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Avec ses drones sous-marins, le français Bubble Robotics se rêve en futur SpaceX des océans

La start-up tricolore va tester cet été, en partenariat avec l’Ifremer, un système de submersibles et de vaisseaux de surface robotisés développé en s’inspirant des méthodes du « NewSpace ».

© Bubble Robotics

Les premiers essais en mer du prototype développé par la start-up Bubble Robotics, sont prévus cet été, en partenariat avec l’Ifremer.  
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Julien Dubertret et Nicolas Ragache : « En France, on pense que chaque problème peut être résolu par une dépense supplémentaire »

GRAND ENTRETIEN - Dans La Longue Dérive de la dette française (PUF), une somme aussi passionnante que documentée, l’ancien directeur du budget et le chef économiste de l’Afep* offrent une histoire circonstanciée des discussions budgétaires ainsi que des arbitrages depuis 1958, qui ont mené vers l’état des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui.

© Fabien Clairefond

Nicolas Ragache et Julien Dubertret.
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IA : le Pentagone recrute les concurrents d'Anthropic pour ses opérations classifiées

Le gouvernement a écarté la start-up Anthropic, avec laquelle il est en contentieux, bien que son modèle, Claude, soit considéré comme l’un des plus performants au monde.

© Jason Reed / REUTERS

Les modèles d’IA des sept sociétés retenues vont être déployés pour des opérations de niveau 6 et 7, les plus élevés au sein du Pentagone
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Entreprises, professions libérales, commerçants… Les 10 indices qui déclenchent les contrôles fiscaux

DÉCRYPTAGE - Derrière chaque vérification, il y a souvent un faisceau d’indices déclencheurs, repérés en amont par le fisc dans la comptabilité des intéressés, leurs déclarations, leur comportement bancaire… Comprendre ces signaux est essentiel pour prévenir le risque d’un contrôle fiscal ; ou, à minima, se préparer à répondre aux requêtes de l’administration.

© Jacob Ammentorp Lund / Jacob Lund - stock.adobe.com

« Quand on est classé “rouge”, c’est souvent pour trois ou quatre ans ! », explique Maître Yaël Sion, avocate-fiscaliste à Marseille.
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Le 4 mai, Jour de Libération des Actifs

Félicitations : le 4 mai, vous aurez cessé de travailler uniquement pour financer les retraités. Il aura fallu attendre quatre mois pour en arriver là. En 50 ans, les actifs ont perdu le fruit de 2 mois de travail sur l’année au profit de la solidarité intergénérationnelle.

Chaque mois, 15 millions d’actifs salariés consultent leur fiche de paie. Ils regardent en priorité le salaire net et éventuellement le brut et le superbrut (aussi appelé “coût total employeur”) quand ils ont le courage d’analyser le document dans son intégralité. Entre ce que paie l’employeur et ce que touche le salarié à la fin du mois s’est installé un gouffre où se perdent des lignes incompréhensibles comme : « assurance vieillesse plafonnée », « complémentaire tranche 1 » et des acronymes qui le sont encore plus « CEG », « CRDS », « CSA ». La fable sociale consiste à expliquer à ce travailleur qu’il doit circuler et qu’il n’y a rien à voir puisque c’est le prix du modèle social et de sa solidarité intergénérationnelle. Jamais n’est explicité combien de temps, exactement, il travaille pour le financer. Pour la première fois, nous avons fait le calcul.

Prenez un salarié français au niveau de vie médian (2200 €). Empilez toutes les cotisations qui financent les retraités : cotisation vieillesse de base (plafonnée et déplafonnée), retraite complémentaire Agirc-Arrco, contribution d’équilibre général, fraction de la CSG affectée au (feu) Fonds de solidarité vieillesse (FSV), contribution solidarité autonomie – le tout en parts salariale et patronale confondues (parce que les deux sont prélevés sur la rémunération totale du travail). Au total : 29,5 % du salaire superbrut. Ajoutez-y la part des dépenses de santé que les personnes âgées absorbent dans les comptes de la Sécu et que les actifs financent par leurs cotisations maladie et leur CSG : nous voilà à 37 % du superbrut qui est de facto amputé sur la fiche de paie pour financer la solidarité intergénérationnelle. C’est un record historique.

