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Dans l’espace, Sophie Adenot partage son quotidien unique avec les internautes

VIDÉO - À bord de l’ISS depuis près 70 jours, la deuxième Française à voyager dans l’espace tient un journal de bord sur les réseaux sociaux: on y retrouve des anecdotes insolites, expériences scientifiques et images époustouflantes de la Terre

© Figaro Live

L'astronaute Sophie Adenot raconte son quotidien dans l'ISS sur les réseaux sociaux
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Climat : l’Europe, épicentre d’un réchauffement accéléré

DÉCRYPTAGE - Canicules marines, vagues de chaleurs et glaciers en recul... Le rapport sur l’« État du climat en Europe » de Copernicus et de l’Organisation météorologique mondiale alerte sur les impacts croissants du changement climatique sur un continent qui se réchauffe plus vite que le reste du monde.

© THIBAUD MORITZ / AFP

Paris, au matin du 1er juillet 2025. 
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Adeptes de la musculation, de trails, footballeurs du dimanche… Quand le sport amateur n’échappe pas au dopage

DÉCRYPTAGE - Un rapport de l’Inserm montre que le dopage ne se limite plus au sport de haut niveau. Les sportifs amateurs ont aussi recours à des produits dopants, parfois à leur insu.

© Drazen / stock.adobe.com

L’usage des stéroïdes anabolisants pourrait concerner jusqu’à 35 % des sportifs fréquentant les salles de musculation.
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Internet haut débit par satellite : voici une alternative française qui défie les géants étrangers [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec Nordnet

Jusqu’à 200 Mb/s de débit et des options intéressantes pour les familles comme les professionnels : la connexion haut débit par satellite de Nordnet est un service 100 % français qui offre une solution viable pour les oubliés de la fibre.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Nordnet

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

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« C’est moins radioactif qu’à Kiev ! » : à Tchernobyl, ces terres contaminées que l’Ukraine veut remettre en culture

REPORTAGE - Des chercheurs de l’institut ukrainien de radiologie agricole soutiennent que 20 000 hectares pourraient être rouverts à l’agriculture autour de la zone d’exclusion. De manière informelle parfois, certains fermiers ou sociétés y cultivent déjà des terres, affirmant que leurs produits sont sans danger.

© Albert Lores pour Le Figaro

Des chevaux sauvages se tiennent près d’un pylône électrique dans la zone d’exclusion de Tchernobyl.
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Le «nuage» radioactif de Tchernobyl s'est-il vraiment arrêté à la frontière française ?

<strong>CARTE</strong> - Il y a quarante ans jour pour jour, le réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, provoquant de gigantesques rejets radioactifs dans l'atmosphère. Si la majeure partie de ces matières s'est déposée en Ukraine, au Belarus et en Russie, une quantité substantielle a fini sa course en Europe de l'Ouest.

© Infographie Le Figaro

Cinq jours après l'explosion, des traces de césium 137 son présentes dans tout l'air européen
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Tchernobyl, quarante ans après : la radioactivité du nuage est‑elle encore mesurable en France ?

DÉCRYPTAGE - Après l’explosion, un panache contaminé a survolé l’Europe avant de déverser des pluies radioactives dans l’est du pays. Quatre décennies plus tard, la radioactivité originaire de Tchernobyl a reculé partout mais n’a pas totalement disparu des sols et des denrées forestières.

© SHONE / Gamma-Rapho via Getty Images

Vue de la centrale nucléaire de Tchernobyl trois jours après l’explosion, le 29 avril 1986.
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«Jour du dépassement» : à partir d’aujourd’hui, les Français vivent «à crédit» sur le dos de la planète

Si tout le monde vivait comme les Français, la Terre aurait épuisé pour cette année ses capacités «renouvelables» à partir de ce 24 avril, estime le Global Footprint Network.

