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Malgré les pressions et les polémiques, le nucléaire devrait rester dans la taxonomie

Par : La Rédaction
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Depuis l’annonce, le 31 décembre 2021, de l’intégration du nucléaire (et du gaz naturel) dans la taxonomie verte de l’Union Européenne, en tant qu’énergies de transition, les débats et les polémiques font rage. Des pays estiment la mesure insuffisante pour déployer l’atome à grande échelle, comme la République Tchèque, d’autres menacent de porter plainte contre la Commission Européenne pour ce soutien au nucléaire, comme l’Autriche. En attendant, Mairead McGuinness, commissaire aux Marchés financiers de l’Union Européenne, a annoncé, ce 26 janvier 2022, que la proposition de taxonomie verte ne devrait pas être modifiée en profondeur d’ici à la présentation de sa version finale.

La taxonomie verte que présentera la Commission le 2 février 2022 devrait probablement être validée telle quelle

Le 31 décembre 2021, la Commission Européenne a présenté son projet de taxonomie verte, incluant le gaz naturel et le nucléaire comme « énergie de transition », et donc éligibles, avec des contraintes fortes, à des financements « verts ». Cette présentation ouvrait à trois semaines de discussions avec les Etats avant validation, durée ramenée à cinq semaines devant l’ampleur de la contestation.

C’est donc le 2 février 2022 que la Commission présentera sa nouvelle version du texte. Cette taxonomie verte sera considérée comme définitivement adopté quatre mois après sa publication, sauf rejet par une majorité simple au Parlement européen ou par une majorité qualifiée des États au Conseil Européen – soit 20 États sur 27, ce qui paraît impossible.

Sachant que la présence du gaz naturel et du nucléaire font toutes les deux polémiques, mais ne sont pas toujours défendues par les mêmes Etats (même si certains, notamment à l’Est, veulent s’appuyer sur les deux pour leur transition énergétique), il est également peu probable que le Parlement Européen rejette la proposition de la Commission.

En conclusion, la version présentée ce 2 février fixera, selon toute probabilité, les financements auxquels auront droit l’atome et le gaz fossile. D’où l’intense lutte d’influence qui a été relancée depuis début 2022 sur ce sujet, en particulier sur le nucléaire.

Peu de changements à attendre, malgré la polémique : le nucléaire devrait rester une « énergie de transition » de la taxonomie verte

Le Luxembourg, l’Allemagne et l’Autriche se sont, à nouveau, opposés à cette décision. « En tant que gouvernement fédéral, nous avons une fois de plus clairement exprimé notre rejet de l’inclusion de l’énergie nucléaire. Elle est risquée et coûteuse », ont ainsi déclaré les ministres allemands de l’Économie Robert Habeck et de l’Environnement Steffi Lemke.

L’Autriche a été encore plus loin en menaçant de porter plainte contre la Commission Européenne si elle ne modifie pas sa proposition de taxonomie verte. Seul le Luxembourg s’est dit prêt à suivre Vienne dans cette voie.

A l’inverse, la Tchéquie a souligné que les limites aux financements verts du nucléaire dans la version actuelle de la taxonomie mettaient en péril le plan de développement de l’électricité du pays, et pourrait menacer la construction programmée de nouveaux réacteurs indispensables à Prague pour atteindre la neutralité carbone.

Pour autant, le texte ne devrait pas connaître de francs bouleversements, du moins selon une déclaration de Mairead McGuinness, commissaire aux Marchés financiers, dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, ce 26 janvier 2022.

« Nous pourrions être en mesure de modifier sur un point ou l’autre notre proposition pour répondre à certaines objections. Mais nous avons vraiment une marge de manœuvre limitée », a-t-elle affirmé.

Certaines clauses pourraient connaître de légères modifications, mais, de façon presque certaine, gaz naturel et nucléaire seront classées comme « énergies de transition », et donc éligibles pendant un temps limité aux financements verts.

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Renault-Nissan-Mitsubishi : un plan électrique à 20 milliards d’euros

Par : La Rédaction
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Reuters a révélé, ce lundi 24 janvier 2022, que l’alliance Renault-Nissan-Mitubishi devait annoncer ce jeudi un plan de développement de la mobilité électrique, doté de 20 milliards d’euros d’investissements sur 5 ans.

L’alliance Renault-Nissan revient sur le devant de la scène pour un plan électrique

Peu active, notamment médiatiquement, depuis l’affaire Carlos Ghosn en 2018, l’alliance Renault-Nissan (rejointe en 2016 par Mitsubishi) devrait revenir sur le devant de la scène en dévoilant, ce jeudi 27 janvier, un vaste plan d’investissement dans la mobilité électrique, selon une indiscrétion de l’agence Reuters, ce 24 janvier 2022.

Ce plan, baptisé Alliance to 2030, comprendrait un investissement total de 20 milliards d’euros sur 5 ans, qui s’joutera aux sommes déjà annoncées séparément par Nissan et Renault, notamment le plan de 10 milliards d’euros dévoilé par le constructeur français en juin 2021.

A cette date, Renault avait également précisé son intention d’atteindre les 90 % de ventes électriques en 2030 ; mi-janvier 2022, le constructeur a relevé cet objectif à 100 %, s’alignant sur les objectifs de l’Union Européenne en la matière.

Alliance to 2030 devrait permettre à Renault et Nissan de lancer 30 nouveaux modèles électriques d’ici à cette date, développés sur cinq plateformes communes, permettant de couvrir 90 % des modèles électriques produits par l’alliance.

Cinq plateformes communes, pour produire 90 % des modèles électriques de l’alliance, et une standardisation des batteries

Dans le détail, la première de ces plateformes serait la CMF-EV, mise au point par Renault, qui sert de base à la nouvelle Mégane E-Tech, ainsi qu’au SUV électrique de Nissan, l’Ariya, dont la sortie a été décalée à cause de la crise des semi-conducteurs.

La seconde plateforme reprendrait celle développé conjointement par Nissan et son partenaire Dongfeng, destinée aux voitures entrée de gammes des constructeurs, notamment pour Dacia. La troisième serait une révision de la CMF-B de la Renault Clio hybride, pour les modèles compacts électriques des deux groupes.

La quatrième plateforme serait destinés aux utilitaires électriques, et reste à développer. La dernière concerne moins l’Europe, et permettra de fabriquer des kei-cars, ces mini-voitures populaires au Japon, un marché crucial pour Nissan et Mitsubishi.

Ce plan de développement permettra ainsi aux partenaires de faire baisser les coûts de cette révolution électrique par des économies d’échelle, et en se partageant les technologies et les plateformes. L’alliance devrait également travailler à une standardisation des technologies de batteries utilisées par l’ensemble des véhicules des groupes.

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Royaume-Uni : levée de fonds de 2 milliards d’euros pour une usine de batteries de véhicules électriques

Par : La Rédaction
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Déterminé à stopper la ventre de véhicules thermiques dès 2030, le Royaume-Uni veut renforcer sa capacité de production de batteries de véhicules électriques. Ce 21 janvier, Britishvolt a annoncé avoir levé 1,7 milliards de livres sterling (2 milliards d’euros), assorties d’un bonus gouvernemental de 100 millions de livres, pour construire une usine capable de produire 300 000 batteries de véhicules électriques à horizon 2024 au Royaume-Uni, entièrement alimentée par des sources renouvelables.

Britishvolt lève 2 milliards d’euros pour son usine de batteries de véhicules électriques au Nord-Ouest du Royaume-Uni

Le Royaume-Uni veut atteindre la neutralité carbone en 2050 et, pour cela, a notamment annoncé la fin de la vente des véhicules thermiques neufs dès 2030. Le marché des véhicules électriques et hybrides a d’ailleurs connu un véritable boom en 2021, atteignant 18,5 % du marché automobile britannique.

Pour limiter sa dépendance aux importations, notamment chinoises, le Royaume-Uni s’est également lancé dans un vaste plan de construction d’usines de batteries dédiées aux véhicules électriques. Nissan devrait par exemple en construire une à coté de son site de Sunderland.

Ce 21 janvier, Britishvolt a ainsi annoncé avoir réuni 1,7 milliards de livres sterling (2 milliards d’euros) de fonds privés pour la construction d’une usine installée à Blyth, au nord de Newcastle, dans le Nord-Ouest du pays. Cette somme a été apportée par le spécialiste de bâtiments logistiques Tritax et le géant britannique de la gestion d’actifs Abrdn.