Appliquez ce taux aux 1 607 heures légales annuelles, divisez par sept heures (la durée d’une journée type) et vous obtenez 85 jours ouvrés. La transposition est bien sûr symbolique, les cotisations portent sur la rémunération et non sur le temps de travail, mais puisqu’un euro cotisé est un euro qui n’entre pas dans la poche du salarié, la conversion en jours travaillés dit toute la vérité économique et sociale de la situation. Un actif travaille donc en moyenne quatre-vingt-cinq jours non pas pour lui, mais pour financer les dépenses de retraites et de santé des retraités actuels.

Concrètement, cela signifie qu’en 2026, le salarié aura œuvré du 2 janvier au 4 mai uniquement pour financer les besoins de ses aïeux. L’ironie est presque trop parfaite. Le 1er mai, on célèbre les conquêtes du monde du travail. Le 4, on mesure combien ce travail rétribue de moins en moins ceux qui le fournissent. Bienvenue au Jour de Libération des Actifs.

Un jour qui ne cesse de reculer

Le concept n’est pas nouveau : le jour de libération fiscale mesure depuis des années la date à laquelle un contribuable cesse de travailler pour l’État. Notre calcul, lui, applique ce concept à la solidarité intergénérationnelle : non pas sur ce que l’État prélève au total, mais sur ce que les actifs versent spécifiquement pour les retraités. Rappelons qu’en répartition, on ne cotise pas pour soi mais pour financer aujourd’hui les salariés d’hier. Les cotisations ouvrent certes des droits mais ne garantissent aucunement un quelconque niveau de pension futur.

À l’arrivée, le constat est implacable. La solidarité intergénérationnelle pèse de plus en plus lourd sur les épaules des actifs. Et ce jour de libération ne cesse de reculer dans le calendrier. En 1970, il arrivait dès le 27 février. En 1990, il atteignait le 20 mars, décalé sous l’effet de la retraite à 60 ans et de la hausse des cotisations vieillesse. En 2000, après la création de la CSG, du FSV et la montée en charge des retraites complémentaires, il se situait le 17 avril. En 2015, il intervenait à la fin du même mois. Aujourd’hui, le voilà sonnant le 4 mai.

En cinquante-cinq ans, cette date libératoire a donc reculé de plus de deux mois, et ce, malgré la succession des réformes de retraite qui ont rallongé la durée de travail sur la vie sans toutefois pouvoir inverser la tendance face à un vieillissement démographique qui évolue plus vite que les règles de nos institutions collectives.

La France, en queue de peloton européen

Le Jour de Libération des Actifs n’a rien d’une fatalité démographique. C’est un choix politique, comme le démontre clairement une comparaison européenne (voir méthodologie en fin d’article). Un salarié irlandais est libéré dès le 2 mars. Un Suédois le 20. Un Allemand et un Polonais le 27. Un Autrichien le 8 avril. Un Belge le 14. Un Espagnol le 22. Seule l’Italie fait pire que la France, en poussant le délai jusqu’au 15 mai.

L’écart avec l’Allemagne est de 24 jours, un actif allemand récupère donc cinq semaines de travail de plus qu’un Français. Le différentiel est de deux mois pleins avec le Danemark et l’Irlande. Ce gradient n’est pas le fruit du hasard. C’est le produit de trois variables : la nature publique ou privée du système de retraite, sa relative générosité en temps et en pensions, et une démographie qui se dégrade.

Le prix caché : un pays qui n’investit plus dans son avenir

On pourrait envisager qu’il s’agit du prix à payer pour un modèle social « généreux ». Mais cette générosité n’est pas garantie de manière égalitaire pour toutes les générations, par ailleurs elle a un coût d’opportunité que personne ne mesure : chaque euro capté par le système de retraite est un euro qui n’ira pas ailleurs. La France consacre l’équivalent de 14 % de son PIB aux pensions, un record européen. C’est plus que son budget de l’Éducation nationale, de la Défense et de la Recherche réunis. C’est un mur de dépenses contraintes qui absorbe l’essentiel des marges de manœuvre budgétaires et assèche la capacité d’investissement public. Les récents budgets, qui ont coupé dans la recherche tout en revalorisant les pensions, témoignent de cet arbitrage qui s’impose déjà sous de fortes contraintes financières.

Quand un gouvernement veut investir dans la transition énergétique, dans l’intelligence artificielle, dans la réindustrialisation, dans la rénovation des hôpitaux ou dans les salaires des professeurs, il se heurte systématiquement au mur des pensions. Pendant que la dépense sociale emballe la dépense publique et fait gonfler notre dette collective, les universités se paupérisent, les startups cherchent leurs financements à Londres ou à Amsterdam, et les enseignants sont payés en dessous de la moyenne européenne.

