Stellantis annonce le projet E-Car, une petite citadine électrique destinée au grand public européen, dont la production est prévue à partir de 2028 en Italie. Le groupe répond ainsi à la contraction du segment des petites voitures en Europe, observée ces dernières années.
Il n’est pas le seul à se saisir de cette volonté européenne de créer un nouveau segment automobile.
Un projet inspiré des Kei Cars japonaises, pensé pour l’Europe, fabriqué en Europe
E-Car est le nom donné par Stellantis à un projet de petite voiture électrique de série, ciblant une clientèle urbaine à la recherche d’un véhicule compact et accessible. Le sigle recouvre quatre notions : Européen, Émotionnel, Électrique et Écologique.
Le projet a été reconnu par la Commission Européenne pour son potentiel en matière d’emploi industriel et d’adoption du véhicule électrique sur le continent.
Pomigliano d’Arco, usine historique des petites Fiat, choisie pour la production
La fabrication des futurs modèles E-Car sera confiée au site industriel de Pomigliano d’Arco, en Italie. Cette usine a déjà produit certains des modèles les plus emblématiques du groupe, dont la Fiat Panda. Le démarrage de la production est annoncé pour 2028.
Plusieurs marques du groupe Stellantis devraient commercialiser leurs propres déclinaisons issues de ce projet commun. On peut imaginer une Citroën 2CV, une Peugeot 108, une Fiat Panda (ou Punto ?), etc.
Des technologies développées avec des partenaires extérieurs
Les modèles E-Car seront équipés de technologies électriques développées en partenariat avec des acteurs sélectionnés par Stellantis. L’objectif affiché est double : contenir les coûts pour maintenir un tarif accessible, et accélérer la mise sur le marché. Stellantis pourrait donc se tourner vers ses partenaires chinois pour ce projet.
Le design des véhicules est décrit comme innovant, sans que des détails stylistiques soient précisés à ce stade. Evidemment, chaque marque tentera de mettre le véhicule à sa sauce. Ce devrait être une sorte de Kei car sauce européenne.
Un segment en recul que Stellantis veut inverser
Stellantis justifie ce projet par la disparition progressive des petites voitures abordables du marché européen au cours des dernières années. Le groupe positionne E-Car comme une réponse directe à cette tendance, en s’appuyant sur son expérience historique dans ce segment.
Aucune information sur les prix ou les caractéristiques techniques des futurs modèles n’a été communiquée pour l’instant.
Notre avis, par leblogauto.com
A force de renforcer la dépollution, mais également de mettre de plus en plus d’électronique obligatoire (GSR2), l’Europe a tué le segment A. Le segment B à de rares exceptions débute à 20 000 € environ. Ce qui fait dire que les véhicules abordables ont disparu. Le réponse de l’Europe et des constructeurs ? Une « sous catégorie » de voiture, électrique, et plus dépouillée que les catégories M1.
Dacia avec son Hipster, Volkswagen, Stellantis, etc. chacun va vouloir sa part du gâteau. En revanche, avec un VE, n’espérez pas retrouver une voiture à 7 500 € comme la Dacia Logan à son lancement en 2005 (environ 10 500 € en tenant compte de l’inflation). Sauf si les gouvernements continuent de subventionner massivement l’électrique.
Sinon, ne cauchemardez pas, l’illustration n’est qu’une illustration
Une nouvelle ligne de fracture est en train de se dessiner au sein de l’industrie automobile européenne. Après les débats sur l’interdiction des moteurs à combustion interne et l’imposition de droits de douane sur les véhicules électriques chinois, c’est désormais la question du contenu local des véhicules fabriqués sur le Vieux Continent qui cristallise les tensions entre fournisseurs et constructeurs automobiles. En mars dernier, la Commission européenne a proposé des règles encadrant le contenu local dans le cadre de la loi sur l’accélérateur industriel, ouvrant un débat de fond sur ce qui peut légitimement être qualifié de voiture « Made in Europe » et sur les instruments réellement efficaces pour protéger la filière automobile du continent face à la concurrence chinoise.
Le label Made in Europe, trop faible selon les fournisseurs
Le principe défendu par la Commission européenne repose sur une logique industrielle claire : assembler des véhicules sur le territoire européen ne suffit pas à garantir la préservation des emplois, des usines et des savoir-faire locaux. Pour que le label « Made in Europe » ait une valeur substantielle et constitue un véritable instrument de politique industrielle, une part significative de la valeur ajoutée doit être créée au sein de la région, et non importée sous forme de modules ou de composants finis en provenance de Chine ou d’autres pays tiers.
L’association européenne des fournisseurs de l’automobile, la CLEPA, juge la proposition actuelle de la Commission insuffisante. Elle appelle à l’établissement d’un seuil contraignant et explicite : une voiture ne devrait être considérée comme européenne que si au moins 70 % de sa valeur ajoutée est produite sur le sol européen. Sans la fermeture des failles clés de la réglementation actuelle, prévient la CLEPA, le label « Made in Europe » risque de demeurer un symbole creux plutôt qu’un levier de reconquête industrielle.
Les équipementiers et sous-traitants automobiles européens ne s’alarment pas en premier lieu d’une hausse des prix de revient des véhicules — ils indiquent ne pas s’attendre à de fortes augmentations tarifaires « à ce stade ». Leur préoccupation principale est d’une autre nature : la menace de déstructuration progressive des chaînes d’approvisionnement locales, sous la pression de composants et de modules de plus en plus compétitifs fabriqués en Chine. Selon la CLEPA, jusqu’à 350 000 emplois pourraient être menacés dans le secteur de la fourniture automobile européenne, alors que les concurrents chinois accélèrent simultanément le développement de leurs technologies, l’expansion de leurs volumes de production et l’extension de leur empreinte industrielle en Europe.
Constructeurs et fournisseurs : des intérêts divergents
Face à la position offensive des équipementiers, les constructeurs automobiles européens adoptent une posture nettement plus prudente. L’Association des constructeurs européens d’automobiles, l’ACEA, affirme certes soutenir l’objectif d’une industrie automobile européenne compétitive et robuste, mais met en garde contre les risques d’une réglementation trop rigide sur le contenu local. Sa directrice générale, Sigrid de Vries, soutient que des exigences de fabrication européenne à elles seules ne suffiront pas à résoudre le problème de compétitivité structurelle du secteur. Pour l’ACEA, les véritables freins à la compétitivité de l’industrie automobile européenne sont ailleurs : la bureaucratie, le coût élevé de l’énergie et la lourdeur réglementaire constituent les obstacles prioritaires à lever.
Les grands groupes automobiles allemands — dont les intérêts commerciaux en Chine restent considérables — ont une raison supplémentaire de faire preuve de retenue. La Chine demeure pour eux un marché immense et une source de revenus se chiffrant en milliards d’euros. Un protectionnisme industriel excessif en Europe pourrait fragiliser des relations commerciales dont ces constructeurs dépendent encore fortement pour leur équilibre financier mondial. Le risque d’une escalade des tensions commerciales avec Pékin, en représailles à des règles de contenu local trop contraignantes, constitue une variable que les constructeurs ne peuvent ignorer dans leur calcul stratégique.
Ce clivage entre équipementiers et constructeurs au sein d’une même filière industrielle illustre la complexité des arbitrages auxquels est confrontée la politique automobile européenne. Les fournisseurs, en première ligne face à la concurrence des composants chinois, réclament une protection normative forte. Les assembleurs, exposés à des risques de renchérissement de leurs véhicules et de complication de leurs opérations mondiales, freinent au contraire toute mesure susceptible d’introduire de nouvelles contraintes dans leurs chaînes de valeur globalisées.
L’enjeu final : des voitures européennes plus compétitives ou un simple autocollant ?
Au-delà du débat technique sur les seuils de contenu local et les mécanismes de certification, c’est la question de l’efficacité réelle du label « Made in Europe » qui est posée. La valeur d’un tel label pour le consommateur final — et pour l’industrie automobile européenne dans son ensemble — dépend entièrement de sa capacité à garantir un ancrage substantiel de la création de valeur sur le continent, et non d’une simple opération d’assemblage final de composants importés.
Pour l’acheteur de véhicule, qu’il s’agisse d’une berline électrique, d’un SUV hybride rechargeable ou d’un modèle thermique, la question se ramène à une seule préoccupation concrète : la voiture européenne sera-t-elle plus abordable, plus performante et mieux adaptée à ses besoins — ou ne bénéficiera-t-elle que d’un autocollant supplémentaire apposé sur une carrosserie dont l’essentiel de la valeur a été créé hors d’Europe ?
La réponse à cette question déterminera la crédibilité et l’utilité réelle du label « Made in Europe » comme instrument de politique industrielle automobile. Elle conditionnera également la capacité de la filière européenne à maintenir ses emplois, ses savoir-faire et sa place dans la compétition mondiale face à des constructeurs et équipementiers chinois qui gagnent chaque année davantage de terrain sur le marché européen des véhicules électriques et des composants de mobilité avancée.
Notre avis, par leblogauto.com
Le débat sur le seuil de contenu local pour le label « Made in Europe » révèle une fracture profonde et structurelle entre deux catégories d’acteurs de la filière automobile dont les intérêts, bien que convergents sur le long terme, divergent significativement à court terme. La revendication d’un seuil de 70 % de valeur ajoutée européenne portée par la CLEPA est ambitieuse et cohérente avec l’objectif de préserver les 350 000 emplois menacés dans la chaîne d’approvisionnement, mais elle se heurte à la réalité des chaînes de valeur globalisées des grands constructeurs. La position de l’ACEA, qui pointe la bureaucratie et le coût de l’énergie comme obstacles prioritaires à la compétitivité, est factuelle mais ne répond pas directement à la question de la désindustrialisation progressive de la filière des équipementiers européens. Sans arbitrage politique clair de la Commission européenne sur le niveau du seuil et les modalités de contrôle, le label « Made in Europe » risque effectivement de rester un instrument de communication plutôt qu’un véritable bouclier industriel.
Crédit illustration : Matthias Balk via Getty Images.
Mercedes brade ses berlines électriquesEQE 300 et EQE 350+ avec jusqu’à 30 % de remise avant l’arrêt du modèle fin 2026.
Mercedes-Benz lance une opération de déstockage d’envergure en Allemagne. La marque à l’étoile propose ses dernières berlines électriques EQE disponibles avec des remises pouvant atteindre 30 %, dans le cadre d’une campagne promotionnelle directement liée à l’arrêt programmé de la production du modèle à la fin de l’année 2026. Une aubaine rare pour les acheteurs souhaitant acquérir un véhicule électrique premium à un tarif sensiblement réduit, dans un segment où les prix restent habituellement élevés.
Cette initiative commerciale s’inscrit dans une stratégie classique de gestion de fin de cycle pour un modèle automobile en fin de carrière. En proposant des décotes substantielles sur les dernières unités disponibles, le constructeur allemand cherche à écouler rapidement son stock résiduel de berlines EQE avant de tourner définitivement la page sur ce segment de sa gamme électrique. L’offre est valable jusqu’au 31 mai 2026 inclus, ce qui laisse une fenêtre d’achat limitée aux acheteurs intéressés par ces véhicules électriques haut de gamme à prix réduit.
L’EQE 300, vedette d’une opération déstockage inédite
Au cœur de cette campagne promotionnelle se trouve l’EQE 300, décrite comme la version la plus populaire de la gamme EQE. Ce modèle de berline électrique, qui incarne le positionnement premium de Mercedes-Benz dans le segment des véhicules zéro émission de taille intermédiaire, est proposé avec une remise allant jusqu’à 30 % sur son prix de série. Un niveau de décote particulièrement significatif pour une automobile de ce standing, qui place mécaniquement le coût d’acquisition de ce véhicule électrique dans une fourchette tarifaire nettement plus accessible que lors de son lancement commercial.
Aux côtés de l’EQE 300, un nombre limité de véhicules dans la finition EQE 350+ est également concerné par cette opération de déstockage, avec le même niveau de remise. La version 350+ représente une déclinaison plus puissante et mieux équipée de la berline électrique, traditionnellement positionnée à un prix supérieur dans la hiérarchie de la gamme EQE. Son inclusion dans cette campagne promotionnelle constitue une opportunité supplémentaire pour les acheteurs à la recherche d’un véhicule électrique premium disposant de performances et d’équipements renforcés.
Les clients souhaitant profiter de ces offres peuvent passer commande via deux canaux distincts : directement en ligne sur la plateforme numérique de Mercedes-Benz, ou auprès du réseau de concessionnaires officiels de la marque. Cette double accessibilité, combinant la praticité de la commande digitale et l’accompagnement personnalisé des points de vente physiques, facilite l’accès à cette offre pour un maximum d’acheteurs potentiels sur le marché européen.
Des spécifications fixes pour des stocks limités
Une contrainte importante encadre cette opération commerciale : seules les voitures de série sont concernées par les remises. Concrètement, cela signifie que les spécifications techniques et les équipements des véhicules disponibles sont entièrement prédéfinis et ne peuvent pas être modifiés. Les acheteurs n’ont donc pas la possibilité de personnaliser leur commande en ajoutant des options ou en modifiant la configuration de leur future berline électrique Mercedes-Benz.