300 000 batteries par an dès 2024

A ce financement privé, le gouvernement britannique a ajouté un « boost » du gouvernement britannique, d’un montant non-dévoilé, mais estimé à 100 millions de livres par plusieurs médias locaux. Le projet, d’un budget total de 3,8 milliards d’euros, sera construit par étapes. Il devrait être opérationnel dès la fin 2023 ou début 2024 au plus tard, date à laquelle l’usine pourra produire 300 000 batteries par an.

NEWSFLASH:@BritishvoltUK gets £100m BOOST to build UK’s FIRST large-scale GIGAFACTORY

-Employ 3,000 workers
-First batteries scheduled to start production in 2024
-Aims to produce 30GWh per year

More: | #Batteries #EVs pic.twitter.com/L1MJkgA4EP

— Fully Charged Show (@FullyChargedShw) January 21, 2022

Britishvolt vise une capacité totale de production de 30 GWh à sa pleine puissance en 2030. L’usine devrait par ailleurs générer 3 000 emplois directs, et 5 000 emplois indirects. La société britannique a également signé un partenariat avec le géant des matières premières Glencore, garantissant un approvisionnement à long terme en cobalt.

Britishvolt a enfin garanti que l’électricité alimentant l’usine serait intégralement issue de sources renouvelables, notamment via une interconnexion avec le câble North Sea Link, qui relie le Royaume-Uni à la Norvège, et permet à cette dernière d’exporter l’électricité issue de son potentiel hydro-électrique hors-norme.

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La France réunit les ministres de l’Environnement et de l’Energie pour préparer la PFUE

Par : La Rédaction
france reunit ministres environnement energie preparer pfue - L'Energeek

En ouverture des six mois de Présidence Française de l’Union Européenne (PFUE), la ministre de la Transition Energétique, Barbara Pompili, a convié les ministres de l’Environnement et de l’Energie des 27 Etats membres de l’Union Européenne. Ils se retrouvent à Amiens, pour huit sessions de travail, entre le 20 et le 22 janvier 2022. Ils vont y évoquer les quatre sujets “prioritaires” des six mois à venir pour la France, en particulier la finalisation du paquet législatif Fit for 55, qui doit formaliser les moyens pour l’UE d’atteindre son nouvel objectif de 55 % de baisse d’émissions carbones en 2030.

Les Vingt-Sept envoient leurs ministres de l’Environnement et de l’Energie à Amiens pour évoquer les priorités qui rythmeront la PFUE

La mesure est classique : un pays qui prend la tête de la présidence tournante du Conseil Européen réunit souvent les ministres de l’Environnement pour faire le point sur les dossiers des six mois à venir. Mais, pour l’ouverture de cette PFUE (qui a commencé le 1er janvier 2022), la ministre française de la Transition Energétique Barbara Pompili a décidé d’inviter également les ministres de l’Energie, entre le 20 et le 22 janvier 2022, à Amiens, pour huit sessions de travail.

« Si l’Energie et l’Environnement sont traités dans un même ministère en France, ce n’est pas toujours le cas ailleurs en Europe, bien que les deux thématiques soient de plus en plus liées », expose le cabinet de Barbara Pompili, qui a imposé deux sessions de travail commune aux ministres de l’Environnement et de l’Energie.

La PFUE va permettre à la France de peser sur l’agenda législatif et sur le calendrier des réunions, et donc de pousser certains dossiers plutôt que d’autres. Pour donner un avant-goût de cette présidence, Barbara Pompili a fixé quatre priorités à ces trois jours de rencontre : la biodiversité, les produits phytopharmaceutiques et chimiques, l’économie circulaire, et la réponse au changement climatique, notamment via la finalisation du paquet législatif Fit for 55.

C’est d’ailleurs sans doute sur ce dernier que vont se concentrer les débats de ces trois jours de débats. Fit for 55, dont la première mouture a été présenté à l’été 2021, détaille en effet quatorze propositions qui doivent permettre à l’Union Européenne de tenir son nouvel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55 % en 2030 (par rapport au niveau de 1990).

Discussions potentiellement explosives sur les marchés du chauffage ou du carburant fossiles

« Ce “Fit for 55” consiste à faire plus en dix ans que ce qu’on a fait en trente ans en termes de décarbonation de l’économie », pointe un conseiller de Barbara Pompili. La France veut accélérer l’adoption de ce paquet législatif, idéalement avant la fin de la PFUE.

Les propositions de ce Fit for 55 sont larges et souvent assez ambitieuses : mise en place d’une taxe carbone aux frontières, révision à la hausse des objectifs d’efficacité énergétique et d’utilisation des EnR en Europe, instauration d’une taxe sur le kérosène,​ création de nouveaux marchés carbone​ pour les transports et le chauffage des bâtiments dès 2026…

Mais les négociations s’annoncent très serrés. Plusieurs mesures feront mécaniquement monter le prix de certains biens ou matières premières, et pourraient entraîner avec eux le coût du chauffage, du carburant, du transport aérien ou de certains produits importés de pays aux faibles normes environnementales.

Et la faible acceptabilité sociale de certaines hausses de prix (en particulier le chauffage et le carburant) pourrait faire reculer certains Etats. Trouver des premiers compromis sur ces sujets explosifs est donc l’un des objectifs prioritaires de ces trois jours de discussions.

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Impact climatique des bâtiments : l’Union Européenne encore loin du compte

Par : La Rédaction
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Le dernier rapport du Building Performance Institute Europe (BPIE) sur l’impact climatique des bâtiments dans l’Union Européenne, publié ce 18 janvier 2022, est sans ambigüité : les législations actuelles sont très nettement insuffisantes pour atteindre la neutralité carbone en 2050, tant sur les performances énergétiques que sur la transition vers les renouvelables.

Le bâtiment, point aveugle et talon d’Achille de la transition énergétique européenne

Les bâtiments demeurent décidément le point aveugle et la talon d’Achille de la transition énergétique européenne, le secteur qui accuse le plus de retard sur les objectifs fixés par la Commission Européenne, et aussi le moins de prise de conscience, notamment médiatique. Le bâtiment représente pourtant 36 % des émissions de gaz à effet de serre, et 40 % des émissions de CO2 de l’Union Européenne.

Mais il demeure le secteur où la transposition sur les terrains des objectifs de transition énergétique est la plus difficile, car chaque bâtiment est un cas d’espèce. Imposer de larges politiques de rénovation ou de conversion aux renouvelables se heurte à l’inertie des promoteurs immobiliers, des professionnels du bâtiment et des propriétaires. Les mesures incitatives peinent à avoir des effets à grande échelle. Et trop peu d’Etats de l’Union ont osé mettre en place des législations contraignantes en la matière.

Le dernier rapport du cabinet Building Performance Institute Europe (BPIE), publié ce 18 janvier 2022 et baptisé Prêt pour la neutralité carbone en 2050 ?, va également dans ce sens, en analysant notamment les mesures prises par six pays ou zones géographiques (la Flandre, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la France) dans quatre domaines jugés prioritaires : sortie des énergies fossiles, limitation des émissions carbone, part minimum réservée aux renouvelables, et mise en place de normes contraignantes pour limiter la consommation énergétique.

L’Union Européenne doit urgemment améliorer l’impact climatique des bâtiments

Le résultat est sans appel : seuls la Flandre et la France ont pris des mesures suffisamment ambitieuses dans un de ces quatre points. La France se voit félicitée pour l’interdiction des chaudières au fioul, programmée pour janvier 2022, et le développement des renouvelables dans le bâtiment, mais critiquée sur le manque de détails concernant la fin des des chaudières au gaz et, plus généralement, sur son plan de sortie des combustibles fossiles.

« Les résultats contenus dans ce rapport suggèrent que la décarbonation des nouveaux bâtiments dans l’UE se fait trop lentement et de manière incohérente. Il existe des doutes réalistes quant à la capacité des cadres politiques actuels à faire évoluer les nouveaux bâtiments de manière cohérente vers la neutralité carbone d’ici 2050 », détaille le rapport.

Certes, la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments est en cours de révision. Mais, selon BPIE, le projet présenté par la Commission Européenne (qui peut encore être amendé par le Parlement et / ou le Conseil Européen) manque encore cruellement d’ambition, notamment sur les niveaux de performance énergétique exigés.

