acheteur se serve de ce cadeau pour en acheter une seconde le mois suivant. Aussi les remises sont en général « rattrapées » par les prix de base. Comme les vendeurs étrangers intègrent le prix des frais de port dans leurs tarifs, le  Cash-Back est en réalité souvent intégré dans le prix de vente de base des produits.

 

Une érosion massive de trafic

Les chiffres donnés par la direction sont édifiants : « Le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur cette même période », indique-t-elle. Une Bérézina qui montre que cette course aux prix n’est pas une excellente stratégie. Surtout que pour la tenir, Rakuten a ouvert ses portes aux pires vendeurs possibles. 

Entre ceux qui proposent des EDPM illégaux capables de grimper à 70 Km/h sans aucun certificat de conformité, le marché gris de licences, les annonces de produits rocambolesques, les produits non conformes et le Dropshipping déguisé, la plateforme a tout fait pour échauder ses clients. Quelle surprise pour un acheteur lambda de découvrir que le matériel commandé à un vendeur « français » a en fait été expédié de Chine, taxes à l’appui. Quelle stupeur de voir que le produit reçu hors-service n’a droit à aucun SAV car la boutique qui l’a expédié a tout simplement disparu. Quel choc pour un client de constater l’étendue de l’imagination de différents profils de vendeurs pour vendre des produits pas adaptés à notre pays.

Il est facile de comprendre pourquoi Rakuten a vu sa clientèle disparaitre. Un acheteur échaudé ne va pas retenter l’expérience deux fois. Sur les forums et autres groupes où je traîne, la proposition d’un produit sur Rakuten se solde toujours de la même façon. Suite à la proposition d’un lien c’est en général toujours en gros la même remarque qui est faite : « Rakuten, merci mais non merci. »

Rakuten France

Rakuten France

Rakuten France à la recherche d’un repreneur

L’idée qu’un repreneur puisse surgir et sauver le site In-extremis semble compromise. Il y aura peut être quelques offres farfelues pour tenter de reprendre quelques éléments de l’enseigne. Certains s’intéresseront sans doute à son carnet d’adresse même s’il est disponible sur le Dark Web… Mais je ne vois pas l’intérêt de sauver le site dans l’état. Les plateformes de e-commerce sont nombreuses, les places de marché encore plus. 

Si personne ne se porte acquéreur, l’enseigne fermera sans doute ses portes cet été.

Rakuten France : une disparition de l’enseigne cet été ? © MiniMachines.net. 2026

Londres : nouvel incendie contre une ancienne synagogue, après une série d'attaques antisémites

Les flammes ont causé ce mardi des dégâts mineurs au portail du bâtiment situé à Londres et n’ont pas fait de blessé.

© Jack Taylor / REUTERS

Des Juifs se tiennent près d’un cordon de police sur les lieux d’un incendie dans un immeuble résidentiel dans le quartier de Stamford Hill à Londres, en Grande-Bretagne, le 30 avril 2026.

Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve

5 mai 2026 à 10:35

Impossible de savoir si le stock du Steam Controller était important ou non, seule certitude, entre le moment de sa mise en vente et le moment où il est passé en rupture, ça n’aura pas duré longtemps.

Steam Controller

Cela ne veut pas dire que le stock de la manette était trop limité, les chiffres de Steam sont régulièrement colossaux, avec très souvent des millions de joueurs simultanés sur la plateforme. La marque a ici employé tout son savoir-faire marketing pour mettre en avant son produit et si les taux de transformation mis en place pour les alertes de sorties de jeu fonctionnent aussi bien avec son matériel, ce sont probablement des centaines de milliers de clients potentiels qui ont reçu un message les prévenant de la disponibilité du Steam Controller au même moment.

Il est possible que la quantité de manettes écoulées en quelques minutes corresponde à la totalité du nombre de manettes d’une marque classique en un trimestre. Début janvier, plus de 40 millions de joueurs étaient connectés en simultané sur Steam. Des millions de Steam Decks ont été vendus et de nombreux utilisateurs ont installé des systèmes comme Bazzite sur des PC de salon pour retrouver l’écosystème de SteamOS. Si un très faible pourcentage de ces clients potentiels ont décidé de passer commande, les ventes ont un potentiel colossal.

