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Vue normale

Philippe n’est pas content et prend les armes dans Mayhem À La Carte

Par : Loulou
16 septembre 2026 à 16:06

Dévoilé en ce début de mois, Mayhem À La Carte du studio INGAME est un FPS coop jusqu’à 4 joueurs se déroulant dans l’univers de la restauration. Ici, il n’est pas question de faire remonter la pente à un restaurant à la dérive, mais bien de cuisiner de bons petits plats tout en repoussant des ennemis génériques au possible et armés jusqu’aux dents. Autant on ne se prononce pas sur l’aspect culinaire, autant on a des choses à dire sur le gunplay. Au-delà de l’aspect cartonesque, l’IA ennemie a l’air particulièrement conne et les séquences de pistolet à billes jouées à la manette peinent à convaincre. Mayhem À La Carte a tout du jeu pour influenceurs hystériques en quête d’attention et de subs.

À la rédac, on n’a pas envie de s’éterniser dessus, car on préfère se retrouver sur le discord communautaire de Nofrag pour des assauts sur WARDOGS. Si vous êtes intéressés malgré tout, Mayhem À La Carte dispose déjà d’une page Steam depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits.

Spirits of the Wild : Awakening

Par : Perco
16 septembre 2026 à 12:00
On m'a refilé un jeu Mattel. MATTEL. La boîte qui a inventé Polly Pocket, Hot Wheels, et cette poupée Hello Barbie qui écoutait et enregistrait les enfants (authentique, il y a même eu un procès). Autant vous dire que quand le distributeur français Pixie Games m'a tendu Spirits of the Wild en mode « vas-y, teste-moi ça », j'ai eu à peu près le même enthousiasme qu'un chat en route pour chez le vétérinaire. Je m'attendais à du carton mou, des pions en plastique qui sentent le pétrole bon marché, et une règle rédigée par un stagiaire payé en bons d'achat Toys "R" Us (RIP bébé, je t'aime toujours).

Dagger Directive

Par : Agar
16 septembre 2026 à 06:00
Les soldats vieillissent mal, c'est pour ça qu'on les envoie à la retraite aussi tôt. Regardez la série des Delta Force, qui a pourtant inventé le genre du shooter militaire à la fin des années 1990. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Un vieux corps croulant et baveux : le FPS archi-générique sorti par Team Jade en 2024. C'est sans doute pourquoi un couple amoureux de la licence de NovaLogic, Daniel et Daiana Fowler, a décidé de créer son propre Delta Force comme à l'ancienne : Dagger Directive.

Paradox en mode Mad Max

Par : ackboo
16 septembre 2026 à 05:35
Paradox vient d'annoncer un nouveau projet développé par l'un de ses studios internes. Évidemment, il s'agira d'un jeu de stratégie, dans la grande tradition suédoise, mais sans un vrai background historique comme Crusader Kings 3, Hearts of Iron IV et Europa Universalis 5. Afterworld se déroulera en effet dans une Amérique du Nord post-apocalyptique, dans laquelle il faudra rebâtir un semblant de civilisation. Peu d'infos pour l'instant, si ce n'est une poignée de photos d'écran qui nous indiquent que le style Paradox – une grande carte lézardée de frontières et de gros menus pleins de chiffres sur la gauche de l'écran – sera respecté. L'éditeur suédois nous sort son laïus habituel : ce sera une simulation profonde et complexe, tout en étant plus accessible que ses jeux historiques hardcore. Ils nous avaient dit la même chose pour Stellaris il y a une dizaine d'années, et ils s'en étaient plutôt bien sortis. A.

Télex

Par : ackboo
16 septembre 2026 à 05:34
Le prochain Starcraft ne sera pas un STR, mais cela ne veut pas dire que Blizzard abandonne le genre. Six ans après la sortie de Warcraft III Reforged (lui-même sorti 18 ans après le jeu original), le studio américain lance Forsaken Kingdom, une nouvelle campagne de trente heures. Pour trente euros. Oui, quand même. A.

Marvel’s Wolverine

Par : Perco
15 septembre 2026 à 16:00
Subtilité, nom féminin (latin subtilitas) - Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui est subtil, pénétrant, ingénieux : j'admire la subtilité de sa pensée. - Finesse, raffinement de la pensée, de l'expression, etc. Synonymes : délicatesse, finesse, lucidité, perspicacité, raffinement, sagacité. Antonyme : Wolverine d'Insomniac Games.

