Vue lecture

Narcotrafic : détenu aux États-Unis, «El Chapo» demande son transfert au Mexique

Le narcotrafiquant mexicain Joaquin Guzman a demandé aux autorités judiciaires américaines son transfert vers le Mexique, dans des lettres enregistrées lundi dans le système d’information judiciaire fédéral.

© Mirko Vitali / ADOBE STOCK

L’ancien cofondateur du cartel de Sinaloa purge actuellement sa peine dans une prison de très haute sécurité au Colorado. 
  •  

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale

C’est la fuite classique. Le Ryzen AI Max+ PRO 495 apparaît au détour d’un test de performance Passmark publié en ligne. On découvre une puce « Refresh » qui ne change pas grand chose par rapport aux solutions actuellement commercialisées par AMD. A quelques petits détails près.

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 ressemble donc énormément aux puces Strix Halo actuelles avec quelques petits bonus techniques. On reste sur une architecture Zen 5 semblable à celle des Ryzen AI Max+ PRO 395. 16 Coeurs, 32 Threads et un circuit graphique Radeon 8065S et des fréquences juste un poil boostées par rapport aux puces actuelles. On passe de 3.0 GHz de base et 5.1 GHz en Boost sur les 395 à 3.1 et 5.2 GHz sur les 495. En pratique, peu de différence en termes de performances de calcul brut. Les tests Passmark évoquent un gain de 3% en monocœur et 4 % en multicœur…

Ryzen AI Max+ PRO 495

Ryzen AI Max+ PRO 495

Rien de neuf à se mettre sous la dent ?

L’évolution de cette puce Ryzen AI Max+ PRO 495 s’explique entièrement par la manière dont le marché se structure pour 2026-2027. AMD sait pertinemment qu’en termes de PC grand public classique, les années à venir seront catastrophiques. Il ne sert à rien de proposer des processeurs radicalement nouveaux. Le public ne pourra probablement pas en profiter. Autant garder de nouvelles fonctionnalités pour un futur où le marché sera plus sage et plus accessible.

Les puces AMD Strix Halo

Les puces AMD Strix Halo actuelles

Ce qui a des chances de fonctionner pour les trimestres qui viennent par contre, c’est l’IA. Et en particulier le développement de solutions locales. Choses dans lesquelles les Ryzen AI Max+ PRO 395 montrent d’excellentes capacités actuellement. La puce Strix Halo est certes sortie pour équiper des ordinateurs portables haut de gamme, mais a fini par devenir un véritable moteur d’IA locale. Et c’est sur cette voie qu’AMD capitalise

Le Ryzen AI Max+ PRO 495 enfonce le clou de l’IA.

Cela peut sembler totalement contre-intuitif au vu des tarifs actuels mais la nouvelle puce d’AMD vise précisément des configurations aux énormes capacités mémoire. Si les puces Strix Halo ont pu séduire des utilisateurs d’IA locale, c’est parce qu’ils permettent de piloter jusqu’à 128 Go de LPDDR5x et d’en allouer la grande majorité à leur circuit graphique Radeon. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est quasiment impossible de trouver une puce Strix Halo qui ne soit pas épaulée par défaut de 128 Go de mémoire soudée.

Le Ryzen AI Max+ Pro 495 pousse l’aventure encore un peu plus loin avec un maximum de mémoire qui pourra atteindre 192 Go de mémoire vive LPDDR5x. 8 modules de 24 Go semblent exploités autour de la puce. Cela va permettre de piloter des LLM plus importantes et donc d’optimiser encore les capacités de la plateforme. Car, contrairement aux joueurs essorés par les prix actuels des composants, les personnes interessées par ces usages n’ont pas les mêmes limites budgétaires. PME, laboratoires, chercheurs, ceux qui veulent une IA locale pour travailler ou développer des outils vont voir les machines sous Ryzen AI Max+ PRO 495 comme un investissement et non pas comme une dépense.

Évidemment, l’arrivée de ce genre de puces hyper gourmandes va pousser les marques à développer des machines toujours mieux équipées en mémoire. Et comme il s’agit de mémoire soudée à la carte mère, elle sera preinstallée par défaut. Un détail qui ne risque pas d’émélioer la situation de tension actuelle mais qui, au contraire, pourrait la rendre encore un peu plus tendue. 