Le stock a donc immédiatement fondu, avec la patience d’un flocon de neige sur une poêle bien chaude. Valve avait annoncé un stock « conséquent », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Mais si un million de personnes se connectent pour acheter une manette, ou juste pour voir si le stock est bien réel, aucun entrepôt rempli à ras-bord n’aurait pu faire face à un tel appétit.

Cette vidéo hypnotisante présentait comment Valve avait géré la production de sa première manette Steam. Impossible de savoir si aujourd’hui la marque a décidé de fabriquer ses manettes ou a confié la production à un sous-traitant. Rassuré sur ses ventes, la production pourrait repartir à la hausse et les stocks revenir dans le vert assez rapidement. L’éditeur communiquera peut être, avec des chiffres sur ses ventes pour ce bref moment de commercialisation. C’est en tout cas un excellent ballon d’essai pour Valve qui va sans doute être rassuré sur l’appétit actuel de sa plateforme. Un bon moyen de prendre la température avant la toujours très hypothétique sortie de sa Steam Machine. C’est également un excellent moyen marketing. La première salve a disparu d’un claquement de doigt, si vous tenez a obtenir une manette, il ne faudra pas trop traîner lors de sa remise en stock.

Steam Controller

Le Steam Controller fantôme

Le Steam Controller montre que le marché ne sera pas tendre en 2026-2027

C’est un point important à prendre en compte, il me semble. La manette a été jugée trop chère par de nombreux commentateurs qui ne voyaient pas là un investissement intéressant. C’est un point de vue parfaitement défendable et qui a du sens pour beaucoup de monde. A 99€ pièce, la manette est plus de quatre fois plus chère qu’une solution sans fil très correcte comme la Gamesir Nova 2 que j’utilise et qui fonctionne admirablement bien. Et pourtant, la manette de Valve est partie sans problème.

C’est un élément assez clair désormais sur le marché informatique. Les prix élevés ne font plus fuir tout le monde. On l’a vu lors de la crise des cartes graphiques avec le COVID, les prix avaient beau avoir totalement explosé sur les puces les plus puissantes, des acheteurs faisaient toujours la queue pour se les procurer. Aujourd’hui plusieurs constructeurs m’indiquent que le seul frein sur les ventes n’est pas lié au tarif mais à la disponibilité des composants. Malgré des prix en nette hausse, quasiment tout ce qui est proposé est vendu.

À 99€ pièce, la manette Steam Controller paraissait trop chère pour certains, tout comme la mémoire vive ou le stockage paraissent excessivement onéreux pour d’autres. Pourtant les produits se vendent sans problème. Les « tièdes », ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas d’un investissement sont en réalité « ceux qui ont le choix de ne pas le faire » m’explique un commercial d’une grande marque de PC. Les autres, les entreprises, les industriels, mais aussi les particuliers qui subissent une panne ou qui ont le jeu comme loisir principal, ne regardent finalement pas trop à la dépense. Ce qui, évidemment, n’incitera pas les constructeurs à baisser leurs tarifs quand ils le pourront.

Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve © MiniMachines.net. 2026

Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ ?

5 mai 2026 à 09:44

Mise à jour de prix : passage de 349€ à 299€.

Billet original : La mode est aux vidéoprojecteurs compacts et mobiles, des outils que l’on va balader de pièce en pièce suivant ses besoins. Le ETOE Seal Pro propose ce type d’usage avec une belle luminosité, un décodage UltraHD et une image 1920 x 1080 pixels.

 ETOE Seal Pro

ETOE Seal Pro

Salon, chambre ou salle de jeu, les vidéoprojecteurs mobiles sont devenus des alliés plus courants au fur et à mesure que leurs tarifs ont baissé. Le ETOE Seal Pro rejoint ce mouvement avec un prix plus élevé que des solutions entrées de gamme, mais des atouts intéressants dans son fonctionnement. D’abord sur la forme, l’objet est pensé pour être mobile avec une anse de transport qui servira à le déplacer de pièce en pièce facilement. Le cœur de l’appareil comme son optique sont également scellés pour ne pas être sensibles à la poussière. Le ETOE Seal Pro propose par ailleurs des enceintes intégrées Dolby Audio en 2 x 10 watts pour une prise en charge du son totalement autonome. 

S’ajoutent à cela des fonctions de lecture multimédia complètes avec une certification Android TV 11.0 et une prise en charge des DRM lui ouvrant la porte à des programmes variés : Netflix, Prime Vidéo, Youtube, Disney+, HBOmax ou Hulu sont lus sans souci. Une compatibilité avec les fonctions Chromecast et Google Assistant est aussi de la partie et il sera possible de télécharger des applications présentes sur le magasin Google : VLC, Plex, Kodi, Molotov ou autres.