Ça a l’air nul, mais c’est un FPS, alors on vous parle de Like or Die

Par : Estyaah
15 septembre 2026 à 06:51

Il avait été présenté lors de la Gamescom 2026, mais on n’avait vraiment pas eu envie de vous parler de Like or Die, un FPS coréen générique au possible. Malheureusement, comme c’est un FPS, on est contractuellement obligés de vous en parler. Certes, la production value a l’air assez importante, notamment visuellement, mais on ne sent aucune âme dans ce projet. On croirait un projet full IA qui serait allé piquer des idées à gauche et à droite : un feeling à la The Finals avec une map déstructurée composée de bâtiments destructibles et des explosions de corps en milliers de particules jaunes, de la construction à la Fortnite, un mode de jeu à la Warzone et des héros avec des compétences spéciales comme dans mille autres titres.

À cela s’ajoute une couche de réseaux sociaux, parce que pourquoi ne pas ajouter une petite touche de merde sur un plat de vomi ? Bref, vous avez sans doute compris qu’on n’attendait pas franchement ce énième free-to-play coréen, qu’on espère voir arriver le plus tard possible.

Si, en revanche, vous êtes émétophile, vous pouvez dès maintenant ajouter Like or Die à votre liste de souhaits depuis sa page Steam en attendant une date de sortie.

Athanasia, l’immersive sim avec des dinos, sortira le 19 octobre en accès anticipé

Par : Estyaah
15 septembre 2026 à 06:50

Cela faisait quelques mois qu’on ne vous avait pas parlé d’Athanasia, un immersive sim rétro avec des dinos. Pour son retour sur le devant de la scène, l’équipe de dev (avec un nofragé dedans) annonce enfin la date de sortie en accès anticipé : ce sera le 19 octobre.

On avait testé une ancienne démo et c’était plutôt sympa, ce qui a du mal à transparaître dans ce nouveau trailer un peu mou. Mais on reste enthousiastes : le mélange d’une sorte de System Shock avec l’univers des dinosaures nous fait vraiment envie.

En attendant le 19 octobre, vous pouvez toujours ajouter Athanasia à votre liste de souhaits Steam, s’il vous intéresse.

Orbitals

15 septembre 2026 à 06:00
« Tu n'as pas peur ? Tu ne sais pas ce qui t'attend. » Avant de lancer Orbitals, ces mots de Metalmena à Tetsurō dans Adieu Galaxy Express 999 résonnaient à mon oreille. J’aime beaucoup l’esthétique de l’animation japonaise de la fin du siècle dernier, sûrement beaucoup trop pour en apprécier les succédanés plusieurs fois remâchés en 2026. Mais laissons sa chance au produit, le pire n’étant jamais le plus probable.

Malgré un nouveau patch de contenu, John Carpenter’s Toxic Commando ne convainc toujours pas

Par : Estyaah
14 septembre 2026 à 21:37

Il y a maintenant deux semaines est sortie Retrieval Update, une nouvelle grosse mise à jour de contenu pour John Carpenter’s Toxic Commando. Vous l’avez sans doute oublié, mais il était sorti en mars dernier, et malgré le manque de contenu, on avait bien apprécié l’expérience. Entre-temps, un premier patch de contenu avait apporté une carte, qu’on avait faite sans déplaisir en une soirée, puis on avait oublié le jeu. La nouvelle update, quant à elle, n’apporte pas de nouvelle map, mais un mode de jeu qui pourrait vaguement s’approcher d’un extraction shooter : il faut récupérer des ressources spécifiques sur l’une des cartes, puis s’extraire avant que la horde ne vous submerge. Un nouvel ennemi, des armes et des upgrades ont également été ajoutés, dont vous pouvez avoir le détail sur la page Steam dédiée.

De son côté, le public ne semble pas accueillir ce nouveau contenu très positivement. Pour autant, difficile de trouver des critiques constructives au milieu des débiles qui déconseillent le jeu parce qu’il n’y a plus beaucoup de joueurs. On peut juste s’accorder sur le fait qu’il n’y a pas assez de contenu et que l’équilibrage des upgrades est à la ramasse.

Néanmoins, si vous voyez passer John Carpenter’s Toxic Commando à vil prix, n’hésitez pas à sauter le pas, vous aurez l’assurance d’une soirée sympa entre potes. Actuellement, le jeu est à –10 %, soit 36 € chez notre partenaire Gamesplanet, mais vous pourrez sans doute l’avoir à moins cher lors de prochaines vagues de promotions.

