Vue lecture

☕️ Revente de données volées : un jeune de 19 ans incarcéré de retour de Thaïlande



ZDNet a appris du parquet de Paris qu’un jeune homme de 19 ans, de retour de vacances en Thaïlande, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi 14 mai.

Il est soupçonné d’être le créateur de « C3N Backup », un portail qui usurpait le nom et le logo du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie.

capture d’écran du portail « Identité numérique C3N » – archive.org

Le site proposait d’accéder à des informations d’identification à partir de différents critères : identité, téléphone, adresse e-mail ou plaque d’immatriculation.

Le parquet de Paris explique qu’il s’agissait d’un site de « lookup », du nom des services illégaux agrégeant des bases de données illicites à des fins malveillantes. Il permettait en outre d’obtenir des identifiants bancaires, données médicales ou liées à la détention d’armes à feu.

  •  

☕️ Revente de données volées : un jeune de 19 ans incarcéré de retour de Thaïlande



ZDNet a appris du parquet de Paris qu’un jeune homme de 19 ans, de retour de vacances en Thaïlande, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi 14 mai.

Il est soupçonné d’être le créateur de « C3N Backup », un portail qui usurpait le nom et le logo du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie.

capture d’écran du portail « Identité numérique C3N » – archive.org

Le site proposait d’accéder à des informations d’identification à partir de différents critères : identité, téléphone, adresse e-mail ou plaque d’immatriculation.

Le parquet de Paris explique qu’il s’agissait d’un site de « lookup », du nom des services illégaux agrégeant des bases de données illicites à des fins malveillantes. Il permettait en outre d’obtenir des identifiants bancaires, données médicales ou liées à la détention d’armes à feu.

  •  

☕️ Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur la position dominante de Microsoft



L’Autorité de la concurrence et des marchés britannique (Competition and Markets Authority, CMA) a déclaré que son enquête viserait à déterminer si le regroupement de Windows, Word, Excel, Teams, Copilot et d’autres produits constituait une pratique anticoncurrentielle tels que les licences cloud, rapporte l’agence Reuters.

L’enquête britannique examinera également comment les concurrents dans le domaine de l’IA ont pu s’intégrer aux logiciels professionnels de Microsoft, a déclaré la CMA. Dans son communiqué, elle indique vouloir recueillir l’avis des entreprises, y compris des start-ups technologiques, des clients et des concurrents, afin de déterminer si leurs choix sont susceptibles d’être limités, « notamment en raison de la vente liée, du manque d’interopérabilité et des paramètres par défaut » :

« Des centaines de milliers d’entreprises et d’organismes du secteur public britanniques utilisent quotidiennement les logiciels professionnels de Microsoft (tels que Windows, Word, Excel, Teams et, de plus en plus, Copilot), avec plus de 15 millions d’utilisateurs professionnels à l’échelle de son écosystème. L’écosystème de Microsoft joue donc un rôle important pour la productivité de l’économie britannique. »

Flock

Un porte-parole de Microsoft a déclaré que l’entreprise américaine était « déterminée à collaborer rapidement et de manière constructive avec la CMA afin de faciliter son examen du marché des logiciels d’entreprise ».

Reuters rappelle que Microsoft fait déjà l’objet d’enquêtes antitrust à l’échelle mondiale, notamment au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, portant sur ses logiciels d’entreprise, ses activités de cloud computing et ses partenariats dans le domaine de l’intelligence artificielle.

  •  

☕️ Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur la position dominante de Microsoft



L’Autorité de la concurrence et des marchés britannique (Competition and Markets Authority, CMA) a déclaré que son enquête viserait à déterminer si le regroupement de Windows, Word, Excel, Teams, Copilot et d’autres produits constituait une pratique anticoncurrentielle tels que les licences cloud, rapporte l’agence Reuters.