Le rapport conseille donc à la Commission de profiter de cette révision pour « actualiser les définitions, les critères de performance énergétique et les critères de référence en matière d’énergies renouvelables, les niveaux d’ambition des normes, et d’autres éléments importants ».

Pour BPIE, la révision de cette directive « devrait se concentrer davantage sur la réduction de la demande d’énergie et sur la mise en œuvre du principe de l’efficacité énergétique. Des paramètres permettant de mesurer les émissions de carbone opérationnelles et intégrées devraient également être inclus dans la révision de la directive ».

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Tarifs de l’électricité : le gouvernement impose à EDF d’augmenter le volume d’Arenh en 2022

Par : La Rédaction
tarifs electricite gouvernement impose edf augmenter volume arenh 2022 - L'Energeek

Le gouvernement français a finalement tranché, ce 14 janvier 2022 : pour limiter à 4% la hausse des tarifs d’électricité pour les particuliers et les PM, EDF sera contraint d’augmenter le volume d’électricité nucléaire vendu à un tarif réglementé à ses concurrents (l’Arenh) de 100 à 120 TWh cette année. Soit un manque à gagner de 8 milliards d’euros pour l’énergéticien.

Pour limiter la hausse de l’électricité à 4%, l’Arenh va passer de 100 TWh à 120 TWh en 2022

Bruno Le Maire avait annoncé en début de semaine que le gouvernement finalisait une solution technique garantissant que la hausse des tarifs de l’électricité serait limité à 4% pour toute l’année 2022, comme l’a promis le premier ministre Jean Castex.

Le gouvernement a déjà mis en place une première mesure, fiscale, en baissant la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité. D’un coût de 8 milliards d’euros pour l’État, elle ne permet que de couvrir une hausse potentielle de 16 ou 17 %. Insuffisant face à l’explosion des prix de l’électricité sur les marchés.

Le gouvernement a donc décidé de jouer sur la seule autre variable d’importance dont il disposait : l’Arenh. Ce dispositif (dont la révision était au coeur du projet de scission d’EDF en deux ou trois entités, projet repoussé au-delà de la prochaine élection présidentielle) a été imposé par l’Union Européenne pour créer (artificiellement) un marché concurrentiel de la fourniture d’électricité en France.

Il contraint en effet EDF à vendre à ses concurrents fournisseurs d’électricité une certaine quantité d’électricité nucléaire à un tarif réglementé de 42 euros/MWh, indépendant des prix de marché.

Or, l’électricité, sur le marché européen, culmine actuellement à… 250 euros le MWh ! Le volume d’Arenh pour l’année 2022 avait été fixé à 100 TWh (pour un production nucléaire totale, en 2021, de 360 TWh). Pour limiter la hausse des prix, le gouvernement a décidé, ce 14 janvier 2022, d’augmenter ce volume à 120 TWh.

Une mesure critiquée en interne chez EDF

Pour minimiser la perte pour EDF (évaluée par Bruno Le Maire entre 7,7 et 8,4 milliards d’euros sur son excédent brut d’exploitation), le gouvernement a aussi décidé de relever le tarif de l’Arenh à 46,2 euros/MWh.

Le gouvernement a par ailleurs promis que la mesure était temporaire, et que le plafond d’Arenh reviendrait à 100 TWh en 2023. “Nous remercions EDF de faire cet effort pour l’intérêt général, évidemment nous serons aux côtés d’EDF pour les aider à passer cette difficulté“, a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

Cette mesure « va permettre de tenir ces 4% pour nos concitoyens, mais aussi pour toutes les petites entreprises de moins de dix salariés et de moins de 2M€  de CA soumises aux tarifs réglementés », a-t-elle ajouté.

Cette décision a été saluée par l’association de consommateurs CLCV, qui se félicite que le gouvernement “tienne sa parole et que cette mesure ne comprenne aucun report de majoration tarifaire pour l’année prochaine“.

En revanche, elle provoque des critiques acerbes en interne : “Du coup, ça ne va pas être 40 % de la production d’EDF, mais 50 % qui va être en soldes permanentes à la concurrence“, a réagi auprès de l’AFP Philippe Page le Mérour, secrétaire CGT du CESC d’EDF.

Quand le gouvernement sabote ses propres entreprises publiques pour garantir les profits des parasites du marché de l'électricité.

— David Cayla (@dav_cayla) January 14, 2022

L’économiste David Cayla, membre du CA des « Economistes atterrés », va encore plus loin, en accusant le gouvernement de « saboter ses propres entreprises publiques pour garantir les profits des parasites du marché de l’électricité ». Jean-Bernard Levy, président d’EDF, avait déjà désigné l’Arenh comme un « poison » qui ruinait la rentabilité d’EDF.

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Etats-Unis : mise aux enchères d’un vaste parc éolien en mer au large de New-York

Par : La Rédaction
etats-unis mise encheres vaste parc eolien mer large new-york - L'Energeek

Ce 13 janvier 2021, le gouvernement des Etats-Unis a officialisé la date de mise aux enchères d’un immense parc éolien en mer de 7 GW, au large des Etats du New-York et du New-Jersey. Il prend place dans la stratégie de développement massif de cette énergie voulue par l’administration Biden-Harris.

Le gouvernement des Etats-Unis met aux enchères les six zones du parc éolien en mer de 7 GW New-York Bight

Les Etats-Unis accélèrent encore sur l’éolien en mer. Alors que cette technologie est, pour l’heure, presque absente du mix électrique américain (42 MW en tout), l’administration Biden-Harris veut en faire l’un des fers de lance de la transition énergétique du pays, avec un objectif ambitieux de 30 GW installés dès 2030, annoncé au printemps 2021.

Depuis, deux projets d’éolien en mer ont déjà été validés, Vineyard Wind au large de l’Etat du Massachusetts, et South Fork Wind, au large de l’État de New York. Le gouvernement a aussi présenté, en octobre 2021, une feuille de route pour la mise aux enchères de sept projets de très grande envergure, et l’examen de seize projets supplémentaires d’ici 2025.

Ce 13 janvier 2022, le gouvernement a officiellement fixé les modalités et la date (le 23 février 2022) de la mise aux enchères de l’un de ces projets, baptisé New-York Bight. D’une puissance installée de 7GW, il prendrait place dans le Bight, une zone triangulaire dont la pointe se situe au sud de la baie de New York et qui s’étend le long de la côte du New Jersey à l’ouest et de celle de l’île de Long Island à l’est.

« Lutter contre le changement climatique et créer des emplois syndiqués et bien rémunérés »

La mise aux enchères concerne six lots couvrant au total près de 2 000 kilomètres carré, soit la plus grande surface jamais proposée pour un projet de ce type aux Etats-Unis. Une fois mis en service, le parc pourra alimenter en électricité 2 millions de foyers environ.

« L’administration Biden-Harris a fait de la bataille contre la crise climatique une pièce maîtresse de son programme. Des projets d’éoliennes en mer comme celui de New York Bight présentent une opportunité unique de lutter contre le changement climatique et de créer des emplois syndiqués et bien rémunérés aux États-Unis », a commenté Deb Haaland, secrétaire à l’Intérieur.

« Nous sommes à un moment clé pour le développement de l’énergie éolienne en mer dans le pays. Nous devons saisir ce moment », a-t-elle complété.

“Today's announcement from the Biden administration that they are issuing a final sale notice for six new lease areas in the New York Bight is a crucial step forward for OSW wind in NY & the region," said Gary LaBarbera, President @NYCBldgTrades @NYSBCTC

— climatejobsny (@climatejobsny) January 12, 2022

Un avis partagé par Gary LaBarbera, président du syndicat des ouvriers du bâtiment et de la construction de l’État de New-York : « Le projet New York Bight créera des dizaines de milliers d’emplois. En s’engageant à respecter les exigences du Project Labor Agreement pour construire ce parc éolien, l’administration Biden-Harris s’est assuré que ce projet utilisera une main-d’œuvre hautement qualifiée – et que les emplois que nous créons dans l’éolien offshore seront des emplois syndiqués de qualité, qui soutiendront les familles américaines » a notamment déclaré le dirigeant syndical.

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Face à la pénurie, l’Inde doit augmenter sa production de charbon

Par : La Rédaction
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Ce 11 janvier 2022, Coal India Ltd, la société minière d’État ayant le monopole de l’extraction du charbon en Inde, a annoncé qu’elle allait devoir augmenter sa production mensuelle de 7 à 8 %, pour répondre à la pénurie mondiale de charbon, que risque d’aggraver la décision de l’Indonésie de suspendre ses exportations.

