Fêtes de Bayonne : un homme condamné à 19 ans de réclusion pour des coups mortels en 2024

© Aerial Mike / ADOBE STOCK

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Sipersmechatronics, c’est un projet d’une envergure étonnante dans le monde de l’impression 3D. Piloté par un passionné en solo, ce projet consiste à ajouter soi-même un dispositif pour imprimer avec plusieurs filaments sur sa propre imprimante.
On pourrait imaginer des constructeurs industriels capables de proposer cela en ajoutant un ensemble de composants supplémentaires, des moteurs, différents capteurs et toute une mécanique en plus de l’imprimante de base. Mais là où la proposition de Sipersmechatronics est folle c’est qu’il ne s’agit de rien de tout cela. Le projet consiste à ajouter un ensemble d’accessoires purement passifs, sans le moindre bout d’électronique ni le moindre moteur. Le tout imprimé en 3D avec sa propre imprimante.

L’idée de base est de faire des supports de filaments 3D qui vont chacun prendre en charge un matériau et le glisser dans la buse de l’imprimante 3D, une approche classique donc. La trouvaille, c’est d’utiliser pour cette prise en charge non pas un ensemble de moteurs et de capteurs supplémentaires qui vont pousser le filament vers la buse, mais d’exploiter le moteur existant de l’extrudeur pour faire fonctionner ce mécanisme d’entrainement.

Sipersmechatronics
La tête d’impression de la Bambu Lab A1 propose en effet un arbre de moteur un peu plus long qui fait tourner un petit élément en façade. Cela permet de voir que le moteur, et donc l’engrenage de l’extrudeur, tournent. En supprimant ce « décor » de façade pour le remplacer par un engrenage, la rotation du moteur est exploitable pour d’autres usages..
Pour changer de filament, l’imprimante stoppe l’impression, retracte le filament utilisé et remonte sa tête pour se positionner précisément sous un des modules de gestion de matériau. Ce faisant, elle ajuste alors un engrenage présent sur la tête dans un autre intégré au châssis pour transmettre un mouvement.

Le moteur de l’extrudeur qui pousse normalement le filament vers la buse est ainsi prolongé pour faire tourner une courroie. Celle-ci est liée à cet autre système d’engrenages qui va, en tournant, déplacer le filament de chaque bobine vers un tube pour le tirer ou le pousser. On peut ainsi rétracter le matériau en place et changer pour un nouveau dans la foulée. Tout cela sans jamais avoir besoin du moindre moteur ni du moindre bout d’électronique. Uniquement un pilotage du moteur existant de l’extrudeur. Le tour de force consiste à donner à l’imprimante la liste des mouvements à effectuer ainsi que le nombre de tours de moteur d’extrudeur à réaliser dans chaque sens.

Une Bambulab A1 Sipersmechatronicsisée
Les avantages de cette idée sont nombreux puisque le projet Sipersmechatronics promet la gestion de 4 filaments par défaut et jusqu’à 8 avec tubes permettant d’engager deux matériaux différents. L’ensemble est entièrement imprimé en 3D et la seule partie qui ne pourra pas être fabriquée par sa propre imprimante est très accessible. En effet, les tubes PFE qui guident les filaments vers la buse devront être achetés. Pour le reste, il faut du PLA pour le corps et les engrenages et du TPU souple pour la courroie.

L’ajout de ce kit est totalement reversible, il ne modifie en rien l’usage de l’imprimante de base et peut donc être retiré pour un SAV par exemple. Expérimenter est totalement possible ici. Le pilotage de la solution se fait dans Bambu Studio, le logiciel de découpage de la marque Bambu Lab. des réglages doivent être effectués pour prendre en compte les différents mouvements supplémentaires pour les déplacements de la tête et les mouvements de filaments.

Pour le moment, seules les Bambu Lab A1 sont concernées par ce développement et la A1 Mini est en cours de finalisation. Le site va proposer l’ensemble des éléments pour parvenir au résultat sous la forme d’un dossier payant : documentation, code, générateur de code nécessaire, fichiers de réglages et évidemment, l’ensemble des fichiers à imprimer.
Je ne pense pas que cette solution soit la plus efficace possible en termes de déchets de purge ni en temps d’impression. Les mouvements supplémentaires initiés par la manipulation du filament auront sans doute un impact important sur ce dernier poste. Mais je salue l’idée proposée et le résultat annoncé. D’autant que le développeur pense pouvoir adapter son idée à des modules AMS. Ce qui multiplierait encore le nombre de matériaux et coloris possibles.
Je suis assez épaté de la qualité du projet et du travail mené. Il manque encore pas mal d’informations à son sujet mais le résultat est déjà assez incroyable. La complexité de la programmation de l’ensemble, le jeu des engrenages et la prise en charge de l’ensemble des éléments est vraiment un casse-tête spectaculaire.
Sipersmechatronics : l’impression 3D multifilament DIY © MiniMachines.net. 2026

Possible fin de partie pour la plateforme de vente Rakuten France ? C’est un scénario plus que probable qui est en train de se profiler. Je ne sais pas si Rakuten a eu une activité bénéficiaire depuis le rachat d’un PriceMinister déjà déficitaire en 2010. Mais la gestion de la plateforme m’a toujours paru préoccupante.
Minimachines vit en grande partie de l’affiliation et Rakuten France a depuis toujours proposé une généreuse plateforme de ce type. Pourtant, je n’ai que très rarement mis en avant ses offres. Une recherche sur le site ne liste que sept billets mentionnant Rakuten, souvent pour des offres vraiment spécifiques et parfois pour parler e-commerce. Pourquoi ce désamour pour le site ? C’est assez simple. Je n’aime pas son fonctionnement, je n’ai jamais aimé cette place de marché. Trop de problèmes, trop de déboires, trop de permissivité avec des vendeurs qui apparaissent et qui disparaissent du jour au lendemain. Des garanties qui s’évanouissent, un service client qui ne répond pas et surtout, surtout, une concurrence qui fait aussi bien voir mieux.
Parfois des prix « Rakuten » sont plus intéressants que les prix des concurrents. Cela ne joue jamais à grand chose. 1, 2 ou 5€ de moins sur des factures de 300€. J’ai passé l’âge de me dire que je vais acheter un truc chez un vendeur de place de marché pour le payer 278€ au lieu de 279€ chez une boutique à laquelle je suis habitué. Et, apparemment, je ne suis pas le seul.