Le déclassement des actifs

En réalité, le mal est encore plus profond. Ce n’est pas seulement l’investissement public qui trinque, mais aussi le moral des actifs. Quand un salarié constate qu’après cotisations, impôts et charges, le fruit de son travail ne lui permet plus de vivre dignement et qu’il a désormais un niveau de vie équivalent à ceux qui ne travaillent plus, mais qu’il finance, un irrémédiable sentiment d’injustice et de déclassement s’installe.

Ce sentiment n’est pas un fantasme. Le poids des cotisations retraite écrase littéralement le revenu réel et ne sert pas à revaloriser les rémunérations ni à récompenser la performance. Le résultat ? Des salaires nets comprimés, un sentiment d’inutilité de l’effort, et une désaffection croissante vis-à-vis du travail lui-même. La France n’a pas un problème de paresse, mais de tuyauterie : le travail paie et coûte cher aux entreprises, mais ce n’est pas le salarié qui en profite.

Ne cherchez pas plus loin l’origine du désengagement au travail que les DRH déplorent et que les enquêtes confirment sondage après sondage.

Un calcul fondé sur des hypothèses très prudentes

Nos 85 jours sont en réalité un plancher avec une méthodologie conservatrice. Ils prennent en compte les seules charges sociales visibles, mais ni les transferts intergénérationnels via les collectivités locales (l’APA, les aides sociales départementales), ni l’intégralité des dépenses de la branche autonomie, ni la dette sociale accumulée par la Cades, qui revient de facto à faire financer les besoins de retraités d’aujourd’hui par les actifs de demain. Ils ignorent aussi les avantages fiscaux dont bénéficient les retraités (abattement de 10 % sur l’impôt sur le revenu, taux de CSG plus faible que les actifs) qui réduisent les recettes de l’État et reportent la charge sur les contribuables en activité et sur leurs enfants. Si l’on ajoutait l’ensemble de ces transferts, notre Jour de Libération tomberait bien au-delà du mois de mai.

Faire du 4 mai un indicateur de performance

Le Jour de Libération des Actifs n’est pas un outil de remise en cause de la solidarité intergénérationnelle, c’est un thermomètre mesurant concrètement l’ampleur et le coût de cette solidarité trop souvent abstraite pour les actifs d’aujourd’hui, dans un pays qui a fait le choix insoutenable de garantir à ceux qui ne travaillent plus le même niveau de vie que ceux qui travaillent.

Un thermomètre sert à alerter quand la fièvre monte. Sans réforme structurelle et sans rééquilibrage intergénérationnel, le Jour de Libération continuera de reculer et, avec lui, le moral des actifs, notre compétitivité et in fine notre capacité à rester un pays prospère.

Il devrait devenir ce qu’il n’est pas encore : un indicateur avancé de la performance de nos politiques publiques. Stopper son décalage dans le temps et le ramener plus tôt dans l’année (en mars comme en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal voire au Danemark) devrait être un objectif explicite, assumé et mesuré chaque année dans chaque projet de loi de finances de la sécurité sociale.

Les leviers sont connus : indexer plus fermement les pensions sur la dynamique réelle des salaires nets plutôt que sur l’inflation, conditionner aussi ces revalorisations aux équilibres budgétaires, miser sur la solidarité intragénérationnelle pour soulager les actifs, réduire les niches fiscales indues qui égalisent le niveau de vie entre actifs et retraités, construire enfin un étage de capitalisation universel qui complète la répartition pour éviter que les générations aujourd’hui actives soient celles des cotisations fortes et des pensions faibles. Aucune mesure n’est indolore. Mais chaque année de statu quo est une année où le travail paie moins. Ceux qui pensent que le problème se résoudra de lui-même avec la croissance ne voient pas que les conditions de son retour ne seront pas réunies tant que nous ne redonnerons pas la priorité au travail relativement aux retraites. Non pour punir les retraités, mais pour libérer les actifs et redonner au travail un sens économique autant que moral. Pour qu’un salarié qui regarde sa fiche de paie ne se demande plus à qui d’autre que lui profite son effort, mais à quel point cet effort lui revient.

Le 4 mai 2026, les salariés français ont commencé à travailler pour eux-mêmes. Leurs grands-parents, en 1970, y étaient parvenus dès le 27 février. Il serait peut-être temps de se demander à quelle date leurs petits-enfants y arriveront.


Note méthodologique

Ce calcul vise à estimer la part du temps de travail d’un salarié français consacrée, en 2026, au financement des pensions et de la santé des retraités. Deux périmètres sont distingués pour permettre au lecteur de juger de la robustesse du résultat selon le niveau de prudence qu’il retient.

