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Hydrogène : la France va subventionner 200 MW d’électrolyseurs, mais pour quoi faire ?

8 janvier 2026 à 15:13

L’État publie le premier appel d’offres hydrogène avec plusieurs années de retard. Il vise à soutenir la production d’hydrogène décarboné dans l’Hexagone.

Le 29 décembre, Bercy a publié le cahier des charges du premier appel d’offres national destiné à soutenir la production d’hydrogène décarboné par électrolyse. Piloté par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et opéré par l’Ademe, le dispositif accompagnera sur quinze ans le développement d’une offre d’hydrogène décarboné destinée aux usages industriels.

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Atteindre 1 GW d’électrolyse en France

L’objectif est de faire émerger 1 gigawatt (GW) de capacités d’électrolyse en France. Une première puissance de 200 MW est concernée par cet appel d’offres, pour lequel dix projets ont déjà été présélectionnés à l’issue d’un dialogue concurrentiel engagé fin 2024. Les présélectionnés s’adressent à la sidérurgie, la chimie ou la production d’engrais, hors raffinage, est précisé dans le communiqué de presse.

Le soutien est une aide proportionnelle aux volumes produits, afin de rendre l’hydrogène décarboné compétitif face à l’hydrogène fossile. Le soutien pourra aller jusqu’à 4 euros par kilogramme d’H₂ produit. Les projets seront de l’électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable ou bas carbone, nucléaire compris.

Les présélectionnés devront respecter certains critères. La part des composants d’électrolyseurs provenant d’un « pays prépondérant » (la Chine dans le viseur) doit être limitée à 25 % et les installations devront être capables de réduire leur production en cas de tension sur le réseau électrique. La flexibilité que les électrolyseurs peuvent offrir au réseau est gigantesque. Les offres finales devront être déposées avant le 27 février 2026 pour une désignation des lauréats attendue mi-2026.

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La filière a besoin de cet appel d’offres

Ce premier appel d’offres arrive dans un contexte délicat pour la filière, c’est peu dire qu’il était attendu. Après une phase d’euphorie au début des années 2020, plusieurs projets ont été ralentis ou abandonnés sur fond de coûts élevés et de débouchés encore incertains. 

Son périmètre est aussi un changement de cap. Alors que les premières politiques publiques misaient largement sur la mobilité hydrogène, absente du périmètre de l’appel d’offres à l’exception des carburants durables pour l’aérien, l’État se focalise désormais sur les usages industriels les plus difficiles à décarboner. Un recentrage du périmètre qui fait écho aux critiques de la Cour des comptes sur lesquelles nous écrivions. Dans un rapport publié à l’automne, les sages jugeaient la stratégie hydrogène française trop dispersée et appelaient à cibler prioritairement les usages où l’hydrogène est réellement pertinent.

Avec ce premier appel d’offres, le gouvernement recentre la stratégie française sur l’industrie et sur les volumes pour obtenir un H2 décarboné alors que la filière de la production et de vecteurs de stockage est elle aussi en difficulté.

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Des piles au lithium rechargeables et des batteries nomades : Marstek présente plusieurs nouveautés au CES 2026

8 janvier 2026 à 13:05

Le spécialiste des solutions de stockage d’énergie Marstek profite du Consumer Electronics Show de Las Vegas pour dévoiler une gamme étendue de produits, des petites piles au lithium rechargeables jusqu’aux plus grosses batteries nomades en passant par les batteries externes USB.

Le concepteur sino-américain de solutions de stockage d’énergie Marstek semble vouloir toucher tous les publics, du particulier qui souhaite changer les piles jetables de sa télécommande par des modèles rechargeables jusqu’au professionnel nécessitant une grosse batterie nomade. Les nouveautés présentées au CES 2026 vont en ce sens. Dans le haut de gamme, Marstek a dévoilé une batterie solaire et des batteries nomades, dont certaines aux capacités plutôt impressionnantes.