Rakuten France pullule de produits illégaux
Le problème de Rakuten France, c’est qu’ils n’ont rien construit. La marque n’a pas de réputation pour sa place de marché. Ou plutôt, sa réputation n’est pas glorieuse. Malgré d’excellentes positions dans divers médias, une marque forte dans le sport, la réputation des excellentes liseuses Kobo et la force d’une plateforme publicitaire avec un gros réseau, tout ce que l’on retient de Rakuten France en tant que place de marché n’est pas glorieux. Sa seule force était ses tarifs et si je parle au passé, c’est parce qu’à jouer sur les prix, l’enseigne s’est faite doubler par de nouveaux acteurs. Ce que Rakuten appelle un marché en « rapide mutation » est en réalité la trace d’une marque qui n’a pas su fidéliser ses clients.

En ne jouant que sur les prix, soit en direct, soit en proposant des offres de cashback, Rakuten France a tenté de court-circuiter les magasins traditionnels. Tant et si bien que ces magasins ont fini par s’en servir comme plateforme publicitaire et secondaire pour écouler leurs produits : Darty, Auchan, Intermarché, Décathlon, Zalando, LIDL, Carrefour et bien d’autres ont fini par poser leurs valises chez le vendeur… via la plateforme publicitaire de la marque. Probablement pour essayer de sauver les meubles.

Proposer un site de vente dont la promesse est de faire des économies en achetant ailleurs est tout de même une révolution dans le commerce…
Depuis PriceMinister la marque n’a pas bougé. Elle est restée ce qu’elle est : un casseur de prix ne fournissant qu’un maigre service. Et la clientèle n’a aucune raison de préferer ce type d’enseigne à une autre si le seul argument est le prix d’achat. Impossible de retenir un client si la seule stratégie est d’être un euro moins cher. Il suffit que le concurrent soit au même niveau pour vous battre. Fautes de marges, la plateforme a continué à perdre beaucoup d’argent sans sembler vraiment compter changer de stratégie.

Et sans changer ses méthodes de marketing abusées de toutes parts. Un exemple « d’aventure » personnelle que j’ai eue avec Rakuten fut assez édifiant. Je cherchais en 2023 un jeu de société d’occasion sur LeBonCoin et je tombe sur un article neuf à prix « cassé ». Je contacte le vendeur qui m’explique tout simplement qu’il peut me générer des codes Rakuten proposant 10€ de réduction sur le site. Il faut simplement avoir un email jamais utilisé. Lui empoche une affiliation parce qu’il apporte de « nouveaux clients » à la plateforme. L’acheteur économise 10€… Et le site perd probablement une fortune. Surtout qu’au vu du profil du vendeur LeBonCoin, sa stratégie touchait plusieurs dizaines de références où il se « placait » mieux que les produits d’occasion. Un gouffre de pertes possible probablement exploité de manière industrielle.

Un des gros arguments de la plateforme. Le Cash-Back, est une solution qui permet de cumuler des points qui vont se transformer en remise. Pratique classique des magasins qui veulent retenir leur clientèle, du supermarché au vendeur de pizza, c’est également une stratégie limitée. Chaque achat sur Rakuten France rapporte des « points » qui vont pouvoir être monnayés pour de futurs achats.
L’idée est à peu près toujours la même. Le vendeur de pizza s’assure que vous n’irez pas chez un concurrent en tamponnant votre petite carte de fidélité. Le supermarché veut que vous poussiez toujours ses caddies. Rakuten France transforme une fraction de sa marge sur certains produits en remises sur ses rayons. L’idée étant comme toujours d’attraper des clients en leur faisant miroiter de formidables baisses qui se traduisent en réalité péniblement par quelques maigres pourcents de moins sur un total qui n’est alors plus analysé.

1% de cash back ! Wow !
En générant 5€ de remise en cash-back, le magasin en ligne crée des œillères au client qui sera moins sujet à l’analyse et à la comparaison de prix. Il voudra un retour sur investissement, pressé par un email lui expliquant la prochaine limite de validité de ses avantages. Il paiera ainsi peut-être un produit remisé plus cher que chez un concurrent ou achètera un produit dont il n’a pas besoin pour ne rien « perdre ».
Évidemment des « baisses » de 10 ou 20% sur vos achats au travers d’une génération de Cash-back ne sont pas financièrement possibles. Les 10% promis étant exploitables de manière universelle sur le site, ils reviennent à financer des concurrents dans la majorité des cas. Si vous vendez une perceuse avec 20% de remise en cash-back, il y a peu de chance que l’acheteur se serve de ce cadeau pour en acheter une seconde le mois suivant. Aussi les remises sont en général « rattrapées » par les prix de base. Comme les vendeurs étrangers intègrent le prix des frais de port dans leurs tarifs, le Cash-Back est en réalité souvent intégré dans le prix de vente de base des produits.