Les grandes marques se sont en effet laissées surprendre par cet usage quelque peu détourné des puces Strix Halo. Gageons qu’elles ne rateront pas le train pour les Ryzen AI Max+ PRO 495.

Pourquoi les puces AMD Strix Halo ont fait dérailler leur propre marché

Ryzen AI Max+ PRO 495 : AMD capitalise sur l’IA locale © MiniMachines.net. 2026

  •  

L’offre Clé USB à 3€ sous ChromeOS Flex de Back Market a t-elle du sens ?

La clé USB à 3€ de Back Market est présentée comme une solution miracle pour basculer un PC sous Windows 10, non éligible à un passage vers Windows 11 vers un système d’exploitation alternatif : ChromeOS Flex.

Vous en avez certainement entendu parler puisqu’il s’agit avant tout d’une opération marketing, la Clé USB à 3€ de Back Market ne propose rien de moins que de transformer les ordinateurs « coincés » sous Windows 10 vers des engins sous Chrome OS Flex. Les Numériques a testé cette fameuse clé et vous êtes plusieurs à m’envoyer des messages à ce propos. Me demander si c’est une alternative intéressante pour un « vieux PC » sous Windows 10.

L’idée n’est pas nouvelle et le monde du libre propose cette alternative depuis des années et des années. On prend une clé USB basique, on installe un système dessus avec les logiciels mis à disposition par différents développeurs comme Rufus ou Balena Etcher. Et on démarre son PC avec la clé branchée pour démarrer dessus et… on se laisse guider.

Chez Back Market, l’idée est donc de surfer sur la problématique de l’abandon prochain des mises à jour de sécurité de Windows 10 par Microsoft, après l’extension obtenue par l’Europe, et de l’impossibilité de passer à Windows 11. En choisissant leur clé, sur laquelle ils ne doivent pas gagner d’argent mais qui leur fait une belle publicité, on peut basculer sous ChromeOS Flex.

ChromeOS Flex : les éléments indispensables

ChromeOS Flex : les éléments indispensables

ChromeOS Flex n’est pas un magicien

Premier constat, si des problématiques techniques subsistent, le système de remplacement proposé n’est pas un cadeau. Le site Back Market met en garde l’utilisateur sur les éventuelles problématiques liées à l’installation. Qu’on soit face au mur d’un accès au BIOS pour un néophyte ou d’un conflit materiel pour un utilisateur avancé, le choix de basculer vers un nouveau système n’est pas forcément anodin. Surtout pour ChromeOS Flex. Le support n’est pas aussi ouvert et complet qu’une distribution Linux, si votre matériel est un peu exotique, la bascule peut s’avérer problématique. Voire impossible. La clé Back Market propose de tester l’installation en « Live » pour evaluer le comportement du système sur votre machine. Une proposition classique des distributions Linux qui permet de prendre en main son materiel en conditions presque réelles avant de sauter véritablement le pas.

Cela permet de voir si tout est « reconnu » dans votre PC. Les éléments de base, évidemment, comme le clavier, la souris ou le pavé tactile, l’écran et ses définitions, le système audio, le sans-fil mais également les éléments à côté comme la webcam, le micro, le lecteur d’empreintes… C’est généralement sur ces détails plus ou moins exotiques que les choses se corsent. 

Et c’est un point assez important car là où vous allez avoir des tonnes de documentation, des forums d’aide et de l’écoute côté Linux, vous n’aurez que peu de retours face à vos problèmes sur ChromeOS Flex. Les ressources sont bien plus faibles que  sur Ubuntu, Fedora, Debian et dérivés. C’est « ça marche ou ça casse » plus que « ça va finir par marcher ».

Cela reste néanmoins une solution efficace sur bien des postes et, il faut bien le dire, assez souvent compatible avec les machines nées « sous Windows 10 ». C’est à dire des machines proposées depuis 2015 et normalement assez bien pourvues en mémoire vive et en stockage. Si le système est plus à l’aise avec un SSD et un minimum de 8 Go de mémoire vive, il s’en sort correctement avec 4 Go de ram et un disque mécanique. Google dresse une liste, non exhaustive, de machines certifiées.

