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BYD s’impose sur le marché des véhicules électriques au Royaume-Uni

BYD bouscule le marché britannique des véhicules électriques, dépassant plusieurs constructeurs établis grâce à une forte progression des ventes en 2026.

Le marché automobile britannique des véhicules électriques (VE) connaît une recomposition rapide, marquée par la montée en puissance des constructeurs chinois face aux acteurs historiques européens et américains. Alors que l’Union européenne reste globalement prudente sur l’ouverture de son marché, le Royaume-Uni apparaît comme un terrain plus favorable à la diversification des importations automobiles depuis le Brexit. Cette évolution profite aujourd’hui directement à BYD, qui s’impose progressivement comme un acteur majeur des immatriculations de véhicules zéro émission.

Un marché 2025 dominé par les constructeurs historiques

En 2025, le classement des véhicules électriques les plus populaires au Royaume-Uni était encore largement dominé par des marques bien établies du secteur automobile mondial. Tesla occupait une position centrale avec plus de 45 000 exemplaires vendus de ses modèles d’entrée de gamme, confirmant son statut de leader sur le segment des VE.

Derrière le constructeur américain, les performances des groupes européens restaient solides. Audi s’est distingué avec ses modèles Q4 e-tron et Q6 e-tron, qui lui ont permis d’occuper les deuxième et troisième places du classement. D’autres constructeurs ont également affiché des volumes significatifs : Ford a écoulé plus de 12 000 exemplaires de son Explorer électrique, tandis que BMW a enregistré des ventes similaires avec la BMW i4. Enfin, Škoda figurait également parmi les marques les plus populaires sur le marché britannique des véhicules électriques.

Ce paysage traduit une forte concentration autour de quelques acteurs dominants, bénéficiant d’une image de fiabilité, d’un réseau de distribution établi et d’une stratégie produit adaptée à la transition énergétique.

L’ascension rapide de BYD sur le marché britannique

L’année 2026 marque toutefois un tournant notable avec l’arrivée en force de nouveaux concurrents, en particulier des constructeurs chinois. BYD s’illustre comme le principal bénéficiaire de cette évolution. La marque, absente du top 10 des véhicules électriques les plus immatriculés au Royaume-Uni l’année précédente, s’est hissée à une part de marché de 7 % en seulement quatre mois.

Sur cette période, BYD a immatriculé 12 754 véhicules électriques auprès des automobilistes britanniques. Cette progression rapide lui permet de dépasser plusieurs modèles concurrents, notamment la BMW i4 sur le marché 2025, et ce en seulement 16 semaines de commercialisation active.

Un élément notable de cette performance réside dans la perception du produit. Les véhicules zéro émission de BYD se distinguent notamment par une garantie anticorrosion de 12 ans, un argument commercial qui semble renforcer leur attractivité auprès des acheteurs particuliers. La marque s’impose ainsi progressivement comme un concurrent crédible face aux constructeurs historiques européens et américains.

Un contexte favorable lié aux aides et aux prix du marché

Le développement de BYD intervient également dans un contexte de politique incitative en faveur de la mobilité électrique au Royaume-Uni. Le dispositif britannique de subvention pour les voitures électriques, connu sous le nom d’Electric Car Grant, permet des réductions pouvant atteindre 3 750 £ (environ 5 084 $ / 4 345 €), à condition que le véhicule concerné soit proposé à un prix inférieur ou égal à 37 000 £ (environ 50 150 $ / 42 868 €).

BYD bénéficie particulièrement de cette dynamique, notamment auprès des conducteurs qui ne sont pas éligibles à ces aides mais recherchent des alternatives compétitives en matière de prix et d’équipement. La marque est ainsi de plus en plus appréciée sur le marché des particuliers, où la sensibilité au rapport qualité-prix reste déterminante dans le choix d’un véhicule électrique.

Cette évolution illustre une transformation progressive du marché automobile britannique, où les constructeurs chinois gagnent du terrain face aux marques établies. La concurrence s’intensifie sur le segment des véhicules électriques, porté par la transition énergétique et la recherche de solutions de mobilité plus accessibles.

Notre avis, par leblogauto.com

La percée de BYD sur le marché britannique des véhicules électriques confirme l’accélération de la concurrence internationale dans le secteur automobile. Les chiffres de ventes montrent une progression rapide et structurée, notamment grâce à une stratégie produit adaptée aux attentes des particuliers. Face à des acteurs historiques comme Tesla, Audi ou BMW, la marque chinoise parvient à s’installer durablement dans le paysage des immatriculations. Cette dynamique pourrait renforcer la pression concurrentielle sur les constructeurs européens dans les prochaines années.

Crédit illustration : BYD.