Les chiffres donnés par la direction sont édifiants : « Le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur cette même période », indique-t-elle. Une Bérézina qui montre que cette course aux prix n’est pas une excellente stratégie. Surtout que pour la tenir, Rakuten a ouvert ses portes aux pires vendeurs possibles.
Entre ceux qui proposent des EDPM illégaux capables de grimper à 70 Km/h sans aucun certificat de conformité, le marché gris de licences, les annonces de produits rocambolesques, les produits non conformes et le Dropshipping déguisé, la plateforme a tout fait pour échauder ses clients. Quelle surprise pour un acheteur lambda de découvrir que le matériel commandé à un vendeur « français » a en fait été expédié de Chine, taxes à l’appui. Quelle stupeur de voir que le produit reçu hors-service n’a droit à aucun SAV car la boutique qui l’a expédié a tout simplement disparu. Quel choc pour un client de constater l’étendue de l’imagination de différents profils de vendeurs pour vendre des produits pas adaptés à notre pays.
Il est facile de comprendre pourquoi Rakuten a vu sa clientèle disparaitre. Un acheteur échaudé ne va pas retenter l’expérience deux fois. Sur les forums et autres groupes où je traîne, la proposition d’un produit sur Rakuten se solde toujours de la même façon. Suite à la proposition d’un lien c’est en général toujours en gros la même remarque qui est faite : « Rakuten, merci mais non merci. »

Rakuten France
L’idée qu’un repreneur puisse surgir et sauver le site In-extremis semble compromise. Il y aura peut être quelques offres farfelues pour tenter de reprendre quelques éléments de l’enseigne. Certains s’intéresseront sans doute à son carnet d’adresse même s’il est disponible sur le Dark Web… Mais je ne vois pas l’intérêt de sauver le site dans l’état. Les plateformes de e-commerce sont nombreuses, les places de marché encore plus.
Si personne ne se porte acquéreur, l’enseigne fermera sans doute ses portes cet été.
Rakuten France : une disparition de l’enseigne cet été ? © MiniMachines.net. 2026

© Jack Taylor / REUTERS

Impossible de savoir si le stock du Steam Controller était important ou non, seule certitude, entre le moment de sa mise en vente et le moment où il est passé en rupture, ça n’aura pas duré longtemps.

Cela ne veut pas dire que le stock de la manette était trop limité, les chiffres de Steam sont régulièrement colossaux, avec très souvent des millions de joueurs simultanés sur la plateforme. La marque a ici employé tout son savoir-faire marketing pour mettre en avant son produit et si les taux de transformation mis en place pour les alertes de sorties de jeu fonctionnent aussi bien avec son matériel, ce sont probablement des centaines de milliers de clients potentiels qui ont reçu un message les prévenant de la disponibilité du Steam Controller au même moment.

Il est possible que la quantité de manettes écoulées en quelques minutes corresponde à la totalité du nombre de manettes d’une marque classique en un trimestre. Début janvier, plus de 40 millions de joueurs étaient connectés en simultané sur Steam. Des millions de Steam Decks ont été vendus et de nombreux utilisateurs ont installé des systèmes comme Bazzite sur des PC de salon pour retrouver l’écosystème de SteamOS. Si un très faible pourcentage de ces clients potentiels ont décidé de passer commande, les ventes ont un potentiel colossal.
Le stock a donc immédiatement fondu, avec la patience d’un flocon de neige sur une poêle bien chaude. Valve avait annoncé un stock « conséquent », ce qui ne veut pas dire grand-chose. Mais si un million de personnes se connectent pour acheter une manette, ou juste pour voir si le stock est bien réel, aucun entrepôt rempli à ras-bord n’aurait pu faire face à un tel appétit.
Cette vidéo hypnotisante présentait comment Valve avait géré la production de sa première manette Steam. Impossible de savoir si aujourd’hui la marque a décidé de fabriquer ses manettes ou a confié la production à un sous-traitant. Rassuré sur ses ventes, la production pourrait repartir à la hausse et les stocks revenir dans le vert assez rapidement. L’éditeur communiquera peut être, avec des chiffres sur ses ventes pour ce bref moment de commercialisation. C’est en tout cas un excellent ballon d’essai pour Valve qui va sans doute être rassuré sur l’appétit actuel de sa plateforme. Un bon moyen de prendre la température avant la toujours très hypothétique sortie de sa Steam Machine. C’est également un excellent moyen marketing. La première salve a disparu d’un claquement de doigt, si vous tenez a obtenir une manette, il ne faudra pas trop traîner lors de sa remise en stock.

Le Steam Controller fantôme
C’est un point important à prendre en compte, il me semble. La manette a été jugée trop chère par de nombreux commentateurs qui ne voyaient pas là un investissement intéressant. C’est un point de vue parfaitement défendable et qui a du sens pour beaucoup de monde. A 99€ pièce, la manette est plus de quatre fois plus chère qu’une solution sans fil très correcte comme la Gamesir Nova 2 que j’utilise et qui fonctionne admirablement bien. Et pourtant, la manette de Valve est partie sans problème.
C’est un élément assez clair désormais sur le marché informatique. Les prix élevés ne font plus fuir tout le monde. On l’a vu lors de la crise des cartes graphiques avec le COVID, les prix avaient beau avoir totalement explosé sur les puces les plus puissantes, des acheteurs faisaient toujours la queue pour se les procurer. Aujourd’hui plusieurs constructeurs m’indiquent que le seul frein sur les ventes n’est pas lié au tarif mais à la disponibilité des composants. Malgré des prix en nette hausse, quasiment tout ce qui est proposé est vendu.
À 99€ pièce, la manette Steam Controller paraissait trop chère pour certains, tout comme la mémoire vive ou le stockage paraissent excessivement onéreux pour d’autres. Pourtant les produits se vendent sans problème. Les « tièdes », ceux qui n’arrivent pas à sauter le pas d’un investissement sont en réalité « ceux qui ont le choix de ne pas le faire » m’explique un commercial d’une grande marque de PC. Les autres, les entreprises, les industriels, mais aussi les particuliers qui subissent une panne ou qui ont le jeu comme loisir principal, ne regardent finalement pas trop à la dépense. Ce qui, évidemment, n’incitera pas les constructeurs à baisser leurs tarifs quand ils le pourront.
Steam Controller : une pénurie immédiate chez Valve © MiniMachines.net. 2026

