FreshRSS

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 27 septembre 2021Flux principal

Bilan de la semaine du climat de l’ONU

27 septembre 2021 à 15:29
Bilan de la semaine du climat de l'ONU

La semaine dernière, l’ONU organisait sa semaine du climat à New-York. L’occasion de faire un point sous forme de d’appel à la mobilisation. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a appelé les dirigeants du monde entier à ne pas relâcher leurs efforts en faveur de la transition énergétique. Il espère notamment que les investissements des Energy Compacts vont permettre d’accélérer sur les énergies vertes et un meilleur accès à l’énergie dans le monde.

L’ONU alerte sur l’urgence de la défense du climat

L’ONU a dévolu une semaine entière, du 20 au 26 septembre, pour faire le point sur l’état du climat mondial. Le sommet intervient dans un contexte sensible, alors que la sortie de la crise sanitaire débouche sur une accélération de la production industrielle. Les experts constatent déjà une nette reprise des émissions de gaz à effet de serre. Et pour l’instant, le monde d’après ressemble à s’y méprendre avec l’ancien. “Si les nations riches ne s’engagent pas dès maintenant à lutter contre les émissions de CO2, le monde est sur la voie désastreuse d’un réchauffement de 2,7 degrés d’ici la fin du siècle.” C’est presque le double que le 1,5 degré sur lequel l’Accord de Paris était fondé.

Comme l’a souligné Antonio Guterres, on observe quand même quelques signes encourageants. “L’an dernier, la part des énergies renouvelables dans la production mondiale d’électricité s’est hissée à 29%”. Le secrétaire générale de l’ONU constate aussi que “dans la plupart des pays, le solaire photovoltaïques est désormais la source d’énergie la moins chère.”

Décarboner les énergies et sortir du charbon

Mais pour sauvegarder le climat, l’ONU estime que la décarbonation des énergies doit s’accélérer. Antonio Guterres a plaidé pour une sortie du charbon, qui doit commencer par ne plus construire de nouvelles centrales à charbon. Plus précisément, l’ONU plaide pour que les états membres de l’OCDE sortent du charbon d’ici 2030. Et l’organisation estime que les autres pays devraient à leur tour sortir du charbon, au plus tard à l’horizon 2040.

Pour compenser la fin du charbon, il a plaidé pour les énergies renouvelables. D’après lui, il faut multiplier par quatre la capacité de production des énergies solaire et éolienne. Pour cela, les états doivent soutenir d’importants programmes d’investissements dans les ENR.

Electrifier le monde

Parmi les sujets prioritaires de l’ONU, Antonio Guterres a évoqué l’accès à l’énergie dans le monde. L’ONU ambitionne de réduire de moitié le nombre de personnes privées d’accès à l’électricité. Le sujet est d’importance, et il concerne en priorité l’Afrique. Sur le continent africain, le CAIRN estime que 50% de la population n’a toujours pas accès à l’électricité. Et si le potentiel dans les énergies renouvelables est bien là, le continent manque de leviers de financements pour soutenir ses investissements. Pire : en mai dernier, la Chambre de l’Energie Africaine a partagé sa consternation suite à la publication du Plan Net Zéro de l’AIE. La question africaine était tout simplement absente de la feuille de route de l’Agence.

Mais l’accès à l’énergie ne concerne pas seulement l’électricité. D’après les chiffres d’Antonio Guterres, encore 1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à des solutions propres pour cuisiner. En Inde, le gouvernement a déjà pris les devants. Depuis le début des années 2000, le pays a consenti de gros investissements pour équiper les ménages modestes d’appareils de cuisson fonctionnant au GPL pour remplacer les fours à biomasses traditionnels, trop polluants. Mais le pays n’a pas encore réussi à supprimer tous les foyers ouverts. Et ailleurs dans le monde, d’autres zones, notamment en Asie, sont également concernées par cet effort contre la précarité énergétique.

Les Energy Compacts : 400 milliards de dollars pour le climat

Si l’ONU a voulu rappeler aux états membres leurs responsabilités en matière de climat, elle compte aussi sur le secteur privé. Au total, les états et les entreprises doivent se mobiliser grâce aux Energy Compacts. Ces engagements publics des états et des entreprises sont reconnus par l’ONU. Ils visent à développer des initiatives pour la transition énergétique. Au global, ils vont représenter 400 milliards de dollars d’investissements sont déjà annoncés.

Concrètement, plusieurs états ont déjà communiqué leurs objectifs. Le Nigeria fait de l’électrification sa priorité. Le pays compte raccorder au réseau électrique 5 millions de foyers d’ici 2023 en privilégiant l’énergie solaire. Il compte aussi proposer des alternatives aux 30 millions de foyers qui utilisent encore les réchauds ouverts à biomasse. De son côté, l’Allemagne veut se concentrer sur l’essor des ENR dans son mix énergétique. L’état fédéral souhaite atteindre 30% d’énergies renouvelables dans sa consommation finale d’énergie d’ici 2030. Et la part d’énergies renouvelables doit atteindre 65% de sa consommation électrique d’ici 2030. L’Allemagne se mobilise aussi sur la question de l’hydrogène. Le gouvernement mobilisera 7 milliards d’euros pour soutenir son marché interne, et 2 milliards d’euros supplémentaires pour des partenariats internationaux.

Le secteur privé a également communiqué sur ses engagements. ENRI a ainsi profité de la semaine du climat de l’ONU pour annoncer son premier Energy Compact. L’énergéticien s’engage à augmenter de plus de 15 GW sa capacité d’énergies renouvelables d’ici 2030. Il ambitionne aussi de diminuer ses émissions nettes de GES de 25%.

L’article Bilan de la semaine du climat de l’ONU est apparu en premier sur L'EnerGeek.

À partir d’avant-hierFlux principal

Hydrogène vert : la métropole de Dijon convertit ses bennes à ordures, en attendant les bus

20 septembre 2021 à 11:28
hydrogene vert dijon convertit bennes ordures bus - L'Energeek

La métropole de Dijon a fait un premier pas, ce vendredi 17 septembre 2021, vers son ambition de convertir à l’hydrogène vert l’ensemble de ses véhicules lourds (44 bennes à ordures et 180 bus), d’ici 2030. La métropole a en effet commandé 4 bennes à ordures à hydrogène de 19 tonnes, qui circuleront dès 2022. Pour alimenter ces véhicules, un électrolyseur est également en construction sur le territoire.

La métropole de Dijon passe commande de quatre bennes à ordures à hydrogène vert

La technologie la plus convaincante, aujourd’hui, pour convertir les véhicules lourds à la mobilité sans émission est l’hydrogène vert, c’est à dire produit par électrolyse de l’eau grâce à une source d’électricité renouvelable. Sa combustion permet en effet d’atteindre l’énergie mécanique nécessaire à faire avancer camions, bus, bennes à ordures (et même, à terme cargos ou avions), ce que ne permet pas un moteur électrique actuel.

Engagée dans une des politiques smart city les plus ambitieuses de France, via une plateforme de pilotage unique, avec de nombreux gains énergétiques en ligne de mire et un large développements ded renouvelables, la métropole de Dijon entend également verdir sa flotte de véhicules lourds. Et, pour ce faire, la cité bourguignonne a logiquement décidé de faire appel à des bennes à ordures et des bus propulsés par de l’hydrogène vert.

Ce 17 septembre 2021, la métropole de Dijon a ainsi annoncé la commande de 4 bennes à ordures s’appuyant sur cette technologie. Aucune entreprise ne fabricant en série des véhicules de ce type, la métropole fait donc appel à plusieurs prestataires.

La société belge E-Trucks, associée à Proton Motor, va ainsi fournir les piles à combustibles. Un fournisseur local de châssis agréé DAF convertira les véhicules à l’hydrogène. La société ardéchoise Faun Environnement fournira enfin les quatre compacteurs d’ordures ménagères, et les assemblera aux châssis. La livraison de ces quatre bennes prototypes est prévue pour 2022.

« L’hydrogène combine tous les atouts pour relever le défi de la transition énergétique pour la croissance verte. Avec cette première commande de bennes à hydrogène vert produit localement, Dijon prend toute sa part dans la lutte contre le changement climatique et confirme son statut de territoire moteur en matière de mobilité à l’hydrogène vert à l’échelle nationale », commente François Rebsamen, maire de Dijon, président de Dijon métropole.

Vers un écosystème énergétique local de production et de consommation de l’hydrogène vert

D’ici 2026, la métropole prévoir de convertir la moitié de sa flotte de bennes à ordure, soit 22 véhicules, à l’hydrogène vert. En 2023, elle entamera la conversion des bus de la métropole, qui devrait atteindre 27 véhicule dès 2024. A cette date, « Dijon aura la plus grande flotte de bus à hydrogène de France », se félicite la métropole dans un communiqué.

Au final, Dijon a fixé à 2030 au maximum la date de renouvellement complet de sa flotte de véhicules lourds. A cette date les 44 bennes à ordures ménagères et les 180 bus de la métropole rouleront ainsi à l’hydrogène.

Parallèlement, Dijon métropole a lancé la construction, en mai 2021, d’une unité de production d’hydrogène vert, dans une logique d’écosystème énergétique local. Cet électrolyseur est installé dans le site de valorisation énergétique de la métropole, et utilisera dans un premier temps exclusivement l’électricité produite par la combustion des déchets ménagers.

Pour répondre aux enjeux climatiques et réduire rapidement les émissions de CO2, la métropole de #Dijon et ses partenaires viennent de lancer, mercredi 19 mai, le chantier de construction de la première station de production d’hydrogène vert de Dijon. 1/2 pic.twitter.com/56mVrcn9Nd

— Ville de Dijon (@dijon) May 19, 2021

 

Dans un second temps, quand les besoins augmenteront, cet électrolyseur sera également alimenté par une ferme photovoltaïque locale de 12 MWc. Outre les bennes à ordures et les bus, ce dispositif permettra de recharger également certains véhicules utilitaires légers de la métropole, eux aussi converti à la propulsion à hydrogène.

« Grâce à cette énergie alternative qui ne produit aucun bruit, aucun gaz à effet de serre et aucune particule, et en complément de son offre de mobilité durable, Dijon métropole réaffirme son engagement pour protéger la planète, les générations futures et la santé des Dijonnais » conclue François Rebsamen.

