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Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

9 juin 2026 à 15:26
« We rely on your feedback »
Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

Pris à parti pour avoir financé un clip publicitaire dans la vidéo d’un influenceur d’extrême-droite, Proton s’excuse et indique chercher la neutralité.

Proton qui diffuse ses publicités sur la chaîne d’un youtubeur d’extrême-droite ? C’est le scénario qui a surpris plus d’un internaute, ces derniers jours.

Alors que la société suisse est régulièrement citée comme alternative européenne et chiffrée à la plupart des grandes suites de mail et services logiciels états-uniens, voilà qu’elle s’offre une coupure publicitaire de deux minutes vingt dans une vidéo du « réinformateur » Vincent Lapierre.

Interpellée sur Reddit, LinkedIn et ailleurs en ligne, l’entreprise a présenté ce 8 juin ses excuses au public. D’après Vincent Lapierre, elle a mis fin au partenariat qu’elle avait conclu avec lui pour une seule vidéo.

Une publicité chez un ancien soralien

Fort de 672 000 abonnés sur YouTube, 216 000 sur Instagram et 185 000 sur TikTok, ce dernier a travaillé au mitan des années 2010 pour l’association Égalité et Réconciliation fondée par Alain Soral. Pendant trois ans, il réalise reportages et vidéos pour le site d’extrême-droite, avant de cofonder, en 2018, le Média pour tous, sur lequel il continue de cultiver des obsessions classiques de sa famille politique, sur un ton conspirationniste.

Autant dire que pour les internautes qui voyaient en Proton un fournisseur de service numérique alternatif aux Microsoft et Google états-unien, tout en y plaçant des espoirs politiques de résistance au projet autoritaire de Donald Trump, la pilule passe difficilement. Sur Reddit, plusieurs fils de discussion sont ouverts, dont l’un, dans le subreddit r/ProtonMail, dépasse désormais les 4 000 upvotes et le millier de commentaires.

Ce 8 juin, le vidéaste indique sur X que la société a « choisi de mettre fin à son partenariat […] à la suite d’une campagne menée par des militants qui contestent mon travail et mes prises de position ». Il critique ensuite une campagne « d’extrême-gauche ».

Une entreprise qui cherche la neutralité

« Proton soutient la liberté d’opinion, mais Proton lui-même doit rester neutre, lui répond le PDG de Proton Andy Yen. Nous défendons et protégeons les utilisateurs de tous bords politiques, mais les partenariats exigent une forme de neutralité. Celui-ci n’aurait pas dû passer notre processus de vérification, indépendamment des campagnes publiques. »

Plus loin, il répète à plusieurs reprises que la société ne souhaite pas prendre part au débat politique français. À ce titre, elle ne peut nouer de partenariat « ni avec des figures de la gauche politique, ni de la droite politique, qui pourrait diviser notre communauté ».

Sur LinkedIn, son responsable des politiques publiques Romain Digneaux l’admet : « Nous avons clairement failli à respecter nos propres standards en matière de vérification du profil de M. Lapierre, et ce partenariat n’aurait jamais dû avoir lieu. » Au nom de l’entreprise, il déclare que Proton présente ses « plus sincères excuses aux personnes qui ont été (légitimement) choquées de voir Proton associée à des valeurs qui ne sont pas les [siennes] » et travailler « en interne à ce que ce genre d’erreur ne se reproduise plus ».

Deux messages qui correspondent en tout point à la réponse officielle publiée par la « Proton_team » sur Reddit, et vers lequel ses équipes redirigent Next lorsque nous tentons d’obtenir plus d’information. Elle y indique que la chaîne de Vincent Lapierre n’aurait « jamais dû faire partie de nos programmes d’affiliation ou de partenariat, car nous évitons expressément les associations avec des chaînes dont le contenu pourrait détourner de notre message et diviser notre communauté ».