La M5000-N, par exemple, offre 5,12 kWh, qui peuvent être étendues jusqu’à 15,36 kWh. Elle délivre 5 kW en sortie et intègre quatre régulateurs MPPT pour accepter jusqu’à 10 kW de panneaux solaires. Dotée de cellules LFP garanties 5 ans et certifiée IP65, elle supporterait plus de 6 000 cycles. Les modèles M1200 et M2200, plus modestes, proposent respectivement 1200 W et 2000 W en sortie, avec des capacités de stockage évolutives de 2 060 Wh et 6 720 Wh pour s’adapter aux besoins variés d’autonomie.

La Marstek M5000 avec une extension / Image : Marstek.

Des batteries externes USB à hautes performances

Au-delà des grandes batteries, Marstek a aussi présenté de nouveaux modèles de batteries externes USB premium. Les P326D et P327D sont équipées d’un écran TFT affichant les données de l’appareil en temps réel. Certifiées pour le transport aérien, ces batteries se distinguent par leur charge rapide de 45 et 65 W sur un seul port et leur câble USB-C tressé détachable permettant de charger deux appareils simultanément. Leur certification IPX7 garantit une étanchéité totale. Leur capacité de stockage est respectivement de 10 000 et 20 000 mAh.

La gamme s’enrichit également des modèles P265L et P267L (10 000 et 20 000 mAh également) avec charge rapide limitée à 22,5 W et toujours un câble intégré. Un modèle nettement plus puissant, la P288D, a aussi été lancé. Il atteint 145 W en sortie et se recharge à 80 % en une heure. Enfin, Marstek a exposé la P281D, qui combine une batterie de 20 000 mAh et un chargeur mural GaN, ainsi que la P269D de 10 000 mAh avec fixation magnétique pour smartphone.

La Marstek P326D / Image : Marstek.

Des piles au lithium rechargeables en USB-C

Parallèlement, la marque se lance dans les piles AA et AAA de 1,5 V au lithium, rechargeables directement en USB-C. Elle annonce une capacité de 3 700 mWh pour les AA et 930 mWh pour les AAA. Fini, à priori, le gaspillage des piles alcalines jetables ou les déconvenues avec les piles rechargeables Ni-Mh à la tension faiblarde. Celles de Marstek promettent plus de 1500 cycles de charge et conserveraient 80 % de leur charge après trois ans de stockage. Par ailleurs, elles fonctionneraient jusqu’à -20 °C, ce qui permet de les utiliser sans craintes dans des appareils placés en extérieur.

Les piles rechargeables lithium USB-C / Image : Marstek.

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Cette borne de recharge premium de 7,4 kW est à moins de 750 € pour les soldes d’hiver 2026

8 janvier 2026 à 09:55

Dans le cadre des soldes d’hiver 2026, la boutique en ligne Carplug propose une réduction de 5 % sur la borne de recharge domestique V2C Trydan 7,4 kW. Cette wallbox haut de gamme passe ainsi de 779,88 € à 740,89 €, soit une économie d’environ 39 euros pour les particuliers souhaitant s’équiper d’une solution de recharge à domicile de qualité.

La V2C Trydan 7,4 kW (monophasée) se présente comme une borne de recharge domestique monophasée compatible avec l’ensemble des véhicules électriques équipés d’un connecteur Type 2. Avec un courant de charge réglable entre 6A et 32A par incréments de 1A, elle permet d’adapter la puissance de recharge aux besoins spécifiques de chaque utilisateur et aux contraintes de l’installation électrique.

Le boîtier compact de 240 × 334 × 153 mm en polycarbonate noir affiche un poids contenu de 6,2 kg. La borne intègre un câble attaché de Type 2S, disponible en longueurs de 5 ou 10 mètres en option, ainsi qu’un compteur d’énergie permettant le suivi des consommations en kWh. Nous avons d’ailleurs pu tester cette borne de recharge placée dans la catégorie des wallbox haut de gamme.

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Connectivité et gestion intelligente

L’équipement dispose de modules de communication Bluetooth et WiFi, permettant une gestion à distance via l’application V2C Cloud. Cette connectivité offre plusieurs fonctionnalités : programmation de la puissance maximale selon des plages horaires, planification de créneaux de charge, consultation de l’historique des sessions et verrouillage à distance.

