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Audi F1 a un nouveau directeur de la compétition : c’est Allan McNish

Allan McNish

Le mois dernier, l’écurie Audi, qui a débuté réellement cette saison sous le nom des anneaux, voyait son directeur d’équipe Jonathan Wheatley quitter son poste après seulement une année d’exercice. ce départ de l’ancien directeur sportif de Red Bull a été une surprise, les rumeurs l’envoyant bientôt chez Aston Martin. Pour mener à bien cette restructuration précoce, Audi s’est tourné vers un pilier de la maison. C’est l’Ecossais Allan McNish, âgé de 56 ans, qui prend ainsi la relève.

Un vaste programme

Employé de longue date d’Audi, McNish a éré impliqué dans le projet Formule 1 du constructeur allemand depuis ses débuts. Il prendra ses nouvelles fonctions lors du prochain Grand Prix de Miami, qui se déroulera du 1er au 3 mai. Ses responsabilités comprendront la supervision des aspects sportifs, la coordination technique, la gestion des pilotes, la stratégie de course et les opérations des garages, ainsi que les relations avec les médias et les partenaires sur le circuit, selon un communiqué. 

Un homme du Mans

Même s’il a couru brièvement en Formule 1 pour Toyota en 2002, Allan  McNish est surtout connu pour sa carrière en Endurance, où il remporté trois fois les 24 Heures du Mans (deux fois avec Audi) et a été champion du monde d’endurance en 2013.  Depuis, l’Ecossais a cumulé les tâches à responsabilité, en étant directeur de la coordination pour Audi Group Motorsport, team principal du projet Formule E, et directeur du programme de développement des Pilotes. McNish revient donc en F1 de l’autre côté du muret des stands. Il sera rattaché à Mattia Binotto, qui a été nommé directeur général et directeur de l’écurie Audi F1. 

Le principal intéressé a déclaré : « C’est une marque qui compte beaucoup pour moi et c’est un honneur de pouvoir représenter Audi et nos partenaires sur la scène la plus prestigieuse du sport automobile. » 

« Il s’agit d’un défi passionnant à un moment charnière de l’histoire d’Audi et de la F1, et je me réjouis de contribuer encore plus directement à nos performances sur la piste. » 

« Le projet que nous mettons en place est ambitieux, et je veillerai à ce que tous les aspects de nos opérations de course soient performants et en constante amélioration. » 

Mattia Binotto a souligné pour sa part le rôle important que l’Ecossais va jouer en termes de coordination. L’ancien team principal de Ferrari était sur les deux ponts ces derniers temps, à la fois technique et managérial. On a vu comme cela pouvait être très compliqué avec Newey chez Aston Martin. L’arrivée de McNish est donc une bouffée d’air primordiale.

« Allan apporte à ce poste une combinaison exceptionnelle d’expérience en course, de compétences techniques et de leadership. Il est un pilier de la structure sportive d’Audi depuis de nombreuses années et a joué un rôle clé dans notre préparation à la F1, notamment grâce à son travail sur les partenariats techniques. » 

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Freelander 8: Chery, j’ai agrandi le camion Tonka

On le savait déjà mais cette fois c’est tangible, Freelander vit de ses propres ailes en tant que marque et profite du Salon de l’Auto de Pekin pour nous présenter son premier modèle de série: le Freelander 8. Un produit clairement sous influence qui ne sait pas choisir entre sa maman Chery ou son papa Jaguar Land-Rover.

Libérée ?

Dans Freelander il y a « Free », ce qui veut dire libre en Anglais. Mais il y a aussi « ..Land R…. » pour Land Rover. Car oui, pour les non-initiés, le Freelander était d’abord le petit SUV d’accès de Land Rover à la fin des années 90, réponse des britanniques à la vague des petits 4×4 des villes que pouvaient être les Toyota RAV4 et autres Honda CR-V. Ce modèle d’accès a eu ses aficionados mais s’est éteint en 2015, tué par le Discovery Sports.

Et depuis…depuis pas grand chose. Le pépère Discovery Sports – restylé il y a 7 ans déjà – demeure le fantôme de l’entrée de gamme de Land Rover, phagocyté par l’Evoque dans l’inconscient collectif. Mais le nom Freelander a disparu du catalogue Land Rover. Pour mieux renaitre dans la galaxie JLR, et prendre son autonomie en profitant du rapprochement avec Chery: Freelander est donc un blason à part entière depuis juin 2024.