L’article Hydrogène vert : la métropole de Dijon convertit ses bennes à ordures, en attendant les bus est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Landes : Enedis lance Reflex, pour l’effacement des centrales photovoltaïques en cas de surproduction

16 septembre 2021 à 13:25
landes enedis reflex effacement photovoltaiques surproduction - L'Energeek

Ce 15 septembre 2021, Enedis a lancé l’appel au marché de Reflex, dans les Landes : ce projet smart grid va piloter l’effacement de la production de certains producteurs d’électricité renouvelable (en particulier photovoltaïque) en cas de forte surproduction. Le but est de pouvoir raccorder davantage de centrales renouvelables sur chaque poste source, sans avoir à effectuer des travaux d’infrastructures supplémentaires. Le gain espéré est de 130 MWc de puissance renouvelable supplémentaire. Une expérimentation du même ordre est en cours dans la Somme.

Pourquoi la surproduction photovoltaïque ou éolienne peut être dangereuse pour le réseau électrique

L’injection d’électricité issue de sources renouvelables intermittentes pose plusieurs types de soucis au réseau électrique. Si les situations où la production est trop faible pour la consommation sont plus souvent mises en avant, notamment parce qu’elles imposent l’utilisation de sources d’appoint pilotables, celles où la production est trop importantes sont tout aussi problématiques.

En effet, si, à un instant T, l’injection d’électricité sur un réseau électrique dépasse la consommation, la tension sur ce réseau va augmenter, dépassant sa fréquence normale (50 Hz), au risque de dommages considérables sur les équipements électriques. Il est dès lors indispensable de maintenir un équilibre constant entre production et consommation d’électricité sur un réseau électrique.

L’intermittence d’une source de production électrique peut donc devenir hautement problématique si la production devient trop forte pour la consommation. C’est notamment le cas du photovoltaïque, durant des journées de plein ensoleillement en été. Dans ces moments où la consommation électrique en éclairage et en chauffage est limitée, le risque d’un pic de tension est réel.

Qui plus est, un poste source électrique est dimensionné pour recevoir une quantité maximale d’électricité. Si un trop grand nombre de centrales intermittentes sont branchées dessus, il risque d’importants dommages en cas de pic de production.

Reflex, une solution d’effacement de la production renouvelable, qu’Enedis va expérimenter pendant trois ans

C’est pour répondre à ces problématiques qu’Enedis développe différentes solutions de flexibilité, en particulier des dispositifs d’effacement de la production photovoltaïque (qu’il ne faut surtout pas confondre avec l’effacement de la consommation, autre outil de la flexibilité, mais en cas de consommation dépassant la production). Ce 15 septembre 2021, Enedis a ainsi lancé l’appel de marché du projet Reflex dans les Landes.

Cette expérimentation, développée également dans la Somme, va permettre d’effacer une partie de la production photovoltaïque en cas de surproduction. Reflex a donc pour objectif d’augmenter la quantité de centrales photovoltaïques raccordées au réseau sans infrastructures supplémentaires.

En effet, une fois ce dispositif mis en place, « les installations éoliennes et photovoltaïques pourront être raccordées sans attendre des travaux supplémentaires notamment dans les postes-sources en permettant l’augmentation des capacités d’accueil en contrepartie d’écrêtements ponctuels des producteurs », selon Enedis.

Pour vulgariser, Christophe Cres, directeur territorial d’Enedis dans les Landes, décrit Reflex comme un “bison futé de l’électricité” :“Sur une autoroute à deux voies, on ne va pas mettre une troisième voie pour un ou deux jours d’embouteillages dans l’année. On va plutôt demander aux conducteurs d’éviter de se déplacer. Le principe de Reflex est un peu le même : quelques heures dans l’année, on va demander à des producteurs photovoltaïques dans les Landes de s’effacer”, explique-t-il.

Dans le détail, un centre de prévision de la production photovoltaïque situé à Pau pourra anticiper les flux à J+1. Si la production menace de dépasser la consommation, le smart grid demandera aux producteurs d’éteindre quelques-uns de leurs panneaux solaires pendant une courte durée (10 à 15 heures par an). Permettant ainsi de lisser la production, et autorisant, de fait, de raccorder davantage d’installations photovoltaïques sur le territoire, sans risquer de surproduction.

Enedis estime que l’ensemble du dispositif permettra de raccorder 200 MWc de puissance supplémentaire sur les deux territoires, dont 130 MWc dans les Landes. Reflex participe ainsi à l’ambition du département d’atteindre une électricité 100% renouvelables à horizon 2030. L’expérimentation va se poursuivre jusqu’en 2024 et, en cas de succès, elle pourra être étendue sur l’ensemble du territoire.

L’article Landes : Enedis lance Reflex, pour l’effacement des centrales photovoltaïques en cas de surproduction est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Smart grid : une subvention de l’USTDA va permettre à l’Algérie de moderniser son réseau électrique

14 septembre 2021 à 11:13
smart grid subvention ustda algerie moderniser reseau electrique - L'Energeek

Désireuse de diversifier et verdir son mix électrique par l’ajout de sources renouvelables, l’Algérie a reçu une subvention de l’agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), ce 13 septembre 2021, pour moderniser son réseau électrique, notamment par des solutions smart grid de pilotage automatique.

La transition énergétique de l’Algérie passe par un développement des renouvelables

L’Algérie veut changer d’ère. Pour faire face à l’urgence climatique, le pays a l’ambition de transformer son mix électrique. Pour l’heure les 91 GWc de puissance électrique installée en Algérie sont essentiellement issues des hydrocarbures, essentiellement du gaz naturel.

Pour autant, le potentiel renouvelable du territoire algérien est conséquent, notamment du coté du solaire. Tout en envisageant toujours de développer l’énergie nucléaire, le pays a l’ambition de valoriser ce potentiel. Pour se faire l’Algérie a mis sur pied un Conseil National de l’Energie, et a lancé un premier appel d’offre renouvelable, d’une puissance totale de 1 GWc.

Mais intégrer des sources intermittentes au réseau électrique impose de moderniser ce dernier. Pour ce faire, l’Algérie va s’appuyer sur le soutien des Etats-Unis, via l’USDTA. Cette agence fédérale indépendante subventionnent en effet des pays émergents, pour qu’ils modernisent leurs infrastructures en partenariat avec des entreprises américaines.

L’agence américaine USTDA va aider à moderniser et numériser le réseau électrique de GRTE, pour intégrer plus d’EnR dans le mix électrique de l’Algérie

Ce 13 septembre 2021, l’USTDA a annoncé qu’elle allait verser une subvention à la Société algérienne gestionnaire du réseau de transport de l’électricité (GRTE, une filiale de la Sonelgaz, la société nationale algérienne d’électricité et de gaz), afin de soutenir la modernisation du réseau électrique algérien.

L’Agence américaine pour le commerce et le développement ( @USTDA ) accorde une subvention à la Société algérienne de gestion du réseau de transport de l’électricité ( #GRTE ). @Algerie_Infos#afrik21 #algerie #energie #electricite

— Afrik21 (@afrik21) September 13, 2021

Dans le détail, ce soutien permettra de développement des solutions de réseau intelligent (smart grid), notamment un système de contrôle distribué automatisé. Cette modernisation permettra d’intégrer sans risque de l’électricité provenant de sources intermittentes (solaire ou éolien), tout en améliorant l’efficacité et la résilience du réseau de GRTE. L’objectif est double : réduire les pertes, le gaspillage et la fraude, et aider à développer les renouvelables.

« Notre partenariat avec l’USTDA nous ouvrira la voie pour moderniser et numériser notre réseau électrique en utilisant l’expertise d’entreprises américaines leaders dans ce domaine. Notre réseau de transport d’électricité jouera un rôle important dans la transition de l’Algérie vers les énergies vertes. L’assistance technique de l’USTDA nous aidera à nous assurer que nous avons le bon plan, et ce sera l’occasion pour nos jeunes ingénieurs d’acquérir une expérience précieuse en matière de planification de projets », se félicite Nabil Yousfi, le président-directeur général de GRTE.

Cette subvention s’inscrit dans le Partenariat mondial pour une infrastructure intelligente face au climat de l’USTDA, qui relie l’industrie américaine aux grands projets d’énergie propre et d’infrastructure de transport dans les marchés émergents. Dans ce but, l’USTDA a invité les entreprises américaines à manifester leur intérêt pour assister GRTE.

L’article Smart grid : une subvention de l’USTDA va permettre à l’Algérie de moderniser son réseau électrique est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Les Etats-Unis veulent faire de l’énergie solaire leur atout électrique

13 septembre 2021 à 17:09
Les Etats-Unis veulent faire de l’énergie solaire leur atout électrique

Mercredi 8 septembre, l’administration du président Biden a rendu public un rapport sur l’avenir électrique du pays. Cette analyse met l’accent sur l’importance stratégique de l’énergie solaire. A terme, cette source d’électricité verte pourrait couvrir 45% des besoins électriques des Etats-Unis.

L’avenir de l’énergie solaire et de l’électricité aux Etats-Unis

Le ministère de l’énergie des Etats-Unis s’intéresse de près aux énergies renouvelables. Et pour cause : leur développement est une des priorités du mandat de Joe Biden. Le 8 septembre dernier, le rapport publié par le ministère de l’énergie n’a pas manqué de rappeler cette priorité. D’après l’analyse prévisionnelle menée par les experts du ministère, le potentiel de l’énergie solaire aux Etats-Unis est énorme. L’énergie solaire pourrait représenter la première source de production d’électricité à l’avenir. Le rapport affirme ainsi qu’à l’horizon 2050, l’énergie solaire pourrait couvrir 45% des besoins électriques du pays. Una affirmation particulièrement ambitieuse : en 2020, l’énergie solaire n’a représenté que 3% de la production électrique des Etats-Unis.

Jennifer Granholm, la ministre américaine de l’énergie, estime que l’énergie solaire a un rôle crucial à jouer dans l’avenir énergétique du pays. “L’étude met en lumière le fait que l’énergie solaire, notre source d’énergie propre la moins chère et à la croissance la plus rapide, pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter toutes les maisons aux Etats-Unis d’ici 2035 et employer dans le même temps jusqu’à 1,5 million de personnes.”