L’image projetée est en FullHD mais la lecture de programmes UltraHD est possible, ils seront simplement adaptés à la bonne définition. Les contenus HDR sont pris en charge et la projection est assurée avec une riche luminosité de 1000 nits. La marque annonce une diagonale maximale de 200 pouces ce qui est par expérience la limite extrême de ce type de solution. En réalité, pour une image nette et efficace, il vaut mieux rester dans des diagonales plus sobres de 150 à 160 pouces au maximum et la marque indique proposer la meilleure image en 100″ ce qui est déjà énorme par rapport à un téléviseur classique.

Des fonctions de zoom permettent par ailleurs d’ajuster l’image à 50% de sa taille au besoin pour adapter facilement le positionnement du projecteur sans avoir à le reculer ou le rapprocher de la surface de projection. Le réglage du focus et de la correction trapézoïdale sont automatiques avec un réglage manuel au besoin. La correction des angles peut se faire automatiquement jusqu’à 40°. L’usage d’un écran de projection est évidemment recommandé, mais avec 1000 ANSI Lumens, la projection est suffisamment lumineuse pour ne pas en avoir systématiquement besoin.

L’objet en lui-même embarque un SoC Mediatek 9630 avec un circuit Mali G52. Une puce pensée pour ce type de dispositif vidéo avec quatre cœurs Cortex A53 à 1.5 GHz et des capacités de décodage complètes : les formats AV1, AVS2, HEVC, VP9 et H.264 sont gérés nativement. Le SoC est accompagné par 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage de base et il est intégré dans un châssis qui mesure 25.7 cm de haut sur 19.2 cm de large et 17.8 cm de profondeur. Son poids est de 4.7 Kg.

Une connexion sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 est disponible et différents connecteurs sont visibles à l’arrière du châssis : Un jack d’alimentation, un USB 2.0 pour embarquer des clés ou autres avec vos propres contenus, une entrée HDMI 2.1 pour lui brancher une console, un PC ou autre. Un port Jack audio 3.5 mm pour déporter le signal vers des enceintes ou un ampli, mais qui fait également office d’entrée A/V pour un vieil appareil (limité en 480p si mes souvenirs sont bons). La télécommande livrée exploite le Bluetooth afin de dicter des ordres à la machine ou de faire des recherches plus facilement.

L’utilisation directe via une interface située au-dessus du projecteur est aussi possible. Bref, on retrouve un petit vidéoprojecteur facile à balader, facile à installer, lumineux et autonome pour la gestion d’un son spatialisé. Parfait pour venir squatter une chambre, projeter un film dans le salon ou servir d’écran de jeu géant pour une soirée entre amis. Connecté à un PC portable, une console ou même en direct à un smartphone avec ses fonctions de partage Chromecast ou sa lecture autonome sur USB, c’est un engin aux multiples possibilités.

Il est sorti à 349€ et baisse aujourd’hui à 299€ chez Geekbuying. Stocké dans des entrepôts Français, il sera chez vous très rapidement après votre commande sans frais de port. La marque ETOE n’est pas très connue en Europe mais propose de nombreux projecteurs de ce type avec de très bons retours.

Voir l’offre chez Geekbuying

Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo

5 mai 2026 à 09:27

On ne connait pas le montant du rachat de Phoenix Technologies par Lenovo mais le changement est stratégique pour le constructeur. La marque Phoenix est l’un des rares développeurs de BIOS/UEFI du marché avec AMI et Insyde. Ce groupe restreint détient les clés du dialogue initial des PC avec les systèmes d’exploitation. Le BIOS étant, en quelque sorte, la « cartographie » du matériel embarqué dans votre PC qui se dévoile au démarrage.

Phoenix Technologies, c’est un vieil acteur du monde PC. La marque existe depuis la fin des années 70 et a développé de nombreuses innovations  indispensables aujourd’hui. Avec des dizaines de brevets en poche, des marques fortes et des développements majeurs comme SecureBoot qui pilote la sécuité des solutions UEFI, mais aussi des fonctionnalités de pilotage de serveur (ServerBMC) ou la sécurité du code même des BIOS/UEFI (FirmCare). C’est également un acteur majeur dans le développement et la gestion et la certification de l’UEFI.