Délivrée !

Annoncée en grande pompe matériellement par le Concept 97 en Mars 2026, la marque Freelander présente donc à l’occasion du Salon Auto de Pékin son premier modèle: le Freelander 8.

Surprise: c’est un SUV! Un beau bébé comme on dirait, dont les 4,80 m environ ressemblent comme deux gouttes d’eau au Concept 97. Une ligne bien cubique, une face avant très verticale avec la marque en toutes lettres gravée sur la calandre, un montant C en diagonale entre deux custodes (clin d’oeil au LR Freelander découvrable), une ligne de caisse finalement assez haute. Pas de doute, on est bien dans la famille Land-Rover.

Dans les entrailles de ce gros bidule, un Lidar sous système Huawei et dopé par un processeur Snapdragon 8397 pour la conduite autonome, une suspension pneumatique et une traction intégrale jumelées au lidar pour « lire » la route, une plateforme 800V avec capacité de charge en 6C jusqu’à 350 kW avec des batteries CATL, des versions EREV et Plug-In programmées, des écrans géants dans l’habitacle. Pas de doute, on est bien dans la famille Chery.

Evidemment le Freelander 8 sera d’abord proposé en Chine, et on apprend que le modèle est actuellement en phase de peaufinage final de production avant commercialisation. Mais il n’est pas impossible que l’on retrouve le Freelander 8 dans le reste du monde et donc en Europe, tout comme les futurs modèles du reste de la gamme ( un tous les 6 mois pendant 5 ans nous dit le plan produit ).

Credits Photo: Freelander 8 – Freelander; Land-Rover Freelander – Net Car Show

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Rappel massif chez Jaguar Land Rover : 170 000 SUV concernés

Jaguar Land Rover rappelle 170 169 véhicules aux États-Unis pour un défaut électrique pouvant entraîner une perte de propulsion.

Jaguar Land Rover procède à un rappel d’envergure touchant 170 169 véhicules sur le marché américain. En cause, un défaut technique affectant un composant clé du système électrique embarqué, susceptible d’entraîner une perte totale de propulsion. Cet incident met en lumière les défis croissants liés à la complexité électronique des véhicules modernes, notamment dans le segment des SUV premium.

Un défaut électrique critique au cœur du rappel

Selon les informations communiquées, le problème provient d’un convertisseur DC-DC défectueux. Cet élément joue un rôle central dans l’architecture électrique automobile en assurant la conversion et l’alimentation du système 12 volts à partir de la batterie principale. Lorsque ce dispositif tombe en panne, il peut provoquer une défaillance complète de l’alimentation des systèmes auxiliaires.

Ce dysfonctionnement peut avoir des conséquences majeures sur le fonctionnement du véhicule. En plus de la perte de propulsion, des systèmes essentiels comme l’éclairage extérieur peuvent être affectés. Cette situation représente un risque direct pour la sécurité routière, notamment dans des conditions de faible visibilité.

L’autorité américaine de sécurité routière souligne que cette défaillance peut compromettre plusieurs fonctions critiques du véhicule. Dans un contexte où les systèmes électroniques contrôlent de nombreux paramètres — de la gestion moteur à l’assistance à la conduite — la fiabilité de chaque composant devient essentielle.

Plusieurs modèles emblématiques touchés

Le rappel concerne plusieurs modèles phares de la gamme Jaguar Land Rover, notamment les Range Rover, Range Rover Sport, Discovery et Defender. Ces véhicules représentent une part importante des ventes du constructeur, en particulier sur le marché des SUV haut de gamme.

La présence de ce défaut sur des modèles aussi populaires accentue l’ampleur de la situation. Ces véhicules, réputés pour leur technologie avancée et leur positionnement premium, illustrent néanmoins la vulnérabilité des architectures électroniques complexes.

Dans l’industrie automobile, les rappels liés à des composants électroniques ne sont pas rares, mais leur impact est amplifié lorsque des modèles stratégiques sont concernés. Cela souligne l’importance des systèmes électriques embarqués dans la performance globale et la sécurité des véhicules.