Quitting Time, un DLC bien énervé pour I Am Your Beast le 20 octobre

Par : Estyaah
14 septembre 2026 à 21:32

Il y a deux semaines, le studio indépendant très prolifique Strange Scaffold a révélé un DLC pour I Am Your Beast, un excellent fast-FPS focalisé sur la vitesse d’exécution, dans tous les sens du terme. Intitulé Quitting Time, il semble apporter quelques nouveautés, comme un bouclier anti-émeute et un nouvel environnement.

On avait beaucoup apprécié la proposition originale, qui donnait toujours envie de relancer une partie pour améliorer son temps ou remplir des objectifs secondaires. On a donc toutes les raisons d’attendre cet ajout de contenu avec une certaine impatience.

En attendant la sortie du DLC Quitting Time, vous pouvez toujours retrouver I Am Your Beast pour 19 € sur Steam.

Total War : Warhammer 40K

Par : Perco
14 septembre 2026 à 08:00
Bon, je vais être transparent avec vous : je suis entré dans la démo Gamescom avec l'objectivité d'un Space Marine face à un commandement du Codex Astartes : strictement aucune. Trente ans de fanatisme 40K, ça ne se raisonne pas. Alors quand Creative Assembly (CA) m'a filé une heure sur un build limité pour la Gamescom, mon cerveau a immédiatement basculé en mode « loyauté à l'Empereur avant tout esprit critique ».

Quand le marché des cartes graphiques s’autorégule

Par : ackboo
14 septembre 2026 à 06:27
Je pensais que nous, petit peuple du jeu vidéo, étions unis et solidaires dans la souffrance. Que nous allions nous révolter et boycotter l'achat de cartes graphiques jusqu'à ce que les prix redescendent à un niveau convenable. Ah ah, Nvidia, qu'est-ce que tu vas faire si plus personne n'achète tes RTX machin-truc à 1600 balles ? En fait, Nvidia s'en cogne, car sur le second trimestre de 2026, les ventes de cartes graphiques pour PC de bureau n'ont jamais été aussi bonnes depuis quatre ans. C'est en tout cas ce que le cabinet Jon Peddie Research affirme, en précisant que Nvidia a fourni 90% des 12 millions de GPU écoulés sur cette période. Raison invoquée : les gamers anxieux (et, à n'en point douter, des tonnes d'AI bros qui veulent leur LLM local) se ruent sur ces produits, car ils craignent de nouvelles augmentations de prix dans les prochains mois. Le plus déprimant, c'est qu'ils ont probablement raison. A.

Un nouveau Starcraft avant Half-Life 3 ?

Par : ackboo
14 septembre 2026 à 06:01
Dans mon dernier TED Talk devant les plus grands CEO du jeu vidéo, je les implorais de ne plus faire d'annonce prématurée. Sinon, leur expliquai-je, les consommateurs ont le temps de se faire des films dans leur tête, de fantasmer pendant des années, et ils risquent d'être un peu déçus lorsque le produit final arrive sur leur écran. Le patron de Blizzard a noté ce judicieux conseil sur un petit bout de papier, s'est torché avec, puis annonce un nouveau Starcraft pour... 2030. Donc 2032, à cause du virus développé par l'IA qui paralysera le monde entier entre 2027 et 2029. Starcraft Dominion ne sera pas un STR (le genre n'est plus vraiment à la mode), mais un jeu de shoot multijoueur « narratif » en monde ouvert, dévoilé dans une bande-annonce qui ne montre pas une seule seconde de gameplay, comme toujours chez Blizzard. Allez, c'est parti pour une bonne demi-décennie de rumeurs, de leaks et de rêves brisés. A.

Tom Clancy’s Rainbow Six Tactics

14 septembre 2026 à 06:00
Dans la vie d'un journaliste jeu vidéo, la période de la Gamescom est un excellent moyen de sortir de sa zone de confort. Voilà comment je me suis retrouvée devant une présentation de Rainbow Six Tactics, malgré le fait que je ne sois pas la plus fine des stratèges, et que je me considère comme plus proche de Benny Hill que de Sun Tzu.

