Vue normale

L’UDR, le parti d’Éric Ciotti qui veut « grand remplacer » Les Républicains

RÉCIT - Depuis sa victoire aux municipales à Nice, l’ancien président de LR entend continuer de faire entendre sa différence avec le RN, et d’achever son principal objectif : « se substituer complètement à LR ».

© ROLAND MACRI / Hans Lucas via AFP

Éric Ciotti, à Nice, le 27 mars, lors de sa désignation comme maire par le conseil municipal.

Unis contre l’Europe : Apple vole au secours de Google et dénonce un excès de régulation sur l’IA

14 mai 2026 à 12:48

Apple se joint à Google pour critiquer les mesures préliminaires de la Commission européenne qui veut forcer Android à s'ouvrir aux IA concurrentes de Gemini. Le créateur de l'iPhone, pourtant rival historique de Google, dénonce un texte qui ferait courir « de graves risques » à la vie privée et à la sécurité des utilisateurs européens.

Annie Genevard : «Loi d’urgence agricole, la réconciliation ou la rupture»

TRIBUNE - La semaine prochaine, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi d’urgence agricole. Ce texte, qui veut apporter des réponses concrètes aux problèmes des agriculteurs, tentera de concilier les exigences liées à la protection de l’environnement et la nécessité de produire, défend la ministre de l’Agriculture.

© Sébastien SORIANO / Le Figaro

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture.

« Un consensus se dégage » : l’Assemblée et le Sénat bien partis pour adopter rapidement le dégel partiel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie

DÉCRYPTAGE - Après l’échec du projet de loi constitutionnelle au Palais Bourbon début avril, le Parlement va débattre en urgence d’un texte visant à élargir le corps électoral dans l’archipel en vue des élections provinciales du 28 juin.

© JULIEN DE ROSA / AFP

L’Assemblée nationale.

VPN, le grand n’importe quoi gouvernemental ? Un député demande des clarifications

13 mai 2026 à 09:34

VPN loi

Le gouvernement veut-il sacrifier les VPN sur l'autel de la vérification de l'âge ? Face aux menaces sur le télétravail et la sécurité, le député Philippe Latombe somme la ministre de clarifier sa position.

«Quand Mbappé dit qu’on ne va pas gagner les élections ça me rassure», s’amuse Marine Le Pen

Jordan Bardella avait déjà réagi mardi à l’interview de Kylian Mbappé dans Vanity Fair, dans laquelle il confie craindre les «conséquences» d’une potentielle victoire du RN à l’élection présidentielle l’année prochaine.

© Le Figaro / SÃbastien SORIANO / Getty Images via AFP / FRAN SANTIAGO

Marine Le Pen a réagi aux propos tenus par Kylian Mbappé dans Vanity Fair.

Tim Apple, Musk, Huang : pourquoi Trump emmène la Silicon Valley à Pékin

13 mai 2026 à 07:48

Pour la première visite officielle d'un président américain en Chine depuis 2017, Donald Trump arrive à Pékin avec une délégation de 17 patrons, dont Tim Cook (Tim Apple, dans le texte), Elon Musk et, à la toute dernière minute, Jensen Huang, l'iconique boss de Nvidia. La composition de l'équipe en dit long sur l'objectif de ce voyage.

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen assure qu’elle sera candidate en cas de condamnation à une peine avec sursis

Lassée d’être interrogée sur sa potentielle candidature à l’élection présidentielle, Marine Le Pen a réaffirmé qu’elle ne sera pas candidate, «si la justice l’empêche de faire campagne».

© Manon Cruz / REUTERS

Marine Le Pen.

Les aides publiques aux entreprises augmentent plus vite que les aides sociales | Le Club

13 mai 2026 à 06:21
😊👉 Donner un pognon de dingue aux entreprises privées
😒✋ Aider les personnes à se manger et se chauffer

Et après ils arrivent quand même à se poser la question "Mais pourquoi le gens ne veulent pas faire d'enfants".
À TON AVIS, MON CHATON ?

La pauvreté et la misère ne sont pas des fatalités. Ce sont des choix politiques.
(Permalink)

«Nous avons été chassés parce que nous sommes blancs» : deux ans après les émeutes, l’exode se poursuit en Nouvelle-Calédonie

REPORTAGE - Deux ans après la crise insurrectionnelle, des habitants de l’archipel continuent de partir. D’autres n’ont jamais pu regagner leur domicile, d’où ils ont été chassés. L’instabilité politique et l’absence de perspectives empêchent le territoire de se relever.

© Jean-Alexis Gallien-Lamarche

Marjorie est arrivée en Nouvelle-Calédonie alors qu’elle n’était âgée que de onze ans. Vingt-cinq ans plus tard, elle a décidé de s’exiler loin de l’archipel. 

«C’est un trésor et une chance» : pour Emmanuel Macron, être binational, c'est être 100% français et 100% de son pays d'origine

Depuis Nairobi, le président français a affirmé que le message de la République ne consistait pas à «renvoyer des identités l’une contre l’autre».