Cette condition reflète la nature même d’une opération de déstockage : les unités proposées correspondent à des véhicules déjà configurés et disponibles immédiatement ou à très court terme, sans passer par le processus de fabrication sur mesure habituel. Pour les acheteurs dont les exigences de personnalisation sont limitées et qui privilégient l’argument financier d’une remise de 30 % sur une berline électrique premium, ce compromis reste largement acceptable. En revanche, les clients souhaitant une configuration sur mesure de leur véhicule — choix de couleur spécifique, options technologiques particulières, sellerie personnalisée — devront se tourner vers d’autres alternatives dans la gamme électrique du constructeur.
La fin d’un cycle pour la berline électrique de Mercedes
L’arrêt de la production de l’EQE prévu à la fin de l’année 2026 marque la conclusion d’un cycle pour cette berline électrique lancée par Mercedes-Benz dans le cadre de son offensive sur le marché des véhicules à batterie. La gamme EQ du constructeur allemand, qui comprend plusieurs SUV et berlines entièrement électriques, a constitué l’un des piliers de la stratégie d’électrification de la marque à l’étoile au cours des dernières années.
La décision de mettre fin à la production de l’EQE en 2026 s’accompagne naturellement de cette opération de liquidation des stocks, une pratique courante dans l’industrie automobile lorsqu’un modèle arrive en fin de vie commerciale. Pour les acheteurs européens de véhicules électriques premium, cette fenêtre de vente représente une occasion rare d’acquérir une berline électrique de la marque Mercedes-Benz avec une décote significative par rapport au prix catalogue habituel. La date limite du 31 mai 2026 confère à cette offre un caractère d’urgence qui devrait stimuler les prises de décision d’achat dans les prochaines semaines.
Dans un marché européen des véhicules électriques en pleine mutation, où la concurrence entre constructeurs premium s’intensifie et où les acheteurs sont de plus en plus attentifs au rapport qualité-prix de leurs acquisitions, cette opération de déstockage de Mercedes-Benz illustre la pression commerciale qui s’exerce sur l’ensemble des fabricants de voitures électriques haut de gamme pour maintenir l’attractivité de leurs modèles face à une concurrence asiatique proposant des tarifs de plus en plus compétitifs.
Notre avis, par leblogauto.com
Une remise de 30 % sur une berline électrique premium comme l’EQE 300 ou l’EQE 350+ constitue objectivement une opportunité commerciale significative pour les acheteurs européens souhaitant accéder à l’électromobilité haut de gamme à un coût réduit. La contrainte des spécifications fixes est le revers inévitable d’une opération de déstockage, mais elle ne devrait pas constituer un obstacle majeur pour une majorité d’acheteurs dont les exigences de personnalisation restent raisonnables. L’arrêt programmé de la production de l’EQE fin 2026 soulève par ailleurs des questions légitimes sur la stratégie de gamme électrique de Mercedes-Benz, même si le texte source ne fournit pas d’informations sur les modèles appelés à succéder à cette berline. Enfin, la date limite du 31 mai 2026 impose un calendrier de décision très court, ce qui pourrait limiter la portée réelle de cette offre malgré son attractivité tarifaire indéniable.
Ford annonce une nouvelle stratégie européenne avec l’arrivée de sept modèles inédits et le renforcement de ses services connectés. Le constructeur prévoit notamment cinq nouveaux véhicules particuliers d’ici 2029 et deux utilitaires destinés aux professionnels.
Après avoir connu une passe très compliquée niveau vente et gamme, la firme de Dearborn se relance sur le vieux continent.
Ford détaille sa nouvelle feuille de route européenne
Lors d’un événement organisé à Salzbourg, en Autriche, Ford a présenté sa nouvelle stratégie pour l’Europe. Le constructeur prévoit un renouvellement de sa gamme de véhicules particuliers et utilitaires sur les trois prochaines années, accompagné d’un développement de ses services numériques.
Cette stratégie s’appuie sur une nouvelle plateforme de marque mondiale baptisée « Ready-Set-Ford ». Ford indique vouloir concentrer son offre autour de trois axes : la productivité, les performances et l’aventure.
Ford Pro veut renforcer les services connectés pour les professionnels
Ford poursuit le développement de Ford Pro, sa division dédiée aux véhicules utilitaires et aux services associés. Le constructeur explique vouloir augmenter la part des logiciels et services dans ses revenus. Comme d’autres constructeurs, on devrait avoir des services à abonnements, et pourquoi pas des options sur abonnement.
Selon Ford, plus de 1,2 million de clients européens utilisent aujourd’hui les services connectés de la marque. Les véhicules Ford Pro disposent d’un modem intégré depuis 2019, permettant la remontée de données techniques et l’anticipation de certaines opérations de maintenance.
Le constructeur annonce également l’extension des « Dealer Uptime Services » aux petites entreprises. Ces services permettent aux concessionnaires de surveiller l’état des véhicules connectés afin d’anticiper certaines réparations et préparer les interventions avant l’arrivée du véhicule en atelier…
Ranger Super Duty : un nouveau pick-up pour les usages intensifs
Ford élargit sa gamme utilitaire avec le nouveau Ranger Super Duty. Ce pick-up cible notamment les services d’urgence, l’exploitation forestière, l’industrie minière ou encore les usages militaires.
Le modèle affiche une capacité combinée de charge utile et de remorquage annoncée à 8 tonnes. Il peut remorquer jusqu’à 4,5 tonnes et transporter près de 2 tonnes de charge utile selon les configurations.
Le Ranger Super Duty reçoit également une suspension renforcée, une protection supplémentaire du soubassement et des aides à la conduite. Des véhicules « classique » outre-Atlantique mais rarement vu ici à part pour de la frime.
Transit City : un nouvel utilitaire électrique pour les centres-villes
Ford annonce aussi le Transit City, un nouvel utilitaire 100 % électrique destiné aux flottes opérant dans les zones urbaines à faibles émissions.
Le modèle sera proposé dans une configuration standard unique, avec trois variantes disponibles, dont une version châssis-cabine destinée aux transformations professionnelles.
Les commandes doivent ouvrir au deuxième trimestre 2026. Les premiers exemplaires sont attendus dans les Transit Centers avant la fin de l’année. Ford précise que les tarifs pour la France seront communiqués ultérieurement.
Cinq nouveaux véhicules particuliers d’ici 2029
Mais venons-en à ce qui nous concernera sans doute plus. Ford prévoit également le lancement de cinq nouveaux véhicules particuliers fabriqués en Europe et destinés au marché européen d’ici la fin de l’année 2029.
Parmi eux figure un nouveau SUV compact multi-énergies issu de la famille Bronco, dont la production débutera à Valence, en Espagne, en 2028.
La future gamme comprendra aussi :
une citadine électrique ;
un petit SUV électrique inspiré de l’univers du rallye ;
deux crossovers multi-énergies supplémentaires.
Ford explique vouloir s’appuyer sur son héritage en compétition automobile et en rallye pour le développement de ces futurs modèles. Comme vous pouvez le lire, et le voir sur l’illustration, on sera donc loin de l’époque Fiesta ou même Ka.
Ford demande une transition électrique plus progressive
Le constructeur appelle également à une adaptation du cadre réglementaire européen concernant l’électrification.
Ford estime que les objectifs liés aux émissions de CO2 doivent tenir compte de la demande réelle des consommateurs et du niveau de déploiement des infrastructures de recharge. En cela, Ford s’aligne sur d’autres constructeurs qui jugent totalement irréaliste le 100 % électrique en 2035 ou même les objectifs « assouplis ».
Vendre ce dont le consommateur ne veut pas n’est pas chose aisée, il est vrai.
Le groupe plaide aussi pour une prise en compte des technologies hybrides rechargeables et des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie dans la transition vers le tout électrique. En Chine, c’est un segment important ces véhicules électriques avec « range extender ». D’une bonne autonomie électrique (sans être géniale) ils enlèvent la barrière psychologique du tout électrique.
Concernant les utilitaires, Ford souligne que seules 8 % des nouvelles immatriculations seraient actuellement électriques, en raison notamment des difficultés liées aux infrastructures de recharge adaptées aux usages professionnels. Les professionnels sont aussi beaucoup plus réticents à changer leurs habitudes malgré des ROI (retours sur investissement) souvent meilleurs avec un VULe.
On en pense quoi de cette grande annonce de Ford ? Bon, déjà cela fait plaisir de voir que l’Europe n’est pas abandonné par Ford. En revanche, on reste dubitatif sur le plan produit. En effet, Ford en Europe vendait des palanquées de Fiesta et de Focus.
Tout bazarder au profit des seuls SUV fut sans doute le « pire move » de Ford en Europe. Les ventes se sont effondrées et les acheteurs ne se sont pas rués sur les SUV électriques proposés.
En 2019, malgré une année dite compliquée, on dénombrait 227 100 exemplaires de la Fiesta en Europe et 223 100 Focus ! On attendra donc de voir.
Le constructeur italien Kimera Automobili vient de franchir un cap décisif dans son évolution. Après s’être forgé une réputation solide avec ses restomods inspirés des légendaires Lancia Rally, la marque piémontaise fondée par Luca Betti a dévoilé lors du prestigieux Concorso d’Eleganza Villa d’Este sa première hypercar entièrement originale : la Kimera K39. Ce projet révolutionnaire marque l’entrée officielle de Kimera dans l’arène ultra-exclusive des hypercars, avec une approche technique spectaculaire impliquant une collaboration inédite avec le constructeur suédois Koenigsegg.
Un partenariat technique révolutionnaire avec Koenigsegg
La Kimera K39 tire sa puissance d’un moteur V8 biturbo de 5,0 litres développé spécifiquement par Koenigsegg pour ce projet. Cette collaboration représente une première absolue dans l’histoire du constructeur suédois, qui n’avait jamais auparavant fourni ses blocs moteurs à un autre constructeur. Le résultat est spectaculaire : 972 chevaux à 7 350 tr/min et 885 lb-ft de couple à 5 500 tr/min, avec un régime de coupure fixé à 8 250 tr/min.
Christian von Koenigsegg lui-même a commenté cette collaboration exceptionnelle : « La K-39 est exactement le type de projet qui mérite quelque chose de vraiment spécial : indépendant, émotionnel, techniquement ambitieux, et construit avec un sens clair de l’objectif. Nous avons développé une version dédiée de notre V8 biturbo pour correspondre au caractère que Kimera souhaitait pour la K-39. »
La division technologique Koenigsegg (KTD) a spécialement adapté ce moteur pour la K39, en « détunant » volontairement le bloc par rapport aux applications hypercars de Koenigsegg comme la Jesko, qui développe 1 281 chevaux sur essence classique et jusqu’à 1 600 chevaux sur carburant E85. Cette approche vise à optimiser la réactivité et la conduite selon les spécifications exactes de Kimera.
L’adaptation technique comprend également un système d’admission repensé et l’intégration des turbocompresseurs plus réactifs de l’ancienne Koenigsegg Agera, prédécesseur de la Jesko. Les propriétaires de la K39 bénéficieront également de l’accès exclusif au Koenigsegg Cloud, permettant des mises à jour logicielles over-the-air et des calibrations spécifiques selon les marchés.
Un design radical inspiré des légendes de l’endurance
Visuellement, la Kimera K39 représente une évolution radicale du langage stylistique de la marque tout en conservant son ADN. Le design s’inspire directement des prototypes qui ont dominé le Championnat du Monde des Voitures de Sport dans les années 1980, avec des proportions longues et basses qui tranchent avec les canons esthétiques actuels.
La carrosserie intègre des solutions aérodynamiques dérivées du sport automobile moderne. Le capot avant arbore un conduit en S sophistiqué qui canalise l’air depuis les prises d’air massives du bouclier avant vers le toit, avant de rejoindre un imposant aileron arrière doté de ses propres évents intégrés dans les montants. Les ailes avant présentent une série de lamelles sculptées dans la carrosserie pour évacuer l’air chaud et pressurisé des passages de roues.
Cette approche aérodynamique bénéficie de l’expertise de Dallara, le spécialiste italien de l’ingénierie de compétition qui produit notamment les IndyCars et les prototypes d’endurance de haut niveau. Leur collaboration vise à créer une hypercar capable de combiner hautes performances, faible poids et expérience de conduite analogique et engageante.
La K39 présente une stance beaucoup plus large que les précédentes créations Kimera, accentuée par d’énormes prises d’air situées en avant des roues arrière qui alimentent le système de refroidissement du V8 Koenigsegg.
Une construction technique de pointe pour des performances extrêmes
La structure de la K39 repose sur un monocoque en fibre de carbone entièrement nouveau, développé spécifiquement pour ce projet. Kimera vise un poids à sec de seulement 1 100 kg (2 425 livres), créant un rapport poids/puissance absolument démentiel qui promet des performances de premier plan.
La transmission privilégie l’émotion avec une boîte manuelle à sept rapports couplée à une transmission aux roues arrière, bien qu’une boîte séquentielle soit également à l’étude. Cette approche puriste tranche avec la tendance actuelle aux transmissions automatiques ou à double embrayage dans le segment des hypercars.
