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☕️ La France insoumise victime d’un vol de données personnelles



La France Insoumise (LFI) a informé certains de ses adhérents ou sympathisants d’un vol de données personnelles survenu au niveau de ses outils internes. Elle y indique avoir été victime d’une attaque cybercriminelle susceptible d’avoir conduit à l’exposition d’informations telles que le nom et prénom, l’adresse email, l’adresse postale, les « informations de profil » et la « participation à certains groupes ou événements ».

Le parti politique ne précise pas le canal par lequel a été réalisée l’attaque, mais les informations personnelles évoquées, notamment l’allusion aux groupes ou événements, suggèrent qu’il pourrait s’agir du site actionpopulaire.fr, la plateforme via laquelle LFI propose à ses sympathisants d’organiser leurs actions de terrain.

Revendication d’un dump de la base actionpopulaire.fr publiée le 7 mai – capture d’écran Next

Cette allusion aux groupes semble également cohérente avec les revendications publiées par un internaute le 7 mai dernier sur un forum spécialisé. Celui-ci affirmait avoir réalisé un dump (une copie) du site actionpopulaire.fr, qui lui donnerait accès à 120 000 emails uniques, 20 000 numéros de téléphone, un nombre non précisé d’adresses physiques, ainsi qu’aux messages et échanges réalisés par l’intermédiaire de la plateforme.

Outre les messages individuels adressés aux victimes potentielles, LFI a communiqué de façon plus large auprès de ses sympathisants. Signé par Manuel Bompard et diffusé, notamment, sur les canaux Discord du parti, le message admet une fuite, mais ne corrobore pas les allégations du pirate supposé :

« Nous sommes encore en train d’investiguer pour préciser les conséquences de ces attaques. Il semble qu’en effet des données liées à certaines personnes ont pu être compromises. En revanche, contrairement à ce qui a été indiqué sur les réseaux sociaux, il ne s’agit ni du fichier de tou·tes les utilisateur·rices d’Action populaire, ni des signataires sur le site de soutien de la campagne présidentielle. »

Message de Manuel Bompard, diffusé dans le canal Annonces d’un des salons Discord de LFI – capture d’écran Next

Le coordinateur du parti confirme par ailleurs qu’une plainte va être déposée, outre l’alerte transmise à la CNIL et à l’ANSSI. « De manière générale, dans le contexte de généralisation de piratages de données ayant par exemple visé des institutions publiques, nous invitons tou·tes les camarades à faire preuve de la plus grande vigilance dans les messages qu’elles et ils pourraient recevoir sur leurs coordonnées personnelles », écrit encore le parti, avant d’appeler aux habituels conseils de vigilance.

La divulgation de cette attaque intervient alors que le leader du parti, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dimanche 3 mai, au 20 heures de TF1, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Le dépôt GitHub dédié au code d’actionpopulaire.fr témoigne quant à lui d’une forte accélération du volume de commits depuis le 23 avril dernier.

Rappelons que d’un point de vue réglementaire, les informations qui révèlent l’orientation politique relèvent de ce que le RGPD qualifie, dans son article 9, de « données sensibles ».

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☕️ La France insoumise victime d’un vol de données personnelles



La France Insoumise (LFI) a informé certains de ses adhérents ou sympathisants d’un vol de données personnelles survenu au niveau de ses outils internes. Elle y indique avoir été victime d’une attaque cybercriminelle susceptible d’avoir conduit à l’exposition d’informations telles que le nom et prénom, l’adresse email, l’adresse postale, les « informations de profil » et la « participation à certains groupes ou événements ».

Le parti politique ne précise pas le canal par lequel a été réalisée l’attaque, mais les informations personnelles évoquées, notamment l’allusion aux groupes ou événements, suggèrent qu’il pourrait s’agir du site actionpopulaire.fr, la plateforme via laquelle LFI propose à ses sympathisants d’organiser leurs actions de terrain.

Revendication d’un dump de la base actionpopulaire.fr publiée le 7 mai – capture d’écran Next

Cette allusion aux groupes semble également cohérente avec les revendications publiées par un internaute le 7 mai dernier sur un forum spécialisé. Celui-ci affirmait avoir réalisé un dump (une copie) du site actionpopulaire.fr, qui lui donnerait accès à 120 000 emails uniques, 20 000 numéros de téléphone, un nombre non précisé d’adresses physiques, ainsi qu’aux messages et échanges réalisés par l’intermédiaire de la plateforme.

Outre les messages individuels adressés aux victimes potentielles, LFI a communiqué de façon plus large auprès de ses sympathisants. Signé par Manuel Bompard et diffusé, notamment, sur les canaux Discord du parti, le message admet une fuite, mais ne corrobore pas les allégations du pirate supposé :

« Nous sommes encore en train d’investiguer pour préciser les conséquences de ces attaques. Il semble qu’en effet des données liées à certaines personnes ont pu être compromises. En revanche, contrairement à ce qui a été indiqué sur les réseaux sociaux, il ne s’agit ni du fichier de tou·tes les utilisateur·rices d’Action populaire, ni des signataires sur le site de soutien de la campagne présidentielle. »

Message de Manuel Bompard, diffusé dans le canal Annonces d’un des salons Discord de LFI – capture d’écran Next

Le coordinateur du parti confirme par ailleurs qu’une plainte va être déposée, outre l’alerte transmise à la CNIL et à l’ANSSI. « De manière générale, dans le contexte de généralisation de piratages de données ayant par exemple visé des institutions publiques, nous invitons tou·tes les camarades à faire preuve de la plus grande vigilance dans les messages qu’elles et ils pourraient recevoir sur leurs coordonnées personnelles », écrit encore le parti, avant d’appeler aux habituels conseils de vigilance.

La divulgation de cette attaque intervient alors que le leader du parti, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dimanche 3 mai, au 20 heures de TF1, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Le dépôt GitHub dédié au code d’actionpopulaire.fr témoigne quant à lui d’une forte accélération du volume de commits depuis le 23 avril dernier.

Rappelons que d’un point de vue réglementaire, les informations qui révèlent l’orientation politique relèvent de ce que le RGPD qualifie, dans son article 9, de « données sensibles ».

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☕️ Micron pousse le SSD jusqu’à 245 To



L’avantage des SSD sur les disques durs magnétiques traditionnels en matière de densité trouve une nouvelle incarnation éloquente avec l’annonce de la gamme 6600 ION NVMe de Micron : le fabricant états-unien décline en effet cette dernière sur des capacités de 30, 61, 122 et 245 To, le tout dans une enveloppe correspondant à celle du format 2,5 pouces utilisé sur les marchés grand public.

Ici, il n’est cependant pas question d’équiper des PC pour joueurs ou des stations de travail. Ces SSD, qui se déclinent en formats U.2 (15 mm d’épaisseur), E3.S 1T (7,5 mm) et E3.L, sont destinés au monde des datacenters, où ils permettent d’atteindre des capacités de stockage record à l’échelle de la baie ou du rack. Micron revendique ainsi 4,9 Po sur un U (à raison de 40 SSD au format U.2), ce qui permet d’envisager d’intégrer 176,9 Po sur un rack.

Dans sa fiche produit (PDF), Micron met cette promesse de densité et la consommation électrique associée en face de ce qu’autorisent les disques durs magnétiques. Le fabricant de mémoire revendique ainsi une densité 5,6 fois supérieure à celle des disques durs 44 To qui commencent à être disponibles. Côté consommation, il affiche 30 watts par SSD, soit 8,2 To par watt, qu’il compare aux 10 watts avalés par un disque 44 To. L’efficacité serait donc ici 1,9 fois supérieure.