L’enquête britannique examinera également comment les concurrents dans le domaine de l’IA ont pu s’intégrer aux logiciels professionnels de Microsoft, a déclaré la CMA. Dans son communiqué, elle indique vouloir recueillir l’avis des entreprises, y compris des start-ups technologiques, des clients et des concurrents, afin de déterminer si leurs choix sont susceptibles d’être limités, « notamment en raison de la vente liée, du manque d’interopérabilité et des paramètres par défaut » :

« Des centaines de milliers d’entreprises et d’organismes du secteur public britanniques utilisent quotidiennement les logiciels professionnels de Microsoft (tels que Windows, Word, Excel, Teams et, de plus en plus, Copilot), avec plus de 15 millions d’utilisateurs professionnels à l’échelle de son écosystème. L’écosystème de Microsoft joue donc un rôle important pour la productivité de l’économie britannique. »

Flock

Un porte-parole de Microsoft a déclaré que l’entreprise américaine était « déterminée à collaborer rapidement et de manière constructive avec la CMA afin de faciliter son examen du marché des logiciels d’entreprise ».

Reuters rappelle que Microsoft fait déjà l’objet d’enquêtes antitrust à l’échelle mondiale, notamment au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, portant sur ses logiciels d’entreprise, ses activités de cloud computing et ses partenariats dans le domaine de l’intelligence artificielle.

  •  

Les contenus générés par IA devront être tatoués, sauf s’ils sont vérifiés par un humain

It's not a bug, it's AI feature
Les contenus générés par IA devront être tatoués, sauf s’ils sont vérifiés par un humain

L’article 50 de l’AI Act oblige les fournisseurs et exploitants de contenus (textes, images, sons, vidéos) synthétiques générés par IA à les marquer comme tels, de façon indélébile et « de manière claire et identifiable » au premier coup d’œil, afin de lutter contre la désinformation. Dans une consultation, ouverte jusqu’au 3 juin, la Commission européenne propose cela dit que les contenus générés par IA ayant « fait l’objet d’une vérification humaine ou d’un contrôle éditorial » soient exemptés de cette obligation de transparence.

La Commission européenne vient de lancer une consultation sur son projet de lignes directrices concernant les obligations en matière de transparence du règlement sur l’IA (AI Act), ouverte jusqu’au 3 juin.

Entré en vigueur en août 2024, un certain nombre de ses modalités ne sont pas, en effet, encore appliquées, et restent à négocier, comme nous le rappelons dans notre dossier à ce sujet.

« Nous souhaitons réduire les risques d’usurpation d’identité et de tromperie », résume sur LinkedIn Lucilla Sioli, directrice du bureau IA de la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Connect) de la Commission :

« Le projet de lignes directrices clarifiera la portée des obligations de transparence prévues à l’article 50 de la loi sur l’IA et sera complété par un code de bonnes pratiques. Ce code est rédigé par des experts indépendants et devrait être finalisé début juin. »

L’objectif est de permettre aux personnes physiques de distinguer les contenus (audio et donc aussi musicaux, images, textes et vidéos, y compris en réalité virtuelle ou « augmentée ») générés ou modifiés par IA (y compris agentique) des autres contenus (« par exemple, ceux créés par des humains ») et d’en vérifier l’origine.

Sont également concernés les contenus mixés avec du contenu généré par des humains, les jumeaux numériques, les contenus générés par IA (GenAI) « tels que ceux qui génèrent ou manipulent des images médicales ou qui produisent des évaluations des résultats d’apprentissage aboutissant à des décisions ou des recommandations sous forme de texte », ainsi que les systèmes d’IA agentique interagissant avec des environnements physiques ou virtuels, « pour autant qu’ils génèrent des contenus audio, visuels, vidéo ou textuels synthétiques ».

Les fournisseurs et déployeurs d’IA devront dès lors informer les utilisateurs lorsqu’ils interagissent avec des « systèmes interactifs synthétiques » ou consultent des contenus générés ou manipulés par l’IA, « à moins que cette utilisation ne soit liée à une activité purement personnelle et non professionnelle ».

L’interprétation de cette exception exclut cela dit explicitement les personnes qui agiraient à des fins criminelles, ainsi que les deepfakes et contenus « politiques » générés par IA afin d’ « influencer le débat public sur des questions d’intérêt général » :

« Cette exclusion ne devrait donc pas s’étendre aux activités criminelles, car celles-ci ne peuvent être considérées comme purement personnelles, même si aucun avantage économique n’est recherché ou obtenu. De même, un « deepfake » généré par l’IA ou manipulé, rendu public par une personne et susceptible d’influencer le débat public sur des questions d’intérêt général (par exemple en raison de son contenu politique ou économique), ne devrait pas non plus être considéré comme une activité purement personnelle et non professionnelle. »

Un individu recourant à l’IA pour faire des deepfakes des membres de sa famille pour en faire des cartes de vœux à Noël qu’il envoie à ses proches ne serait dès lors pas concerné. A contrario, les deepfakes générés pour critiquer publiquement des décisions de responsables politiques devront être labellisés comme synthétiques et/ou générés par IA.