Le système de suspension utilise une configuration à poussoirs à l’avant et à l’arrière, similaire à celle de l’EVO38, optimisant le contrôle des masses non suspendues et la précision du comportement dynamique. Cette architecture, inspirée de la compétition, garantit une réponse immédiate aux sollicitations du pilote.
Contrairement aux précédents modèles Kimera qui utilisaient des blocs moteurs Lancia historiques avec une architecture bi-compressée (suralimentation et turbocompression), la K39 adopte une approche technique entièrement moderne avec le V8 Koenigsegg, marquant une rupture technologique majeure pour la marque.
Une version Pikes Peak encore plus extrême
Kimera a également développé une version Pikes Peak encore plus radicale, spécifiquement conçue pour la mythique course de côte du Colorado. Cette variante arbore un kit aérodynamique absolument démentiel, avec un splitter proéminent à l’avant et un aileron arrière qui domine littéralement l’arrière du véhicule.
La K39 Pikes Peak conserve paradoxalement son homologation route selon Kimera, permettant aux propriétaires de profiter de cette configuration extrême sur circuit ouvert. La marque italienne prévoit de participer à la célèbre course de côte, visant une participation en 2027, bien que ce calendrier puisse être repoussé selon l’avancement du développement.
Les dix premiers acheteurs de la K39 recevront automatiquement la configuration Pikes Peak, incluant le kit aérodynamique spécialisé et la livrée Martini historique qui rend hommage aux victoires italiennes en sport automobile.
Production ultra-limitée et positionnement premium
Comme toutes les créations Kimera, la K39 sera produite en quantités extrêmement limitées. Bien que les chiffres de production ne soient pas officiellement confirmés, ils resteront inférieurs à 100 exemplaires pour la version standard, tandis que seulement 10 K39 Pikes Peak seront assemblées.
Avant même sa révélation officielle au Villa d’Este, plus de 20 exemplaires avaient déjà trouvé preneur auprès de collectionneurs sélectionnés, témoignant de l’attrait immédiat de ce projet unique. Le prix n’a pas été officiellement communiqué, mais les experts estiment qu’il dépassera largement le million d’euros, positionnant la K39 dans la lignée des hypercars les plus exclusives du marché.
Après ses débuts au Concorso d’Eleganza Villa d’Este, la K39 entamera une tournée internationale prestigieuse incluant le Goodwood Festival of Speed, la Monterey Car Week, Spa-Francorchamps et Le Mans Classic. Lors de cet événement historique, Luca Betti prendra le volant d’une voiture historique qui a inspiré le projet K39, créant un lien symbolique entre passé et futur.
Avec la K39, Kimera Automobili abandonne définitivement son statut d’interprète nostalgique du sport automobile historique pour s’imposer comme un acteur crédible du paysage moderne des supercars. Cette transformation ambitieuse, renforcée par les collaborations avec Koenigsegg et Dallara, marque l’entrée de la marque italienne dans le cercle très fermé des constructeurs d’hypercars capables de rivaliser avec les références établies du segment.
Le choc pétrolier iranien provoque un afflux massif dans les showrooms BYD et VinFast à travers l’Asie Pacifique : les ventes de VE s’envolent partout.
Le conflit en Iran et la flambée des prix du pétrole qui en résulte sont en train de provoquer un basculement accéléré vers les véhicules électriques dans toute la région Asie-Pacifique. Des Philippines au Vietnam, de la Thaïlande à la Nouvelle-Zélande, les concessions de constructeurs asiatiques de véhicules électriques — au premier rang desquels le chinois BYD et le vietnamien VinFast — enregistrent des niveaux de fréquentation et de commandes sans précédent. La hausse des coûts à la pompe agit comme un catalyseur puissant d’une transition vers la mobilité électrique qui était déjà engagée, mais qui s’accélère désormais sous la pression économique des ménages et des politiques publiques d’urgence mises en place dans plusieurs pays de la région.
Des showrooms débordés des Philippines au Vietnam
À Manille, dans le quartier financier de la capitale philippine, la concession BYD locale connaît une activité commerciale exceptionnelle. Matthew Dominique Poh, vendeur dans cet établissement depuis sept mois, témoigne avoir enregistré l’équivalent d’un mois de commandes en seulement deux semaines depuis le début du choc pétrolier. « Les clients remplacent leurs unités en faveur des véhicules électriques en raison des hausses de prix du pétrole », explique-t-il, résumant une motivation qui se répète à l’identique dans toute la région.
À Hanoï, à quelque 1 770 kilomètres de là, les showrooms VinFast ont dû renforcer leurs effectifs de vente en urgence pour faire face à l’afflux de clients. Nguyen Hoang Tu Anh, responsable commercial, indique que la fréquentation a quadruplé, entraînant la vente de 250 véhicules électriques au cours des trois semaines suivant le début du conflit en Iran — soit plus de 80 unités par semaine, le double du rythme moyen constaté en 2025. Parmi les nouveaux acheteurs figure Lai The Manh Linh, un employé de 41 ans d’une entreprise de télécommunications, qui a troqué sa Toyota Vios à motorisation essence contre un crossover compact tout électrique VinFast VF 5 pour effectuer ses trajets quotidiens de 60 à 70 kilomètres. Sa motivation est sans ambiguïté : « Passer à la voiture électrique nous aidera à économiser beaucoup d’argent. »
Cette dynamique s’explique en partie par la position géographique de la région. Environ 80 % du brut transitant par le détroit d’Ormuz était destiné à la zone Pacifique avant que cette route maritime stratégique ne soit perturbée par le conflit. La pression à la pompe y est donc particulièrement intense, créant des conditions favorables à une adoption accélérée des véhicules à batterie. Albert Park, économiste en chef de la Banque asiatique de développement, le confirme : « Des prix du pétrole plus élevés aident toujours la transition vers les véhicules électriques. Cela crée des incitations économiques pour accélérer la transition verte. »
Une adoption qui s’étend de la Chine à l’Océanie
Le phénomène dépasse largement les marchés philippin et vietnamien. En Nouvelle-Zélande, le prix de l’essence a grimpé de 20 % depuis le début du mois de mars pour atteindre 3 dollars néo-zélandais le litre — soit seulement 6 cents de moins que les niveaux records enregistrés lors de la flambée consécutive à l’invasion russe de l’Ukraine. Dans ce contexte, la demande pour la gamme de véhicules électriques de BYD a bondi de manière significative. Warren Wilmot, directeur général de BYD Nouvelle-Zélande, a indiqué lors d’une émission de radio locale que le nombre de véhicules entièrement électriques et hybrides vendus le 14 mars était quatre fois supérieur à la quantité habituelle pour un samedi. Les longues files d’attente aux stations-service et les rapports sur les limitations d’achat de carburant dans la région ont contribué à renforcer l’image des véhicules électriques comme alternative crédible et économiquement rationnelle.
En Thaïlande, dans la province de Nakhon Ratchasima au nord-est de Bangkok, les trois showrooms de Jaruaypornphatra Leesomsiri commercialisant les véhicules MG — marque désormais détenue par le constructeur chinois SAIC Motor Corp. — ont enregistré une hausse d’au moins 20 % de leurs ventes de véhicules électriques pour répondre à une liste d’attente en forte progression. Surapong Paisitpatnapong, porte-parole du groupe automobile de la Fédération des industries thaïlandaises, se montre désormais plus optimiste : « Si les prix du pétrole restent aux niveaux actuels ou augmentent davantage, nous prévoyons une augmentation significative de la demande de véhicules électriques », déclarant avoir revu à la hausse ses prévisions pour 2026 après avoir été plus prudent en raison de la réduction des subventions gouvernementales.
Dans un registre encore plus décisif, le gouvernement laotien a adopté des mesures d’urgence pour accompagner cette transition : les frais d’immatriculation et de service des véhicules électriques ont été réduits de 30 %, tandis que les mêmes frais ont été augmentés d’un montant équivalent pour les véhicules à essence. Une politique tarifaire volontariste qui envoie un signal clair aux automobilistes du pays enclavé.
La Chine, grand bénéficiaire de la ruée vers l’électrique
Avant même le déclenchement du conflit en Iran, la région Asie-Pacifique affichait déjà des taux de pénétration des véhicules électriques parmi les plus élevés au monde. En Chine, les voitures électriques à batterie et les hybrides rechargeables représentent plus de la moitié de toutes les ventes automobiles, portées par une politique industrielle volontariste visant à développer une filière nationale des énergies alternatives. Les pays d’Asie du Sud-Est affichent quant à eux des taux d’adoption des véhicules électriques d’environ 40 %, dépassant les niveaux observés au Royaume-Uni et dans la majorité des pays européens, selon le groupe de réflexion britannique Ember.
Dans ce contexte, la Chine est positionnée pour capter la majeure partie des bénéfices commerciaux de l’accélération de la demande mondiale de véhicules électriques, en tant que premier producteur mondial. Les expéditions à l’étranger de voitures électriques et d’hybrides rechargeables avaient déjà plus que doublé au cours des deux premiers mois de l’année — avant même le début du conflit — par rapport à la même période de l’année précédente. BYD, fer de lance de cette offensive commerciale internationale, bénéficie directement de la convergence entre la hausse des prix du carburant fossile et l’attractivité croissante de ses modèles électriques accessibles sur les marchés émergents d’Asie.
Toutefois, des obstacles structurels persistent. Joanna Chen, analyste chez Bloomberg Intelligence, rappelle que « l’accessibilité financière et la recharge ont toujours été les deux principaux facteurs entravant l’adoption des véhicules électriques ». Elle souligne que le coût initial d’achat d’un véhicule électrique reste généralement supérieur à celui d’une voiture à essence en dehors de la Chine, et que le déficit d’infrastructures de recharge constitue un frein majeur à une adoption de masse durable. Des investissements massifs dans les réseaux de bornes de recharge seront indispensables pour transformer l’engouement actuel en croissance structurelle des ventes de véhicules zéro émission. À l’échelle mondiale, l’adoption des véhicules électriques a déjà permis d’éviter la consommation de l’équivalent de 2,3 millions de barils de pétrole par jour l’année dernière, selon une modélisation de BloombergNEF — un chiffre appelé à progresser si la dynamique actuelle se confirme.
Notre avis, par leblogauto.com
La convergence entre la flambée des prix du carburant liée au conflit en Iran et l’offre croissante de véhicules électriques abordables issus de constructeurs chinois comme BYD crée des conditions de marché particulièrement favorables à une accélération de la transition énergétique en Asie-Pacifique. Les témoignages recueillis aux Philippines, au Vietnam, en Thaïlande et en Nouvelle-Zélande montrent que le passage à l’électrique est désormais motivé par un calcul économique immédiat autant que par des convictions environnementales, ce qui élargit considérablement la base potentielle d’acheteurs. Le Laos illustre par ailleurs comment un choc énergétique externe peut accélérer des décisions de politique publique structurantes, en modifiant rapidement la fiscalité au détriment des motorisations thermiques. Néanmoins, comme le souligne Bloomberg Intelligence, la pérennité de cette dynamique reste conditionnée au développement des infrastructures de recharge, dont le retard constitue le principal risque de déception pour une adoption de masse durable dans la région.
Quand Volkswagen nous a conviés à essayer une partie de sa gamme, nous avons d’abord demandé la liste des voitures. On a vu « Golf GTI Edition 50 », on n’a pas hésité une seconde. Dans un monde où plus de deux autos sur trois testées dans la rubrique sont électrifiées, nous n’allions pas rater l’occasion de prendre le volant d’une compacte sportive 100% thermique. Le monde d’avant nous manquera…
50 ans bien célébrés!
La Volkswagen Golf GTI Edition 50 reprend tous les codes de la compacte sportive comme on les aime, et qui devient une denrée de plus en plus rare pour les raisons que l’on connaît. Et cela commence d’abord par le look, assez proche de celui de la Clubsport. Et pour ne rien gâcher, notre exemplaire dispose du pack « GTI Performance ». En cochant cette option, on profite de jantes spécifiques plus légères, d’un échappement Akrapovič également allégé, ainsi que de pneus semi-slicks Bridgestone Potenza Race. On peut donc considérer que le constructeur ne s’est pas contenté de coller quelques stickers et de souffler des bougies.
Même si l’image d’une Golf sportive est parfois maladroitement associée au profil d’un jeune conducteur intrépide, pour le dire ainsi, nous savons que celle-ci en particulier vaut bien mieux que cela. On a bien conscience que le grand public ne ferait sans doute pas la différence sur la route. Toujours est-il qu’elle a un sacré look. Entre son large bouclier alvéolé, les étriers de frein rouges et le becquet, pour ne citer que ces éléments, tous ces détails contribuent à lui donner une allure franchement badass, surtout dans ce coloris. En tout cas, nous, on adore.
Du sport et des technologies
À bord, Wolfsburg a aussi voulu marquer la différence avec les autres versions de GTI du catalogue. Il y en aura d’ailleurs 50, et pas une de plus, sur notre territoire. On retrouve à l’intérieur les palettes de la R de 333 ch. Pour le reste, la sellerie vintage rappelle ce que vous savez. On note aussi un pédalier rouge. Des touches de la même couleur se retrouvent ici et là dans l’habitacle, ainsi qu’une inscription « GTI 50 » à la base du volant. On connaît déjà le confort de ces sièges, à la fois très agréables et au maintien irréprochable. Ils sont également accompagnés de ceintures rouges. Cette couleur, on l’a bien compris, est indissociable de la griffe GTI maison.
