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Hier — 27 septembre 2021Technique

Bilan de la semaine du climat de l’ONU

27 septembre 2021 à 15:29
Bilan de la semaine du climat de l'ONU

La semaine dernière, l’ONU organisait sa semaine du climat à New-York. L’occasion de faire un point sous forme de d’appel à la mobilisation. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a appelé les dirigeants du monde entier à ne pas relâcher leurs efforts en faveur de la transition énergétique. Il espère notamment que les investissements des Energy Compacts vont permettre d’accélérer sur les énergies vertes et un meilleur accès à l’énergie dans le monde.

L’ONU alerte sur l’urgence de la défense du climat

L’ONU a dévolu une semaine entière, du 20 au 26 septembre, pour faire le point sur l’état du climat mondial. Le sommet intervient dans un contexte sensible, alors que la sortie de la crise sanitaire débouche sur une accélération de la production industrielle. Les experts constatent déjà une nette reprise des émissions de gaz à effet de serre. Et pour l’instant, le monde d’après ressemble à s’y méprendre avec l’ancien. “Si les nations riches ne s’engagent pas dès maintenant à lutter contre les émissions de CO2, le monde est sur la voie désastreuse d’un réchauffement de 2,7 degrés d’ici la fin du siècle.” C’est presque le double que le 1,5 degré sur lequel l’Accord de Paris était fondé.

Comme l’a souligné Antonio Guterres, on observe quand même quelques signes encourageants. “L’an dernier, la part des énergies renouvelables dans la production mondiale d’électricité s’est hissée à 29%”. Le secrétaire générale de l’ONU constate aussi que “dans la plupart des pays, le solaire photovoltaïques est désormais la source d’énergie la moins chère.”

Décarboner les énergies et sortir du charbon

Mais pour sauvegarder le climat, l’ONU estime que la décarbonation des énergies doit s’accélérer. Antonio Guterres a plaidé pour une sortie du charbon, qui doit commencer par ne plus construire de nouvelles centrales à charbon. Plus précisément, l’ONU plaide pour que les états membres de l’OCDE sortent du charbon d’ici 2030. Et l’organisation estime que les autres pays devraient à leur tour sortir du charbon, au plus tard à l’horizon 2040.

Pour compenser la fin du charbon, il a plaidé pour les énergies renouvelables. D’après lui, il faut multiplier par quatre la capacité de production des énergies solaire et éolienne. Pour cela, les états doivent soutenir d’importants programmes d’investissements dans les ENR.

Electrifier le monde

Parmi les sujets prioritaires de l’ONU, Antonio Guterres a évoqué l’accès à l’énergie dans le monde. L’ONU ambitionne de réduire de moitié le nombre de personnes privées d’accès à l’électricité. Le sujet est d’importance, et il concerne en priorité l’Afrique. Sur le continent africain, le CAIRN estime que 50% de la population n’a toujours pas accès à l’électricité. Et si le potentiel dans les énergies renouvelables est bien là, le continent manque de leviers de financements pour soutenir ses investissements. Pire : en mai dernier, la Chambre de l’Energie Africaine a partagé sa consternation suite à la publication du Plan Net Zéro de l’AIE. La question africaine était tout simplement absente de la feuille de route de l’Agence.

Mais l’accès à l’énergie ne concerne pas seulement l’électricité. D’après les chiffres d’Antonio Guterres, encore 1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à des solutions propres pour cuisiner. En Inde, le gouvernement a déjà pris les devants. Depuis le début des années 2000, le pays a consenti de gros investissements pour équiper les ménages modestes d’appareils de cuisson fonctionnant au GPL pour remplacer les fours à biomasses traditionnels, trop polluants. Mais le pays n’a pas encore réussi à supprimer tous les foyers ouverts. Et ailleurs dans le monde, d’autres zones, notamment en Asie, sont également concernées par cet effort contre la précarité énergétique.

Les Energy Compacts : 400 milliards de dollars pour le climat

Si l’ONU a voulu rappeler aux états membres leurs responsabilités en matière de climat, elle compte aussi sur le secteur privé. Au total, les états et les entreprises doivent se mobiliser grâce aux Energy Compacts. Ces engagements publics des états et des entreprises sont reconnus par l’ONU. Ils visent à développer des initiatives pour la transition énergétique. Au global, ils vont représenter 400 milliards de dollars d’investissements sont déjà annoncés.

Concrètement, plusieurs états ont déjà communiqué leurs objectifs. Le Nigeria fait de l’électrification sa priorité. Le pays compte raccorder au réseau électrique 5 millions de foyers d’ici 2023 en privilégiant l’énergie solaire. Il compte aussi proposer des alternatives aux 30 millions de foyers qui utilisent encore les réchauds ouverts à biomasse. De son côté, l’Allemagne veut se concentrer sur l’essor des ENR dans son mix énergétique. L’état fédéral souhaite atteindre 30% d’énergies renouvelables dans sa consommation finale d’énergie d’ici 2030. Et la part d’énergies renouvelables doit atteindre 65% de sa consommation électrique d’ici 2030. L’Allemagne se mobilise aussi sur la question de l’hydrogène. Le gouvernement mobilisera 7 milliards d’euros pour soutenir son marché interne, et 2 milliards d’euros supplémentaires pour des partenariats internationaux.

Le secteur privé a également communiqué sur ses engagements. ENRI a ainsi profité de la semaine du climat de l’ONU pour annoncer son premier Energy Compact. L’énergéticien s’engage à augmenter de plus de 15 GW sa capacité d’énergies renouvelables d’ici 2030. Il ambitionne aussi de diminuer ses émissions nettes de GES de 25%.

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EDF entame officiellement des discussions pour racheter l’activité nucléaire de General Electric (GE)

27 septembre 2021 à 10:43
edf entame discussions racheter activite nucleaire ge - L'Energeek

Ce 23 septembre 2021, EDF et General Electric (GE) ont officiellement confirmé être en négocations pour un rachat d’une partie de l’activité nucléaire du groupe américain (en particulier les turbines Arabelle qui équipent les centrales françaises) par l’énergéticien français. La cession concernerait les anciens actifs nucléaires d’Alstom, passés sous pavillon américain en 2014.

L’ancienne activité nucléaire d’Alstom va-t-elle revenir dans le giron français ?

L’affaire est aussi sensible que cruciale pour l’avenir industriel et énergétique de la France. Voici plusieurs mois que General Electric (GE) a annoncé sa volonté de revendre ses 80% de parts dans la co-entreprise Geast, qui gère les ex-activités nucléaires d’Alstom, en particulier les turbines Arabelle qui équipent les centrales nucléaires françaises (les 20% restant étant toujours détenus par Alstom).

Geast est le fleuron d’Alstom Energy, racheté en 2014 par GE. A l’époque, ce choix de confier à un industriel américain des actifs stratégiques pour la filière nucléaire française avait été beaucoup critiqué. Aujourd’hui, GE, dans une situation financière précaire, veut absolument revendre Geast. L’Etat français a conservé une action préférentielle (golden share) dans le capital de Geast, qui lui donne un droit de veto sur l’identité du repreneur.

Ce 23 septembre, EDF et GE ont confirmé être en négociations pour un rachat par l’énergéticien français des 80% de Geast détenus par GE. Après avoir récupéré Framatome suite au naufrage d’Areva, EDF pourrait bien prendre le contrôle de la fabrication des turbines Arabelle. La solution semblerait logique si la France veut continuer de s’appuyer sur le nucléaire pour sa transition énergétique.

Mais le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, ne semble pas prêt à prendre une telle décision sans de solides garanties de l’Etat français. EDF fait en effet face à une dette de 40 milliards d’euros, et doit investir massivement dans les années à venir.

EDF prêt à prendre le contrôle des turbines Arabelle détenu par GE, mais uniquement si l’Etat passe commande de nouveaux réacteurs nucléaires

L’échec du projet Hercule résume bien les paradoxes dans lequel est pris l’énergéticien, pilier de la sécurité énergétique française et de son électricité historiquement peu chère, mais faisant face à de vrais soucis de rentabilité (entre autre à cause de l’Arenh, qui force EDF à revendre à prix réduit une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents fournisseurs d’électricité).

Dès lors, EDF ne rachètera pas Geast si l’Etat français ne passe pas commande de nouveaux réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Une décision reportée au-delà de la présidentielle de 2022, et qui sera l’un des sujets les plus stratégiques et polémiques à gérer pour la prochaine mandature.

« Sur le plan énergétique, dans le contexte de hausse des prix, assurer la filière nucléaire pour éviter à la France de dépendre de l’éolien et du gaz est un vrai sujet pour le prochain président de la République », estime notamment le directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières, l’économiste Patrice Geoffron. Les syndicats militent pour le maintien des emplois et des compétences, et sont donc plutôt favorable à un rapprochement avec EDF.

Symboliquement, ce week-end a aussi vu se dérouler deux manifestations à Lyon, à propos de la décision de prolonger de dix ans la centrale nucléaire de Bugey. Plusieurs associations et ONG anti-nucléaires ont ainsi réclamé la fermeture de cette centrale, ce 25 septembre 2021. Ce même jour, l’association Les Voix du Nucléaire tenait à Lyon la 5ème édition de Stand Up For Nuclear, qui vise à informer sur les enjeux et problématiques réels de l’énergie nucléaire, notamment dans l’optique d’une transition énergétique.

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À partir d’avant-hierTechnique

Hydrogène vert : la métropole de Dijon convertit ses bennes à ordures, en attendant les bus

20 septembre 2021 à 11:28
hydrogene vert dijon convertit bennes ordures bus - L'Energeek

La métropole de Dijon a fait un premier pas, ce vendredi 17 septembre 2021, vers son ambition de convertir à l’hydrogène vert l’ensemble de ses véhicules lourds (44 bennes à ordures et 180 bus), d’ici 2030. La métropole a en effet commandé 4 bennes à ordures à hydrogène de 19 tonnes, qui circuleront dès 2022. Pour alimenter ces véhicules, un électrolyseur est également en construction sur le territoire.

La métropole de Dijon passe commande de quatre bennes à ordures à hydrogène vert

La technologie la plus convaincante, aujourd’hui, pour convertir les véhicules lourds à la mobilité sans émission est l’hydrogène vert, c’est à dire produit par électrolyse de l’eau grâce à une source d’électricité renouvelable. Sa combustion permet en effet d’atteindre l’énergie mécanique nécessaire à faire avancer camions, bus, bennes à ordures (et même, à terme cargos ou avions), ce que ne permet pas un moteur électrique actuel.