© Monicah Mwangi / REUTERS

Le président de la République, Emmanuel Macron.

«On se met en mode “gestion de crise”» : face à l’hantavirus, la précaution maximale de Lecornu

RÉCIT - Alors que les cinq Français ayant voyagé sur le MV Hondius et leurs «cas contacts» sont placés à l’isolement, le chef du gouvernement et la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, multiplient les réunions et promettent la «transparence».

© Alice Sacco / REUTERS

Sébastien Lecornu (ici à l’Assemblée nationale, à Paris, le 5 mai 2026). 

Hantavirus : qui est Stéphanie Rist, la ministre de la Santé sur tous les fronts ?

PORTRAIT - Députée du Loiret depuis 2017, la médecin rhumatologue a déjà largement fait ses preuves à l’Assemblée nationale. Elle doit désormais gérer le dossier de l’hantavirus, qui a conduit les autorités à placer plusieurs Français à l’isolement.

© Abdul Saboor / REUTERS

Stéphanie Rist est médecin rhumatologue et députée depuis 2017. Elle participe au gouvernement depuis octobre 2025.

Présidentielle 2027 : François Ruffin sera candidat s'il n'y a pas de primaire à gauche

«Je souhaite que la primaire ait lieu parce que je pense qu’il n’y a pas une autre façon de faire. Maintenant, s’il n’y a pas de primaire, moi j’y vais.», a déclaré François Ruffin, député ex-insoumis.

© François BOUCHON / Le Figaro

François Ruffin, anciennement député de La France Insoumise.

La députée LFI Sophia Chikirou devant la justice ce mardi pour une escroquerie de plus de 67.000 euros

L’ancienne candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie, soupçonnée d’avoir «trompé la banque Crédit du Nord».

© Jumeau Alexis/ABACA

Sophia Chikirou.

Du cabinet de l’Élysée au Château de Versailles : pour Emmanuel Macron, dernières nominations avant liquidation

Les chaises musicales battent leur plein au palais présidentiel, tandis que le chef de l’État doit encore pourvoir plusieurs postes prestigieux avant la fin de son mandat.

© Christian Hartmann / REUTERS

Emmanuel Macron.

Sommet Africa Forward : une opportunité française

11 mai 2026 à 19:20

C’est maintenant ou jamais. Après 30 ans de stagnation française, 20 ans d’offensive chinoise et 10 ans de propagande russe, la France peut et doit retrouver une place en Afrique. Non plus comme puissance tutélaire, ni dans la repentance permanente, mais comme un vrai partenaire.

Le sommet Africa Forward de Nairobi, qui s’achève aujourd’hui, a réuni la France, le Kenya, des chefs d’État africains, des entreprises, des investisseurs et des acteurs de la société civile. Avec pour objectif de refonder les partenariats entre notre pays et le continent africain autour de l’innovation et de la croissance. C’est la première manifestation de ce type accueillie et coprésidée avec un pays anglophone et elle a suscité de grands espoirs, nous encourageant, par-delà la diplomatie, à prouver que nous pouvons changer de logiciel économique dans nos relations bilatérales. Une mutation souhaitable, tant les opportunités sont nombreuses avec le partenaire africain.

Car le continent n’est plus un espace d’influence hérité dans le souvenir de la fameuse Françafrique de triste mémoire, mais un ensemble de marchés épris de souveraineté, où s’expriment de nombreux besoins dans le cadre d’une concurrence acharnée. Le FMI estime d’ailleurs que l’Afrique subsaharienne a connu en 2025 sa croissance la plus rapide en dix ans (autour de 4,5 %). Bien que toujours fragilisée par la dette, les tensions sur les financements et le coût de l’énergie, elle continue d’avancer. Reste à savoir si la France cheminera avec elle ou si elle regardera d’autres puissances saisir les opportunités de demain à sa place.

Il y a urgence. Les relations politiques se sont durcies dans une partie du continent, notamment à l’Ouest, où le recul militaire français est devenu le signe le plus visible d’une perte d’influence. Or, l’Afrique est l’un des rares espaces où nos intérêts peuvent rencontrer des besoins considérables en infrastructures, énergie, santé, agroalimentaire, formation, numérique et industrie. Non plus dans une logique colonialiste, mais dans l’affirmation d’un partenariat respectant la souveraineté des États locaux.

Les chiffres soulignent pourtant l’écart entre potentiel et réalité. En 2024, les échanges France-Afrique subsaharienne n’ont atteint que 24,1 milliards d’euros (dont 11 milliards d’exportations), un montant modeste au regard des besoins du continent. En 2023, nous n’étions plus que le 8ᵉ fournisseur avec 3,2 % de parts de marché, loin derrière la Chine (17,3 %). Pékin l’a bien compris : son commerce avec l’Afrique a atteint un record de 295 milliards de dollars en 2024, pour la 16ᵉ année consécutive en position de premier partenaire. Son modèle, bien que critiqué pour sa prédation et sa dépendance, allie entreprises, financements, infrastructures, diplomatie et exécution rapide.