Sincèrement, on se sent plutôt bien à l’intérieur de cette sportive. Elle ne boude pas non plus un certain embourgeoisement, plutôt bienvenu dans l’automobile actuelle. On retrouve ainsi tous les équipements modernes de la compacte routière en bonus : ADAS sophistiqués, dont une conduite semi-autonome de niveau 2, un grand écran avec toute la connectivité attendue sur une auto de ce segment et de ce niveau. En outre, on peut monter assez confortablement à quatre, beaucoup moins à cinq. Avec un coffre à la contenance relativement moyenne, on peut néanmoins envisager cette Golf GTI Edition 50 comme voiture de tous les jours.
325 ch! Juste 8 de moins que la « R »
Pouvoir emmener les enfants en classe verte avec cette voiture ? Vous vous en moquez. Sauf si cela vous laisse l’opportunité de rentrer à vide après les avoir déposés. Et c’est là que l’intérêt de cette voiture prend tout son sens. Il y a d’abord ce moteur, le 2.0 TSI maison, reprogrammé par les sorciers de Wolfsburg pour délivrer 325 ch et 420 Nm de couple, des valeurs supérieures à celles de la Clubsport. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,3 s (-0,3 s) et la vitesse de pointe grimpe à 270 km/h. On ne va pas tourner autour du pot, le bloc est plein comme un œuf ! En revanche, même si Akrapovič s’est impliqué sur l’échappement, on regrette une sonorité peu démonstrative, quel que soit le mode.
Nous n’avons pas essayé le programme « Nürburgring », a priori calibré spécifiquement pour cette piste mythique. En revanche, le mode Sport nous a paru parfaitement approprié pour avaler les lacets de notre parcours entre Séville et le Portugal. Cela nous manquait de faire prendre des tours à un moteur ! Les rapports de la DSG s’enchaînent quasiment sans rupture, tandis que l’aiguille du tachymètre à l’écran s’affole. Était-ce vraiment nécessaire d’accompagner les montées en régime d’un son diffusé dans les haut-parleurs ? On n’en est pas sûrs. Toujours est-il que le moteur ne manque pas de souffle. On peut bien entendu reprendre la main sur la boîte, mais il faut reconnaître qu’elle fait très bien le travail lorsqu’on la laisse faire. On se demande bien ce qu’il reste à la R…
Béni pack GTI Performance
Pour accompagner ce caractère moteur, contrairement à bien des électriques gavées de puissance, on bénéficie ici d’un châssis à la hauteur, qui permet de profiter pleinement de la cavalerie, ou l’inverse. Tout d’abord, la Golf GTI Edition 50 équipée du pack Performance est abaissée de 5 mm par rapport à une GTI « normale ». La suite se joue dans les réglages d’amortissement, dont on vous épargne les détails. L’allègement évoqué plus haut participe également à ce comportement sportif exacerbé. Il faut néanmoins s’assurer d’avoir des gommes bien chaudes avant que la route ne se transforme littéralement en rail. On a le sentiment de maîtriser parfaitement l’auto, compte tenu de la précision du train avant.
Et lorsqu’on enfonce l’accélérateur en sortie de virage, le différentiel électronique piloté tire la voiture vers l’intérieur, ce qui limite l’élargissement de trajectoire, classique sur les tractions puissantes. Sur asphalte sec, grâce à ce dispositif sophistiqué, et avec des gommes très performantes, la motricité est imperturbable. Il faut tout de même bien tenir le volant et rester vigilant. Sur route, nous n’avons pas eu à nous plaindre des freins. La pédale finit par s’enfoncer légèrement si les lignes droites sont courtes, mais rien d’anormal. La question se poserait peut-être sur circuit, à vérifier.
Méchant malus…
Il faut saluer la capacité des concepteurs d’une voiture comme celle-ci à mettre sur la route une auto aussi rapide et accessible pour des conducteurs qui ne sont pas des pilotes aguerris. L’esprit attendu est bien présent, avec une optimisation liée au pack Performance qui satisfera les plus exigeants. Avec 173 g de CO2/km, le malus n’est pas maximal… mais il atteint tout de même près de 30 000 €. Au final, il faut débourser un peu plus de 96 000 € pour se l’offrir chez nous.
Le conflit en Iran provoque des pénuries chez les fournisseurs de Toyota : aluminium, résines, naphta menacent la production automobile japonaise.
La chaîne d’approvisionnement automobile japonaise montre des signes de fragilité croissante. Les perturbations engendrées par le conflit en Iran commencent à se propager jusque dans le réseau dense de sous-traitants et d’équipementiers qui gravitent autour de Toyota Motor Corp., le premier constructeur automobile mondial. Des pénuries de matières premières essentielles, des ruptures logistiques persistantes et une visibilité quasi nulle sur les semaines à venir placent l’ensemble de la filière nippone dans une situation d’incertitude inédite, contraignant les acteurs de rang 1 et de rang 2 à revoir à la baisse leurs prévisions financières pour l’exercice en cours.
Des pénuries imminentes qui paralysent la planification industrielle
Le signal d’alarme est venu de Koichi Ito, président de Toyota Industries Corp., qui a confié aux journalistes : « Nous entendons des fournisseurs plus petits qui disent soudainement qu’ils ne pourront pas livrer les pièces dans deux semaines, ce qui rend les choses très difficiles à prévoir. » Cette déclaration illustre crûment la réalité d’une industrie automobile fondée sur des flux tendus, où la défaillance d’un seul composant peut bloquer une ligne de production entière. Dans un secteur où la fabrication d’un véhicule mobilise des dizaines de milliers de pièces distinctes, l’absence même d’un élément mineur suffit à paralyser complètement l’assemblage.
Les équipementiers sont aujourd’hui confrontés à une triple contrainte : la hausse des coûts des matières premières, des pénuries croissantes d’aluminium et de résines, et des perturbations logistiques qui compliquent l’acheminement des composants jusqu’aux lignes de production. Face à cette instabilité, les fournisseurs de rang 1 adoptent une posture défensive et émettent des prévisions particulièrement prudentes pour l’exercice fiscal en cours.
Denso Corp., l’un des principaux équipementiers mondiaux et fournisseur stratégique de Toyota, a ainsi annoncé un bénéfice d’exploitation prévisionnel de 500 milliards de yens pour l’exercice se terminant en mars 2027, soit un chiffre nettement inférieur à l’estimation des analystes fixée à 639 milliards de yens. Le vice-président exécutif de Denso, Yasushi Matsui, a reconnu que la société avait intégré un impact sur les bénéfices d’environ 45 milliards de yens lié à cette incertitude généralisée. « Pour être honnête, nous ne pouvons pas voir plusieurs mois à l’avance », a-t-il admis, résumant en une phrase la désorientation qui frappe l’ensemble de la supply chain automobile japonaise.
Résines, naphta et diluants : des matériaux critiques sous tension
Au cœur des inquiétudes des équipementiers se trouvent des matières premières en apparence banales, mais absolument indispensables à la fabrication et à la finition des véhicules automobiles. Masayoshi Shirayanagi, président de Toyota Boshoku Corp., spécialiste de la production d’intérieurs de véhicules, a mis en lumière la dépendance structurelle de la filière aux résines dérivées du naphta : « Que ce soit les garnitures de porte ou l’uréthane à l’intérieur des sièges, tout provient des résines, qui elles-mêmes viennent du naphta. » Cette déclaration illustre la profondeur de l’intégration des matières premières pétrolières dans la fabrication automobile, bien au-delà du simple carburant.
Face à la difficulté croissante d’obtenir des engagements d’approvisionnement à long terme, Toyota Boshoku a modifié sa stratégie de sécurisation des matières premières, recherchant désormais des garanties à court terme auprès de chaque fournisseur individuellement — une approche chronophage mais rendue nécessaire par l’instabilité ambiante.
Katsumi Saito, président de Toyoda Gosei Co., a pour sa part alerté sur un risque de rupture d’approvisionnement dès le mois de juin, pointant spécifiquement les diluants utilisés dans la peinture automobile. Sans ces produits chimiques essentiels à la phase de finition des véhicules, les automobiles ne peuvent tout simplement pas être achevées. « L’impact se ferait sentir partout », a-t-il averti. Toyoda Gosei a d’ores et déjà intégré ce risque dans ses prévisions de bénéfices, en anticipant une baisse de production d’environ 200 000 véhicules par rapport aux plans annuels initialement établis par ses clients constructeurs. Ses prévisions de bénéfice d’exploitation, fixées à 80 milliards de yens, se sont toutefois révélées conformes aux attentes des analystes.
De son côté, Denso travaille activement à la substitution de certains matériaux, notamment pour ses solvants organiques, afin de réduire sa dépendance aux intrants affectés par les tensions géopolitiques. Bien que les pénuries liées au naphta n’aient pas encore provoqué de disruption directe sur les chaînes de production, la menace est prise très au sérieux par les directions des équipementiers.
Des prévisions financières dégradées sur fond de sentiment économique morose
Au-delà des tensions sur les matières premières, la filière automobile japonaise doit également composer avec un contexte macroéconomique dégradé qui pèse sur la demande finale de véhicules. Tatsuo Yoshida, analyste senior chez Bloomberg Intelligence, anticipait avant même la publication des résultats que des acteurs comme Denso, Aisin Corp. et Toyota Industries émettraient des prévisions prudentes, reflétant non seulement la hausse des coûts liée au conflit en Iran, mais aussi le risque d’un recul des ventes de véhicules neufs consécutif à la détérioration du sentiment économique des ménages et des entreprises.
Cette double pression — sur les coûts d’un côté, sur les volumes de l’autre — place les équipementiers dans une situation particulièrement inconfortable, où les leviers d’optimisation habituels se révèlent insuffisants pour maintenir les marges opérationnelles. La capacité à répercuter les hausses de coûts sur les prix de vente reste limitée dans un secteur où les relations contractuelles avec les constructeurs s’inscrivent sur le long terme et encadrent strictement les révisions tarifaires.
La situation actuelle rappelle avec acuité la vulnérabilité structurelle des chaînes d’approvisionnement mondiales de l’industrie automobile, déjà mise en lumière lors de la crise des semi-conducteurs. Elle souligne l’urgence pour les constructeurs et leurs fournisseurs de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de constituer des stocks stratégiques sur les composants les plus critiques, afin de réduire leur exposition aux chocs géopolitiques extérieurs.
Notre avis, par leblogauto.com
Les déclarations convergentes des présidents de Toyota Industries, Denso, Toyoda Gosei et Toyota Boshoku dessinent un tableau préoccupant pour la filière automobile japonaise, dont la dépendance aux matières premières issues du Moyen-Orient constitue une vulnérabilité systémique documentée. Le fait que des perturbations de production soient anticipées dès juin sur des matériaux aussi basiques que les diluants de peinture ou les résines issues du naphta révèle à quel point la chaîne de valeur automobile est interdépendante et sensible aux chocs d’approvisionnement. La révision à la baisse des prévisions de Denso — près de 140 milliards de yens sous le consensus des analystes — traduit une prise de conscience réaliste de l’ampleur de la crise, dans un contexte où la visibilité à moyen terme reste très limitée. La stratégie de substitution de matériaux engagée par Denso est une réponse pertinente à long terme, mais elle ne permettra pas d’éviter les tensions à court terme qui s’annoncent sur les lignes de production du groupe Toyota.
DR Automobiles ajoute deux nouvelle marques à son arsenal. Avec son nom, la marque Itala pourrait faire chaud au cœur des italiens. Et plus encore sans doute pour OSCA. Mais comme les autres créations du groupe, leurs racines sont largement chinoises.
Au sein d’un programme baptisé pompeusement Historic Italian Brands, deux appellations italiennes doivent renaître de leurs cendres : Itala et O.S.C.A. Toutes deux partagent le fait d’avoir un joli palmarès sportif, et d’avoir disparu rapidement…
Née en 1904, Itala a remporté quelques épreuves renommées comme la Coppa Florio et la Targa Florio en 1905 ou le Pékin à Paris en 1907. Mais la marque ne s’est jamais remise de la Première Guerre mondiale et a finalement disparu en 1934.
Plus récente, et plus connue, O.S.C.A (Officine Specializzate Costruzione Automobili) est créée en 1947 par les frères Maserati après leur départ de la marque qui porte leur nom. Durant une vingtaine d’années, l’écurie sera présente dans diverses compétitions et produira également quelques petites sportives. Certaines portant la marque Fiat, mais aussi l’OSCA 1600 GT qui arborera des carrosseries signées Touring, Fissore ou Zagato. L’entreprise s’illustre en particulier par ses moteurs, qui seront d’ailleurs ses dernières productions après la revente à MV Agusta en 1963.
Itala 35
Premier modèle du retour annoncé des deux marques, le petit SUV Itala 35. Malgré un discours évoquant un développement italien sur la base de plateformes internationales, on retrouve ici la recette éprouvée par DR Automobiles depuis 2006. À savoir un véhicule chinois rapidement maquillé avec une nouvelle calandre et doté de nouveaux logos. La différence par rapport aux DR, Sportequipe, Evo, Tiger, Birba, ICHX ou Stilnovo ? Un changement de fournisseur.