Engagée dans une des politiques smart city les plus ambitieuses de France, via une plateforme de pilotage unique, avec de nombreux gains énergétiques en ligne de mire et un large développements ded renouvelables, la métropole de Dijon entend également verdir sa flotte de véhicules lourds. Et, pour ce faire, la cité bourguignonne a logiquement décidé de faire appel à des bennes à ordures et des bus propulsés par de l’hydrogène vert.

Ce 17 septembre 2021, la métropole de Dijon a ainsi annoncé la commande de 4 bennes à ordures s’appuyant sur cette technologie. Aucune entreprise ne fabricant en série des véhicules de ce type, la métropole fait donc appel à plusieurs prestataires.

La société belge E-Trucks, associée à Proton Motor, va ainsi fournir les piles à combustibles. Un fournisseur local de châssis agréé DAF convertira les véhicules à l’hydrogène. La société ardéchoise Faun Environnement fournira enfin les quatre compacteurs d’ordures ménagères, et les assemblera aux châssis. La livraison de ces quatre bennes prototypes est prévue pour 2022.

« L’hydrogène combine tous les atouts pour relever le défi de la transition énergétique pour la croissance verte. Avec cette première commande de bennes à hydrogène vert produit localement, Dijon prend toute sa part dans la lutte contre le changement climatique et confirme son statut de territoire moteur en matière de mobilité à l’hydrogène vert à l’échelle nationale », commente François Rebsamen, maire de Dijon, président de Dijon métropole.

Vers un écosystème énergétique local de production et de consommation de l’hydrogène vert

D’ici 2026, la métropole prévoir de convertir la moitié de sa flotte de bennes à ordure, soit 22 véhicules, à l’hydrogène vert. En 2023, elle entamera la conversion des bus de la métropole, qui devrait atteindre 27 véhicule dès 2024. A cette date, « Dijon aura la plus grande flotte de bus à hydrogène de France », se félicite la métropole dans un communiqué.

Au final, Dijon a fixé à 2030 au maximum la date de renouvellement complet de sa flotte de véhicules lourds. A cette date les 44 bennes à ordures ménagères et les 180 bus de la métropole rouleront ainsi à l’hydrogène.

Parallèlement, Dijon métropole a lancé la construction, en mai 2021, d’une unité de production d’hydrogène vert, dans une logique d’écosystème énergétique local. Cet électrolyseur est installé dans le site de valorisation énergétique de la métropole, et utilisera dans un premier temps exclusivement l’électricité produite par la combustion des déchets ménagers.

Pour répondre aux enjeux climatiques et réduire rapidement les émissions de CO2, la métropole de #Dijon et ses partenaires viennent de lancer, mercredi 19 mai, le chantier de construction de la première station de production d’hydrogène vert de Dijon. 1/2 pic.twitter.com/56mVrcn9Nd

— Ville de Dijon (@dijon) May 19, 2021

 

Dans un second temps, quand les besoins augmenteront, cet électrolyseur sera également alimenté par une ferme photovoltaïque locale de 12 MWc. Outre les bennes à ordures et les bus, ce dispositif permettra de recharger également certains véhicules utilitaires légers de la métropole, eux aussi converti à la propulsion à hydrogène.

« Grâce à cette énergie alternative qui ne produit aucun bruit, aucun gaz à effet de serre et aucune particule, et en complément de son offre de mobilité durable, Dijon métropole réaffirme son engagement pour protéger la planète, les générations futures et la santé des Dijonnais » conclue François Rebsamen.

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Réchauffement climatique : dans le monde, seule la Gambie est dans les clous de l’accord de Paris

17 septembre 2021 à 11:27
rechauffement climatique seule gambie dans clous accord paris - L'Energeek

A moins de deux mois de la COP26 de Glasgow, à l’importance sans doute déjà décisive, l’ONG Climate Action Tracker publie, ce 16 septembre 2021, un bilan des politiques climatiques mises en œuvre par 35 pays et l’Union Européenne, en terme de mesures effectives et d’objectifs. Or, un seul suit la trajectoire d’un réchauffement climatique sous les 1,5°C à la fin du siècle, comme promis par l’accord de Paris : la Gambie – qui représente 0,0016% des émissions mondiales de CO2 en 2019 ! Union Européenne et Etats-Unis sont classés dans les politiques “insuffisantes”, Chine et Inde dans les “hautement insuffisantes”, la Russie dans les “critiquement insuffisantes”.

Les politiques mondiales sont aujourd’hui insuffisantes pour maintenir le réchauffement climatique sous les 1,5°C

La COP26 se tiendra début novembre 2021 à Glasgow, au Royaume-Uni. Reportée d’un an pour cause de pandémie de Covid-19 (elle aura donc lieu deux ans après la COP25) son importance n’en est que plus cruciale. C’est en effet à cette échéance que les différents Etats signataires de l’Accord de Paris doivent présenter leurs feuilles de route pour tenir l’objectif mondial de limiter le réchauffement climatique sous les 1,5°C.

Mais, alors même que les signaux d’alarme se multiplient, tant par la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes que via des études toujours plus accablantes sur l’urgence à agir, comme le dernier grand rapport du Giec, les politiques des Etats du monde demeurent drastiquement insuffisantes.

C’est la conclusion de la dernière analyse de l’ONG Climate Action Tracker, publiée ce 16 septembre 2021. L’étude porte sur 35 pays du monde ainsi que l’Union Européenne dans son ensemble. L’analyse inclue certes des « petits » pays en terme de taille et d’émission de CO2 (Nepal, Singapour, Costa Rica, Ethiopie…), mais tous les plus gros pollueurs sont là aussi. Au total, les Etats pris en compte représentent 80% des émissions mondiales.

L’ONG a ensuite classé ces différents Etats en fonction de l’adéquation entre, d’une part, les mesures prises et les objectifs ayant force de loi sur l’urgence climatique, et, d’autre part, la nécessité de ne pas dépasser un réchauffement climatique de 1,5°C depuis l’ère pré-industrielle.

Réchauffement climatique : pour respecter l’accord de Paris, l’échéance de 2030 est la plus stratégique

Au final, un seul Etat passe le test de Climate Action Tracker, et disposerait donc d’une politique compatible avec l’Accord de Paris, la Gambie. Soit un pays ayant émis 592 000 tonnes de CO2 en 2019. Soit… 0,0016% des 36,8 milliards de tonnes d’émissions mondiales liées à la combustions des énergies fossiles et à la fabrication du ciment…

Suivent ensuite les pays aux politiques « presque suffisantes ». Le Royaume-Uni y est le seul pollueur de très grande importance, aux cotés du Maroc, du Nigeria ou du Kenya. Les Etats-Unis et l’Union Européenne mènent le groupe des pays aux politiques jugées « insuffisantes » – même si le rapport salue le fait que ces deux géants ont récemment opté pour des politiques beaucoup plus ambitieuses. On retrouve aussi dans ce groupe le Japon, la Norvège, l’Afrique du Sud ou le Chili.

La Chine, devenu depuis plusieurs années le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre (27% du total), mène, selon Climate Action Tracker, une politique de réduction carbone « hautement insuffisante », tout comme plusieurs autres géants démographiques ou économiques, comme l’Inde, le Brésil, l’Australie, la Corée du Sud, l’Indonésie ou le Mexique. L’ONG pointe enfin cinq Etats aux politiques « critiquement insuffisantes ». La Russie est en tête de ces mauvais élèves, aux cotés de l’Iran, de l’Arabie Saoudite, de la Thaïlande et de Singapour.

Climate Action Tracker insiste par ailleurs sur la nécessité d’agir vite, à échéance courte ou moyenne. En effet, si de très nombreux pays se sont donnés un objectif de neutralité carbone en 2050, « l’échéance la plus importante est celle de 2030, date à laquelle les émissions globales doivent avoir été réduites de 50 %. Les gouvernements sont mal partis pour l’atteindre », critique le rapport.

Le texte souligne d’ailleurs que de trop nombreux objectifs de neutralité carbone sont flous et vagues. Or, et c’est tout l’enjeu de la prochaine COP, le monde a besoin d’objectifs à court terme, précis, clair et contraignants.

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Landes : Enedis lance Reflex, pour l’effacement des centrales photovoltaïques en cas de surproduction

16 septembre 2021 à 13:25
landes enedis reflex effacement photovoltaiques surproduction - L'Energeek

Ce 15 septembre 2021, Enedis a lancé l’appel au marché de Reflex, dans les Landes : ce projet smart grid va piloter l’effacement de la production de certains producteurs d’électricité renouvelable (en particulier photovoltaïque) en cas de forte surproduction. Le but est de pouvoir raccorder davantage de centrales renouvelables sur chaque poste source, sans avoir à effectuer des travaux d’infrastructures supplémentaires. Le gain espéré est de 130 MWc de puissance renouvelable supplémentaire. Une expérimentation du même ordre est en cours dans la Somme.

Pourquoi la surproduction photovoltaïque ou éolienne peut être dangereuse pour le réseau électrique

L’injection d’électricité issue de sources renouvelables intermittentes pose plusieurs types de soucis au réseau électrique. Si les situations où la production est trop faible pour la consommation sont plus souvent mises en avant, notamment parce qu’elles imposent l’utilisation de sources d’appoint pilotables, celles où la production est trop importantes sont tout aussi problématiques.

En effet, si, à un instant T, l’injection d’électricité sur un réseau électrique dépasse la consommation, la tension sur ce réseau va augmenter, dépassant sa fréquence normale (50 Hz), au risque de dommages considérables sur les équipements électriques. Il est dès lors indispensable de maintenir un équilibre constant entre production et consommation d’électricité sur un réseau électrique.

L’intermittence d’une source de production électrique peut donc devenir hautement problématique si la production devient trop forte pour la consommation. C’est notamment le cas du photovoltaïque, durant des journées de plein ensoleillement en été. Dans ces moments où la consommation électrique en éclairage et en chauffage est limitée, le risque d’un pic de tension est réel.