Mise à jour de prix : passage de 349€ à 299€.
Billet original : La mode est aux vidéoprojecteurs compacts et mobiles, des outils que l’on va balader de pièce en pièce suivant ses besoins. Le ETOE Seal Pro propose ce type d’usage avec une belle luminosité, un décodage UltraHD et une image 1920 x 1080 pixels.

ETOE Seal Pro
Salon, chambre ou salle de jeu, les vidéoprojecteurs mobiles sont devenus des alliés plus courants au fur et à mesure que leurs tarifs ont baissé. Le ETOE Seal Pro rejoint ce mouvement avec un prix plus élevé que des solutions entrées de gamme, mais des atouts intéressants dans son fonctionnement. D’abord sur la forme, l’objet est pensé pour être mobile avec une anse de transport qui servira à le déplacer de pièce en pièce facilement. Le cœur de l’appareil comme son optique sont également scellés pour ne pas être sensibles à la poussière. Le ETOE Seal Pro propose par ailleurs des enceintes intégrées Dolby Audio en 2 x 10 watts pour une prise en charge du son totalement autonome.

S’ajoutent à cela des fonctions de lecture multimédia complètes avec une certification Android TV 11.0 et une prise en charge des DRM lui ouvrant la porte à des programmes variés : Netflix, Prime Vidéo, Youtube, Disney+, HBOmax ou Hulu sont lus sans souci. Une compatibilité avec les fonctions Chromecast et Google Assistant est aussi de la partie et il sera possible de télécharger des applications présentes sur le magasin Google : VLC, Plex, Kodi, Molotov ou autres.

L’image projetée est en FullHD mais la lecture de programmes UltraHD est possible, ils seront simplement adaptés à la bonne définition. Les contenus HDR sont pris en charge et la projection est assurée avec une riche luminosité de 1000 nits. La marque annonce une diagonale maximale de 200 pouces ce qui est par expérience la limite extrême de ce type de solution. En réalité, pour une image nette et efficace, il vaut mieux rester dans des diagonales plus sobres de 150 à 160 pouces au maximum et la marque indique proposer la meilleure image en 100″ ce qui est déjà énorme par rapport à un téléviseur classique.
Des fonctions de zoom permettent par ailleurs d’ajuster l’image à 50% de sa taille au besoin pour adapter facilement le positionnement du projecteur sans avoir à le reculer ou le rapprocher de la surface de projection. Le réglage du focus et de la correction trapézoïdale sont automatiques avec un réglage manuel au besoin. La correction des angles peut se faire automatiquement jusqu’à 40°. L’usage d’un écran de projection est évidemment recommandé, mais avec 1000 ANSI Lumens, la projection est suffisamment lumineuse pour ne pas en avoir systématiquement besoin.

L’objet en lui-même embarque un SoC Mediatek 9630 avec un circuit Mali G52. Une puce pensée pour ce type de dispositif vidéo avec quatre cœurs Cortex A53 à 1.5 GHz et des capacités de décodage complètes : les formats AV1, AVS2, HEVC, VP9 et H.264 sont gérés nativement. Le SoC est accompagné par 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage de base et il est intégré dans un châssis qui mesure 25.7 cm de haut sur 19.2 cm de large et 17.8 cm de profondeur. Son poids est de 4.7 Kg.

Une connexion sans fil Wi-Fi6 et Bluetooth 5.1 est disponible et différents connecteurs sont visibles à l’arrière du châssis : Un jack d’alimentation, un USB 2.0 pour embarquer des clés ou autres avec vos propres contenus, une entrée HDMI 2.1 pour lui brancher une console, un PC ou autre. Un port Jack audio 3.5 mm pour déporter le signal vers des enceintes ou un ampli, mais qui fait également office d’entrée A/V pour un vieil appareil (limité en 480p si mes souvenirs sont bons). La télécommande livrée exploite le Bluetooth afin de dicter des ordres à la machine ou de faire des recherches plus facilement.

L’utilisation directe via une interface située au-dessus du projecteur est aussi possible. Bref, on retrouve un petit vidéoprojecteur facile à balader, facile à installer, lumineux et autonome pour la gestion d’un son spatialisé. Parfait pour venir squatter une chambre, projeter un film dans le salon ou servir d’écran de jeu géant pour une soirée entre amis. Connecté à un PC portable, une console ou même en direct à un smartphone avec ses fonctions de partage Chromecast ou sa lecture autonome sur USB, c’est un engin aux multiples possibilités.

Il est sorti à 349€ et baisse aujourd’hui à 299€ chez Geekbuying. Stocké dans des entrepôts Français, il sera chez vous très rapidement après votre commande sans frais de port. La marque ETOE n’est pas très connue en Europe mais propose de nombreux projecteurs de ce type avec de très bons retours.
Bon Flan : Vidéoprojecteur ETOE Seal Pro certifié Netflix à 299€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

On ne connait pas le montant du rachat de Phoenix Technologies par Lenovo mais le changement est stratégique pour le constructeur. La marque Phoenix est l’un des rares développeurs de BIOS/UEFI du marché avec AMI et Insyde. Ce groupe restreint détient les clés du dialogue initial des PC avec les systèmes d’exploitation. Le BIOS étant, en quelque sorte, la « cartographie » du matériel embarqué dans votre PC qui se dévoile au démarrage.