I’m Too Young to Die et Hurt Me Plenty de Bitmap books, une lettre d’amour aux FPS

13 septembre 2026 à 05:30

La littérature et NoFrag, ça fait deux. Non pas qu’on déteste les bouquins, mais mettre des mots intelligents exige un effort cérébral nettement plus intense que d’exploser un crâne ou de se foirer avec une grenade. Pourtant, l’évidence s’est imposée d’elle-même après la lecture de deux ouvrages de chez Bitmap Books. Comme la plupart d’entre nous, on est tombés dans les First Person Shooter un peu par hasard. Au détour d’une conversation au lycée, ou d’un article dans Generation 4. Thief: The Dark Project, Deus Ex, Star Wars Jedi Knight: Dark Forces II, et bien d’autres jeux qui ne demandaient rien d’autre qu’une souris, un clavier, et un peu de réflexes. On jouait. On se perdait. On découvrait. Quelques noms, qui encore aujourd’hui, grâce à Nightdive Studios, New Blood Interactive, Devolver Digital, ou la communauté des moddeurs, nous permettent de redécouvrir, comprendre, ou encore, contextualiser. C’est ce que proposent I’m Too Young To Die et Hurt Me Plenty qui ne se contentent pas d’évoquer le FPS, mais qui expliquent pourquoi il est devenu ce qu’il est aujourd’hui.

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Half-Life, 1998. Une référence sur bien des éléments de gameplay et level design, encore aujourd’hui.

I’m Too Young To Die

Le premier ouvrage, publié en 2022, couvre la période 1992-2002. Une époque qui n’a pas seulement vu naître le FPS : elle l’a façonné, déformé et transformé. Le livre ne débute pas avec Wolfenstein 3D par hasard. Il commence avec la technologie, les moteurs, les limitations matérielles et les bricolages qui ont ensuite permis à DOOM d’exister, puis à Quake d’expliquer à tout le monde comment on fait un moteur 3D. Le livre ne se contente pas d’expliquer de manière chronologique l’histoire du genre, il va bien plus loin et raconte surtout comment cette période a posé les bases de tout ce qu’on a connu après. Plutôt que de nous pondre un énième bouquin inutile, l’auteur, Stuart Maine – ancien game designer et scénariste, passé notamment par Bullfrog Productions et Psygnosis – décortique le « pourquoi du comment ». Il ne se contente pas d’aligner les faits : il décortique le pourquoi, et montre comment cette décennie charnière a posé les bases de tout ce que le genre a connu par la suite. L’ouvrage met en lumière les tensions entre l’innovation technique et les contraintes matérielles de l’époque, les paris risqués, et les idées qui n’auraient jamais dû fonctionner, mais qui ont parfois été à l’origine de l’évolution du FPS. Chaque année a droit à son chapitre, pensé comme un instantané de ce que signifiait créer un shooter à l’époque. Au fil des pages, on enchaîne les anecdotes techniques, les détails des coulisses et les interviews de figures clés, à l’image de Ken Silverman (le créateur du Build Engine). Les citations sont si bien senties qu’on a parfois l’impression d’être dans la pièce avec les développeurs.

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Deus Ex, 2000. Un des meilleurs, si ce n’est le meilleur immersive sim.

Le livre ne s’arrête pas aux jeux qui ont eu la chance d’être commercialisés, il explore aussi les fantômes, les prototypes, les projets avortés et les promesses qui n’ont jamais dépassé la préproduction. Prospero, par exemple, ce projet mystique de Valve influencé par le livre La Tempête de Shakespeare, où l’on devait manipuler des pouvoirs psychiques dans une narration ambitieuse. Bitmap Books raconte comment le studio, encore jeune, a dû sacrifier cette vision pour concentrer toutes ses forces sur Half-Life. Into the Shadows, développé par Triton, promettait une vraie 3D fluide grâce à une capture de mouvement pionnière ; les magazines de 1995 en faisaient une révolution annoncée, mais la technologie n’a pas suivi, et le jeu est devenu un vaporware, ne laissant qu’une démo technique devenue culte. 3D Realms, mené par Georges Broussard et Scott Miller, a travaillé sur la suite de Duke Nukem 3D – dans une premier temps sur l’ID Tech 2, puis sur l’Unreal Engine 1 –, avant de passer presque 15 années à modifier encore et encore le jeu, avec le résultat qu’on connaît tous aujourd’hui. Le livre, en plus d’être généreux et très dense, a un coté pédagogique qui donne envie de relancer des jeux qu’on croyait connaître, mais aussi de découvrir ceux qu’on n’avait jamais vus, comme Dust, ou des licences parfois oubliées comme Soldier of Fortune.