Qui plus est, un poste source électrique est dimensionné pour recevoir une quantité maximale d’électricité. Si un trop grand nombre de centrales intermittentes sont branchées dessus, il risque d’importants dommages en cas de pic de production.

Reflex, une solution d’effacement de la production renouvelable, qu’Enedis va expérimenter pendant trois ans

C’est pour répondre à ces problématiques qu’Enedis développe différentes solutions de flexibilité, en particulier des dispositifs d’effacement de la production photovoltaïque (qu’il ne faut surtout pas confondre avec l’effacement de la consommation, autre outil de la flexibilité, mais en cas de consommation dépassant la production). Ce 15 septembre 2021, Enedis a ainsi lancé l’appel de marché du projet Reflex dans les Landes.

Cette expérimentation, développée également dans la Somme, va permettre d’effacer une partie de la production photovoltaïque en cas de surproduction. Reflex a donc pour objectif d’augmenter la quantité de centrales photovoltaïques raccordées au réseau sans infrastructures supplémentaires.

En effet, une fois ce dispositif mis en place, « les installations éoliennes et photovoltaïques pourront être raccordées sans attendre des travaux supplémentaires notamment dans les postes-sources en permettant l’augmentation des capacités d’accueil en contrepartie d’écrêtements ponctuels des producteurs », selon Enedis.

Pour vulgariser, Christophe Cres, directeur territorial d’Enedis dans les Landes, décrit Reflex comme un “bison futé de l’électricité” :“Sur une autoroute à deux voies, on ne va pas mettre une troisième voie pour un ou deux jours d’embouteillages dans l’année. On va plutôt demander aux conducteurs d’éviter de se déplacer. Le principe de Reflex est un peu le même : quelques heures dans l’année, on va demander à des producteurs photovoltaïques dans les Landes de s’effacer”, explique-t-il.

Dans le détail, un centre de prévision de la production photovoltaïque situé à Pau pourra anticiper les flux à J+1. Si la production menace de dépasser la consommation, le smart grid demandera aux producteurs d’éteindre quelques-uns de leurs panneaux solaires pendant une courte durée (10 à 15 heures par an). Permettant ainsi de lisser la production, et autorisant, de fait, de raccorder davantage d’installations photovoltaïques sur le territoire, sans risquer de surproduction.

Enedis estime que l’ensemble du dispositif permettra de raccorder 200 MWc de puissance supplémentaire sur les deux territoires, dont 130 MWc dans les Landes. Reflex participe ainsi à l’ambition du département d’atteindre une électricité 100% renouvelables à horizon 2030. L’expérimentation va se poursuivre jusqu’en 2024 et, en cas de succès, elle pourra être étendue sur l’ensemble du territoire.

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Chèque énergie : vers un élargissement du dispositif ?

15 septembre 2021 à 16:59
Chèque énergie : vers un élargissement du dispositif ?

Le gouvernement envisage d’élargie le dispositif du chèque énergie. Afin de lutter contre la précarité énergétique, ce coup de pouces pourrait prochainement concerner plus de ménages. L’annonce intervient dans un contexte de tensions, avec la hausse des prix de l’énergie. Un sujet qui avait déjà mis le feu aux poudres fin 2018, lorsque le prix de l’essence avait servi de point de départ au mouvement des Gilets Jaunes.

Le chèque énergie : un dispositif « juste et efficace »

Gabriel Attal a ouvert la porte à un élargissement du nombre de bénéficiaires pour le chèque énergie. Le porte-parole du gouvernement s’est exprimé sur le sujet mercredi 15 septembre. “La situation actuelle, l’augmentation des prix, nous conduit à travailler sur ce dispositif et à regarder dans quelle mesure il est nécessaire de l’élargir pour qu’il puisse concerner plus de Français.” Gabriel Attal a précisé que la réflexion était en cours. “Il y a eu beaucoup de travaux qui ont été menés ces derniers jours pour le gouvernement et le premier ministre aura l’occasion de faire des annonces sur ce sujet dans les jours qui viennent.”

Du côté du ministère de l’économie, l’idée d’un renforcement de cette aide financière séduit. Interviewé lundi 13 septembre sur LCI, Bruno Le Maire s’est exprimé en faveur du chèque énergie, un dispositif qu’il juge “juste et efficace”.

5,5 millions de foyers concernés

Le chèque énergie sert à payer une partie des dépenses énergétiques des ménages. Il est accepté par les fournisseurs d’électricité, de gaz ou de gaz. A l’heure actuelle, 5,5 millions de foyers bénéficient du chèque énergie. Selon leurs revenus, le montant du chèque peut varier entre 50€ et plus de 250€. Sur l’année 2020, Bercy a ainsi obersevé que le montant moyen par foyer était de 150€.

Mais l’augmentation des tarifs pour l’électricité et le chauffage est très marquée en cette rentrée. A tel point que les associations de consommateurs alertent sur l’augmentation du risque de précarité énergétique chez les ménages modestes.

A quand la revalorisation chèque énergie ?

Une annonce plus précise est attendue de la part du gouvernement d’ici la fin de la semaine. Avant même la prise de parole de Gabriel Attal, l’idée d’une revalorisation du chèque énergie avait été abordée par Laurent Saint-Martin. Le rapporteur du budget à l’Assemblée Nationale avait déjà défendu cette idée.

Le calendrier parlementaire pourrait d’ailleurs favoriser l’élargissement rapide du chèque énergie. En effet, le projet de loi de finances rectificatif doit être voté par le parlement d’ici la fin d’année. Une mise en œuvre en début d’année 2022 au plus tard offrirait un coup de pouce aux ménages pour payer les factures de chauffage de l’hiver.

Ma Prime Renov’ : d’autres annonces à venir

Outre le sujet du chèque énergie, le gouvernement devrait faire rapidement d’autres annonces pour soutenir le pouvoir d’achat des Français. Le premier ministre Jean Castex est attendu jeudi 16 septembre pour un déplacement dans l’Aveyron. Il devrait être accompagné de deux ministres. Et Matignon a déjà annoncé que l’aide de l’état Ma Prime Rénov’ sera au programme. Cette aide financière pour la rénovation énergétique et l’isolation des logements pourrait elle aussi faire l’objet de nouveaux aménagements. Cette année, le dispositif a déjà été élargi grâce au succès rencontré auprès des ménages.

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Transition énergétique : la CJUE protège les Etats de l’UE souhaitant sortir des combustibles fossiles

15 septembre 2021 à 07:56
transition energetique cjue protege etats combustibles fossiles - L'Energeek

La transition énergétique impose aux Etats de tourner le dos aux combustibles fossiles. Mais ces choix imposent de rompre unilatéralement des contrats en cours avec des fournisseurs ou producteurs d’énergie. En vertu du Traité sur la charte de l’énergie (TCE), signé notamment par l’Union Européenne, ces industriels peuvent alors demander une réparation du préjudice subi aux Etats. Ce 14 septembre 2021, un article annonce que la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a jugé que ce dispositif n’est « pas applicable » entre investisseurs et Etats de l’Union Européenne.

Le Traité sur la charte de l’énergie (TCE), qui protège les investissements énergétiques à l’étranger, peut imposer de fortes amendes aux Etats en pleine transition énergétique

La question est certes extrêmement technique, mais elle s’avère cruciale dans l’optique de la transition énergétique de l’Union Européenne. En effet, à la fin de la guerre froide, l’Union Européenne a mis en place le Traité sur la charte de l’énergie (TCE), pour créer un cadre juridique contraignant sur les marchés de l’énergie entre l’Union, les pays de l’Est de l’Europe et les anciennes républiques soviétiques, dont la Russie.

Le traité regroupe aujourd’hui une cinquantaine de pays. Il vise notamment à protéger les investissements d’industriels hors de leur territoire. Une entreprise peut donc attaquer un Etat si elle juge que de nouvelles lois et réglementations portent préjudices à ses investissements énergétiques.

Depuis l’entrée en vigueur du TCE, la procédure arbitrale a été utilisé 130 fois, dont 88 dans l’Union Européenne. Les affaires jugées ou en passe de l’être représentent des charges importantes, de l’ordre de 85 milliards de dollars (72 milliards d’euros) pour les Etats poursuivis.

Or, ce dispositif est désormais utilisé par des producteurs ou fournisseurs d’énergie pour attaquer des Etats mettant en œuvre une transition énergétique pour limiter ou interdire l’usage des combustibles fossiles.

Le dernier exemple en date est la saisie, par RWE, deuxième fournisseur d’énergie en Allemagne, du Centre International pour le règlement des différends relatifs aux investissement (CIRDI), un organisme dépendant de la Banque mondiale. En invoquant le TCE, l’énergéticien réclame aux Pays-Bas une compensation pour le préjudice lié au choix du pays, acté fin 2019, de sortir du charbon plus rapidement que prévu, et donc de fermer prématurément cinq centrales de RWE.

La CJUE juge que l’arbitrage prévu par le TCE « n’est pas applicable » entre un investisseur et un Etat membres de l’UE

Ces décisions de justice sont de nature à freiner la mise en place de politiques de transition énergétique ambitieuses, alors même que l’urgence climatique impose une action rapide. Elles entrent d’ailleurs en contradiction avec le Green New Deal adopté par l’Union Européenne.

Ce 14 septembre 2021, un article de nos collègues des Echos met en évidence un arrêt de la CJUE sur ce sujet, début septembre 2021. Cet arrêt juge que le dispositif d’arbitrage prévu par le TCE « n’est pas applicable » dans le cas d’un litige opposant un Etat membre de l’UE à un investisseur d’un autre Etat membre de l’UE. En pratique, cela signifierait par exemple que RWE ne peut plus attaquer les Pays-Bas.

Cette décision de la CJUE « tend à désactiver les effets néfastes du traité sur le plan climatique», se félicite Pascal Canfin, président de la Commission environnement du Parlement européen. Pour autant, il note que cet arrêt « relève d’un arbitrage », et n’est donc « pas un jugement ».

Cela signifie que la compétence de la CJUE pourrait être contestée. De plus, l’application de l’arrêt reste limitée aux investissements entre pays de l’UE (qui représentent 81% des investissements protégés par le TCE) : «Il est toujours possible de contourner l’arrêt de la CJUE. Il suffit que que l’entité qui attaque un Etat européen ne soit pas basée sur le territoire de l’UE, mais en dehors de celle-ci, par exemple au Canada ou aux Etats-Unis», note Pascal Canfin.

