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Le Nigeria adopte enfin sa réforme pétrolière, en chantier depuis 2008

5 juillet 2021 à 12:14
nigeria adopte enfin reforme loi petroliere 2008 - L'Energeek

Ce 2 juin 2021, le Parlement du Nigeria a adopté la loi pétrolière, qui doit moderniser et stabiliser le cadre réglementaire de l’industrie de pétrole, au cœur de l’économie du pays (90% de ses recettes d’exportation, 50% des recettes du gouvernement). Cette loi était en discussion depuis 2008.

Au Nigeria, le Sénat et l’Assemblée Nationale votent enfin la loi pétrolière

Il aura fallu près de 15 ans de tractations, de reports, d’oppositions de l’une ou l’autre des chambres, de désaccords entre le gouvernement et les compagnies pétrolières, mais le processus législatif est enfin arrivé à son terme : le 2 juillet 2021, au Nigeria, la loi pétrolière (PIB) a été enfin adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Elle avait été présentée pour la première fois à l’Assemblée en 2008.

Le président de l’Assemblée, Femi Gbajabiomila, a d’ailleurs salué une « importante victoire » : « Il faut souligner l’importance de cette journée. Cela fait près de 20 ans que nous attendions cela ». « C’est un évènement important pour l’Assemblée Nationale en place, après des années de retard », s’est de son coté félicité Ola Awoniyi, porte-parole du Sénat.

Cette loi donne enfin un cadre légal et fiscal à l’industrie du gaz et du pétrole au Nigeria, essentiellement autour de trois axes : une fiscalité plus encadrée, une meilleure redistribution des richesses au bénéfice des communautés qui habitent dans les zones d’extraction, et la transformation de la Nigeria National Petroleum Commission (NNPC) en société commerciale.

Lever les freins aux investissements

La NNPC a en effet la réputation d’être la caisse noire de l’Etat, symbole de la corruption qui gangrène l’industrie pétrolière nigériane, un des principaux freins aux investissements étrangers. Avec 1,9 millions de barils exportés chaque jour, le Nigeria est le premier producteur pétrolier d’Afrique. L’or noir a une importance cruciale pour l’économie du pays, qui en tire plus de la moitié de ses revenus, et 90% de ses recettes d’exportation. Mais le secteur souffre fortement de la vétusté de ses installations, et de sa dépendance à certains importateurs, surtout dans le cadre d’une crise de la demande comme celle du Covid-19.

Cette loi aura le grand mérite de mettre un terme à l’incertitude réglementaire qui a découragé les investisseurs pendant des années. Pour autant, ses effets seront difficiles à mesurer à court terme, puisque les compagnies auront le choix, jusqu’au terme de leurs licences d’exploitation en cours, de conserver l’ancien cadre réglementaire, ou de basculer vers le nouveau.

Pour autant, de nombreux experts estiment que l’insécurité pesant sur l’exploitation du pétrole (des groupes armés volent la production en creusant des trous dans les oléoducs ou multiplient les enlèvement avec demande de rançon) demeure le principal point noir qui bloque les investissements.

L’Assemblée Nationale et le Sénat doivent encore s’accorder sur plusieurs points, notamment la part de redistribution aux communautés des zones d’extraction. Le texte actuel prévoit un taux de 2,5%, qui ne satisfait pas les communautés. Les deux chambres devraient, selon le sénateur Ajibola Bashiru, tomber d’accord sur un chiffre compris entre 3 et 5%.

Du coté des communautés, les réactions a cette annonce ont été plutôt contrastées. Si le chef des communautés productrices de pétrole de l’Ogoniland, Bebe Okpabi, voit dans cette loi une « bonne nouvelle » pour les communautés, « enfin reconnues, appréciées et indemnisées pour les ressources pétrolières présentes dans leur sol », le MOSOP (« MOvement for the Survival of the Ogoni People » : « Mouvement pour la survie du peuple ogoni ») s’est montré beaucoup plus critique.

« Nous attendions un pourcentage de 25% pour les communautés. Je pense que l’on peut faire beaucoup plus », a souligné Fegalo Nsuke, président du MOSOP.

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France : la Commission Européenne valide le mécanisme de régulation du stockage du gaz naturel

29 juin 2021 à 11:36
france commission europeenne mecanisme regulation stockage gaz naturel - L'Energeek

Au terme d’une longue enquête, la Commission Européenne a statué, ce lundi 28 juin 2021, sur le mécanisme de régulation du stockage de gaz naturel mis en place par la France en 2017 : il est conforme aux règles de l’Union Européenne en terme d’aides d’Etat, en assurant la sécurité de l’approvisionnement énergétique sans fausser la concurrence.