© NicoElNino / stock.adobe.com

«La planète dispose d’environ 1,48 hectare global par personne pour produire des ressources et absorber nos déchets», selon le WWF.
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«Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière» : le mythe du mensonge d’État né d’une communication catastrophique après Tchernobyl

ANALYSE - Contrairement à ce que l’on pense, cette phrase n’a jamais été prononcée. Mais alors, que s’est-il vraiment passé en France dans les jours qui ont suivi la catastrophe pour que l’idée d’avoir été trompés soit encore aujourd’hui si puissamment ancrée dans les esprits ?

© Viktor Korotayev / REUTERS

La centrale nucléaire de Tchernobyl le 25 avril 1991, cinq ans après la catastrophe et l’explosion du cœur du réacteur n° 4.
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Quarante ans après la catastrophe, la menace plane toujours sur la centrale nucléaire de Tchernobyl

INFOGRAPHIE - Quatre décennies jour pour jour après le plus grand accident nucléaire de l'histoire, le sarcophage abritant la carcasse radioactive du réacteur numéro 4 a récemment été visé par un drone russe, nourrissant les craintes de fuites radioactives ou d'un nouvel accident.

© Handout / Latin America News Age

Le sarcophage qui protège les restes du réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, après une attaque de drone russe, le 14 février 2025.
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Derrière le calme apparent des volcans «éteints» depuis 100 000 ans, la menace d’un réveil catastrophique

DÉCRYPTAGE - En Grèce, le volcan Methana serait resté silencieux pendant une très longue période avant d’entrer à nouveau en éruption. Une découverte qui remet en question la frontière traditionnelle entre volcans éteints et endormis.

© HANDOUT / AFP

Les scientifiques considèrent généralement qu’un volcan « classique » qui n’a pas connu d’éruption depuis plus de 10 000 ans n’est plus endormi mais bel et bien éteint.
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Le modèle du Big bang en question ? Ce que cache la bataille sur la vitesse d’expansion de l’Univers

DÉCRYPTAGE - De nombreux astrophysiciens ont combiné leurs observations et harmonisé leurs méthodes d’analyse, mais leurs résultats ne sont toujours pas en accord avec celles du satellite européen Planck. La « crise » qui secoue la communauté des cosmologistes est toujours aiguë.

© International Gemini Observatory

Les données du télescope américain Gemini North à Hawaï font partie des très nombreuses observations qui servent à mesurer la vitesse d’expansion de l’Univers.
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Le blé qui s’autofertilise : bientôt la fin des engrais ?

Avec la guerre en Iran, le prix des engrais azotés explose et asphyxie nos agriculteurs. Et s’il était possible de s’en passer définitivement ? Cette idée, qui semble relever de la science-fiction, est en réalité à portée de main, grâce aux progrès du génie génétique.

Des milliards de vies sauvées. Sans les engrais azotés de synthèse, mis au point au début du XXe siècle grâce au procédé Haber-Bosch, l’agriculture moderne n’existerait tout simplement pas. Véritables piliers de la « Révolution verte », ils ont permis de nourrir une humanité en pleine explosion démographique en décuplant les rendements agricoles.

Car l’azote est au cœur du vivant. Présent dans la composition de l’ADN et de l’ARN, il est surtout indispensable à la fabrication des protéines, ces couteaux suisses moléculaires qui assurent la grande majorité de nos fonctions cellulaires. Les plantes le puisent normalement dans le sol, sous forme d’ions ammonium (NH₄⁺) ou nitrate (NO₃⁻). Dans les écosystèmes naturels, ce précieux élément circule en boucle : la matière organique morte est décomposée, puis recyclée en nutriments. Mais dans nos champs, cette boucle est rompue. Les récoltes emportent l’azote avec elles, créant un déficit que les agriculteurs doivent compenser.

À cette fin, la méthode la plus ancienne consiste à utiliser les effluents d’élevage, comme le fumier ou le lisier, dont la décomposition libère lentement ces précieux nutriments. Mais face aux besoins titanesques de l’agriculture moderne, les apports organiques ne suffisent pas. Aujourd’hui, en France, environ la moitié de la fertilisation provient d’engrais de synthèse. Leur fabrication consiste à capturer l’azote de l’air ambiant pour le combiner, à très haute pression et haute température, avec de l’hydrogène généralement extrait du gaz naturel.

