Vue normale

BYD veut profiter des usines sous-utilisées pour conquérir l’Europe et Stellantis pourrait l’aider

13 mai 2026 à 15:01

BYD serait en discussions avec Stellantis ainsi que d'autres constructeurs pour racheter des usines sous-utilisées en Europe. Le géant chinois pourrait jeter son dévolu sur un site en Italie et se dit également intéressé par la France.

Tesla FSD approuvé aux Pays-Bas : enjeux sécurité UE

13 mai 2026 à 14:12

Le FSD Supervised de Tesla obtient un feu vert provisoire aux Pays-Bas, relançant le débat européen sur sécurité, vitesse et conduite autonome.

Le système d’aide à la conduite FSD Supervised de Tesla franchit une étape majeure en Europe avec une approbation provisoire accordée par le régulateur néerlandais RDW le 10 avril 2026. Cette décision intervient après 18 mois d’essais réalisés sur routes ouvertes et pistes d’essai, marquant un tournant réglementaire important pour le constructeur américain. Toutefois, cette validation reste limitée au territoire néerlandais et ne constitue pas encore une homologation à l’échelle de l’Union européenne. Le dossier doit désormais être examiné par le Comité technique européen, dont un vote pourrait intervenir en juillet ou en octobre, sans calendrier accéléré à ce stade.

Une validation provisoire sous conditions strictes

L’autorisation accordée par le RDW s’inscrit dans une démarche encadrée et expérimentale. Le système FSD Supervised, malgré son nom, ne correspond pas à une autonomie complète. Il s’agit d’un dispositif avancé d’assistance à la conduite capable de gérer la direction, l’accélération et certaines manœuvres, mais toujours sous la supervision active du conducteur. Ce dernier doit rester attentif en permanence et prêt à reprendre le contrôle du véhicule.

Cette distinction est au cœur des discussions réglementaires européennes. Le terme « Full Self-Driving » continue de susciter des interrogations parmi les autorités, notamment sur le risque de perception erronée des capacités réelles du système. Certains régulateurs, comme en Suède, ont soulevé la question de la communication commerciale autour de ce nom, estimant qu’il pourrait induire les automobilistes en erreur sur le niveau réel d’autonomie.

Des questions de sécurité au centre des débats

Les préoccupations des autorités européennes ne se limitent pas à la sémantique. Plusieurs régulateurs nordiques, dont ceux de Suède, Finlande, Danemark et Norvège, ont exprimé des inquiétudes concernant le comportement du système dans des conditions de conduite complexes. Parmi les points soulevés figurent la tendance du système à dépasser les limitations de vitesse, son comportement sur routes glacées, ainsi que sa capacité à réagir face à des situations imprévues comme la présence d’animaux sauvages.

La Finlande a notamment interrogé Tesla sur la capacité du système à fonctionner en toute sécurité sur des routes enneigées ou verglacées à des vitesses pouvant atteindre 80 km/h. Les autorités se sont également penchées sur les mécanismes de sécurité destinés à empêcher une utilisation inadéquate, notamment l’usage du téléphone par le conducteur alors que le système est activé.

Ces interrogations illustrent un enjeu central pour la réglementation automobile européenne : trouver un équilibre entre innovation technologique et sécurité routière, dans un contexte où les systèmes d’aide à la conduite deviennent de plus en plus sophistiqués.

Des tests jugés encourageants mais une décision encore lointaine

Malgré ces réserves, certaines évaluations sont jugées positives. Le régulateur danois a par exemple relevé une bonne gestion du trafic dense aux heures de pointe à Copenhague. Par ailleurs, un représentant néerlandais a testé le système dans un environnement urbain complexe, notamment autour de l’Arc de Triomphe à Paris, soulignant les capacités d’adaptation du logiciel dans des contextes de circulation difficiles.

Le RDW affirme que le système, utilisé dans le cadre défini, peut contribuer à améliorer la sécurité routière. Toutefois, les détails complets des tests réalisés ne sont pas publiés, les autorités invoquant des raisons de confidentialité commerciale.

Sur le plan institutionnel, la prochaine étape dépend désormais du Comité technique européen. Aucun vote rapide n’est attendu, et les discussions pourraient se prolonger jusqu’à l’automne. L’adoption à l’échelle de l’Union européenne nécessiterait une majorité qualifiée : 15 États membres représentant au moins 55 % des pays et 65 % de la population.

Pour Tesla, l’enjeu est stratégique. Le constructeur voit dans le FSD une fonctionnalité payante susceptible de renforcer sa rentabilité, dans un contexte où sa position sur le marché européen est sous pression. L’entreprise mise également sur une évolution progressive vers des services de robotaxis, bien que ces perspectives restent encore éloignées et dépendantes de futures autorisations réglementaires.