Périmètre 1 — Cotisations retraite stricto sensu : 29,5 % du salaire brut

Le calcul porte sur un salarié rémunéré au niveau de vie médian (autour de 2 200 € bruts mensuels en 2026), donc intégralement sous le plafond de la Sécurité sociale (PASS = 4 005 €/mois en 2026). Sont additionnées toutes les cotisations qui alimentent directement les régimes de retraite, parts salariale et patronale confondues — choix méthodologique assumé : du point de vue économique, les deux parts sont prélevées sur la valeur créée par le travail et réduisent d’autant la rémunération nette potentielle du salarié. Rappelons qu’en répartition, ces cotisations ouvrent des droits pour les cotisants mais n’offrent aucune garantie sur les niveaux de pensions futures.

Ligne de prélèvementPart salarialePart patronaleTotal
Vieillesse plafonnée (CNAV)6,90 %8,55 %15,45 %
Vieillesse déplafonnée (CNAV)0,40 %2,11 %2,51 %
Agirc-Arrco T13,15 %4,72 %7,87 %
Contribution d’équilibre général (CEG) T10,86 %1,29 %2,15 %
Contribution solidarité autonomie (CSA)0,30 %0,30 %
Fraction de CSG affectée au FSV~1,2 % (CSG)~1,2 %
Total≈ 29,5 %

Sources : taux URSSAF 2026, barème Agirc-Arrco 2026 (legisocial), décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 pour la vieillesse déplafonnée.

Périmètre 2 — Inclusion de la santé des seniors : 37 % du salaire brut

À ce socle s’ajoute la part des dépenses d’assurance maladie consommée par les retraités et financée par les actifs via leurs cotisations maladie patronales et la CSG affectée à la branche maladie. Selon la DREES, les personnes de 65 ans et plus concentrent environ la moitié de la consommation de soins et de biens médicaux remboursés, alors qu’elles ne représentent qu’un cinquième de la population. En appliquant cette clé de répartition au total des prélèvements maladie sur le brut (≈ 15 points : 13 % patronale + ~2 points de CSG-maladie affectée), on obtient environ 7,5 points de salaire brut consacrés au financement de la santé des seniors.

29,5 % + 7,5 % ≈ 37 %.

Si l’assurance maladie garantie par la sécurité sociale répond à une logique universelle, son financement se concentre principalement sur les actifs alors que les premiers bénéficiaires, les retraités, ne paient pas directement de cotisation maladie sur leurs pensions.

Ce second périmètre est économiquement justifié par le fait que les actifs financent ces dépenses sans en bénéficier eux-mêmes au même niveau.

De 37 % à 85 jours

Les 1 607 heures annuelles légales × 37 % = 595 heures, soit 85 jours ouvrés (sur la base de 7 heures par jour). Décomptés à partir du 2 janvier 2026 et en excluant week-ends, jours fériés et 1ᵉʳ mai, le 85ᵉ jour ouvré tombe le lundi 4 mai 2026.

Cette conversion temps/euros est symbolique (les cotisations portent sur la rémunération, pas sur les heures), mais elle traduit fidèlement le coût d’opportunité subi par le salarié : un euro de cotisation est un euro de pouvoir d’achat qu’il ne percevra pas à la fin du mois.

Comparaisons européennes

Les dates étrangères ont été calculées selon la même méthode, à partir des taux nationaux de cotisations vieillesse publique (Eurostat, OCDE Pensions at a Glance 2023) et de la part de la santé consommée par les seniors dans chaque pays.

Évolution historique 1970-2026

La rétrospective est reconstituée à partir des barèmes successifs de l’assurance vieillesse et des régimes complémentaires, intégrant les principales réformes (création de la CSG en 1991, élargissement du financement complémentaire, montée en charge progressive des taux Agirc-Arrco). Elle ne corrige pas des effets de structure (féminisation de l’emploi, montée du temps partiel) qui affectent à la marge la lecture en jours ouvrés.

Limites assumées

Le calcul ne comptabilise ni les transferts via les collectivités locales (APA, aides sociales départementales), ni la totalité de la branche autonomie, ni la part de la dette sociale Cades imputable aux retraités, ni les niches fiscales propres aux pensions (abattement de 10 %, demi-part des veufs, taux de CSG réduit). Leur intégration ferait reculer d’autant plus la date du Jour de Libération des Actifs.