Une pression accrue sur le constructeur

À ce stade, aucune solution technique définitive n’a encore été annoncée pour corriger ce défaut du convertisseur DC-DC. Les propriétaires concernés devront donc attendre la mise en place d’une mesure corrective avant de pouvoir effectuer une intervention en atelier.

Pour Jaguar Land Rover, ce rappel implique des coûts significatifs, tant sur le plan logistique que financier. Il exerce également une pression sur l’image de marque, dans un segment particulièrement concurrentiel où la fiabilité et la qualité perçue jouent un rôle déterminant dans la décision d’achat.

Ce cas illustre une tendance plus large dans le secteur automobile : à mesure que les véhicules deviennent plus sophistiqués, les risques liés aux défaillances électroniques augmentent. Les constructeurs doivent ainsi concilier innovation technologique et robustesse des systèmes, un équilibre essentiel pour garantir la sécurité et la satisfaction des clients.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce rappel met en évidence la dépendance croissante des véhicules modernes aux systèmes électroniques critiques. Le défaut du convertisseur DC-DC illustre l’impact qu’un seul composant peut avoir sur l’ensemble du fonctionnement automobile. L’absence de solution immédiate souligne la complexité des architectures électriques actuelles. Enfin, l’ampleur du rappel rappelle que même les modèles premium ne sont pas à l’abri de problèmes techniques significatifs.

Crédit illustration : Jaguar Land Rover.

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GM réoriente une usine vers le stockage d’énergie

General Motors convertit son usine du Tennessee pour produire des batteries LFP destinées au stockage d’énergie, face au ralentissement des véhicules électriques.

Une usine automobile reconvertie pour les batteries LFP

General Motors amorce un virage stratégique majeur dans son activité liée aux batteries. Sa coentreprise Ultium Cells LLC, développée avec LG Energy Solution, s’apprête à lancer dès le mois prochain la production de cellules destinées au stockage d’énergie stationnaire dans son usine de Spring Hill, dans le Tennessee. Initialement conçue pour alimenter des véhicules électriques, cette unité industrielle se repositionne dans un contexte de ralentissement du marché automobile électrifié.

Ouverte en 2024, l’usine produisait jusqu’ici des cellules à base de nickel destinées à plusieurs modèles de SUV électriques, notamment les Cadillac Lyriq et Vistiq ainsi que l’Acura ZDX. Toutefois, la baisse de la demande en véhicules électriques et la décision de General Motors de réduire son exposition à ce segment ont conduit à la suspension temporaire de la production. Cette pause industrielle avait entraîné le licenciement temporaire d’environ 700 salariés.

Dans ce nouveau contexte, Ultium prévoit de relancer l’activité en réembauchant ces עובדים afin de produire des batteries au phosphate de fer lithium, dites LFP. Ces cellules ne seront plus destinées directement à l’automobile, mais au stockage d’énergie pour les réseaux électriques et les centres de données, un marché en pleine expansion. Selon les responsables du projet, cette réorientation industrielle illustre la capacité d’adaptation rapide des outils de production face aux évolutions du secteur automobile et énergétique.

Un pivot stratégique face au ralentissement des véhicules électriques

La décision de General Motors s’inscrit dans une tendance plus large qui touche l’ensemble de l’industrie automobile. Plusieurs constructeurs et équipementiers cherchent actuellement à limiter les pertes financières liées aux investissements massifs dans les véhicules électriques. Le recul de certaines mesures réglementaires et la suppression de crédits d’impôt ont contribué à ralentir la croissance du marché américain des voitures électriques.

Dans ce contexte, la reconversion des usines de batteries apparaît comme une solution pragmatique. Le coût de transformation d’une installation pour produire des cellules LFP reste relativement limité, représentant entre 10 % et 20 % de l’investissement initial. Dans le cas de l’usine du Tennessee, Ultium évoque un budget de plusieurs dizaines de millions de dollars pour adapter les lignes de production.

Pour LG Energy Solution, ce repositionnement s’inscrit dans une stratégie globale visant à diversifier ses débouchés. L’entreprise prévoit de convertir plusieurs sites en Amérique du Nord, notamment dans le Michigan, l’Ohio et au Canada, afin de produire des batteries destinées au stockage stationnaire. Cette flexibilité industrielle permet de maintenir un niveau d’activité élevé malgré les fluctuations de la demande automobile.