L’électricité indienne demeure fortement dépendante du charbon

Si l’Inde s’est lancé dans une vaste entreprise pour décarboner son énergie, en investissement massivement dans les renouvelables, dans le nucléaire, dans la modernisation de son réseau électrique, le pays, en pleine croissance économique, dépend toujours largement des combustibles fossiles pour son approvisionnement électrique.

Le charbon couvre ainsi toujours 70% de la production électrique indienne. Certes, le pays possède la quatrième réserve mondiale de charbon, mais les extractions de Coal India Ltd, la société minière d’État ayant le monopole de cette activité, ne couvre que 80 % de la demande intérieure. Le pays est donc obligé d’importer environ 250 millions de tonnes de charbon par an.

L’Agence internationale de l’énergie estime que l’Inde deviendra le plus grand importateur mondial de charbon métallurgique ou de charbon à coke d’ici 2024, dépassant à cette date la Chine. Or, la crise énergétique, qui avait provoqué une véritable pénurie de charbon à l’automne 2021, se fait toujours sentir : même si les prix du charbon ont diminué de moitié, ils restent très élevés.

L’Indonésie vient d’ailleurs de décider d’interrompre ses exportations de charbon, alors que le pays a couvert en 2021 près de la moitié des importations de charbon de l’Inde. Dans le même temps, la demande en charbon est en hausse dans plusieurs pays fortement importateurs, comme le Japon et la Corée du Sud, en raison de l’intensification de l’activité économique.

La conjonction de ces événements devraient logiquement tirer à nouveau les prix vers le haut, d’autant qu’en Inde, le pic de consommation électrique annuel a lieu en été, et que l’hiver est une période favorable, où la demande d’électricité baisse et où la production de charbon augmente.

Coal India Ltd annonce une augmentation de la production de charbon de l’Inde, pour reconstituer des stocks

Pour anticiper une éventuelle pénurie et faire face à une très probable tension cet été, sachant que les stocks sont actuellement à 40 % du niveau habituel à cette période de l’année, Coal India Ltd a annoncé, ce 11 janvier 2022, une hausse de sa production de 7 à 8 % d’un mois sur l’autre. L’objectif est de disposer d’ici la fin du premier trimestre 2022 d’un stock suffisant pour assurer la production d’électricité sur 9 à 15 jours.

Plus globalement, pour assurer son approvisionnement électrique et réduire sa dépendance aux pays importateurs, l’Inde veut augmenter sa production nationale de charbon, malgré les engagements climatiques pris par le premier ministre indien, Narendra Modi, d’atteindre la neutralité carbone à horizon 2070.

Ce 12 janvier 2022, Coal India Ltd a d’ailleurs communiqué sur ses nouveaux véhicules-chenilles extracteurs de charbon en surface, jugé « écofriendly », qui « coupent et écrasent le charbon en surface », en éliminant « la méthode conventionnelle d’extraction du charbon comprenant le forage, le dynamitage et le broyage », particulièrement dangereuse et polluante. Une façon de limiter l’impact écologique des mines à ciel ouvert du pays.

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Prix de l’électricité : Bruno Le Maire promet une solution technique pour limiter la hausse en 2022

Par : La Rédaction
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Durant un entretien accordé ce 10 janvier 2022, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a confirmé que le gouvernement planchait sur une solution technique pour limiter à 4% la hausse des prix de l’électricité en France en 2022, comme l’a promis le premier ministre Jean Castex. Le dispositif précis devrait être précisé d’ici la fin de la semaine.

Bruno Le Maire veut tenir la promesse de Jean Castex de limiter la hausse du prix de l’électricité

Les prix de l’énergie, en particulier du pétrole et du gaz fossile ont connu une spectaculaire hausse mondiale à l’automne 2021, entraînant avec eux les prix de marché de l’électricité dans l’Union Européenne, qui sont indexés sur ceux de la dernière sources injectée (donc sur ceux du gaz fossile).

Face à cette situation, la France a pris, avec l’Espagne, la tête des Etats plaidant pour une réforme du marché européen de l’électricité, afin qu’il reflète davantage les prix réels dans chaque pays. Mais ce changement de paradigme est loin de faire l’unanimité, et l’Union Européenne recommande pour l’heure aux Etats membres d’adopter des législations nationales pour limiter la hausse des prix.

La France a ainsi mis en place un « bouclier tarifaire », complété par une promesse du premier ministre Jean Castex d’une hausse des prix de l’électricité limitée à 4 % sur l’année 2022 pour les consommateurs.

Ce lundi 10 janvier 2022, au micro de LCI, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a évoqué les moyens mis en œuvre pour tenir cette promesse, et promis qu’une “solution technique” sera présentée “d’ici la fin de la semaine” pour que la facture des Français n’augmente pas.

“Il ne s’agit pas de tenir jusqu’à la présidentielle avant une hausse brutale”

Il a précisé que le gouvernement avait déjà mis en œuvre un premier mécanisme, en baissant la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité : cette mesure, qui coûte selon le ministre 8 milliards d’euros à l’État permet de couvrir une hausse jusqu’à 16 ou 17 %.

Mais, d’ici un mois, la hausse de prix pourrait être bien plus importantes : « si nous ne faisons rien, la facture d’électricité des Français augmentera de 38 à 40% au début du mois février, parce que les prix de l’énergie explosent partout », détaille Bruno Le Maire.

Le Ministre de l’Economie n’a, en revanche, pas évoqué les pistes sur lesquelles travaille actuellement le gouvernement, reconnaissant simplement qu’il « faut une autre solution pour garantir aux Français qu’à la fin du mois de janvier, leur facture d’électricité n’augmentera pas ».

Il a par ailleurs réaffirmé que la promesse gouvernementale s’entendait bien pour toute l’année 2022, et que la solution technique garantira une hausse limitée à 4 % jusque fin décembre 2022 : “Il ne s’agit pas de tenir jusqu’à la présidentielle avant une hausse brutale”, promet Bruno Le Maire.

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Eolien offshore : la France, le Japon et la Corée bientôt partenaires ?

Par : La Rédaction
Eolien offshore : la France, le Japon et la Corée veulent faire front commun

L’ADEME vient tout juste de publier son rapport sur les énergies marines. Et c’est l’occasion pour l’Agence de dresser un premier bilan du partenariat stratégique que la France souhaite développer avec le Japon et la Corée en matière d’éolien offshore. Ce secteur énergétique est jugé “ultra-concurrentiel” par l’ADEME. Mais il représente aussi un levier crucial pour le développement des énergies renouvelables.

Avenir énergétique : l’ADEME soutient les éoliennes en mer

Les chiffres de l’ADEME ne laissent planer aucun doute : à l’avenir, il faudra compter avec les parcs éoliens en mer. En 2021, l’éolien offshore ne fournit que 0,3% de l’électricité consommée dans le monde. Mais ce chiffre n’est pas représentatif de son potentiel. Et le rapport 2019 de l’Agence Internationale de l’Energie estime qu’il pourrait atteindre une production équivalente à 18 fois la demande mondiale en électricité.

Le sujet de l’éolien offshore est sur la table depuis maintenant plusieurs années. Mais les aléas énergétiques subis sur cette fin d’année 2021 le ramènent sur le devant de la scène. Après une année 2020 marquée par une consommation d’énergie en baisse, 2021 s’est avérée plus complexe pour de nombreux pays. Le rebond économique et le redémarrage de l’activité industrielle ont requis beaucoup d’énergie. En Chine, l’approvisionnement en énergie a donné lieu à de sévère problèmes électriques dans certaines régions.

Dans ce contexte de forte demande d’énergie, la COP26 de Glasgow a peiné à proposer des réponses pour concrétiser la transition énergétique. Et de nombreux pays font face à un double défi : couvrir leurs besoins en énergie tout en tentant de respecter leurs engagements environnementaux. Cette double contrainte sera-t-elle l’occasion de voir enfin l’éolien offshore se développer ? C’est en tout cas ce que pense l’ADEME.

