Vue normale

« Il faut aller sur la Lune avant SpaceX » : la rivalité entre Elon Musk et Jeff Bezos repart de plus belle dans l’espace

RÉCIT - Depuis deux ans, Blue Origin, la société spatiale du fondateur d’Amazon, effectue une remontada sous la houlette de son nouveau dirigeant. Les deux milliardaires de la tech se lancent à nouveau des piques par réseaux sociaux interposés.

© Illustration : Elodie Mézière / Photos : AFP, Liesa Johannssen-Koppitz/Bloomberg, Adobe Stock

En un peu plus de deux ans, Jeff Bezos s’est aligné face à SpaceX dans la quasi-totalité des domaines.

L'intelligence artificielle coûte désormais plus cher que les salariés

9 mai 2026 à 11:28
Je l'avais dit, hein, que l'IA était vendue fortement à perte jusqu'à présent ? Maintenant que les investisseurs commencent à refermer le robinet du fric, les boîtes d'IA augmentent les prix.
C'était tellement téléphoné. Je veux dire: Si votre boîte perd de l'argent même sur les abonnements à 200$ par mois, comment ça peut être rentable ?
Le prix de tokens n'ont pas fini de grimper.
(Permalink)

Guerre commerciale : pourquoi les Européens n’ont toujours pas ratifié l’accord de l’été 2025 avec les États-Unis

ANALYSE - Donald Trump met l’UE sous pression en menaçant d’augmenter les droits de douane sur les voitures, si l’accord n’est pas ratifié d’ici au 4 juillet. Un dialogue de sourds.

© Maros Šefčovič /Réseau Social X

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer (à gauche), et Maros Sefcovic, à Paris, mardi 5 mai 2026.

Les prix de l’électricité passent en négatif en France, faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ?

DÉCRYPTAGE - Le week-end du 1er mai, les prix de gros de l’électricité se sont effondrés, jusqu’à tomber à -500 euros du mégawattheure. De quoi relancer le débat sur les surcapacités de production.

© Elsa Bembaron

Les éoliennes au large de l’île d’Yeu, un parc Ocean Wind (une coentreprise Engie-EDP)

Énergie : une première avancée pour le gigantesque gazoduc à hydrogène entre Barcelone et Marseille

DÉCRYPTAGE - Les réunions publiques débutent dans le sud de la France. Ce projet doit permettre à l’Europe de profiter de l’hydrogène vert espagnol.

© Manon Cruz / REUTERS

Le gazoduc à hydrogène arrivera sur le port de Fos-sur-Mer. 

Amalgames, erreurs, démagogie : TotalEnergies et les politiques, le festival des contrevérités

DÉCRYPTAGE - Depuis la guerre en Iran et ses conséquences sur les prix des carburants, la compagnie pétrolière est devenue le sujet numéro un du débat politique français.

© MANDEL NGAN / AFP

Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies SE, lors de la conférence Semafor sur l’économie mondiale à Washington, DC, le 13 avril 2026.

IA, réglementation européenne... Comment les Français vont être mieux protégés contre les arnaques au virement

DÉCRYPTAGE - Ces escroqueries sont en plein essor. À partir du 7 mai, les banques pourront consulter un fichier centralisé afin de détecter les fraudes.

© Pungu x / ADOBE STOCK

En 2024, ces fraudes avaient déjà coûté 350 millions d’euros aux Français au total.

☕️ Amazon ouvre sa machine logistique à toutes les entreprises

6 mai 2026 à 07:28


Le petit monde de la logistique compte un nouvel acteur, et pas des moindres : Amazon a en effet annoncé que son infrastructure de distribution mondiale peut maintenant être utilisée par n’importe quelle entreprise, y compris si elle ne vend rien sur Amazon. Rude concurrence pour UPS, DHL ou encore FedEx.

Amazon espère refaire le coup d’AWS. La plateforme d’hébergement en ligne avait été lancée en 2006, d’abord pour moderniser l’infrastructure interne du géant du e-commerce. Elle s’est ensuite ouverte à d’autres entreprises, avec le succès que l’on sait : AWS est aujourd’hui un des plus grands fournisseurs infonuagiques au monde.

Avec Amazon Supply Chain Services (ASCS), le mastodonte états-unien reprend la même stratégie, mais pour la logistique. Amazon exploite une gigantesque flotte comptant plus de 100 avions, 80 000 camions, 24 000 containers, un système d’approvisionnement et de distribution de premier plan, sans oublier la livraison du dernier kilomètre assurée par ses bons soins ou par des livreurs tiers.