La Commission Européenne enquête sur le mécanisme de régulation du stockage du gaz naturel en France

La Commission Européenne est particulièrement vigilante sur la question des aides d’Etat, en particulier dans le secteur de l’énergie : elle refuse toute entorse à la concurrence, et n’accepte pas qu’une aide financière étatique soutienne un acteur du marché au détriment d’un autre. Cette intransigeance libérale est d’ailleurs une des principales pierres d’achoppement entre la Commission et l’Etat français sur le dossier de la modification de l’Arenh et du projet « Grand EDF » (ex-« Hercule »).

Mais la vigilance de la Commission s’exerce aussi dans d’autres secteurs de l’énergie. Ce 28 juin 2021, elle vient ainsi de donner les conclusions d’une longue enquête sur le mécanisme de régulation du stockage du gaz naturel mis en place par la France en décembre 2017.

Ce mécanisme vise à garantir la sécurité d’approvisionnement en gaz naturel du pays, en assurant le maintient en fonctionnement des capacités de stockage. Dans le détail, les autorités ont mis aux enchères des capacités de stockage, et assurent ensuite la couverture des coûts de ce stockage.

Ainsi, lorsque les revenus des opérateurs de stockage de gaz naturel (ils sont actuellement trois : Storengy, Géométhane et Teréga) sont inférieurs à un niveau défini par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), ils perçoivent une compensation. Mais si leurs recettes dépassent ce seuil, ils doivent reverser le surplus.

Pour la Commission, les gains en terme de sécurité de l’approvisionnement rendent la distorsion de concurrence négligeable

Les échanges financiers se font, dans les deux sens, avec les montants générés par les tarifs d’utilisation du réseau de transport. Les expéditeurs de gaz versent en effet une redevance à ces gestionnaires, pour pouvoir utiliser les infrastructures réseau, dans des conditions fixées par la CRE. C’est ce « trésor de guerre » qui permet de soutenir les opérateurs de stockage quand leurs revenus sont trop faibles, et auquel ils reversent leur surplus de revenus quand ils dépassent le seuil fixé par la CRE.

Ce mécanisme permet ainsi de garantir les revenus de ces opérateurs de stockage, quel que soit l’état du marché, et ainsi de s’assurer qu’ils restent en capacité de supporter les coûts de leurs unités de stockage : il garantit donc que ces réserves restent mobilisables à tout moment.

L’enquête de la Commission Européenne conclue que la CRE fixe la rémunération en toute indépendance, et que la valorisation de ces actifs régulés mène à une compensation proportionnée pour limiter les effets de la mesure sur le marché intérieur.

Au final, la Commission juge que les gains pour le système énergétique français sont suffisamment importants que la distorsion de concurrence induite par la mesure soit jugée négligeable. Le mécanisme est donc conforme aux règles de l’Union Européenne.

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Le Sénégal s’équipe d’une usine flottante de regazéification du GNL

23 juin 2021 à 07:21
senegal usine flottante regazeification gnl - L'Energeek

Ce 22 juin 2021, la SENELEC, société nationale d’électricité du Sénégal, a indiqué que l’usine flottante de stockage et de regazéification de Karmol était arrivé au Sénégal : elle permettra d’alimenter en gaz naturel la centrale électrique flottante de Karpowership, en service depuis 2019 dans les eaux sénégalaise.

L’usine flottante de regazéification est arrivée dans les eaux du Sénégal

Le Sénégal continue de s’équiper pour convertir sa production d’électricité thermique. Le pays veut en effet remplacer ses centrales au pétrole trop polluantes par leurs équivalents au gaz naturel. Dans ce but, le pays avait mis en service en août 2019 d’une centrale électrique flottante au gaz naturel, plus rapide et moins coûteuse à mettre en place qu’une unité terrestre traditionnelle. Elle a été fournie par le groupe turc Karpowership, spécialiste de cette technologie, qui a déjà équipé huit pays africains de centrales flottantes au gaz.

Arrivée de la Centrale Flottante à Dakar #KARPOWERSHIP
Renforcement Capacité de Production 120 MW
Transition GAZ_2_POWER#Senelec #Kebetu #Energie#Karpowership pic.twitter.com/8bFt5MGweO

— SENELEC L'officiel (@Senelecofficiel) October 2, 2019

La centrale flottante du Sénégal, d’une puissance originelle de 120 MW, a été depuis portée à 235 MW. L’électricité produite est ensuite injecté dans le réseau national géré par la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), et fournit environ 15% des besoins électriques du pays.