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Rivian R2 : des variantes plus abordables en vue

Rivian prépare des variantes du SUV électrique R2 pour élargir sa gamme et viser un marché plus accessible.

Rivian accélère sa stratégie d’expansion sur le marché des véhicules électriques en travaillant sur des variantes inédites de son SUV R2, un modèle de taille intermédiaire pensé pour rendre la marque plus accessible. Cette orientation intervient alors que le constructeur américain, déjà connu pour ses SUV électriques haut de gamme R1 et ses pick-up électriques, vient de lancer la production en série de ce nouveau modèle plus compact et plus abordable. Selon son PDG RJ Scaringe, ces déclinaisons du R2 n’ont pas encore été dévoilées, mais elles s’inscrivent clairement dans une logique d’élargissement de l’offre et de diversification industrielle.

Une stratégie d’élargissement autour du SUV électrique R2

Le développement de variantes du R2 s’inscrit dans une phase clé de la stratégie produit de Rivian. Le constructeur prévoit de commencer les livraisons du SUV R2 autour du mois de juin, un calendrier jugé déterminant pour sa capacité à conquérir un public plus large sur le marché automobile nord-américain. Le positionnement tarifaire joue ici un rôle central : le R2 doit permettre à Rivian de sortir de son image de marque premium pour toucher un segment plus massif des acheteurs de véhicules électriques.

Le PDG RJ Scaringe a confirmé l’existence de plusieurs déclinaisons encore non présentées, laissant entendre que la plateforme du R2 a été conçue dès le départ pour accueillir différentes configurations. Sans entrer dans les détails techniques, il a souligné que les capacités de production de la future usine en Géorgie offriront une flexibilité importante pour adapter les véhicules selon les besoins du marché. Cette modularité pourrait inclure différentes carrosseries ou orientations produit, bien que Rivian reste volontairement discret sur les versions finales.

Un marché automobile électrique sous pression mais en mutation

Cette stratégie intervient dans un contexte de marché automobile électrique en transition. La demande de véhicules électriques a été impactée par la suppression de certains crédits d’impôt aux États-Unis, ce qui a pesé sur les incitations à l’achat. Toutefois, la hausse des prix de l’essence continue de soutenir l’intérêt pour les motorisations électriques, notamment auprès des consommateurs sensibles aux coûts d’usage.

Dans ce paysage, les véhicules électriques abordables sont devenus un levier stratégique pour l’ensemble de l’industrie automobile. Les constructeurs doivent composer avec des coûts d’emprunt encore élevés, ce qui rend le positionnement prix particulièrement critique. Rivian mise ainsi sur le R2 pour renforcer sa compétitivité face à une concurrence de plus en plus dense sur le segment des SUV électriques et des crossovers.

La marque a déjà communiqué sur plusieurs niveaux de finition du R2, avec un prix de départ annoncé autour de 58 000 dollars. D’autres versions moins onéreuses sont attendues progressivement, tandis qu’une déclinaison à environ 45 000 dollars, dotée d’une autonomie supérieure à 275 miles, est prévue à horizon 2027. Cette version pourrait jouer un rôle clé dans l’élargissement de la base de clients du constructeur.

Vers une gamme électrique plus diversifiée et segmentée

Au-delà du R2, Rivian structure progressivement une gamme plus large comprenant également le crossover R3 ainsi que le R3X, une variante orientée performance. L’entreprise, qui produit déjà des fourgonnettes électriques pour Amazon, cherche à équilibrer son activité entre véhicules utilitaires et modèles destinés au grand public.

Le PDG a également évoqué la possibilité de futures déclinaisons sportives, sans toutefois officialiser de programme précis. Des appellations internes comme un potentiel R2X ont été évoquées, illustrant la volonté de maintenir une flexibilité stratégique sur les futures évolutions du modèle.

Les perspectives de croissance de Rivian reposent largement sur ce nouveau cycle produit. Le constructeur anticipe une hausse significative de ses livraisons, soutenue par l’introduction du R2 et par la montée en cadence industrielle. Les analystes estiment que ce modèle pourrait contribuer à renforcer la part de marché de la marque dans le secteur des véhicules électriques grâce à un positionnement plus accessible et à une autonomie compétitive.

Notre avis, par leblogauto.com

Rivian confirme ici une stratégie d’industrialisation progressive de sa plateforme R2, avec une logique claire de modularité produit. L’objectif est d’élargir la clientèle au-delà du segment premium des SUV électriques R1. La diversification annoncée des variantes pourrait renforcer la flexibilité industrielle de la marque, notamment grâce à la future usine en Géorgie. Enfin, le positionnement tarifaire plus bas du R2 apparaît comme un levier essentiel pour soutenir la croissance des livraisons dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel et sensible aux prix.