Les marques de Massimo Di Risio ont déjà fait appel à des bases Chery, JAC, BAIC o Changan. Place à GAC. Sous un nom qui rappelle le modèle 35HP avec laquelle le prince Scipione Borghese s’imposa sur le Pékin-Paris en 1907, l’Itala 35 est ainsi un clone du GAC GS3. Soit un SUV compact de 4,41 m de long, propulsé par un 1.5 Turbo essence de 170 ch et 270 Nm associé à une boîte à double-embrayage à 7 rapports.
Par la suite deux autres SUV sont attendus, les Itala 56 et 61. Avec 4,68 m de long le premier sera assurément un clone du GAC GS4. Et pour le second, parions pour le GS8 du même fournisseur avec ses 4,98 m de long… On nous promet également des modèles hybrides, électriques avec prolongateur d’autonomie et 100% électrique. Dont une citadine de 3,90 m qui ne figure pas encore au catalogue du constructeur chinois…
GAC GS3
Et OSCA ?
La grande interrogation vient d’OSCA. La renaissance annoncé sera surveillée de près par les amateurs. Peu de candidates chinoises entrent dans la catégorie des sportives. Une seule sort du lot : la petite SC01. Un modèle électrique au style inspiré par la Lancia Stratos, et dotée d’une fiche technique plutôt attractive. Et pour confirmer qu’elle est une candidate pour devenir la première nouvelle OSCA, sa production a d’ores et déjà été confirmée en Italie il y a quelques mois…
Renault a officialisé le nom de son prochain pick-up destiné à l’Amérique latine : Renault Niagara. Inspiré du concept présenté en 2023, ce nouveau modèle sera révélé le 10 septembre 2026 et produit en Argentine. Le constructeur continue ainsi son offensive internationale hors Europe pour poursuivre sa croissance.
Un nouveau pick-up pour l’Amérique latine
Renault a annoncé le nom de son futur pick-up commercialisé en Amérique latine : Renault Niagara. Ce modèle s’inscrit dans le cadre du plan stratégique futuREady, qui prévoit le lancement de 14 nouveaux véhicules hors Europe d’ici 2030.
Le constructeur précise que ce pick-up sera dévoilé le 10 septembre 2026 avant une commercialisation prévue d’ici la fin de l’année sur les marchés latino-américains.
Un modèle inspiré du Renault Niagara Concept
Le futur véhicule reprend le nom du Renault Niagara Concept révélé en 2023. Renault indique que ce pick-up associera un design robuste, de la polyvalence, de l’habitabilité, du confort et des technologies embarquées. Pour le nom, vous l’aurez donc compris, ils n’ont pas été chercher bien loin puisque c’est celui du concept.
Le communiqué présente le modèle comme adapté à un usage quotidien et à différents types d’utilisation. On doit même pouvoir aller faire l’amour à la plage.
Une production assurée en Argentine
Le Renault Niagara sera assemblé, quand la ville dort, dans l’usine de Córdoba, en Argentine.
Avec ce lancement, Renault poursuit le développement de sa gamme en Amérique latine, après les introductions récentes des Renault Boreal et Renault Kardian.
Renault poursuit son offensive hors Europe
Le groupe présente l’Amérique latine comme une région stratégique dans son développement international. Le Renault Niagara doit ainsi renforcer l’offre de la marque sur ce marché, notamment dans le segment des pick-up dont les marchés sudaméricains sont friands.
Le constructeur n’a pas encore communiqué de détails techniques sur le véhicule. On en saura plus lors de la présentation en septembre. Si vous y assistez, vous pourrez dire « J’ai vu ».
« D’origine amérindienne, le nom Niagara fait écho au grondement de l’eau, au tonnerre et à l’immensité des territoires. Il suggère la robustesse, la grandeur et la force des éléments. Il invite à l’exploration des grands espaces. Il porte en lui la promesse d’un véhicule imaginé aussi bien pour le quotidien que pour l’évasion ».
Sylvia dos Santos, Responsable des appellations marque Renault
Notre avis, par leblogauto.com
Renault croit encore et toujours dans les marchés d’Amérique-du-Sud. Pas encore complètement envahis par les véhicules chinois, il y a encore de quoi gagner des parts de marché. L’image du losange y est encore bonne. Espérons que ce Niagara continuera sur cette voie.
En revanche, on fera juste remarquer que le Niagara – issu de l’iroquois – n’est pas une rivière d’Amérique-du-Sud…mais bien plus au nord. Et c’est surtout un groupe de musique dont certains titres se sont égarés dans ce texte.
Le GMC Hummer EV 2026 est officiellement lancé en Corée du Sud à 246,57 millions de wons, soit environ 177 000 dollars, en version électrique.
Le géant américain General Motors franchit une nouvelle étape dans son déploiement international. Sa marque GMC vient d’officialiser le lancement du Hummer EV 2026 sur le marché sud-coréen, positionnant ce mastodonte électrique comme son SUV phare dans la région. Commercialisé au prix de 246 570 000 wons coréens — soit l’équivalent d’environ 177 000 dollars américains au taux de change actuel —, le véhicule sera distribué via le réseau de concessionnaires officiels de GM Korea. Ce lancement marque une étape symbolique pour une icône automobile américaine qui entame sa conquête de l’un des marchés asiatiques les plus exigeants en matière de technologies embarquées et de véhicules électriques premium.
Un SUV électrique taillé pour la performance et le tout-terrain
GM Korea a présenté le Hummer EV 2026 comme un véhicule qui « combine des performances sans compromis à l’ère de l’électrification, plus de 120 ans d’histoire et une technologie de pointe ». Cette filiation historique avec la marque Hummer, symbole de robustesse et de puissance hors route, se traduit dans les caractéristiques techniques du modèle électrique, qui ne renie rien de l’ADN tout-terrain de ses prédécesseurs thermiques.
Sur le plan mécanique, le GMC Hummer EV SUV 2026 est équipé d’un groupe motopropulseur entièrement électrique à double moteur associé à une transmission intégrale permanente. L’ensemble développe une puissance de 570 chevaux et un couple de 830 Nm, des chiffres qui placent ce SUV électrique parmi les véhicules les plus puissants de sa catégorie sur le marché coréen. L’autonomie annoncée atteint 512 kilomètres sur une seule charge, un rayon d’action confortable pour un véhicule de ce gabarit. La recharge rapide en courant continu est supportée jusqu’à 300 kW grâce à une architecture électrique en 800 volts, permettant de récupérer rapidement de l’énergie sur les bornes de charge haute puissance.
Le Hummer EV se distingue également par ses capacités tout-terrain avancées, rendues possibles par une suspension pneumatique adaptative et cinq modes de conduite dédiés. Parmi les équipements les plus emblématiques figure le mode CrabWalk, une fonction de direction à quatre roues permettant au véhicule de se déplacer en diagonale — une technologie spectaculaire qui illustre les ambitions hors-piste du constructeur américain dans le segment des SUV électriques de luxe.
Un équipement de série complet pour le marché coréen
Pour son entrée sur le marché sud-coréen, le GMC Hummer EV 2026 est proposé dans une configuration unique à double moteur, mais dotée d’une dotation de série particulièrement généreuse. GM Korea a fait le choix de ne pas décliner le modèle en plusieurs niveaux de finition, préférant offrir d’emblée un équipement exhaustif intégrant les dernières technologies disponibles.
Parmi les équipements de série notables figure le Super Cruise, système de conduite semi-autonome mains libres développé par General Motors, capable d’assister le conducteur sur les autoroutes cartographiées. Le SUV est également équipé d’un toit panoramique, d’un système audio Bose Premium Surround Centerpoint offrant une expérience sonore immersive, et des services de navigation TMAP, disponibles exclusivement via GM Korea sur ce marché. Ce dernier point souligne la volonté du constructeur de localiser son offre et de s’adapter aux habitudes des conducteurs coréens, particulièrement attentifs aux services connectés intégrés à leur véhicule.
La sécurité n’est pas en reste : le Hummer EV 2026 embarque une suite complète de systèmes d’aide à la conduite et de technologies de sécurité active, conformément aux exigences croissantes des acheteurs de véhicules premium sur le marché coréen, l’un des plus matures d’Asie en matière d’adoption des nouvelles technologies automobiles.
Un tarif premium pour un positionnement haut de gamme assumé
Avec un prix d’entrée fixé à 246 570 000 wons coréens, soit environ 177 000 dollars américains, le GMC Hummer EV 2026 se positionne résolument dans le segment ultra-premium du marché automobile sud-coréen. Ce tarif élevé reflète non seulement les caractéristiques techniques et l’équipement de série pléthorique du véhicule, mais aussi son positionnement en tant que SUV électrique de luxe à vocation hors route — un créneau encore peu occupé sur le marché local.
GM Korea justifie ce positionnement tarifaire en insistant sur la proposition de valeur globale du véhicule : « Le Hummer EV est le SUV électrique phare de GMC, conçu pour les clients qui apprécient la variété et l’individualité dans la vie quotidienne, que ce soit en ville ou hors route. » Le constructeur cible ainsi une clientèle aisée, sensible à l’exclusivité et à la singularité, dans un marché coréen où les véhicules électriques de prestige gagnent progressivement du terrain face aux berlines et SUV thermiques haut de gamme traditionnellement dominants.
La commercialisation via le réseau de concessionnaires officiel de GM Korea garantit un accompagnement après-vente structuré, un critère déterminant pour les acheteurs de véhicules électriques premium soucieux de la disponibilité du service et de la prise en charge des éventuelles interventions techniques sur un modèle aussi sophistiqué.
Notre avis, par leblogauto.com
Le lancement du GMC Hummer EV 2026 en Corée du Sud confirme la stratégie d’expansion internationale de General Motors sur le segment des SUV électriques premium, un marché en plein essor en Asie. Les caractéristiques techniques du modèle — 570 chevaux, 512 km d’autonomie et recharge jusqu’à 300 kW en 800 volts — sont objectivement compétitives face aux références du segment, même à ce niveau de prix. Le choix d’une configuration unique et richement dotée simplifie l’offre commerciale, mais limite la flexibilité tarifaire dans un marché où la concurrence des constructeurs coréens et asiatiques sur le véhicule électrique est particulièrement intense. Enfin, l’intégration de services locaux comme TMAP témoigne d’une volonté réelle d’adaptation au marché coréen, un prérequis indispensable pour espérer séduire une clientèle locale exigeante et habituée à des équipements connectés natifs.
En Chine, les ventes automobiles chutent de 21,5 % en avril, plombées par le choc pétrolier iranien et le recul des véhicules à essence.
Le marché automobile chinois traverse une zone de turbulences sévères. En avril, les ventes de voitures particulières ont reculé de 21,5 % pour atteindre 1,4 million d’unités, leur niveau le plus bas pour un mois d’avril depuis 2022, année marquée par les confinements liés à la pandémie de Covid-19. Ce repli brutal, constaté par l’Association chinoise des voitures particulières, traduit la convergence de plusieurs facteurs défavorables : choc pétrolier consécutif au conflit en Iran, ralentissement économique intérieur et suppression des dispositifs d’incitation à l’achat de véhicules électriques.
Le choc pétrolier iranien frappe de plein fouet les motorisations thermiques
La principale victime de cette contraction du marché est sans conteste le véhicule à moteur à combustion interne. Les livraisons de voitures à essence ont chuté d’un tiers en avril, une baisse qualifiée de « relativement sévère » et ayant « dépassé les attentes » par Cui Dongshu, secrétaire général de l’Association chinoise des voitures particulières, lors d’un point presse lundi. « L’impact de la hausse des prix du pétrole a eu un effet sérieux sur le marché », a-t-il précisé.
Li Yanwei, conseiller auprès de l’Association des concessionnaires automobiles de Chine, identifie deux facteurs principaux à ce décrochage de la demande. D’une part, le ralentissement économique a engendré des pertes d’emplois et une compression des salaires, freinant mécaniquement les dépenses des ménages. D’autre part, la flambée des prix du pétrole a pesé sur les marchés financiers et dégradé le moral des consommateurs, les incitant à reporter leurs projets d’acquisition automobile.
Ce contexte morose se reflète également dans la part des achats liés à l’automobile dans la consommation de détail en Chine, tombée à 7,8 % au premier trimestre — son niveau le plus bas depuis au moins cinq ans. Entre 2022 et 2025, ce ratio oscillait entre 9,8 % et 10,4 %. Li Yanwei se montre prudent sur les perspectives : « Si ce chiffre revient au-dessus de 9 %, alors la chute du premier trimestre est une fluctuation saisonnière. Mais si elle reste en dessous de 8 % pendant toute l’année, nous devrions être vigilants à la possibilité que la consommation automobile entre dans une profonde récession structurelle. »
Les véhicules électriques et hybrides résistent, mais sans inverser la tendance
Si le segment des véhicules à nouvelle énergie — regroupant voitures électriques à batterie et hybrides rechargeables — affiche une meilleure résilience relative, il n’échappe pas non plus au repli général. Les ventes de ces motorisations propres ont reculé de 6,8 % en avril, une baisse nettement moins prononcée que celle enregistrée par les véhicules thermiques, mais suffisamment significative pour confirmer que la demande intérieure ne compense pas le repli global du marché.