D’un point de vue purement mécanique, il y a donc du pour et du contre. Le système peut être intéressant d’un point de vue technique pour remettre d’aplomb un PC assez standard. Même s’il pourra poser des soucis techniques ou ne pas fonctionner dès le départ. Aquel cas, l’essai d’une distribution Linux pourra être une alternative tout à fait valide.

ChromeOS Flex n’est pas gratuit

Si vous voulez essayer de votre côté ChromeOS Flex sur un PC en préparant une clé USB c’est tout à fait possible. Il suffit de suivre les étapes assez classiques de préparation d’une clé USB de 8Go ou plus. On comprend alors vraiment que la démarche de Back Market est avant tout publicitaire. Certes, le site ne vend pas les clés à des tarifs délirants et cela colle bien à leur approche visant a recycler des produits, mais il n’est absolument pas nécessaire d’acheter leur produit pour tenter l’aventure.

Et c’est bien le point central de cette offre. Si ChromeOS Flex vous est proposé gratuitement, Google n’est pas une organisation à but philantropique. Au contraire des distributions Linux classiques qui vous donnent les clés de leur système sans contrepartie autre que celles que vous voudrez bien leur donner, Google va aspirer toute votre vie numérique à la racine. Le système échange sa gratuité contre un profilage profond et permanent de tous vos faits et gestes. Il va limiter l’installation des outils à ceux reconnus par Google, qualifier votre profil et le monnayer en permanence. 

On parle souvent d’écosystème Google en mettant en avant un univers où vous êtes déjà plongé par l’emploi d’un ou plusieurs outils : service d’email, navigateur, traitement de texte et autres. C’est généralement un discours qui se conjugue avec le fait que votre « smartphone » est possiblement sous Android. Cette idée du « j’y suis déjà jusqu’au cou alors un peu plus ou un peu moins » est assez pernicieuse en réalité. 

Est-ce que la bonne méthode quand on sait qu’on a mis le doigt dans l’engrenage d’un système qui vous piste et influe sur votre vision du monde est d’y abandonner toute la main et puis le bras en se disant « au point où j’en suis ». Où est-il préférable de lutter au maximum et de ne pas se laisser aller à une certaine fatalité. Et cela commence par se dire que si on est enfermé dans un système comme Android d’un côté, il est possible de garder une certaine confidentialité de ses données au travers d’un système plus anonyme de l’autre. Cela n’empêchera pas éventuellement d’accéder à des services Google comme un client email ou des documents en ligne au travers d’un navigateur. Mais cela vous laissera le choix du navigateur sans être pisté dès la seconde où vous démarrez votre machine.

En bref, il faut prendre l’offre Back Market pour ce qu’elle est, une offre publicitaire de clé USB 8 Go à 3€, totalement parrainée par Google qui garde une idée derrière la tête. Si vous avez le courage de tenter l’aventure ChromeOS Flex, vous pouvez essayer celle d’un Linux Mint4, d’une solution Debian ou d’un Ubuntu.

L’offre Clé USB à 3€ sous ChromeOS Flex de Back Market a t-elle du sens ? © MiniMachines.net. 2026

  •  

Topfeel Deskone : la Steam Machine stimule les constructeurs de petits PC

Le Topfeel Deskone est une des solutions qui commencent à fleurir sur le marché des « petits PC » de jeu à destination du salon. D’un format compact, le boîtier ne fait que 5 litres grâce à un tour de passe-passe, il est pensé comme une véritable minimachine de jeu complète et évolutive. 

La sortie de la Steam Machine de Valve est encore très floue, aucune date précise ni aucun tarif n’ont pour le moment été évoqués. Mais des détails ont emergé qui font que de multiples constructeurs se mettent sur les rangs pour proposer des alternatives. Le Topfeel Deskone en est une.