1 de 7
1 Sin
SiN (1998), un très bon FPS, malheureusement sorti à la même époque que Half-Life.
1 Thief
Thief: The Dark Project (1998), le chef d’œuvre de l'infiltration, encore inégalé aujourd'hui sur la gestion des lumières et du son dans le gameplay.
1 Thief 1
L'interview de Ken Levine est l'une des plus intéressante du livre.
1 Unreal
Unreal (1998), un excellent FPS, oublié par Epic Games, trop occupé avec... Comment ça s'appelle déjà cette merde ?
1 NOLF
The Operative: No One Lives Forever (2000), une ambiance débile, des gadgets loufoques, des dialogues idiots, mais de l'action, et une excellente aventure d'espionnage
1 Daikatana
Daikatana (2000). John Romero's About To Make You His Bitch. On n'a rien d'autre à ajouter.
1 Duke Nukem 3D
Duke Nukem 3D (1996), une insolence, une originalité et une créativité sans limites, associées à un level design urbain et réaliste et une interactivité, qui ont contribué au succès du jeu.

Hurt Me Plenty

Le second ouvrage, publié l’année dernière, couvre la période 2003–2010 et propose une lecture très différente. Une évolution logique, à l’image de l’époque. C’est l’ère des budgets colossaux, des campagnes scriptées jusqu’à l’écœurement, de l’essor du multijoueur compétitif et d’une uniformisation mécanique du genre. Une époque que beaucoup regardent encore aujourd’hui avec méfiance, parfois avec dédain, mais souvent avec nostalgie. Le livre documente précisément cette transition : comment le FPS a grandi et mûri, tout en perdant une partie de sa folie initiale. Au fil des pages, on croise près de 200 jeux. Des chefs-d’oeuvre comme DOOM 3, No One Lives Forever 2 ou Crysis côtoient des curiosités comme The Ball, et des catastrophes industrielles comme Boiling Point: Road to Hell ou Turning Point: Fall of Liberty. Des titres oubliés, parce que nuls à chier, mais qui racontent également quelque chose de l’époque.

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Swat 4 (2005), l’ancêtre de Ready Or Not, mais en mieux.

Hurt Me Plenty, à l’image de I’m Too Young to Die, est intéressant avant tout par sa capacité à contextualiser. Le livre ne se contente pas de lister des jeux : il explique pourquoi ils existent, comment ils ont été conçus, et pourquoi ils ont marqué les esprits ou, au contraire, mordu la poussière. Il décortique comment, en dosant magistralement l’action intense et l’immersion continue, Half-Life 2 a posé les bases du FPS solo moderne, inspirant par la suite d’excellents FPS narratifs comme Metro 2033, ou la structuration du multijoueur moderne grâce à Call of Duty 4: Modern Warfare. Le livre explique comment le FPS est passé de la créativité brute à la production industrielle, comment des studios plus modestes ont tenté de résister, pendant que l’Unreal Engine 3 et ses visuels dégueulasses ont imposé de nouveaux standards graphiques, où les exigences des assistés sur consoles ont dicté le gameplay, et où le multijoueur compétitif s’est transformé. Bien que cette période soit souvent décriée, l’ouvrage rappelle qu’il en a émergé tout de même beaucoup : un genre loin d’être figé, qui n’a jamais cessé de se réinventer et de surprendre

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Shattered Horizon, 2009. Un FPS se déroulant dans l’espace, original, mais qui n’a pas trouvé son public.

En explorant cette évolution, l’ouvrage dépasse largement les grosses productions pour plonger dans les FPS indépendants et les expériences plus ou moins réussies. On y redécouvre par exemple Zeno Clash, son esthétique surréaliste de rêve fiévreux et son mélange improbable de FPS et de jeu de combat au corps à corps. Cryostasis: Sleep of Reason, qui transformait le froid en mécanique centrale, avec une narration éclatée et une ambiance glaciale. You Are Empty, qui ressemblait à un cauchemar soviétique, bancal, mais fascinant. Loin d’être de simples curiosités, ils racontent une transition : celle d’un genre qui se standardise d’un côté, mais où les indés ont commencé à amener une bouffée d’air frais toujours visible aujourd’hui. Et puis, il y a les expériences ratées ou annulées. Le livre consacre des sections entières à des FPS multijoueurs oubliés, pour le meilleur et pour le pire, à l’image de Kwari – une grosse merde où l’on payait pour tirer, et où chaque balle avait une valeur monétaire, une idée aussi débile que vouée à l’échec. Ou des jeux comme Shattered Horizon, qui tentaient de faire du combat en gravité zéro un nouveau standard, mais qui n’ont jamais trouvé leur public. Entre les FPS prometteurs qui n’ont finalement jamais vu le jour, les prototypes abandonnés et les projets trop ambitieux pour survivre dans une industrie devenue trop lourde, c’est une des parties les plus fascinantes de l’ouvrage.