En l’état, le FSD Supervised demeure un système d’assistance avancée nécessitant une vigilance constante du conducteur. L’Europe se trouve désormais face à une décision structurante : intégrer ou non cette technologie dans son cadre réglementaire de la conduite assistée.

Notre avis, par leblogauto.com

L’approbation provisoire du FSD Supervised aux Pays-Bas marque une étape réglementaire importante, mais encore très encadrée. Les débats européens montrent que la question centrale n’est pas seulement technologique, mais aussi sécuritaire et sémantique. Les inquiétudes liées à la vitesse, aux conditions hivernales et à la vigilance du conducteur restent déterminantes dans l’évaluation du système. Enfin, le calendrier européen et la nécessité d’un vote à majorité qualifiée indiquent que l’adoption à grande échelle ne sera ni rapide ni automatique.

Crédit illustration : Connor Jewiss/CNET.

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Presque 300 000 voitures équipées : Tesla veut plus que doubler sa production de batteries en Europe

13 mai 2026 à 11:23

Tesla va augmenter de plus de 210 millions d'euros l'investissement dans sa Gigafactory de Berlin pour augmenter sa capacité de production de batteries. Le constructeur américain a revu en grand ses plans et souhaite ainsi passer d'une capacité annuelle de 8 GWh à 18 GWh.

ID. Buzz en feu : pourquoi le second incendie de Toulouse était évitable

13 mai 2026 à 09:21

Après un incendie à Montreuil, un second Volkswagen ID. Buzz a pris feu dans une station de recharge TotalEnergies à Toulouse le 12 mai 2026. Cet incident met en lumière un enjeu crucial : le respect strict des procédures de rappel constructeur.

Tesla Chine : ventes en hausse de 36% en avril

13 mai 2026 à 04:12

Les ventes de Tesla fabriquées en Chine progressent de 36 % en avril, soutenues par Shanghai malgré concurrence et défis réglementaires.

Les ventes de véhicules électriques Tesla fabriqués en Chine ont poursuivi leur dynamique de reprise en avril, enregistrant une hausse significative de 36 % sur un an. Cette progression intervient dans un contexte de forte concurrence sur le marché automobile chinois, où de nombreux constructeurs locaux proposent des véhicules électriques à des prix plus compétitifs. Malgré ces pressions, le constructeur américain maintient une trajectoire de stabilisation sur l’un de ses marchés les plus stratégiques en dehors des États-Unis, tout en tentant de regagner des parts de marché perdues ces derniers mois.

Une dynamique de reprise portée par la Chine

Selon les données publiées par l’Association chinoise des constructeurs automobiles, les livraisons des modèles Tesla Model 3 et Model Y produits à l’usine de Shanghai ont atteint 79 478 unités en avril. Ce volume inclut également les véhicules exportés vers l’Europe et d’autres marchés internationaux. Bien que ce chiffre marque un recul de 7,2 % par rapport à mars, il reste nettement supérieur à celui observé en avril de l’année précédente, confirmant une tendance globale de reprise sur une base annuelle.

Cette progression mensuelle constitue le sixième mois consécutif de croissance pour les ventes de Tesla en Chine. Elle traduit une certaine résilience de la marque sur un marché pourtant devenu extrêmement compétitif, dominé par une vague de nouveaux acteurs chinois spécialisés dans les véhicules électriques. Ces derniers misent sur des politiques tarifaires agressives et une montée en gamme rapide pour séduire les consommateurs locaux.

Shanghai, pilier des exportations Tesla

L’usine de Shanghai joue un rôle central dans la stratégie industrielle mondiale de Tesla. En plus d’alimenter le marché chinois, elle constitue une base d’exportation importante vers l’Europe et d’autres régions. Cette double fonction permet au constructeur de rationaliser sa production et d’optimiser ses chaînes logistiques dans un contexte de demande fluctuante sur les différents marchés internationaux.

Les données disponibles suggèrent que cette plateforme industrielle contribue largement à la stabilisation des performances globales de Tesla hors des États-Unis. Après une période marquée par des pertes de parts de marché, notamment face aux constructeurs chinois, l’entreprise semble retrouver un certain équilibre. Cette amélioration intervient également dans un contexte de reprise de la demande de véhicules électriques à batterie sur plusieurs marchés européens, notamment en Suède, en France et au Danemark.

Cette dynamique européenne a été en partie soutenue par la hausse des prix du pétrole, alimentée par des tensions géopolitiques impliquant les États-Unis et l’Iran, ce qui a renforcé l’attractivité des véhicules électriques auprès des consommateurs.