Crédit illustration : Rivian.

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Renault 4 JP4x4 Concept : une version électrique 4×4 dévoilée à Roland-Garros 2026

Renault présente la Renault 4 JP4x4 Concept à l’occasion de Roland-Garros 2026. Ce concept-car électrique reprend l’esprit des anciennes Renault 4 Plein Air et JP4 avec une carrosserie ouverte, une transmission intégrale et une orientation loisirs.

Allez Renault, on la propose en série limitée ?

Une réinterprétation des Renault 4 Plein Air et JP4

Renault dévoile une nouvelle déclinaison de la Renault 4 à l’occasion du tournoi de Roland-Garros 2026. Baptisée Renault 4 JP4x4 Concept, elle sera exposée à partir du 18 mai sur le stand du constructeur porte d’Auteuil.

Le modèle s’inspire des versions Plein Air de 1969 et JP4 de 1981 de la Renault 4 originelle (la 4L). Il reprend plusieurs éléments associés à l’univers des loisirs et du plein air, avec une carrosserie largement ouverte et des équipements liés aux activités estivales.

Le concept adopte une teinte Vert Émeraude légèrement nacrée, associée à un intérieur orange. Renault précise que cette couleur extérieure fait référence à des teintes déjà proposées sur la Renault 4 dans les années 70 et 80.

Une carrosserie ouverte sans capote

La Renault 4 JP4x4 Concept se distingue par ses portes minimalistes, son toit ajouré en forme de croix et son hayon arrière rabattable inspiré d’une ridelle de pick-up.

Le véhicule ne dispose pas de capote. Renault indique que cette configuration vise à maximiser l’aspect plein air du concept.

Des accessoires liés aux loisirs complètent la présentation, avec un surf fixé sur le toit et des skateboards placés dans le coffre.

Un habitacle spécifique inspiré des années 70

À bord, le concept reçoit des sièges baquet inspirés des sièges à appui-tête intégré utilisés sur plusieurs modèles Renault dans les années 70.

L’intérieur utilise une sellerie en tissu mixte avec des sections à mailles diagonales. Les contreportes, le coffre et la planche de bord sont également habillés de textile. Ambiance très 70’s avec cet orange flashy ! On adore.

La console centrale flottante est spécifique à cette version. Un logo JP4 apparaît sur le montant central extérieur. En outre, les inscriptions 4×4 sont visibles sur les ailes avant et le coffre.

Une transmission intégrale électrique

Sur le plan technique, la Renault 4 JP4x4 Concept reprend la base de la Renault 4 Savane 4×4 Concept dévoilée en 2025.

Le véhicule bénéficie d’une garde au sol rehaussée de 15 mm par rapport à la Renault 4 E-Tech electric standard. Les voies avant et arrière sont élargies de 10 mm de chaque côté.

Le concept conserve des jantes de 18 pouces associées à des pneumatiques Goodyear UltraGrip Performance+ en dimension 225/55.

La principale évolution concerne l’ajout d’un second moteur électrique sur l’essieu arrière. Cette configuration permet au véhicule de disposer de quatre roues motrices permanentes.

Renault indique que cette architecture facilite les déplacements sur des terrains sablonneux, caillouteux ou non carrossés. Forcément, on se prend à rêver que Renault propose en série ce véhicule de loisir. Il rappellera les Matra Rancho et autres véhicules « de plage ».

Hélas, les changements semblent trop nombreux et appelleraient sans doute une homologation spécifique mortifère pour un modèle « de niche ».

D’autres modèles Renault exposés à Roland-Garros

La Renault 4 JP4x4 Concept sera exposée aux côtés du show-car Renault 4 Roland-Garros E-Tech electric, présenté pour la première fois au public en version Plein Sud avec toit ouvrant électrique en toile.

La série spéciale Roland-Garros sera proposée en versions classique et Plein Sud et arrivera dans les concessions à la fin de l’automne.

La Twingo E-Tech electric et la Renault 5 Roland-Garros E-Tech electric seront également présentées sur le stand du constructeur. Un tournoi très électrique pour 2026 avec des icônes populaires exposées : R4, R5, Twingo.

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Près de 200 milliards d’euros investis en Europe dans la voiture électrique : la France parmi les champions

Selon des données du groupe New Automotive, les pays européens ont dépensé près de 200 milliards d'euros dans l'industrie de la voiture électrique. À la deuxième place du classement des plus gros contributeurs, on retrouve la France. Voici comment a été réparti cet investissement global.

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Tesla rappelle 219 000 véhicules pour la caméra de recul

Tesla rappelle 219 000 véhicules aux États-Unis pour un bug logiciel affectant la caméra de recul sur certains modèles HW3.