Un procédé technique devenu incontournable pour remplir nos assiettes. Pourtant, malgré tout ce que l’on doit à ces engrais, le revers de la médaille est bien réel, avec des impacts environnementaux désormais difficiles à ignorer…

Des engrais pas toujours verts

Le problème commence dès l’usine. Particulièrement énergivore, le procédé Haber-Bosch engloutit des quantités astronomiques de gaz naturel. Résultat, son bilan carbone donne le vertige. Rien qu’en France, la fabrication de ces engrais synthétiques génère chaque année 12 millions de tonnes d’équivalent CO₂, soit 2,5 % de nos émissions nationales. C’est trois fois plus que l’ensemble de notre transport aérien domestique.

Et une fois dans les champs, l’addition s’alourdit encore bien davantage. Car l’épandage libère massivement du protoxyde d’azote (N₂O), un gaz à effet de serre au pouvoir réchauffant près de 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. À elles seules, ces émanations pèsent pour 40 % de l’empreinte climatique du secteur agricole, soit près de 10 % des émissions totales du pays. Précisons au passage que les engrais organiques, comme le fumier, n’échappent pas à la règle : même si leur impact est moindre grâce à une diffusion plus lente, ils relâchent eux aussi ce redoutable gaz au gré de leur décomposition.

Comme si le climat ne suffisait pas, les milieux aquatiques paient également un lourd tribut. Lessivés par les pluies, les excédents d’azote terminent leur course dans les rivières et les littoraux. Cette fuite azotée déclenche la prolifération des algues vertes et des cyanobactéries qui, en se décomposant, pompent tout l’oxygène de l’eau… étouffant la biodiversité aquatique au passage. C’est l’eutrophisation. Sans oublier que ces nitrates — toxiques pour l’homme — s’infiltrent parfois jusqu’à nos nappes phréatiques, nous contraignant à financer de coûteuses usines de dépollution pour sécuriser l’eau de notre robinet.

Moins médiatisée que la question des pesticides, la fertilisation azotée constitue ainsi le véritable talon d’Achille de notre agriculture. Un point faible écologique, mais aussi économique et géopolitique. Puisque leur fabrication dépend viscéralement du gaz naturel (qui dicte 70 % de leur prix de vente), ces engrais enchaînent la France à des fournisseurs étrangers, et la moindre secousse internationale fait vaciller nos fermes. La guerre en Iran en est la parfaite illustration, menaçant de faire bondir les prix des engrais de 20 % et d’asphyxier un monde agricole déjà exsangue. S’affranchir de cette perfusion chimique relèverait donc du salut public, tant pour l’environnement que pour notre souveraineté.

99 % d’émissions en moins : l’exploit de l’usine d’Ambès

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Les superpouvoirs des légumineuses

Et si la solution existait déjà ? Car certaines plantes se moquent éperdument des engrais de synthèse. Ces plantes, ce sont les légumineuses — pois, lentilles, haricots, soja… — capables d’exploiter une ressource pourtant inaccessible à la plupart du vivant : l’azote de l’air, un gisement illimité qui compose 78 % de notre atmosphère.

Leur secret ? Une alliance souterraine fascinante. Dès le début de sa croissance, la jeune pousse émet un signal chimique pour appâter des bactéries naturellement présentes dans la terre, les Rhizobium. Une fois le contact établi, la plante les invite à l’intérieur de ses racines et leur construit des petites boursouflures charnues : les nodosités. À l’intérieur de ces minuscules usines souterraines, un pacte vital est scellé. La légumineuse offre un abri sûr et des sucres issus de sa photosynthèse. Et en retour, les bactéries transforment l’azote de l’air en nutriments directement assimilables, jouant le rôle d’un engrais naturel produit à la demande.