Pressions concurrentielles et incertitudes réglementaires

Malgré cette reprise, Tesla reste confronté à plusieurs défis structurels. Le marché chinois des véhicules électriques connaît une intensification de la concurrence, avec l’arrivée de nouveaux modèles locaux souvent proposés à des prix plus bas. Cette situation exerce une pression directe sur les parts de marché du constructeur américain, qui doit adapter sa stratégie commerciale pour maintenir sa position.

Par ailleurs, des incertitudes réglementaires persistent autour du développement du système de conduite entièrement autonome (FSD), très attendu par une partie de la clientèle. En Chine, comme sur d’autres marchés clés, l’approbation de cette technologie reste un enjeu majeur et son calendrier demeure incertain. Ces retards constituent un frein potentiel à l’accélération de l’adoption des solutions avancées proposées par Tesla.

Dans ce contexte, les performances enregistrées en avril apparaissent comme un signal positif, mais encore fragile. La capacité du constructeur à consolider cette reprise dépendra en grande partie de son adaptation aux dynamiques locales du marché chinois, ainsi qu’à l’évolution des cadres réglementaires liés aux technologies de conduite autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

La progression de 36 % des ventes de Tesla fabriquées en Chine confirme un regain d’activité notable après une période de tensions sur les parts de marché. L’usine de Shanghai s’impose comme un levier stratégique majeur, tant pour la Chine que pour l’exportation vers l’Europe. Toutefois, cette reprise reste conditionnée à un environnement concurrentiel de plus en plus agressif sur le segment des véhicules électriques. Les incertitudes réglementaires autour du FSD constituent également un facteur limitant pour la montée en puissance technologique du constructeur. Enfin, la volatilité des marchés et les tensions géopolitiques influençant les prix de l’énergie continuent d’avoir un impact indirect sur la demande automobile.

Crédit illustration : Tesla.

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Le Polestar 3 gagne enfin une recharge digne de son prix

12 mai 2026 à 15:50

Le SUV suédois opère une mutation technique profonde en adoptant une architecture électrique sous 800 V. Cette mise à jour s'accompagne d'une refonte des motorisations et d'une augmentation sensible des performances de pointe.

Recharge rapide : attention à ces frais cachés qui piègent certains conducteurs

12 mai 2026 à 15:23

Les frais de congestion ou d'occupation apparaissent parfois comme une mauvaise surprise sur la facture d’une recharge rapide. Que sont ces frais ? Quels opérateurs les utilisent, et dans quels cas ? Numerama décrypte.

BYD s’impose sur le marché des véhicules électriques au Royaume-Uni

12 mai 2026 à 14:12

BYD bouscule le marché britannique des véhicules électriques, dépassant plusieurs constructeurs établis grâce à une forte progression des ventes en 2026.

Le marché automobile britannique des véhicules électriques (VE) connaît une recomposition rapide, marquée par la montée en puissance des constructeurs chinois face aux acteurs historiques européens et américains. Alors que l’Union européenne reste globalement prudente sur l’ouverture de son marché, le Royaume-Uni apparaît comme un terrain plus favorable à la diversification des importations automobiles depuis le Brexit. Cette évolution profite aujourd’hui directement à BYD, qui s’impose progressivement comme un acteur majeur des immatriculations de véhicules zéro émission.

Un marché 2025 dominé par les constructeurs historiques

En 2025, le classement des véhicules électriques les plus populaires au Royaume-Uni était encore largement dominé par des marques bien établies du secteur automobile mondial. Tesla occupait une position centrale avec plus de 45 000 exemplaires vendus de ses modèles d’entrée de gamme, confirmant son statut de leader sur le segment des VE.

Derrière le constructeur américain, les performances des groupes européens restaient solides. Audi s’est distingué avec ses modèles Q4 e-tron et Q6 e-tron, qui lui ont permis d’occuper les deuxième et troisième places du classement. D’autres constructeurs ont également affiché des volumes significatifs : Ford a écoulé plus de 12 000 exemplaires de son Explorer électrique, tandis que BMW a enregistré des ventes similaires avec la BMW i4. Enfin, Škoda figurait également parmi les marques les plus populaires sur le marché britannique des véhicules électriques.

Ce paysage traduit une forte concentration autour de quelques acteurs dominants, bénéficiant d’une image de fiabilité, d’un réseau de distribution établi et d’une stratégie produit adaptée à la transition énergétique.

L’ascension rapide de BYD sur le marché britannique

L’année 2026 marque toutefois un tournant notable avec l’arrivée en force de nouveaux concurrents, en particulier des constructeurs chinois. BYD s’illustre comme le principal bénéficiaire de cette évolution. La marque, absente du top 10 des véhicules électriques les plus immatriculés au Royaume-Uni l’année précédente, s’est hissée à une part de marché de 7 % en seulement quatre mois.