Tesla procède au rappel d’environ 219 000 véhicules sur le marché américain en raison d’un problème logiciel affectant l’affichage de la caméra de recul. Ce défaut, lié à une configuration spécifique du logiciel 2026.8.6, peut entraîner un retard d’affichage de la vue arrière allant jusqu’à 11 secondes lors du passage en marche arrière. Le constructeur automobile corrige la situation via une mise à jour logicielle à distance, conformément à sa stratégie de déploiement over-the-air.

Un problème logiciel affectant la sécurité automobile

Selon les informations publiées par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), le rappel concerne précisément 218 868 véhicules Tesla équipés de l’ordinateur de bord Hardware 3 (HW3). Le modèle le plus récent inclus dans cette opération est une Model 3 produite le 3 janvier 2024.

Le dysfonctionnement logiciel empêche temporairement l’affichage du flux vidéo de la caméra de recul sur l’écran central du véhicule. Dans certaines conditions, l’image peut rester indisponible pendant une durée maximale de 11 secondes après l’activation de la marche arrière.

Ce délai d’affichage pose un problème de conformité avec la norme fédérale de sécurité des véhicules à moteur numéro 111, qui encadre les exigences de visibilité arrière pour les véhicules automobiles. Cette norme vise à garantir que les conducteurs disposent d’une vision immédiate et fiable de l’arrière du véhicule afin de limiter les risques d’accident lors des manœuvres.

Le problème a été identifié dans la version logicielle 2026.8.6, utilisée sur les véhicules concernés équipés de HW3. Une erreur dans la gestion des flux vidéo entre les systèmes de caméra et l’unité de contrôle multimédia serait à l’origine de ce délai d’affichage.

Une mise à jour logicielle pour corriger le rappel

L’équipe d’ingénierie logicielle de Tesla a été informée de ce dysfonctionnement le 10 avril 2026. Entre cette date et le 1er mai 2026, 27 réclamations de garantie ainsi que deux signalements terrain ont été enregistrés, confirmant la présence du problème sur plusieurs véhicules en circulation.

Tesla a rapidement déployé une mise à jour corrective via une version logicielle 2026.8.6.1. Cette solution over-the-air permet de corriger le défaut sans passage obligatoire en centre de service, une méthode désormais centrale dans la stratégie de maintenance du constructeur automobile.

Cependant, malgré cette mise à jour à distance, Tesla reste soumis aux obligations réglementaires américaines. Le constructeur doit notamment envoyer des notifications physiques aux propriétaires concernés, conformément aux règles en vigueur encadrant les campagnes de rappel automobile.

Les centres de service Tesla seront informés de la situation d’ici le 7 mai 2026, tandis que les courriers officiels aux clients devraient être envoyés au plus tard le 3 juillet 2026.

Hardware 3 face à ses limites techniques

Ce rappel intervient dans un contexte plus large de transition technologique chez Tesla. Lors de l’appel sur les résultats du premier trimestre 2026, Elon Musk a reconnu que le Hardware 3 ne disposait pas des capacités nécessaires pour permettre une conduite totalement autonome sans supervision humaine.

Le système HW3 utilise une mémoire LPDDR4, tandis que les versions plus récentes du Hardware 4 intègrent une mémoire GDDR6 offrant des performances supérieures. Cette différence technique limite les capacités de traitement des réseaux neuronaux nécessaires aux fonctions avancées de conduite autonome.

Tesla a indiqué que les véhicules équipés de HW3 ne pourront pas atteindre une autonomie complète. Le constructeur prévoit toutefois des versions allégées de ses dernières technologies Full Self-Driving pour ces modèles.

Dans ce contexte, Tesla a également annoncé un changement stratégique majeur : les propriétaires de véhicules HW3 pourront bénéficier d’une mise à niveau vers le matériel AI4 ou d’une offre de reprise à tarif réduit. L’AI4 constitue actuellement la base de la suite de conduite autonome complète du constructeur automobile, avec des évolutions comme AI4.5 et AI4 Plus, cette dernière doublant la mémoire vive de 16 à 32 Go pour améliorer les performances des systèmes d’intelligence artificielle embarqués.

Une gamme en évolution et un service en mutation

Parmi les véhicules concernés, les Model S et Model X équipés de HW3 sont progressivement retirés du marché sans successeur direct annoncé à ce stade. En revanche, les Model 3 et Model Y continuent de bénéficier des technologies de conduite assistée, proposées sous forme d’abonnement pour un montant de 99 dollars par mois.