La clé de voûte de cette symbiose est une enzyme baptisée nitrogénase. C’est elle qui réalise l’exploit de briser la triple liaison extrêmement solide qui unit les deux atomes du diazote gazeux (N₂), réalisant ainsi à température ambiante ce que le procédé industriel Haber-Bosch fait sous des chaleurs et des pressions infernales…

Biberonnées à cette potion magique, les légumineuses peuvent s’épanouir sans la moindre goutte d’engrais azoté. Mieux encore, elles enrichissent le sol pour les cultures qui leur succéderont. Sur le papier, il suffirait donc de multiplier les champs de pois, de fèves ou de luzerne pour régler les problèmes posés par la fertilisation… mais la réalité économique est malheureusement plus cruelle. Car ces cultures restent minoritaires dans notre alimentation, et la filière française peine à rivaliser face au rouleau compresseur du soja sud-américain. Sensibles aux maladies, aux ravageurs et aux sécheresses, les légumineuses ne peuvent porter à elles seules le poids de notre souveraineté alimentaire.

D’où cette idée folle, digne des meilleurs récits d’anticipation : et si l’on transférait ces superpouvoirs à nos cultures principales ? Imaginez un instant d’immenses champs de blé ou de maïs capables de s’autofertiliser en collaborant avec les bactéries du sol. Une percée agronomique qui balayerait d’un revers de main notre dépendance aux engrais de synthèse et au gaz naturel. Et loin d’être un simple fantasme d’agronome, cette révolution verte est déjà en train de germer dans les laboratoires, portée par une discipline souvent décriée mais diablement prometteuse : le génie génétique.

Des processus à décrypter

Transposer ce miracle de la nature à nos céréales semblait relever de la pure science-fiction. Devant la complexité vertigineuse des mécanismes moléculaires en jeu, les scientifiques ont longtemps cru l’exploit impossible. Jusqu’à ce que de récentes recherches en génétique ne viennent bousculer nos certitudes avec une découverte de taille : l’évolution n’a pas créé ce système en partant de zéro.

En réalité, la machinerie utilisée par les légumineuses n’est qu’un habile « copier-coller » d’un mécanisme bien plus ancien. Un langage universel que la quasi-totalité des végétaux, blé et maïs compris, utilisent déjà pour s’allier avec les champignons mycorhiziens du sol et décupler ainsi leur absorption d’eau ou de minéraux.

L’espoir est immense. Cela signifie que les céréales possèdent déjà dans leur ADN l’essentiel de la boîte à outils nécessaire. Il suffirait de pirater légèrement ce programme ancestral pour qu’il ouvre grand la porte aux bactéries fixatrices d’azote, en plus des champignons habituels. Mais pour réussir ce piratage, il faut d’abord décrypter le mode d’emploi. Les biologistes ont ainsi débusqué un gène maître, véritable architecte de ces usines souterraines. Son nom de code est NIN, pour « Nodule Inception ». C’est lui qui donne l’ordre explicite aux racines de lancer la construction.

Ce chef de chantier ne travaille toutefois pas seul. De récentes avancées ont mis en lumière le rôle décisif d’une hormone végétale : la gibbérelline. Grâce à des biocapteurs ultraprécis, capables de s’illuminer en présence de cette molécule, les chercheurs ont pu observer en direct que la gibbérelline se concentre exactement à l’endroit où la nodosité doit émerger. Elle agit comme un déclencheur de la multiplication des cellules, indispensable pour bâtir l’usine à azote. Bloquez cette hormone, et tout le chantier s’effondre.

La quête du Graal

Forts de ce précieux mode d’emploi génétique, les laboratoires du monde entier se sont lancés dans la course et explorent plusieurs pistes fascinantes pour donner naissance à ces super-céréales. À court terme, les chercheurs tablent sur un simple enrobage des graines de blé ou de maïs avec des bactéries naturellement capables de capter l’azote, comme l’Azotobacter. Sans même toucher à l’ADN des plantes, cette méthode limite déjà l’usage d’engrais tout en préservant les récoltes.

L’ambition des scientifiques va cependant bien au-delà. Grâce aux fameux ciseaux moléculaires CRISPR-Cas9, ils espèrent réorienter l’outillage génétique dévolu aux champignons du sol pour forcer la création de nodosités. L’objectif est clair : il s’agit d’apprendre au blé à accueillir les bactéries Rhizobium avec la même hospitalité que le soja.