Par ailleurs, le marché américain présente des opportunités spécifiques. Les contraintes réglementaires limitant la concurrence étrangère, notamment chinoise, favorisent les acteurs locaux. De plus, certains dispositifs fiscaux encore en vigueur permettent de réduire significativement le coût des systèmes de stockage d’énergie, renforçant ainsi leur attractivité économique.

Une demande énergétique en forte croissance

Au-delà du secteur automobile, c’est l’évolution des besoins énergétiques qui motive cette transformation. La demande d’électricité aux États-Unis devrait croître de 12 % d’ici 2030, portée en grande partie par l’essor des centres de données. Même si la croissance liée à l’intelligence artificielle devait ralentir, les besoins resteront suffisamment élevés pour justifier le développement des capacités de stockage.

Dans ce contexte, les batteries LFP apparaissent comme une solution adaptée, notamment pour les infrastructures énergétiques. Les installations industrielles capables de basculer rapidement d’une production automobile à une production énergétique constituent un avantage compétitif important. Cette capacité de reconversion rapide, parfois en moins d’un an, permet aux industriels d’optimiser l’utilisation de leurs équipements.

Pour General Motors, cette réorientation reste toutefois transitoire. Le constructeur prévoit à terme de revenir à la production de batteries automobiles, notamment avec des technologies à base de manganèse, dites LMR. Ces batteries pourraient offrir un compromis intéressant entre coût et performance, tout en restant compétitives face aux technologies LFP.

Ainsi, l’usine de Spring Hill conserve un rôle stratégique dans la chaîne de valeur du constructeur. En attendant une reprise du marché des véhicules électriques, elle permet de maintenir l’emploi, de préserver les capacités industrielles et de répondre à une demande croissante dans le secteur énergétique.

Notre avis, par leblogauto.com
Cette réorientation industrielle illustre la flexibilité croissante des acteurs de l’automobile face aux incertitudes du marché électrique. En maintenant l’activité de ses usines, General Motors limite les impacts sociaux et financiers d’un ralentissement conjoncturel. Le choix des batteries LFP confirme également leur rôle central au-delà de l’automobile. Reste à voir si ce repositionnement temporaire suffira à accompagner la transition vers de nouvelles technologies comme les batteries LMR.

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LG Energy pénalisé par le recul du marché des véhicules électriques

LG Energy publie une perte supérieure aux attentes, impactée par le ralentissement du marché des véhicules électriques et la baisse des aides.

LG Energy Solution Ltd. a dévoilé des résultats préliminaires pour le premier trimestre en deçà des attentes des analystes, illustrant un tournant délicat pour l’industrie automobile électrique. Le ralentissement du marché des véhicules électriques, notamment aux États-Unis, pèse désormais sur les performances du fabricant de batteries, malgré une demande soutenue dans d’autres segments énergétiques. Dans un contexte marqué par l’évolution des politiques publiques et une concurrence accrue, le secteur des batteries automobiles traverse une phase d’ajustement.

Résultats en baisse sous pression du marché automobile

Le groupe sud-coréen, acteur clé de la chaîne d’approvisionnement automobile, a enregistré une perte d’exploitation de 207,8 milliards de wons (138,1 millions de dollars) sur les trois mois clos au 31 mars. Ce chiffre dépasse les prévisions des analystes, qui tablaient sur une perte plus limitée de 140,5 milliards de wons. En excluant les crédits d’impôt américains liés à la fabrication avancée, la perte aurait atteint 397,5 milliards de wons, soulignant la dépendance du secteur automobile électrique aux mécanismes de soutien public.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires a reculé de 2,5 % pour s’établir à 6,6 billions de wons, reflétant un ralentissement de la demande en batteries pour véhicules électriques. Les résultats détaillés doivent être publiés ultérieurement, mais ces données préliminaires confirment une tendance de fond : la croissance du marché des voitures électriques marque le pas sur certains marchés clés.

Sur le plan boursier, l’action du constructeur de batteries a reculé de 1 % à la Bourse de Séoul avant la publication des résultats. Toutefois, elle affiche une progression d’environ 14 % sur le mois écoulé, portée par un regain d’intérêt des investisseurs pour les solutions de stockage d’énergie, notamment dans un contexte de tensions énergétiques internationales.