A quoi ressemblera le futur mix électrique américain ?

Pour l’année 2020, le mix électrique des Etats-Unis se répartissait ainsi : 40% d’électricité issue du gaz naturel, 21% des énergies renouvelables, 20% du nucléaire et 19% du charbon. Un mix loin de séduire Joe Biden, qui a fait de l’objectif zéro émission de CO2 une de ses promesses de campagne à la présidentielle.

L’étude estime que dès 2035, les Etats-Unis pourraient atteindre une part de 37% d’électricité produite grâce à l’énergie solaire. Dans ce cas de figure, le mix électrique serait complété par l’énergie éolienne (à hauteur de 36%), l’énergie nucléaire (environ 12%), l’hydroélectrique (environ 5%) et le reste avec la biomasse et la géothermie. Pour atteindre ces objectifs, l’administration démocrate parie sur le dynamisme des énergies renouvelables, et en particulier le solaire.

2020 : une année d’engouement pour le solaire aux Etats-Unis

L’énergie solaire progresse effectivement vite aux Etats-Unis. L’année 2020 a marqué un regain d’intérêt pour les énergies renouvelables. Au niveau des particuliers, les installations photovoltaïques domestiques ont largement progressé. Le pays a même enregistré un record du nombre d’installations solaires. Cet engouement a notamment été porté par la fin annoncée du crédit fédéral de 26% pour les installations photovoltaïques. Le crédit d’impôt devait prendre fin début 2021. Il est finalement maintenu pour une année supplémentaire avant de diminuer à 22%.

Sur le terrain, l’administration fédérale se heurte pourtant à une réalité très nuancée. Sans surprise, les états du Sud sont nombreux à avoir investi dans l’énergie solaire pour leur production d’électricité. Un enthousiasme qui n’a pas encore été communiqué aux états du Nord. La Californie, le Texas et la Floride sont les trois états qui produisent le plus d’électricité d’origine solaire.

D’autres états veulent désormais combler leur retard en la matière, à l’exemple de la Virginie. En 2019, la Virginie était dix-neuvième dans le classement des installations solaires par état. En 2020, l’état de la côte Est a atteint la quatrième place du classement. Avec une consommation d’énergie deux fois et demie supérieure à sa production, la Virginie a décidé d’investir dans les énergies renouvelables pour couvrir ses besoins électriques. Et l’administration Biden espère bien que d’autres états feront le même choix.

Les freins au développement de l’énergie solaire aux Etats-Unis

Pour faire de l’énergie solaire la première source d’électricité du pays, la route est encore longue. Les Etats-Unis vont devoir multiplier par quatre leurs installations solaires d’ici à 2030. Dans le rapport, les experts affirment qu’un tel essor ne sera possible qu’à condition que le gouvernement fédéral soutienne davantage la filière solaire. L’administration a fait un premier geste. Au mois d’août dernier, le département de l’Intérieur a annoncé qu’il allait engager une réforme pour faciliter l’installation de centrales solaires et éoliennes sur les territoires fédéraux.

Autre point de friction : à l’heure actuelle, les Etats-Unis ne soutiennent pas assez la filière de production nationale des unités solaires. L’AIE estime qu’en 2020, 89% des modules solaires installés aux Etats-Unis étaient importés d’Asie. Or la filière solaire américaine attend de l’administration qu’elle s’engage plus dans le développement de la filière. Début septembre, les 700 entreprises membres de la Solar Energy Industries Association (SEIA) ont d’ailleurs envoyé une lettre au Congrès. Elles réclament un soutien renforcé sur le long terme. Abigail Ross Hopper, présidente de la SEIA, a résumé l’enjeu : “C’est le moment d’être agressif […] La stabilité sur le long terme est la clé pour un déploiement rapide du solaire et du stockage de l’énergie solaire.”

L’article Les Etats-Unis veulent faire de l’énergie solaire leur atout électrique est apparu en premier sur L'EnerGeek.

[Podcast 163] L’essentiel de la semaine automobile par leblogauto.com

11 septembre 2021 à 19:10

Au programme cette semaine: L’actualité est trustée par Stellantis. Désengagement au capital de Dongfend, fermeture d’une usine en Chine, une nouvelle patronne chez Chrysler et un site plus vert en France. Enfin deux essais de futures stars françaises et les nouveautés du salon de Munich. Comme prévu lors de la création de Stellantis, le Chinois […]

Cet article [Podcast 163] L’essentiel de la semaine automobile par leblogauto.com est apparu en premier sur Leblogauto.com.

Gironde : ouverture du débat public sur le méga-parc photovoltaïque Horizéo

9 septembre 2021 à 12:01
gironde ouverture debat public parc photovoltaique horizeo - L'Energeek

Ce 9 septembre 2021 marque le coup d’envoi d’un débat public de 4 mois sur le futur parc photovoltaïque Horizéo, situé sur la commune de Saucats, en Gironde, à une demi-heure de Bordeaux. D’une taille de 900 hectares, ce parc, opéré par Engie et Neoen, devrait en effet devenir le plus grand d’Europe. Mais il impose la destruction de 1 000 hectares de pins maritimes, soulevant des questions environnementales.

Horizéo, un parc photovoltaïque de 1 GWc de puissance, avec unité de stockage et production d’hydrogène

Le projet Horizéo est l’un des fers de lance de la volonté française de développer largement le photovoltaïque. Situé sur la commune de Saucats, en Gironde, à une demi-heure de Bordeaux et à proximité immédiate d’un poste de transformation de RTE, ce parc photovoltaïque, avec 900 hectares, devrait devenir le plus grand d’Europe.

Opéré par Engie et Neoen et doté d’un budget d’un milliard d’euros, il associe ainsi 1 GWc de puissance photovoltaïque, un centre de données, 40 MW de stockage par batteries, un électrolyseur de 10 MW pour produire de l’hydrogène sous pression et une surface dédiée à l’agrivoltaïsme (cultures maraîchères sous les panneaux photovoltaïques).

Le modèle économique de ce projet est de vendre l’essentiel de cette électricité à des acteurs industriels, et couvrir ainsi 20% des besoins électriques du secteur dans le département de la Gironde, en particulier autour de Bordeaux.

Mais ce projet impose aussi, pour sa réalisation, de raser environ 1 000 hectares de pins maritimes. Les maîtres d’oeuvre du projet mettent en avant le fait que cette zone de forêt est actuellement dédiée à la sylviculture intensive, à la chasse et au tir à longue distance, et donc inaccessible au public.

Ouverture d’un débat public, notamment sur la disparition de 1 000 hectares de forêt pour construire Horizéo

Ce 9 septembre 2021 s’ouvre un débat public de quatre mois avec les riverains de ce parc. Un reportage d’Europe 1, publié ce même jour, évoque les réactions de certains habitants, dont celui du maire de Sauclats, Bruno Clément, qui évoque notamment les risques naturels accrus que pourrait engendrer ce parc.

La municipalité a déjà donné son accord pour construire le parc, mais le maire demande des études approfondies et des garanties : « Il faut que ce projet n’aggrave pas le risque incendie. Il existe. On vit avec. Mais il ne faut pas qu’il l’aggrave. L’autre bémol, c’est que le pin maritime a la caractéristique de pomper beaucoup d’eau. Par conséquent, toute cette eau qui est pompée de mars à octobre ne le sera plus. Il ne faut pas que le site n’aggrave le risque inondation », défend ainsi Bruno Clément.

L’association de défense de l’environnement Sepanso est, quant à elle, montée au créneau : “Quand on détruit 1 000 hectares d’habitats naturels, ce n’est pas bon pour la biodiversité. Couper 1 000 hectares d’arbres, une capacité extraordinaire à capter, du carbone et à produire de l’oxygène, est-ce que cela répond à l’urgence climatique ? La réponse est non”, a argué le président de l’association Daniel Delestre.

Au-delà de l’argument invalide de la production d’oxygène (les forêts consomment autant d’oxygène qu’elles n’en produisent, et l’oxygène consommé par les vertébrés provient de stocks atmosphériques quasi-inépuisables), ces questions sur la biodiversité, les risques d’incendie et d’inondation devraient animer le débat public.

L’article Gironde : ouverture du débat public sur le méga-parc photovoltaïque Horizéo est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Tesla et Ikéa, bientôt fournisseurs d’électricité verte

31 août 2021 à 12:00
Tesla et Ikéa, bientôt fournisseurs d'électricité verte

La vente d’électricité verte aux particuliers comptera bientôt deux nouveaux acteurs. Aux Etats-Unis, Tesla compte faire ses premiers pas dans l’état du Texas. La firme souhaite diversifier son activité pour fournir les particuliers en électricité verte en utilisant ses propres technologies. En Europe, c’est Ikéa qui s’apprête à faire ses premiers pas de fournisseur d’électricité verte en Suède.

Ikéa : de la vente de panneaux solaire à la vente d’électricité verte

“Fournir de l’énergie solaire et éolienne à bas prix à un plus grand nombre de personnes semble être la prochaine étape naturelle de notre parcours de durabilité.” C’est ainsi que Bojan Stupar, le directeur des ventes d’Ikéa en Suède, a commenté la nouvelle offre du géant du meuble. A partir de septembre, les consommateurs suédois pourront effectivement souscrire un contrat électrique auprès d’Ikéa. La promesse du groupe : une électricité 100% issue des énergies renouvelables. Et vendue à prix coûtant.

L’intérêt d’Ikéa pour les énergies renouvelables n’est pas nouveau. En près dix ans, l’entreprise suédoise a investi 2,5 milliards d’euros pour sa transition énergétique. En premier lieu, Ikéa a déployé des unités de production d’ENR pour couvrir tout ou partie des besoins électriques de ses magasins et entrepôts. Aujourd’hui, Ikéa compte 920 000 panneaux photovoltaïques sur ses toitures. L’entreprise a aussi investi dans l’éolien, avec 534 éoliennes en complément des infrastructures solaires. Pour répondre à l’engouement autour de la production domestique d’énergie, Ikéa a commencé à commercialiser ses propres panneaux solaires il y a déjà cinq ans. La fourniture d’électricité vient donc renforcer cette activité.