La borne intègre également un système d’équilibrage de charge (aussi appelé délestage) qui ajuste automatiquement la puissance allouée au véhicule en fonction des autres consommations du foyer, et ainsi éviter de dépasser la puissance souscrite de votre contrat d’électricité. Elle peut se connecter directement, sans fil, aux onduleurs solaires des principales marques (GoodWe, Fronius, Huawei, Ingeteam, Kostal, SMA, SolarEdge, SolaX, Victron) pour optimiser l’utilisation de l’énergie photovoltaïque (en option).

Le contrôle vocal via Alexa ou Google Home, l’intégration avec Home Assistant et la disponibilité d’une API ouverte ainsi que de la communication Modbus TCP/RTU complètent les possibilités d’interfaçage du système.

Installation et protections requises

Comme pour toutes les wallbox, l’installation nécessite une ligne électrique dédiée avec des protections spécifiques : un interrupteur différentiel 40A Type A 30mA et un disjoncteur 40A Courbe C, non fournis avec la borne. Le câblage doit être réalisé en 10 mm² conformément aux normes en vigueur. Le montage peut s’effectuer au mur ou sur poteau en option.

Avec une certification IP54 pour la résistance aux intempéries et IK10 pour la résistance aux impacts, la borne peut fonctionner dans une plage de température comprise entre -25°C et +50°C. L’équipement est couvert par une garantie fabricant de 2 ans.

Caractéristiques techniques de la V2C Trydan 7,4 kW

Caractéristique Spécification
Puissance maximale 7,4 kW
Alimentation Monophasé 230V
Courant de charge 6A à 32A (réglable par paliers de 1A)
Type de prise Type 2S avec câble attaché 5 m
Compatibilité Tous véhicules électriques avec port Type 2
Connectivité Bluetooth, WiFi, protocole OCPP
Dimensions 240 x 334 x 153 mm
Poids 6,2 kg
Matériau Polycarbonate
Indices de protection IP54 (étanchéité), IK10 (chocs)
Température de fonctionnement -25°C à +50°C
Compteur intégré Oui (kWh)
Câblage requis 10 mm²
Garantie 2 ans

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Les hauts-fourneaux d’ArcelorMittal vont carburer aux réacteurs nucléaires d’EDF

8 janvier 2026 à 09:18

Le géant de la sidérurgie ArcelorMittal et EDF ont officialisé mardi 6 janvier la signature d’un contrat d’approvisionnement en électricité nucléaire (CAPN) d’une durée exceptionnelle de 18 ans. Conclu le 26 décembre, cet accord permet au groupe industriel de sécuriser l’alimentation électrique de ses sites français avec une énergie bas carbone à prix compétitif.

EDF allouera à ArcelorMittal une quote-part de la puissance de son parc nucléaire existant, les premières livraisons ayant débuté le 1ᵉʳ janvier 2026. Si les volumes d’électricité concernés restent confidentiels, cet accord marque une étape stratégique majeure pour l’industriel, qui en fait « un facteur clé de compétitivité future pour l’acier produit en France », selon Reiner Blaschek, directeur général d’ArcelorMittal Europe.

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Pour EDF, représentée par Béatrice Bigois, directrice exécutive du pôle Clients, cet engagement « contribue à la décarbonation de l’industrie et à la souveraineté énergétique» française. Le contrat fait suite à une lettre d’intention signée en janvier 2024.

Cette annonce intervient dans un contexte tendu, alors que les syndicats et le gouvernement attendent toujours la confirmation des investissements d’ArcelorMittal pour décarboner ses hauts fourneaux de Dunkerque. Le groupe, qui a supprimé 608 postes en France l’an dernier, avait réaffirmé en mai 2025 son intention d’investir 1,2 milliard d’euros, mais conditionne cette décision à des mesures européennes de défense commerciale.

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Plus de 90 GW de puissance : la France bat un record de consommation vieux de 8 ans

8 janvier 2026 à 05:25

Le froid qui touche l’Hexagone depuis plusieurs jours produit quelques effets sur le réseau électrique. Ainsi, le 6 janvier à 10h15, entre dans l’histoire des consommations les plus élevées : un pic à 90 232 mégawatts (MW) a été atteint et un plafond vieux de 2018 tombe, mais pas le record absolu de 2012 à plus de 100 GW.