Politiques publiques et constructeurs automobiles en difficulté

Le ralentissement de la transition vers les véhicules électriques s’explique en partie par l’évolution des politiques publiques. Aux États-Unis, la suppression des crédits d’impôt pour les véhicules électriques ainsi que l’assouplissement des normes de consommation de carburant ont modifié l’équation économique pour les constructeurs automobiles.

Ces changements ont un impact direct sur l’industrie automobile et ses fournisseurs. Plusieurs constructeurs ont annoncé des ajustements majeurs dans leurs stratégies électriques, avec des coûts significatifs liés à la réduction de production ou à la révision de leurs gammes de véhicules. Certaines collaborations dans le domaine des batteries ont également été remises en question, entraînant des annulations d’accords industriels.

En Europe, des signaux similaires apparaissent. Une entreprise allemande spécialisée dans les systèmes de batteries a récemment abandonné un accord de grande envergure avec LG Energy, illustrant les incertitudes qui pèsent sur le marché automobile électrique. Entre politiques commerciales, concurrence internationale et évolution de la demande, les fabricants de batteries doivent composer avec un environnement instable.

Repositionnement stratégique vers le stockage d’énergie

Face à ces défis, LG Energy adapte sa stratégie industrielle en réorientant une partie de sa production vers les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Ce segment, en forte croissance, bénéficie notamment de l’essor des centres de données liés à l’intelligence artificielle, qui nécessitent des solutions de stockage électrique performantes et fiables.

Le groupe prévoit ainsi de convertir plusieurs lignes de production initialement dédiées aux batteries pour véhicules électriques afin d’augmenter sa capacité de production de cellules ESS. L’objectif est de porter cette capacité à au moins 60 gigawattheures, contre 36 GWh actuellement, avec une ambition d’atteindre au moins 90 GWh de nouvelles commandes sur l’année.

Malgré un contexte difficile pour l’automobile électrique, certains analystes anticipent une amélioration des marges opérationnelles grâce à la croissance du segment ESS. Le premier trimestre pourrait ainsi marquer un point bas dans le cycle économique du groupe, avant une éventuelle reprise portée par de nouveaux contrats et une diversification accrue des débouchés.

Cette réorientation stratégique illustre une mutation plus large de l’industrie des batteries, où les applications dépassent désormais le seul cadre de l’automobile. Si les véhicules électriques restent un pilier du marché, les fabricants doivent désormais s’appuyer sur des relais de croissance complémentaires pour maintenir leur compétitivité.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de LG Energy met en évidence la forte dépendance du secteur automobile électrique aux politiques publiques et aux incitations fiscales. Le ralentissement de la demande de véhicules électriques impacte directement toute la chaîne industrielle, des constructeurs aux fournisseurs de batteries. La stratégie de diversification vers le stockage d’énergie apparaît cohérente face aux incertitudes actuelles du marché automobile. Reste à voir si ce repositionnement permettra de compenser durablement la volatilité du segment des véhicules électriques.

Crédit illustration : LG Energy.

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Batteries auto : l’alliance coréenne qui relance le marché

Les batteries sud-coréennes rebondissent grâce à Mercedes-Benz et relancent le marché des véhicules électriques.

Les fabricants sud-coréens de batteries automobiles connaissent un net regain d’intérêt des investisseurs après la signature d’accords stratégiques avec Mercedes-Benz. Samsung SDI et LG Energy Solution enregistrent des hausses significatives en Bourse, portées par des contrats de fourniture de batteries destinées aux véhicules électriques du constructeur allemand. Ces partenariats couvrent différentes technologies, dont les batteries nickel-cobalt-manganèse et lithium-fer-phosphate, permettant d’adresser plusieurs segments du marché automobile.

Cette dynamique intervient dans un contexte de ralentissement global du marché des véhicules électriques, marqué par une demande irrégulière et une concurrence accrue, notamment en provenance de Chine. Pour s’adapter, les industriels sud-coréens ont engagé une diversification vers les systèmes de stockage d’énergie, tout en renforçant leur présence auprès des constructeurs automobiles européens.

Les analystes anticipent une amélioration progressive du marché, soutenue par la reprise attendue en Europe et le développement des infrastructures énergétiques. Les accords conclus avec Mercedes-Benz apparaissent ainsi comme un levier clé pour relancer la croissance du secteur des batteries automobiles et renforcer la compétitivité des acteurs sud-coréens sur la scène internationale.