Sur cette période, BYD a immatriculé 12 754 véhicules électriques auprès des automobilistes britanniques. Cette progression rapide lui permet de dépasser plusieurs modèles concurrents, notamment la BMW i4 sur le marché 2025, et ce en seulement 16 semaines de commercialisation active.

Un élément notable de cette performance réside dans la perception du produit. Les véhicules zéro émission de BYD se distinguent notamment par une garantie anticorrosion de 12 ans, un argument commercial qui semble renforcer leur attractivité auprès des acheteurs particuliers. La marque s’impose ainsi progressivement comme un concurrent crédible face aux constructeurs historiques européens et américains.

Un contexte favorable lié aux aides et aux prix du marché

Le développement de BYD intervient également dans un contexte de politique incitative en faveur de la mobilité électrique au Royaume-Uni. Le dispositif britannique de subvention pour les voitures électriques, connu sous le nom d’Electric Car Grant, permet des réductions pouvant atteindre 3 750 £ (environ 5 084 $ / 4 345 €), à condition que le véhicule concerné soit proposé à un prix inférieur ou égal à 37 000 £ (environ 50 150 $ / 42 868 €).

BYD bénéficie particulièrement de cette dynamique, notamment auprès des conducteurs qui ne sont pas éligibles à ces aides mais recherchent des alternatives compétitives en matière de prix et d’équipement. La marque est ainsi de plus en plus appréciée sur le marché des particuliers, où la sensibilité au rapport qualité-prix reste déterminante dans le choix d’un véhicule électrique.

Cette évolution illustre une transformation progressive du marché automobile britannique, où les constructeurs chinois gagnent du terrain face aux marques établies. La concurrence s’intensifie sur le segment des véhicules électriques, porté par la transition énergétique et la recherche de solutions de mobilité plus accessibles.

Notre avis, par leblogauto.com

La percée de BYD sur le marché britannique des véhicules électriques confirme l’accélération de la concurrence internationale dans le secteur automobile. Les chiffres de ventes montrent une progression rapide et structurée, notamment grâce à une stratégie produit adaptée aux attentes des particuliers. Face à des acteurs historiques comme Tesla, Audi ou BMW, la marque chinoise parvient à s’installer durablement dans le paysage des immatriculations. Cette dynamique pourrait renforcer la pression concurrentielle sur les constructeurs européens dans les prochaines années.

Crédit illustration : BYD.

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Rivian R2 : des variantes plus abordables en vue

12 mai 2026 à 12:12

Rivian prépare des variantes du SUV électrique R2 pour élargir sa gamme et viser un marché plus accessible.

Rivian accélère sa stratégie d’expansion sur le marché des véhicules électriques en travaillant sur des variantes inédites de son SUV R2, un modèle de taille intermédiaire pensé pour rendre la marque plus accessible. Cette orientation intervient alors que le constructeur américain, déjà connu pour ses SUV électriques haut de gamme R1 et ses pick-up électriques, vient de lancer la production en série de ce nouveau modèle plus compact et plus abordable. Selon son PDG RJ Scaringe, ces déclinaisons du R2 n’ont pas encore été dévoilées, mais elles s’inscrivent clairement dans une logique d’élargissement de l’offre et de diversification industrielle.

Une stratégie d’élargissement autour du SUV électrique R2

Le développement de variantes du R2 s’inscrit dans une phase clé de la stratégie produit de Rivian. Le constructeur prévoit de commencer les livraisons du SUV R2 autour du mois de juin, un calendrier jugé déterminant pour sa capacité à conquérir un public plus large sur le marché automobile nord-américain. Le positionnement tarifaire joue ici un rôle central : le R2 doit permettre à Rivian de sortir de son image de marque premium pour toucher un segment plus massif des acheteurs de véhicules électriques.

Le PDG RJ Scaringe a confirmé l’existence de plusieurs déclinaisons encore non présentées, laissant entendre que la plateforme du R2 a été conçue dès le départ pour accueillir différentes configurations. Sans entrer dans les détails techniques, il a souligné que les capacités de production de la future usine en Géorgie offriront une flexibilité importante pour adapter les véhicules selon les besoins du marché. Cette modularité pourrait inclure différentes carrosseries ou orientations produit, bien que Rivian reste volontairement discret sur les versions finales.