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Attractivité, carrières, rémunération… Ces réformes espérées par les fonctionnaires qui devront attendre l’après-2027

DÉCRYPTAGE - Face à des salaires jugés trop faibles, aux conditions de travail dégradées et au manque de reconnaissance, un quart des agents envisageraient de quitter la fonction publique, selon un sondage mené par la CFDT.

© Rafael Ben-Ari / stock.adobe.com

71% des agents dénoncent un manque de moyens humains, 65% un manque de moyens financiers et 59% un manque de moyens matériels.
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What Google thinks you're worth | Proton

Proton a essayé d'estimer, en parcourant les enchères publicitaires, combien un utilisateur rapporte à Google. C'est bien sûr très variable selon les profils (un ado avec son smartphone rapporte moins qu'un cadre bien payé avec son ordinateur).
Attention, ces valeurs sont pour un utilisateur américain. On sait que les prix varient par pays.

TLDR:
- un utilisateur américain rapporte en moyenne 1605 dollars par an à Google en publicité.
- max : 17929 dollars (35-44 ans, état du Montana, PC, haut niveau de vie)
- min : 31 dollars (14-24 ans, état de l'Arkansas, Android, père, faible niveau de vie)
(Permalink)
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AI agents can now cost more than the humans they were supposed to replace – Startup Fortune

aka "L'IA dans la réalité, ça coûte très très cher."
Et attendez, ce n'est que le début : Quand tout l'argent des investisseurs sera cramé et que l'IA commencera à être vendue à son coût réel, ça va piquer. Très fortement. Le prix des tokens va s'envoler.

Je prévois que les boîtes qui se vantent de faire 75% de leur boulot grâce à l'IA vont ré-embaucher fortement.
(Permalink)
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Un tiers des nouveaux sites web sont créés par l'IA, selon les mesures de Stanford et l'Internet Archive qui en révèlent l'ampleur, la « théorie de l'Internet mort » reçoit un début de validation empirique

Un TIERS des sites web créés depuis 2022 ne sont pas écrits par des humains.

La cause est claire pour moi : C'est la conjonction de l'économie de l'attention des GAFAMs (qui vous rapporte de l'argent si vous arrivez à attirer l'attention) et les sociétés d'IA qui ont fourni les outils permettant d'industrialiser la création de contenu prêt à consommer afin de retenir un peu plus l'attention.

ET IL SE TROUVE que les entreprises qui bénéficient de l'économie de l'attention fournissent ou investissent massivement dans l'IA. Il n'y a pas de hasard si Google ou Facebook foncent tête baissée dans l'IA : Ils savent que cela va générer une compétition féroce entre annonceurs qui vont dépenser toujours plus en IA pour générer de l'attention, attention qui sera ensuite monnayée sur les plateformes d'enchère de publicité des GAFAMs.

Admirez l'ironie : ➡️ Les GAFAMs fournissent aux annonceurs des outils d'IA *payants* qui vont permettre aux annonceurs de gaver plus efficacement les GAFAMs. C'est assez incroyable, comme économie. Et pas franchement sympa pour les humains que nous sommes.


EDIT: Je relisais le "Manifeste du web indépendant" publié sur UZine : Ben en fait le problème était déjà parfaitement identifié. Il y a 29 ANS.
https://www.uzine.net/article60.html
Et depuis 29 ans ça s'aggrave, ça se pourrit, ça se merdifie.
(Permalink)
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Quelle électrique choisir sans se ruiner ?

Flambée des prix à la pompe ? Conscience écologique ? Ou, tout simplement, de bons souvenirs au volant de celle de votre collègue ? C’est décidé, vous passez à l'électrique. Mais quel modèle choisir ? Adapté à vos besoins, sans exploser votre budget ? Suivez le guide.

À savoir avant de faire son choix

Quelle que soit la voiture électrique choisie, il vous faudra en recharger la batterie. Le nombre de bornes publiques a explosé ces dernières années, notamment pour les chargeurs rapides, qui permettent en général de récupérer 80 % d’énergie en une demi-heure ou nettement moins. Si vous partez pour un long trajet, ce sera plus ou moins rapide selon le modèle, mais vous ne risquez plus d'être perdu sans un chargeur à l'horizon. En revanche, utiliser une borne publique pour se charger au quotidien annule la majorité des gains économiques à l'usage. Le mieux est d'avoir une prise à domicile ou sur votre lieu de travail.