La gamme 6600 affiche des performances de l’ordre de 14 Go/s en lecture séquentielle, soit la bande passante permise par l’interface PCI-Express 5.0 sur quatre lignes – crédit Micron

Sans surprise, Micron se garde bien de donner la moindre indication quant au prix de ces nouveaux modèles, dont le lancement intervient sur fond de tensions persistantes sur le marché de la mémoire (vive ou Flash). Rappelons que le groupe a pris la décision fin 2025 de mettre un terme à sa marque grand public Crucial même s’il affirme ne pas vouloir totalement délaisser le consommateur final.

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☕️ Micron pousse le SSD jusqu’à 245 To



L’avantage des SSD sur les disques durs magnétiques traditionnels en matière de densité trouve une nouvelle incarnation éloquente avec l’annonce de la gamme 6600 ION NVMe de Micron : le fabricant états-unien décline en effet cette dernière sur des capacités de 30, 61, 122 et 245 To, le tout dans une enveloppe correspondant à celle du format 2,5 pouces utilisé sur les marchés grand public.

Ici, il n’est cependant pas question d’équiper des PC pour joueurs ou des stations de travail. Ces SSD, qui se déclinent en formats U.2 (15 mm d’épaisseur), E3.S 1T (7,5 mm) et E3.L, sont destinés au monde des datacenters, où ils permettent d’atteindre des capacités de stockage record à l’échelle de la baie ou du rack. Micron revendique ainsi 4,9 Po sur un U (à raison de 40 SSD au format U.2), ce qui permet d’envisager d’intégrer 176,9 Po sur un rack.

Dans sa fiche produit (PDF), Micron met cette promesse de densité et la consommation électrique associée en face de ce qu’autorisent les disques durs magnétiques. Le fabricant de mémoire revendique ainsi une densité 5,6 fois supérieure à celle des disques durs 44 To qui commencent à être disponibles. Côté consommation, il affiche 30 watts par SSD, soit 8,2 To par watt, qu’il compare aux 10 watts avalés par un disque 44 To. L’efficacité serait donc ici 1,9 fois supérieure.

La gamme 6600 affiche des performances de l’ordre de 14 Go/s en lecture séquentielle, soit la bande passante permise par l’interface PCI-Express 5.0 sur quatre lignes – crédit Micron

Sans surprise, Micron se garde bien de donner la moindre indication quant au prix de ces nouveaux modèles, dont le lancement intervient sur fond de tensions persistantes sur le marché de la mémoire (vive ou Flash). Rappelons que le groupe a pris la décision fin 2025 de mettre un terme à sa marque grand public Crucial même s’il affirme ne pas vouloir totalement délaisser le consommateur final.

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Piraté, le site de JDownloader a distribué un malware au lieu du fichier d’installation

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère
Piraté, le site de JDownloader a distribué un malware au lieu du fichier d’installation

Victime d’un piratage, le site officiel de JDownloader a pendant 48 heures distribué un malware en lieu et place du fichier d’installation proposé pour Windows et Linux. L’équipe en charge du projet affirme que seuls les liens de téléchargement ont été modifiés : les binaires du logiciel et l’infrastructure sous-jacente n’auraient pas été touchés. Les internautes ayant téléchargé l’utilitaire entre le 6 et le 7 mai sont toutefois invités à la prudence.

Très populaire chez les adeptes du « direct download », du fait de sa capacité à lever les restrictions sur les téléchargements gratuits, l’utilitaire JDownloader a été victime d’un incident de sécurité les 6 et 7 mai dernier. C’est plus précisément le site officiel du logiciel qui a été affecté par une attaque de type supply chain (chaîne d’approvisionnement) : pendant 48 heures environ, certains des liens de téléchargement affichés sur le site ont pointé vers un malware et non vers les binaires légitimes du client.

Des liens modifiés au niveau du CMS

L’équipe en charge du projet indique que deux liens ont été affectés : l’option « Download Alternative Installer » proposée pour Windows, et l’URL pointant vers l’installateur en ligne de commande pour Linux. « Nos packages d’installation originaux n’ont pas été modifiés ; seuls les liens de téléchargement publiés ici pointent vers des fichiers erronés. Les fichiers binaires de l’installateur restent hébergés sur des serveurs externes, comme d’habitude », promet JDownloader dans un billet dédié.

L’incident y est retracé de façon chronologique. D’après l’équipe, les assaillants auraient d’abord procédé à une première modification sur une page peu exposée du site, le 5 mai dans la soirée, avant d’insérer les deux liens piégés sur la page principale dédiée au téléchargement, le 6 mai aux alentours de deux heures du matin (heure de Paris).

Les auteurs du projet ont sonné le branle-bas de combat le 7 mai vers 19 heures, suite à l’alerte lancée par un internaute sur Reddit. « Des téléchargements suspects et des alertes ont été détectés ; le problème a été confirmé et une procédure de gestion d’incident a été lancée. Le serveur a été arrêté à 17h24 UTC [19h24 heure de Paris] », décrit-elle. Le site est ensuite resté hors ligne à des fins de nettoyage et de contrôle, jusqu’à sa remise en route dans la nuit du 8 au 9 mai.

Vérifier la légitimité du fichier téléchargé

C’est au niveau du CMS (gestionnaire de contenus, le « moteur » du site Web) que serait intervenue l’intrusion. Le code de JDownloader, et les mécaniques de mise à jour « in-app » n’ont de ce fait pas été affectées, assure l’équipe : « Chaque mise à jour installée via le système intégré de l’application est signée par RSA et vérifiée par cryptographie. Ce canal est indépendant des liens de téléchargement du site web qui ont été manipulés. »

Reste à accompagner les internautes exposés à un fichier compromis. Sous Windows, l’équipe invite à contrôler la signature du client téléchargé (clic droit, propriétés, signatures numériques). Si l’écran affiche AppWork GmbH, le fichier peut être considéré comme légitime. Elle propose également un tableau récapitulatif des différentes versions du client, avec leur taille exacte et le checksum associé.

La correspondance entre taille et checksum permet de contrôler la légitimité de l’exécutable téléchargé – crédit JDownloader

En cas de fichier téléchargé, puis exécuté, JDownloader invite à la réinstallation complète du système d’exploitation, et à la modification préventive de tous les identifiants susceptibles d’avoir été stockés sur la machine.

Les attaques de la supply chain se multiplient

D’après Thomas Klemenc de Malcat, le fichier distribué par les pirates contient bien l’installeur de JDownloader, associé à une charge malveillante de type RAT (Remote Access Trojan) écrite en Python. Bleeping Computer remarque un comportement similaire sous Linux, où la charge s’installe de façon persistante et dissimule son activité grâce à l’outil d’obfuscation Pyarmor.

Ce nouvel incident illustre la tendance qui consiste à attaquer non pas un logiciel, mais sa chaîne d’approvisionnement. Parfois, c’est le site Web qui sert de vecteur, comme ici ou dans le cas de la mésaventure survenue à l’éditeur de CPU-Z. Bon nombre d’attaques se concentrent également sur la distribution de composants open source populaires, comme l’illustre une alerte lancée le 5 mai dernier sur Daemon Tools, ainsi que les épisodes récents relatifs à Axios ou Trivy.


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Piraté, le site de JDownloader a distribué un malware au lieu du fichier d’installation

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère
Piraté, le site de JDownloader a distribué un malware au lieu du fichier d’installation

Victime d’un piratage, le site officiel de JDownloader a pendant 48 heures distribué un malware en lieu et place du fichier d’installation proposé pour Windows et Linux. L’équipe en charge du projet affirme que seuls les liens de téléchargement ont été modifiés : les binaires du logiciel et l’infrastructure sous-jacente n’auraient pas été touchés. Les internautes ayant téléchargé l’utilitaire entre le 6 et le 7 mai sont toutefois invités à la prudence.

Très populaire chez les adeptes du « direct download », du fait de sa capacité à lever les restrictions sur les téléchargements gratuits, l’utilitaire JDownloader a été victime d’un incident de sécurité les 6 et 7 mai dernier. C’est plus précisément le site officiel du logiciel qui a été affecté par une attaque de type supply chain (chaîne d’approvisionnement) : pendant 48 heures environ, certains des liens de téléchargement affichés sur le site ont pointé vers un malware et non vers les binaires légitimes du client.