Cette puissance chinoise, il faut le rappeler, se déploie sur un continent qui demeure un espace de conquête, notamment à travers la guerre informationnelle qui y fait rage, et dans laquelle la France subit de plein fouet les attaques et les campagnes de désinformation de Pékin, mais également de Moscou. De fait, le groupe Wagner, bien connu pour ses opérations aux méthodes indéfendables, s’est également spécialisé dans la guerre hybride, partiellement responsable de la rupture de certains pays africains avec la France. Avec pour arguments, souvent émaillés de fake news, un franc CFA présenté comme un outil de domination prédatrice, des entreprises françaises accusées de s’enrichir sur le dos des travailleurs africains, ou encore des diplomates décrits comme de simples agents d’une colonisation qui se serait poursuivie insidieusement. Une stratégie russo-chinoise qui s’est répandue comme une traînée de poudre auprès de nombreux gouvernements et de certaines opinions publiques africaines, notamment dans la zone sahélienne. De quoi mettre bien des bâtons dans les roues des ambitions tricolores. D’où l’importance de profiter du sommet pour développer une contre-offensive audacieuse permettant d’instaurer un partenariat sain, lucide et débarrassé des ressentiments accumulés depuis la colonisation.

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L’enjeu est d’autant plus stratégique que le marché africain est en train de changer de nature avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), rejointe par 54 des 55 pays de l’Union africaine. La France a donc besoin de voir se réduire les barrières commerciales, d’espérer la simplification des procédures douanières et de faire émerger des chaînes de valeur régionales. La Banque mondiale estime que cette zone pourrait permettre d’augmenter le revenu réel du continent de 7 % d’ici 2035, soit de près de 450 milliards de dollars, et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté. D’où la nécessité pour les entreprises françaises de se positionner tôt dans un espace continental en voie d’intégration pour bâtir un nouveau partenariat plus fiable, moins opaque, moins extractif, davantage tourné vers la valeur ajoutée locale. D’autant que dans l’énergie, les infrastructures, la santé, l’agroalimentaire, les télécommunications, l’intelligence artificielle ou l’industrialisation, les besoins africains croisent directement les savoir-faire français. Le programme d’Africa Forward s’appuie notamment sur ces sujets. Encore faut-il transformer ces thèmes en contrats et en débouchés concrets pour nos entreprises.

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La France dispose encore d’atouts. Selon la Direction générale du Trésor, en 2022, elle restait le deuxième pays investisseur en Afrique, avec 38,9 milliards d’euros de stock d’IDE, 2 440 filiales d’entreprises françaises et 235 000 emplois directs sur le continent. Mais cela ne suffit pas pour construire une stratégie de long terme efficace et, surtout, viable.

Nairobi doit donc accoucher d’une doctrine simple : faire de l’Afrique non plus un sujet diplomatique, mais une priorité productive. Cela suppose de mobiliser davantage les PME et ETI françaises, de sécuriser les financements et de construire des consortiums franco-africains.

Cette approche serait bénéfique pour toutes les parties. Nos entreprises cherchent des relais de croissance hors d’Europe. Nos filières industrielles ont besoin de volumes, de marchés et de projets exportables. Nos ingénieurs, nos énergéticiens, nos groupes de santé, nos logisticiens, nos entreprises agroalimentaires, nos acteurs du numérique disposent de compétences directement utiles au développement africain. Mais cette interdépendance vaut également dans l’autre sens : la France et l’Europe auront de plus en plus besoin des matières premières critiques du continent africain, qu’il s’agisse des minerais stratégiques nécessaires à la transition énergétique, aux batteries, aux infrastructures électriques ou encore de la bauxite guinéenne, indispensable aux chaînes de valeur de l’aluminium. La bonne stratégie n’est donc pas de vendre à l’Afrique comme à un simple débouché, ni de considérer ses ressources comme un seul réservoir extractif, mais de la considérer comme un partenaire dont la puissance est respectée. C’est ainsi que la France évitera à la fois le procès en verticalité et le déclassement économique. Nous avons besoin l’un de l’autre, dans l’espoir que le sommet Africa Forward marquera le début de cette nouvelle ère.

En somme, l’Afrique n’attendra pas la France. Elle arbitrera entre des offres chinoises, indiennes, américaines, européennes ou en provenance du Golfe. Elle choisira celles qui financent vite, exécutent bien et respectent ses priorités. Le sommet Africa Forward portera bien son nom s’il permet à la France de comprendre cette évidence. L’avenir de sa relation au continent se jouera moins par de pompeux discours historiques que dans la qualité des projets bâtis avec les entreprises, les États et les sociétés africaines. Le temps de l’influence automatique est terminé. Celui de l’investissement stratégique commence.

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