Une wallbox pour accélérer la charge à domicile (avec une puissance de 7 kW en général) coûte environ 1 000 €. C'est un investissement en général inutile : se brancher sur une prise électrique classique (2 kW) ou une prise renforcée type « Green’Up » (3,7 kW) suffit dans 90 % des cas. Pour vous en assurer, un petit calcul simple : en 10 h de charge, avec un VE qui consomme 15 kWh/100 km en usage mixte, vous récupérerez 130 km à 2 kW ou 240 km à 3,7 kW. Il ne vous reste plus qu'à comparer ces chiffres à votre kilométrage journalier.

Pour les longs trajets, il est recommandé d'utiliser un planificateur d'itinéraire. A Better Routeplanner (ABRP pour les intimes) est le plus réputé. Nous nous en sommes servis pour donner un aperçu de la polyvalence de chaque véhicule en prenant pour exemple un trajet Paris-Lyon, soit environ 500 km, qui demande 4 h 20 hors pauses en voiture thermique. Nous avons considéré une charge de 90 % au départ, ne descendant jamais en dessous de 10 % au cours du trajet.

Le planificateur d’itinéraire est également un outil pratique au moment de choisir votre voiture. Vous pouvez simuler vos longs trajets les plus fréquents, calculer combien de temps un modèle vous fait gagner par rapport à un autre, et ainsi arbitrer si le gain de temps annuel vaut un investissement dans une voiture plus polyvalente. Voici un lien pour comparer différents modèles.

Ce guide fait la part belle aux modèles d'occasion car ce sont les plus accessibles. Dans ce cas de figure, les craintes des acheteurs se focalisent sur le vieillissement de la batterie, ce qui est compréhensible. Elles sont garanties en général 8 ans et 160 000 km à 80 % de leur capacité par le constructeur. Notons que les batteries vieillissent plutôt mieux qu’avant, et qu'elles ne sont pas la source des pannes les plus courantes. Il est nécessaire de surveiller les chargeurs (et l'électronique de puissance d'une manière générale). Ne vous dispensez pas néanmoins de réaliser un essai de charge si vous testez une voiture d'occasion vendue par un particulier. Exigez toujours du vendeur un diagnostic de l’état de santé (SOH) de la batterie. C'est très abordable de nos jours. Ce pourcentage vous indique combien d'autonomie il vous restera par rapport au jour où la voiture est sortie de l'usine.

Une voiture économique pour le quotidien

Les voitures électriques un peu âgées sont rarement de grandes voyageuses. Mais on en trouve des confortables, assez spacieuses pour une petite famille, et dotées de tous les équipements modernes. Pour moins de 10 000 €, elles couvriront tous les usages qu’on attend d’une voiture, dans un rayon de 100 à 200 km. Parfait pour ceux qui ne vont pas plus loin, ou ont un deuxième véhicule. Les plus longs trajets resteront possibles si vous n’êtes pas trop pressé.

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Guerre au Moyen-Orient : le pétrole grimpe faute d'avancées sur la réouverture du détroit d'Ormuz

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a pris 2,75% à 108,23 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 2,09% à 96,37 dollars.

© Mohammed Aty / REUTERS

Un marin observe le pétrolier HELGA, qui est amarré à l’un des terminaux pétroliers offshore du sud de l’Irak près de Bassora.
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L’éditorial de Gaëtan de Capèle : « Rapport sur l’audiovisuel public, le devoir de transparence »

Quoi que l’on pense des méthodes du rapporteur de la commission d’enquête parlementaire, s’interroger sur le fonctionnement d’une entreprise publique financée chaque année à 4 milliards d’euros par les contribuables n’a rien de scandaleux. Enterrer le rapport serait, en revanche, inacceptable.

© Le Figaro

Gaëtan de Capèle.
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La course à l’armement s’accélère : 2887 milliards de dollars ont été dépensés dans le monde en 2025

Aiguillonnée par les menaces de Donald Trump de claquer la porte de l’Otan, l’Europe est la région où les dépenses militaires ont le plus progressé, à 864 milliards de dollars.

© Delair

Le recul de 7,5 % des dépenses de défense américaines en 2025 s’explique par les coupes drastiques dans l’aide financière militaire à l’étranger, en particulier à l’Ukraine, ramenée à zéro l’an dernier (photo : militaires ukrainiens avec des drones français Delair) .
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Commission sur l’audiovisuel public : auteur, observations, vote… Comment est élaboré et publié le rapport ?

La publication du document final de la commission d’enquête reste suspendue au vote des députés, prévu ce lundi.

© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le rapport issu de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public doit être soumis au vote des 30 députés membres de la commission d’enquête lundi.
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