Ce recul s’explique notamment par le retrait des subventions à la reprise et le retour d’une taxe sur l’achat de véhicules électriques, deux mesures qui ont rogné l’attractivité financière de ces motorisations aux yeux des acheteurs. Néanmoins, la baisse des ventes de voitures à essence a mécaniquement propulsé le taux de pénétration des véhicules à nouvelle énergie à plus de 60 % des ventes de voitures neuves — un record mensuel absolu pour la Chine continentale.
Parmi les constructeurs de véhicules électriques, BYD, champion national du secteur, a enregistré sa huitième baisse mensuelle consécutive des ventes totales en glissement annuel, avec un recul de 16 % en avril. Tesla, dont l’usine de Shanghai constitue un hub de production majeur pour la région Asie-Pacifique, a expédié 79 478 véhicules depuis cette gigafactory, dont seulement 25 956 ont été commercialisés sur le marché domestique chinois, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente.
Exportations en hausse, mais marché intérieur sous pression structurelle
Face à la contraction du marché intérieur, les constructeurs chinois misent sur l’internationalisation pour compenser leurs pertes domestiques. Les exportations de véhicules à nouvelle énergie ont bondi de 112 % en avril, portées par la demande croissante en provenance de marchés étrangers fortement touchés par la crise pétrolière, notamment en Asie du Sud-Est. Les expéditions de Tesla depuis Shanghai vers ces marchés ont progressé de 80 %, témoignant de l’attractivité des véhicules électriques produits en Chine à l’échelle internationale. BYD, de son côté, a enregistré une hausse de 71 % de ses ventes à l’étranger, illustrant la montée en puissance des marques chinoises sur la scène automobile mondiale.
L’industrie espérait pourtant amorcer une reprise à partir du mois d’avril. C’est raté : sur les quatre premiers mois de l’année, le marché automobile chinois accuse un recul cumulé de 18,5 %. Un signal particulièrement préoccupant pour l’économie nationale, dans la mesure où l’automobile représente l’un des postes de dépenses les plus importants des ménages, juste derrière l’immobilier.
Du côté des constructeurs de véhicules électriques cotés en bourse, les perspectives restent sous surveillance. Les analystes de Morgan Stanley, dont Tim Hsiao, anticipent que des acteurs comme Nio et Xpeng devraient renouer avec les pertes opérationnelles au premier trimestre, après avoir renoué avec la rentabilité au quatrième trimestre 2024. La reprise au deuxième trimestre demeure conditionnelle, dépendant notamment du trafic généré par les périodes de vacances, du flux de commandes et des lancements de nouveaux modèles.
Notre avis, par leblogauto.com
La chute de 21,5 % des ventes automobiles en Chine en avril constitue un signal d’alarme sérieux pour l’ensemble de la filière mondiale, tant le marché chinois pèse dans les volumes globaux de production et d’immatriculation. Le record historique de pénétration des véhicules à nouvelle énergie à plus de 60 % des ventes neuves est paradoxalement le fruit d’un effondrement des ventes thermiques plutôt que d’une véritable envolée de la demande électrique — une nuance essentielle à ne pas négliger dans l’analyse. La stratégie d’exportation massive adoptée par BYD et Tesla depuis Shanghai permet de limiter l’impact du recul intérieur, mais elle ne résout pas la question de fond : la consommation automobile domestique chinoise montre des signes de fragilité structurelle qui vont au-delà d’un simple effet conjoncturel lié au choc pétrolier. L’évolution du ratio des achats automobiles dans la consommation de détail au cours des prochains trimestres sera déterminante pour évaluer si le marché chinois entre ou non dans une phase de récession durable.
Le monde de l’automobile de luxe vient d’accueillir un nouveau monstre de puissance. Brabus, le célèbre préparateur allemand, a officiellement levé le voile sur le Bodo, un concept-car d’exception qui pousse les limites de la performance automobile. Cette création unique rend un hommage vibrant à Bodo Buschmann, le fondateur visionnaire de la marque, disparu il y a quelques années.
Basé sur l’Aston Martin Vanquish mais équipé d’une mécanique Mercedes-Benz revisitée par les ingénieurs de Brabus, ce bolide développe une puissance phénoménale de 986 chevaux. Avec ses lignes agressives entièrement habillées de noir et ses performances époustouflantes, le Bodo s’impose comme l’incarnation parfaite de l’esprit Brabus : ne jamais accepter les demi-mesures.
Un hommage mécanique au visionnaire Bodo Buschmann
L’histoire de ce projet exceptionnel trouve ses racines dans la philosophie même de Brabus. Comme l’explique la marque : « Cette histoire commence par une personne. Par un homme qui voyait des possibilités là où d’autres voyaient des limites. Cet homme était Bodo Buschmann. Pas un homme de demi-mesures, mais une vie de décisions audacieuses. »
Fondée en 1977 à Bottrop, au cœur de la région de la Ruhr en Allemagne, Brabus s’est rapidement imposée comme la référence en matière de préparation Mercedes-Benz. Contrairement à AMG qui comptait deux fondateurs motivés, Brabus a une origine plus singulière. Klaus Brackmann, le « Bra » de Brabus, n’était qu’un ami venu aider Bodo Buschmann. Il a d’ailleurs vendu ses parts de l’entreprise pour seulement 100 euros, laissant le champ libre à la vision de Buschmann.
Cette détermination sans faille et cette vision unique se retrouvent aujourd’hui cristallisées dans le Bodo. Baptiser un véhicule du nom de son fondateur représente un engagement fort : celui de créer quelque chose d’absolument exceptionnel. Et force est de constater que Brabus a relevé le défi avec brio.
Une mécanique d’exception pour des performances stratosphériques
Sous le capot du Bodo rugit un moteur V12 biturbo de 5,2 litres d’origine Mercedes-Benz, mais entièrement retravaillé par les équipes de Brabus. Cette mécanique d’exception développe une puissance colossale de 986 chevaux et un couple phénoménal de 885 lb-ft (environ 1200 Nm). Ces chiffres placent le Bodo dans une catégorie à part, rivalisant avec les hypercars les plus exclusives du marché.
Les performances en découlant sont tout simplement époustouflantes. Le 0 à 100 km/h est expédié en seulement 3,0 secondes, un chronométrage qui rivalise avec les bolides de course. Mais c’est en vitesse de pointe que le Bodo impressionne le plus : 359 km/h (223 mph), bridée électroniquement. Une performance qui place cette création allemande parmi les voitures les plus rapides au monde.
Fidèle à l’esprit des grands GT d’antan, Brabus a fait le choix audacieux de conserver une transmission intégrale arrière. Toute cette puissance phénoménale est donc transmise aux seules roues arrière, équipées de pneumatiques de section 325 mm pour contenir cette fureur mécanique. Cette configuration old-school confère au Bodo un caractère unique, privilégiant les sensations de conduite à la facilité d’utilisation.
Un design de super-vilain qui ne laisse personne indifférent
Esthétiquement, le Brabus Bodo adopte un design qui évoque immédiatement l’univers des super-vilains de cinéma. Entièrement drapé dans le motif blackout signature de Brabus, ce véhicule dégage une aura intimidante et mystérieuse. Alors que les Aston Martin sont traditionnellement associées aux gentils dans l’imaginaire collectif, le Bodo inverse complètement cette tendance avec ses lignes diaboliquement élégantes.
Les proportions du véhicule rappellent les grands coupés allemands d’antan, notamment la légendaire Mercedes 560 SEC des années 1980 (châssis C126). Le Bodo reprend cette philosophie du grand tourisme à l’allemande : un capot interminable, une silhouette basse et élancée, et une présence imposante sur la route.
L’habitacle ne fait aucun compromis sur le luxe. L’intérieur est entièrement habillé de cuir noir, de suède et de fibre de carbone, créant une atmosphère à la fois sportive et raffinée. Un toit panoramique en verre apporte la luminosité nécessaire à cet environnement sombre, créant un contraste saisissant entre l’intimité de l’habitacle et l’ouverture vers l’extérieur.
Cette approche esthétique n’est pas sans rappeler certaines créations automobiles légendaires. Le dernier véhicule à avoir dégagé une telle présence de super-vilain était probablement la Phantom Jonckheere de 1925, surnommée la « Rolls aux portes rondes », actuellement exposée au musée Petersen. Le Bodo capture parfaitement cet esprit de grand coupé charismatique, mais avec toute la modernité technologique d’aujourd’hui.
Un positionnement ultra-premium sur le marché du luxe automobile
Brabus positionne le Bodo comme un véhicule d’exception, et le prix reflète cette ambition. Comptez environ 1,16 million de dollars pour s’offrir ce monstre mécanique, soit plus d’un million d’euros. Ce tarif place le Bodo en concurrence directe avec les hypercars les plus exclusives du marché, de la McLaren 720S à la Ferrari SF90 Stradale.
Cette stratégie tarifaire s’explique par le positionnement unique de Brabus. Contrairement à AMG qui est devenu une division officielle de Mercedes-Benz, Brabus reste un préparateur indépendant, ce qui lui confère une exclusivité particulière. Chaque création Brabus est par essence limitée et artisanale, justifiant des tarifs premium.
Le choix d’utiliser une Aston Martin Vanquish comme base démontre également l’évolution de Brabus. Longtemps cantonnée aux véhicules Mercedes-Benz, la marque de Bottrop étend désormais ses services à d’autres constructeurs prestigieux. Cette diversification permet à Brabus de toucher une clientèle plus large, notamment ceux qui souhaitent une alternative aux bases Mercedes traditionnelles.
L’impact du Bodo dépasse largement le simple cadre commercial. Ce projet représente l’aboutissement de près de 50 ans d’expertise en préparation automobile. Il incarne parfaitement la vision de Bodo Buschmann : ne jamais se contenter de l’existant et toujours pousser les limites plus loin.
Avec le Bodo, Brabus prouve qu’il reste fidèle à ses valeurs fondatrices tout en s’adaptant aux évolutions du marché. Ce concept-car unique démontre que l’artisanat automobile allemand continue de rivaliser avec les plus grandes marques mondiales, en proposant des créations sur-mesure d’une exclusivité absolue. Nul doute que Herr Buschmann aurait approuvé une telle machine, audacieuse et sans compromis, à l’image de l’homme qui a révolutionné l’industrie de la préparation automobile.
La flambée des prix du carburant consécutive au conflit au Moyen-Orient est en train de redistribuer les cartes sur le marché automobile européen. Face à l’inflation et à l’incertitude économique, les ménages européens se détournent progressivement des véhicules thermiques pour se tourner vers les voitures électriques accessibles. Ce mouvement de fond, observable sur les principales plateformes de vente automobile du continent, traduit un changement de comportement d’achat profond, particulièrement marqué dans le segment des véhicules électriques à prix contenu.
Une demande en forte hausse sur les marchés allemand et britannique
En Allemagne, premier marché européen des véhicules électriques, le signal est particulièrement éloquent. Sur Mobile.de, la plus grande plateforme automobile du pays, les demandes portant sur des voitures électriques affichées à moins de 30 000 euros ont bondi de 87 % depuis le début du mois de mars. Ce chiffre dépasse la hausse globale de 77 % enregistrée sur l’ensemble des véhicules électriques, tous prix confondus. Parmi les modèles les plus recherchés figure la Renault Zoé, citadine électrique positionnée sur l’entrée de gamme du marché et dont la popularité ne se dément pas auprès des acheteurs soucieux de leur budget.
Ajay Bhatia, directeur général de Mobile.de, résume le phénomène avec clarté : « Ce que fait la guerre en Iran, c’est créer un accent sur l’accessibilité parce qu’il y a une forte inflation et de l’incertitude dans le monde. » Les consommateurs, précise-t-il, ne s’orientent pas vers des véhicules électriques haut de gamme, mais « optent pour les modèles plus abordables ». Cette tendance illustre parfaitement la mutation en cours du marché de la mobilité électrique, longtemps associé à des tarifs prohibitifs.
Au Royaume-Uni, deuxième marché de la voiture électrique en Europe, la dynamique est tout aussi significative. Selon les données publiées par Auto Trader, la principale plateforme automobile britannique, les demandes de renseignements portant sur des véhicules électriques âgés de cinq à sept ans ont triplé en avril par rapport à la même période l’année précédente. Cette progression surpasse largement celle observée pour les modèles électriques récents et plus coûteux, confirmant que c’est bien l’entrée de gamme et l’occasion qui concentrent l’intérêt des automobilistes.
Valeur résiduelle et incitations : des arguments de poids pour l’électrique
Le marché de l’occasion électrique bénéficie par ailleurs d’une dynamique favorable sur le plan des valeurs résiduelles. En Grande-Bretagne, les données de Cox Automotive révèlent que les véhicules électriques de moins d’un an ont mieux résisté à la décote que leurs homologues à motorisation thermique. Entre février et avril, leur valeur a certes reculé de 8 %, mais les voitures à essence et diesel ont, quant à elles, perdu plus d’un cinquième de leur valeur sur la même période. Mieux encore, les véhicules électriques âgés de un à deux ans n’ont enregistré aucune perte de valeur durant ces mois, alors que les modèles essence et diesel accusaient tous deux un repli notable. Ce différentiel de dépréciation constitue un argument supplémentaire en faveur de l’achat d’un véhicule zéro émission, aussi bien neuf que d’occasion.