France, Japon et Corée : une coopération tripartite sur l’éolien offshore

En juin dernier, l’ADEME a organisé un séminaire conjoint avec son homologue coréen, le KEA, autour de l’éolien offshore. D’après Vincent Guénard, membre du pôle Eolien et énergies marines de l’ADEME, les deux agences ont des intérêts en commun. Et le séminaire a mis en avant l’utilité d’un partenariat à grande échelle sur le sujet. “Il a permis de dresser un état des lieux du secteur de l’éolien offshore dans les deux pays, de valoriser les expertises d’entreprises volontaires et d’esquisser des pistes concrètes de collaboration.” En effet, un premier pas a été franchi avec le financement conjoint d’études sur la gestion des conflits d’usage entre zones de pêche et parcs d’éoliennes en mer.

La Corée n’est pas le seul pays qui intéresse l’ADEME. En mars 2022, l’agence tricolore se déplacera à Tokyo. Elle célébrera trente ans de coopération avec la NEDO, l’agence de l’énergie du Japon. Et Vincent Guénard annonce déjà que ce sera “l’occasion de réitérer l’exercice”. A terme, la France, via l’ADEME, espère bien animer une coopération tripartite avec le Japon et la Corée autour de l’éolien offshore.

3 pays : une même situation

La France cherche à se rapprocher du Japon et de la Corée pour développer l’éolien offshore. Car les trois pays ont beaucoup en commun. Ils disposent des capacités industrielles et des fronts de mer. Mais ils accusent tous un gros retard dans le développement des éoliennes en mer. Contrairement à d’autres pays, tels que la Chine en Asie ou la Grande-Bretagne en Europe, les trois pays n’ont pas encore développé de véritables capacités de production sur l’éolien offshore.

Alors quelle est la stratégie de l’ADEME ? “Avec nos homologues japonais et coréen”, explique Vincent Guénard, “nous cherchons donc à motiver les acteurs innovants de l’éolien offshore en créant les conditions d’émergence de coopérations.” Concrètement, la France ambitionne d’allier le savoir-faire de ses énergéticiens (comme EDF, Total ou ENGIE) et de ses équipementiers (General Electric, BW Ideol) avec l’expertise en construction navale du Japon et de la Corée. Et l’ADEME souhaite concrétiser le projet de partenariat en 2022 pour insuffler un nouvel élan autour de l’éolien offshore.

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Taxonomie verte : la Commission Européenne propose d’y inclure le nucléaire, sous conditions

Par : La Rédaction
taxonomie verte commission europeenne inclure nucleaire sous conditions - L'Energeeek.jpg

La décision était attendue : le 31 décembre 2021, la Commission Européenne a fourni aux Etats membres un projet de texte sur la taxonomie verte, qui détaille les énergies éligibles aux financements européens de transition énergétique. Comme annoncé, le nucléaire et le gaz naturel (ce dernier en tant « qu’énergie de transition ») font bien partie de cette taxonomie verte, mais sous conditions, notamment dans le temps. Une décision qui satisfait la France, EDF et l’ensemble de la filière nucléaire tricolore.

L’inclusion du nucléaire dans la taxonomie verte, une victoire pour la diplomatie française

La diplomatie française y verra sans doute une belle victoire. Après une année de discussions, de tractations et d’intense lobbying, la Commission Européenne a rendu son verdict, en dévoilant, ce 31 décembre 2021, un projet de taxonomie verte qui inclut bel et bien, parmi les énergies « durables » en Europe, le gaz naturel (comme « énergie de transition ») et, surtout, le nucléaire.

La France avait en effet pris la tête d’un groupe d’Etats membres, comportant essentiellement des pays de l’Est de l’Europe, qui militaient pour ouvrir les financements verts à l’atome. La taxonomie verte proposée est certes provisoire jusque mi-janvier, mais il semble hautement improbable que le Parlement Européen l’amende significativement, ou que les opposants à l’inclusion du nucléaire (Allemagne en tête) en fasse un casus belli avec la Commission Européenne – d’autant que ces opposants soutiennent tous l’inclusion du gaz naturel dans cette taxonomie.

Selon toute vraisemblance, c’est donc ce texte, dont la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a supervisé elle-même la finalisation, qui devrait dicter les règles de financements durables dans l’UE pour les années à venir.

Le nucléaire pourra bénéficier d’investissements « durables », mais sous conditions

Certes, cette inclusion du nucléaire (et du gaz) dans les investissements durables se fait sous conditions, techniques et temporelles. Concernant le nucléaire, pour bénéficier de ces financements verts, les nouvelles centrales devront avoir obtenu un permis de construire avant 2045 (avec une clause de rendez-vous pour la suite).

Les travaux pour prolonger la durée de vie des centrales devront quant à eux avoir été autorisés avant 2040. Ce point ouvre la voie à un financement vert du grand carénage du parc nucléaire français par EDF, qui menace de plomber les comptes de l’énergéticien.

La Commission Européenne a enfin rappelé la nécessité de proposer des garanties en matière de traitement des déchets et de démantèlement des centrales, conformément aux traités existants. Enfin, un critère de transparence est introduit : les investisseurs devront préciser quelle part occupent le gaz et le nucléaire dans leurs financements verts.

En France, l’exécutif ne cache pas sa satisfaction : « Le projet de texte correspond à ce que nous souhaitions », déclare ainsi aux « Echos » le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.

Du coté d’EDF, même si l’énergéticien reste « prudent » en attendant la validation définitive du texte, la satisfaction est également de mise : EDF souligne notamment que la Commission validait les décisions des scientifiques européens estimant que le nucléaire n’est pas plus dangereux que d’autres énergies présentes dans la taxonomie (hydro-électricité notamment).

Si cette taxonomie est validée en l’état, EDF pourra donc bénéficier de financements durables tant pour ce grand carénage que pour la construction de nouveaux réacteurs, en France comme à l’export. De quoi soutenir la relance de la filière nucléaire française voulu par l’exécutif français.

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Illuminations de Noël et dépenses d’énergie

Par : La Rédaction
Illuminations de Noël et dépenses d'énergie

Dans une publication du 24 novembre dernier, l’INRAE lançait un appel à la sobriété énergétique pour la période des fêtes de fin d’année. L’Institut de recherche encourageait notamment les Français à restreindre la durée d’éclairage des illuminations de Noël pour limiter les dépenses d’énergie. Plus largement, à l’heure où même l’installation des arbres de Noël fait débat, la facture énergétique des illuminations de Noël suscite quelques questions. Leur impact environnemental reste pourtant très limité.

Vers une transition énergétique festive

A l’heure où la consommation mondiale d’électricité ne cesse de croître, il y a un domaine dans lequel la facture d’énergie affiche une baisse insolente. Il s’agit des illuminations de Noël. Le passage à l’éclairage LED, qui s’est opéré ces dernières années, a eu un impact non négligeable. Les communes de France affichent ainsi des dépenses d’énergie en baisse pour leurs illuminations de Noël.

L’exemple le plus parlant est évidemment celui de l’avenue des Champs-Elysées. L’artère parisienne est “le plus gros acteur européen des illuminations de Noël”, d’après la société spécialisée Blachère Illuminations. En 2006, l’avenue consommait 480 000 kWh pour son éclairage pendant la saison des fêtes. Depuis le passage au 100% éclairage LED, la facture énergétique a diminué pour atteindre “seulement” 23 000 kWh. Blachère Illuminations précise que ce chiffre équivaut à “la consommation annuelle de deux ménages de quatre personnes”.

Illuminations de Noël à LED : dépenses d’énergie en baisse

Ailleurs en France, les communes ont également adopté l’éclairage LED. Cette transition énergétique saisonnière est autant motivée par des raisons économiques qu’écologiques. Car même si certaines associations s’interrogent sur l’impact environnemental de cet éclairage festif, c’est bien d’abord la perspective d’économiser sur la facture électrique qui a incité les villes à adopter les nouvelles guirlandes LED.

A Strasbourg, où les habitants sont très attachés aux traditions de Noël, la transition remonte à dix ans. “La ville a engagé depuis 2010 un programme de remplacement des décors énergivores, avec l’achat d’équipements à très faible consommation. Le parc est désormais entièrement en LED” déclare la mairie. Le résultat est probant : les dépenses d’énergie liées aux illuminations de Noël s’élèvent à 6 000 euros. C’est presque moitié moins que ce que la ville dépensait avec ses guirlandes à ampoules classiques.

Et pour les particuliers : quel impact sur la facture d’énergie ?

Depuis une vingtaine d’années, les guirlandes électriques pour l’extérieur se sont démocratisées. Elles sont vendues à un prix attractif pour les particuliers. Et les Français sont nombreux à avoir adopté cette tradition qui consiste à décorer la façade de leur logement. Maisons et balcons d’appartement arborent fièrement leurs illuminations de Noël, et elles ne sont pas forcément grimper les dépenses d’énergie.