Image : Amazon

Jusqu’à présent, ce réseau était au service d’Amazon et des vendeurs tiers de sa boutique. Depuis 2006, plus de 80 milliards d’articles provenant de vendeurs indépendants ont transité par la gestion logistique des commandes d’Amazon (préparation, emballage, expédition, gestion des retours), des opérations complexes et coûteuses sur le plan opérationnel quand on est un vendeur solo.

Avec le temps, le groupe a ajouté de nouveaux services de transport, de dédouanement, de stockage en gros et de distribution sur plusieurs canaux de vente. « Les vendeurs qui utilisent ces solutions de bout en bout enregistrent des ventes supérieures d’environ 20 % », affirme Amazon. 

Le groupe a annoncé l’ouverture d’ASCS aux entreprises de toutes tailles et de tous types (santé, automobile, industrie, commerce de détail…), pas besoin de vendre quoi que ce soit sur Amazon. Ce sont de nouvelles capacités de fret, de distribution et de livraison qui vont concurrencer celles des autres poids lourds du secteur.

Plusieurs clients utilisent déjà des services d’ASCS : Procter & Gamble fait transporter des matières premières vers ses sites de production, puis les achemine à travers son réseau de distribution ; 3M se sert du fret Amazon pour déplacer ses produits depuis ses sites de production vers les centres de distribution.

Selon le cabinet d’études Grand View Research, le marché mondial de la logistique au sens strict (transport, entreposage et distribution des marchandises) pèse près de 4 000 milliards de dollars, et il pourrait frôler les 6 000 milliards en 2030. Si tout le monde en connait les principaux représentants, le marché est en fait très fragmenté, avec des milliers d’acteurs locaux et régionaux. L’arrivée d’Amazon, avec sa puissance de feu, a toutes les allures d’un chien au milieu d’un jeu de quilles.

☕️ Amazon ouvre sa machine logistique à toutes les entreprises

6 mai 2026 à 07:28


Le petit monde de la logistique compte un nouvel acteur, et pas des moindres : Amazon a en effet annoncé que son infrastructure de distribution mondiale peut maintenant être utilisée par n’importe quelle entreprise, y compris si elle ne vend rien sur Amazon. Rude concurrence pour UPS, DHL ou encore FedEx.

Amazon espère refaire le coup d’AWS. La plateforme d’hébergement en ligne avait été lancée en 2006, d’abord pour moderniser l’infrastructure interne du géant du e-commerce. Elle s’est ensuite ouverte à d’autres entreprises, avec le succès que l’on sait : AWS est aujourd’hui un des plus grands fournisseurs infonuagiques au monde.

Avec Amazon Supply Chain Services (ASCS), le mastodonte états-unien reprend la même stratégie, mais pour la logistique. Amazon exploite une gigantesque flotte comptant plus de 100 avions, 80 000 camions, 24 000 containers, un système d’approvisionnement et de distribution de premier plan, sans oublier la livraison du dernier kilomètre assurée par ses bons soins ou par des livreurs tiers.

Image : Amazon

Jusqu’à présent, ce réseau était au service d’Amazon et des vendeurs tiers de sa boutique. Depuis 2006, plus de 80 milliards d’articles provenant de vendeurs indépendants ont transité par la gestion logistique des commandes d’Amazon (préparation, emballage, expédition, gestion des retours), des opérations complexes et coûteuses sur le plan opérationnel quand on est un vendeur solo.

Avec le temps, le groupe a ajouté de nouveaux services de transport, de dédouanement, de stockage en gros et de distribution sur plusieurs canaux de vente. « Les vendeurs qui utilisent ces solutions de bout en bout enregistrent des ventes supérieures d’environ 20 % », affirme Amazon. 

Le groupe a annoncé l’ouverture d’ASCS aux entreprises de toutes tailles et de tous types (santé, automobile, industrie, commerce de détail…), pas besoin de vendre quoi que ce soit sur Amazon. Ce sont de nouvelles capacités de fret, de distribution et de livraison qui vont concurrencer celles des autres poids lourds du secteur.

Plusieurs clients utilisent déjà des services d’ASCS : Procter & Gamble fait transporter des matières premières vers ses sites de production, puis les achemine à travers son réseau de distribution ; 3M se sert du fret Amazon pour déplacer ses produits depuis ses sites de production vers les centres de distribution.

Selon le cabinet d’études Grand View Research, le marché mondial de la logistique au sens strict (transport, entreposage et distribution des marchandises) pèse près de 4 000 milliards de dollars, et il pourrait frôler les 6 000 milliards en 2030. Si tout le monde en connait les principaux représentants, le marché est en fait très fragmenté, avec des milliers d’acteurs locaux et régionaux. L’arrivée d’Amazon, avec sa puissance de feu, a toutes les allures d’un chien au milieu d’un jeu de quilles.

☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur

5 mai 2026 à 14:14


Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur

5 mai 2026 à 14:14


Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

Festival de Cannes : «France TV a passé un contrat de 2,5 millions d’euros avec Brut, c’est exorbitant», s’insurge un syndicaliste

LE FIGARO TV - Après l’adoption par 12 voix contre 10 du rapport de la commission d’enquête, Charles Alloncle propose une série de propositions pour réformer en profondeur l’audiovisuel public. Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC-Audiovisuel, revient sur ces mesures dans Points de Vue.

© Le Figaro TV

Jean-Jacques Cordival

Après 3 ans d’IA générative, un marché de l’emploi des développeurs touché mais pas coulé

4 mai 2026 à 16:09
Moins de juniors = moins de futurs seniors
Après 3 ans d’IA générative, un marché de l’emploi des développeurs touché mais pas coulé

Aux États-Unis comme en France, les institutions comme l’Insee ou la Fed constatent une stagnation, voire une baisse, de l’emploi dans les secteurs liés à l’informatique, ceci corrélé à l’arrivée en masse des outils d’IA générative.

Après un peu plus de trois ans d’IA générative, les premières analyses chiffrées du marché du travail dans l’informatique sont arrivées. Une corrélation commence à se dessiner franchement entre la morosité de l’emploi dans le secteur et l’arrivée des outils comme Claude Code, Codex et autres Cursor.

Une baisse de l’emploi chez les devs aux États-Unis

Ainsi, dans une note de conjoncture, l’Insee explique que « l’emploi salarié dans le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques, qui représente 8 % de l’emploi salarié aux États-Unis, décélère depuis 2023 et baisse en 2025 :- 0,2 % en 2025, après + 0,3 % en 2024 et + 2,5 % en 2023. Dans le secteur plus spécifique des services de conception de systèmes informatiques et services connexes, qui représente 2 % de l’emploi salarié, l’emploi recule même depuis deux ans (- 1,6 % en 2025, après - 1,2 % en 2024) ».

L’organisme français de la statistique ajoute que, dans le même temps, « la valeur ajoutée rapportée à l’emploi privé suggère une amélioration récente de la productivité apparente, notamment en 2025, dans les secteurs des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des services de conception de systèmes informatiques et services connexes », ceci toujours aux États-Unis.

Moins d’emplois de développeurs, mais pas forcément moins d’emplois pour les développeurs

Un rapport de la Réserve fédérale américaine (Fed) publié aussi en mars dernier va dans le même sens. La Fed n’a pas étudié le problème de la même façon. Elle a simulé ce qu’aurait pu être l’évolution du marché de l’emploi des développeurs aux États-Unis si l’IA générative n’avait pas émergé, en analysant le marché de l’emploi dans les industries qui ont traditionnellement une demande intensive en développeurs et dans les autres. « Si l’on considère la période d’environ trois ans écoulée depuis novembre 2022 et en prenant comme référence les 5,735 millions d’emplois de développeurs existants, cela signifie qu’environ 500 000 emplois de développeurs supplémentaires auraient été créés si l’on n’avait pas eu recours à grande échelle aux modèles de langage de grande capacité (LLM) », expliquent les chercheurs de l’institution [PDF].

Plus en détail, on voit que « l’écart ne se creuse de manière significative qu’au milieu de l’année 2024 » en regardant le premier graphique ci-dessous.

Les deux graphiques suivants permettent de s’apercevoir que c’est dans les industries où la demande en développeurs est traditionnellement intensive que celle-ci stagne au lieu d’augmenter :

Ils ajoutent cependant une remarque : « pour plusieurs raisons, nous n’interprétons pas ces résultats comme une preuve que l’IA a supprimé 500 000 emplois dans l’économie ». Effectivement, les développeurs peuvent avoir pris des postes qui ne sont pas étiquetés comme tels. Et ils expliquent que « l’IA pourrait modifier la composition des tâches des professions, ainsi un potentiel développeur d’aujourd’hui pourrait se diriger vers un poste de management ou une autre profession qui utilise désormais davantage ses compétences de développeur ».

Pour les chercheurs de la Fed, l’industrie de l’IA générative n’est pas « encore » un possible facteur de retournement de la situation de l’emploi chez les développeurs aux États-Unis. « Au total, les effectifs d’OpenAI, d’Anthropic et de Google DeepMind sont probablement inférieurs à 15 000 personnes, et bon nombre de ces employés ne sont pas des développeurs. Même en multipliant ce chiffre par six pour tenir compte des start-ups et des équipes d’IA chez Meta, Microsoft et ailleurs, on atteindrait toujours moins de 2 % des développeurs américains », explique leur rapport.

Des observations similaires sur le marché français

Du côté français, l’Insee estime qu’une « lecture analogue peut être menée » : « depuis 2023, l’emploi baisse dans ce secteur, tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée ».