Dans les deux cas, le générateur de contenu IA devra de toute façon les avoir tatoués de façon à ce que les détecteurs automatisés de contenus générés par IA puissent les identifier comme tels.

L’AI Act valide in fine l’extension GenAI que Next a développé

Cette obligation de transparence vise, in fine, à lutter contre « les risques de désinformation et de manipulation à grande échelle, de fraude, d’usurpation d’identité et de tromperie des consommateurs », « contribuant ainsi à renforcer l’intégrité et la confiance dans l’écosystème de l’information ».

Les contenus devront ainsi être tatoués au moment de leur création, de façon « indélébile », nous explique Patrick Bas, afin de pouvoir être identifiables comme étant synthétiques, quand bien même leurs métadonnées auraient été altérées. Directeur de recherche et une des deux médailles d’argent du CNRS 2026, ce spécialiste des tatouages numériques invisibles fait partie des quelques chercheurs français membres des deux groupes de travail ayant contribué à la rédaction du document.

Il évoque les deux principales techniques qui devraient coexister : la signature numérique dans les métadonnées (mais qui peuvent être effacées, altérées ou modifiées) et le watermarking/filigrane, qu’il qualifie donc de « tatouage », quand bien même il serait « invisible », parce qu’il ne peut pas être enlevé, même via une capture d’écran ou si le contenu est imprimé puis rescanné.

Les éditeurs et exploitants devront de leur côté informer les utilisateurs lorsqu’ils sont exposés à des deepfakes, ainsi qu’à des publications générées par l’IA « portant sur des questions d’intérêt public », sous réserve de quelques exceptions.

Le considérant 14 du document valide par ailleurs l’extension GenAI que Next a développée afin d’alerter ses utilisateurs lorsqu’ils consultent un des 13 500 sites d’infos dont les articles, d’après nos constatations, sont « en tout ou partie générés par IA » :

« Étant donné que la préservation de la confiance et de l’intégrité de l’écosystème de l’information relève d’une responsabilité partagée, les autres acteurs, agissant dans le cadre de leurs activités professionnelles et diffusant des contenus tout au long de la chaîne de valeur (même s’ils ne sont pas directement concernés par l’article 50 de la loi sur l’IA), sont également encouragés à prendre les mesures appropriées afin que les personnes physiques exposées à ces contenus soient effectivement informées de leur origine artificielle ou manipulée. »

Le message d’alerte que l’extension GenAI de Next affiche sur les sites GenAI

Des contenus tatoués « dans un format lisible par une machine »


Il reste 65% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

  •  

☕️ Le Sovereign Tech Fund allemand investit plus d’un million d’euros dans KDE



Le Sovereign Tech Fund allemand investit près de 1,3 million d’euros dans le développement des logiciels KDE. Cet investissement « servira à renforcer la fiabilité et la sécurité structurelles de l’infrastructure centrale de KDE, notamment Plasma, KDE Linux et les frameworks qui sous-tendent ses services de communication », précise son communiqué :

« KDE mettra à profit l’investissement du Sovereign Tech Fund pour faire passer ses logiciels essentiels à un niveau supérieur, offrant ainsi à chaque individu, entreprise et administration publique la possibilité de retrouver sa vie privée, sa sécurité et le contrôle de sa souveraineté numérique. »

Illustration : Flock

Filiale de SPRIND, l’Agence fédérale pour l’innovation disruptive du ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, la Sovereign Tech Agency avait déjà investi 1M€ en 2023 pour moderniser la plateforme, améliorer les outils et l’accessibilité, et prendre en charge des fonctionnalités d’intérêt public de GNOME.