Là aussi, depuis l’avènement des guirlandes à LED, l’impact des guirlandes lumineuses sur la consommation électrique a drastiquement baissé. Il y a deux ans, Hello Watt avait fait les comptes. Le comparateur des fournisseurs d’énergie estimait qu’une guirlande électrique de 50 watts allumée en moyenne cinq heures par jour pendant un mois coûtait 78 centimes d’euros de plus sur la facture électrique. Cette année, avec la hausse des prix de l’énergie, ce montant pourrait atteindre 80 centimes.

D’après Hello Watt, certaines décorations lumineuses sont plus énergivores que d’autres. Les particuliers doivent donc se méfier de la consommation des grandes guirlandes tubes, qui consomment davantage que les guirlandes simples.

Les recommandations de l’INRAE

L’INRAE a récemment publié son “Coup de projecteur sur les éclairages de fêtes”. L’Institut ne sonne pas la charge contre les lumières de Noël. Mais il appelle à une consommation raisonnée de l’énergie pendant la période de fin d’année. “Bien sûr, un éclairage festif n’est pas à interdire” estime l’INRAE. “Mais comme toute activité humaine ayant un impact sur la biodiversité, il doit être raisonné. D’autant plus que les consommations d’énergie de ces éclairages peuvent être importants, et aller à l’encontre des politiques de sobriété énergétique et de dépenses publiques”.

La solution prônée ? L’INRAE veut encourager les pouvoirs publics et les particuliers à limiter la durée d’éclairage. Le meilleur moyen serait d’éteindre les illuminations de Noël entre minuit et 5h du matin pour limiter les dépenses d’énergie. La proposition n’a rien d’inconsidéré, puisque comme l’INRAE le rappelle, c’est une plage horaire pendant laquelle “la majorité de la population dort… et n’en profite pas !”

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La ville de New-York signe la fin du gaz naturel dans les bâtiments neufs

Par : La Rédaction
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Ce 15 décembre 2021, le Conseil Municipal de New-York a voté une loi interdisant le raccordement au gaz naturel pour la majorité des nouvelles constructions, qui entrera en vigueur en 2023 pour les petits immeubles, et 2027 pour les grands. C’est une première aux Etats-Unis.

New-York interdit le gaz naturel dans le neuf à partir de 2023 et 2027

Les bâtiments représentent aujourd’hui 70 % des émissions de gaz à effet de serre de la ville de New-York, aux Etats-Unis. La cité, lancée dans un verdissement de son électricité (objectifs : 70 % d’EnR dans le mix en 2030, neutralité carbone en 2040), a décidé de cibler le secteur résidentiel pour accélérer sa transition énergétique.

Ce 15 décembre 2021, le Conseil Municipal de New-York a donc adopté une nouvelle loi, qui interdira l’usage du gaz naturel ou du mazout dans les nouveaux immeubles construits dans la ville. La mesure rentrera en vigueur dès 2023 pour les immeubles de moins de 7 étages ; il faudra attendre 2027 pour les immeubles plus grand.

La loi doit encore être signée par le maire Bill de Blasio, une simple formalité puisqu’il la défend. Les bâtiments anciens ne sont en revanche pas concernés par la mesure, qui fait également une exception pour les hôpitaux, les cuisines commerciales et les laveries automatiques, qui pourront continuer à utiliser le gaz naturel.

« Si la plus grande ville d’Amérique peut prendre cette mesure critique pour interdire l’utilisation du gaz, n’importe quelle ville peut faire de même. C’est ainsi que l’on lutte contre le changement climatique au niveau local et que l’on garantit une ville verte pour les générations à venir », s’est félicité Bill de Blasio dans un communiqué.

Des émissions de 2,1 millions de CO2 évitées d’ici 2040

Le think tank RMI estime que la mesure devrait permettre d’éviter l’émission de 2,1 millions de tonnes de CO2 d’ici 2040, et pourrait conduire, sur les projets de construction, à des économies globales de plusieurs centaines de milliers de dollars, en évitant les travaux de raccordement au réseau de gaz naturel.

Cette loi permettra aussi de réduire la pollution de l’air intérieur dans les quartiers les plus pauvres, ainsi que le risque d’explosion, même si, pour ces risques, les bâtiments anciens insalubres sont davantage concernés que les immeubles neufs.

Plusieurs autres villes américaines ont décidé d’interdire le raccordement au gaz naturel de certains types de bâtiments neufs pour des raisons climatiques, comme San Francisco, Berkeley et San Jose (Californie), Cambridge (Massachusetts) ou Seattle (Washington). A l’inverse, le Texas ou l’Arizona ont adopté des lois interdisant aux villes ce genre de mesures. Les défenseurs de l’environnement espèrent étendre cette mesure à l’ensemble de l’Etat de New-York puis, à terme, au niveau fédéral.

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Le président de la CRE fustige les opposants aux renouvelables en France

Par : La Rédaction
president cre fustige opposants renouvelables france - L'Energeeek

Ce 14 décembre 2021, Jean-François Carenco, président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), a violemment critiqué le retard français dans le développement des renouvelables, en visant tout particulièrement les opposants à ces technologies pour des raisons esthétiques, en décalage complet avec l’urgence climatique et les millions de morts des énergies fossiles.

Le retard de la France dans les renouvelables, réel, n’est pas la cause principale de la crise énergétique actuelle

Certes, Jean-François Carenco est connu pour son franc-parler. Mais la dernière diatribe du président de la CRE, ce 14 décembre 2021, lors du colloque annuel de l’Union française de l’électricité (UFE). , contre les opposants aux renouvelables en France, marque par sa violence. Il part d’un constat difficilement contestable : la France ne tient pas son calendrier de développement de l’éolien et du photovoltaïque.

“Sur les énergies renouvelables, je pense qu’on ne dit pas assez (…) qu’on est très en retard, on est très très en retard”, a-t-il notamment affirmé. Sa position est plus discutable quand il affirme que, « si on avait suivi la feuille de route des énergies renouvelables telle qu’elle était prévue il y a deux ans, on n’aurait pas de crise. Je pense qu’on n’aurait pas de crise si on avait 3 GW de plus ».

Certes, un apport de 3 GW d’éolien et de solaire supplémentaires permettrait un approvisionnement électrique plus sûr. Le recours à des centrales au gaz serait moins important, avec des effets positifs sur les émissions de CO2 de la France. Pour autant, la crise énergétique actuelle est davantage liée à une pénurie de gaz naturel et à des mécanismes du marché européen de l’électricité, si bien qu’une puissance renouvelable plus importante n’aurait qu’un effet limité sur cette crise des prix.

Refuser une éolienne parce que « c’est pas beau » est irresponsable pour Jean-François Carenco, président de la CRE

En revanche, RTE prévoit bien un hiver sous “vigilance particulière” en matière de sécurité d’approvisionnement, d’autant que la crise sanitaire continue de perturber le calendrier de maintenance du parc nucléaire.

Et Jean-François Carenco a raison d’affirmer que la France est en retard sur l’éolien (en mer et terrestre) et sur le photovoltaïque, et de pointer du doigt les opposants : l’acceptabilité des EnR est la principale raison des projets retardés, ajournés, voire annulés en France.

Il rappelle notamment qu’à « force d’écouter tous ceux qui râlent », on oublie que la production d’électricité, dans le monde, nécessite de brûler des énergies fossiles, charbon en tête, ce qui a provoqué des millions de morts, directement (dans les mines par exemple) ou, surtout, indirectement, à cause de la pollution de l’air atmosphérique. Jean-François Carenco indique également que l’hydro-électricité impose d’engloutir villages et paysages.

« Et maintenant (…) parce que quelqu’un dit ‘c’est pas beau’, on dit ‘ah la la’? Ça me tord les tripes. Parce que ça met en danger tous nos emplois, toute la France, toute l’Europe », conclue avec force Jean-François Carenco.

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Transition énergétique : la Roumanie réaffirme son soutien au nucléaire et au gaz naturel

Par : La Rédaction
transition energetique roumanie reaffirme soutien nucleaire gaz naturel - L'Energeek

Lors d’une discussion avec le président du Conseil Européen Charles Michel, ce 13 décembre 2021, le président de la Roumanie Klaus Iohannis a réitéré son soutien au nucléaire et au gaz naturel pour la transition énergétique de l’Union Européenne. La taxonomie verte des énergies éligibles aux financements européens verts devrait être publiée d’ici la fin de l’année 2021 : la présidente de la Commission a décidé de boucler le dossier en personne.