La future offre énergétique d’Ikéa

Pour autant, Ikéa ne se lance pas dans la production d’électricité verte à grande échelle. Le spécialiste du meuble en kit n’est pas un énergéticien. Sa maison mère, la holding Ingka Group, a signé un accord de partenariat avec Svea Solar, un des leaders du marché européen du marché solaire. La nouvelle offre d’électricité verte d’Ikéa porte le nom de Strömma.

Concrètement, Ikéa compte acheter de l’électricité verte certifiée 100% issue des énergies renouvelables. Pour cela, elle achètera l’électricité sur la place de marché de l’électricité NordPool. L’électricité proviendra de parcs éoliens et de parcs photovoltaïques. Elle sera ensuite revendue à prix coûtant aux consommateurs qui ont souscrit à l’offre Strömma. Jan Gardberg, le responsable des ventes d’Ingka, résume l’ambition du groupe : “Nous voulons rendre l’électricité issue des sources renouvelables plus accessible et attractive pour tous.”

Tesla s’implante sur le marché texan de l’électricité verte

Tesla aussi prépare sa mue en fournisseur d’électricité verte. Le 16 août dernier, l’entreprise s’est faite remarquée : elle a déposé une demande auprès de la Commission des services publics du Texas pour être enregistrée comme fournisseur d’électricité verte auprès des particuliers. Le marché texan compte déjà de nombreux fournisseurs d’électricité. Mais Tesla compte bien se distinguer de ses concurrents. L’entreprise maîtrise à la fois la production et le stockage de l’électricité verte. Il ne reste plus qu’à assurer la distribution.

Le projet de Tesla au Texas repose sur le déploiement de nouvelles unités de stockage d’énergie. La firme compte installer de nouvelles fermes de batteries dans l’état : une près de Houston, et une autre près d’Austin, où se trouve déjà une gigafactory Tesla. Si Tesla obtient rapidement le feu vert des autorités locales, l’entreprise pourrait lancer sa nouvelle activité de fournisseur d’électricité verte avant la fin d’année 2021, juste à temps pour séduire les consommateurs texans avant le prochain hiver.

Tesla choisit le Texas pour tester sa nouvelle offre

Car malgré la forte concurrence, le marché de l’électricité texan souffre d’une mauvaise image auprès de ses consommateurs. L’état américain, qui compte peu d’interconnexions avec les états voisins, a souffert de plusieurs problèmes ces dernières années. En début d’année, le réseau électrique du Texas a subi d’importantes coupures à cause des conditions climatiques.

L’intégration d’une plus grande part d’électricité produite localement, et l’assurance d’un système de stockage qui garantit la fiabilité du réseau pourraient séduire de nombreux ménages. Tesla le pense en tout cas, puisque c’est précisément sur le marché de cet état que la firme d’Elon Musk choisit de tester sa nouvelle activité.

Ikéa et Tesla : un même intérêt pour la fourniture d’électricité verte

A l’instar d’Ikéa, Tesla a développé un intérêt naturel pour la fourniture d’électricité verte. L’entreprise, au départ spécialisée dans les véhicules électriques, a rapidement choisi de diversifier son activité. Tesla propose des solutions de production d’électricité verte à domicile avec ses tuiles solaires, pour équiper les habitations. L’entreprise est aussi bien implantée sur le marché des batteries avec son système PowerWall.

A quels développements peut-on s’attendre à l’avenir ? Tesla et Ikéa vont-ils étendre leur activité de vente d’électricté verte ailleurs dans le monde ? Dans le cas de Tesla, aucun agenda n’a été établi. La firme n’a pas communiqué sur un éventuel déploiement de son offre de fourniture d’électricité verte. Mais il y a fort à parier qu’à l’instar du Solar Roof, le test sur le marché américain donne plus tard lieu à un déploiement sur le marché international.

Ikéa s’est engagé plus clairement. Le groupe suédois ambitionne de proposer l’offre d’électricité verte Strömma dans tous les pays où il est actuellement présent. Mais pour l’instant, aucune échéance n’a été précisée.

L’article Tesla et Ikéa, bientôt fournisseurs d’électricité verte est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Chine : la plus grande éolienne en mer d’ici 2023

27 août 2021 à 16:29
Chine : la plus grande éolienne en mer d'ici 2023

Ming Yang Smart Energy, une entreprise basée en Chine, vient de dévoiler un projet d’éolienne en mer. Sa spécificité ? Ses dimensions gigantesques. Ce nouveau modèle, plus grand et plus puissant que tous les autres du marché, devrait être déployé d’ici 2023. La course au gigantisme devient une tendance forte dans la recherche sur l’énergie éolienne maritime. Elle démontre aussi les ambitions de la Chine en matière d’énergies renouvelables.

L’éolienne en mer la plus grande au monde sera en Chine

Ce sont des chiffres qui donnent le tournis. La future éolienne en mer MySE 16.0-242 mesurera 242 mètres de hauteur. Ses pales feront 118 mètres de long. Et la turbine affichera une capacité nominale de 16 MW. L’entreprise chinoise Ming Yang Wind Power a annoncé qu’elle travaillait actuellement à son développement. Le premier prototype sera finalisé courant 2022. Il devrait ensuite être installé en 2023. Et la société prévoit le déploiement des premiers modèles commerciaux dès 2024.

D’après le constructeur chinois, une seule éolienne offshore de ce type est capable de produire 80 000 MWh d’électricité en une année. Une capacité de production qui la placera en tête des éoliennes offshore en matière de performance. Ming Yang estime en outre que cette puissance assure l’alimentation en électricité d’environ 20 000 foyers avec une seule éolienne.

Le règne des méga éoliennes en mer

On assiste actuellement à une forte compétition entre les acteurs du secteur de l’éolien offshore. Le but de leurs efforts ? Mettre au point les éoliennes en mer les plus grandes et les plus puissantes. La course semble superficielle, et pourtant il s’agit bien d’un enjeu technologique crucial.

Déployer des éoliennes en mer plus grandes et plus puissantes est sensé améliorer le retour sur investissements pour l’éolien offshore. Pour des coûts de production un peu supérieurs, les coûts d’installation et de raccordement restent inchangés, d’après le constructeur chinois. Le coût de la maintenance devrait également être comparable à des éoliennes offshore standard. En revanche, grâce à la meilleure performance des éoliennes, le coût de revient globale de l’électricité produite devrait être plus attractif. A l’avenir, il faudra de moins en moins d’éoliennes en mer pour atteindre une grande capacité de production.

Méga éoliennes offshore : un marché de plus en plus compétitif

Le projet Ming Yang vient challenger les trois acteurs qui participent actuellement à la course à la plus grande éolienne en mer. Vestas, Siemens Gamesa et GE Renewable Energy ont renchéri à plusieurs reprises ces dernières années pour annoncer “la plus grande éolienne en mer au monde”. Jusqu’à présent, c’était l’entreprise danoise Vestas qui était tenante du titre. Plus tôt cette année, elle a annoncé le développement d’une turbine de 15 MW.

Ce nouveau projet démontre encore une fois le dynamisme de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Ming Yang Wind Power est un acteur relativement récent sur le marché. L’entreprise a été créée en 2006. En 2007, elle commercialisait sa première turbine. Un modèle qui ne faisait alors que 1,5 MW. En un peu plus de dix ans, la course à la performance est devenue un élément clé du marché de l’éolien offshore. La progression très rapide de Ming Yang sur le marché est aussi le signe de l’intérêt porté par Pékin à l’éolien offshore.

La Chine, plus que jamais intéressée par l’éolien offshore

En 2020, la Chine était le deuxième pays au monde dans le classement de l’éolien offshore. Malgré la crise sanitaire, le pays a continué d’investir dans l’éolien en général, et dans l’éolien en mer en particulier. La Chine devait augmenter sa capacité de production éolienne globale de 20% en 2020. Si Pékin est parvenu à garder le rythme pour l’éolien terrestre, l’éolien offshore a pour sa part souffert d’un ralentissement. Au premier semestre 2020, les installations d’éolien offshore étaient en baisse de 30% par rapport à 2019 d’après l’AIE. Mais les projets ne sont pas annulés pour autant, seulement reportés. Entre 2021 et 2022, la Chine se prépare à augmenter la cadence de déploiement de ses nouveaux parcs éoliens en mer.

L’article Chine : la plus grande éolienne en mer d’ici 2023 est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Le Vietnam mise sur l’éolien en mer pour sa transition énergétique

20 août 2021 à 07:05
vietnam eolien en mer transition energetique - L'Energeek

Face à une augmentation croissante de ses besoins en énergie et une nécessité de décarboner un secteur largement dépendant des hydrocarbures, le Vietnam s’est lancé dans une politique d’installation massive de centrales renouvelables. Après l’hydro-électricité, l’éolien terrestre et le photovoltaïque, c’est au tour de l’éolien en mer d’être mis en avant par le Vietnam : un séminaire en ligne, ce 18 août 2021, a fixé l’objectif d’atteindre entre 3 et 5 GW de puissance installée dès 2030, et 21 GW en 2045.

Le Vietnam lancé dans un vaste déploiement des renouvelables

Avec la double contrainte de l’augmentation du niveau de vie (et donc de la consommation d’énergie) et de l’urgence climatique, imposant de décarboner le secteur, le Vietnam vit une véritable révolution énergétique. En effet, entre 1990 et 2018, la consommation intérieure d’énergie primaire du Vietnam a progressé en moyenne de 5,6 % par an, la consommation d’électricité de 13,9 % et les émissions de CO2 liées à l’énergie de 9,7 %.

Encore largement exportateur d’énergie en 2009, le Vietnam est devenu importateur net depuis 2015. En 2018, plus de 80 % de la production d’énergie primaire du pays était assuré par des combustibles fossile, dont 44 % pour le seul charbon.