Lors de l’annonce de la Steam Machine le marché n’a pas beaucoup réagi. Certains fabricants de MiniPC ont bien essayé de surfer sur la vague, mais pour la plupart, les constructeurs sont restés assez éloignés du format. Sans prix de référence, sans idée concrète des performances de l’engin, sans calendrier pour se positionner, les constructeurs n’ont pas proposé de solution à positionner en face. Il faut dire que, déjà, une autre problématique émergeait : les premières tensions sur le marché des composants poussaient même Valve à retarder le lancement de sa solution. Quelques mois plus tard, alors que Valve donne quelques signes d’une sortie avec l’annonce de sa manette de jeu Steam Controller, les choses évoluent.

Est-ce parce que l’idée d’un prix d’appel est passée à la trappe pour la Steam Machine ? Est-ce parce que tout le monde a eu du temps pour réfléchir à des alternatives compactes ? Toujours est-il que de nombreux projets sont en train d’émerger pour concurrencer la solution de Valve et le Topfeel Deskone en est un.

Topfeel Deskone

Topfeel Deskone W1

Topfeel Deskone : un format très condensé

Equipée d’une carte mère au socket AM5, la petite machine ne mesure que 19.8 cm de haut et autant de profondeur pour 12.5 cm de large. Un format qui reste très modeste mais qui permet d’embarquer des processeurs jusqu’aux Ryzen 9000 dans une posture parfaitement évolutive. Deux supports de barrettes UDIMM DDR5  et trois ports M.2 sont disponibles. Les deux premiers ports sont dédiés au stockage avec du PCIe 5.0 et le second, au dos de la carte mère en PCIe 4.0. Le troisième port en M.2 2230 permettra de choisir sa carte sans fil.

Un port PCIe permettra de glisser, certes au chausse-pied, une carte graphique dans le boîtier. Celle-ci devra rester sagement dans une longueur de 18.8 cm maximum mais pourra être de pleine hauteur sur deux slots. Il existe quelques cartes AMD et Nvidia dans ce format et le Topfeel Deskone pourra donc les piloter sans problèmes. A une restriction près.

Une alimentation externe

Pour tout faire tenir dans son petit boitier et assurer une dissipation correcte des composants, le constructeur emploie un bloc d’alimentation externe et non pas une solution classique. Cela permet de dégager de la place et de laisser l’engin respirer. Cela veut également dire qu’il existera des contraintes techniques liées à la gourmandise des puces embarquées, aucun processeur de plus de 150 W de TDP ne sera piloté par la carte. Un Ryzen 7 9800X3D pourra être pris en charge mais les solutions les plus gourmandes d’AMD comme le Ryzen 9 9950X3D2 a 200 W de TDP ne pourront pas trouver leur chemin à bord. 

Pour refroidir l’ensemble, le Topfeel Deskone propose plusieurs éléments techniques. D’abord, un système de dissipation sur-mesure avec une ventilation d’un bloc à ailettes avec 6 caloducs pour le processeur. Une large ouverture sur le côté pour laisser la carte graphique respirer et une circulation interne assurée par un duo de ventilateurs de châssis de 12 cm.

La connectique proposée par le Backpanel liste par défaut des sorties HDMI et DisplayPort, des USB variés, deux ports Ethernet 2.5 Gigabit et même un port OCuLink. Une solution qui conviendra à ceux qui ne veulent pas enfermer de carte graphique dans un si petit boitier ou qui en veulent une plus imposante, mais qui n’a pas beaucoup de sens. Le recours à une solution Mini-ITX étant alors plus pertinent que ce que proposera le Topfeel Deskone.

Cette machine n’a pas encore de prix et ne sortira probablement jamais en Europe. Néanmoins, elle reflète très bien ce à quoi nous pourrons nous attendre au vu des catalogues de produits poussés en avant en ce moment par énormément de petites marques. L’idée est encore et toujours de proposer une alternative plus « classique » et évolutive à la solution de Valve… dès que ce dernier aura dévoilé ses dernières cartes : son calendrier de sortie et son prix. 

Source : VideoCardz

Topfeel Deskone : la Steam Machine stimule les constructeurs de petits PC © MiniMachines.net. 2026

  •  
❌