Un marché automobile électrique sous pression mais en mutation

Cette stratégie intervient dans un contexte de marché automobile électrique en transition. La demande de véhicules électriques a été impactée par la suppression de certains crédits d’impôt aux États-Unis, ce qui a pesé sur les incitations à l’achat. Toutefois, la hausse des prix de l’essence continue de soutenir l’intérêt pour les motorisations électriques, notamment auprès des consommateurs sensibles aux coûts d’usage.

Dans ce paysage, les véhicules électriques abordables sont devenus un levier stratégique pour l’ensemble de l’industrie automobile. Les constructeurs doivent composer avec des coûts d’emprunt encore élevés, ce qui rend le positionnement prix particulièrement critique. Rivian mise ainsi sur le R2 pour renforcer sa compétitivité face à une concurrence de plus en plus dense sur le segment des SUV électriques et des crossovers.

La marque a déjà communiqué sur plusieurs niveaux de finition du R2, avec un prix de départ annoncé autour de 58 000 dollars. D’autres versions moins onéreuses sont attendues progressivement, tandis qu’une déclinaison à environ 45 000 dollars, dotée d’une autonomie supérieure à 275 miles, est prévue à horizon 2027. Cette version pourrait jouer un rôle clé dans l’élargissement de la base de clients du constructeur.

Vers une gamme électrique plus diversifiée et segmentée

Au-delà du R2, Rivian structure progressivement une gamme plus large comprenant également le crossover R3 ainsi que le R3X, une variante orientée performance. L’entreprise, qui produit déjà des fourgonnettes électriques pour Amazon, cherche à équilibrer son activité entre véhicules utilitaires et modèles destinés au grand public.

Le PDG a également évoqué la possibilité de futures déclinaisons sportives, sans toutefois officialiser de programme précis. Des appellations internes comme un potentiel R2X ont été évoquées, illustrant la volonté de maintenir une flexibilité stratégique sur les futures évolutions du modèle.

Les perspectives de croissance de Rivian reposent largement sur ce nouveau cycle produit. Le constructeur anticipe une hausse significative de ses livraisons, soutenue par l’introduction du R2 et par la montée en cadence industrielle. Les analystes estiment que ce modèle pourrait contribuer à renforcer la part de marché de la marque dans le secteur des véhicules électriques grâce à un positionnement plus accessible et à une autonomie compétitive.

Notre avis, par leblogauto.com

Rivian confirme ici une stratégie d’industrialisation progressive de sa plateforme R2, avec une logique claire de modularité produit. L’objectif est d’élargir la clientèle au-delà du segment premium des SUV électriques R1. La diversification annoncée des variantes pourrait renforcer la flexibilité industrielle de la marque, notamment grâce à la future usine en Géorgie. Enfin, le positionnement tarifaire plus bas du R2 apparaît comme un levier essentiel pour soutenir la croissance des livraisons dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel et sensible aux prix.

Crédit illustration : Rivian.

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Renault 4 JP4x4 Concept : une version électrique 4×4 dévoilée à Roland-Garros 2026

12 mai 2026 à 10:20

Renault présente la Renault 4 JP4x4 Concept à l’occasion de Roland-Garros 2026. Ce concept-car électrique reprend l’esprit des anciennes Renault 4 Plein Air et JP4 avec une carrosserie ouverte, une transmission intégrale et une orientation loisirs.

Allez Renault, on la propose en série limitée ?

Une réinterprétation des Renault 4 Plein Air et JP4

Renault dévoile une nouvelle déclinaison de la Renault 4 à l’occasion du tournoi de Roland-Garros 2026. Baptisée Renault 4 JP4x4 Concept, elle sera exposée à partir du 18 mai sur le stand du constructeur porte d’Auteuil.

Le modèle s’inspire des versions Plein Air de 1969 et JP4 de 1981 de la Renault 4 originelle (la 4L). Il reprend plusieurs éléments associés à l’univers des loisirs et du plein air, avec une carrosserie largement ouverte et des équipements liés aux activités estivales.

Le concept adopte une teinte Vert Émeraude légèrement nacrée, associée à un intérieur orange. Renault précise que cette couleur extérieure fait référence à des teintes déjà proposées sur la Renault 4 dans les années 70 et 80.

Une carrosserie ouverte sans capote

La Renault 4 JP4x4 Concept se distingue par ses portes minimalistes, son toit ajouré en forme de croix et son hayon arrière rabattable inspiré d’une ridelle de pick-up.

Le véhicule ne dispose pas de capote. Renault indique que cette configuration vise à maximiser l’aspect plein air du concept.

Des accessoires liés aux loisirs complètent la présentation, avec un surf fixé sur le toit et des skateboards placés dans le coffre.

Un habitacle spécifique inspiré des années 70

À bord, le concept reçoit des sièges baquet inspirés des sièges à appui-tête intégré utilisés sur plusieurs modèles Renault dans les années 70.