Depuis 2022, le Sovereign Tech Fund a investi plus de 37M€ dans 108 technologies. La liste de ses investissements en cours montre qu’elle a aussi investi dans Samba, FFmpeg, FreeBSD, OpenStreetMap, Arch Linux, systemd, PHP, Drupal, Reproducible Builds, ActivityPub, Let’s Encrypt, Mastodon, ainsi que dans les fondations Rust, OpenSSL, Python et Trifecta. Elle avait aussi préalablement investi dans systemd, Wireguard, OpenPGP, curl, coreutils, Fortran, GStreamer, ou encore Log4j.

  •  

☕️ Le Sovereign Tech Fund allemand investit plus d’un million d’euros dans KDE



Le Sovereign Tech Fund allemand investit près de 1,3 million d’euros dans le développement des logiciels KDE. Cet investissement « servira à renforcer la fiabilité et la sécurité structurelles de l’infrastructure centrale de KDE, notamment Plasma, KDE Linux et les frameworks qui sous-tendent ses services de communication », précise son communiqué :

« KDE mettra à profit l’investissement du Sovereign Tech Fund pour faire passer ses logiciels essentiels à un niveau supérieur, offrant ainsi à chaque individu, entreprise et administration publique la possibilité de retrouver sa vie privée, sa sécurité et le contrôle de sa souveraineté numérique. »

Illustration : Flock

Filiale de SPRIND, l’Agence fédérale pour l’innovation disruptive du ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, la Sovereign Tech Agency avait déjà investi 1M€ en 2023 pour moderniser la plateforme, améliorer les outils et l’accessibilité, et prendre en charge des fonctionnalités d’intérêt public de GNOME.

Depuis 2022, le Sovereign Tech Fund a investi plus de 37M€ dans 108 technologies. La liste de ses investissements en cours montre qu’elle a aussi investi dans Samba, FFmpeg, FreeBSD, OpenStreetMap, Arch Linux, systemd, PHP, Drupal, Reproducible Builds, ActivityPub, Let’s Encrypt, Mastodon, ainsi que dans les fondations Rust, OpenSSL, Python et Trifecta. Elle avait aussi préalablement investi dans systemd, Wireguard, OpenPGP, curl, coreutils, Fortran, GStreamer, ou encore Log4j.

  •  

LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Business as usual
LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Les entreprises de la tech’ états-uniennes ont d’ores et déjà licencié plus de 100 000 employés depuis le début de l’année. Cisco, qui avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025 et 7 % en 2024, vient par ailleurs d’annoncer un chiffre d’affaires record, et son action explose en Bourse, comme en l’an 2000.

LinkedIn prévoit de licencier environ 5 % de ses 17 500 employés, d’après deux sources qui, sous couvert d’anonymat, se sont confiées à Reuters.

Ces licenciements ne seraient pas imputables à des remplacements du fait de l’IA, mais s’inscriraient dans le cadre d’une réorientation des effectifs vers les secteurs où son activité est en pleine croissance.

Reuters relève que les documents financiers déposés par Microsoft montrent que le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 12 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente.

Une note interne envoyée à ses employés par le PDG Daniel Shapero et consultée par Business Insider précise que l’entreprise va également « réduire ses investissements » dans des domaines tels que les campagnes marketing, les dépenses liées aux fournisseurs, les événements destinés aux clients et les locaux sous-utilisés.

Cisco avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025, et 7 % en 2024

Cisco, de son côté, a coup sur coup annoncé un chiffre d’affaires record de 15,8 milliards de dollars au troisième trimestre fiscal 2026, en croissance de 12 % par rapport à l’an passé, ainsi que le licenciement de 4 000 employés, soit un peu moins de 5 % de ses 86 000 effectifs, relève Ars Technica.

À l’instar des nombreux autres licenciements survenus récemment dans les entreprises technologiques, ces suppressions d’emplois sont attribuées à l’essor de l’IA. Chuck Robbins, le CEO de Cisco, prévoit de transformer ces licenciements en investissements dans « les semi-conducteurs, l’optique, la sécurité et l’utilisation de l’IA par nos employés à tous les niveaux de l’entreprise ».

Dans son rapport financier publié mercredi, Cisco a indiqué avoir réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 milliards de dollars dans le domaine des infrastructures d’IA destinées aux hyperscalers depuis le début de l’exercice fiscal.