Des liens modifiés au niveau du CMS

L’équipe en charge du projet indique que deux liens ont été affectés : l’option « Download Alternative Installer » proposée pour Windows, et l’URL pointant vers l’installateur en ligne de commande pour Linux. « Nos packages d’installation originaux n’ont pas été modifiés ; seuls les liens de téléchargement publiés ici pointent vers des fichiers erronés. Les fichiers binaires de l’installateur restent hébergés sur des serveurs externes, comme d’habitude », promet JDownloader dans un billet dédié.

L’incident y est retracé de façon chronologique. D’après l’équipe, les assaillants auraient d’abord procédé à une première modification sur une page peu exposée du site, le 5 mai dans la soirée, avant d’insérer les deux liens piégés sur la page principale dédiée au téléchargement, le 6 mai aux alentours de deux heures du matin (heure de Paris).

Les auteurs du projet ont sonné le branle-bas de combat le 7 mai vers 19 heures, suite à l’alerte lancée par un internaute sur Reddit. « Des téléchargements suspects et des alertes ont été détectés ; le problème a été confirmé et une procédure de gestion d’incident a été lancée. Le serveur a été arrêté à 17h24 UTC [19h24 heure de Paris] », décrit-elle. Le site est ensuite resté hors ligne à des fins de nettoyage et de contrôle, jusqu’à sa remise en route dans la nuit du 8 au 9 mai.

Vérifier la légitimité du fichier téléchargé

C’est au niveau du CMS (gestionnaire de contenus, le « moteur » du site Web) que serait intervenue l’intrusion. Le code de JDownloader, et les mécaniques de mise à jour « in-app » n’ont de ce fait pas été affectées, assure l’équipe : « Chaque mise à jour installée via le système intégré de l’application est signée par RSA et vérifiée par cryptographie. Ce canal est indépendant des liens de téléchargement du site web qui ont été manipulés. »

Reste à accompagner les internautes exposés à un fichier compromis. Sous Windows, l’équipe invite à contrôler la signature du client téléchargé (clic droit, propriétés, signatures numériques). Si l’écran affiche AppWork GmbH, le fichier peut être considéré comme légitime. Elle propose également un tableau récapitulatif des différentes versions du client, avec leur taille exacte et le checksum associé.

La correspondance entre taille et checksum permet de contrôler la légitimité de l’exécutable téléchargé – crédit JDownloader

En cas de fichier téléchargé, puis exécuté, JDownloader invite à la réinstallation complète du système d’exploitation, et à la modification préventive de tous les identifiants susceptibles d’avoir été stockés sur la machine.

Les attaques de la supply chain se multiplient

D’après Thomas Klemenc de Malcat, le fichier distribué par les pirates contient bien l’installeur de JDownloader, associé à une charge malveillante de type RAT (Remote Access Trojan) écrite en Python. Bleeping Computer remarque un comportement similaire sous Linux, où la charge s’installe de façon persistante et dissimule son activité grâce à l’outil d’obfuscation Pyarmor.

Ce nouvel incident illustre la tendance qui consiste à attaquer non pas un logiciel, mais sa chaîne d’approvisionnement. Parfois, c’est le site Web qui sert de vecteur, comme ici ou dans le cas de la mésaventure survenue à l’éditeur de CPU-Z. Bon nombre d’attaques se concentrent également sur la distribution de composants open source populaires, comme l’illustre une alerte lancée le 5 mai dernier sur Daemon Tools, ainsi que les épisodes récents relatifs à Axios ou Trivy.


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☕️ Noms de domaine : un incident chez BookMyName a affecté les infos de 1868 comptes



BookMyName, l’un des bureaux d’enregistrement de noms de domaine de Scaleway (groupe iliad) a temporairement suspendu ses services (web et API) mardi 5 mai en raison d’une activité suspecte détectée au niveau de son système d’information.

« Certains clients ont pu constater une modification de leurs informations de contact associées à leurs noms de domaine, a alerté le service en début de journée. En conséquence, nous avons décidé de suspendre l’ensemble des accès publics à BookMyName le temps de mener les investigations nécessaires. »

Vers 17 heures, le bureau a publié un point d’étape affirmant que les informations de contact modifiées avaient été restaurées et que le service était considéré comme sécurisé, annonçant au passage prendre en charge gracieusement le renouvellement des noms de domaine arrivant à échéance dans les 72 heures.

Le rétablissement du service est finalement intervenu mardi 5 mai vers 22 heures, amputé de certaines fonctionnalités secondaires, dont la récupération de mots de passe.

« Compte tenu du rétablissement effectif du service ce jour, les renouvellements automatiques seront assurés sans interruption. Par conséquent, et contrairement à ce qui a pu être communiqué précédemment, nous ne procéderons pas au renouvellement gracieux des domaines arrivant à échéance ce 5 mai 2026. Ces derniers seront traités selon vos modalités de facturation habituelles », a publié à cette occasion le service.

Rapport d’incident publié mercredi 6 mai – capture d’écran

BookMyName a publié dès mercredi 6 mai le post mortem de l’incident. D’après ce rapport, l’intrusion a permis à l’assaillant de modifier les informations de contact associées à 1 868 comptes clients. « L’adresse e-mail, le prénom, le nom, le mot de passe et le pays ont été modifiés », décrit le bureau d’enregistrement, selon qui aucune opération de transfert non sollicitée n’a été constatée.

« L’incident a été causé par une erreur de logique dans le contrôle d’autorisation du point de terminaison de modification des contacts. Cette faille a permis à un attaquant de modifier n’importe quel champ lié aux contacts en ciblant n’importe quel identifiant de compte en manipulant des paramètres de requête HTTP. Il s’agissait principalement d’une attaque à l’aveugle : aucun compte n’était spécifiquement ciblé », décrit le service sur un volet plus technique.

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☕️ Noms de domaine : un incident chez BookMyName a affecté les infos de 1868 comptes



BookMyName, l’un des bureaux d’enregistrement de noms de domaine de Scaleway (groupe iliad) a temporairement suspendu ses services (web et API) mardi 5 mai en raison d’une activité suspecte détectée au niveau de son système d’information.

« Certains clients ont pu constater une modification de leurs informations de contact associées à leurs noms de domaine, a alerté le service en début de journée. En conséquence, nous avons décidé de suspendre l’ensemble des accès publics à BookMyName le temps de mener les investigations nécessaires. »

Vers 17 heures, le bureau a publié un point d’étape affirmant que les informations de contact modifiées avaient été restaurées et que le service était considéré comme sécurisé, annonçant au passage prendre en charge gracieusement le renouvellement des noms de domaine arrivant à échéance dans les 72 heures.

Le rétablissement du service est finalement intervenu mardi 5 mai vers 22 heures, amputé de certaines fonctionnalités secondaires, dont la récupération de mots de passe.

« Compte tenu du rétablissement effectif du service ce jour, les renouvellements automatiques seront assurés sans interruption. Par conséquent, et contrairement à ce qui a pu être communiqué précédemment, nous ne procéderons pas au renouvellement gracieux des domaines arrivant à échéance ce 5 mai 2026. Ces derniers seront traités selon vos modalités de facturation habituelles », a publié à cette occasion le service.

Rapport d’incident publié mercredi 6 mai – capture d’écran

BookMyName a publié dès mercredi 6 mai le post mortem de l’incident. D’après ce rapport, l’intrusion a permis à l’assaillant de modifier les informations de contact associées à 1 868 comptes clients. « L’adresse e-mail, le prénom, le nom, le mot de passe et le pays ont été modifiés », décrit le bureau d’enregistrement, selon qui aucune opération de transfert non sollicitée n’a été constatée.