Pour faire face aux défis énergétiques et environnementaux du siècle, le pays a décidé d’investir largement dans les énergies renouvelables, après avoir renoncé à développer un programme nucléaire civil, en projet au milieu des années 2010. Le gouvernement a ainsi renforcé le développement de l’hydro-électricité, historiquement puissante au Vietnam : de 27 TWh annuel en 2010, la production a atteint les 90 TWh en 2019, soit le 13ème marché mondial, avec 1,2 % de la production mondiale.

L’éolien terrestre a eu un essor plus récent, à la fin des années 2010, mais disposait en 2018 de 4 GW de projets en construction. Le photovoltaïque a connu un véritable boom en 2019 au Vietnam, avec 4,8 GWc installés (5ème marché mondial), puis une explosion en 2020, avec 11,1 GWc installés (3ème marché mondial), portant la puissance totale installée fin 2020 à 16,4 GWc, au 8ème rang mondial.

Eolien en mer : un séminaire en ligne pointe des objectifs élevés pour le Vietnam : entre 3 et 5 GW en 2030, 21 GW en 2045

Et, ce 18 août 2021, c’est l’éolien en mer qui est entré, à son tour, dans la danse. Durant un séminaire en ligne réunissant des représentants du gouvernement et d’associations professionnel, et intitulé Développer l’éolien offshore au Vietnam : Réglementations sur l’évaluation de l’impact environnemental et social, les décideurs ont fixé des objectifs élevés, ainsi qu’un programme des indispensables évolutions réglementaires pour permettre le déploiement d’une filière nationale.

Concernant les objectifs, ils ont été fixés entre 3 et 5 GW installés dès 2030, puis à 21 GW à horizon 2045. Le président de l’Union des associations scientifiques et technologiques du Vietnam, Phan Xuan Dung, a mis en avant les atouts majeur de cette énergie, notamment « des coûts énergétiques de référence réduits de plus en plus ». « Le développement de l’éolien en mer contribuera à créer plus de nouveaux emplois, à promouvoir l’attraction des investissements et à réduire les émissions de carbone (CO2) » a-t-il ajouté.

L’équipe de recherche Potentiel de la chaîne d’approvisionnement en énergie éolienne offshore au Vietnam a par ailleurs demandé au ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement de préciser rapidement le cadre réglementaire sur l’impact environnemental de l’éolien offshore, dans le respect des normes internationales, pour assurer une visibilité aux projets à venir.

Enfin, des nombres experts présents lors du séminaire ont estimé que « le système de base juridique et les normes techniques pour la production, la construction et l’installation, l’exploitation et la maintenance des ouvrages d’éolien en mer laissent encore à désirer ». Ils ont également demandé à l’État de soutenir promptement le développement de cette filière, afin de profiter à plein de ses gains énergétiques, économiques, environnementaux et sociaux.

L’article Le Vietnam mise sur l’éolien en mer pour sa transition énergétique est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Pour la CEE-ONU, tenir les objectifs climatiques impose d’utiliser le nucléaire

16 août 2021 à 07:49
cee onu objectifs climatiques nucleaire - L'Energeek

Dans un rapport publié ce 11 août 2021, la CEE-ONU, la Commission Economique de l’Onu pour l’Europe, l’ex-URSS, les Etats-Unis et le Canada, affirme que, pour décarboner l’énergie et tenir les objectifs climatiques (rappelés récemment par le rapport du Giec), le nucléaire est indispensable. Cette technologie a déjà évité l’émission d’importantes quantités de gaz à effet de serre, et son développement est, pour l’ONU, une nécessité.

D’après la CEE-ONU, « les objectifs climatiques internationaux ne seront pas tenus si l’énergie nucléaire est exclue »

La Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU, ou UNECE en anglais) a été établie en 1947 pour favoriser la coopération économique entre ses pays membres. Contrairement à ce que son nom indique, elle ne se limite pas à l’Europe : certes, tous les Etats européens (y compris la Turquie) font partie de ses 56 membres, mais s’y ajoutent les Etats-Unis, le Canada, et toutes les anciennes républiques soviétiques, y compris la Russie.

Ce groupe de pays représentent donc une part importante de l’économie mondiale. Les membres de la CEE-ONU représentent ainsi 33 % des émissions de CO2 mondiales. Ce 9 août 2021, le Giec a présenté la première partie de son sixième rapport sur le climat, qui pointe l’urgence absolue du changement climatique, et la nécessité d’agir le plus rapidement possible.

C’est donc dans le prolongement de ce texte que la CEE-ONU a publié, ce 11 août 2021, un rapport sur l’opportunité que représente l’énergie nucléaire pour répondre aux défis climatiques. La conclusion est sans appel : « les objectifs climatiques internationaux ne seront pas tenus si l’énergie nucléaire est exclue ».

« Les objectifs climatiques internationaux ne seront pas tenus si l’énergie nucléaire est exclue »

C’est bien de mettre les anti-nucléaires face à leurs responsabilités, surtout venant d’une commission de l’ONU.

Quelques explications sur le contenu de ce rapport.#Thread
pic.twitter.com/8auWoF1Bok

— laydgeur (@laydgeur) August 12, 2021

Le texte commence par un bilan de l’impact positif du nucléaire sur les émissions de CO2 dans les pays de la CEE-ONU ; en effet, l’énergie nucléaire émet aujourd’hui, sur tout son cycle de vie (y compris l’extraction et le transport d’uranium, la construction des centrales, le traitement des déchets et le démantèlement), autant de CO2 que l’éolien, et moins que la photovoltaïque.

Le rapport de la CEE-ONU estime que, depuis 50 ans, le nucléaire a évité l’émission de 75 milliards de tonnes de CO2. Sur cette période, seule l’hydro-électricité en a évité davantage (100 Gt), l’ensemble des autres technologies bas-carbone n’ont évité « que » 15 Gt – sur une période de temps certes plus courte, car leur essor à grande échelle date d’une quinzaine d’année.

Le nucléaire a permis de sauver un million de vie…

Ces faibles émissions carbone se traduissent également sur la santé publique, sous forme de pollution de l’air évitée : le rapport estime ainsi que « l’utilisation historique du nucléaire a permis de sauver plus d’un million de vies ».

En matière d’impact sur la santé humaine et les écosystèmes (changement climatique, euthropisation et acidification, occupation au sol, toxicité), c’est également, de toutes les énergies renouvelables, la plus vertueuse, juste devant l’éolien, mais loin devant l’hydro-électricité et les technologies solaires.

Dans l’ensemble des pays de la CEE-ONU, le nucléaire représente 20 % de la production d’électricité, ce qui en fait la première source d’électricité bas carbone (43 % du total). Le rapport évoque aussi le fait que, dans la majorité des cas, les centrales nucléaires ne servent qu’à produire de l’électricité, alors que la chaleur qu’elles émettent pourrait être valorisée pour le chauffage urbain, pour la chaleur industrielle, voire pour produire de l’hydrogène décarboné.

En terme de coût, la CEE-ONU rappelle que le nucléaire impose d’importants investissements de départ mais qu’une fois en opération, son coût est modique. « Dans de nombreuses régions du monde, l’énergie nucléaire est l’un des options les plus compétitives en termes de coûts pour la production d’électricité », précise d’ailleurs le rapport.

« Pour les pays qui choisissent de mettre en œuvre cette technologie, l’énergie nucléaire est une source importante d’électricité et de chaleur à faible teneur en carbone qui peut contribuer à atteindre la neutralité carbone et donc à atténuer le changement climatique et à réaliser l’agenda 2030 pour le développement durable », conclue Olga Algayerova, Secrétaire exécutive de la CEE-ONU.

L’article Pour la CEE-ONU, tenir les objectifs climatiques impose d’utiliser le nucléaire est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Le géant coréen Hanwah va racheter la filiale française de RES, spécialiste des EnR

12 août 2021 à 11:59
geant coreen hanwah racheter filiale francaise res enr - L'Energeek

Via un communiqué de presse publié ce 11 août 2021, le groupe sud-coréen Hanwah Solutions a confirmé son intention de racheter les actifs de la filiale française du géant britanniques des énergies renouvelables (EnR), RES, via la signature d’un accord d’exclusivité et d’option de vente (POA). Cette acquisition permettrait au groupe coréen de s’implanter plus profondément dans le secteurs de EnR en Europe, tout en augmentant la capacité d’investissement de RES au niveau mondial.

RES, champion britannique des EnR, cède sa filiale française au conglomérat Hanwah Solutions, désireux de renforcer son implantation en Europe

Fondé en 1981 au Royaume-Uni, RSE est aujourd’hui la première entreprise indépendante du secteur des EnR au niveau mondial. Elle a livré 41 GW de projets solaires, éoliens et de stockage, dispose d’actifs opérationnels à hauteur de 7,5 GW, emploie 3 000 personnes dans le monde.

Sa filiale française RES Méditerranée SAS, fondée en 1999, emploie 240 personnes à travers six bureaux sur le territoire métropolitain et est, avec 5 GW d’actifs, l’un des principaux acteurs des EnR en France.

La direction britannique de RES souhaitait se désengager de cette filiale (en partie à cause des conséquences économiques du Brexit, en partie pour augmenter sa capacité d’investissement sur fonds propres). Plusieurs entreprises étaient candidates au rachat, dont Total, l’italien Enel ou l’allemand RWE.

Mais, ce lundi 9 août 2021, RES a annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le conglomérat sud-coréen Hanwah Solutions. Présent dans la finance, la chimie, le bâtiment ou l’armement, Hanwah Solutions s’est également engagé dans les énergies renouvelables depuis le rachat, en 2012, de Q Cells, un producteur allemand de panneau photovoltaïque, devenue sa filiale chargée de développer les EnR.

Ce 11 août 2021, Hanwah Solutions a confirmé, via un communiqué de presse, l’existence d’une PAO pour racheter 100 % des actifs de RES France. L’opération, dont le montant n’a pas été révélé mais est estimé à 730 millions d’euros, doit encore être validée en interne par les équipes de RES France et obtenir les autorisations réglementaire. Elle pourrait être finalisée à l’automne 2021.