En Allemagne, les pouvoirs publics jouent également un rôle moteur dans la stimulation de la demande. Les acheteurs de voitures électriques neuves peuvent bénéficier d’une aide allant jusqu’à 6 000 euros sur le prix d’acquisition, un coup de pouce financier qui réduit sensiblement le reste à charge et rapproche les véhicules électriques de la portée des ménages aux revenus modestes. Ce type de dispositif d’incitation fiscale, combiné à la hausse des coûts du carburant fossile, crée les conditions d’un basculement accéléré vers l’électromobilité dans le segment entrée de gamme.
À l’opposé, l’intérêt pour les motorisations traditionnelles marque le pas. Les demandes de renseignements concernant les voitures à essence n’ont progressé que très légèrement, tandis que l’intérêt pour les modèles diesel est orienté à la baisse, confirmant la pression croissante qui s’exerce sur les véhicules à moteur à combustion interne face à la montée en puissance des alternatives électrifiées.
L’offensive des constructeurs européens et chinois sur l’entrée de gamme
Cette demande croissante pour les véhicules électriques abordables intervient à un moment où l’offre se diversifie considérablement sur le marché européen. Une nouvelle vague de modèles électriques accessibles est en train de déferler sur le continent, portée à la fois par des constructeurs européens cherchant à combler leur retard sur la concurrence asiatique, et par des marques chinoises qui ont su s’imposer grâce à des tarifs compétitifs et des équipements technologiques modernes.
L’exemple de la Leapmotor T03 illustre parfaitement cette tendance : ce petit véhicule urbain électrique est proposé à la location à partir de 49 euros par mois en Allemagne, soit un montant inférieur à une facture de téléphonie mobile classique. Ce positionnement tarifaire inédit pour un véhicule électrique neuf ouvre la voiture à batterie à une clientèle qui en était jusqu’ici structurellement exclue.
Malgré ces signaux encourageants, les professionnels du secteur invitent à la prudence. Dirigeants et analystes s’accordent à souligner qu’il est encore trop tôt pour déterminer si la hausse actuelle des demandes se traduira par une augmentation pérenne des immatriculations de véhicules électriques. La conversion de l’intérêt en acte d’achat reste soumise à de nombreux facteurs, notamment l’évolution du contexte géopolitique, la stabilité des prix de l’énergie et la disponibilité des modèles abordables sur le marché.
Notre avis, par leblogauto.com
La corrélation entre la hausse des prix du carburant et l’intérêt accru pour les véhicules électriques abordables est clairement documentée par les données de Mobile.de et d’Auto Trader, et constitue un signal de marché à prendre au sérieux. Le fait que les VE d’occasion et d’entrée de gamme surperforment les modèles premium dans les recherches des consommateurs indique que l’électromobilité s’ancre désormais dans une logique de pouvoir d’achat autant qu’écologique. La meilleure tenue des valeurs résiduelles des véhicules électriques par rapport aux motorisations thermiques, telle que mesurée par Cox Automotive, est un indicateur structurel positif pour le marché de l’occasion électrique. Toutefois, les acteurs de la filière rappellent à juste titre que l’intention d’achat ne se traduit pas automatiquement en vente, et que la pérennité de cette dynamique dépendra en grande partie de l’évolution du contexte économique et géopolitique mondial.
Toyota anticipe un effondrement de ses bénéfices d’exploitation en 2027, pénalisé par la guerre en Iran et la hausse des coûts matières.
Toyota anticipe une baisse drastique de son bénéfice d’exploitation pour l’exercice fiscal se terminant en mars 2027. Le constructeur automobile japonais, leader mondial du secteur, a publié des perspectives bien en deçà des attentes du marché, avec un bénéfice opérationnel attendu à 3 000 milliards de yens (environ 19,1 milliards de dollars), contre une estimation moyenne des analystes fixée à 4 600 milliards de yens. Ce chiffre est également inférieur aux 3 800 milliards de yens enregistrés lors de l’exercice précédent. À l’annonce de ces résultats, le titre Toyota a effacé ses gains et a chuté jusqu’à 3,5 % en séance vendredi, témoignant de l’inquiétude des investisseurs face à la dégradation des fondamentaux financiers du groupe.
Un choc géopolitique aux répercussions industrielles majeures
Le conflit en Iran, entré dans son troisième mois, constitue le principal facteur perturbateur pour Toyota et l’ensemble de la filière automobile japonaise. Les tensions géopolitiques dans la région ont engendré une hausse significative des coûts des matières premières, des frais de transport et des tarifs douaniers, pesant lourdement sur les marges du constructeur. Toyota a estimé les pertes liées aux troubles régionaux à 670 milliards de yens, un montant qu’il juge lui-même difficile à compenser à court terme.
Les fournisseurs de rang un du groupe ont commencé à signaler des pénuries d’approvisionnement en aluminium, en résines et en d’autres composants essentiels à la fabrication automobile. La chaîne logistique, déjà fragilisée, fait face à des perturbations persistantes dont l’issue reste incertaine. Kenta Kon, nouveau directeur général de Toyota depuis avril, a reconnu lors d’une conférence de presse — la première à ce poste — l’extrême difficulté de l’exercice prévisionnel : « Il nous est impossible de prédire avec précision à quoi ressemblera le marché. »
L’aluminium du Moyen-Orient, talon d’Achille des constructeurs japonais
La dépendance structurelle de l’industrie automobile japonaise aux approvisionnements moyen-orientaux constitue une vulnérabilité de fond. Selon l’Association des constructeurs automobiles japonais, environ 70 % de l’aluminium consommé par les fabricants de véhicules nippons provient du Moyen-Orient. À l’échelle nationale, le Japon a importé quelque 590 000 tonnes d’aluminium depuis cette région en 2025, soit environ 30 % de son approvisionnement total en ce métal léger, indispensable à la fabrication de carrosseries, de pièces mécaniques et de composants structurels.
Cette concentration géographique des sources d’approvisionnement expose le secteur à des risques majeurs en cas de déstabilisation régionale, comme le démontre la crise actuelle. La visibilité sur la durée des pénuries reste très limitée, ce qui complique la planification industrielle et la gestion des stocks pour les équipementiers comme pour les constructeurs.
Des ventes en recul et une rentabilité sous pression
Sur le plan commercial, Toyota prévoit un léger recul de ses ventes de véhicules, attendues en dessous de 11,2 millions d’unités pour l’exercice en cours, contre 11,3 millions lors de la période précédente. Malgré ce contexte difficile, le constructeur annonce que les ventes de modèles hybrides essence-électrique des marques Toyota et Lexus devraient dépasser pour la première fois le cap des 5 millions d’unités, soit environ la moitié du volume total écoulé — une performance notable pour la technologie qui a fait la réputation mondiale du groupe.
Le bénéfice opérationnel du dernier trimestre (janvier-mars) a chuté de 49 %, à 569,5 milliards de yens, pénalisé par les droits de douane et la hausse des coûts d’expédition, sur un chiffre d’affaires de 12 600 milliards de yens. Pour l’ensemble de l’exercice écoulé, Toyota affiche 50 700 milliards de yens de chiffre d’affaires net, devenant ainsi la première entreprise japonaise à franchir le seuil des 50 000 milliards de yens de ventes annuelles — un record historique. Les prévisions pour l’exercice actuel tablent sur 51 000 milliards de yens, en retrait des 53 250 milliards anticipés par les analystes.
Le directeur financier Yoichi Miyazaki a reconnu que la baisse du résultat opérationnel pour la troisième année consécutive traduit les difficultés d’adaptation du groupe à un environnement industriel en mutation rapide. Il a toutefois mis en avant le potentiel de la chaîne de valeur après-vente — entretien, réparation et services associés pour une flotte mondiale de 150 millions de véhicules Toyota — comme principal levier de croissance rentable, appelée à devenir la première source de profit du constructeur.
Notre avis, par leblogauto.com
Toyota traverse une période de compression inédite de sa rentabilité, avec un bénéfice d’exploitation en recul pour la troisième année consécutive, directement impacté par un choc géopolitique extérieur à son contrôle. La dépendance de l’industrie automobile japonaise à l’aluminium moyen-oriental constitue une fragilité structurelle qui dépasse le seul cas Toyota et interroge sur la résilience globale des chaînes d’approvisionnement du secteur. Le pari sur l’après-vente comme future locomotive de profit est cohérent avec la taille du parc roulant Toyota dans le monde, mais ne compensera pas à court terme les pertes liées aux perturbations d’approvisionnement. Enfin, la montée en puissance des hybrides, avec un cap des 5 millions d’unités en vue, reste l’un des rares points de satisfaction opérationnelle dans un tableau financier globalement assombri.
Encore une fois, la Formule E a offert dans les rues de Monaco un spectacle réjouissant. Des dépassements, des coups de roue, des revirements. Oliver Rowland remporte le ePrix mais c’est Evans qui repart en tête du classement mondial.
Départ – 28 tours
Ticktum a signé une nouvelle fois la pole. Il fait un très bon départ. Da Costa a vite couvert sa position face à Mortara et Vergne. Mortara envoie Da Costa en toupie à la chicane du port. Pour ce 2e ePrix, il y a deux modes attaque et 8 minutes à activer, mais pas de « pit boost ». Mortara prend une pénalité.
Mortara et Jean-Eric Vergne décident de passer Ticktum dans la ligne (presque) droite des stands et à Sainte Dévote. Englué dans le peloton, Nico Müller active un premier mode attaque. Il va pouvoir remonter. Les autres attendent, cachés dans l’aspiration de Ticktum.
Müller est le seul du top 10 à avoir activé son 1er mode attaque. Dans le bottom 10, il y a déjà plus de monde. Ah Evans active son mode attaque au 9e tour. Il devrait remonter dans la hiérarchie. Il a passé Barnard, puis Drugovich. Et Evans avale Rowland à la sortie du tunnel. JEV ne pose pas de souci. Décidément, le mode attaque est puissant à Monaco (50 kW de plus et 4RM). En quelques virages, Evans se porte en tête !
Tour 10/28
Avec l’activation des modes attaque, la hiérarchie change. Mortara plonge à Sainte Dévote et Müller doit abdiquer. Mais en 3e épaisseur Drugovich les double avec la puissance supplémentaire. Ca double à Monaco. Après, Müller défend bien sur JEV qui reste bloqué derrière lui et fini son mode attaque.
Mais un tour après, JEV passe Müller au Fairmont ! Ticktum a passé Dennis en haut de la montée de Sainte Dévote. Evans qui était en tête décide de laisser passer Mortara et Ticktum en profite. Evans veut se protéger. Mortara active un mode attaque. Ticktum retrouve la tête de la course.
Ah tiens, JEV a un aileron avant éclaté. Sans doute un choc avec Müller. Derrière Pepe Marti et Cassidy s’accrochent à la Rascasse. Drapeau jaune pour le moment, mais on pourrait avoir un « full course yellow » ou carrément une voiture de sécurité le temps de nettoyer la piste de la voiture de Pepe Marti. Allez, FCY !
Tour 20/28
Da Costa en tête ? Il était dernier après le 1er tour ! Eh beh la Formule E à Monaco c’est du spectacle. Vergne est passé par les stands et ressort 16e. Cela semble foutu pour JEV. Drapeau vert, Da Costa déclenche son deuxième mode attaque et laisse Mortara reprendre la tête.
Ah Ticktum aurait dépassé le 80 km/h sous FCY…encore une pénalité ? Et si le bon coup était pour le champion en titre, Oliver Rowland ? Il a 2 % de plus de batterie et est 3e. Comme il ne reste que 6 tours, tout le monde active son dernier mode attaque puisqu’il faut avoir épuisé le temps de ce mode avant de passer la ligne d’arrivée.
Mortara et Rownland dépassent Da Costa qui va s’accrocher à sa place. Mortara avec 10 secondes de pénalité pourrait perdre le podium sur tapis vert. Rowland passe Mortara et prend la tête de la course. Drugovich a passé Da Costa. Les deux ont un pourcent de batterie de plus.
Rowland avait près d’une seconde d’avance mais Mortara l’a rejoint, ainsi que Drugovich et Da Costa. Ah Ticktum a pris 5 secondes de pénalité. Weekend compliqué. Günther est le dernier à activer le mode attaque. Et Barnard est dans le mur au Portier ! Voiture de sécurité à venir ? Ou les commissaires de Monaco ont encore fait des miracles ?
Full Course Yellow une nouvelle fois. Barnard a plongé au Portier mais a perdu sa voiture. Et drapeau vert ! Incroyable ces commissaires de piste. Il reste un peu moins de 2 tours et Rowland semble parti pour l’emporter. Da Costa a lâché sur Drugovich. Manque de batterie à venir ?
Magnifique gestion de la part des équipes. Ils sont plusieurs pilotes à passer la ligne avec 0% de batterie.
Rowland l’emporte devant Drugovich et Da Costa. Evans est 4e devant Mortara qui descend de la 2e à la 5e place avec sa pénalité. Vergne sera pénalisé car il n’a pas fini de consommer son mode attaque. Il s’en fiche, il est pas dans les 10 premiers.