« L’incident a été causé par une erreur de logique dans le contrôle d’autorisation du point de terminaison de modification des contacts. Cette faille a permis à un attaquant de modifier n’importe quel champ lié aux contacts en ciblant n’importe quel identifiant de compte en manipulant des paramètres de requête HTTP. Il s’agissait principalement d’une attaque à l’aveugle : aucun compte n’était spécifiquement ciblé », décrit le service sur un volet plus technique.

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☕️ Valve publie les fichiers de CAO du Steam Controller sous licence Creative Commons



À peine lancé, le Steam Controller semble avoir été victime de son succès. Valve a en effet annoncé mardi 5 mai, au lendemain de la disponibilité générale de sa nouvelle manette de jeu, avoir écoulé la totalité de ses stocks. Les joueurs intéressés devront donc attendre un réapprovisionnement dont le calendrier n’a pas encore été précisé.

En attendant, les bidouilleurs pourront commencer à envisager leurs travaux de personnalisation ou de création d’accessoires : Valve a publié mardi les fichiers de CAO de la coque extérieure (topologie de surface) du Steam Controller et du Puck (le support qui assure la liaison sans fil à faible latence et la recharge). Les fichiers proposés « incluent un modèle STP, un modèle STL et un dessin technique qui met en évidence les éléments critiques et les zones d’exclusion des deux appareils ».

Valve a publié les fichiers CAO du Steam Controller

Valve a fait le choix de la licence Creative Commons dans sa version « Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions » (by-nc-sa 4.0). Le fabricant de claviers mécaniques Keychron a lui aussi récemment procédé à une démarche d’ouverture similaire en publiant les modèles 3D et certains plans de son catalogue de produits.

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☕️ Valve publie les fichiers de CAO du Steam Controller sous licence Creative Commons



À peine lancé, le Steam Controller semble avoir été victime de son succès. Valve a en effet annoncé mardi 5 mai, au lendemain de la disponibilité générale de sa nouvelle manette de jeu, avoir écoulé la totalité de ses stocks. Les joueurs intéressés devront donc attendre un réapprovisionnement dont le calendrier n’a pas encore été précisé.

En attendant, les bidouilleurs pourront commencer à envisager leurs travaux de personnalisation ou de création d’accessoires : Valve a publié mardi les fichiers de CAO de la coque extérieure (topologie de surface) du Steam Controller et du Puck (le support qui assure la liaison sans fil à faible latence et la recharge). Les fichiers proposés « incluent un modèle STP, un modèle STL et un dessin technique qui met en évidence les éléments critiques et les zones d’exclusion des deux appareils ».

Valve a publié les fichiers CAO du Steam Controller

Valve a fait le choix de la licence Creative Commons dans sa version « Attribution – Utilisation non commerciale – Partage dans les mêmes conditions » (by-nc-sa 4.0). Le fabricant de claviers mécaniques Keychron a lui aussi récemment procédé à une démarche d’ouverture similaire en publiant les modèles 3D et certains plans de son catalogue de produits.

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Chrome peut stocker 4 Go associés à Gemini sur votre machine sans crier gare

"Gare !"
Chrome peut stocker 4 Go associés à Gemini sur votre machine sans crier gare

Certains utilisateurs de Chrome constatent la présence, sur leur machine, d’un fichier d’environ 4 Go, intitulé weights.bin et qui semble lié à des fonctions d’intelligence artificielle. Problème : le navigateur n’a jamais alerté les internautes concernés quant au téléchargement de ces données.

Le navigateur de Google prend parfois ses aises au niveau des machines sur lesquelles il est installé. Plusieurs internautes signalent en effet avoir constaté le téléchargement, à leur insu, d’un fichier pouvant peser jusqu’à 4 Go, baptisé weights.bin (weights signifie poids) et placé dans un dossier intitulé OptGuideOnDeviceModel.

Un mystérieux fichier qui pèse jusqu’à 4 Go

Les premiers témoignages remontent à mi-2025, et le sujet refait surface à intervalles réguliers, ce qui illustre au passage que le fichier en question est susceptible d’apparaître aussi bien sur Windows que sur macOS. Faute d’information donnée par le navigateur, son processus d’installation, ou ses paramètres, les utilisateurs concernés en sont réduits aux spéculations. Et sans surprise, les hypothèses formulées tournent autour de l’IA.

« Le fichier weights.bin suggère qu’il pourrait s’agir d’un modèle d’IA/ML [IA ou machine learning] en cours d’entraînement ou téléchargé », subodore un internaute sur Reddit. « Je n’aime pas ça. Je n’utilise pas cette IA stupide et le fait qu’elle occupe 3 Go sur mon disque C, déjà limité, sans même me demander mon avis, c’est inadmissible », répond un autre.

Le mystère du dossier OptGuideOnDeviceModel est revenu sur le devant de la scène lundi 4 mai avec la publication d’un nouveau billet de blog chez Alexander Hanff dit ThatPrivacyGuy, le consultant en sécurité qui a récemment mis en lumière la façon dont l’application Claude Desktop s’arroge le droit de pré-autoriser ses extensions pour navigateurs, là aussi sans consentement ni information préalable.

Téléchargement non consenti

Comme avec Claude, Alexander Hanff analyse longuement la méthode mise en œuvre et ses éventuels manquements juridiques ou réglementaires. Il constate que Chrome télécharge ce fichier dans le quart d’heure qui suit l’ouverture du logiciel, et que le dossier est recréé à chaque nouveau lancement du navigateur s’il a été supprimé.

Il en conclut une nouvelle fois que ce comportement, orchestré en arrière-plan, sans information préalable, et sans moyen simple et direct de supprimer le fichier, constitue notamment un manquement à la directive européenne e-Privacy de 2002. Il appelle de ce fait Google à clarifier les choses, avec une explication claire, à adopter une logique d’opt-in (consentement préalable à la modification), et à permettre une suppression définitive du fichier.

Pour faire bonne mesure, il se lance également dans un calcul, éminemment discutable, visant à essayer d’estimer l’impact environnemental de ces 4 Go téléchargés sur des centaines de millions d’appareils.

Notons que ce fichier n’est pas téléchargé de façon systématique : nous avons contrôlé mercredi quatre machines (trois ordinateurs, fixes et portables, sous Windows ainsi qu’un MacBook) équipées d’une instance de Chrome, sans trouver trace de ce fichier.

Si vous souhaitez contrôler sa présence sur votre machine, voici les répertoires concernés.

Sous Windows :

C:\Users\\AppData\Local\Google\Chrome\User Data\Default\OptGuideOnDeviceModel

Sous macOS :

~/Library/Application Support/Google/Chrome/Default/OptGuideOnDeviceModel

S’il est vrai que Google n’informe pas sur l’existence de ce fichier, et n’a pas encore réagi publiquement (à notre connaissance) à la polémique, la fonction concernée n’est pas si mystérieuse qu’il y parait. Elle est en réalité documentée depuis fin 2024 et concerne, comme on pouvait s’y attendre, l’intégration de modèles Gemini Nano dans Chrome.

Un outil déjà documenté

Ces derniers sont mis à profit dans le navigateur, pour sous-tendre ou améliorer les performances de certaines fonctionnalités liées à l’IA, comme la détection automatique de la langue (pour suggérer les bons choix au niveau des raccourcis vers les outils de traduction). Google associe surtout son modèle à des interfaces de programmation (Prompt API, Summarizer API, Writer API, Rewriter API, Proofreader API), présentées comme autant d’outils destinés aux développeurs pour élaborer des fonctions exploitant l’IA.

Dans cette documentation, Google précise que le téléchargement de Gemini Nano n’intervient que si certaines conditions matérielles sont remplies : il faut notamment 22 Go d’espace disque disponible sur la partition qui stocke le profil Chrome, un CPU doté d’au moins quatre cœurs et un minimum de 16 Go de mémoire vive. Le téléchargement n’est par ailleurs pas censé démarrer si le système est relié à Internet via une connexion limitée (soit à cause d’un paramétrage manuel, soit en raison de l’utilisation d’un smartphone comme intermédiaire par exemple).