« La France est l’un des marchés les plus attractifs pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables »

Avec cette acquisition, Hanwah poursuit sa propre transition énergétique, et double son portefeuille de projets EnR en Europe, à 10 GW. Un choix stratégique pour le groupe sud-coréen : « Avec la demande croissante en énergie durable, la France est l’un des marchés les plus attractifs pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables. Cela n’est pas seulement dû au nombre élevé d’heures d’ensoleillement et de vent mais aussi au système d’appel d’offres bien établi et fiable du gouvernement français », détaille le communiqué de presse.

Hanwah se satisfait d’ailleurs que l’objectif français d’atteindre 40 % d’EnR dans le mix électrique en 2030 ait reçu « un coup de pouce important il y a quelques jours lorsque, le 27 juillet 2021, le soutien français aux énergies renouvelables, d’un montant de 30,5 milliards d’euros, a été approuvé par l’UE ».

« Ce projet d’acquisition prouve que Q Cells a la volonté de s’engager avec audace sur le marché français des énergies renouvelables et d’apporter une contribution significative à la transition énergétique française, tout en accélérant notre transition en vue de devenir un fournisseur leader de solutions énergétiques globales fournies de manière propre, durable et fiable », s’est félicité Hee Cheul (Charles) Kim, CEO de Q Cells, s’exprimant au nom de Hanwha Solutions.

« Une fois l’opération menée à bien, les capitaux levés contribueront à renforcer la position de RES alors que nous cherchons à accélérer la croissance de l’entreprise au niveau mondial en élargissant notre portefeuille de développement et notre offre de services de soutien », a commenté, pour sa part, Gavin McAlpine, président de RES.

L’article Le géant coréen Hanwah va racheter la filiale française de RES, spécialiste des EnR est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Investissements dans les énergies renouvelables : une hausse trompeuse

11 août 2021 à 16:19
Investissements dans les énergies renouvelables : une hausse trompeuse

L’institut Bloomberg NEF vient de publier les chiffres pour les investissements dans les énergies renouvelables au premier semestre 2021. Un an et demi après le début de la crise sanitaire, la transition énergétique n’a rien perdu de son dynamisme. Mais malgré la mobilisation des capitaux internationaux, le bilan est mitigé. Certaines énergies peinent à convaincre sans système de subvention. Pourtant, l’urgence pour trouver un modèle énergétique est bien là.

174 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables

Les chiffres de Bloomberg NEF sont tombés presque en même temps que le rapport du GIEC. Un hasard du calendrier qui n’en est pas vraiment un. A présent que le premier semestre 2021 s’est écoulé, l’heure est au bilan. Et en la matière, le rapport du GIEC est clair : l’urgence climatique doit entraîner une refonte rapide et en profondeur de notre modèle énergétique. Les chiffres des investissements dans les énergies renouvelables offrent un écho troublant à ce constat.

D’après Bloomberg NEF, les investissements dans les énergies renouvelables ont progressé au premier semestre 2021 par rapport à 2020. Il s’agit d’un record pour la période janvier à juin, mais la progression reste modeste : +1,8% seulement. Avec un total de 174 milliards de dollars investis au niveau mondial, la transition énergétique confirme toutefois son attractivité auprès des investisseurs. Pour rappel, les investissements avaient déjà été en hausse en 2020.

Albert Cheung, analyste de Bloomberg NEF, constate cette progression. “Le secteur de l’énergie renouvelable a contrecarré les conséquences de la pandémie par rapport à d’autres secteurs de l’économie énergétique.” Il ajoute qu’au global, le marché mondial de l’énergie a d’ailleurs “fait preuve d’une extrême volatilité”.

Quelles énergies renouvelables captent le plus d’investissements en 2021 ?

Sur ce premier semestre 2021, l’énergie solaire démontre son dynamisme. Elle capte 54,7 milliards d’investissements, soit une hausse de 9% par rapport à la même période en 2020. Les investissements sont notamment portés par les nombreux projets d’infrastructures solaires sur le marché chinois. En Chine, les investissements dans le solaire ont atteint 2,8 milliards de dollars au premier trimestre, et 4,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. Et aux Etats-Unis, les nouveaux investissements voulus par Joe Biden aux Etats-Unis viennent aussi conforter la filière solaire.

Le même élan d’investissements ne porte pas toutes les énergies renouvelables. Après une bonne année 2020, l’éolien ne concrétise pas ses promesses cette année. Il ne capte que 58 milliards de dollars d’investissements, soit une baisse vertigineuse de 30,5% par rapport à 2020. Ce qui a changé ? Les subventions sont désormais plus limitées. Et sans ce soutien, l’éolien a du mal à se développer. La situation est d’autant plus paradoxale qu’il s’agit là d’une ressource énergétique dont le potentiel est considéré comme énorme au niveau mondial.

Les énergies renouvelables au-delà de l’électricité verte

Le rapport de Bloomberg NEF souligne que les investissements se structurent désormais d’une manière plus complexe. “Historiquement les énergies renouvelables ont été le principal focus, mais nous élargissons notre analyse aux dépenses pour les véhicules et l’électrification du chauffage, ainsi que pour l’hydrogène et la capture de carbone, qui continuent tous d’augmenter.” Albert Cheung constate que ces derniers leviers “attirent seulement une fraction des investissements dont ils auront besoin dans les prochaines années pour aider à garder les émissions de CO2 sous contrôle”.

L’article Investissements dans les énergies renouvelables : une hausse trompeuse est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Haute-Alpes : raccordement électrique pour la centrale photovoltaïque flottante du lac de Lazer

5 août 2021 à 12:22
haute-alpes raccordement centrale photovoltaique flottante lazer - L'Energeek

Ce 4 août 2021, la direction d’EDF Renouvelables, maître d’oeuvre de la centrale photovoltaïque flottante du lac de Lazer, dans les Hautes-Alpes, a visité le chantier de raccordement électrique du projet, démarré par Enedis ce 2 août 2021. La centrale de 20 MW, situé sur le lac de retenue d’une centrale hydro-électrique, devrait être mise en service au printemps 2022.

Centrale photovoltaïque flottante du lac de Lazer : Enedis commence les travaux de raccordement au réseau électrique

Une synergie vertueuse : utiliser la retenue d’eau d’une centrale hydro-électrique pour y installer une centrale photovoltaïque flottante est une bonne façon de répondre à la question brûlante du besoin de foncier pour développer le solaire en France. EDF Renouvelables pilote justement un projet de ce type sur le lac de Lazer, dans les Hautes-Alpes.

« Grâce à cette technologie innovante, la même retenue d’eau produira de l’hydroélectricité et de l’électricité solaire : conjuguer ces deux énergies renouvelables constitue un atout supplémentaire pour contribuer aux objectifs de développement des énergies renouvelables fixés par le gouvernement », s’est ainsi félicité Nicolas Couderc, directeur France d’EDF Renouvelables, ce 4 août 2021.

En février 2021, Enedis a donné le coup d’envoi du chantier de la centrale du lac de Lazer, par d’indispensables travaux électriques préparatoires. Le gestionnaire du réseau de distribution a notamment installé un départ électrique au Poste Source de Ventavon, et enfoui neuf kilomètres de câbles.

Ce lundi 2 août 2021, Enedis a entamé la dernière étape de ces travaux électriques, le raccordement de la future centrale au réseau public de distribution électrique de la commune de Lazer.

Bientôt, ici sur le lac de Lazer dans les @hautesalpes… de l’énergie solaire sera produite grâce à une centrale flottante @enedis crée 9⃣km de réseau pour permettre le raccordement de la centrale #EnR au réseau public de distribution électrique #TransitionEcologique pic.twitter.com/mLCm0mFvOT

— Enedis en Provence Alpes du Sud (@enedis_prov_alp) August 2, 2021

Une première pour EDF Renouvelables

Par la suite, EDF Renouvelables pilotera l’installation de flotteurs et de panneaux photovoltaïques sur la retenue d’eau. A terme, ils devraient occuper les deux-tiers du lac artificiel, soit une surface totale de 24,5 hectares, pour une puissance installée de 20 MW (équivalente à celle de la centrale hydro-électrique).

La durée totale des travaux est estimée à 13 mois, et aucun retard n’est pour l’heure à déplorer. La mise en service est donc toujours prévue pour le printemps 2022. La centrale du lac de Lazer sera ainsi la première centrale photovoltaïque flottante installée par EDF Renouvelables.

Pour l’heure, une seule centrale de ce type est en service en France, à Piolence, dans le Vaucluse, depuis 2019. De nombreux projets sont en cours, mais plusieurs, comme ceux des lacs de Caussade ou de Leyritz-Moncassin se heurtent à l’opposition des agriculteurs locaux.

L’article Haute-Alpes : raccordement électrique pour la centrale photovoltaïque flottante du lac de Lazer est apparu en premier sur L'EnerGeek.

JO de Tokyo : une empreinte carbone plus vertueuse ?

30 juillet 2021 à 18:00
JO de Tokyo : une empreinte carbone plus vertueuse ?

Les JO de Tokyo ont démarré, et leur empreinte carbone sera un des enjeux de cette édition 2021. Le comité d’organisation japonais veut faire de Tokyo les Jeux les plus verts jamais vus. Energies renouvelables, développement durable, médailles recyclées et flamme alimentée à l’hydrogène… Le Japon veut faire la démonstration d’une organisation vertueuse. Mais comment le pays va-t-il réussir son pari ? Et dans quelle mesure les Jeux peuvent-ils vraiment être éco-responsables ?

Tokyo : objectif 2,73 millions de tonnes de CO2

La publication scientifique Nature Sustainability a classé l’empreinte carbone des derniers Jeux Olympiques. Surprise : malgré l’engouement pour le développement durable, les derniers JO n’ont pas été les plus vertueux. Les derniers JO d’été à Rio en 2016 arrivent avant-derniers du classement. Et la dernière place est occupée par les JO d’hiver de Sotchi, qui ont eu lien en 2014. En haut du classement, la médaille d’or des JO les plus responsables revient à Salt Lake City. La ville américaine avait organisé les jeux en 2002. Et ces JO ont eu l’empreinte carbone la plus faible.

En 2016, les JO de Rio avaient produit environ 3,5 millions de tonnes de CO2. Les JO de Tokyo visent une empreinte carbone de “seulement” 2,73 millions de tonnes. Un chiffre qui reste tout de même très élevé. Certains pays ne l’atteignent même pas en une année. Si les organisateurs réussissent leur pari, Tokyo deviendrait alors l’édition la plus verte de toute l’histoire des Jeux Olympiques.