Le président de la Commission environnement du Parlement européen milite donc pour une sortie collective de l’Union Européenne du TCE, afin d’éviter tout risque, et protéger les politiques de transition énergétique. Il estime ce chemin praticable, mais semé d’embuches. En attendant, la décision du CIRDI sur le litige RWE-Pays-Bas risque d’être scruté, pour savoir s’il prendra en compte, ou non, cet arrêt de la CJUE.

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Smart grid : une subvention de l’USTDA va permettre à l’Algérie de moderniser son réseau électrique

14 septembre 2021 à 11:13
smart grid subvention ustda algerie moderniser reseau electrique - L'Energeek

Désireuse de diversifier et verdir son mix électrique par l’ajout de sources renouvelables, l’Algérie a reçu une subvention de l’agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), ce 13 septembre 2021, pour moderniser son réseau électrique, notamment par des solutions smart grid de pilotage automatique.

La transition énergétique de l’Algérie passe par un développement des renouvelables

L’Algérie veut changer d’ère. Pour faire face à l’urgence climatique, le pays a l’ambition de transformer son mix électrique. Pour l’heure les 91 GWc de puissance électrique installée en Algérie sont essentiellement issues des hydrocarbures, essentiellement du gaz naturel.

Pour autant, le potentiel renouvelable du territoire algérien est conséquent, notamment du coté du solaire. Tout en envisageant toujours de développer l’énergie nucléaire, le pays a l’ambition de valoriser ce potentiel. Pour se faire l’Algérie a mis sur pied un Conseil National de l’Energie, et a lancé un premier appel d’offre renouvelable, d’une puissance totale de 1 GWc.

Mais intégrer des sources intermittentes au réseau électrique impose de moderniser ce dernier. Pour ce faire, l’Algérie va s’appuyer sur le soutien des Etats-Unis, via l’USDTA. Cette agence fédérale indépendante subventionnent en effet des pays émergents, pour qu’ils modernisent leurs infrastructures en partenariat avec des entreprises américaines.

L’agence américaine USTDA va aider à moderniser et numériser le réseau électrique de GRTE, pour intégrer plus d’EnR dans le mix électrique de l’Algérie

Ce 13 septembre 2021, l’USTDA a annoncé qu’elle allait verser une subvention à la Société algérienne gestionnaire du réseau de transport de l’électricité (GRTE, une filiale de la Sonelgaz, la société nationale algérienne d’électricité et de gaz), afin de soutenir la modernisation du réseau électrique algérien.

L’Agence américaine pour le commerce et le développement ( @USTDA ) accorde une subvention à la Société algérienne de gestion du réseau de transport de l’électricité ( #GRTE ). @Algerie_Infos#afrik21 #algerie #energie #electricite

— Afrik21 (@afrik21) September 13, 2021

Dans le détail, ce soutien permettra de développement des solutions de réseau intelligent (smart grid), notamment un système de contrôle distribué automatisé. Cette modernisation permettra d’intégrer sans risque de l’électricité provenant de sources intermittentes (solaire ou éolien), tout en améliorant l’efficacité et la résilience du réseau de GRTE. L’objectif est double : réduire les pertes, le gaspillage et la fraude, et aider à développer les renouvelables.

« Notre partenariat avec l’USTDA nous ouvrira la voie pour moderniser et numériser notre réseau électrique en utilisant l’expertise d’entreprises américaines leaders dans ce domaine. Notre réseau de transport d’électricité jouera un rôle important dans la transition de l’Algérie vers les énergies vertes. L’assistance technique de l’USTDA nous aidera à nous assurer que nous avons le bon plan, et ce sera l’occasion pour nos jeunes ingénieurs d’acquérir une expérience précieuse en matière de planification de projets », se félicite Nabil Yousfi, le président-directeur général de GRTE.

Cette subvention s’inscrit dans le Partenariat mondial pour une infrastructure intelligente face au climat de l’USTDA, qui relie l’industrie américaine aux grands projets d’énergie propre et d’infrastructure de transport dans les marchés émergents. Dans ce but, l’USTDA a invité les entreprises américaines à manifester leur intérêt pour assister GRTE.

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Les Etats-Unis veulent faire de l’énergie solaire leur atout électrique

13 septembre 2021 à 17:09
Les Etats-Unis veulent faire de l’énergie solaire leur atout électrique

Mercredi 8 septembre, l’administration du président Biden a rendu public un rapport sur l’avenir électrique du pays. Cette analyse met l’accent sur l’importance stratégique de l’énergie solaire. A terme, cette source d’électricité verte pourrait couvrir 45% des besoins électriques des Etats-Unis.

L’avenir de l’énergie solaire et de l’électricité aux Etats-Unis

Le ministère de l’énergie des Etats-Unis s’intéresse de près aux énergies renouvelables. Et pour cause : leur développement est une des priorités du mandat de Joe Biden. Le 8 septembre dernier, le rapport publié par le ministère de l’énergie n’a pas manqué de rappeler cette priorité. D’après l’analyse prévisionnelle menée par les experts du ministère, le potentiel de l’énergie solaire aux Etats-Unis est énorme. L’énergie solaire pourrait représenter la première source de production d’électricité à l’avenir. Le rapport affirme ainsi qu’à l’horizon 2050, l’énergie solaire pourrait couvrir 45% des besoins électriques du pays. Una affirmation particulièrement ambitieuse : en 2020, l’énergie solaire n’a représenté que 3% de la production électrique des Etats-Unis.

Jennifer Granholm, la ministre américaine de l’énergie, estime que l’énergie solaire a un rôle crucial à jouer dans l’avenir énergétique du pays. “L’étude met en lumière le fait que l’énergie solaire, notre source d’énergie propre la moins chère et à la croissance la plus rapide, pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter toutes les maisons aux Etats-Unis d’ici 2035 et employer dans le même temps jusqu’à 1,5 million de personnes.”

A quoi ressemblera le futur mix électrique américain ?

Pour l’année 2020, le mix électrique des Etats-Unis se répartissait ainsi : 40% d’électricité issue du gaz naturel, 21% des énergies renouvelables, 20% du nucléaire et 19% du charbon. Un mix loin de séduire Joe Biden, qui a fait de l’objectif zéro émission de CO2 une de ses promesses de campagne à la présidentielle.

L’étude estime que dès 2035, les Etats-Unis pourraient atteindre une part de 37% d’électricité produite grâce à l’énergie solaire. Dans ce cas de figure, le mix électrique serait complété par l’énergie éolienne (à hauteur de 36%), l’énergie nucléaire (environ 12%), l’hydroélectrique (environ 5%) et le reste avec la biomasse et la géothermie. Pour atteindre ces objectifs, l’administration démocrate parie sur le dynamisme des énergies renouvelables, et en particulier le solaire.

2020 : une année d’engouement pour le solaire aux Etats-Unis

L’énergie solaire progresse effectivement vite aux Etats-Unis. L’année 2020 a marqué un regain d’intérêt pour les énergies renouvelables. Au niveau des particuliers, les installations photovoltaïques domestiques ont largement progressé. Le pays a même enregistré un record du nombre d’installations solaires. Cet engouement a notamment été porté par la fin annoncée du crédit fédéral de 26% pour les installations photovoltaïques. Le crédit d’impôt devait prendre fin début 2021. Il est finalement maintenu pour une année supplémentaire avant de diminuer à 22%.

Sur le terrain, l’administration fédérale se heurte pourtant à une réalité très nuancée. Sans surprise, les états du Sud sont nombreux à avoir investi dans l’énergie solaire pour leur production d’électricité. Un enthousiasme qui n’a pas encore été communiqué aux états du Nord. La Californie, le Texas et la Floride sont les trois états qui produisent le plus d’électricité d’origine solaire.

D’autres états veulent désormais combler leur retard en la matière, à l’exemple de la Virginie. En 2019, la Virginie était dix-neuvième dans le classement des installations solaires par état. En 2020, l’état de la côte Est a atteint la quatrième place du classement. Avec une consommation d’énergie deux fois et demie supérieure à sa production, la Virginie a décidé d’investir dans les énergies renouvelables pour couvrir ses besoins électriques. Et l’administration Biden espère bien que d’autres états feront le même choix.

Les freins au développement de l’énergie solaire aux Etats-Unis

Pour faire de l’énergie solaire la première source d’électricité du pays, la route est encore longue. Les Etats-Unis vont devoir multiplier par quatre leurs installations solaires d’ici à 2030. Dans le rapport, les experts affirment qu’un tel essor ne sera possible qu’à condition que le gouvernement fédéral soutienne davantage la filière solaire. L’administration a fait un premier geste. Au mois d’août dernier, le département de l’Intérieur a annoncé qu’il allait engager une réforme pour faciliter l’installation de centrales solaires et éoliennes sur les territoires fédéraux.

Autre point de friction : à l’heure actuelle, les Etats-Unis ne soutiennent pas assez la filière de production nationale des unités solaires. L’AIE estime qu’en 2020, 89% des modules solaires installés aux Etats-Unis étaient importés d’Asie. Or la filière solaire américaine attend de l’administration qu’elle s’engage plus dans le développement de la filière. Début septembre, les 700 entreprises membres de la Solar Energy Industries Association (SEIA) ont d’ailleurs envoyé une lettre au Congrès. Elles réclament un soutien renforcé sur le long terme. Abigail Ross Hopper, présidente de la SEIA, a résumé l’enjeu : “C’est le moment d’être agressif […] La stabilité sur le long terme est la clé pour un déploiement rapide du solaire et du stockage de l’énergie solaire.”

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Taxonomie verte européenne : la France déterminée à y inclure le nucléaire

13 septembre 2021 à 10:09
taxonomie verte europeenne france inclure nucleaire - L'Energeek.jpg

Durant la réunion des ministres des Finances de l’Union Européenne, à Kranj, en Slovénie, ce 10 septembre 2021, le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a lancé un nouvel appel à inclure le nucléaire dans la taxonomie verte des énergies « durables », qui permettent de lutter contre le changement climatique.