Le principe a en revanche vocation à concerner le plus large parc possible, avec Windows, macOS, Linux et ChromeOS sur les ordinateurs. Les plateformes mobiles ne sont quant à elles « pas encore » prises en charge.

Google semble à ce sujet désireux d’implémenter plus largement ses API. « Grâce aux API d’IA intégrées, votre application web peut effectuer des tâches basées sur l’IA sans nécessiter le déploiement ni la gestion de ses propres modèles. Nous travaillons à la standardisation de ces API sur tous les navigateurs. », écrit le moteur de recherche.

Comment s’en débarrasser ?

Reste à voir si et comment Google choisira de communiquer plus ouvertement sur le sujet. Alexander Hanff remarque à ce niveau que le téléchargement du fichier n’est pas opéré par les processus habituellement dédiés et dûment autorisés à procéder aux mises à jour (com.google.GoogleUpdater) mais bel et bien par le navigateur lui-même.

Pour supprimer le fichier litigieux et récupérer l’espace disque correspondant, il devrait en principe suffire de désactiver les fonctions d’IA locale du navigateur, si celles-ci sont proposées (consulter le menu Paramètres, onglet Système pour s’en assurer). Introduites depuis plusieurs mois, celles-ci font en effet l’objet d’un déploiement très progressif chez les utilisateurs finaux, ce qui explique sans doute pourquoi le dossier OptGuideOnDeviceModel n’apparait pas même sur une machine répondant aux matériels requis minimaux.

À défaut, il est possible de bloquer le téléchargement de ce modèle local sous Windows en créant ou modifiant la clé de registre GenAILocalFoundationalModelSettings, ce qui désactivera également l’inférence locale au sein du concurrent Edge (basé sur Chromium), comme documenté par Microsoft.

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Chrome peut stocker 4 Go associés à Gemini sur votre machine sans crier gare

"Gare !"
Chrome peut stocker 4 Go associés à Gemini sur votre machine sans crier gare

Certains utilisateurs de Chrome constatent la présence, sur leur machine, d’un fichier d’environ 4 Go, intitulé weights.bin et qui semble lié à des fonctions d’intelligence artificielle. Problème : le navigateur n’a jamais alerté les internautes concernés quant au téléchargement de ces données.

Le navigateur de Google prend parfois ses aises au niveau des machines sur lesquelles il est installé. Plusieurs internautes signalent en effet avoir constaté le téléchargement, à leur insu, d’un fichier pouvant peser jusqu’à 4 Go, baptisé weights.bin (weights signifie poids) et placé dans un dossier intitulé OptGuideOnDeviceModel.

Un mystérieux fichier qui pèse jusqu’à 4 Go

Les premiers témoignages remontent à mi-2025, et le sujet refait surface à intervalles réguliers, ce qui illustre au passage que le fichier en question est susceptible d’apparaître aussi bien sur Windows que sur macOS. Faute d’information donnée par le navigateur, son processus d’installation, ou ses paramètres, les utilisateurs concernés en sont réduits aux spéculations. Et sans surprise, les hypothèses formulées tournent autour de l’IA.

« Le fichier weights.bin suggère qu’il pourrait s’agir d’un modèle d’IA/ML [IA ou machine learning] en cours d’entraînement ou téléchargé », subodore un internaute sur Reddit. « Je n’aime pas ça. Je n’utilise pas cette IA stupide et le fait qu’elle occupe 3 Go sur mon disque C, déjà limité, sans même me demander mon avis, c’est inadmissible », répond un autre.

Le mystère du dossier OptGuideOnDeviceModel est revenu sur le devant de la scène lundi 4 mai avec la publication d’un nouveau billet de blog chez Alexander Hanff dit ThatPrivacyGuy, le consultant en sécurité qui a récemment mis en lumière la façon dont l’application Claude Desktop s’arroge le droit de pré-autoriser ses extensions pour navigateurs, là aussi sans consentement ni information préalable.

Téléchargement non consenti

Comme avec Claude, Alexander Hanff analyse longuement la méthode mise en œuvre et ses éventuels manquements juridiques ou réglementaires. Il constate que Chrome télécharge ce fichier dans le quart d’heure qui suit l’ouverture du logiciel, et que le dossier est recréé à chaque nouveau lancement du navigateur s’il a été supprimé.

Il en conclut une nouvelle fois que ce comportement, orchestré en arrière-plan, sans information préalable, et sans moyen simple et direct de supprimer le fichier, constitue notamment un manquement à la directive européenne e-Privacy de 2002. Il appelle de ce fait Google à clarifier les choses, avec une explication claire, à adopter une logique d’opt-in (consentement préalable à la modification), et à permettre une suppression définitive du fichier.

Pour faire bonne mesure, il se lance également dans un calcul, éminemment discutable, visant à essayer d’estimer l’impact environnemental de ces 4 Go téléchargés sur des centaines de millions d’appareils.

Notons que ce fichier n’est pas téléchargé de façon systématique : nous avons contrôlé mercredi quatre machines (trois ordinateurs, fixes et portables, sous Windows ainsi qu’un MacBook) équipées d’une instance de Chrome, sans trouver trace de ce fichier.

Si vous souhaitez contrôler sa présence sur votre machine, voici les répertoires concernés.

Sous Windows :

C:\Users\\AppData\Local\Google\Chrome\User Data\Default\OptGuideOnDeviceModel

Sous macOS :

~/Library/Application Support/Google/Chrome/Default/OptGuideOnDeviceModel

S’il est vrai que Google n’informe pas sur l’existence de ce fichier, et n’a pas encore réagi publiquement (à notre connaissance) à la polémique, la fonction concernée n’est pas si mystérieuse qu’il y parait. Elle est en réalité documentée depuis fin 2024 et concerne, comme on pouvait s’y attendre, l’intégration de modèles Gemini Nano dans Chrome.

Un outil déjà documenté

Ces derniers sont mis à profit dans le navigateur, pour sous-tendre ou améliorer les performances de certaines fonctionnalités liées à l’IA, comme la détection automatique de la langue (pour suggérer les bons choix au niveau des raccourcis vers les outils de traduction). Google associe surtout son modèle à des interfaces de programmation (Prompt API, Summarizer API, Writer API, Rewriter API, Proofreader API), présentées comme autant d’outils destinés aux développeurs pour élaborer des fonctions exploitant l’IA.

Dans cette documentation, Google précise que le téléchargement de Gemini Nano n’intervient que si certaines conditions matérielles sont remplies : il faut notamment 22 Go d’espace disque disponible sur la partition qui stocke le profil Chrome, un CPU doté d’au moins quatre cœurs et un minimum de 16 Go de mémoire vive. Le téléchargement n’est par ailleurs pas censé démarrer si le système est relié à Internet via une connexion limitée (soit à cause d’un paramétrage manuel, soit en raison de l’utilisation d’un smartphone comme intermédiaire par exemple).

Le principe a en revanche vocation à concerner le plus large parc possible, avec Windows, macOS, Linux et ChromeOS sur les ordinateurs. Les plateformes mobiles ne sont quant à elles « pas encore » prises en charge.

Google semble à ce sujet désireux d’implémenter plus largement ses API. « Grâce aux API d’IA intégrées, votre application web peut effectuer des tâches basées sur l’IA sans nécessiter le déploiement ni la gestion de ses propres modèles. Nous travaillons à la standardisation de ces API sur tous les navigateurs. », écrit le moteur de recherche.

Comment s’en débarrasser ?

Reste à voir si et comment Google choisira de communiquer plus ouvertement sur le sujet. Alexander Hanff remarque à ce niveau que le téléchargement du fichier n’est pas opéré par les processus habituellement dédiés et dûment autorisés à procéder aux mises à jour (com.google.GoogleUpdater) mais bel et bien par le navigateur lui-même.