En allant un peu plus dans le détail, il explique que ce sont plutôt les profils juniors qui seraient touchés. « Les ajustements liés à l’IA pourraient, à court terme, se concentrer moins sur l’emploi total que sur la structure des embauches, en particulier sur les positions d’entrée dans certains métiers (fonctions support, administratif, conseil, certaines tâches de développement et d’analyse), et pénaliser fortement les jeunes », explique l’organisme.

Ainsi, on peut voir qu’en France, au quatrième trimestre 2025, l’emploi des jeunes salariés (15 - 29 ans, hors alternants) est en baisse de 7,4 % sur un an dans les activités informatiques :

Quand on regarde les chiffres sur 2 ans, entre 2023 et 2025, l’emploi s’est contracté de 3 % dans les activités informatiques et services d’information, mais ce sont les juniors qui en payent le prix. Ainsi, alors que les 30 - 54 ans et les 55 ans et plus voient les offres d’emplois toujours augmenter sensiblement, « l’emploi salarié des 15 - 29 ans (hors alternants) recule en glissement annuel de 7,4 % dans les activités informatiques », explique l’Insee :

De son côté, le chercheur de l’université de Boston, James Bessen, s’appuie sur l’augmentation globale de l’emploi dans le secteur aux États-Unis pour souligner que la « job-pocalypse » dont la peur s’était répandue suite à un billet de blog viral de Matt Schumer n’a pas eu lieu. « Étonnamment, cependant, après trois ans d’utilisation de l’IA, les emplois dans le secteur du développement logiciel ont continué à progresser de manière soutenue, atteignant des niveaux d’emploi records : 2,5 millions en février ».

☕️ Ask ne répond plus

4 mai 2026 à 09:11


InterActive Corp (IAC) vient officiellement de fermer le site de son moteur de recherche Ask.com qui existait depuis 1997.

« Alors que IAC poursuit sa réorientation stratégique, nous avons pris la décision de mettre fin à nos activités dans le domaine de la recherche, dont fait partie Ask.com », affirme l’entreprise sur la page d’accueil du site.

Le site qui laissait les utilisateurs poser leurs questions dans un langage naturel s’est fait rattraper, depuis l’arrivée de ChatGPT, par les chatbots boostés à l’IA générative. Apparu sous le nom de Ask Jeeves, utilisant le prénom du majordome à qui l’internaute pouvait poser toutes sortes de questions, le moteur de recherche a été renommé ensuite Ask en 2006 après avoir été racheté par InterActive Corp.

« Nous sommes profondément reconnaissants envers les brillants ingénieurs, concepteurs et équipes qui ont développé et soutenu Ask au fil des décennies. Et à vous, les millions d’utilisateurs qui vous êtes tournés vers nous pour trouver des réponses dans un monde en constante évolution, merci pour votre curiosité sans limite, votre fidélité et votre confiance », affirme l’entreprise.

Les pages des réponses aux questions des utilisateurs (par exemple ici ou ) affichent maintenant une erreur 404.

Le groupe InterActive Corp, qui possède encore de nombreux sites à travers sa filiale People Inc ou encore le titre de presse The Daily Beast, avait arrêté le financement du site College Humour en 2020 et en 2021 avait lancé en bourse la plateforme de streaming Vimeo.

Avec ses drones sous-marins, le français Bubble Robotics se rêve en futur SpaceX des océans

La start-up tricolore va tester cet été, en partenariat avec l’Ifremer, un système de submersibles et de vaisseaux de surface robotisés développé en s’inspirant des méthodes du « NewSpace ».

© Bubble Robotics

Les premiers essais en mer du prototype développé par la start-up Bubble Robotics, sont prévus cet été, en partenariat avec l’Ifremer.  

Julien Dubertret et Nicolas Ragache : « En France, on pense que chaque problème peut être résolu par une dépense supplémentaire »

GRAND ENTRETIEN - Dans La Longue Dérive de la dette française (PUF), une somme aussi passionnante que documentée, l’ancien directeur du budget et le chef économiste de l’Afep* offrent une histoire circonstanciée des discussions budgétaires ainsi que des arbitrages depuis 1958, qui ont mené vers l’état des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui.

© Fabien Clairefond

Nicolas Ragache et Julien Dubertret.

IA : le Pentagone recrute les concurrents d'Anthropic pour ses opérations classifiées

Le gouvernement a écarté la start-up Anthropic, avec laquelle il est en contentieux, bien que son modèle, Claude, soit considéré comme l’un des plus performants au monde.

© Jason Reed / REUTERS

Les modèles d’IA des sept sociétés retenues vont être déployés pour des opérations de niveau 6 et 7, les plus élevés au sein du Pentagone
❌