JO de Tokyo : une empreinte carbone maîtrisée

Pour améliorer leur empreinte carbone, les JO de Tokyo ont mis toutes les chances de leur côté. Ils se sont dotés d’un comité de durabilité. L’un de ses membres, Masako Konishi, est un des responsables de l’ONG WWF au Japon. D’après lui : “Les Jeux doivent être un espace pour promouvoir la décarbonisation et la durabilité. Sinon, nous ne faisons qu’ajouter à la pression sur la planète.” La question de l’impact environnemental jour d’ailleurs un rôle dans l’acceptabilité du projet des Jeux au Japon. La population, plutôt opposée à la tenue des Jeux à cause du contexte sanitaire, est aussi très mobilisée en faveur du développement durable.

Concrètement, le comité de durabilité des JP de Tokyo a pris plusieurs mesures pour réduire l’empreinte carbone. En premier lieu, les infrastructures du village des athlètes sont alimentées grâce aux énergies renouvelables. Ensuite, les athlètes et le matériel sont transportés sur les sites olympiques grâce à des véhicules électriques. Enfin, et ironiquement, le contexte sanitaire aide les Jeux Olympiques a atteindre leur objectif. La faible présence de spectateurs va grandement limiter l’empreinte carbone des JO de Tokyo.

Le casse-tête énergétique des sites olympiques

Pour les sites olympiques à proprement parler, le comité a dû faire face à un problème de taille. Les sites sont trop énergivores pour fonctionner à 100% d’énergies renouvelables. Le comité ne s’est engagé que sur 30% d’électricité verte pour assurer le fonctionnement des sites olympiques. Il s’agit principalement d’énergie solaire et de biomasse.

Pour le reste, le comité a eu recours aux crédits carbone. Les JO de Tokyo vont donc utiliser pour 5,1 millions de tonnes de CO2 sous forme de crédits verts pour équilibrer leur empreinte carbone. Pour chaque MWh d’électricité consommée par les sites olympiques, le comité s’engage à réinjecter 1 MWh d’électricité verte sur le réseau métropolitain de Tokyo. Une partie de ces crédits carbone doit aussi financer la rénovation énergétique de bâtiments publics et d’habitations.

Une édition olympique sous le signe de l’hydrogène

Dans un pays qui ambitionne de devenir la nation hydrogène, les JO de Tokyo ne pouvaient pas faire l’impasse sur cette source d’énergie. Ainsi c’est la première fois que la flamme olympique est alimentée par l’hydrogène. L’hydrogène provient de l’électricité verte. Elle est produite dans une installation solaire située à Fukushima. Tout un symbole.

Une flotte de 100 bus et 500 voitures à hydrogène sert également à promouvoir les transports à hydrogène. Plusieurs camions à hydrogène servent au transport des équipements. Enfin, la ville de Tokyo a installé 35 nouvelles stations de recharge d’hydrogène pour les véhicules.

En prévision des Jeux, le Japon a bâti une usine d’hydrogène dans la ville de Namie, au nord-est de Tokyo. Grâce à ses panneaux solaires, elle produit 900 tonnes d’hydrogène vert par an. La démarche japonaise est claire : les Jeux sont l’occasion de démontrer le potentiel de l’hydrogène vert. Et son apport devrait effectivement permettre de réduire l’empreinte carbone des JO de Tokyo.

Le comité d’organisation des JO de Tokyo publiera les chiffres de l’empreinte carbone au mois d’août. De son côté, le comité d’organisation des JO de Paris 2024 s’est déjà engagé pour limiter son empreinte carbone. Nul doute que l’organisation des Jeux de Tokyo sera riche en enseignements.

L’article JO de Tokyo : une empreinte carbone plus vertueuse ? est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Les énergies renouvelables thermiques : un potentiel pour le bâtiment

26 juillet 2021 à 16:51
Les énergies renouvelables thermiques : un potentiel pour le bâtiment

Le secteur du bâtiment est l’un des plus énergivores. En France, il pèse pour environ 50% de la consommation totale d’énergie finale. Il émet aussi près de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement a fait de la rénovation énergétique une de ses priorités. Et la question des énergies renouvelables est au cœur de la stratégie de rénovation des bâtiments. Mais quelle énergie renouvelable choisir ? En parallèle de l’électricité verte, les énergies renouvelables thermiques cherchent à faire la preuve de leur performance pour assurer l’avenir énergétique du bâtiment.

Les énergies renouvelables thermiques : quelles sont-elles ?

On parle d’énergies renouvelables thermiques pour désigner des sources d’énergies vertes qui régulent la température d’un bâtiment et servent aussi à chauffer l’eau sanitaire. Les consommateurs français ont appris à connaître certaines d’entre elles. C’est notamment le cas de la biomasse et de la géothermie. Pourtant, d’autres sources telles que la géo-énergie ou le solaire thermique restent moins répandus sur notre territoire. Malgré leur potentiel, ces énergies renouvelables thermiques peinent à trouveur leur public.

Mais leur relative confidentialité pourrait bien changer. Les objectifs de la loi de transition énergétique pour la croissance verte sont clairs. D’ici 2030, les énergies renouvelables devront assurer 38% de la consommation finale de chaleur en France. Pour atteindre cet objectif, le secteur du bâtiment va devoir déployer plus de solutions pour assurer sa performance énergétique. Et les énergies renouvelables thermiques ont peut-être enfin l’occasion de faire leurs preuves.

Le solaire thermique : l’énergie solaire tout confort

Contrairement à l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie solaire thermique ne capte pas les rayons du soleil pour produire de l’électricité. A la place, elle la convertit en énergie calorifique. Cette source d’énergie renouvelable alimente le bâtiment en chaleur et en eau chaude sanitaire.

L’ADEME est un des soutiens les plus dynamiques au solaire thermique. L’Agence promeut notamment l’adoption du chauffe-eau solaire individuel dans le cadre des crédits d’impôts à la transition énergétique et du Fonds Chaleur. Et la promotion de l’ADEME s’avère payante. En 2020, malgré la crise sanitaire, le chauffe-eau solaire a connu une augmentation de +8% de ses ventes par rapport à 2019. Sans surprise, c’est le sud de la France qui plébiscite le plus cette solution. Les régions de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie représentent à elles seules un tiers des ventes en 2020. Les régions PACA et Rhône-Alpes suivent, en représentant à elles deux 25% des nouvelles installations.

La géo-énergie : l’autre géothermie qui ouvre des perspectives au bâtiment

Bien moins connue en France que la géothermie profonde, la géo-énergie offre pourtant un potentiel intéressant. En quoi consiste-t-elle ? Il s’agit d’aller puiser la chaleur ou la fraîcheur dans le sous-sol, au niveau des couches supérieures. Cette source d’énergie utilise donc le potentiel de l’inertie du sous-sol pour chauffer un bâtiment l’hiver ou le rafraîchir en été. A l’heure actuelle, très peu de bâtiments français ont recours à la géo-énergie. Mais la filière s’organise.

Geosophy, une start-up fondée en 2018, propose aux particuliers et professionnels de découvrir le potentiel du sous-sol de leurs bâtiments. Un moteur de recherche permet d’évaluer le potentiel énergétique d’un site. L’entreprise propose aussi un service de scan du sous-sol pour évaluer la faisabilité du projet, ses risques, son coût, et le retour sur investissement envisagé.

Alice Chougnet, PDG de Geosophy, résume l’intérêt de cette source d’énergie. “L’inertie du sous-sol est sous-exploitée en France avec seulement 2% du chaud et du froid des bâtiments qui sont générés par cette énergie. Et nous souhaitons participer à son développement, qui permettrait de rendre les bâtiments moins énergivores et moins émetteurs de carbone.” De fait, la géo-énergie est une énergie bas-carbone. Elle a aussi l’avantage de ne pas être intermittente. D’après les chiffres d’Alice Chougnet, le potentiel de bâtiments éligibles à la géo-énergie serait de plus d’un million dans l’Hexagone.

L’article Les énergies renouvelables thermiques : un potentiel pour le bâtiment est apparu en premier sur L'EnerGeek.

La Commission Européenne valide le plan de soutien de 30,5 milliards d’euros de la France aux renouvelables

29 juillet 2021 à 16:00
commission europeenne valide plan soutien france renouvelables - L'Energeek

Sans grande surprise, Bruxelles a donné, ce 27 juillet 2021, son feu vert au plan d’aide aux renouvelables de 30,5 milliards d’euros présenté par la France. La Commission Européenne a jugé que les gains climatiques de ce soutien dépassaient largement la distorsion de la concurrence qu’il pourrait induire.

Pas de distorsion de la concurrence dans le plan d’aide aux renouvelables voulu par la France, selon la Commission Européenne

La réponse était attendue. Dans une conjoncture où l’Union Européenne, en pleine réalisation de son Green New Deal, vient de présenter les contours d’un nouveau paquet climat plutôt ambitieux, il semblait peu probable que la Commission Européenne retoque, pour des raisons de distorsion de la concurrence, un plan de soutien étatique aux renouvelables.

Et c’est donc sans surprise que la Commission a validé, ce 27 juillet 2021, le plan de 30,5 milliards d’euros présenté par la France pour soutenir la production d’électricité à partir de sources renouvelables, en le jugeant « conforme aux règles de l’Union en matière d’aides d’État ».

« Cette mesure d’aide encouragera le développement des sources d’énergie renouvelables clés et soutiendra la transition vers un approvisionnement énergétique durable sur le plan environnemental, conformément aux objectifs du pacte vert », a défendu la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Un « effet incitatif » pour développer les capacités renouvelables de la France

Ce plan vise à soutenir les opérateurs d’installations solaires, éoliennes terrestres et hydroélectriques via des appels d’offre qui se dérouleront entre 2021 et 2026, pour un total de 34 GW de puissance installée. Il offrira une prime à ces installateurs, qui s’ajoutera au prix du marché de l’électricité. Une façon de rendre ces appels d’offre plus attirants, et de s’assurer de leur réussite.