Phoenix Technologies, c’est un vieil acteur du monde PC. La marque existe depuis la fin des années 70 et a développé de nombreuses innovations indispensables aujourd’hui. Avec des dizaines de brevets en poche, des marques fortes et des développements majeurs comme SecureBoot qui pilote la sécuité des solutions UEFI, mais aussi des fonctionnalités de pilotage de serveur (ServerBMC) ou la sécurité du code même des BIOS/UEFI (FirmCare). C’est également un acteur majeur dans le développement et la gestion et la certification de l’UEFI.
Enfin, ces dernières années, la société a mis son savoir faire au service d’industriels du monde de l’IA. Développant les BIOS de solutions embarquées dans des datacenters autour de puces à faible coût énergétique pour l’IA tout en gardant un pied dans le monde industriel en proposant des adaptations de ses technologies à des solutions embarquées.

Pour Lenovo, acheter Phoenix Technologies est un moyen de concentrer un peu plus son savoir-faire. La marque ne coupera probablement pas les ponts avec ses autres clients mais en rachetant les brevets et les hommes, le constructeur s’offre les moyens de développements sur mesure tout en évitant de devoir passer à la caisse pour chaque machine vendue.
Phoenix Technologies gagne de l’argent sur chaque BIOS installé, une somme dérisoire mais multipliée par des millions d’unités chaque année pour le numéro un mondial de cette industrie. Chaque trimestre, des dizaines de millions de PC Lenovo ne paieront plus leur dîme pour simplement pouvoir démarrer. C’est également un moyen intéressant pour développer des outils pour le futur. Et la marque en a le potentiel.
Luca Rossi, président de la section « Intelligent Devices » de Lenovo indique que cette internalisation va permettre au constructeur de proposer un meilleur contrôle sur son matériel. Proposer une sécurité accrue et affiner les capacités de ses machines. La marque Phoenix Technologies est partenaire de Lenovo depuis plus de vingt années. Les deux entreprises se connaissent bien et on imagine que le scénario de ce rapprochement dans la même structure a été pesé sous tous ses aspects.
Outre la possibilité de proposer des BIOS adaptés aux enjeux de l’IA locale, on imagine des développements permettant d’allouer un maximum de mémoire vive pour les circuits graphiques par exemple, au delà des actuelles propositions des développeurs.

Difficile de faire de même pour les concurrents dorénavant. Phoenix Technologies a été le premier de ces développeurs sur lesquels comptent les industriels du monde informatique à se faire racheter, mais il est quasi impossible qu’un autre suive la même voie. On imagine assez mal qu’un développeur de BIOS comme AMI ou Insyde puisse tomber désormais dans l’escarcelle de Dell ou HP. Et c’est un élément majeur de ce rachat.
C’est un excellent moyen pour le fabricant et le gouvernement Chinois de récupérer une entité qui lui est absolument indispensable. Entité qui pourrait faire partie d’une salve de restrictions techniques ou commerciales imposée par son grand rival de l’autre côté du Pacifique. On a vu en octobre dernier que le gouvernement Chinois poussait sa propre solution de gestion en remplacement de l’UEFI avec la technologie UBIOS. En empochant Phoenix Technologies, Lenovo dispose d’une alternative complète à ce premier mouvement. On imagine facilement que l’administration Américaine pourrait faire pression sur ce type de point névralgique, en mettant des restrictions sur les exportations de BIOS et les partenariats, pour paralyser Lenovo et toute l’économie informatique Chinoise. C’est désormais chose impossible.
On aurait eu du mal à imaginer qu’après 20 ans de partenariat, Lenovo rachète AMI. La marque, dont le nom est littéralement American Megatrends, restera donc américaine. Et restera absolument neutre. Et puis, l’image du phoenix correspond sans doute beaucoup mieux à l’imaginaire et à la culture chinoise. L’idée de cet oiseau qui renait de ses cendres est, littéralement, née en Asie.
Source : Lenovo
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C’est la fuite classique. Le Ryzen AI Max+ PRO 495 apparaît au détour d’un test de performance Passmark publié en ligne. On découvre une puce « Refresh » qui ne change pas grand chose par rapport aux solutions actuellement commercialisées par AMD. A quelques petits détails près.
Le Ryzen AI Max+ PRO 495 ressemble donc énormément aux puces Strix Halo actuelles avec quelques petits bonus techniques. On reste sur une architecture Zen 5 semblable à celle des Ryzen AI Max+ PRO 395. 16 Coeurs, 32 Threads et un circuit graphique Radeon 8065S et des fréquences juste un poil boostées par rapport aux puces actuelles. On passe de 3.0 GHz de base et 5.1 GHz en Boost sur les 395 à 3.1 et 5.2 GHz sur les 495. En pratique, peu de différence en termes de performances de calcul brut. Les tests Passmark évoquent un gain de 3% en monocœur et 4 % en multicœur…

Ryzen AI Max+ PRO 495
L’évolution de cette puce Ryzen AI Max+ PRO 495 s’explique entièrement par la manière dont le marché se structure pour 2026-2027. AMD sait pertinemment qu’en termes de PC grand public classique, les années à venir seront catastrophiques. Il ne sert à rien de proposer des processeurs radicalement nouveaux. Le public ne pourra probablement pas en profiter. Autant garder de nouvelles fonctionnalités pour un futur où le marché sera plus sage et plus accessible.