Capture d’écran de la réponse de l’équipe de Proton sur Reddit (r/ProtonMail)

Alors que des internautes demandent à l’entreprise de publier un « post-mortem », c’est-à-dire un retour d’expérience « similaire à ce que fait la communauté de la cybersécurité en cas de fuite ou de hack », pour reprendre les mots du compte Reddit @ThinandFeminine, celle-ci indique : « Proton opère à échelle mondiale, et si nos services sont disponibles pour tout le monde sans considération des opinions politiques, et que notre mission est cohérente partout, notre connaissance de chaque paysage médiatique ne l’est pas. Dans ce cas, notre équipe n’avait pas suffisamment de contexte sur le paysage français pour prendre une décision bien informée, et c’est une erreur de notre part. »

Forte de plus de 100 millions d’utilisateurs et d’environ 650 salariés, portée par la politique trumpiste qui motive de plus en plus d’Européens à chercher des services numériques alternatifs, ce n’est pas la première fois que l’entreprise se retrouve prise à partie. En 2021, alors qu’elle avait fourni l’adresse IP d’un internaute à la police française, l’entreprise avait expliqué se plier aux décisions de la Justice suisse. En l’occurrence, cette dernière avait décidé d’accéder à une requête d’Europol, donc, en remontant le fil, aux forces de l’ordre hexagonales.

En 2024, dans une autre affaire, la police espagnole avait réussi à identifier un activiste sous pseudonyme, notamment parce que celui-ci avait fourni à la société une adresse de récupération. Proton avait indiqué ne pas exiger ce type d’information, « mais dans ce cas, le terroriste présumé en [avait] ajouté une de son propre chef », qu’elle avait donc pu transmettre.

En février 2025, alors qu’il commentait l’ouverture d’enquête antitrust contre plusieurs géants numériques par la première administration Trump, Andy Yen avait par ailleurs été pris à partie sur les réseaux sociaux et accusé de se soumettre au président des États-Unis. S’il énonçait un fait, il avait à l’époque indiqué, sur Reddit, que sa publication pouvait être perçue comme un positionnement politique et qu’il se montrerait plus prudent dans le futur.

Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

9 juin 2026 à 15:26
« We rely on your feedback »
Proton dans la tourmente après avoir financé une publicité chez un vidéaste d’extrême-droite

Pris à parti pour avoir financé un clip publicitaire dans la vidéo d’un influenceur d’extrême-droite, Proton s’excuse et indique chercher la neutralité.

Proton qui diffuse ses publicités sur la chaîne d’un youtubeur d’extrême-droite ? C’est le scénario qui a surpris plus d’un internaute, ces derniers jours.

Alors que la société suisse est régulièrement citée comme alternative européenne et chiffrée à la plupart des grandes suites de mail et services logiciels états-uniens, voilà qu’elle s’offre une coupure publicitaire de deux minutes vingt dans une vidéo du « réinformateur » Vincent Lapierre.

Interpellée sur Reddit, LinkedIn et ailleurs en ligne, l’entreprise a présenté ce 8 juin ses excuses au public. D’après Vincent Lapierre, elle a mis fin au partenariat qu’elle avait conclu avec lui pour une seule vidéo.

Une publicité chez un ancien soralien

Fort de 672 000 abonnés sur YouTube, 216 000 sur Instagram et 185 000 sur TikTok, ce dernier a travaillé au mitan des années 2010 pour l’association Égalité et Réconciliation fondée par Alain Soral. Pendant trois ans, il réalise reportages et vidéos pour le site d’extrême-droite, avant de cofonder, en 2018, le Média pour tous, sur lequel il continue de cultiver des obsessions classiques de sa famille politique, sur un ton conspirationniste.

Autant dire que pour les internautes qui voyaient en Proton un fournisseur de service numérique alternatif aux Microsoft et Google états-unien, tout en y plaçant des espoirs politiques de résistance au projet autoritaire de Donald Trump, la pilule passe difficilement. Sur Reddit, plusieurs fils de discussion sont ouverts, dont l’un, dans le subreddit r/ProtonMail, dépasse désormais les 4 000 upvotes et le millier de commentaires.