Pour une transition énergétique abordable, la Roumanie mise sur le nucléaire et le gaz

Ce 13 décembre 2021, Klaus Iohannis, le président de la Roumanie, a discuté en visioconférence avec le président du Conseil Européen Charles Michel et les premiers ministres de Slovénie, d’Estonie et de Lettonie.

Sur les questions énergétiques, il a réaffirmé la position de la Roumanie, qui soutient l’inclusion du nucléaire et du gaz naturel dans la taxonomie verte des énergies éligibles aux financements européens issus du Green Deal.

Il estime que l’augmentation des prix de l’énergie en 2021 doit être une priorité des dirigeants européens, avec une double urgence : protéger les plus vulnérables par des tarifs qui restent abordables, et assurer la transition énergétique de l’Union Européenne. Pour Klaus Iohannis, ces deux questions ne peuvent être séparées et doivent être pensées conjointement.

C’est pour cette raison qu’il réclame une analyse approfondie du fonctionnement du marché intérieur de l’énergie, et estime que les recours au nucléaire et au gaz naturel sont indispensables pour sortir rapidement du charbon et du pétrole.

Ursula von der Leyen s’empare personnellement du sujet de la taxonomie verte

La question explosive de l’inclusion du nucléaire et du gaz naturel dans la taxonomie verte, de plein droit, sous condition ou en tant qu’énergies « de transition », agite toute l’Union Européenne depuis plus d’un an.

Voici une semaine, la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé qu’elle allait se saisir personnellement de cette question. C’est elle et son cabinet qui vont établir la proposition de texte final de cet « acte délégué » qui fixera cette taxonomie ; habituellement, c’est l’un des 27 commissaires qui rédige le document avant de le faire valider par la direction de la Commission.

Le fait qu’Ursula von der Leyen ait décidé de reprendre la main sur cette question prouve son importance et son caractère sensible. Elle a récemment affirmé que la transition énergétique européenne aurait du mal à se passer du nucléaire et, au moins dans un premier temps, du gaz naturel. Le document pourrait être publié d’ici la fin de l’année.

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Mobilité durable : Alstom équipera Dublin en trains hybrides

Par : La Rédaction
Mobilité durable : Alstom équipera Dublin en trains hybrides

Lundi 13 décembre, le français Alstom a signé un contrat avec le gestionnaire du réseau ferré de l’agglomération de Dublin. L’accord prévoit qu’Alstom équipera le réseau avec une nouvelle flotte composée de trains hybrides. Ils fonctionneront à l’électricité et avec des batteries rechargeables. Cette nouvelle flotte de trains hybrides doit assurer la transition du réseau ferroviaire local vers une mobilité durable.

750 trains hybrides Alstom pour Dublin

Alstom a donc signé un contrat cadre avec le gestionnaire de réseau ferroviaire Iarnrod Eireann Irish Rail, en charge de l’agglomération de Dublin. La commande porte sur la livraison de 750 nouveaux trains hybrides : des voitures électriques également capables de fonctionner sur batteries. Ce contrat stipule que la commande initiale ferme prévoit la livraison de 19 trains X’trapolis Alstom, dont 13 trains hybrides (électriques + batteries). Cette commande, qui contient aussi un contrat d’entretien sur quinze ans, est estimé à 270 millions d’euros pour l’entreprise française. Alstom s’est engagé à livrer les trains hybrides de la commande initiale en 2025.

Dans les prochaines années, le gestionnaire du réseau ferroviaire de Dublin compte poursuivre le renouvellement de la flotte de trains. Il prévoit un grand plan 2021-2030 en faveur de la mobilité durable. Jim Meade, directeur général du réseau de Dublin, a précisé : “Ce contrat-cadre avec Alstom sera au cœur d’une transformation de nos services et du changement pour nos clients. Il nous aidera à réaliser notre ambition de devenir la colonne vertébrale d’un réseau de transport durable en Irlande.”

Comment fonctionnent les trains hybrides d’Alstom ?

Si Alstom a emporté le marché, c’est parce que son modèle de trains hybrides a répondu aux critères d’autonomie et de sécurité du réseau Iarnrod Eireann. Les trains hybrides X’trapolis d’Alstom fonctionnent à l’électricité. Et ils embarquent des batteries pour assurer leur autonomie sur les trajets hors réseau électrifié. Alstom affirme que l’autonomie de ses trains permet des trajets de plus de 80 kilomètres grâce aux batteries rechargeables. Ces batteries peuvent être rechargées grâce à des stations de charge installées dans les terminus du réseau ferré. Elles disposent aussi d’un dispositif de récupération de l’énergie du freinage. Un détail qui augmente l’autonomie des batteries et favorise les économies d’énergie.

Enfin, les trains hybrides d’Alstom bénéficient des dernières technologies connectées de l’entreprise française. L’outil TranScanner permet une maintenance prédictive pour “une évaluation en continu de l’état technique du matériel roulant”. Concrètement, l’outil capte les données techniques à différents points sensibles des trains grâce à des lasers et des caméras 3D. Alstom peut ainsi suivre l’état de fonctionnement précis de ses trains. Et les données sont transmises, puis analysées par l’application HealthHub pour optimiser la maintenance des trains hybrides.

Un contrat qui renforce la position d’Alstom

Nick Crossfield, le directeur général d’Alstom pour le Royaume-Uni et l’Irlande, n’a pas caché sa satisfaction. “Cette commande renforce la position d’Alstom en tant que leader dans le domaine de l’innovation et de la fourniture de technologies de mobilité durable.”

Les trains hybrides électriques à batterie d’Alstom viennent en effet conforter le succès du train à hydrogène. En novembre dernier, Alstom a ainsi signé un contrat avec le britannique Eversholt Rail pour fournir dix trains à hydrogène Coradia iLint.

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Renouvelables : la Tunisie simplifie son cadre réglementaire d’installation

Par : La Rédaction
renouvelables tunisie simplifie cadre reglementaire installation - L'Energeek

Ce 13 décembre 2021, en Tunisie, le gouvernement a confirmé une refonte complète du cadre législatif et réglementaire régissant la production d’électricité à partir de sources renouvelables, afin d’en simplifier et d’en accélérer le déploiement, en particulier les centrales photovoltaïques en autoproduction.

Un nouveau cadre législatif pour les renouvelables en Tunisie

Le gouvernement tunisien a récemment rehaussé ses objectifs de développement des énergies renouvelables, en portant ses objectifs à 30% d’EnR dans le mix électrique en 2030. Actuellement, les renouvelables plafonnent entre 3 et 4% de la production d’électricité tunisienne, loin des 12% fixés en 2015 à horizon 2020.

Tunisie : D'ici 2030, 30% de l’électricité sera produite à partir des énergies renouvelables #Tunisie

— webdo (@webdo_tn) December 9, 2021

Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’exécutif veut notamment inciter les industriels à augmenter leurs investissements dans les EnR et alléger les procédures des projets d’EnR, en particulier dans le photovoltaïque.

Pour ce faire, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie a annoncé, ce 13 décembre 2021, par la voix de son directeur de la Transition Energétique, Abdelhamid Khalfallah, qu’une refonte du cadre législatif et réglementaire sur la production électrique renouvelable était en cours.

Cette simplification devrait aboutir à la publication, en 2022, d’un « Code des énergies renouvelables », qui regroupera, “en un seul document, les lois éparses régissant la filière depuis 2015, mais révisées et améliorées”.

Favoriser l’autoconsommation photovoltaïque dans tous les secteurs d’activité

Le gouvernement devrait notamment en profiter pour supprimer les autorisations exigées pour les projets d’autoproduction d’électricité pour les promoteurs privés (industriels et hôteliers).

En Tunisie, “le photovoltaïque est très rentable pour l’autoproduction. L’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), via le “Sunref” (programme de la finance verte de l’AFD) et le Fonds de transition énergétique (FTE), est prête à financer ce type de projets à travers des subventions et des crédits”, a complété le directeur de l’Energie solaire au sein de l’ANME, Nefâa Baccari.