Les aides pourront être versées jusqu’à 20 ans après la mise en service des installations. « La sélection des bénéficiaires au moyen d’une procédure de mise en concurrence garantira que l’argent du contribuable sera utilisé de la manière la plus efficace au regard des coûts tout en préservant la concurrence sur le marché français de l’énergie », complète Margrethe Vestager.

La Commission estime par ailleurs qu’une partie de ces projets risquaient de ne pas voir le jour en l’absence d’un soutien public, que l’aide aura un « effet incitatif », et qu’elle restera « proportionnée et limitée au minimum nécessaire ».

Ce 29 juillet, qui est en 2021 le « jour du dépassement » (celui où l’humanité a consommé l’intégralité des ressources que la Terre est capable de produire en un an), Jean Jouzel, climatologue et ancien président du Giec, a justement appelé, pour lutter contre le changement climatique, à « développer les renouvelables, en complément du nucléaire ».

#EU #France "J. Jouzel: «Il faut développer les énergies renouvelables, en complément du nucléaire»"

— ☞ MEGABOX ☜ (@Megabox_2424) July 29, 2021

L’article La Commission Européenne valide le plan de soutien de 30,5 milliards d’euros de la France aux renouvelables est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Comment mettre en place la sobriété énergétique à l’échelle des territoires ?

16 juillet 2021 à 15:17
Comment mettre en place la sobriété énergétique à l'échelle des territoires ?

Le 9 juillet dernier, l’ADEME a mis publié sa grande étude sur les démarches territoriales en faveur de la sobriété énergétique. Le rapport a observé les stratégies de 22 collectivités françaises. Les territoires sont un maillon crucial dans la mise en place des politiques de transition écologique. Ils doivent aussi faire face à des problématiques bien précises : la mobilité durable, l’éclairage, le pilotage d’une smart grid… Mais le plus gros enjeu reste de rendre la sobriété énergétique désirable aux yeux des citoyens.

Sobriété et énergies vertes : deux sujets différents

Jusqu’à récemment, la transition énergétique passait principalement par le développement des énergies vertes. Mais les renouvelables ne font pas tout. Les territoires sont nombreux à avoir faire du verdissement de leur mix énergétique une priorité. La sobriété relève d’un autre élan : pour consommer mieux, il faut aussi consommer moins. Sébastien Maire, le délégué général de l’association France Ville Durable, l’explique : “La sobriété est une vraie révolution, une remise en cause des logiques de développement durable.” La bonne formule pour une ville durable ? “Elle réduit significativement ses consommations d’énergie, et remplace les énergies carbonées par des énergies renouvelables.”

Sobriété énergétique dans les territoires : repenser les projets urbains

La question de l’aménagement urbain est désormais étroitement liée à celle de la sobriété énergétique des territoires. Tant pour des raisons écologiques qu’économiques, les territoires encouragent de nouveaux projets de ville durable bas-carbone. Et cette priorité implique plusieurs axes de travail.

Il ressort de l’étude de l’ADEME que “la promotion d’une consommation sobre pourrait être mise en lien avec le renouvellement des centres-villes”. Les acteurs des collectivités locales évoquent la place des constructions hybrides, que les aménageurs doivent encourager. Les collectivités doivent aussi soutenir l’innovation en collaborant avec des entreprises locales ou en lançant des appels à projets. Plus globalement, le rapport souligne la nécessité d’impliquer tout le tissu économique locale pour atteindre la sobriété.

Les territoires, trop isolés en matière de sobriété énergétique

La pose du diagnostic et la volonté d’agir sont rarement un frein à la sobriété pour les territoires. En revanche, le rapport de l’ADEME met le doigt sur un problème de fond : les collectivités territoriales se sentent globalement isolées sur le sujet de la sobriété. Les responsables estiment qu’ils sont mal accompagnés, et peinent à identifier les solutions qui les aideraient sur le terrain. Les responsables interrogés par l’ADEME voudraient une diffusion plus large des retours d’expérience. Ils ont aussi besoin de plus d’informations sur les innovations techniques et les évolutions de la réglementation. Ils souhaiteraient aussi plus de visibilité sur les possibilités de financements pour leurs projets.

La sensibilisation : le maître-mot de la sobriété énergétique pour les territoires

Les bonnes idées ne manquent pas pour faire de la sobriété énergétique une réalité. Mais tous les acteurs interrogés dans le rapport sont d’accord sur un point : la sensibilisation des citoyens est une étape cruciale. Il convient donc de rappeler que la sobriété n’induit pas la précarité énergétique. Pour que la sobriété énergétique ait un avenir, elle doit rencontrer une forte adhésion des publics. Or, on n’efface pas facilement des décennies de culture de la surconsommation. Le rapport de l’ADEME met en lumière l’importance de bien expliquer les enjeux énergétiques. “Les acteurs considèrent que la sensibilisation et la communication sont des leviers majeurs à déployer en priorité auprès des population.”

Et pour convaincre la population, l’ADEME insiste sur un point : les collectivités doivent elles-mêmes être “éco-exemplaires”. Elles doivent démontrer les vertus de la sobriété énergétique par des actions concrètes, notamment au niveau des infrastructures publiques. Elles ont aussi la possibilité, à travers le levier des commandes publiques, de valoriser la transition énergétique. Par ailleurs, faire participer les habitants et les acteurs locaux reste un levier important vers l’acceptation sociale. En bâtissant ainsi une image positive de la sobriété énergétique, les territoires la rendront d’autant plus légitime aux yeux des citoyens.

L’article Comment mettre en place la sobriété énergétique à l’échelle des territoires ? est apparu en premier sur L'EnerGeek.

Etats-Unis : le réseau électrique face au réchauffement climatique

15 juillet 2021 à 17:00
Etats-Unis : le réseau électrique face au réchauffement climatique

Les Etats-Unis sont en feu, et leur réseau électrique est plus que jamais en crise. Alors que dix des cinquante-deux états font face à des incendies d’une rare violence, la consommation électrique devient un problème pour les gestionnaires de réseau. Pics de consommation, feux qui menacent les lignes électriques, gestion des interconnexions… Alors que le pays fait face à des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes, la refonte de son réseau électrique devient urgente.

Californie en flammes : le symbole d’un réseau électrique dépassé

La Californie a beau être habituée aux incendies, l’état se trouve désormais dans une situation d’extrême vulnérabilité électrique. Depuis fin juin, le continent nord-américain est la proie d’une vague de chaleur d’une rare intensité. Et tandis que la chaleur bat des records, le réseau électrique doit faire face à une multiplicité de problèmes. Les pics de consommation se multiplient sur le réseau, notamment dus aux besoins en climatisation. Des pics qui s’accumulent avec les périodes normales de forte concentration de la consommation, comme la fin de journée et le week-end, lorsque les habitants sont chez eux.

La demande d’électricité atteint des sommets. A tel point que Gavin Newson, le gouverneur de Californie, a pris de nouvelles mesures exceptionnelles début juillet. Il a décidé d’utiliser des générateurs de secours ainsi que les moteurs de plusieurs navires auxiliaires pour alimenter certaines infrastructures publiques. En parallèle, le réseau électrique est lui aussi la proie des flammes. Une des interconnexions entre la Californie et l’Oregon se trouve dans une des zones actuellement en feu. D’autres lignes électriques se sont affaissées à cause de la chaleur.

California ISO, l’opérateur indépendant qui pilote le réseau électrique de Californie, compte sur les habitants pour ne pas saturer le réseau. Il a ainsi mis en place le dispositif FlexAlert pour anticiper les risques de saturation quand le réseau électrique est fragilisé. Le dispositif encourage les habitants de Californie à reporter l’utilisation des appareils électroménagers énergivores. Il précise les plages horaires des alertes, avec un rappel des bons gestes à adopter.

Le réseau électrique américain : quel modèle adopter ?

La Californie n’est pas un cas isolé. De nombreux états américains font face à l’impact du dérèglement climatique sur leurs réseaux électriques. Encore en février dernier, une tempête hivernale d’une rare puissance a touché le Texas. Elle a notamment paralysé le réseau électrique et entraîné un black-out pour environ 5 millions de personnes.

Géré par des acteurs publics et privés, le réseau électrique américain semble avoir atteint un carrefour. Certes, il est lourdement impacté par les conditions météo dégradées. Mais la complexité de son modèle est aussi devenue un véritable point faible. Kyri Baker, qui enseigne l’ingénierie à l’université du Colorado, résume la situation : “Je donnerais probablement à notre réseau électrique un C-“.

Au niveau des états, chaque gouvernement est libre d’adopter le modèle de réseau électrique de son choix. La plupart des états ont fait le choix de nombreuses interconnexions électriques pour sécuriser leur approvisionnement. Ce n’est pas le cas du Texas. Son réseau électrique est volontairement moins relié aux autres pour faciliter sa gestion. Mais cette facilité a un coût : le Texas n’a pas pu compter sur des interconnexions pour éviter le black-out de février dernier. A la même époque, la tempête hivernale a aussi frappé l’état voisin de l’Oklahoma. Ce dernier a pu sécuriser son approvisionnement électrique grâce à ses interconnexions.

Réseau électrique américain : la smart grid, une priorité pour Joe Biden

La Maison Blanche a fait de la refonte du réseau électrique américain une de ses priorités. Le président Biden a initié un grand plan pour la modernisation des infrastructures fédérales. Il a prévu un budget de 73 milliards de dollars. Et un pan entier concerne la modernisation du réseau électrique. Le budget fédéral servira notamment pour financer de nouvelles lignes électriques dans tout le pays.

L’administration démocrate s’engage dans le développement des énergies renouvelables. Elle souhaite développer une smart grid de grande envergure pour moderniser le réseau électrique américain. Des solutions connectées permettraient aussi de faciliter la gestion du réseau électrique en cas de situation météo extrême. Toutefois il faudra l’adhésion des états fédérés pour qu’une vraie smart grid nationale puisse voir le jour. Or, es Républicains et les Démocrates sont divisés sur la stratégie énergétique à mener. La possibilité qu’un consensus s’impose à court terme semble donc faible.

L’article Etats-Unis : le réseau électrique face au réchauffement climatique est apparu en premier sur L'EnerGeek.

❌