Pour supprimer le fichier litigieux et récupérer l’espace disque correspondant, il devrait en principe suffire de désactiver les fonctions d’IA locale du navigateur, si celles-ci sont proposées (consulter le menu Paramètres, onglet Système pour s’en assurer). Introduites depuis plusieurs mois, celles-ci font en effet l’objet d’un déploiement très progressif chez les utilisateurs finaux, ce qui explique sans doute pourquoi le dossier OptGuideOnDeviceModel n’apparait pas même sur une machine répondant aux matériels requis minimaux.

À défaut, il est possible de bloquer le téléchargement de ce modèle local sous Windows en créant ou modifiant la clé de registre GenAILocalFoundationalModelSettings, ce qui désactivera également l’inférence locale au sein du concurrent Edge (basé sur Chromium), comme documenté par Microsoft.

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☕️ Google renouvelle son Android Show le 12 mai et promet des nouveautés majeures



Google a confirmé mardi une organisation en deux temps pour ses conférences du mois de mai dédiées à l’univers du mobile. Le moteur de recherche tiendra d’abord une présentation baptisée The Android Show, programmée le 12 mai 2026 à 19 heures (heure de Paris).

Comme en 2025, cet événement centré sur Android est pensé comme un prélude aux sessions plus techniques et couvrant un périmètre plus large de sa traditionnelle Google I/O, organisée à Mountain View les 19 et 20 mai prochain.

D’après Sameer Samat, président des activités Android chez Google, l’événement du 12 mai devrait servir à annoncer les plus importantes mises à jour Android jamais réalisées. « Vous ne voudrez pas manquer ça ! », clame-t-il sur X.

Annonce de l’Android Show du 12 mai 2026

C’est bien sûr Android 17, dont la bêta 2 fait l’objet de tests depuis fin février et dont le SDK final est attendu sous peu, qui devrait constituer le cœur des annonces.

En 2025, l’Android Show s’était révélé riche en nouveautés, centrées notamment autour de la sécurité et de l’intégration renforcée de l’IA Gemini.

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☕️ Google renouvelle son Android Show le 12 mai et promet des nouveautés majeures



Google a confirmé mardi une organisation en deux temps pour ses conférences du mois de mai dédiées à l’univers du mobile. Le moteur de recherche tiendra d’abord une présentation baptisée The Android Show, programmée le 12 mai 2026 à 19 heures (heure de Paris).

Comme en 2025, cet événement centré sur Android est pensé comme un prélude aux sessions plus techniques et couvrant un périmètre plus large de sa traditionnelle Google I/O, organisée à Mountain View les 19 et 20 mai prochain.

D’après Sameer Samat, président des activités Android chez Google, l’événement du 12 mai devrait servir à annoncer les plus importantes mises à jour Android jamais réalisées. « Vous ne voudrez pas manquer ça ! », clame-t-il sur X.

Annonce de l’Android Show du 12 mai 2026

C’est bien sûr Android 17, dont la bêta 2 fait l’objet de tests depuis fin février et dont le SDK final est attendu sous peu, qui devrait constituer le cœur des annonces.

En 2025, l’Android Show s’était révélé riche en nouveautés, centrées notamment autour de la sécurité et de l’intégration renforcée de l’IA Gemini.

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☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur



Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

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☕️ Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur



Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

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noyb accuse LinkedIn de vendre l’accès à des infos qu’il devrait donner gratuitement

L'abo LinkedIn Premium sabordé au nom du RGPD ?
noyb accuse LinkedIn de vendre l’accès à des infos qu’il devrait donner gratuitement

L’association noyb a déposé plainte contre LinkedIn auprès de l’autorité autrichienne de protection des données. Elle constate que le réseau social refuse de communiquer gratuitement la liste des personnes ayant visité le profil d’un utilisateur au nom de l’article 15 du RGPD, alors que ces informations sont accessibles dans le cadre de l’abonnement LinkedIn Premium.

« 270 personnes ont consulté votre profil au cours des 90 derniers jours », affiche LinkedIn, après clic sur une notification signalant la visite d’un « recruteur » et de trois autres personnes. Problème : le réseau social ne donne que des indices succincts sur le profil des curieux en question. Pour savoir qui ils sont vraiment, la plateforme invite, ou plutôt incite, à souscrire son abonnement payant : « Développez votre carrière ou votre entreprise avec Premium. Accédez à la liste complète maintenant ».

Deux poids deux mesures ?

L’accès à ces données ne devrait-il pas être concédé gratuitement sur demande de l’utilisateur ? C’est l’hypothèse soulevée par l’association de défense de la vie privée noyb (none of your business), dans une plainte (PDF en allemand) déposée mardi 5 mai devant l’autorité autrichienne de protection des données, la DSB. Elle y invoque l’article 15 du RGPD, celui qui dispose qu’un internaute est en droit d’accéder aux données personnelles le concernant, sur demande, auprès d’un responsable de traitement.

Dans le détail, l’association explique représenter un internaute qui a tenté d’obtenir, auprès de LinkedIn, la liste des personnes ayant visité son profil. Pour ce faire, l’utilisateur a d’abord utilisé les fonctions de téléchargement des données personnelles mises à disposition par la plateforme. À défaut d’y avoir trouvé les visiteurs de son profil, il a ensuite sollicité directement le réseau social via son formulaire de contact, et se serait vu opposer une fin de non-recevoir.

Après relance, LinkedIn aurait répondu au plaignant ne pas être tenu de mettre à disposition les données relatives aux personnes ayant consulté son profil, dans la mesure où ce ne sont pas ses propres informations personnelles, mais celles d’autres membres.

LinkedIn utilise la possibilité de voir qui a visité votre profil comme un levier vers ses offres d’abonnement payant – capture d’écran

Autrement dit, le réseau social ne pourrait pas communiquer ces informations dans la mesure où elles concernent d’autres utilisateurs. Mais dans le même temps, son abonnement payant permet de faire sauter cette barrière.

Pour noyb, LinkedIn entretient à ce niveau un double discours difficilement tenable. « Il est clair que si ces données sont affichées dans le cadre d’un abonnement Premium, elles devraient également être accessibles sur demande, conformément à l’article 15 du RGPD », résume l’association dans un communiqué.

L’article 15 mentionne explicitement les « destinataires »

Pour justifier cette position, elle s’appuie notamment sur l’alinéa c) du paragraphe 1 de l’article 15, qui dispose que cette obligation de correspondance englobe « les destinataires » auxquels les données personnelles ont été communiquées. Elle rappelle par ailleurs que cette lecture du règlement a été confirmée par une décision de la CJUE faisant jurisprudence.

Elle fait enfin valoir que LinkedIn offre, au niveau du profil, une option permettant de visiter de façon anonyme la page d’autres utilisateurs du réseau : ceux qui n’activent pas cette option acceptent donc, selon noyb, d’être perçus comme destinataires, ce qui écarterait donc le risque d’une atteinte aux droits et libertés d’autrui telle que prévue par le point 4 de l’article 15.

Sur la base de ces éléments, noyb demande à la CNIL autrichienne de donner suite à la demande d’accès formulée par le plaignant, mais aussi de prononcer une amende dissuasive à l’encontre de LinkedIn. « La protection des droits et libertés d’autrui peut effectivement justifier la non-divulgation de données personnelles partagées. Toutefois, si une entreprise a obtenu le consentement requis et se montre clairement disposée à mettre ces mêmes données à disposition moyennant paiement, cet argument ne tient plus », résume Martin Baumann, l’avocat de noyb.

LinkedIn et sa maison-mère, Microsoft, n’ont pour l’instant pas réagi publiquement.