Les prévisions du gestionnaire du réseau électrique RTE ont bien du mal à suivre la consommation en cette période froide, sous les normales de saison. Lundi 5 janvier, une consommation 3 GW supérieure aux prévisions de la veille, 2 GW par rapport aux prévisions du jour et mardi une consommation qui dépasse la barre des 90 GW.

Capture d’écran du pic de consommation, site Eco2Mix

Une production plus carbonée, importée et chère en cas de pic

Ce n’est pas un record de consommation, ce dernier s’étant établi à 101 867 MW le 12 février 2012, mais un tel niveau n’avait plus été atteint depuis février 2018. Pour répondre à la demande élevée, le réseau appelle ses centrales thermiques, surtout au gaz (8 GW) et au fioul (1 GW), épaulant un nucléaire en forme (49 des 57 réacteurs produisent) et des centrales hydroélectriques en plein turbinage (15 GW). Les interconnexions sont ouvertes pour acheminer près de 8 GW depuis nos voisins vers la France.

Les « services systèmes » ont aussi servi à plein régime. Ils servent à équilibrer consommation et production à des échelles de temps très courtes. Le prix de la réserve secondaire (aFRR) pour le service qu’elle rend s’est envolé : 400 €/MWh à la hausse (production) et 200 €/MWh à la baisse aujourd’hui.

Retour à la normale en fin de semaine

Ces prochains jours, le pic devrait redescendre à des niveaux hivernaux plus ordinaires, avec la remontée des températures. Les pics journaliers devraient s’établir aux alentours de 75 GW.

Une chose à ne pas oublier, même si la consommation électrique est météo-dépendante : une grande part du chauffage est toujours au gaz en France. 127 GW est la puissance record de gaz (depuis quatre ans) atteinte au plus fort de la vague de froid, annonce GRDF.

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Reçu hier — 7 janvier 2026Technique

Ce kit solaire de 800 W à brancher sur une prise est à 329 € pour les soldes d’hiver 2026

7 janvier 2026 à 16:12

Le kit solaire plug and play de 800 W proposé par la boutique en ligne Mater France bénéficie d’une petite réduction de 20 euros à l’occasion des soldes d’hiver. Commercialisé 329 euros au lieu de 349 euros, ce système en autoconsommation est livré gratuitement et comprend deux panneaux photovoltaïques de 405 Wc ainsi qu’un micro-onduleur de 800 W avec suivi de production intégré via Wi-Fi.

Deux panneaux photovoltaïques, un micro-onduleur doté d’une prise classique capable de remonter les données de production en Wifi : il n’en faut pas davantage pour commencer à produire de l’électricité solaire chez soi. Le kit solaire plug and play soldé par Mater France à l’occasion des soldes d’hiver 2026 est un bon moyen de découvrir l’autoconsommation sans se ruiner ni se casser la tête. Fourni avec les câbles nécessaires et livré gratuitement pour 329 €, il devrait être rentabilisé en quelques années s’il est bien exposé au soleil et que vous veillez à autoconsommer au mieux l’électricité produite.

L’autoconsommation accessible via une prise standard

Les kits solaires plug and play représentent une solution d’autoconsommation simplifiée pour les particuliers. Contrairement aux installations photovoltaïques classiques nécessitant l’intervention d’un professionnel, ces dispositifs se branchent directement sur une prise domestique standard. L’électricité produite par les panneaux est injectée dans le circuit électrique du logement et consommée en priorité par les appareils en fonctionnement, réduisant ainsi la quantité d’énergie prélevée sur le réseau. Cette configuration permet de diminuer sa facture d’électricité sans engagement de travaux importants ni modification du tableau électrique. Vous devez bien sûr prendre soin d’autoconsommer la plus grande part possible de la production.