Enfin, ces dernières années, la société a mis son savoir faire au service d’industriels du monde de l’IA. Développant les BIOS de solutions embarquées dans des datacenters autour de puces à faible coût énergétique pour l’IA tout en gardant un pied dans le monde industriel en proposant des adaptations de ses technologies à des solutions embarquées.

Phoenix Technologies

Lenovo, premier client de la marque ?

Pour Lenovo, acheter Phoenix Technologies est un moyen de concentrer un peu plus son savoir-faire. La marque ne coupera probablement pas les ponts avec ses autres clients mais en rachetant les brevets et les hommes, le constructeur s’offre les moyens de développements sur mesure tout en évitant de devoir passer à la caisse pour chaque machine vendue.

Phoenix Technologies gagne de l’argent sur chaque BIOS installé, une somme dérisoire mais multipliée par des millions d’unités chaque année pour le numéro un mondial de cette industrie. Chaque trimestre, des dizaines de millions de PC Lenovo ne paieront plus leur dîme pour simplement pouvoir démarrer. C’est également un moyen intéressant pour développer des outils pour le futur. Et la marque en a le potentiel.

Luca Rossi, président de la section « Intelligent Devices » de Lenovo indique que cette internalisation va permettre au constructeur de proposer un meilleur contrôle sur son matériel. Proposer une sécurité accrue et affiner les capacités de ses machines. La marque Phoenix Technologies est partenaire de Lenovo depuis plus de vingt années. Les deux entreprises se connaissent bien et on imagine que le scénario de ce rapprochement dans la même structure a été pesé sous tous ses aspects.

Outre la possibilité de proposer des BIOS adaptés aux enjeux de l’IA locale, on imagine des développements permettant d’allouer un maximum de mémoire vive pour les circuits graphiques par exemple, au delà des actuelles propositions des développeurs. 

Phoenix Technologies est le premier… et le dernier ?

Difficile de faire de même pour les concurrents dorénavant. Phoenix Technologies a été le premier de ces développeurs sur lesquels comptent les industriels du monde informatique à se faire racheter, mais il est quasi impossible qu’un autre suive la même voie. On imagine assez mal qu’un développeur de BIOS comme AMI ou Insyde puisse tomber désormais dans l’escarcelle de Dell ou HP. Et c’est un élément majeur de ce rachat.

C’est un excellent moyen pour le fabricant et le gouvernement Chinois de récupérer une entité qui lui est absolument indispensable. Entité qui pourrait faire partie d’une salve de restrictions techniques ou commerciales imposée par son grand rival de l’autre côté du Pacifique. On a vu en octobre dernier que le gouvernement Chinois poussait sa propre solution de gestion en remplacement de l’UEFI avec la technologie UBIOS. En empochant Phoenix Technologies, Lenovo dispose d’une alternative complète à ce premier mouvement. On imagine facilement que l’administration Américaine pourrait faire pression sur ce type de point névralgique, en mettant des restrictions sur les exportations de BIOS et les partenariats, pour paralyser Lenovo et toute l’économie informatique Chinoise. C’est désormais chose impossible.

On aurait eu du mal à imaginer qu’après 20 ans de partenariat, Lenovo rachète AMI. La marque, dont le nom est littéralement American Megatrends, restera donc américaine. Et restera absolument neutre. Et puis, l’image du phoenix correspond sans doute beaucoup mieux à l’imaginaire et à la culture chinoise. L’idée de cet oiseau qui renait de ses cendres est, littéralement, née en Asie.

Source : Lenovo

Phoenix Technologies passe aux mains de Lenovo © MiniMachines.net. 2026

« Le premier d’une série noire » : le procès très attendu d’un ancien animateur périscolaire s’ouvre ce mardi

Un animateur d’une école du 11e arrondissement de Paris est jugé ce mardi pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur des jeunes filles de 9 et 10 ans.

© Сергей Храмов - stock.adobe.com

Les familles de neuf enfants, âgées de 9 et 10 ans au moment des faits, ont déposé plainte.

Narcotrafic : détenu aux États-Unis, «El Chapo» demande son transfert au Mexique

Le narcotrafiquant mexicain Joaquin Guzman a demandé aux autorités judiciaires américaines son transfert vers le Mexique, dans des lettres enregistrées lundi dans le système d’information judiciaire fédéral.

© Mirko Vitali / ADOBE STOCK

L’ancien cofondateur du cartel de Sinaloa purge actuellement sa peine dans une prison de très haute sécurité au Colorado. 