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noyb accuse LinkedIn de vendre l’accès à des infos qu’il devrait donner gratuitement

L'abo LinkedIn Premium sabordé au nom du RGPD ?
noyb accuse LinkedIn de vendre l’accès à des infos qu’il devrait donner gratuitement

L’association noyb a déposé plainte contre LinkedIn auprès de l’autorité autrichienne de protection des données. Elle constate que le réseau social refuse de communiquer gratuitement la liste des personnes ayant visité le profil d’un utilisateur au nom de l’article 15 du RGPD, alors que ces informations sont accessibles dans le cadre de l’abonnement LinkedIn Premium.

« 270 personnes ont consulté votre profil au cours des 90 derniers jours », affiche LinkedIn, après clic sur une notification signalant la visite d’un « recruteur » et de trois autres personnes. Problème : le réseau social ne donne que des indices succincts sur le profil des curieux en question. Pour savoir qui ils sont vraiment, la plateforme invite, ou plutôt incite, à souscrire son abonnement payant : « Développez votre carrière ou votre entreprise avec Premium. Accédez à la liste complète maintenant ».

Deux poids deux mesures ?

L’accès à ces données ne devrait-il pas être concédé gratuitement sur demande de l’utilisateur ? C’est l’hypothèse soulevée par l’association de défense de la vie privée noyb (none of your business), dans une plainte (PDF en allemand) déposée mardi 5 mai devant l’autorité autrichienne de protection des données, la DSB. Elle y invoque l’article 15 du RGPD, celui qui dispose qu’un internaute est en droit d’accéder aux données personnelles le concernant, sur demande, auprès d’un responsable de traitement.

Dans le détail, l’association explique représenter un internaute qui a tenté d’obtenir, auprès de LinkedIn, la liste des personnes ayant visité son profil. Pour ce faire, l’utilisateur a d’abord utilisé les fonctions de téléchargement des données personnelles mises à disposition par la plateforme. À défaut d’y avoir trouvé les visiteurs de son profil, il a ensuite sollicité directement le réseau social via son formulaire de contact, et se serait vu opposer une fin de non-recevoir.

Après relance, LinkedIn aurait répondu au plaignant ne pas être tenu de mettre à disposition les données relatives aux personnes ayant consulté son profil, dans la mesure où ce ne sont pas ses propres informations personnelles, mais celles d’autres membres.

LinkedIn utilise la possibilité de voir qui a visité votre profil comme un levier vers ses offres d’abonnement payant – capture d’écran

Autrement dit, le réseau social ne pourrait pas communiquer ces informations dans la mesure où elles concernent d’autres utilisateurs. Mais dans le même temps, son abonnement payant permet de faire sauter cette barrière.

Pour noyb, LinkedIn entretient à ce niveau un double discours difficilement tenable. « Il est clair que si ces données sont affichées dans le cadre d’un abonnement Premium, elles devraient également être accessibles sur demande, conformément à l’article 15 du RGPD », résume l’association dans un communiqué.

L’article 15 mentionne explicitement les « destinataires »

Pour justifier cette position, elle s’appuie notamment sur l’alinéa c) du paragraphe 1 de l’article 15, qui dispose que cette obligation de correspondance englobe « les destinataires » auxquels les données personnelles ont été communiquées. Elle rappelle par ailleurs que cette lecture du règlement a été confirmée par une décision de la CJUE faisant jurisprudence.

Elle fait enfin valoir que LinkedIn offre, au niveau du profil, une option permettant de visiter de façon anonyme la page d’autres utilisateurs du réseau : ceux qui n’activent pas cette option acceptent donc, selon noyb, d’être perçus comme destinataires, ce qui écarterait donc le risque d’une atteinte aux droits et libertés d’autrui telle que prévue par le point 4 de l’article 15.

Sur la base de ces éléments, noyb demande à la CNIL autrichienne de donner suite à la demande d’accès formulée par le plaignant, mais aussi de prononcer une amende dissuasive à l’encontre de LinkedIn. « La protection des droits et libertés d’autrui peut effectivement justifier la non-divulgation de données personnelles partagées. Toutefois, si une entreprise a obtenu le consentement requis et se montre clairement disposée à mettre ces mêmes données à disposition moyennant paiement, cet argument ne tient plus », résume Martin Baumann, l’avocat de noyb.

LinkedIn et sa maison-mère, Microsoft, n’ont pour l’instant pas réagi publiquement.

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GameStop veut racheter eBay pour construire un nouveau géant du commerce

Une grenouille vit un bœuf qui lui sembla de belle taille
GameStop veut racheter eBay pour construire un nouveau géant du commerce

La chaîne de magasins spécialisés dans le jeu vidéo GameStop a lancé, dimanche 3 mai, une offre d’achat aussi audacieuse que non sollicitée sur eBay, le vétéran de la vente aux enchères en ligne. La proposition, qui consiste en un mélange de cash, d’actions et d’une dette devant encore être financée, permettrait d’allier les points de vente physiques de GameStop et l’audience d’eBay pour créer un nouveau géant états-unien du e-commerce.

GameStop a formulé dimanche 3 mai une offre d’achat portant sur la totalité du capital d’eBay. Affichée à 125 dollars par action, elle représente une enveloppe totale de 55,5 milliards de dollars, soit une appréciation d’environ 21 % par rapport à la valeur d’eBay à Wall Street (46 milliards de dollars vendredi, sur la base d’un cours à 104,7 dollars).

À cette occasion, GameStop a révélé avoir déjà acquis environ 5 % du capital d’eBay. La chaîne, qui compte environ 1 600 magasins aux États-Unis (et a mis en vente sa filiale française Micromania), pèse de son côté quelque 11,9 milliards de dollars en bourse. Elle s’attaque donc à une cible quatre fois plus grosse qu’elle.

Une offre d’achat financée à 50% en actions GameStop

GameStop dévoile succinctement les deux principaux aspects de son offre dans son offre d’achat : le financement bien sûr, et son plan de transformation pour eBay.

Sur le premier volet, GameStop propose de payer la transaction moitié en cash, et moitié en transfert d’actions. La partie cash viendrait de ses propres liquidités, complétées par une ligne de dette de 20 milliards de dollars, pour laquelle l’acquéreur affirme avoir obtenu une lettre d’engagement de la part du groupe bancaire canadien TD Securities.

Les 50 % proposés en actions constituent la grande inconnue de l’opération : GameStop part du principe que l’offre constitue un premium pour les actionnaires d’eBay dans la mesure où la réunion des deux entreprises doit permettre d’en augmenter la valeur cumulée.

Pour ce faire, GameStop présente un plan en deux parties. D’abord, un programme drastique de réduction des coûts, qui permettrait d’économiser 2 milliards de dollars sur la seule première année, en sabrant notamment les dépenses marketing (1,2 milliard), développement produit (300 millions) et les frais de fonctionnement généraux, dont les ressources humaines (500 millions).

From click to mortar

Dans le même temps, GameStop et eBay enclencheraient une synergie sans précédent, présentée au travers d’une simple phrase dans la communication boursière de l’acquéreur :

« Au-delà des coûts, les quelque 1 600 points de vente GameStop aux États-Unis offrent à eBay un réseau national pour l’authentification, la réception, le traitement des commandes et le commerce en direct. »

Ryan Cohen, CEO de GameStop, a confirmé dimanche au Wall Street Journal que c’est bien là que se situait le cœur de sa proposition en matière de création de valeur : associer le réseau physique de GameStop à la compétence historique d’eBay en matière de commerce en ligne. « Cela pourrait faire un concurrent sérieux pour Amazon », estime l’intéressé.

Sur le papier, la combinaison des deux modèles ne manque pas d’intérêt. GameStop dispose d’un important réseau de magasins. Le groupe a su redresser la barre en diversifiant ses activités au-delà du simple jeu vidéo (cartes à collectionner, figurines, etc.), mais il n’a en revanche jamais vraiment décollé dans la vente en ligne.

eBay dispose de son côté d’une marque à la fois puissante et rentable. Le groupe fondé en 1995 est en croissance et réalise un volume d’affaires significatif (3,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le premier trimestre 2026), mais il fonctionne sur un modèle de pure place de marché, sans capacités logistiques propres, qui le rend moins compétitif qu’un Amazon sur son marché domestique.