L’intérieur utilise une sellerie en tissu mixte avec des sections à mailles diagonales. Les contreportes, le coffre et la planche de bord sont également habillés de textile. Ambiance très 70’s avec cet orange flashy ! On adore.

La console centrale flottante est spécifique à cette version. Un logo JP4 apparaît sur le montant central extérieur. En outre, les inscriptions 4×4 sont visibles sur les ailes avant et le coffre.

Une transmission intégrale électrique

Sur le plan technique, la Renault 4 JP4x4 Concept reprend la base de la Renault 4 Savane 4×4 Concept dévoilée en 2025.

Le véhicule bénéficie d’une garde au sol rehaussée de 15 mm par rapport à la Renault 4 E-Tech electric standard. Les voies avant et arrière sont élargies de 10 mm de chaque côté.

Le concept conserve des jantes de 18 pouces associées à des pneumatiques Goodyear UltraGrip Performance+ en dimension 225/55.

La principale évolution concerne l’ajout d’un second moteur électrique sur l’essieu arrière. Cette configuration permet au véhicule de disposer de quatre roues motrices permanentes.

Renault indique que cette architecture facilite les déplacements sur des terrains sablonneux, caillouteux ou non carrossés. Forcément, on se prend à rêver que Renault propose en série ce véhicule de loisir. Il rappellera les Matra Rancho et autres véhicules « de plage ».

Hélas, les changements semblent trop nombreux et appelleraient sans doute une homologation spécifique mortifère pour un modèle « de niche ».

D’autres modèles Renault exposés à Roland-Garros

La Renault 4 JP4x4 Concept sera exposée aux côtés du show-car Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric, présenté pour la première fois au public en version Plein Sud avec toit ouvrant électrique en toile.

La série spéciale Roland-Garros sera proposée en versions classique et Plein Sud et arrivera dans les concessions à la fin de l’automne.

La Twingo E-Tech electric et la Renault 5 Roland-Garros E-Tech electric seront également présentées sur le stand du constructeur. Un tournoi très électrique pour 2026 avec des icônes populaires exposées : R4, R5, Twingo.

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Près de 200 milliards d’euros investis en Europe dans la voiture électrique : la France parmi les champions

12 mai 2026 à 10:04

Selon des données du groupe New Automotive, les pays européens ont dépensé près de 200 milliards d'euros dans l'industrie de la voiture électrique. À la deuxième place du classement des plus gros contributeurs, on retrouve la France. Voici comment a été réparti cet investissement global.

93 % des transporteurs équipés en camions électriques sont convaincus, de quoi casser quelques idées reçues

12 mai 2026 à 08:51

Une enquête allemande menée auprès des premiers utilisateurs de poids lourds électriques montre un niveau de satisfaction très élevé. Une réalité bien différente des idées reçues sur le secteur.

Oubliez la R4 classique, Renault vient de dévoiler la version que tout le monde voudrait s’arracher cet été

12 mai 2026 à 08:10

La R4 JP4 est de retour. À l'occasion de l'ouverture prochaine du tournoi de tennis Roland-Garros, Renault lève le voile sur un concept qui reprend tous les codes esthétiques de la 4L des plages des années 1980.

Tesla rappelle 219 000 véhicules pour la caméra de recul

12 mai 2026 à 06:04

Tesla rappelle 219 000 véhicules aux États-Unis pour un bug logiciel affectant la caméra de recul sur certains modèles HW3.

Tesla procède au rappel d’environ 219 000 véhicules sur le marché américain en raison d’un problème logiciel affectant l’affichage de la caméra de recul. Ce défaut, lié à une configuration spécifique du logiciel 2026.8.6, peut entraîner un retard d’affichage de la vue arrière allant jusqu’à 11 secondes lors du passage en marche arrière. Le constructeur automobile corrige la situation via une mise à jour logicielle à distance, conformément à sa stratégie de déploiement over-the-air.

Un problème logiciel affectant la sécurité automobile

Selon les informations publiées par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), le rappel concerne précisément 218 868 véhicules Tesla équipés de l’ordinateur de bord Hardware 3 (HW3). Le modèle le plus récent inclus dans cette opération est une Model 3 produite le 3 janvier 2024.

Le dysfonctionnement logiciel empêche temporairement l’affichage du flux vidéo de la caméra de recul sur l’écran central du véhicule. Dans certaines conditions, l’image peut rester indisponible pendant une durée maximale de 11 secondes après l’activation de la marche arrière.