Taxonomie verte et nucléaire, un enjeu économique, industriel et environnemental

La lutte d’influence continue dans l’Union Européenne sur la question de l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie verte. Cette liste regroupe les énergies jugées « durables », favorisant la lutte contre le changement climatique, et donc éligibles aux investissements « verts ». Une question centrale pour une industrie nucléaire particulièrement dépendante d’investissements de départ lourds, et notamment pour la France, qui doit encore trancher sur l’avenir de cette filière.

Le 21 avril 2021, la Commission Européenne a publié une première version de cette taxonomie verte, mais en suspendant sa décision sur le nucléaire. Sur cette question, deux groupes de pays s’opposent : l’un, mené par la France et six pays de l’Europe de l’Est (Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) défend l’intégration du nucléaire dans la taxonomie ; l’autre, mené par l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Espagne et le Luxembourg, s’y oppose farouchement.

Alors que de nombreux analystes estiment que la décision pourrait tomber après les élections législatives allemandes de fin septembre 2021, la France, par la voix de son ministre de l’Economie Bruno Le Maire, a réaffirmé sa position face à l’ensemble de ses partenaires européens.

Bruno Le Maire appelle à lutter contre le changement climatique avec une approche « scientifique » et non « idéologique »

Bruno Le Maire a en effet profité de la réunion des ministres des Finances de l’Union Européenne au château de Brdo, à Kranj, en Slovénie, ce 10 septembre 2021, pour déclarer : “soit nous luttons contre le changement climatique avec une approche idéologique et nous échouerons, soit nous luttons contre le changement climatique avec une approche scientifique et dans ce cas nous réussirons. Mais cela signifie reconnaître la valeur ajoutée de l’énergie nucléaire”.

Je veux juste rappeler aux autres Etats membres et aux citoyens européens que deux rapports d’experts sont arrivés à la même conclusion, à savoir que l’énergie nucléaire est nécessaire pour lutter contre le changement climatique”, a argumenté ensuite le ministre français de l’Economie.

Fin mars 2021, notamment, le Centre commun de recherche (CCR), le service scientifique de la Commission européenne, a conclu qu’aucune « analyse ne fournit de preuves scientifiques que l’énergie nucléaire porte atteinte à la santé humaine ou à l’environnement davantage que les autres énergies” susceptibles d’intégrer la taxonomie. Par ailleurs,, le nucléaire a sur toute sa durée de vie un impact carbone équivalent ou inférieur aux énergies renouvelables (hydro-électricité, solaire, éolien).

“Il n’y a aucune raison pour que l’énergie nucléaire ne soit pas incluse d’ici la fin de l’année dans la taxonomie européenne”, conclue avec force Bruno Le Maire.

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Salon automobile de Munich : la décarbonation et l’électrique sur toutes les lèvres

10 septembre 2021 à 07:07
salon automobile munich decarbonation electrique - L'Energeek

Plus de deux ans après la dernière édition, le salon automobile de Munich, qui se tient du 7 au 12 septembre 2021, donne la part belle à la voiture électrique et à la décarbonation. Au-delà des présentations de nombreux nouveaux modèles électriques, plusieurs innovations et concept-cars ont attiré l’attention, notamment le prototype de voiture avec batteries solides de Toyota, la mini-citadine électrique Microlino ou le concept-car 100% recyclable de BMW.

Au salon automobile de Munich, Toyota présente son LQ électrique avec des batteries solides

Cette fois, plus aucun doute n’est permis : l’industrie automobile s’est lancée, à corps perdu, dans la révolution électrique, et tout retour en arrière semble hautement improbable. Certes, les véhicules thermiques ne sont pas absents du salon automobile de Munich, grand-messe du secteur, qui se tient du 7 au 12 septembre 2021. Mais ce sont les modèles électriques qui attirent tous les projecteurs.

Et parmi eux, plusieurs innovations se distinguent. Commençons par Toyota, qui a présenté en vidéo la mise à jour de son concept-car électrique autonome, LQ. Le constructeur japonais teste actuellement son dernier prototype sur ses pistes d’essai.

Et si le Toyota LQ intrigue toujours autant par son look futuriste fleurant bon les films de SF des années 1980-1990, il surprend surtout par une mention sur son flanc, « All Solid State », qui signifie qu’il utilise une batterie solide. Cette technologie, aussi prometteuse que complexe, pourrait révolutionner la mobilité électrique. Renault mise gros dessus, BMW espère l’industrialiser en 2025, et une firme chinoise pourrait commercialiser une voiture l’utilisant dès 2022.

La mini-citadine électrique Microlino 2.0 dévoilée avant sa commercialisation d’ici la fin de l’année

De son coté, Micro Mobility Systems a présenté la version finale de sa mini-voiture électrique citadine. Présentée pour la première fois voici six ans, la Microlino devrait entrer en production dès cette année.

Cette version 2.0 de cette biplace électrique, concurrente assumée de la Citroën AMI, développe jusqu’à 19 kW et 118 Nm de couple, pour une vitesse limitée à 90 km/h, afin de rester dans la catégorie des quadricycles lourds. Le constructeur la déclinera en trois tailles de batterie Lithium-Ion : 6, 10,5 ou 14 kWh, pour une autonomie respective de 95, 175 et 230 km.

BMW présente un concept-car de voiture 100% recyclable

Enfin, BMW a frappé fort en dévoilant son concept-car BMW i Vision Circular, une fourgonnette électrique conçue dans une logique d’économie circulaire, car 100% recyclable. Elle s’appuie notamment sur des pièces et une carrosserie entièrement démontables, pour pouvoir la réparer (voire l’optimiser) tout au long de sa vie.

Ce concept-car utilise aussi le moins de pièces possibles, des matériaux purs (acier, aluminium, verre) et peu nombreux, donc plus facilement recyclables, aucune peinture ou des plastiques recyclés. Double objectif : limiter l’impact écologique de sa construction et faciliter son recyclage en fin de vie.

« La voiture aura toujours un avenir, car elle incarne la mobilité individuelle, mais nous savons tous qu’elle doit devenir totalement durable », défend Domagoj Dukec, designer en chef de BMW. Pour autant, et c’est la mauvaise nouvelle, la firme allemande ne compte pas commercialiser de modèle 100% recyclable avant 2040…

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Gironde : ouverture du débat public sur le méga-parc photovoltaïque Horizéo

9 septembre 2021 à 12:01
gironde ouverture debat public parc photovoltaique horizeo - L'Energeek

Ce 9 septembre 2021 marque le coup d’envoi d’un débat public de 4 mois sur le futur parc photovoltaïque Horizéo, situé sur la commune de Saucats, en Gironde, à une demi-heure de Bordeaux. D’une taille de 900 hectares, ce parc, opéré par Engie et Neoen, devrait en effet devenir le plus grand d’Europe. Mais il impose la destruction de 1 000 hectares de pins maritimes, soulevant des questions environnementales.

Horizéo, un parc photovoltaïque de 1 GWc de puissance, avec unité de stockage et production d’hydrogène

Le projet Horizéo est l’un des fers de lance de la volonté française de développer largement le photovoltaïque. Situé sur la commune de Saucats, en Gironde, à une demi-heure de Bordeaux et à proximité immédiate d’un poste de transformation de RTE, ce parc photovoltaïque, avec 900 hectares, devrait devenir le plus grand d’Europe.

Opéré par Engie et Neoen et doté d’un budget d’un milliard d’euros, il associe ainsi 1 GWc de puissance photovoltaïque, un centre de données, 40 MW de stockage par batteries, un électrolyseur de 10 MW pour produire de l’hydrogène sous pression et une surface dédiée à l’agrivoltaïsme (cultures maraîchères sous les panneaux photovoltaïques).

Le modèle économique de ce projet est de vendre l’essentiel de cette électricité à des acteurs industriels, et couvrir ainsi 20% des besoins électriques du secteur dans le département de la Gironde, en particulier autour de Bordeaux.

Mais ce projet impose aussi, pour sa réalisation, de raser environ 1 000 hectares de pins maritimes. Les maîtres d’oeuvre du projet mettent en avant le fait que cette zone de forêt est actuellement dédiée à la sylviculture intensive, à la chasse et au tir à longue distance, et donc inaccessible au public.

Ouverture d’un débat public, notamment sur la disparition de 1 000 hectares de forêt pour construire Horizéo

Ce 9 septembre 2021 s’ouvre un débat public de quatre mois avec les riverains de ce parc. Un reportage d’Europe 1, publié ce même jour, évoque les réactions de certains habitants, dont celui du maire de Sauclats, Bruno Clément, qui évoque notamment les risques naturels accrus que pourrait engendrer ce parc.

La municipalité a déjà donné son accord pour construire le parc, mais le maire demande des études approfondies et des garanties : « Il faut que ce projet n’aggrave pas le risque incendie. Il existe. On vit avec. Mais il ne faut pas qu’il l’aggrave. L’autre bémol, c’est que le pin maritime a la caractéristique de pomper beaucoup d’eau. Par conséquent, toute cette eau qui est pompée de mars à octobre ne le sera plus. Il ne faut pas que le site n’aggrave le risque inondation », défend ainsi Bruno Clément.

L’association de défense de l’environnement Sepanso est, quant à elle, montée au créneau : “Quand on détruit 1 000 hectares d’habitats naturels, ce n’est pas bon pour la biodiversité. Couper 1 000 hectares d’arbres, une capacité extraordinaire à capter, du carbone et à produire de l’oxygène, est-ce que cela répond à l’urgence climatique ? La réponse est non”, a argué le président de l’association Daniel Delestre.

Au-delà de l’argument invalide de la production d’oxygène (les forêts consomment autant d’oxygène qu’elles n’en produisent, et l’oxygène consommé par les vertébrés provient de stocks atmosphériques quasi-inépuisables), ces questions sur la biodiversité, les risques d’incendie et d’inondation devraient animer le débat public.

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Alstom teste le 1e train français à hydrogène

8 septembre 2021 à 15:23
Alstom teste son train à hydrogène en France

Lundi 6 septembre, le groupe Alstom a fait rouler pour la première fois en France son train à hydrogène. En présence de Jean-Baptiste Djebbari, le ministre en charge des transports, le train bleu effectué son premier trajet officiel sur les rails français. Le modèle de train à hydrogène d’Alstom, le Coradia iLint, circule déjà en Allemagne et en Autriche. Douze de ces trains à hydrogène circuleront prochainement sur le territoire français.