Ce rappel illustre à la fois la dépendance croissante des véhicules modernes aux logiciels embarqués et les limites techniques des anciennes générations de matériel informatique automobile. Il met également en lumière le rôle central des mises à jour logicielles dans la gestion des performances et de la sécurité des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel de Tesla souligne l’importance croissante du logiciel dans la sécurité automobile moderne. Le dysfonctionnement de la caméra de recul met en évidence les risques liés à des architectures électroniques complexes dépendantes de mises à jour logicielles. La distinction entre HW3 et HW4 illustre également la rapide obsolescence des systèmes matériels dans le domaine de la conduite autonome. Enfin, la stratégie de mise à niveau vers AI4 confirme la volonté de Tesla d’unifier progressivement ses plateformes de calcul embarqué.

Crédit illustration : Tesla.

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Lucid Motors au bord du gouffre financier

Lucid Motors brûle ses liquidités avec des ventes faibles et une production supérieure aux livraisons de véhicules électriques.

Lucid Motors traverse une période critique marquée par une forte consommation de liquidités et des ventes insuffisantes de véhicules électriques. La start-up américaine, qui ambitionnait initialement de concurrencer Tesla sur le segment des voitures électriques haut de gamme, fait désormais face à des difficultés structurelles majeures. Les derniers résultats financiers du constructeur automobile révèlent un déséquilibre inquiétant entre production et livraisons, ainsi qu’une situation de trésorerie sous pression.

Une production de véhicules électriques supérieure aux ventes

Les données du premier trimestre 2026 montrent que Lucid Motors a produit environ 5 500 véhicules électriques, mais n’en a livré que 3 093 sur la même période. Ce déséquilibre entre production automobile et ventes de voitures électriques confirme une tendance déjà observée lors du trimestre précédent.

Au quatrième trimestre 2025, la situation était similaire avec 7 874 véhicules produits pour seulement 5 345 livrés. Sur les deux trimestres cumulés, l’inventaire du constructeur automobile a augmenté d’environ 5 000 unités, ce qui témoigne d’une accumulation de stocks difficile à écouler sur le marché des véhicules électriques.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que Lucid Motors n’a pas atteint les volumes de ventes attendus dans un secteur automobile pourtant en croissance. Contrairement à d’autres constructeurs de véhicules électriques comme Rivian, qui a atteint environ 50 000 unités vendues par an, Lucid peine à convaincre les acheteurs malgré une offre positionnée sur le segment premium.

Un marché automobile difficile pour les véhicules électriques Lucid

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés commerciales rencontrées par Lucid Motors sur le marché automobile. Le positionnement tarifaire élevé de ses véhicules électriques limite fortement la demande, notamment dans un contexte de concurrence accrue entre constructeurs automobiles.

À cela s’ajoutent des problèmes logiciels signalés par certains propriétaires de véhicules Lucid, ce qui impacte également l’image de la marque sur le segment des voitures électriques haut de gamme.

Lors de la présentation des résultats financiers, la direction de Lucid a évoqué un problème lié à un fournisseur de sièges ayant affecté les livraisons en février. Ce problème serait désormais résolu, mais il n’a pas suffi à inverser la tendance globale des ventes automobiles.

Le directeur financier de Lucid Motors, Taoufiq Boussaid, a indiqué que l’entreprise ajusterait sa production automobile en fonction de la demande du marché afin d’éviter une accumulation excessive de stocks. Cette stratégie traduit une prudence accrue face à un marché des véhicules électriques moins dynamique que prévu.

Une situation financière sous forte pression

Sur le plan financier, Lucid Motors affiche une situation préoccupante. L’entreprise dispose d’environ 3,2 milliards de dollars de liquidités, mais sa consommation de trésorerie atteint plus de 1,4 milliard de dollars sur un seul trimestre.

Ce rythme de dépenses soulève des interrogations sur la capacité du constructeur automobile à maintenir ses opérations à moyen terme sans nouveau financement. Certains analystes estiment que, sans apport de capitaux supplémentaires, Lucid pourrait faire face à des difficultés similaires à celles rencontrées par d’autres start-up du secteur automobile électrique.

La situation financière actuelle rappelle les avertissements passés concernant la viabilité de certaines jeunes entreprises automobiles spécialisées dans les véhicules électriques, souvent confrontées à des coûts de développement élevés et à des volumes de ventes insuffisants.

Réorganisation interne et changement de direction

Face à ces difficultés, Lucid Motors a engagé plusieurs mesures de restructuration. En février, l’entreprise a annoncé une réduction de ses effectifs de 12 %, soit plus de 800 employés. Cette décision s’inscrit dans une volonté de réduction des coûts de production automobile et d’amélioration de la rentabilité.