Ce dernier estime le potentiel de la Tunisie pour des projets d’autoconsommation à court terme de 50 MW de puissance installée en moyenne tension, et de 150 MW en basse tension, essentiellement dans le secteur résidentiel. L’autoconsommation pourrait ainsi répondre aux besoins spécifiques de l’industrie, du tertiaire, du résidentiel ou encore de l’agriculture, et aider à réduire la dépendance énergétique aux importations de la Tunisie.

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L’Occitanie maintient le cap sur les énergies renouvelables

Par : La Rédaction
L'Occitanie maintient le cap sur les énergies renouvelables

Le salon Energaïa, qui s’est tenu la semaine dernière, a été l’occasion pour la région Occitanie de rappeler ses engagements en matière d’énergies renouvelables. La région du Sud vient de signer une nouvelle convention en faveur de l’énergie solaire. En parallèle, elle maintient son objectif principal : devenir la première région à énergie positive dès 2050. Jusqu’ici, les efforts et les investissements consentis se sont montrés payants. Mais la région n’a fait que la moitié du chemin.

La région Occitanie investit dans les mini champs solaires

Les 8 et 9 décembre derniers, Montpellier accueillait le salon Energaïa. Ce grand rendez-vous annuel a été l’occasion pour l’Occitanie de dévoiler son nouveau partenariat autour du développement des énergies renouvelables. En effet, la région a signé une convention avec le groupe Solvéo pour créer et développer des mini champs solaires. Concrètement, c’est l’Agence Régionale de l’Energie et du Climat qui va piloter pour la région ce nouveau projet énergétique. Ensemble, le secteur public et l’entreprise privée pour développer, construire et déployer sur le terrain des fermes solaires aux dimensions plus modestes.

Ce projet de mini champs solaires doit favoriser l’accès aux énergies renouvelables pour les collectivités d’Occitanie. Ces projets de petite taille pourront s’implanter plus près des zones urbaines, pour une consommation locale. Jean-Marc Mateos, le président du groupe Solvéo, précise : “Nous déployons ainsi une solution innovante qui intègre en circuit court les besoins de consommation des particuliers, des professionnels et des collectivités locales.” L’idée du mini champ solaire vise aussi à valoriser des terrains abandonnés, pour assurer par exemple la reconversion d’anciens sites industriels.

Première région à énergie positive d’Europe en 2050

Dès 2016, la région Occitanie s’est engagée dans un ambitieux programme de transition énergétique. Son objectif : devenir la première région à énergie positive d’Europe en 2050. Pour cela, la région a déjà mobilisé plus de 180 millions d’euros, notamment en faveur des énergies renouvelables.

Le projet des mini champs solaires et le dernier en date d’une série de projets pour déployer les ENR sur le territoire de l’Occitanie. En effet, la région du Sud a bien conscience de ses atouts pour la production d’énergie verte. Elle affirme être un territoire “propice au développement des énergies renouvelables en raison de la qualité de ses gisements solaire, éolien mais aussi biomasse.

L’Occitanie souhaite notamment affirmer sa position de région pionnière des énergies vertes innovantes. En octobre dernier, la région Occitanie a ainsi soutenu le projet Narbosol. L’agglomération de Narbonne a pu profiter du soutien financier de la région pour inaugurer sa centrale solaire thermique. Elle sert à alimenter le réseau de chaleur de la ville, en complément de la solution biomasse qui existait déjà.

La prochaine priorité de la région ? L’Occitanie est bien décidée à accélérer sur l’éolien flottant. Deux fermes pilotes au large des côtes audoises sont en projet. Leur mise à l’eau est programmée pour 2023. Chaque ferme pilote accueillera quatre éoliennes de 6 mégawatts chacune.

Les énergies renouvelables en Occitanie : un mix électrique déjà plus vert

Depuis 2016, quels sont les résultats enregistrés par la région Occitanie en matière d’énergies renouvelables ? Les installations d’ENR ont effectivement augmenté sur le territoire. Et ce déploiement se ressent sur le mix électrique de la région.

Dans son bilan électrique régional de 2020, le gestionnaire de réseau RTE confirme le verdissement du mix électrique occitan. Il constate que l’Occitanie est la seconde région de France pour la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables. Les ENR représentaient en 2020 47% de la consommation électrique de la région. Les énergies renouvelables ont notamment contribué à l’augmentation de la capacité de production électrique en Occitanie. Au global, la production d’électricité de la région a connu une hausse de 2% par rapport à 2019. Or, la production issue des ENR a augmenté à elle seule de 9,2%. Au sein de ces ENR, c’est l’hydraulique qui a le plus contribué à cette progression (+ 14,9%).

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Allemagne : la nouvelle coalition tourne résolument le dos au charbon

Par : La Rédaction
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Ce 8 décembre 2021, la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne, avec le social-démocrate Olaf Scholz à sa tête, a démarré son mandat. Sur l’énergie, le contrat de coalition qui lui sert de feuille de route prévoit une sortie du charbon huit ans plus tôt que prévu, en 2030, et une accélération inédite de l’éolien et du photovoltaïque. Le texte, en revanche, n’évoque pas la question du gaz naturel ni les transports.

En Allemagne, la coalition « feu tricolore » indique un « feu rouge » pour le charbon

L’Allemagne est entré dans le règne du « feu tricolore » (« Ampel » en VO), le surnom donné à la nouvelle coalition au pouvoir, composée des socio-démocrates du SPD (rouge) du nouveau chancelier Olaf Scholz, des libéraux du FDP (jaune) et des écologistes des Verts.

Les trois partis ont négocié un programme, le contrat de coalition, qui leur servira de feuille de route pour les quatre prochaines années, même s’il n’a rien de contraignant. En terme énergétique, le texte prévoit une sortie du charbon à marche forcée, bien plus rapide que prévue précédemment, dès 2030 (au lieu de 2038 dans les précédents prévisionnels).

Pour favoriser cette sortie par des orientations de marché (les libéraux sont au gouvernement !), le contrat se montre favorable à l’augmentation de la taxe carbone. Il propose même d’instaurer une taxe carbone aux frontières, une mesure défendue par la France depuis des mois, mais que le gouvernement Merkel refusait obstinément.

De ce point de vue, la donne semble avoir changé : « Nous utiliserons l’Union européenne et les instances internationales, en collaboration avec des partenaires européens, pour lancer une initiative visant à créer un club climatique international ouvert à tous les États, avec un prix minimum unique pour le CO2 et un mécanisme de compensation à la frontière », précise dans le contrat.

« Ce nouvel accord signifie échec et mat pour le charbon en Allemagne. Désormais, le nouveau gouvernement allemand ne devrait pas gaspiller davantage d’argent public pour dédommager les opérateurs de lignite pour qu’ils se retirent d’une entreprise non rentable et nuisible, mais plutôt utiliser cet argent pour une énergie durable et renouvelable et pour assurer une transition juste », se félicite Riccardo Nigro, coordinateur de la campagne contre la combustion du charbon au Bureau européen de l’environnement.

Un plan de déploiement des renouvelables très (trop ?) ambitieux

Mais fermer les centrales au charbon en 2030, après avoir fermé les dernières centrales nucléaires fin 2022, impose un changement de rythme soutenu sur l’installation des renouvelables.

C’est justement l’ambition du nouveau gouvernement, qui peut sembler démesurée : la coalition vise les 80% d’EnR dans le mix électrique en 2030, soit un doublement de la production électrique renouvelable (de 300 à 600 TWh) à cette date, avec 200 GW de puissance photovoltaïque installée (contre 54 GW aujourd’hui), et 2% du territoire allemand conscrée à l’éolien terrestre.

Pour tenir ce pari, l’Allemagne devra installer en huit ans autant de renouvelables que sur les 20 dernières années, et donc tripler le rythme d’installation de l’éolien terrestre et du photovoltaïque, dans un contexte où l’acceptabilité de l’éolien est en chute libre, et où des errements réglementaires ont provoqué un ralentissement des installations. Qui plus est, l’installation d’éolienne est de la compétences des Länder, ce qui promet quelques passes d’arme.

En revanche, le document ne mentionne pas la décarbonation des transports (qui sont intégré au ministères du numérique, confié aux libéraux, et donc hors du champ du super-ministère de l’Environnement), ni le gaz naturel. La part du gaz dans le mix électrique allemand devrait donc se maintenir, voire augmenter, ce qui semble inévitable pour assurer un minimum de stabilité à un réseau électrique allemand qui risque de souffrir avec autant de renouvelables intermittents.

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