Alstom présente son Coradia iLint

Malgré le peu de bruit qu’il génère, le train à hydrogène d’Alstom n’est pas passé inaperçu lors de son arrivée en gare de Valenciennes Petite-Forêt. Lundi dernier, le groupe Alstom faisait rouler, pour la première fois en France, son train nouvelle génération. Avec le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, à son bord, le train bleu a roulé sur plusieurs kilomètres de rails du centre d’essais ferroviaires d’Alstom. Le but de cette présentation ? Présenter un modèle de train en phase avec les objectifs de mobilité durable du gouvernement.

Concrètement, le train Coradia iLint est alimenté par une pile à combustible, et il fonctionne grâce à une traction hydrogène développée par Alstom. Le ministère des transports met en avant l’aspect vertueux de ce train : “Son moteur est silencieux mais il a aussi la particularité de n’émettre aucun polluant atmosphérique car il ne rejette que la vapeur d’eau.” Le gouvernement, qui souhaite donner un coup d’accélérateur à la mobilité durable, a décidé de soutenir le projet de développement du train Alstom sur le réseau ferroviaire français.

Un train à hydrogène sur les rails de France

Alors quand pourra-t-on voyager à bord d’un train à hydrogène en France ? D’ici quelques années seulement. Sans échéance précise, Alstom a précisé qu’une commande de douze trains régionaux à hydrogène avait déjà été passée. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est et Occitanie ont mandaté la SNCF pour cette commande. Les régions ont choisi un train à hydrogène bimodal, qui pourra fonctionner sur hydrogène et sur électricité sur les lignes existantes.

Le ministre des transports a précisé que l’état allait soutenir l’investissement des régions. Un montant de 10 millions d’euros va être débloqué pour assurer le déploiement de ces trains plus respectueux de l’environnement.

Quel avenir pour le train à hydrogène en France ?

En Europe, le train à hydrogène d’Alstom circule déjà depuis 2018 en Allemagne. L’Autriche a également commencé à s’équiper en trains à hydrogène. Et Alstom précise que d’autres pays (Italie, Suède et Pays-Bas) sont actuellement “en phase avancée d’essais” pour déployer des trains à hydrogène sur leurs rails.

En France, Jean-Baptiste Djebarri dresse un constat sans appel. “Notre réseau ferroviaire aujourd’hui est à 45% non électrifié. Nous avons deux solutions : soit nous électrifions, avec le coût que cela suppose, soit nous allons vers […] l’hydrogène qui a évidemment un avenir en France, et un marché européen et mondial à conquérir.” De fait, la France compte encore plus de 1 200 trains alimentés au diesel en circulation. Des trains que la SNCF compte remplacer dans les prochaines années. L’opportunité pour la transition énergétique du rail français est bien là.

L’hydrogène vert : une priorité pour le gouvernement français

Si le potentiel écologique du train hydrogène est bien là, reste la question du type d’hydrogène qui l’alimentera. Le ministre des transports a profité de l’occasion pour rappeler l’implication du gouvernement dans le Plan Hydrogène. En effet, depuis 2018 la France a initié un plan national pour soutenir le développement de l’hydrogène décarboné. Cet hydrogène vert est “une priorité pour les pouvoirs publics”. L’état a décidé de consacrer 7 milliards d’euros d’investissements sur les dix prochaines années.

Cet engagement a-t-il un impact sur la production industrielle d’hydrogène vert en France ? Oui, il semblerait. Du côté des industriels, on se mobilise pour développer la production d’hydrogène vert dans l’Hexagone. En début d’année 2021, Total et Engie se sont associés autour d’un projet d’hydrogène vert. Ils ambitionnent de développer le plus grand site de production en France. Leur hydrogène sera produit grâce à une électricité 100% renouvelable. Plus récemment, la start-up énergétique Lhyfe, basée en Vendée, a entamé sa production. Fin août, elle a annoncé avoir produit ses premiers kilos d’hydrogène vert grâce à l’électricité verte générée par un parc éolien proche du site.

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Quel avenir pour les anciens sites miniers d’uranium en France ?

6 septembre 2021 à 14:08
Quel avenir pour les anciens sites miniers d’uranium en France ?

L’arrêt des dernières activités d’exploitation minière de l’uranium sur le sol français date de 2001.  Les anciens sites miniers font aujourd’hui l’objet d’un suivi et d’une surveillance environnementale poussés, menés par Orano sous le contrôle de l’Etat, et en lien avec les parties prenantes locales. Pour certains sites une nouvelle vie débute, comme en témoignent par exemple les reconversions en parcs photovoltaïques.

La mine de Jouac, en Haute-Vienne, dernière mine d’uranium française en activité, a cessé sa production d’uranium en juin 2001. Cette fermeture, qui a marqué la dernière étape des activités d’exploitation du minerai d’uranium sur le sol français, n’a pas pour autant marqué la fin de l’histoire des sites miniers. Entre 1948 et 2001, l’exploitation de ce minerai a conduit à la production de 80 000 tonnes d’uranium, et les activités d’exploration, d’extraction et de traitement ont concerné près de 250 sites en France, répartis sur 26 départements. Des sites que la société Orano, dont une des activités concerne le suivi de ces anciennes mines, s’attache aujourd’hui à réaménager et à en assurer la surveillance environnementale.

Un suivi environnemental

Dès lors, l’arrêt de l’exploitation du minerai n’a pas signifié l’abandon de ces sites industriels. L’Etat veille au grain, en régissant le suivi environnemental de ces anciens sites miniers grâce à un plan de surveillance imposé par arrêté préfectoral qui en contrôle l’impact environnemental et sanitaire. Exemple à Bertholène, en Aveyron, ancien site minier fermé depuis 25 ans. Fin 2020, la commission de suivi de site annuelle, rassemblant préfecture, administration, ancien exploitant (Orano), ainsi que les collectivités locales et les associations, a eu lieu, et a permis comme il se doit d’évoquer les résultats de la surveillance, sur quatre thématiques : l’eau, l’air, les végétaux et la faune aquatique. De quoi rassurer les habitants, alors que les résultats se sont révélés “conformes aux exigences réglementaires en vigueur”. Pour la préfecture, “les éléments présentés par Orano et l’inspection des installations classées ont permis de souligner les mesures prises pour réduire au maximum l’impact du site sur son environnement et le maintien de la surveillance malgré l’arrêt des activités”. Les équipes d’Orano effectuent ainsi, à l’échelle de la France, plus de 6 500 prélèvements par an, et réalisent plus de 35 000 analyses sur ces échantillons.

Un soin particulier est apporté à la gestion des eaux. Orano y consacre de 3 à 5 millions d’euros par an, en particulier pour les travaux de rénovation et d’amélioration des stations de traitement, avec mise en place de procédés innovants. Un investissement nécessaire pour améliorer en continu la qualité des eaux rejetées par les anciens sites miniers, même si ces rejets respectent d’ores et déjà les teneurs réglementaires. Exemple sur le site de Bessines sur Gartempe, en Haute-Vienne, où une station traite 400 000 m3 d’eau par an. Olivier Masset, responsable Après-mines France chez Orano, témoigne : “Zéro radioactivité rejetée dans la rivière ce n’est pas possible et ce n’est pas une réalité naturelle. On en élimine un maximum de façon à être dans les limites réglementaires. Notre rejet est de 0,3 milligramme d’uranium par litre.” Une valeur inférieure à la limite réglementaire locale de 0,6 mg/L pour l’uranium, et bien inférieure à la limite nationale de 1,8 mg/L.

Quant à la gestion des stériles miniers, ces terres, sables ou roches ne contenant pas ou très peu d’uranium, Orano s’est vu confier par l’Etat en 2009 la mission de service public de réaliser leur recensement sur l’ensemble des anciennes régions minières uranifères, et a réalisé les travaux nécessaires en application du principe de précaution, et ce malgré l’absence de risque sanitaire significatif démontré. Ces travaux de regroupement des stériles sur les anciens sites miniers, sur les 64 zones concernées, ont été finalisés en 2020.

Une seconde vie pour les anciens sites miniers

Mais ces anciennes mines ne sont pas condamnées à ne rester que les vestiges sous surveillance d’un passé lointain. Un nouvel avenir est possible, et Orano s’emploie à donner une seconde vie à ces sites sur l’ensemble du territoire français. Des plans de reconversion, établis en concertation avec les parties prenantes locales, permettent de créer une seconde vie, souvent en lien avec la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Certaines anciennes mines, comme celle de Puy de l’Age, en Haute-Vienne, sont des zones forestières. Le réaménagement consiste alors à revégétaliser le site et à l’intégrer au sein du paysage existant, en privilégiant les espèces locales. Un autre exemple, également en Haute-Vienne, sur l’ancienne mine à ciel ouvert de Bellezane : le choix de la méthode de réaménagement a permis au faucon pèlerin, espèce protégée, de trouver un habitat favorable et de s’implanter durablement sur place.

D’autres terrains voient fleurir des panneaux photovoltaïques. Dans le Limousin, sur le site des Masgrimauds, le maire de Mailhac-sur-Benaize a été autorisé à implanter un champ de panneaux solaires de 6 hectares. A partir de 2022, EDF Energies nouvelles sera en mesure de les exploiter. Une reconversion qui peut aussi concerner les sites de stockage de résidus : toujours dans le Limousin, celui de Bessines-sur-Gartempe sera bientôt reconverti en centrale solaire. De même, à Sèvremoine, dans le Maine-et-Loire, où se situe le site de l’Écarpière, un projet de reconversion en centrale solaire a été déposé au conseil municipal. Neoen, entreprise française spécialisée, a été retenue pour y développer un champ photovoltaïque. A la clé, une reconversion écologique, et des retombées économiques pour la commune, estimées à 80 000 euros annuels, qui s’ajouteront à celles de la centrale solaire déjà en place sur l’emprise de l’ancienne usine de traitement. L’objectif d’Orano est de permettre à termes l’implantation de 13 parcs photovoltaïques d’ici 2025, avec une puissance maximale de 132 MWc, l’équivalent de la consommation annuelle moyenne d’environ 65 000 foyers, c’est-à-dire celle d’une ville comme La Rochelle.