États-Unis : des croix gammées peintes sur des maisons et des synagogues à New York

«Plusieurs synagogues et maisons privées du Queens ont été vandalisées dans la nuit avec des croix gammées et d’autres graffitis antisémites», a confirmé Julie Menin, présidente démocrate du conseil municipal de New York.

© PhotoSpirit / ADOBE STOCK

Photo d’illustration.

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

4 mai 2026 à 16:30

C’est la fuite classique. Le Ryzen AI Max+ PRO 495 apparaît au détour d’un test de performance Passmark publié en ligne. On découvre une puce « Refresh » qui ne change pas grand chose par rapport aux solutions actuellement commercialisées par AMD. A quelques petits détails près.

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 ressemble donc énormément aux puces Strix Halo actuelles avec quelques petits bonus techniques. On reste sur une architecture Zen 5 semblable à celle des Ryzen AI Max+ PRO 395. 16 Coeurs, 32 Threads et un circuit graphique Radeon 8065S et des fréquences juste un poil boostées par rapport aux puces actuelles. On passe de 3.0 GHz de base et 5.1 GHz en Boost sur les 395 à 3.1 et 5.2 GHz sur les 495. En pratique, peu de différence en termes de performances de calcul brut. Les tests Passmark évoquent un gain de 3% en monocœur et 4 % en multicœur…

Ryzen AI Max+ PRO 495

Ryzen AI Max+ PRO 495

Rien de neuf à se mettre sous la dent ?

L’évolution de cette puce Ryzen AI Max+ PRO 495 s’explique entièrement par la manière dont le marché se structure pour 2026-2027. AMD sait pertinemment qu’en termes de PC grand public classique, les années à venir seront catastrophiques. Il ne sert à rien de proposer des processeurs radicalement nouveaux. Le public ne pourra probablement pas en profiter. Autant garder de nouvelles fonctionnalités pour un futur où le marché sera plus sage et plus accessible.

Les puces AMD Strix Halo

Les puces AMD Strix Halo actuelles

Ce qui a des chances de fonctionner pour les trimestres qui viennent par contre, c’est l’IA. Et en particulier le développement de solutions locales. Choses dans lesquelles les Ryzen AI Max+ PRO 395 montrent d’excellentes capacités actuellement. La puce Strix Halo est certes sortie pour équiper des ordinateurs portables haut de gamme, mais a fini par devenir un véritable moteur d’IA locale. Et c’est sur cette voie qu’AMD capitalise

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 enfonce le clou de l’IA.

Cela peut sembler totalement contre-intuitif au vu des tarifs actuels mais la nouvelle puce d’AMD vise précisément des configurations aux énormes capacités mémoire. Si les puces Strix Halo ont pu séduire des utilisateurs d’IA locale, c’est parce qu’ils permettent de piloter jusqu’à 128 Go de LPDDR5x et d’en allouer la grande majorité à leur circuit graphique Radeon. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est quasiment impossible de trouver une puce Strix Halo qui ne soit pas épaulée par défaut de 128 Go de mémoire soudée.

Le Ryzen AI Max+ Pro 495 pousse l’aventure encore un peu plus loin avec un maximum de mémoire qui pourra atteindre 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. 8 modules de 24 Go semblent exploités autour de la puce. Cela va permettre de piloter des LLM plus importantes et donc d’optimiser encore les capacités de la plateforme. Car, contrairement aux joueurs essorés par les prix actuels des composants, les personnes interessées par ces usages n’ont pas les mêmes limites budgétaires. PME, laboratoires, chercheurs, ceux qui veulent une IA locale pour travailler ou développer des outils vont voir les machines sous Ryzen AI Max+ PRO 495 comme un investissement et non pas comme une dépense.

Évidemment, l’arrivée de ce genre de puces hyper gourmandes va pousser les marques à développer des machines toujours mieux équipées en mémoire. Et comme il s’agit de mémoire soudée à la carte mère, elle sera preinstallée par défaut. Un détail qui ne risque pas d’émélioer la situation de tension actuelle mais qui, au contraire, pourrait la rendre encore un peu plus tendue. 

Les grandes marques se sont en effet laissées surprendre par cet usage quelque peu détourné des puces Strix Halo. Gageons qu’elles ne rateront pas le train pour les Ryzen AI Max+ PRO 495.

Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale © MiniMachines.net. 2026

❌