Ce délai d’affichage pose un problème de conformité avec la norme fédérale de sécurité des véhicules à moteur numéro 111, qui encadre les exigences de visibilité arrière pour les véhicules automobiles. Cette norme vise à garantir que les conducteurs disposent d’une vision immédiate et fiable de l’arrière du véhicule afin de limiter les risques d’accident lors des manœuvres.

Le problème a été identifié dans la version logicielle 2026.8.6, utilisée sur les véhicules concernés équipés de HW3. Une erreur dans la gestion des flux vidéo entre les systèmes de caméra et l’unité de contrôle multimédia serait à l’origine de ce délai d’affichage.

Une mise à jour logicielle pour corriger le rappel

L’équipe d’ingénierie logicielle de Tesla a été informée de ce dysfonctionnement le 10 avril 2026. Entre cette date et le 1er mai 2026, 27 réclamations de garantie ainsi que deux signalements terrain ont été enregistrés, confirmant la présence du problème sur plusieurs véhicules en circulation.

Tesla a rapidement déployé une mise à jour corrective via une version logicielle 2026.8.6.1. Cette solution over-the-air permet de corriger le défaut sans passage obligatoire en centre de service, une méthode désormais centrale dans la stratégie de maintenance du constructeur automobile.

Cependant, malgré cette mise à jour à distance, Tesla reste soumis aux obligations réglementaires américaines. Le constructeur doit notamment envoyer des notifications physiques aux propriétaires concernés, conformément aux règles en vigueur encadrant les campagnes de rappel automobile.

Les centres de service Tesla seront informés de la situation d’ici le 7 mai 2026, tandis que les courriers officiels aux clients devraient être envoyés au plus tard le 3 juillet 2026.

Hardware 3 face à ses limites techniques

Ce rappel intervient dans un contexte plus large de transition technologique chez Tesla. Lors de l’appel sur les résultats du premier trimestre 2026, Elon Musk a reconnu que le Hardware 3 ne disposait pas des capacités nécessaires pour permettre une conduite totalement autonome sans supervision humaine.

Le système HW3 utilise une mémoire LPDDR4, tandis que les versions plus récentes du Hardware 4 intègrent une mémoire GDDR6 offrant des performances supérieures. Cette différence technique limite les capacités de traitement des réseaux neuronaux nécessaires aux fonctions avancées de conduite autonome.

Tesla a indiqué que les véhicules équipés de HW3 ne pourront pas atteindre une autonomie complète. Le constructeur prévoit toutefois des versions allégées de ses dernières technologies Full Self-Driving pour ces modèles.

Dans ce contexte, Tesla a également annoncé un changement stratégique majeur : les propriétaires de véhicules HW3 pourront bénéficier d’une mise à niveau vers le matériel AI4 ou d’une offre de reprise à tarif réduit. L’AI4 constitue actuellement la base de la suite de conduite autonome complète du constructeur automobile, avec des évolutions comme AI4.5 et AI4 Plus, cette dernière doublant la mémoire vive de 16 à 32 Go pour améliorer les performances des systèmes d’intelligence artificielle embarqués.

Une gamme en évolution et un service en mutation

Parmi les véhicules concernés, les Model S et Model X équipés de HW3 sont progressivement retirés du marché sans successeur direct annoncé à ce stade. En revanche, les Model 3 et Model Y continuent de bénéficier des technologies de conduite assistée, proposées sous forme d’abonnement pour un montant de 99 dollars par mois.

Ce rappel illustre à la fois la dépendance croissante des véhicules modernes aux logiciels embarqués et les limites techniques des anciennes générations de matériel informatique automobile. Il met également en lumière le rôle central des mises à jour logicielles dans la gestion des performances et de la sécurité des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel de Tesla souligne l’importance croissante du logiciel dans la sécurité automobile moderne. Le dysfonctionnement de la caméra de recul met en évidence les risques liés à des architectures électroniques complexes dépendantes de mises à jour logicielles. La distinction entre HW3 et HW4 illustre également la rapide obsolescence des systèmes matériels dans le domaine de la conduite autonome. Enfin, la stratégie de mise à niveau vers AI4 confirme la volonté de Tesla d’unifier progressivement ses plateformes de calcul embarqué.

Crédit illustration : Tesla.

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Lucid Motors au bord du gouffre financier

12 mai 2026 à 04:12

Lucid Motors brûle ses liquidités avec des ventes faibles et une production supérieure aux livraisons de véhicules électriques.

Lucid Motors traverse une période critique marquée par une forte consommation de liquidités et des ventes insuffisantes de véhicules électriques. La start-up américaine, qui ambitionnait initialement de concurrencer Tesla sur le segment des voitures électriques haut de gamme, fait désormais face à des difficultés structurelles majeures. Les derniers résultats financiers du constructeur automobile révèlent un déséquilibre inquiétant entre production et livraisons, ainsi qu’une situation de trésorerie sous pression.