Les puces AMD Strix Halo actuelles
Ce qui a des chances de fonctionner pour les trimestres qui viennent par contre, c’est l’IA. Et en particulier le développement de solutions locales. Choses dans lesquelles les Ryzen AI Max+ PRO 395 montrent d’excellentes capacités actuellement. La puce Strix Halo est certes sortie pour équiper des ordinateurs portables haut de gamme, mais a fini par devenir un véritable moteur d’IA locale. Et c’est sur cette voie qu’AMD capitalise

Cela peut sembler totalement contre-intuitif au vu des tarifs actuels mais la nouvelle puce d’AMD vise précisément des configurations aux énormes capacités mémoire. Si les puces Strix Halo ont pu séduire des utilisateurs d’IA locale, c’est parce qu’ils permettent de piloter jusqu’à 128 Go de LPDDR5x et d’en allouer la grande majorité à leur circuit graphique Radeon. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est quasiment impossible de trouver une puce Strix Halo qui ne soit pas épaulée par défaut de 128 Go de mémoire soudée.
Le Ryzen AI Max+ Pro 495 pousse l’aventure encore un peu plus loin avec un maximum de mémoire qui pourra atteindre 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. 8 modules de 24 Go semblent exploités autour de la puce. Cela va permettre de piloter des LLM plus importantes et donc d’optimiser encore les capacités de la plateforme. Car, contrairement aux joueurs essorés par les prix actuels des composants, les personnes interessées par ces usages n’ont pas les mêmes limites budgétaires. PME, laboratoires, chercheurs, ceux qui veulent une IA locale pour travailler ou développer des outils vont voir les machines sous Ryzen AI Max+ PRO 495 comme un investissement et non pas comme une dépense.
Évidemment, l’arrivée de ce genre de puces hyper gourmandes va pousser les marques à développer des machines toujours mieux équipées en mémoire. Et comme il s’agit de mémoire soudée à la carte mère, elle sera preinstallée par défaut. Un détail qui ne risque pas d’émélioer la situation de tension actuelle mais qui, au contraire, pourrait la rendre encore un peu plus tendue.
Les grandes marques se sont en effet laissées surprendre par cet usage quelque peu détourné des puces Strix Halo. Gageons qu’elles ne rateront pas le train pour les Ryzen AI Max+ PRO 495.
Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché
Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale © MiniMachines.net. 2026

La clé USB à 3€ de Back Market est présentée comme une solution miracle pour basculer un PC sous Windows 10, non éligible à un passage vers Windows 11 vers un système d’exploitation alternatif : ChromeOS Flex.

Vous en avez certainement entendu parler puisqu’il s’agit avant tout d’une opération marketing, la Clé USB à 3€ de Back Market ne propose rien de moins que de transformer les ordinateurs « coincés » sous Windows 10 vers des engins sous Chrome OS Flex. Les Numériques a testé cette fameuse clé et vous êtes plusieurs à m’envoyer des messages à ce propos. Me demander si c’est une alternative intéressante pour un « vieux PC » sous Windows 10.
L’idée n’est pas nouvelle et le monde du libre propose cette alternative depuis des années et des années. On prend une clé USB basique, on installe un système dessus avec les logiciels mis à disposition par différents développeurs comme Rufus ou Balena Etcher. Et on démarre son PC avec la clé branchée pour démarrer dessus et… on se laisse guider.
Chez Back Market, l’idée est donc de surfer sur la problématique de l’abandon prochain des mises à jour de sécurité de Windows 10 par Microsoft, après l’extension obtenue par l’Europe, et de l’impossibilité de passer à Windows 11. En choisissant leur clé, sur laquelle ils ne doivent pas gagner d’argent mais qui leur fait une belle publicité, on peut basculer sous ChromeOS Flex.

ChromeOS Flex : les éléments indispensables
Premier constat, si des problématiques techniques subsistent, le système de remplacement proposé n’est pas un cadeau. Le site Back Market met en garde l’utilisateur sur les éventuelles problématiques liées à l’installation. Qu’on soit face au mur d’un accès au BIOS pour un néophyte ou d’un conflit materiel pour un utilisateur avancé, le choix de basculer vers un nouveau système n’est pas forcément anodin. Surtout pour ChromeOS Flex. Le support n’est pas aussi ouvert et complet qu’une distribution Linux, si votre matériel est un peu exotique, la bascule peut s’avérer problématique. Voire impossible. La clé Back Market propose de tester l’installation en « Live » pour evaluer le comportement du système sur votre machine. Une proposition classique des distributions Linux qui permet de prendre en main son materiel en conditions presque réelles avant de sauter véritablement le pas.
Cela permet de voir si tout est « reconnu » dans votre PC. Les éléments de base, évidemment, comme le clavier, la souris ou le pavé tactile, l’écran et ses définitions, le système audio, le sans-fil mais également les éléments à côté comme la webcam, le micro, le lecteur d’empreintes… C’est généralement sur ces détails plus ou moins exotiques que les choses se corsent.
Et c’est un point assez important car là où vous allez avoir des tonnes de documentation, des forums d’aide et de l’écoute côté Linux, vous n’aurez que peu de retours face à vos problèmes sur ChromeOS Flex. Les ressources sont bien plus faibles que sur Ubuntu, Fedora, Debian et dérivés. C’est « ça marche ou ça casse » plus que « ça va finir par marcher ».

Cela reste néanmoins une solution efficace sur bien des postes et, il faut bien le dire, assez souvent compatible avec les machines nées « sous Windows 10 ». C’est à dire des machines proposées depuis 2015 et normalement assez bien pourvues en mémoire vive et en stockage. Si le système est plus à l’aise avec un SSD et un minimum de 8 Go de mémoire vive, il s’en sort correctement avec 4 Go de ram et un disque mécanique. Google dresse une liste, non exhaustive, de machines certifiées.
D’un point de vue purement mécanique, il y a donc du pour et du contre. Le système peut être intéressant d’un point de vue technique pour remettre d’aplomb un PC assez standard. Même s’il pourra poser des soucis techniques ou ne pas fonctionner dès le départ. Aquel cas, l’essai d’une distribution Linux pourra être une alternative tout à fait valide.