L’entreprise table désormais sur des commandes atteignant 9 milliards de dollars pour l’exercice fiscal, contre 5 milliards initialement prévus, et sur un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars au lieu des 3 milliards initialement annoncés.

Cette vague de licenciements fait suite au licenciement de 4 245 employés, soit 5 % des effectifs de l’époque, en février 2024, et d’environ 6 000 personnes, soit environ 7 % des effectifs, en août 2024 relève Ars Technica. Cisco avait également justifié ces derniers licenciements par la nécessité de se restructurer autour de l’IA et de la sécurité, comme l’avait rapporté The Register à l’époque.

L’action de Cisco bondit de 15 % suite à l’annonce des licenciements

Le cours en bourse de son action CSCO au Nasdaq, qui était de +- 50 dollars depuis 2018, mais qui avait retrouvé en février son record de 80 dollars datant de la bulle Internet de l’an 2000, et qui venait tout juste de franchir le cap des 100 dollars, a bondi de 15 % suite à ces deux annonces, soit + 80 % en un an, relève CNBC :

« Alors que Cisco est resté à la traîne par rapport à bon nombre de ses concurrents du secteur des centres de données dans la course à l’IA, Wall Street s’est récemment rallié au parcours de l’entreprise, propulsant le titre à un niveau record à la fin de l’année dernière, dépassant enfin son plus haut niveau atteint lors de la bulle Internet. Les actions ont poursuivi leur ascension cette année, enregistrant une hausse de 33 %, surpassant ainsi la progression de 14 % du Nasdaq. »

Évolution du cours de l’action Cisco sur 1 an, 5 ans et depuis son introduction au Nasdaq

Plus de 100 000 licenciements depuis le début de l’année

D’après layoffs.fyi, 137 entreprises de la Tech’ ont d’ores et déjà licencié près de 109 000 employés cette année. Plus de 80 000 l’ont été au premier trimestre, un chiffre que l’on n’avait pas vu depuis 2022. En comparaison, le site avait enregistré 124 000 licenciements en 2025, 152 000 en 2024, 264 000 en 2023 et 165 000 en 2022.

Le nombre de licenciements dans la tech’ a explosé au premier trimestre 2026

Trueup.io, qui dénombre pour sa part 137 000 licenciements dans la tech’ depuis le début de l’année, contre un peu plus de 240 000 en 2023 et 2024, estime qu’à ce rythme il pourrait y en avoir quelques 370 000 d’ici la fin de l’année.

Nombre de licenciements dans la tech’ d’après trueup.io

Yahoo!Tech note cela dit que trueup.io n’en a dénombré que 18 000 en avril, contre près de 50 000 en mars, les plans les plus importants ayant affecté Epic Games (plus de 1000 employés), Oracle (plusieurs milliers), Vimeo (25 % des effectifs), Disney (1000), Marvel (8 %), Snap (16 %), Amazon (600), Microsoft (7 %), Meta (10 %), Coinbase (700), Paypal (20 %) et Cloudflare (1 100).

Le record semble cela dit atteint par Jack Dorsey, qui a annoncé le licenciement de 4 000 employés de Block, soit plus 40 % de ses effectifs, afin de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.

  •  

LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Business as usual
LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Les entreprises de la tech’ états-uniennes ont d’ores et déjà licencié plus de 100 000 employés depuis le début de l’année. Cisco, qui avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025 et 7 % en 2024, vient par ailleurs d’annoncer un chiffre d’affaires record, et son action explose en Bourse, comme en l’an 2000.

LinkedIn prévoit de licencier environ 5 % de ses 17 500 employés, d’après deux sources qui, sous couvert d’anonymat, se sont confiées à Reuters.

Ces licenciements ne seraient pas imputables à des remplacements du fait de l’IA, mais s’inscriraient dans le cadre d’une réorientation des effectifs vers les secteurs où son activité est en pleine croissance.

Reuters relève que les documents financiers déposés par Microsoft montrent que le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 12 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente.

Une note interne envoyée à ses employés par le PDG Daniel Shapero et consultée par Business Insider précise que l’entreprise va également « réduire ses investissements » dans des domaines tels que les campagnes marketing, les dépenses liées aux fournisseurs, les événements destinés aux clients et les locaux sous-utilisés.