Attention aux précautions de sécurité

L’utilisation d’un kit solaire en autoconsommation implique certaines précautions. Il est recommandé de s’assurer que l’installation électrique est protégée par un disjoncteur de 16A de type C et un différentiel de 30 mA. La prise utilisée doit être en bon état, câblée en 2,5 mm² et reliée à un circuit dédié pour éviter toute surcharge. Il convient également de respecter les limites de puissance autorisées et de déclarer l’installation auprès du gestionnaire de réseau conformément à la réglementation en vigueur.

Contenu et caractéristiques techniques du kit solaire

Composant Caractéristiques
Panneaux solaires 2 × CECEP 405 Wc Full Black
Technologie Monocristalline PERC, rendement 20,7 %
Dimensions 1722 × 1134 × 30 mm
Poids 21,5 kg par panneau
Garantie panneaux 12 ans produit / 25 ans performance (84,8 % à 25 ans)
Micro-onduleur STEPUPTECH SPD 800 V2
Puissance sortie AC 800 W
MPPT 2 entrées indépendantes
Rendement > 96,5 %
Étanchéité IP67, boîtier aluminium
Suivi production WiFi via application Smart Life (iOS/Android)
Garantie onduleur 10 ans
Câblage Câble secteur 3 m (3G1,5 mm²) + 4 rallonges MC4 de 2 m (4 mm², IP68)

L’ensemble du kit est disponible pendant les soldes à 329 euros avec livraison gratuite sur le site Mater France.

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Cette batterie plug & play de 5 kWh est à moins de 1 400 € pour les soldes d’hiver 2026

7 janvier 2026 à 14:45

À l’occasion des soldes d’hiver, la boutique en ligne Mon Kit Solaire propose une série de réductions sur une sélection de batteries et panneaux solaires prêts à brancher. Parmi les remises les plus intéressantes, on retrouve le pack comprenant la batterie Marstek Venus E 5 kWh 3.0 et le compteur CT002, vendu 1 379 €, soit une réduction de 170 € par rapport au prix habituel de 1 549 €.

Si la plupart des batteries solaires nécessitent une connexion directe en courant continu avec les panneaux photovoltaïques et peuvent donc poser un problème d’espace disponible, la batterie Marstek Venus E propose une alternative très pratique. Cette station de stockage plug & play se branche directement sur une prise domestique en courant alternatif. Elle peut donc être placée n’importe où, sans se soucier de sa proximité avec la centrale solaire. Elle stocke l’électricité solaire produite et injectée dans le réseau domestique AC en journée pour la restituer lors des périodes de faible production. Une prise backup intégrée permet d’alimenter des équipements prioritaires (jusqu’à 2 500 W) en cas de coupure de réseau. La Marstek Venus E est garantie 10 ans avec une durée de vie utile annoncée de 15 ans.

Le compteur Marstek CT002 inclus dans le pack (alors qu’il est habituellement vendu une centaine d’euros en option) assure une gestion automatique de l’injection via sa pince ampèremétrique qui détecte en temps réel les surplus de production et les besoins de consommation. Connecté en Wi-Fi ou Bluetooth à la batterie, il pilote automatiquement les cycles de charge et décharge pour optimiser l’utilisation de l’énergie solaire et éviter l’injection gratuite d’électricité solaire sur le réseau. Alternativement, il est possible de connecter la batterie à des modules tiers tels que Shelly, EverHome ou Homewizard, entre autres.

Caractéristiques techniques de la Marstek Venus E

Paramètre Valeur
Capacité 5,12 kWh
Tension nominale 51,2 V (16S)
Type de cellule LiFePO₄
Durée de vie > 6000 cycles (25°C)
Profondeur de décharge 90%
Puissance d’entrée nominale 2,5 kVA
Puissance de sortie nominale 800 VA (par défaut)

2,5 kVA (mode expert)

Puissance de sortie de pointe 3,5 kVA (10 s)
Phase de travail L/N/PE
Tension réseau 230 V / 50 Hz
Rendement maximal ≥93,5 %
Connectivité Wi-Fi, Bluetooth, Ethernet, RS-485
Classe de protection I
Indice de protection IP65
Plage de température -20°C à +55°C
Dimensions 480 × 153 × 624 mm
Poids 60 kg