Si vous voulez essayer de votre côté ChromeOS Flex sur un PC en préparant une clé USB c’est tout à fait possible. Il suffit de suivre les étapes assez classiques de préparation d’une clé USB de 8Go ou plus. On comprend alors vraiment que la démarche de Back Market est avant tout publicitaire. Certes, le site ne vend pas les clés à des tarifs délirants et cela colle bien à leur approche visant a recycler des produits, mais il n’est absolument pas nécessaire d’acheter leur produit pour tenter l’aventure.
Et c’est bien le point central de cette offre. Si ChromeOS Flex vous est proposé gratuitement, Google n’est pas une organisation à but philantropique. Au contraire des distributions Linux classiques qui vous donnent les clés de leur système sans contrepartie autre que celles que vous voudrez bien leur donner, Google va aspirer toute votre vie numérique à la racine. Le système échange sa gratuité contre un profilage profond et permanent de tous vos faits et gestes. Il va limiter l’installation des outils à ceux reconnus par Google, qualifier votre profil et le monnayer en permanence.

On parle souvent d’écosystème Google en mettant en avant un univers où vous êtes déjà plongé par l’emploi d’un ou plusieurs outils : service d’email, navigateur, traitement de texte et autres. C’est généralement un discours qui se conjugue avec le fait que votre « smartphone » est possiblement sous Android. Cette idée du « j’y suis déjà jusqu’au cou alors un peu plus ou un peu moins » est assez pernicieuse en réalité.
Est-ce que la bonne méthode quand on sait qu’on a mis le doigt dans l’engrenage d’un système qui vous piste et influe sur votre vision du monde est d’y abandonner toute la main et puis le bras en se disant « au point où j’en suis ». Où est-il préférable de lutter au maximum et de ne pas se laisser aller à une certaine fatalité. Et cela commence par se dire que si on est enfermé dans un système comme Android d’un côté, il est possible de garder une certaine confidentialité de ses données au travers d’un système plus anonyme de l’autre. Cela n’empêchera pas éventuellement d’accéder à des services Google comme un client email ou des documents en ligne au travers d’un navigateur. Mais cela vous laissera le choix du navigateur sans être pisté dès la seconde où vous démarrez votre machine.
En bref, il faut prendre l’offre Back Market pour ce qu’elle est, une offre publicitaire de clé USB 8 Go à 3€, totalement parrainée par Google qui garde une idée derrière la tête. Si vous avez le courage de tenter l’aventure ChromeOS Flex, vous pouvez essayer celle d’un Linux Mint4, d’une solution Debian ou d’un Ubuntu.
L’offre Clé USB à 3€ sous ChromeOS Flex de Back Market a t-elle du sens ? © MiniMachines.net. 2026

Le Topfeel Deskone est une des solutions qui commencent à fleurir sur le marché des « petits PC » de jeu à destination du salon. D’un format compact, le boîtier ne fait que 5 litres grâce à un tour de passe-passe, il est pensé comme une véritable minimachine de jeu complète et évolutive.
La sortie de la Steam Machine de Valve est encore très floue, aucune date précise ni aucun tarif n’ont pour le moment été évoqués. Mais des détails ont emergé qui font que de multiples constructeurs se mettent sur les rangs pour proposer des alternatives. Le Topfeel Deskone en est une.
Lors de l’annonce de la Steam Machine le marché n’a pas beaucoup réagi. Certains fabricants de MiniPC ont bien essayé de surfer sur la vague, mais pour la plupart, les constructeurs sont restés assez éloignés du format. Sans prix de référence, sans idée concrète des performances de l’engin, sans calendrier pour se positionner, les constructeurs n’ont pas proposé de solution à positionner en face. Il faut dire que, déjà, une autre problématique émergeait : les premières tensions sur le marché des composants poussaient même Valve à retarder le lancement de sa solution. Quelques mois plus tard, alors que Valve donne quelques signes d’une sortie avec l’annonce de sa manette de jeu Steam Controller, les choses évoluent.
Est-ce parce que l’idée d’un prix d’appel est passée à la trappe pour la Steam Machine ? Est-ce parce que tout le monde a eu du temps pour réfléchir à des alternatives compactes ? Toujours est-il que de nombreux projets sont en train d’émerger pour concurrencer la solution de Valve et le Topfeel Deskone en est un.

Topfeel Deskone W1
Equipée d’une carte mère au socket AM5, la petite machine ne mesure que 19.8 cm de haut et autant de profondeur pour 12.5 cm de large. Un format qui reste très modeste mais qui permet d’embarquer des processeurs jusqu’aux Ryzen 9000 dans une posture parfaitement évolutive. Deux supports de barrettes UDIMM DDR5 et trois ports M.2 sont disponibles. Les deux premiers ports sont dédiés au stockage avec du PCIe 5.0 et le second, au dos de la carte mère en PCIe 4.0. Le troisième port en M.2 2230 permettra de choisir sa carte sans fil.

Un port PCIe permettra de glisser, certes au chausse-pied, une carte graphique dans le boîtier. Celle-ci devra rester sagement dans une longueur de 18.8 cm maximum mais pourra être de pleine hauteur sur deux slots. Il existe quelques cartes AMD et Nvidia dans ce format et le Topfeel Deskone pourra donc les piloter sans problèmes. A une restriction près.
Pour tout faire tenir dans son petit boitier et assurer une dissipation correcte des composants, le constructeur emploie un bloc d’alimentation externe et non pas une solution classique. Cela permet de dégager de la place et de laisser l’engin respirer. Cela veut également dire qu’il existera des contraintes techniques liées à la gourmandise des puces embarquées, aucun processeur de plus de 150 W de TDP ne sera piloté par la carte. Un Ryzen 7 9800X3D pourra être pris en charge mais les solutions les plus gourmandes d’AMD comme le Ryzen 9 9950X3D2 a 200 W de TDP ne pourront pas trouver leur chemin à bord.