Ce 22 juin 2021, pour compléter cet équipement, la SENELEC a annoncé que Karmol, une co-entreprise fondée en 2019 par Karpowership et le japonais Mitsui OSK Lines, avait livré la première unité flottante de stockage et de regazéification (Floating Storage and Regasification Unit, FSRU) du Sénégal.

L’équipement est arrivé dans les eaux sénégalaises, et a été installé à proximité de la centrale flottante. Ce FSRU permet de réceptionner en mer du gaz naturel liquéfié (GNL), de le ramener à l’état gazeux et de le stocker. Il peut ensuite alimenter, via un gazoduc de taille modeste, la centrale électrique flottante de Karpowership.

Un atout pour valoriser les réserves de gaz naturel offshore et réussir la transition énergétique du Sénégal

La plateforme de Karmol mesure 272 mètres de long, pour une capacité de 125 470 mètres cubes de gaz. Elle a été construite par la société Sembcorp Marine à Singapour. « Ce projet vise à fournir une énergie fiable, abordable et plus propre », a commenté la SENELEC. Le premier ravitaillement en GNL de l’usine sera effectuée par Shell, en juillet 2021.

Le Sénégal a découvert en 2019 plusieurs gisements offshore de pétrole et de gaz naturel au large de ses côtes. Leur exploitation devrait permettre de produire du GNL, et d’alimenter directement l’usine de regazéification de Karmol.

Le Sénégal ambitionne de devenir un leader de la transition énergétique dans l’Afrique de l’Ouest. Outre la conversion de ses centrales électriques au gaz, le Sénégal s’est donné l’objectif d’atteindre les 20% de renouvelables dans son mix électrique.

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La Turquie découvre de nouvelles réserves de gaz naturel dans son gisement de la Mer Noire

7 juin 2021 à 07:21
turquie nouvelles reserves gaz naturel mer noire - L'Energeek

Ce vendredi 4 juin 2021, le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé une nouvelle découverte 135 milliards de mètres cubes de gaz naturel dans le gisement de Sakarya, en Mer Noire. Le pays devrait continuer d’intensifier ses recherches d’hydro-carbure en mer, dans le but de limiter sa dépendance aux importations énergétiques.

135 milliards de mètres cubes de gaz naturel supplémentaires découverts en Mer Noire par la Turquie

Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, dont la popularité a baissé ces derniers mois suite aux difficultés économiques du pays, sait jouer avec le suspens. Il a ainsi annoncé, mardi 1er juin 2021, qu’il allait annoncer le 4 juin une « grande nouvelle » pour le pays.

Cette nouvelle concernait le gisement de gaz naturel de Sakarya, en Mer Noire, où la Turquie avait identifié, fin 2020, des réserves de 405 milliards de mètres cubes dans un puits d’exploration : “Une nouvelle découverte de 135 milliards de mètres cubes a été faite dans le puits d’exploration Amasra-1”, a exposé M. Erdogan dans un discours à Zonguldak, au Nord de la Turquie, ce 4 juin 2021.

Le pays s’est lancé dans une vaste recherche de gisement de gaz naturel en mer, pour réduire sa facture énergétique et sa dépendance aux importations. Chaque année, la Turquie consomme en effet entre 45 et 50 milliards de mètres cube de gaz naturel, presque intégralement importé. Soit un coût estimé à 11 milliards d’euros annuels par l’autorité régulatrice des marchés énergétiques de Turquie (EPDK).

La Turquie veut réduire sa dépendance énergétique

En 2020, les importations turques de gaz naturel ont augmenté de 6,75% : les principaux fournisseurs de la Turquie sont la Russie (33% du total), l’Azerbaïdjan (24%) – qu’Ankara a soutenu dans sa guerre contre l’Arménie -, l’Algérie et l’Iran (11% chacun).

Turkey discovers 135 bcm worth of natural gas reserves in Black Sea, taking it closer to reducing dependence on foreign energy. The country's natural gas imports increased 6.75% in 2020 compared to the previous year

For more: pic.twitter.com/fbZlSSfw3c

— TRT World (@trtworld) June 4, 2021

Le président Erdogan a fait de la réduction de la dépendance énergétique turque une priorité, quand bien même les coûts d’extraction en Mer Noire sont annoncés comme particulièrement élevés. Le président ambitionne que ce gaz naturel « 100% turc » puisse fournir les foyers du pays à partir de 2023, date de la prochaine élection présidentielle.

Cela étant, le pays semble vouloir normaliser ses relations avec ses voisins méditerranéens et, tout en continuant à chercher des gisements de gaz naturel dans ses eaux territoriales, a arrêté les forages dans les eaux grecques et chypriotes.

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