Pour en savoir plus sur les réaménagements des anciens sites miniers uranifères en France, Orano a développé une application permettant de localiser les anciens sites miniers, de consulter les plans, de connaître les dates et les méthodes d’exploitation, etc. CartOmines (site consultable par le grand public)

 

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Nucléaire : après 6 mois d’arrêt, le réacteur n°2 de la centrale de Chooz redémarre

2 septembre 2021 à 07:10
nucleaire reacteur n2 centrale chooz redemarre - L'Energeek

Ce mardi 31 août 2021, la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, a annoncé la reconnexion au réseau de son réacteur numéro 2, après 6 mois d’arrêt. Cette interruption faisait suite à une visite de maintenance et à la détection d’une anomalie dans les gaines accueillant le combustible. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait donné son feu vert au redémarrage le 13 août 2021.

Après des investigations de sécurité poussées, l’ASN autorise le redémarrage du réacteur n°2 de la centrale de Chooz

D’une puissance de 1 450 MW, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, située sur la Meuse, a été reconnecté au réseau ce 31 août 2021, d’après un communiqué officiel de la centrale, après six mois d’arrêt.

Le 12 février 2021, le réacteur avait été stoppé pour une maintenance, pour permettre notamment le déchargement des assemblages de combustible. Mais un examen approfondi de l’ASN montrait que les gaines renfermant le combustible “présentaient une desquamation préoccupante, correspondant à une corrosion d’épaisseur pouvant excéder 100 micromètres”.

Dès lors, l’ASN, qui n’avait pour autant détecté aucune fuite, avait demandé l’arrêt prolongé du réacteur, le temps de mener des investigations de sécurité, pour vérifier la cause de ces anomalies, et si elles étaient de nature à perturber la bonne marche du réacteur.

Au final, l’ASN a pu donner son feu vert à la relance du réacteur : “sur la base des expertises réalisées par EDF et de ses propres expertises avec le soutien technique des équipes de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), (l’ASN) a considéré que les conditions de sûreté requises étaient remplies pour un redémarrage”, précise l’agence.

Altrad en pôle pour racheter à Engie sa filiale de maintenance Endel, spécialisée dans le nucléaire

Actualité nucléaire, toujours, le prestataire de service industriel Altrad a annoncé, ce 31 août 2021, être rentré en négociations exclusives avec Engie pour le rachat de sa filiale de maintenance industrielle Endel, spécialisée notamment dans le nucléaire, et forte de 5 200 salariés.

Engie avait mis en vente cette filiale courant 2020, pour se recentrer notamment sur le énergies renouvelables et les infrastructures. Le montant de l’opération n’a pas été révélé, mais les analystes estiment que, compte tenu des difficultés structurelles et du déficit endémique d’Endel, le montant pourrait être nul ou négatif.

L’opération devrait être conclue “d’ici début 2022”, sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires et après consultation des instances représentatives du personnel d’Endel. Cette acquisition devrait permettre à Altrad d’ouvrir “une nouvelle page de son développement en France, en renforçant et diversifiant son offre industrielle en ingénierie et en mécanique”.

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L’ONU se félicite de la fin de l’essence au plomb… et alarme sur la pollution du transport automobile

1 septembre 2021 à 07:11
onu fin essence plomb pollution transport automobile - L'Energeek

Ce lundi 30 août 2021, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a annoncé que le dernier pays du monde à commercialiser de l’essence au plomb, l’Algérie, avait épuisé ses derniers stocks. Le PNUE profite de cette annonce pour rappeler les ravages de la pollution liée à la combustion de l’essence dans le monde, tant sur la santé humaine que sur le changement climatique.

Le PNUE annonce que l’humanité a (enfin) cessé d’utiliser de l’essence au plomb

Trois semaines après la publication du très alarmant dernier rapport du Giec sur le climat, le PNUE a annoncé, ce 30 août 2021, la fin de la commercialisation de l’essence au plomb dans le monde, le dernier pays à proposer ce carburant hautement polluant, l’Algérie, ayant épuisé ses stocks le mois dernier.

“L’application réussie de l’interdiction de l’essence au plomb constitue une étape majeure pour la santé dans le monde et pour notre environnement”, a commenté Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

Il a fallu plus de 20 ans pour que l'essence au plomb soit éliminée à travers le monde.

Voici comment cela s'est passé

— Programme des Nations Unies pour l’environnement (@UNEP_Francais) August 31, 2021

Le PNUE avait lancé un grande campagne mondiale visant à mettre fin à l’utilisation de l’essence au plomb en 2002. A cette date, ce carburant, responsable de morts prématurées, de graves dommages sur la santé et d’une pollution de l’air et des sols bien supérieure aux carburants sans plomb, était encore utilisé dans une centaine de pays dans le monde, essentiellement des pays à faibles revenus.

Les premières études démontrant la toxicité de l’essence au plomb remontent à 1924, mais, dans les années 1970, la quasi-totalité de l’essence commercialisée utilisait encore ce dangereux additif. La lutte a été lente et progressive, mais l’ONU a fini par obtenir une interdiction dans le monde entier.

Les transports pèsent un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre de l’énergie

Le rapport du PNUE élargit ensuite le point de vue à la lutte actuelle contre le changement climatique et notamment contre l’utilisation des combustibles fossiles, notamment pour la traction automobile. Les Nations Unies rappellent ainsi que “le secteur des transports est responsable de près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie et devrait augmenter d’un tiers d’ici 2050”, avec plus de 1,2 milliards de nouveaux véhicules mis sur le marché d’ici cette échéance.

Le PNUE pointe en particulier la vente de véhicules d’occasion vers des pays à faibles revenus et venant d’Europe, des Etats-Unis ou du Japon, car ils ne correspondent plus aux normes sanitaires de ces pays – une pratique à abandonner au plus vite selon les responsables onusiens.

Le PNUE rappelle aussi que l’abandon de composants hautement polluants, outre ses effets positifs d’un point de vue climatique, permet d’améliorer la santé humaine, et réduit ainsi considérablement les dépenses de santé mondiale. Le rapport estime notamment que continuer d’utiliser l’essence au plomb aurait occasionné des dépenses supplémentaires mondiales estimées à 2 440 milliards de dollars (2 034 milliards d’euros).

Si nous pouvons éliminer progressivement l’un des combustibles polluants les plus dangereux du XXe siècle, nous pouvons éliminer absolument tous les combustibles fossiles”, a conclu, optimiste, Inger Andersen.

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Tesla et Ikéa, bientôt fournisseurs d’électricité verte

31 août 2021 à 12:00
Tesla et Ikéa, bientôt fournisseurs d'électricité verte

La vente d’électricité verte aux particuliers comptera bientôt deux nouveaux acteurs. Aux Etats-Unis, Tesla compte faire ses premiers pas dans l’état du Texas. La firme souhaite diversifier son activité pour fournir les particuliers en électricité verte en utilisant ses propres technologies. En Europe, c’est Ikéa qui s’apprête à faire ses premiers pas de fournisseur d’électricité verte en Suède.

Ikéa : de la vente de panneaux solaire à la vente d’électricité verte

“Fournir de l’énergie solaire et éolienne à bas prix à un plus grand nombre de personnes semble être la prochaine étape naturelle de notre parcours de durabilité.” C’est ainsi que Bojan Stupar, le directeur des ventes d’Ikéa en Suède, a commenté la nouvelle offre du géant du meuble. A partir de septembre, les consommateurs suédois pourront effectivement souscrire un contrat électrique auprès d’Ikéa. La promesse du groupe : une électricité 100% issue des énergies renouvelables. Et vendue à prix coûtant.

L’intérêt d’Ikéa pour les énergies renouvelables n’est pas nouveau. En près dix ans, l’entreprise suédoise a investi 2,5 milliards d’euros pour sa transition énergétique. En premier lieu, Ikéa a déployé des unités de production d’ENR pour couvrir tout ou partie des besoins électriques de ses magasins et entrepôts. Aujourd’hui, Ikéa compte 920 000 panneaux photovoltaïques sur ses toitures. L’entreprise a aussi investi dans l’éolien, avec 534 éoliennes en complément des infrastructures solaires. Pour répondre à l’engouement autour de la production domestique d’énergie, Ikéa a commencé à commercialiser ses propres panneaux solaires il y a déjà cinq ans. La fourniture d’électricité vient donc renforcer cette activité.

La future offre énergétique d’Ikéa

Pour autant, Ikéa ne se lance pas dans la production d’électricité verte à grande échelle. Le spécialiste du meuble en kit n’est pas un énergéticien. Sa maison mère, la holding Ingka Group, a signé un accord de partenariat avec Svea Solar, un des leaders du marché européen du marché solaire. La nouvelle offre d’électricité verte d’Ikéa porte le nom de Strömma.

Concrètement, Ikéa compte acheter de l’électricité verte certifiée 100% issue des énergies renouvelables. Pour cela, elle achètera l’électricité sur la place de marché de l’électricité NordPool. L’électricité proviendra de parcs éoliens et de parcs photovoltaïques. Elle sera ensuite revendue à prix coûtant aux consommateurs qui ont souscrit à l’offre Strömma. Jan Gardberg, le responsable des ventes d’Ingka, résume l’ambition du groupe : “Nous voulons rendre l’électricité issue des sources renouvelables plus accessible et attractive pour tous.”

Tesla s’implante sur le marché texan de l’électricité verte

Tesla aussi prépare sa mue en fournisseur d’électricité verte. Le 16 août dernier, l’entreprise s’est faite remarquée : elle a déposé une demande auprès de la Commission des services publics du Texas pour être enregistrée comme fournisseur d’électricité verte auprès des particuliers. Le marché texan compte déjà de nombreux fournisseurs d’électricité. Mais Tesla compte bien se distinguer de ses concurrents. L’entreprise maîtrise à la fois la production et le stockage de l’électricité verte. Il ne reste plus qu’à assurer la distribution.

Le projet de Tesla au Texas repose sur le déploiement de nouvelles unités de stockage d’énergie. La firme compte installer de nouvelles fermes de batteries dans l’état : une près de Houston, et une autre près d’Austin, où se trouve déjà une gigafactory Tesla. Si Tesla obtient rapidement le feu vert des autorités locales, l’entreprise pourrait lancer sa nouvelle activité de fournisseur d’électricité verte avant la fin d’année 2021, juste à temps pour séduire les consommateurs texans avant le prochain hiver.