1 de 6
2 Doom 3
DOOM 3 (2004), le "chat noir" de la franchise, mais avec une ambiance stressante et un gameplay oppressant des plus réussies chez id Software.
2 XIII
XIII (2003), adapté de l’œuvre de Jean Van Hamme et William Vance. Le jeu a marqué par sa direction artistique en cel-shading, ainsi que ses onomatopées et des cases de BD affichées à l'écran.
1 kkrieger
Le livre présente des œuvres originales comme .kkrieger (2004), plus petit jeu de tir en 3D de l'histoire, pesant exactement 96 kilo-octets
1 Vietcong
Vietcong (2002), un chef-d’œuvre, malheureusement peu connu, au gameplay parfois éclopé, mais avec une ambiance sans pareil.
1 Boiling
Boiling Point: Road To Hell (2005), un monde ouvert très ambitieux, de bonnes idées, mais une DA dégueulasse, un gameplay aux fraises, une optimisation désastreuse et une quantité incroyable de bugs.
1 CALL OF
Call of Duty (2003) a révolutionné le genre en intégrant une mise en scène cinématographique au cœur du gameplay.

On trouve dans les deux livres des interviews qui donnent aux ouvrages une dimension presque orale : Ken Levine détaille la longue genèse de BioShock, expliquant à quel point il a été difficile de vendre l’idée d’une cité sous-marine utopique déchue à des éditeurs déjà lobotomisés qui ne voulaient que des jeux militaires ou de la science-fiction. Minh Le raconte comment est né Counter-Strike, et comment celui-ci a dépassé ses créateurs, passant de mod bricolé dans un coin à l’un des FPS multijoueurs les plus joués au monde. Garry Newman explique l’ironie derrière Garry’s Mod, qui n’était pas un jeu, mais un outil de bidouille, et comment la communauté a transformé ce bac à sable en phénomène culturel massif. Jeep Barnett revient sur l’origine étudiante de Portal, alors appelé Narbacular Drop, et raconte comment Valve a embauché toute l’équipe le jour même, avant de transformer une mécanique expérimentale en un chef‑d’œuvre intégré à l’univers de Gordon Freeman.

Les deux livres sont comme une extension naturelle pour nous : une autre manière de raconter la même histoire, avec d’autres outils, mais la même obsession. On sort de la lecture avec l’envie de relancer quelques jeux, réinstaller des mods ou fouiller d’obscurs dossiers oubliés dans un disque dur, pour se rappeler pourquoi on aime ce genre. Ils ne sont pas parfaits, ils ne sont pas exhaustifs, mais ils rappellent pourquoi on aime les FPS. Et pour des livres qui parlent de jeux sortis il y a vingt ou trente ans, c’est déjà un exploit. En attendant, on vous conseille la lecture de I’m Too Young To Die et Hurt Me Plenty, tous deux disponibles sur le site de Bitmap Books à environ 42 €.

Xbox mise tout sur le Physint

11 septembre 2026 à 16:49
Gros mercato chez les consoliers : Physint, le futur jeu d'espionnage d'Hideo Kojima, dont on ne savait pas grand-chose si ce n'est qu'il s'agit du futur jeu d'espionnage d'Hideo Kojima, ne sera finalement pas édité par Sony. Selon un article de Bloomberg, l'éditeur n'aurait pas été convaincu par les ventes de Death Stranding, et aurait préféré se retirer pour des raisons de budget et d'inquiétudes quant à des deadlines manquées. Xbox, qui prévoit déjà d'éditer le survival horror OD, a depuis récupéré le projet – et j'envoie plein de force à toutes les personnes qui ont perdu leur emploi récemment et assistent désormais à ce deal, que je ne peux qu'imaginer juteux et financé par de l'argent magique. ER.
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