Mais en biologie, rien n’est jamais gratuit. Briser la triple liaison du diazote atmosphérique réclame une énergie colossale. Pour payer cette dette, la plante doit sacrifier d’énormes quantités de sucres qui viendront inévitablement manquer au moment de garnir les épis. Si la baisse de rendement reste difficile à chiffrer, elle pourrait s’avérer rédhibitoire pour les agriculteurs.

Pour contourner cet obstacle, une ingénieuse parade se dessine. L’idée est d’ajuster l’activité de l’usine souterraine en fonction des ressources déjà présentes dans la terre, afin d’économiser les précieuses réserves de carbone de la plante. Les chercheurs ont ainsi mis au jour un véritable interrupteur naturel basé sur le zinc et des protéines baptisées FUN. Lorsque le sol s’appauvrit, le zinc s’accumule dans les racines et paralyse ces protéines en les forçant à s’agglutiner. La machine à azote tourne alors à plein régime. À l’inverse, si la plante détecte un afflux soudain de nutriments dans la terre, le taux de zinc s’effondre. Les protéines se libèrent, s’activent et ordonnent l’arrêt immédiat de la production. Calibrer ce mécanisme de précision à l’aide de l’édition génétique permettrait de limiter drastiquement la facture énergétique.

Enfin, la voie la plus audacieuse consisterait à insérer directement le gène de la nitrogénase au cœur même de l’ADN de nos cultures. Une chimère qui a soudainement pris corps grâce à une découverte retentissante faite en 2024. Les biologistes ont observé une algue marine ayant fusionné de façon permanente avec une bactérie fixatrice d’azote, donnant naissance à un nouvel organe cellulaire inédit appelé nitroplaste. Reproduire cette fusion intime chez nos céréales offrirait le Graal agronomique absolu. Nous obtiendrions des cultures totalement autonomes, libérées des engrais de synthèse, sans pour autant sacrifier l’abundance de nos moissons.

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Des ambitions à la hauteur des enjeux

La révolution de l’azote est en marche. Partout dans le monde, elle mobilise des équipes de premier plan, des laboratoires de Cambridge à Wageningen, réunis au sein de grands programmes comme le projet ENSA. Soutenus par des financements massifs — de la Fondation Bill & Melinda Gates au Conseil européen de la recherche — ces travaux ne relèvent plus du simple pari scientifique. Les premières applications sont déjà là : du côté des biofertilisants, sans modification génétique, l’enrobage des semences avec des bactéries fixatrices d’azote a vu son adoption bondir de 200 % en dix ans en Amérique du Sud et en Afrique.

Mais l’objectif ultime reste bien la création de céréales capables de s’autofertiliser. Et si la date de leur arrivée sur le marché reste incertaine, les chercheurs semblent s’accorder sur 2050. À cet horizon, nous serons plus de 9 milliards sur Terre, et il sera plus nécessaire que jamais de produire davantage, sans continuer à déverser des millions de tonnes d’engrais dans les sols.

Pour la première fois, une voie crédible se dessine pour concilier rendements élevés et réduction massive des impacts environnementaux. Une promesse à portée de main… mais suspendue à un dernier verrou. Non pas scientifique, mais politique. Car voir émerger ces cultures en Europe suppose d’accepter ce que beaucoup refusent encore : le recours au génie génétique. Diminuer l’empreinte de notre agriculture n’a jamais été aussi accessible. Reste à savoir si nous choisirons de nous en donner les moyens.

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«Mec, c’est pas possible»: un astronaute d’Artemis 2 dévoile des images exceptionnelles d’un coucher de Terre filmé depuis l’espace

Le commandant de la mission Artémis 2 Reid Wiseman a publié ce lundi 20 avril des images d’un coucher de Terre filmées lors de son tour de la Lune.

© Reid Wiseman / X

L’astronaute Reid Wiseman a dévoilé ce 20 avril 2026 les images d’un coucher de Terre filmé lors de son tour de la Lune.
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