Par ailleurs, la direction de l’entreprise a connu plusieurs changements importants. Le fondateur et premier PDG, Peter Rawlinson, a quitté ses fonctions en février 2025. Il a été remplacé par Marc Winterhoff en tant que PDG par intérim pendant plus d’un an.

Plus récemment, Lucid Motors a nommé Silvio Napoli au poste de PDG à temps plein. Ce dernier devra procéder à une réévaluation stratégique de l’entreprise automobile et présenter ses premières orientations lors de la publication des résultats du deuxième trimestre prévue en juillet.

Cette nouvelle direction aura la responsabilité de redresser les ventes de véhicules électriques, d’améliorer la gestion des stocks automobiles et de stabiliser la situation financière du constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

Lucid Motors traverse une phase critique marquée par un déséquilibre persistant entre production automobile et ventes de véhicules électriques. La forte consommation de trésorerie et l’accumulation de stocks témoignent de difficultés structurelles sur le marché automobile haut de gamme. Les changements de direction et les réductions d’effectifs montrent une volonté de redressement, mais la situation reste fragile. Sans amélioration rapide des ventes, la pérennité du constructeur automobile pourrait être remise en question à moyen terme.

Crédit illustration : Lucid.

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Canada : quota serré pour les voitures électriques chinoises

Le Canada limite les importations de véhicules électriques chinois avec un quota qui pourrait redistribuer le marché automobile.

Le gouvernement canadien prépare un nouveau cadre d’importation pour les véhicules électriques fabriqués en Chine, une décision qui pourrait modifier l’équilibre du marché automobile nord-américain. Les discussions en cours à Ottawa concernent notamment la répartition d’un quota annuel de 49 000 véhicules bénéficiant d’un tarif douanier réduit. Cette mesure pourrait concerner plusieurs constructeurs automobiles, parmi lesquels BYD, Tesla, Chery ou encore Polestar.

Le Premier ministre Mark Carney avait annoncé en janvier un accord permettant l’entrée au Canada de véhicules électriques produits en Chine avec un droit de douane réduit à 6,1 %. Cette politique ouvre potentiellement le marché canadien à plusieurs marques automobiles chinoises qui étaient jusqu’à présent absentes du paysage commercial local.

Un quota stratégique pour le marché automobile canadien

Le quota fixé par Ottawa prévoit jusqu’à 49 000 véhicules électriques importés chaque année à un tarif préférentiel. Les autorités canadiennes cherchent toutefois à éviter qu’un seul constructeur automobile monopolise cette capacité d’importation.

Les responsables gouvernementaux débattent actuellement d’un mécanisme de répartition interne du quota. L’idée serait d’attribuer une allocation spécifique à chaque constructeur afin de garantir un accès plus équilibré au marché des voitures électriques canadien.

Dans un premier temps, une tranche de 24 500 permis d’importation est disponible jusqu’au 31 août. Ces permis sont attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Toutefois, le gouvernement a indiqué qu’il surveillerait le dispositif afin d’assurer une concurrence équitable entre les différents fabricants automobiles éligibles.

Cette réflexion montre la volonté du Canada de contrôler progressivement l’arrivée des véhicules électriques chinois sur son territoire. Même si le quota représente moins de 3 % des ventes annuelles de voitures neuves et de pick-up au Canada, il pourrait devenir un levier stratégique pour le développement du segment électrique.

À ce stade, selon Affaires mondiales Canada, aucune portion du quota n’avait encore été utilisée cette semaine. Mais plusieurs signaux indiquent que la situation pourrait rapidement évoluer.

Tesla, BYD et Polestar en première ligne

Tesla semble déjà se positionner pour profiter de cette ouverture commerciale. Le constructeur américain a récemment lancé au Canada une offre particulièrement agressive sur la berline électrique Model 3. Le véhicule est désormais affiché à partir de 42 132 dollars canadiens après frais de livraison, soit un tarif nettement inférieur à son précédent prix catalogue.

Selon les informations évoquées, ces modèles proviendraient de l’usine Tesla de Shanghai, en Chine. Le constructeur automobile n’a cependant pas commenté officiellement cette information.

Depuis plusieurs années, Tesla et Polestar apparaissaient comme les candidats naturels pour tirer avantage d’un quota à faible tarif, notamment parce que leurs véhicules sont déjà commercialisés sur le marché canadien. Polestar est liée au groupe Zhejiang Geely Holding Group, un acteur majeur de l’industrie automobile chinoise.

Mais Ottawa souhaite également permettre à de nouveaux constructeurs automobiles chinois d’accéder au marché canadien. Le gouvernement cible notamment BYD, Chery et Geely, des marques qui cherchent à accélérer leur expansion internationale dans le secteur des véhicules électriques.