Ce 8 juin, le vidéaste indique sur X que la société a « choisi de mettre fin à son partenariat […] à la suite d’une campagne menée par des militants qui contestent mon travail et mes prises de position ». Il critique ensuite une campagne « d’extrême-gauche ».

Une entreprise qui cherche la neutralité

« Proton soutient la liberté d’opinion, mais Proton lui-même doit rester neutre, lui répond le PDG de Proton Andy Yen. Nous défendons et protégeons les utilisateurs de tous bords politiques, mais les partenariats exigent une forme de neutralité. Celui-ci n’aurait pas dû passer notre processus de vérification, indépendamment des campagnes publiques. »

Plus loin, il répète à plusieurs reprises que la société ne souhaite pas prendre part au débat politique français. À ce titre, elle ne peut nouer de partenariat « ni avec des figures de la gauche politique, ni de la droite politique, qui pourrait diviser notre communauté ».

Sur LinkedIn, son responsable des politiques publiques Romain Digneaux l’admet : « Nous avons clairement failli à respecter nos propres standards en matière de vérification du profil de M. Lapierre, et ce partenariat n’aurait jamais dû avoir lieu. » Au nom de l’entreprise, il déclare que Proton présente ses « plus sincères excuses aux personnes qui ont été (légitimement) choquées de voir Proton associée à des valeurs qui ne sont pas les [siennes] » et travailler « en interne à ce que ce genre d’erreur ne se reproduise plus ».

Deux messages qui correspondent en tout point à la réponse officielle publiée par la « Proton_team » sur Reddit, et vers lequel ses équipes redirigent Next lorsque nous tentons d’obtenir plus d’information. Elle y indique que la chaîne de Vincent Lapierre n’aurait « jamais dû faire partie de nos programmes d’affiliation ou de partenariat, car nous évitons expressément les associations avec des chaînes dont le contenu pourrait détourner de notre message et diviser notre communauté ».

Capture d’écran de la réponse de l’équipe de Proton sur Reddit (r/ProtonMail)

Alors que des internautes demandent à l’entreprise de publier un « post-mortem », c’est-à-dire un retour d’expérience « similaire à ce que fait la communauté de la cybersécurité en cas de fuite ou de hack », pour reprendre les mots du compte Reddit @ThinandFeminine, celle-ci indique : « Proton opère à échelle mondiale, et si nos services sont disponibles pour tout le monde sans considération des opinions politiques, et que notre mission est cohérente partout, notre connaissance de chaque paysage médiatique ne l’est pas. Dans ce cas, notre équipe n’avait pas suffisamment de contexte sur le paysage français pour prendre une décision bien informée, et c’est une erreur de notre part. »

Forte de plus de 100 millions d’utilisateurs et d’environ 650 salariés, portée par la politique trumpiste qui motive de plus en plus d’Européens à chercher des services numériques alternatifs, ce n’est pas la première fois que l’entreprise se retrouve prise à partie. En 2021, alors qu’elle avait fourni l’adresse IP d’un internaute à la police française, l’entreprise avait expliqué se plier aux décisions de la Justice suisse. En l’occurrence, cette dernière avait décidé d’accéder à une requête d’Europol, donc, en remontant le fil, aux forces de l’ordre hexagonales.

En 2024, dans une autre affaire, la police espagnole avait réussi à identifier un activiste sous pseudonyme, notamment parce que celui-ci avait fourni à la société une adresse de récupération. Proton avait indiqué ne pas exiger ce type d’information, « mais dans ce cas, le terroriste présumé en [avait] ajouté une de son propre chef », qu’elle avait donc pu transmettre.

En février 2025, alors qu’il commentait l’ouverture d’enquête antitrust contre plusieurs géants numériques par la première administration Trump, Andy Yen avait par ailleurs été pris à partie sur les réseaux sociaux et accusé de se soumettre au président des États-Unis. S’il énonçait un fait, il avait à l’époque indiqué, sur Reddit, que sa publication pouvait être perçue comme un positionnement politique et qu’il se montrerait plus prudent dans le futur.