Pour refroidir l’ensemble, le Topfeel Deskone propose plusieurs éléments techniques. D’abord, un système de dissipation sur-mesure avec une ventilation d’un bloc à ailettes avec 6 caloducs pour le processeur. Une large ouverture sur le côté pour laisser la carte graphique respirer et une circulation interne assurée par un duo de ventilateurs de châssis de 12 cm.

La connectique proposée par le Backpanel liste par défaut des sorties HDMI et DisplayPort, des USB variés, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et même un port OCuLink. Une solution qui conviendra à ceux qui ne veulent pas enfermer de carte graphique dans un si petit boitier ou qui en veulent une plus imposante, mais qui n’a pas beaucoup de sens. Le recours à une solution Mini-ITX étant alors plus pertinent que ce que proposera le Topfeel Deskone.
Cette machine n’a pas encore de prix et ne sortira probablement jamais en Europe. Néanmoins, elle reflète très bien ce à quoi nous pourrons nous attendre au vu des catalogues de produits poussés en avant en ce moment par énormément de petites marques. L’idée est encore et toujours de proposer une alternative plus « classique » et évolutive à la solution de Valve… dès que ce dernier aura dévoilé ses dernières cartes : son calendrier de sortie et son prix.
Source : VideoCardz
Topfeel Deskone : la Steam Machine stimule les constructeurs de petits PC © MiniMachines.net. 2026

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Entre des prix trop élevés et des disponibilités impossibles pour un développement industriel, la gamme de cartes Jetson voit ses modèles LPDDR4 totalement abandonnés par Nvidia.
Comme la majorité des constructeurs de cartes de développement, la gamme de cartes de développement Jetson de Nvidia souffre de la situation de la mémoire vive et, en particulier, de la pauvreté de l’offre en mémoire DDR4/LPDDR4. De Raspberry Pi à Radxa en passant par Friendly Elec et la myriade d’autres constructeurs qui vivent autour de ces produits, grands comme petits, ce secteur va assez mal en ce moment et tous les tarifs augmentent en flèche.
Les cartes Nvidia Jetson équipées de mémoire LPDDR4 sont donc particulièrement touchées. Chez beaucoup de constructeurs, la disparition est passée sous silence, les boutiques ne sont simplement plus livrées. Nvidia informe surtout ses partenaires industriels des mouvements qu’il pratique. La marque communique donc sur « une accélération de la fin de vie de certains modules spécifiques ».

La liste est donc la suivante :
Les Nvidia Jetson TX2 NX en 4 et 8 Go
L’ensemble des Nvidia Jetson TX2i
Les Nvidia Jetson AGX Xavier de type industriel et les versions 32 Go
La Nvidia Jetson Xavier NX
Ce sont de « vieux » modules, mais qui sont encore largement implantés dans des produits industriels. Tous datent d’avant 2021 et vont suivre un calendrier précis de distribution EOL (End Of Life / fin de vie). Les dernières commandes se feront dans les mois qui viennent et jusqu’au 15 juillet prochain. Elles ne pourront plus être annulées ni retournées. Cela laisse un peu de temps pour les industriels pour faire des réserves avant de changer de modèle vers des solutions de type Nvidia Orin ou compatibles.
Au 15 juillet 2027, Nvidia cloturera les derniers achats de cartes Jetson intégrées dans des produits. A partir de cette date, il ne sera plus jamais possible de commander ces produits.
La majorité des cartes de développement suivent actuellement une voie encore plus brutale. Les prix des composants ont tellement explosé et la quantité de mémoire disponible en format LPDDR4/LPDDR4x a tellement diminué qu’il n’est plus rentable de les produire. Sur une carte de développement imaginée pour une commercialisation à 30$ HT avec 1 Go de mémoire vive, il n’est pas tenable d’acheter le module de mémoire seul à 15$ HT. La réception par ces industriels d’une faible quantité de mémoire par rapport à leurs besoins les oblige à faire des choix et leurs boutiques sont désormais vides.

NanoPi R3S
Je regardais ce matin les disponibilités de certaines cartes sur le marché. Une NanoPi R3S lancée en 2024 avec 1 Go de LPDDR4 était listée à 30$ HT. L’option 32 Go de eMMC était facturée 5$ HT. Aujourd’hui le produit a disparu des pages de son catalogue et on la trouve sur AliExpress en 1 Go sans eMMC à 41.59€ TTC. Les versions avec eMMC ont simplement disparu.
La faiblesse des ventes entraine évidemment une baisse des achats et un renchérissement des autres composants pour les marques. Au final, la situation devient totalement invivable. Le marché des cartes de développement tout entier est dans une crise majeure et je ne serais pas surpris qu’on voie disparaitre pas mal d’acteurs à moyen terme. Et cela malgré un marché en demande, mais des industriels comme des particuliers qui ont découvert ces produits dans une approche économique qui ne correspond plus à la situation actuelle. On est passé de produits ayant un gros attrait de par leur prix très abordable en amont à des solutions qui ne valent plus forcément l’investissement nécessaire en aval pour le développement et leur support logiciel.
Source : CNX Software
Nvidia Jeston : fin de vie anticipée pour certains modules sur fond de crise de la mémoire © MiniMachines.net. 2026