Cette stratégie pourrait renforcer la concurrence dans le segment des voitures zéro émission au Canada. Les constructeurs chinois sont déjà très présents sur plusieurs marchés mondiaux grâce à des tarifs compétitifs et à une montée en puissance rapide de leur technologie de batterie.

Des objectifs industriels et économiques à long terme

Le Canada souhaite également utiliser ce système de quotas pour encourager les investissements industriels locaux. Selon plusieurs responsables proches des discussions, le dispositif pourrait évoluer dans les prochaines années afin d’avantager les entreprises qui développeraient des activités commerciales au Canada.

Les autorités pourraient notamment privilégier les constructeurs automobiles qui investissent dans des infrastructures locales ou dans l’assemblage de véhicules électriques sur le territoire canadien. Cette approche viserait à stimuler l’emploi et la production industrielle dans le secteur automobile.

Le gouvernement canadien a aussi annoncé qu’au cours des cinq prochaines années, la moitié du quota serait réservée à des véhicules affichés à moins de 35 000 dollars. Cette orientation montre une volonté de favoriser l’accès à des voitures électriques plus abordables pour les consommateurs.

Lors de l’annonce de l’accord avec le président chinois Xi Jinping en janvier, Mark Carney avait indiqué que le Canada souhaitait encourager des investissements significatifs de coentreprises chinoises avec des partenaires de confiance implantés localement.

Cette évolution pourrait redessiner les rapports de force sur le marché des véhicules électriques au Canada, à un moment où la concurrence mondiale s’intensifie fortement entre constructeurs automobiles américains, européens et chinois.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Canada tente visiblement de trouver un équilibre entre ouverture commerciale et protection de son marché automobile. Le système de quotas pourrait permettre d’introduire davantage de concurrence dans le segment des véhicules électriques tout en évitant une domination rapide d’un seul constructeur. Tesla, déjà implanté commercialement, semble bien placé pour profiter du dispositif, mais Ottawa cherche également à ouvrir la porte à de nouveaux acteurs chinois comme BYD ou Chery. Les futures conditions liées à l’investissement industriel local pourraient devenir un élément déterminant dans la stratégie des constructeurs automobiles étrangers.

Crédit illustration : BYD.

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Essai Denza Z9 GT de 1 156 ch

BYD a de l’appétit et entend plus que jamais s’imposer en Europe. Pour atteindre ses objectifs, le géant chinois introduit sur le Vieux Continent son blason premium Denza. Pour que personne ne passe à côté de la nouvelle, tout le gratin médiatique était invité à l’Opéra Garnier pour le lancement de la marque. Moins d’une semaine après, nous étions déjà au volant de l’un de ses porte-étendards, la survitaminée Z9 GT à la puissance supérieure à celle d’une Bugatti Veyron.

Denza: la marque premium de BYD

DENZA ? Kézako ? Le nom d’origine chinoise est aussi un acronyme : D pour Diversité, E pour Élégance, N pour Nouveauté, Z pour Zénith, A pour Aspiration lorsqu’on le traduit. Pour faire court, il faut comprendre que les différents modèles de la gamme sont élégants, innovants, sophistiqués et premium. Derrière les messages marketing accompagnant la communication de la marque, on trouve la Z9 GT, premier visage du catalogue qui comptera prochainement aussi le van D9. Ce coupé 4 portes légèrement surélevé affiche des cotes plutôt imposantes, avec ses 5,18 m de long.

À l’avant, on repère immédiatement, d’une certaine façon, la patte BYD, avec un regard qui ne semble pas trop en faire. L’arrière apparaît bien plus démonstratif, avec des feux multipoints extrêmement larges entourant le logo de la marque. La sportivité ne pouvant être renforcée par des échappements, le bouclier intègre un diffuseur. Parmi les appendices aérodynamiques, on trouve un becquet de toit et des jupes latérales canalisant l’air, on l’imagine, de la meilleure des façons possibles. Dans la réalité, la voiture semble toutefois un peu lourde dans son allure, même si les designers ont apparemment cherché à lui donner des airs de shooting brake.

Une finition de haut niveau, et le plein de technologies

La Denza Z9 GT invite littéralement ses occupants à bord en ouvrant électriquement la portière. Et pour la refermer, à l’avant, il faut appuyer sur un bouton situé sur le montant, de la même façon que sur une Rolls, bien que le bouton ne soit pas localisé au même endroit. La présentation et la qualité de finition s’avèrent particulièrement impressionnantes, avec ce qui se fait ici de mieux en matière d’automobile chinoise. Les cuirs, les revêtements soft-touch, et d’autres matériaux sont vraiment de bonne qualité. On en devient exigeant au point de ne pas supporter un plastique que l’on ne touche jamais en partie basse, comme partout ailleurs aujourd’hui. Les Chinois aiment l’espace, et la Z9 GT n’en manque pas, à toutes les places.