Le conseil d’administration d’eBay n’a pour l’instant pas réagi à cette offre d’achat. Ryan Cohen se dit quant à lui prêt à porter son offre directement auprès des actionnaires en cas d’échec auprès des administrateurs.

Reste à voir comment réagiront les actionnaires en question, notamment vis-à-vis d’un paiement réalisé pour moitié en actions GameStop. eBay entretient en effet une politique de dividende modeste, mais régulier, et procède régulièrement à des rachats d’actions sur le marché pour entretenir son cours en bourse. À 104 dollars, le titre est d’ailleurs sur un plus haut historique.

En face, l’image de GameStop est immanquablement écornée par l’épisode tumultueux de 2021, quand des milliers de petits porteurs s’étaient mobilisés pour faire échouer la vente à découvert orchestrée par certains fonds d’investissement. Le cours de l’action avait alors connu de véritables montagnes russes, avant de revenir à des niveaux de valorisation plus conformes à l’activité réelle du groupe (3,63 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025).

Ryan Cohen a de son côté créé en 2011 un site e-commerce spécialisé dans les produits pour animaux de compagnie, avant de le vendre six ans plus tard pour 3,4 milliards de dollars. Il est entré au capital de GameStop en 2020, devenant rapidement le principal actionnaire individuel de la chaîne, avant d’en prendre les commandes fin 2023 en tant que CEO.

En mars dernier, Cohen frimait au micro de CNBC en affirmant qu’il allait lancer GameStop à l’assaut d’une très, très grosse société cotée en bourse mais surtout sous-évaluée par rapport à son potentiel réel. Dimanche, il a estimé auprès du Wall Street Journal que sous sa houlette, la valorisation d’eBay pourrait se compter en centaines de milliards de dollars. En cas de fusion réussie, son offre d’achat prévoit en effet qu’il prenne les commandes opérationnelles du nouvel ensemble.

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GameStop veut racheter eBay pour construire un nouveau géant du commerce

Une grenouille vit un bœuf qui lui sembla de belle taille
GameStop veut racheter eBay pour construire un nouveau géant du commerce

La chaîne de magasins spécialisés dans le jeu vidéo GameStop a lancé, dimanche 3 mai, une offre d’achat aussi audacieuse que non sollicitée sur eBay, le vétéran de la vente aux enchères en ligne. La proposition, qui consiste en un mélange de cash, d’actions et d’une dette devant encore être financée, permettrait d’allier les points de vente physiques de GameStop et l’audience d’eBay pour créer un nouveau géant états-unien du e-commerce.

GameStop a formulé dimanche 3 mai une offre d’achat portant sur la totalité du capital d’eBay. Affichée à 125 dollars par action, elle représente une enveloppe totale de 55,5 milliards de dollars, soit une appréciation d’environ 21 % par rapport à la valeur d’eBay à Wall Street (46 milliards de dollars vendredi, sur la base d’un cours à 104,7 dollars).

À cette occasion, GameStop a révélé avoir déjà acquis environ 5 % du capital d’eBay. La chaîne, qui compte environ 1 600 magasins aux États-Unis (et a mis en vente sa filiale française Micromania), pèse de son côté quelque 11,9 milliards de dollars en bourse. Elle s’attaque donc à une cible quatre fois plus grosse qu’elle.

Une offre d’achat financée à 50% en actions GameStop

GameStop dévoile succinctement les deux principaux aspects de son offre dans son offre d’achat : le financement bien sûr, et son plan de transformation pour eBay.

Sur le premier volet, GameStop propose de payer la transaction moitié en cash, et moitié en transfert d’actions. La partie cash viendrait de ses propres liquidités, complétées par une ligne de dette de 20 milliards de dollars, pour laquelle l’acquéreur affirme avoir obtenu une lettre d’engagement de la part du groupe bancaire canadien TD Securities.

Les 50 % proposés en actions constituent la grande inconnue de l’opération : GameStop part du principe que l’offre constitue un premium pour les actionnaires d’eBay dans la mesure où la réunion des deux entreprises doit permettre d’en augmenter la valeur cumulée.

Pour ce faire, GameStop présente un plan en deux parties. D’abord, un programme drastique de réduction des coûts, qui permettrait d’économiser 2 milliards de dollars sur la seule première année, en sabrant notamment les dépenses marketing (1,2 milliard), développement produit (300 millions) et les frais de fonctionnement généraux, dont les ressources humaines (500 millions).

From click to mortar

Dans le même temps, GameStop et eBay enclencheraient une synergie sans précédent, présentée au travers d’une simple phrase dans la communication boursière de l’acquéreur :

« Au-delà des coûts, les quelque 1 600 points de vente GameStop aux États-Unis offrent à eBay un réseau national pour l’authentification, la réception, le traitement des commandes et le commerce en direct. »

Ryan Cohen, CEO de GameStop, a confirmé dimanche au Wall Street Journal que c’est bien là que se situait le cœur de sa proposition en matière de création de valeur : associer le réseau physique de GameStop à la compétence historique d’eBay en matière de commerce en ligne. « Cela pourrait faire un concurrent sérieux pour Amazon », estime l’intéressé.

Sur le papier, la combinaison des deux modèles ne manque pas d’intérêt. GameStop dispose d’un important réseau de magasins. Le groupe a su redresser la barre en diversifiant ses activités au-delà du simple jeu vidéo (cartes à collectionner, figurines, etc.), mais il n’a en revanche jamais vraiment décollé dans la vente en ligne.

eBay dispose de son côté d’une marque à la fois puissante et rentable. Le groupe fondé en 1995 est en croissance et réalise un volume d’affaires significatif (3,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le premier trimestre 2026), mais il fonctionne sur un modèle de pure place de marché, sans capacités logistiques propres, qui le rend moins compétitif qu’un Amazon sur son marché domestique.

Le conseil d’administration d’eBay n’a pour l’instant pas réagi à cette offre d’achat. Ryan Cohen se dit quant à lui prêt à porter son offre directement auprès des actionnaires en cas d’échec auprès des administrateurs.

Reste à voir comment réagiront les actionnaires en question, notamment vis-à-vis d’un paiement réalisé pour moitié en actions GameStop. eBay entretient en effet une politique de dividende modeste, mais régulier, et procède régulièrement à des rachats d’actions sur le marché pour entretenir son cours en bourse. À 104 dollars, le titre est d’ailleurs sur un plus haut historique.

En face, l’image de GameStop est immanquablement écornée par l’épisode tumultueux de 2021, quand des milliers de petits porteurs s’étaient mobilisés pour faire échouer la vente à découvert orchestrée par certains fonds d’investissement. Le cours de l’action avait alors connu de véritables montagnes russes, avant de revenir à des niveaux de valorisation plus conformes à l’activité réelle du groupe (3,63 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025).

Ryan Cohen a de son côté créé en 2011 un site e-commerce spécialisé dans les produits pour animaux de compagnie, avant de le vendre six ans plus tard pour 3,4 milliards de dollars. Il est entré au capital de GameStop en 2020, devenant rapidement le principal actionnaire individuel de la chaîne, avant d’en prendre les commandes fin 2023 en tant que CEO.

En mars dernier, Cohen frimait au micro de CNBC en affirmant qu’il allait lancer GameStop à l’assaut d’une très, très grosse société cotée en bourse mais surtout sous-évaluée par rapport à son potentiel réel. Dimanche, il a estimé auprès du Wall Street Journal que sous sa houlette, la valorisation d’eBay pourrait se compter en centaines de milliards de dollars. En cas de fusion réussie, son offre d’achat prévoit en effet qu’il prenne les commandes opérationnelles du nouvel ensemble.

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