C’est fait, les arnaques au livreur franchissent une étape que vous n’avez jamais vue… ou entendue

9 juin 2026 à 12:39

Une nouvelle vague de phishing imitant Mondial Relay a lieu en France. La série de messages est accompagnée d'une note vocale réaliste de quinze secondes, une première dans ce type de campagne, pas encore répertoriée par le transporteur.

Messagerie Tchap piratée : l’État rassure et le hacker jubile, pourquoi est-ce si difficile de dénicher la vérité ?

9 juin 2026 à 09:06

Le 8 juin 2026, la Direction interministérielle du numérique (DINUM) a confirmé la compromission de Tchap, la messagerie des agents publics. Depuis, la réalité de l'incident est coincée entre deux narratifs : celui d'une institution qui veut rassurer, et celui d'un cybercriminel qui veut vendre.

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes

9 juin 2026 à 05:45


Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour — Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

☕️ [màj] Londres veut empêcher les mineurs d’échanger des photos intimes

9 juin 2026 à 05:45


Apple et Google sont sommés par le gouvernement britannique de renforcer les mesures de protection pour les enfants. Les utilisateurs de moins de 18 ans de smartphones et d’autres appareils des constructeurs et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas pouvoir accéder ni envoyer d’images intimes ou affichant de la nudité, a exigé le Premier ministre Keir Starmer.

« Ce n’est pas un problème impossible à résoudre », a déclaré Keir Starmer à l’occasion de la London Tech Week. « [Apple et Google font partie des] entreprises les plus innovantes au monde et je suis convaincu qu’elles peuvent trouver une solution ». Une solution… comme celle mise en place par Apple fin 2021 ?

Pour les comptes des mineurs, le constructeur de Cupertino floute en effet les images et les vidéos contenant de la nudité transmises par l’app Messages, via AirDrop, dans les messages vidéo de FaceTime ou encore dans le sélecteur de photos. La fonction est activée par défaut sur les comptes enfants, elle s’accompagne de ressources et de messages de prévention. Des protections similaires sont mises en place pour les envois de photos dénudées.

La fonction « Sécurité des communications » d’Apple floute les photos de nus pour les comptes enfants.

Google a indiqué à la BBC que l’entreprise était « profondément engagée sur la protection des enfants en ligne ». Le géant du web travaille avec ses partenaires britanniques « afin de trouver des solutions efficaces et respectueuses de la vie privée pour limiter la diffusion de contenus nuisibles, tout en garantissant un environnement numérique sûr pour les jeunes. »

Tout cela suffira-t-il à rassurer Londres ? Manifestement, le gouvernement cherche davantage que de beaux discours : une législation pourrait être mise en œuvre pour contraindre les entreprises à activer des fonctions de protection des enfants, si elles ne s’y conformaient pas volontairement dans un délai de trois mois. Ces mesures incluraient des sanctions financières, et pourraient même aller jusqu’à engager la responsabilité pénale des entreprises récalcitrantes.

Le Premier ministre a également précisé que ces fonctionnalités devront s’appliquer sur les nouveaux smartphones et tablettes, mais aussi les appareils en circulation. Le Royaume-Uni impose déjà aux plateformes en ligne une vérification de l’âge, via l’Online Safety Act, pour les sites pornos (ça ne marche pas très bien), les réseaux sociaux, les apps de messagerie, ou encore les forums et communautés en ligne.

Mise à jour — Signal s’oppose au projet du gouvernement anglais. Le cocktail de mesures exigées par Londres — scan du contenu des appareils, vérification de l’âge — au nom de la protection des enfants risque de se transformer en outil de surveillance généralisée, selon la messagerie. « [Ces dispositifs] seront étendus, devenant un outil dangereux qui sera utilisé au Royaume-Uni comme à l’étranger pour censurer et surveiller tout ce qu’ils pourraient considérer comme des « menaces » ou des « contenus préjudiciables » », s’alarme Signal.

Plutôt que de financer le système éducatif et les services publics, Londres voudrait une infrastructure de surveillance invisible, activée par défaut et « transformée en loi sous des prétextes cyniques ».

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