Étrangement, le coffre paraît presque rikiki compte tenu des dimensions de la voiture, avec 495 l, secondé par un frunk de 53 l. Et que dire des technologies innombrables, dont certaines innovantes. Tout est en fait électrique, même pour commander les buses d’aération. Un peu superflu. Évidemment, on compte trois écrans gigantesques. À force de conduire des voitures de ce pays, on commence à comprendre l’ergonomie des menus, même si elle reste encore perfectible. Ça progresse sensiblement. Petit cocorico, la sono a été confiée au Français Devialet. Ajoutez à cela un compartiment dont on peut gérer la température de -6 à 40 degrés. Globalement, la vie à bord s’avère de grande qualité et tient le niveau de bien des modèles premium.

Une recharge éclair!

Les technologies séduisantes ne sont pas qu’à l’intérieur. Nous sommes particulièrement impressionnés par la capacité de la voiture à se sortir de situations compliquées en manœuvre. Aussi gadget que cela puisse paraître, faire pivoter latéralement le train arrière peut sauver la mise quand on a braqué trop tôt dans un parking. Il vaut mieux user légèrement les gommes qu’une jante, ou plus. On est moins convaincus par la suspension pilotée qui se ramollit pour mieux absorber une rangée de gendarmes couchés. On voit également peu d’intérêt à la conduite en crabe. Cela met toutefois en lumière la capacité du constructeur à industrialiser ce type de technologies. Big up tout de même pour le mode drift !

Avant de parler moteurs et châssis, un mot sur l’infrastructure de recharge que Denza aimerait installer en Europe, avec 3 000 Flash Chargers. La marque chinoise entend tout bonnement enlever de l’équation l’angoisse du temps d’immobilisation. Pour faire simple, une armoire branchée sur le réseau, aux côtés d’autres bornes rapides, contient des batteries tampons. Ensuite, la technologie employée permet de charger à très haute puissance. Résultat : 4 minutes pour passer de 10 à 70%, et comptez 9 tours de trotteuse au total pour atteindre les 97%. Nous avons assisté à la démonstration et c’est effectivement très impressionnant ! À noter qu’un confrère a testé une borne Ionity de 350 kW, avec un passage de 10 à 80% en 14 minutes.

Des performances d’hypercar

1 156 ch et 1 210 Nm de couple au total ! Ces données, relatives à l’univers des supercars, sont atteintes grâce à trois surpuissants moteurs : un à l’avant (313 ch) et deux à l’arrière (422 ch chacun). Il faut au moins ça pour bouger ses 2 930 kilos! On a beau s’y attendre, quand on sollicite la puissance maximale, que ce soit lancé ou via le launch control, ça décoiffe ! 2,7 s pour le 0 à 100 km/h et 270 en pointe, ça cause! En fait, on en arrive même à trouver cela un peu superflu. Bon d’accord… ça reste tout de même très amusant.

Néanmoins, le châssis n’apparaît pas vraiment à l’avenant, ce qui induit des mouvements de caisse surprenants qui ne mettent pas toujours à l’aise. En fait, on réclame très clairement un bien meilleur dynamisme au regard de la puissance disponible. Le confort est là, et bien là. Mais nous sommes prêts à en sacrifier un peu pour de meilleures sensations au volant. Il y a aussi un peu de travail sur le réglage des ADAS, notamment le régulateur avec conduite semi-autonome qui nous a gratifiés de réactions fantômes. Mais on connaît la capacité des Chinois à apporter rapidement des corrections. Voilà pourquoi on entend bien la reprendre plus tard, une fois la commercialisation lancée.

100 € par cheval

L’autonomie est annoncée à 600 km grâce à la batterie de 122 kWh. On ne tiendra pas compte de notre consommation supérieure à 21 kWh aux 100 km, qui ne veut pas dire grand-chose dans notre contexte de découverte. Pour cette raison aussi, il faudra la reprendre. On l’a vu sur les autres segments, la force des Chinois, c’est aussi le prix. Ses performances d’hypercar, Denza les offre pour 115 000 euros. Oui, c’est beaucoup moins cher qu’ailleurs. Avec ça on a 8 ans de garantie (ou 250 000 km) sur la batterie, 6 ans sur le reste de la voiture (ou 150 000 km). Mais à ce niveau de prix, on achète aussi un petit bout d’histoire et/ou de prestige, au-delà des technologies et d’un dynamisme de haut niveau. De ce point de vue-là, Denza a encore une marge de manœuvre.

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