Tesla choisit le Texas pour tester sa nouvelle offre

Car malgré la forte concurrence, le marché de l’électricité texan souffre d’une mauvaise image auprès de ses consommateurs. L’état américain, qui compte peu d’interconnexions avec les états voisins, a souffert de plusieurs problèmes ces dernières années. En début d’année, le réseau électrique du Texas a subi d’importantes coupures à cause des conditions climatiques.

L’intégration d’une plus grande part d’électricité produite localement, et l’assurance d’un système de stockage qui garantit la fiabilité du réseau pourraient séduire de nombreux ménages. Tesla le pense en tout cas, puisque c’est précisément sur le marché de cet état que la firme d’Elon Musk choisit de tester sa nouvelle activité.

Ikéa et Tesla : un même intérêt pour la fourniture d’électricité verte

A l’instar d’Ikéa, Tesla a développé un intérêt naturel pour la fourniture d’électricité verte. L’entreprise, au départ spécialisée dans les véhicules électriques, a rapidement choisi de diversifier son activité. Tesla propose des solutions de production d’électricité verte à domicile avec ses tuiles solaires, pour équiper les habitations. L’entreprise est aussi bien implantée sur le marché des batteries avec son système PowerWall.

A quels développements peut-on s’attendre à l’avenir ? Tesla et Ikéa vont-ils étendre leur activité de vente d’électricté verte ailleurs dans le monde ? Dans le cas de Tesla, aucun agenda n’a été établi. La firme n’a pas communiqué sur un éventuel déploiement de son offre de fourniture d’électricité verte. Mais il y a fort à parier qu’à l’instar du Solar Roof, le test sur le marché américain donne plus tard lieu à un déploiement sur le marché international.

Ikéa s’est engagé plus clairement. Le groupe suédois ambitionne de proposer l’offre d’électricité verte Strömma dans tous les pays où il est actuellement présent. Mais pour l’instant, aucune échéance n’a été précisée.

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Chine : la plus grande éolienne en mer d’ici 2023

27 août 2021 à 16:29
Chine : la plus grande éolienne en mer d'ici 2023

Ming Yang Smart Energy, une entreprise basée en Chine, vient de dévoiler un projet d’éolienne en mer. Sa spécificité ? Ses dimensions gigantesques. Ce nouveau modèle, plus grand et plus puissant que tous les autres du marché, devrait être déployé d’ici 2023. La course au gigantisme devient une tendance forte dans la recherche sur l’énergie éolienne maritime. Elle démontre aussi les ambitions de la Chine en matière d’énergies renouvelables.

L’éolienne en mer la plus grande au monde sera en Chine

Ce sont des chiffres qui donnent le tournis. La future éolienne en mer MySE 16.0-242 mesurera 242 mètres de hauteur. Ses pales feront 118 mètres de long. Et la turbine affichera une capacité nominale de 16 MW. L’entreprise chinoise Ming Yang Wind Power a annoncé qu’elle travaillait actuellement à son développement. Le premier prototype sera finalisé courant 2022. Il devrait ensuite être installé en 2023. Et la société prévoit le déploiement des premiers modèles commerciaux dès 2024.

D’après le constructeur chinois, une seule éolienne offshore de ce type est capable de produire 80 000 MWh d’électricité en une année. Une capacité de production qui la placera en tête des éoliennes offshore en matière de performance. Ming Yang estime en outre que cette puissance assure l’alimentation en électricité d’environ 20 000 foyers avec une seule éolienne.

Le règne des méga éoliennes en mer

On assiste actuellement à une forte compétition entre les acteurs du secteur de l’éolien offshore. Le but de leurs efforts ? Mettre au point les éoliennes en mer les plus grandes et les plus puissantes. La course semble superficielle, et pourtant il s’agit bien d’un enjeu technologique crucial.

Déployer des éoliennes en mer plus grandes et plus puissantes est sensé améliorer le retour sur investissements pour l’éolien offshore. Pour des coûts de production un peu supérieurs, les coûts d’installation et de raccordement restent inchangés, d’après le constructeur chinois. Le coût de la maintenance devrait également être comparable à des éoliennes offshore standard. En revanche, grâce à la meilleure performance des éoliennes, le coût de revient globale de l’électricité produite devrait être plus attractif. A l’avenir, il faudra de moins en moins d’éoliennes en mer pour atteindre une grande capacité de production.

Méga éoliennes offshore : un marché de plus en plus compétitif

Le projet Ming Yang vient challenger les trois acteurs qui participent actuellement à la course à la plus grande éolienne en mer. Vestas, Siemens Gamesa et GE Renewable Energy ont renchéri à plusieurs reprises ces dernières années pour annoncer “la plus grande éolienne en mer au monde”. Jusqu’à présent, c’était l’entreprise danoise Vestas qui était tenante du titre. Plus tôt cette année, elle a annoncé le développement d’une turbine de 15 MW.

Ce nouveau projet démontre encore une fois le dynamisme de la Chine en matière d’énergies renouvelables. Ming Yang Wind Power est un acteur relativement récent sur le marché. L’entreprise a été créée en 2006. En 2007, elle commercialisait sa première turbine. Un modèle qui ne faisait alors que 1,5 MW. En un peu plus de dix ans, la course à la performance est devenue un élément clé du marché de l’éolien offshore. La progression très rapide de Ming Yang sur le marché est aussi le signe de l’intérêt porté par Pékin à l’éolien offshore.

La Chine, plus que jamais intéressée par l’éolien offshore

En 2020, la Chine était le deuxième pays au monde dans le classement de l’éolien offshore. Malgré la crise sanitaire, le pays a continué d’investir dans l’éolien en général, et dans l’éolien en mer en particulier. La Chine devait augmenter sa capacité de production éolienne globale de 20% en 2020. Si Pékin est parvenu à garder le rythme pour l’éolien terrestre, l’éolien offshore a pour sa part souffert d’un ralentissement. Au premier semestre 2020, les installations d’éolien offshore étaient en baisse de 30% par rapport à 2019 d’après l’AIE. Mais les projets ne sont pas annulés pour autant, seulement reportés. Entre 2021 et 2022, la Chine se prépare à augmenter la cadence de déploiement de ses nouveaux parcs éoliens en mer.

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Le Vietnam mise sur l’éolien en mer pour sa transition énergétique

20 août 2021 à 07:05
vietnam eolien en mer transition energetique - L'Energeek

Face à une augmentation croissante de ses besoins en énergie et une nécessité de décarboner un secteur largement dépendant des hydrocarbures, le Vietnam s’est lancé dans une politique d’installation massive de centrales renouvelables. Après l’hydro-électricité, l’éolien terrestre et le photovoltaïque, c’est au tour de l’éolien en mer d’être mis en avant par le Vietnam : un séminaire en ligne, ce 18 août 2021, a fixé l’objectif d’atteindre entre 3 et 5 GW de puissance installée dès 2030, et 21 GW en 2045.

Le Vietnam lancé dans un vaste déploiement des renouvelables

Avec la double contrainte de l’augmentation du niveau de vie (et donc de la consommation d’énergie) et de l’urgence climatique, imposant de décarboner le secteur, le Vietnam vit une véritable révolution énergétique. En effet, entre 1990 et 2018, la consommation intérieure d’énergie primaire du Vietnam a progressé en moyenne de 5,6 % par an, la consommation d’électricité de 13,9 % et les émissions de CO2 liées à l’énergie de 9,7 %.

Encore largement exportateur d’énergie en 2009, le Vietnam est devenu importateur net depuis 2015. En 2018, plus de 80 % de la production d’énergie primaire du pays était assuré par des combustibles fossile, dont 44 % pour le seul charbon.

Pour faire face aux défis énergétiques et environnementaux du siècle, le pays a décidé d’investir largement dans les énergies renouvelables, après avoir renoncé à développer un programme nucléaire civil, en projet au milieu des années 2010. Le gouvernement a ainsi renforcé le développement de l’hydro-électricité, historiquement puissante au Vietnam : de 27 TWh annuel en 2010, la production a atteint les 90 TWh en 2019, soit le 13ème marché mondial, avec 1,2 % de la production mondiale.

L’éolien terrestre a eu un essor plus récent, à la fin des années 2010, mais disposait en 2018 de 4 GW de projets en construction. Le photovoltaïque a connu un véritable boom en 2019 au Vietnam, avec 4,8 GWc installés (5ème marché mondial), puis une explosion en 2020, avec 11,1 GWc installés (3ème marché mondial), portant la puissance totale installée fin 2020 à 16,4 GWc, au 8ème rang mondial.

Eolien en mer : un séminaire en ligne pointe des objectifs élevés pour le Vietnam : entre 3 et 5 GW en 2030, 21 GW en 2045

Et, ce 18 août 2021, c’est l’éolien en mer qui est entré, à son tour, dans la danse. Durant un séminaire en ligne réunissant des représentants du gouvernement et d’associations professionnel, et intitulé Développer l’éolien offshore au Vietnam : Réglementations sur l’évaluation de l’impact environnemental et social, les décideurs ont fixé des objectifs élevés, ainsi qu’un programme des indispensables évolutions réglementaires pour permettre le déploiement d’une filière nationale.

Concernant les objectifs, ils ont été fixés entre 3 et 5 GW installés dès 2030, puis à 21 GW à horizon 2045. Le président de l’Union des associations scientifiques et technologiques du Vietnam, Phan Xuan Dung, a mis en avant les atouts majeur de cette énergie, notamment « des coûts énergétiques de référence réduits de plus en plus ». « Le développement de l’éolien en mer contribuera à créer plus de nouveaux emplois, à promouvoir l’attraction des investissements et à réduire les émissions de carbone (CO2) » a-t-il ajouté.

L’équipe de recherche Potentiel de la chaîne d’approvisionnement en énergie éolienne offshore au Vietnam a par ailleurs demandé au ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement de préciser rapidement le cadre réglementaire sur l’impact environnemental de l’éolien offshore, dans le respect des normes internationales, pour assurer une visibilité aux projets à venir.

Enfin, des nombres experts présents lors du séminaire ont estimé que « le système de base juridique et les normes techniques pour la production, la construction et l’installation, l’exploitation et la maintenance des ouvrages d’éolien en mer laissent encore à désirer ». Ils ont également demandé à l’État de soutenir promptement le développement de cette filière, afin de profiter à plein de ses gains énergétiques, économiques, environnementaux et sociaux.

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