Classement du 2d e-Prix de Monaco 2026
Belle victoire de Rowland et magnifique 2de place pour Drugovich. Que dire de la remontée de Da Costa qui était 16e après sa toupie du premier tour ?
Weekend cauchemardesque pour Pascal Wehrlein. Arrivé en tête du classement, il reste skotché à 101 points et glisse à la 4e place. Mitch Evan s’installe largement en tête avec 128 points suite à un podium et une 4e place. Rowland a fait un joli rapproché et prend la 2e place.
Suite à son weekend monégasque, Di Grassi a décollé de la dernière place qu’il laisse à son coéquipier Zane Maloney. Enfin, les deux pilotes Lola Yamaha restent dernier et avant-dernier.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com. Cette semaine : Honda signe la pire perte de son histoire, Toyota subit la guerre en Iran, l’Europe négocie sec avec Washington, BYD attaque le premium — et les routes françaises virent au rouge. C’est parti.
2,24 milliards d’euros de perte opérationnelle sur l’exercice 2025-2026 : du jamais-vu depuis la cotation d’Honda en bourse en 1957. Trois coups simultanés : effondrement en Chine, abandon coûteux de plusieurs modèles électriques aux États-Unis (15,7 milliards de dollars de charge), et droits de douane américains qui plombent les marges. Le rebond est prévu pour 2029, via un hybride nouvelle génération 30 % moins cher à produire et une offensive en Inde.
Le conflit en Iran désorganise les chaînes d’approvisionnement japonaises en aluminium et composants critiques — Toyota chiffre l’impact à 4,3 milliards de dollars. Le groupe maintient le cap sur l’hybride (plus de 40 % de ses ventes mondiales) et refuse le tout-électrique précipité. Un pragmatisme qui a jusqu’ici payé, mais dont le coût géopolitique monte.
L’accord de Turnberry — qui plafonnait les droits de douane à 15 % sur les voitures européennes — est fragilisé par la Cour suprême américaine, qui a jugé Trump hors de ses prérogatives pour le maintenir. Le taux est retombé à 10 %, mais la menace des 25 % reste dans l’air. Bruxelles estime qu’un accord pleinement appliqué ferait économiser 500 à 600 millions d’euros par mois aux constructeurs européens. Chaque semaine compte.
Lancement en grande pompe à l’Opéra Garnier. La Z9 GT s’affiche à 115 000 euros pour 1 156 chevaux et une recharge 10-70 % en 5 minutes. Le D9, van hybride rechargeable, complète l’offre à partir de 70 000 euros. BYD a recruté chez Porsche pour tenir la promesse premium. LeBlogAuto a essayé la Z9 GT : les performances sont là sur le papier, la mise au point, elle, reste à peaufiner.
Alpine moteur Mercedes affiche déjà plus de points en 4 courses que sur toute la saison 2025. Mercedes serait en approche pour racheter les 24 % du fonds Otro Capital. Et selon les rumeurs, Gucci — via Kering, groupe de Luca de Meo — deviendrait sponsor-titre en 2027. Alpine n’avait pas autant fait parler d’elle en bien depuis longtemps.
285 morts sur les routes en avril, soit 37 de plus qu’en avril 2025 (+15 %). Sur les quatre premiers mois de 2026, la mortalité progresse de 8 %. Les deux-roues motorisés concentrent l’essentiel de la hausse (+27 décès), les cyclistes suivent (+12). Le retour des beaux jours aggrave mécaniquement les risques — les chiffres cette année sont sans appel.
Voilà pour cette semaine. Retrouvez tous ces articles en détail sur LeBlogAuto.com. À la semaine prochaine !
Grâce au concept BMW Vision Alpina, on en sait un peu plus sur les intentions de BMW pour la marque dont il a pris le contrôle en début d’année.
La première voiture complète d’Alpina créée en 1978 fut la B7 Turbo. Basée sur la Série 5 E12, mais aussi sur la Série 6 E24 pour la B7 Turbo Coupé. BMW a choisi d’évoquer cette dernière pour le concept illustrant l’avenir de la griffe Alpina désormais intégrée au groupe bavarois, qui est donc un coupé. Néanmoins, la première Alpina de série attendue l’année prochaine devrait être une berline basée sur la Série 7.
Le lien entre la grande berline et ce concept se retrouve dans l’interprétation du style Neue Klasse et ses lignes tendues, et dans la planche de bord similaire. On pourra en prime noter le retour des feux arrière avec le décrochement typique des BMW depuis la Série 7 E32.
Une identité retravaillée
Avec ce concept, BMW semble confirmer que la marque fondée par Burkard Bovensiepen est destinée à devenir une griffe haut de gamme, capable de rivaliser avec Maybach chez Mercedes. L’aspect confort prime sur le côté sportif. Les programmes de conduite comportent ainsi un mode Confort+.
Du style des Alpina de l’ère pre-BMW, les stylistes du constructeur ont principalement retenu les jantes à 20 bâtons, ornées du logo de la nouvelle division. Les bandes latérales dorées typiques des voitures sorties des ateliers de Buchloe étant trop typées années 70 et 80 sont absentes. Mais elles sont évoquées par le motif des zones avant et arrière dans lesquelles s’inscrivent les lettres ALPINA. Quant aux couleurs bleu et vert iconiques, elles ne font leur apparition qu’en tant que griffe sur les sièges.
Après une course spectaculaire avec de nombreux dépassements (comme quoi c’est possible à Monaco) Nyck De Vries remporte le premier ePrix de Monaco. Il devance Mitch Evans et « Pepe » Marti. Ticktum a perdu le podium sur pénalité.
Avant-Course
Pour ce premier e-Prix de Monaco, les pilotes ont un mode attaque (6 minutes au total) à déclencher au niveau du Casino, mais également une recharge (pit boost) à placer stratégiquement pendant la course. De quoi changer le classement.
Dan Ticktum et sa Cupra ont signé la pole. On attendait De Vries, mais il se contente de la 2e place. Günther sur DS Penske devance Evans sur Jaguar. On se dit qu’Evans a toujours un bon rythme en course et a un coup à jouer.
Du côté des Français, Vergne pour Citroën est 9e quand Nato est 14e pour Nissan.
Départ – 29 tours
Excellent envol de Ticktum qui vire en tête sans souci à Sainte Dévote. Tout le monde passe sans encombre. A Monaco, les Formule E restent à deux de front dans le Fairmont (ex Loews, gare, etc.). De Vries a conservé sa seconde place. Il devance Günther devant Evans qui annonce à son stand qu’il aurait une crevaison. Mais il reste en piste. Etrange, les pneus sont « tout temps », pas « run flat ».
Ticktum déroule sa stratégie et derrière c’est encore le bouchon. Evans tente de dépasser Günther. La crevaison ne devait pas en être une. Accrochage entre Cassidy (Citroën) et Dennis (Andretti). Au niveau de la chicane à la sortie du tunnel Cassidy se déporte à droite pour éviter le pilote devant quand Dennis plonge dans un écart qui n’existait pas vraiment. Voiture de sécurité.
L’intervention a été rapide car il y avait l’échappatoire à la chicane. Le temps de nettoyer un peu la piste et on est reparti. A noter que Cassidy continue la course ! Nato est pénalisé pour des pressions trop basses dans les pneus. Rageant. On a conservé le classement mais on commence à voir des différences d’utilisation de la batterie.
L’attaque de Jean-Eric Vergne sur Müller est impressionnante. Les Formule E sont plus étroites que les F1 et JEV attaque à Anthony Nogues ! Il se place à l’intérieur dans la « ligne droite » et freine à Sainte Dévote. JEV est 8e. Au tour suivant, Müller se venge et lui fait la même manoeuvre.
Ticktum continue à son rythme. Comme il ouvre la piste, il prend un peu plus de vent et consomme un peu plus que les autres. Da Costa et Evans, les deux coéquipiers de Jaguar s’échange leur place. Rebondissement ! Wehrlein est au ralenti. Il a le museau de sa GEN3 abîmé aussi. Müller s’est complètement loupé et a percuté Wehrlein à la Rascasse. Müller a une roue crevée à l’arrière, Müller n’a plus d’aileron avant. Passage aux stands qui changent de pneus et devra repasser par les stands pour le « pit boost ». Aïe !
Müller rentre pour son pit boost. 30 secondes d’arrêt minimum. Da Costa a déclenché un mode attaque. Le classement ne cesse de changer. Ticktum a continué en piste et devance Da Costa et Drugovich. Da Costa passe Ticktum avec le mode attaque dans la montée du Casino !
Cela double partout en piste ! Monaco en Formule E c’est quand même un spectacle à voir. Ticktum fini par passer dans les stands à la fin du 18e tour. De Vries est passé devant Ticktum ! Evans aussi. De Vries a activé son mode attaque.
Tour 20/29
Da Costa est passé aussi par les stands. Il ressort devant De Vries mais ce dernier a son mode attaque activé avec la puissance de 50 kW supplémentaires. Ca aide. De Vries passe Da Costa, Evans aussi. Le trio est décroché devant, mais Ticktum a encore 2 minutes 20 de mode attaque et peut recoller. Attention de ne pas surconsommer non plus.
Ca y est, Ticktum a recollé au trio de tête. Mais il n’a plus qu’une minute dix. Les deux pilotes Jaguar peuvent faire un jeu d’équipe. Da Costa garde la droite dans la ligne des stands, mais Ticktum le passe. Il n’a plus de mode attaque pour aller chercher Evans.
Faisons le point à 4 tours de la fin : De Vries, Evans, Ticktum, Da Costa, Drugovich, Marti (coéquipier de Ticktum chez Cupra), Buemi, Eriksson, Barnard, Müller pour le top 10. En revanche, Ticktum a moins de batterie que Da Costa. Le podium se joue entre eux deux.
Accrochage ! Da Costa a perdu sa roue arrière gauche à la chicane du port. Full course yellow. On se met à 80 km/h, sans voiture de sécurité. Ticktum a zig-zaguer pour contrer Da Costa qui est venu l’emplafonner. Ticktum va tout perdre et être pénalisé.
Arrivée
La course se termine donc sous « full course yellow ». Ah non, la direction de course relance le drapeau vert quand De Vries est au Fairmont. Evans a relâché son effort.
De Vries l’emporte devant Evans et Ticktum. Mais le pilote Cupra devrait être pénaisé. Cela profitera à son coéquipier Marti qui termine 4e devant Drugovich, Buemi, Eriksson, Barnard, Gïnther et Müller. Di Grassi 11e pourrait récupérer le dernier point avec une pénalité pour Ticktum.
JEV a tout perdu en fin de course et termine 16e. Ah, Ticktum est pénalisé et recule en 12e place.
Pepe Marti monte donc sur le podium et décroche le meilleur résultat d’un Espagnol en Formule E.
Les constructeurs chinois veulent installer des usines en Europe. En parallèle des constructeurs européens souffrent de surcapacités et pourraient ainsi céder certaines usines à leurs rivaux.
Le salon de Pékin a été l’occasion de multiples contacts entre les états-majors des constructeurs européens et chinois. Depuis, les nouvelles se multiplient à propos de partenariats divers et variés. En particulier sur l’épineux sujet des usines de production.
Chery a déjà racheté en partie l’usine Nissan de Barcelone, Geely va s’installer chez Ford en Espagne, et Nissan a confirmé étudier un partenariat pour son usine de Sunderland au Royaume-Uni. Notons également qu’une délégation Dongfeng a visiblement visité l’usine Stellantis de Rennes-la-Jannais.
BYD voudrait acheter une usine en France ou en Italie
Ce type d’échanges est loin d’être terminé. La responsable de BYD pour l’Europe a ainsi confirmé que le constructeur étudiait l’acquisition de sites existants auprès de constructeurs européens. Stella Li a même confirmé des discussions avec Stellantis sur le sujet. Le groupe souffre en effet de surcapacités dans ses usines européennes et BYD serait intéressé par une usine italienne ou française. Notre pays est en effet envisagé, car il bénéficie de coûts réduits pour l’électricité.
Xpeng chez Volkswagen
De son côté, Xpeng a pareillement confirmé des échanges, mais avec Volkswagen. Le constructeur chinois assemble déjà trois modèles, G6, G9 et P7+, dans l’usine Magna à Graz en Autriche. Mais la progression de ses ventes le pousse à chercher une solution plus durable qu’une production sous contrat de ce type.
De son côté, Volkswagen a plusieurs usines qui tournent bien en deçà de leur capacité optimale. Il prévoit de réduire 750000 unités ses capacités de production d’ici à 2030. Il a ainsi confirmé la fermeture de l’usine de Dresde, une première dans l’histoire de la marque en Europe, et étudie des solutions de reconversion dans le domaine militaire pour l’usine d’Osnabrück (ex-Karmann). Habitué aux sites flambant neufs en Chine, Xpeng a jugé les usines proposées par Volkswagen « un peu vieilles »…
Rappelons que Volkswagen et Xpeng sont déjà partenaires sur plusieurs sujets en Chine. Les derniers modèles électriques ID.Unyx 08 et 09 sont ainsi largement conçus sur des technologies du constructeur chinois.