Un partenariat stratégique avec Mercedes-Benz

Les actions des principaux fabricants de batteries sud-coréens ont fortement progressé après l’annonce d’accords industriels conclus avec Mercedes-Benz Group AG. Cette dynamique boursière intervient dans un contexte difficile pour le secteur automobile électrique, marqué par un ralentissement de la transition vers les véhicules électriques et une demande mondiale plus hésitante.

Le groupe Samsung SDI Co. a enregistré la plus forte progression, avec une hausse atteignant jusqu’à 19 %, son plus haut niveau depuis août 2023. Cette envolée fait suite à la signature de son premier contrat de fourniture avec le constructeur premium allemand. L’accord prévoit la livraison de batteries à haute teneur en nickel, de type nickel-cobalt-manganèse, destinées à équiper les futurs SUV électriques et coupés compacts et intermédiaires de nouvelle génération.

Bien que le montant exact du contrat n’ait pas été officiellement confirmé, plusieurs médias évoquent une valeur potentielle dépassant les 10 trillions de wons, soit environ 6,8 milliards de dollars. L’accord, officialisé à Séoul lors d’une cérémonie réunissant les dirigeants des deux groupes, inclut également une coopération technologique autour des batteries haute performance et des solutions de mobilité du futur.

LG Energy Solution renforce sa position sur le marché VE

De son côté, LG Energy Solution Ltd. a vu son titre progresser jusqu’à 11 %, porté par l’annonce d’un renforcement de son partenariat avec Mercedes-Benz. Cette annonce intervient après la présentation à Séoul d’une version entièrement électrique de la Classe C, modèle emblématique du constructeur automobile.

LG Energy Solution a déjà sécurisé plusieurs contrats avec le groupe allemand, dont un accord de 1,4 milliard de dollars signé en décembre. L’entreprise s’est notamment distinguée en devenant le premier fabricant sud-coréen à fournir des batteries lithium-fer-phosphate à un grand constructeur automobile allemand. Cette avancée stratégique lui permet de consolider sa présence sur l’ensemble des segments du marché automobile électrique : entrée de gamme, milieu de gamme et premium.

Dans un environnement concurrentiel marqué par la domination historique des acteurs chinois dans la chaîne d’approvisionnement des batteries, cette percée renforce la position des industriels sud-coréens. Elle témoigne également d’une diversification technologique, essentielle pour répondre aux exigences variées des constructeurs automobiles en matière d’autonomie, de performance et de coûts.

Un secteur en quête de rebond face aux défis mondiaux

Ce rebond des valeurs boursières intervient après une période prolongée de difficultés pour les fabricants de batteries. Le secteur a été confronté à plusieurs obstacles, notamment une demande irrégulière de véhicules électriques aux États-Unis, une pression tarifaire croissante et une concurrence accrue des entreprises chinoises.

Face à ces défis, les principaux acteurs sud-coréens, dont Samsung SDI, LG Energy Solution et SK On, ont entrepris de réorienter une partie de leur capacité industrielle vers les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Cette stratégie vise à diversifier les sources de revenus et à réduire la dépendance au seul marché automobile.

Selon les analystes de Shinhan Investment Corp, ce regain d’intérêt des investisseurs reflète une amélioration des perspectives du secteur. La montée en puissance des solutions de stockage d’énergie, combinée à l’anticipation d’une reprise progressive du marché européen des véhicules électriques, alimente une dynamique plus optimiste.

Les experts estiment que les ajustements à la baisse des attentes concernant les batteries pour véhicules électriques sont désormais largement intégrés par le marché. Dans ce contexte, l’attention se porte désormais sur les opportunités de croissance, notamment via de nouvelles commandes dans les ESS et une reprise attendue de la demande automobile en Europe.

Notre avis, par leblogauto.com

Ces accords confirment l’importance stratégique des partenariats entre constructeurs automobiles et fournisseurs de batteries. La diversification technologique, notamment avec le lithium-fer-phosphate, apparaît comme un levier clé face à la concurrence chinoise. Le repositionnement vers le stockage d’énergie est également cohérent dans un contexte de volatilité du marché des véhicules électriques. Enfin, la reprise européenne pourrait jouer un rôle déterminant dans l’équilibre du secteur.

Crédit illustration : Mercedes.

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