L’intérêt d’une batterie pour une installation solaire en autoconsommation

Une installation photovoltaïque en autoconsommation présente un décalage entre production et consommation. Les panneaux produisent principalement en journée, alors que les besoins domestiques sont souvent plus importants en soirée. Sans stockage, l’électricité excédentaire est injectée sur le réseau, généralement sans valorisation financière ou à un tarif peu avantageux. L’ajout d’une batterie permet de stocker ces surplus pour les utiliser ultérieurement, augmentant ainsi le taux d’autoconsommation et réduisant la dépendance au réseau électrique. Cette optimisation se traduit par une amélioration de la rentabilité d’une centrale solaire et donc des économies sur la facture d’électricité.

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Robot bizarroïde, pergola solaire et batterie étanche : Jackery présente 3 nouveautés au CES 2026

6 janvier 2026 à 17:08

Le spécialiste des batteries portables Jackery a dévoilé trois nouveaux produits au CES 2026 de Las Vegas, qui tranchent avec sa gamme habituelle. Parmi les annonces : une grosse batterie montée sur une sorte de rover, une pergola solaire aux allures d’Algéco de chantier et une batterie portable utilisable sous la pluie.

Initialement positionnée sur le marché des batteries externes portables, la marque sino-américaine Jackery opère un changement d’orientation significatif. Au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, la marque semble montrer sa volonté d’élargir sa gamme de produits, à travers trois nouveautés, dont l’une, le robot-batterie Solar Mars Bot, parait assez farfelue.

L’Explorer 1500 Ultra : enfin une batterie étanche à la pluie

Image : Jackery.

L’Explorer 1500 Ultra représente la proposition la plus pragmatique du catalogue. Cette station électrique portable certifiée IP65 et IPX5 résiste aux projections d’eau et aux environnements poussiéreux, répondant aux contraintes des chantiers et des déplacements en conditions difficiles. Sa résistance aux vibrations et aux chocs selon les normes sismiques de niveau 9 constitue un atout pour les professionnels du bâtiment.

La batterie LiFePO4 de 1 536 Wh supporterait 4 000 cycles de charge et offrirait une puissance continue de 2 000 W (3 600 W en pointe). Elle se rechargerait en 90 minutes. Avec 17,5 kg sur la balance, le rapport poids-capacité paraît équilibré. Cette station électrique peut répondre à des besoins concrets pour les professionnels et les adeptes de vanlife.

Le Solar Gazebo : une pergola solaire aux allures de préfabriqué de chantier

Image : Jackery.

La pergola solaire Solar Gazebo marque une incursion de Jackery dans le domaine des structures intégrant des solutions énergétiques. Cette installation à l’esthétique pas franchement raffinée est conçue en aluminium 6063 T5 (haute résistance à la corrosion) et intègre 2 000 W de panneaux photovoltaïques dans son toit. Cela permettrait de produire jusqu’à 10 kWh quotidiens en conditions optimales selon la marque, soit l’équivalent d’une soixantaine de kilomètres en véhicule électrique.

La structure propose des fonctionnalités complémentaires : lamelles orientables, écran de projection intégré et prises certifiées IP5x. Le système peut se coupler aux batteries domestiques de la marque, notamment l’Explorer 5000 Plus. Une garantie de 25 ans est offerte, ce qui est assez remarquable.

Le Solar Mars Bot : une batterie solaire sur un rover lunaire

Image : Jackery.

C’est l’innovation la plus étrange dévoilée par Jackery au CES 2026. Ce robot mobile équipé d’une batterie de 5 000 Wh et de 300 Wc de panneaux solaires repliables se déplace de manière autonome pour optimiser son exposition au soleil tout au long de la journée. Grâce à sa vision et à l’intelligence artificielle, l’appareil s’adapte à la course solaire et peut suivre son propriétaire dans le jardin comme un gentil chienchien, pour fournir de l’électricité à la demande.

Nous peinons toutefois à imaginer un usage concret à ce produit. Les 300 Wc de panneaux solaires ne permettent pas de générer de grandes quantités d’électricité et l’atout de la mobilité peut facilement être remplacé par une simple rallonge. Ses petites roues lisses ne permettent pas, a priori, de déplacer le robot sur des chantiers aux sols potentiellement boueux et accidentés.