Une production de véhicules électriques supérieure aux ventes

Les données du premier trimestre 2026 montrent que Lucid Motors a produit environ 5 500 véhicules électriques, mais n’en a livré que 3 093 sur la même période. Ce déséquilibre entre production automobile et ventes de voitures électriques confirme une tendance déjà observée lors du trimestre précédent.

Au quatrième trimestre 2025, la situation était similaire avec 7 874 véhicules produits pour seulement 5 345 livrés. Sur les deux trimestres cumulés, l’inventaire du constructeur automobile a augmenté d’environ 5 000 unités, ce qui témoigne d’une accumulation de stocks difficile à écouler sur le marché des véhicules électriques.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que Lucid Motors n’a pas atteint les volumes de ventes attendus dans un secteur automobile pourtant en croissance. Contrairement à d’autres constructeurs de véhicules électriques comme Rivian, qui a atteint environ 50 000 unités vendues par an, Lucid peine à convaincre les acheteurs malgré une offre positionnée sur le segment premium.

Un marché automobile difficile pour les véhicules électriques Lucid

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés commerciales rencontrées par Lucid Motors sur le marché automobile. Le positionnement tarifaire élevé de ses véhicules électriques limite fortement la demande, notamment dans un contexte de concurrence accrue entre constructeurs automobiles.

À cela s’ajoutent des problèmes logiciels signalés par certains propriétaires de véhicules Lucid, ce qui impacte également l’image de la marque sur le segment des voitures électriques haut de gamme.

Lors de la présentation des résultats financiers, la direction de Lucid a évoqué un problème lié à un fournisseur de sièges ayant affecté les livraisons en février. Ce problème serait désormais résolu, mais il n’a pas suffi à inverser la tendance globale des ventes automobiles.

Le directeur financier de Lucid Motors, Taoufiq Boussaid, a indiqué que l’entreprise ajusterait sa production automobile en fonction de la demande du marché afin d’éviter une accumulation excessive de stocks. Cette stratégie traduit une prudence accrue face à un marché des véhicules électriques moins dynamique que prévu.

Une situation financière sous forte pression

Sur le plan financier, Lucid Motors affiche une situation préoccupante. L’entreprise dispose d’environ 3,2 milliards de dollars de liquidités, mais sa consommation de trésorerie atteint plus de 1,4 milliard de dollars sur un seul trimestre.

Ce rythme de dépenses soulève des interrogations sur la capacité du constructeur automobile à maintenir ses opérations à moyen terme sans nouveau financement. Certains analystes estiment que, sans apport de capitaux supplémentaires, Lucid pourrait faire face à des difficultés similaires à celles rencontrées par d’autres start-up du secteur automobile électrique.

La situation financière actuelle rappelle les avertissements passés concernant la viabilité de certaines jeunes entreprises automobiles spécialisées dans les véhicules électriques, souvent confrontées à des coûts de développement élevés et à des volumes de ventes insuffisants.

Réorganisation interne et changement de direction

Face à ces difficultés, Lucid Motors a engagé plusieurs mesures de restructuration. En février, l’entreprise a annoncé une réduction de ses effectifs de 12 %, soit plus de 800 employés. Cette décision s’inscrit dans une volonté de réduction des coûts de production automobile et d’amélioration de la rentabilité.

Par ailleurs, la direction de l’entreprise a connu plusieurs changements importants. Le fondateur et premier PDG, Peter Rawlinson, a quitté ses fonctions en février 2025. Il a été remplacé par Marc Winterhoff en tant que PDG par intérim pendant plus d’un an.

Plus récemment, Lucid Motors a nommé Silvio Napoli au poste de PDG à temps plein. Ce dernier devra procéder à une réévaluation stratégique de l’entreprise automobile et présenter ses premières orientations lors de la publication des résultats du deuxième trimestre prévue en juillet.

Cette nouvelle direction aura la responsabilité de redresser les ventes de véhicules électriques, d’améliorer la gestion des stocks automobiles et de stabiliser la situation financière du constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

Lucid Motors traverse une phase critique marquée par un déséquilibre persistant entre production automobile et ventes de véhicules électriques. La forte consommation de trésorerie et l’accumulation de stocks témoignent de difficultés structurelles sur le marché automobile haut de gamme. Les changements de direction et les réductions d’effectifs montrent une volonté de redressement, mais la situation reste fragile. Sans amélioration rapide des ventes, la pérennité du constructeur automobile pourrait être remise en question à moyen terme.

Crédit illustration : Lucid.

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