Cisco avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025, et 7 % en 2024

Cisco, de son côté, a coup sur coup annoncé un chiffre d’affaires record de 15,8 milliards de dollars au troisième trimestre fiscal 2026, en croissance de 12 % par rapport à l’an passé, ainsi que le licenciement de 4 000 employés, soit un peu moins de 5 % de ses 86 000 effectifs, relève Ars Technica.

À l’instar des nombreux autres licenciements survenus récemment dans les entreprises technologiques, ces suppressions d’emplois sont attribuées à l’essor de l’IA. Chuck Robbins, le CEO de Cisco, prévoit de transformer ces licenciements en investissements dans « les semi-conducteurs, l’optique, la sécurité et l’utilisation de l’IA par nos employés à tous les niveaux de l’entreprise ».

Dans son rapport financier publié mercredi, Cisco a indiqué avoir réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 milliards de dollars dans le domaine des infrastructures d’IA destinées aux hyperscalers depuis le début de l’exercice fiscal.

L’entreprise table désormais sur des commandes atteignant 9 milliards de dollars pour l’exercice fiscal, contre 5 milliards initialement prévus, et sur un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars au lieu des 3 milliards initialement annoncés.

Cette vague de licenciements fait suite au licenciement de 4 245 employés, soit 5 % des effectifs de l’époque, en février 2024, et d’environ 6 000 personnes, soit environ 7 % des effectifs, en août 2024 relève Ars Technica. Cisco avait également justifié ces derniers licenciements par la nécessité de se restructurer autour de l’IA et de la sécurité, comme l’avait rapporté The Register à l’époque.

L’action de Cisco bondit de 15 % suite à l’annonce des licenciements

Le cours en bourse de son action CSCO au Nasdaq, qui était de +- 50 dollars depuis 2018, mais qui avait retrouvé en février son record de 80 dollars datant de la bulle Internet de l’an 2000, et qui venait tout juste de franchir le cap des 100 dollars, a bondi de 15 % suite à ces deux annonces, soit + 80 % en un an, relève CNBC :

« Alors que Cisco est resté à la traîne par rapport à bon nombre de ses concurrents du secteur des centres de données dans la course à l’IA, Wall Street s’est récemment rallié au parcours de l’entreprise, propulsant le titre à un niveau record à la fin de l’année dernière, dépassant enfin son plus haut niveau atteint lors de la bulle Internet. Les actions ont poursuivi leur ascension cette année, enregistrant une hausse de 33 %, surpassant ainsi la progression de 14 % du Nasdaq. »

Évolution du cours de l’action Cisco sur 1 an, 5 ans et depuis son introduction au Nasdaq

Plus de 100 000 licenciements depuis le début de l’année

D’après layoffs.fyi, 137 entreprises de la Tech’ ont d’ores et déjà licencié près de 109 000 employés cette année. Plus de 80 000 l’ont été au premier trimestre, un chiffre que l’on n’avait pas vu depuis 2022. En comparaison, le site avait enregistré 124 000 licenciements en 2025, 152 000 en 2024, 264 000 en 2023 et 165 000 en 2022.

Le nombre de licenciements dans la tech’ a explosé au premier trimestre 2026

Trueup.io, qui dénombre pour sa part 137 000 licenciements dans la tech’ depuis le début de l’année, contre un peu plus de 240 000 en 2023 et 2024, estime qu’à ce rythme il pourrait y en avoir quelques 370 000 d’ici la fin de l’année.

Nombre de licenciements dans la tech’ d’après trueup.io

Yahoo!Tech note cela dit que trueup.io n’en a dénombré que 18 000 en avril, contre près de 50 000 en mars, les plans les plus importants ayant affecté Epic Games (plus de 1000 employés), Oracle (plusieurs milliers), Vimeo (25 % des effectifs), Disney (1000), Marvel (8 %), Snap (16 %), Amazon (600), Microsoft (7 %), Meta (10 %), Coinbase (700), Paypal (20 %) et Cloudflare (1 100).

Le record semble cela dit atteint par Jack Dorsey, qui a annoncé le licenciement de 4 000 employés de Block, soit plus 40 % de ses effectifs, afin de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.

  •  
❌