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Comment EDF veut augmenter la puissance de ses vieux réacteurs nucléaires

6 janvier 2026 à 15:05

Faire du neuf avec du vieux. C’est, en résumé, ce qu’EDF compte faire avec son parc nucléaire français, en attendant la construction puis la mise en service des futurs EPR2. Si les réacteurs de 900 MWe sont visés, ceux de 1300 MWe pourraient également être modernisés. 

EDF s’est fixé l’ambitieux objectif de produire 400 térawattheures (TWh) d’électricité par an d’ici 2030. Mais pour y parvenir, il ne pourra pas compter sur ses futurs EPR2, qui ne devraient pas être mis en service avant 2038. Heureusement, Bernard Fontana, président de l’énergéticien national, a un plan : augmenter la puissance des plus anciens réacteurs nucléaires français, qui plafonnent actuellement à 900 mégawatts électriques (MWe). Il a ainsi fait valider un plan d’investissement auprès du Conseil d’administration, visant à augmenter la puissance de 11 de ces réacteurs.

Ici, pas question de toucher à l’îlot nucléaire. L’opération consiste à remplacer les ailettes des turbines pour obtenir une meilleure conversion chaleur/électricité. Cette optimisation de l’arbre du groupe turboalternateur devrait permettre une hausse de puissance de l’ordre de 35 MWe par réacteur. Les travaux devraient être confiés à Arabelle Solutions.

Ce retrofit n’est pas une nouveauté. Entre 1999 et 2015, EDF a déjà réalisé ce type de travaux sur 9 des 18 réacteurs du palier CP1, engagé en 1974. Après 2015, EDF n’avait pas pu poursuivre la modernisation de ses turbines à cause de l’adoption de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui limitait la puissance du parc nucléaire français à 63,2 GW. Finalement, l’abrogation de cette loi en 2022 a permis à EDF de retravailler sur le sujet.

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La même chose pour les réacteurs de 1300 MWe ?

Si ce type d’opération n’est possible que pour les réacteurs de 900 MWe, EDF envisage également d’optimiser la puissance des réacteurs de 1300 MWe. Beaucoup plus complexe, l’opération consiste à intervenir sur la puissance thermique de la chaudière, afin de délivrer plus d’eau chaude et donc transmettre plus de vapeur aux turbines. On parle d’une augmentation de puissance de 300 MWth, pour un gain d’environ 90 MWe.

Les conséquences de cette modification de chaudière sont plus importantes que le simple changement d’ailettes. De ce fait, il faudrait mettre en place une nouvelle gestion du combustible pour maintenir une campagne de rechargement tous les 18 mois. Si le projet va plus loin, il nécessitera une collaboration avec l’ASNR.

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Pourquoi il n’y a plus d’aides MaPrimeRenov’ depuis le 1er janvier ?

6 janvier 2026 à 09:55

La nouvelle année commence mal pour la rénovation énergétique. Faute de budget voté, le programme MaPrimeRenov’ est suspendu pour une durée indéterminée.

Depuis le 1ᵉʳ janvier, le dispositif d’aide à la rénovation MaPrimeRenov’ est suspendu pour une durée indéterminée. Cette nouvelle a été annoncée par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun sur France 3. « Je l’avais dit : pas de budget, pas de guichet », avait-il déclaré. Pourtant, une loi devrait bel et bien être votée pour combler l’absence de budget pour la nouvelle année. Mais cette loi ne concerne que les dépenses contractuelles, ce qui exclut MaPrimeRenov’.

Cette mauvaise nouvelle ne fait que rallonger la liste des difficultés rencontrées autour du dispositif. Déjà, l’année 2025 avait mal commencé puisque les dossiers traités après le 1ᵉʳ janvier 2025 avaient connu des retards de versement. Si le premier semestre 2025 s’était déroulé correctement, la situation s’est compliquée à partir de l’été avec un premier arrêt temporaire du guichet par manque de budget. Le dispositif avait bien été relancé à l’automne, mais avec des conditions d’attribution drastiques et un plafond maximal rabaissé.

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L’État privilégie les rénovations d’ampleur

Pour l’année 2026, l’incertitude est de mise. On parle d’un budget de 4,4 milliards d’euros de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et d’un objectif de 120 000 rénovations performantes. Mais dans les faits, 80 000 dossiers sont déjà en attente.

Plus que jamais, le programme devrait viser les rénovations d’ampleur, même si elles sont compliquées à mettre en œuvre du fait des nombreuses conditions à remplir. La liste des travaux éligibles aux subventions de type « monogeste » continue de se réduire. En 2026, il ne sera plus possible d’en profiter pour isoler les murs par l’intérieur ou l’extérieur, ou pour installer une chaudière biomasse.

Il se murmure que dans les mois à venir, l’Anah ne détiendra plus l’exclusivité de l’instruction et de la gestion des dossiers de rénovation d’ampleur. Ce changement pourrait simplifier l’accès aux aides avec des gestions plus fluides, et des délais raccourcis.

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Aides à la rénovation énergétique : à quoi s’attendre pour 2026 ?

5 janvier 2026 à 16:39

Dans un contexte économique compliqué, les particuliers sont souvent pris en étau entre hausse du coût de l’énergie, baisse du pouvoir d’achat et évolution des usages pour favoriser la transition énergétique. Pour ces raisons, les aides et subventions de l’État sont plus importantes que jamais pour de nombreux ménages. Sur quoi pourra-t-on compter en 2026 ?

Pour les particuliers, la transition énergétique révèle des opportunités pour réduire sa consommation d’énergie et faire baisser sa facture. Néanmoins, ces opportunités nécessitent bien souvent des investissements que l’État essaie d’encourager à travers de nombreux programmes d’aides et de subventions. Ces derniers, parfois complexes à mettre en œuvre, permettent tout de même parfois de réduire très largement ces coûts.

Des évolutions notables pour la rénovation énergétique

La rénovation énergétique des bâtiments est souvent au cœur de ces programmes d’aides. Si MaPrimeRénov’ a été suspendue 1ᵉʳ janvier 2026, le dispositif devrait revenir dans le courant de l’année en mettant l’accent sur les rénovations d’ampleur qui comprennent plusieurs travaux différents. La rénovation par geste sera toujours d’actualité, mais ne permettra plus l’isolation des murs (isolation intérieure ou extérieure), ou l’installation d’une chaudière biomasse.

En revanche, l’enveloppe globale des CEE (certificats d’économie d’énergie) devrait passer de 6 milliards d’euros à plus de 8 milliards d’euros. De ce fait, les primes énergétiques devraient être plus généreuses et plus accessibles. Cette prime Coup de pouce est toujours valable pour des travaux de chauffage et/ou d’isolation, ainsi que des rénovations d’ampleur. En revanche, les CEE étant financées par les fournisseurs d’énergie et distributeurs de carburant, leur hausse pourrait conduire à une augmentation du prix de l’énergie, limitant ainsi le pouvoir d’achat.

L’Éco-PTZ est également reconduit en 2026 et demeure un financement essentiel pour rénover son logement. Principale modification : ce n’est plus une étude thermique qui sera demandée pour valider son attribution, mais un audit énergétique. De plus, il devra permettre un gain énergétique minimum de 35 % par rapport à la consommation initiale.

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Le cas des pompes à chaleur et du solaire

Comme lors des précédentes années, l’installation de pompes à chaleur (PAC) sera largement encouragée par le gouvernement. En ce qui concerne les CEE à ce sujet, le montant des aides devrait légèrement baisser du fait de modifications des règles de calcul. En revanche, ces dernières seront simplifiées. On ne retrouvera plus de distinction entre les PAC pour « chauffage seul » ou « chauffage + ECS ».

Du côté de MaPrimeRenov, l’aide financière pourra atteindre jusqu’à 5 000 € pour l’installation d’une PAC air/eau et jusqu’à 10 000 € pour une PAC géothermique. En revanche, les PAC air/air ne seront pas éligibles.

En 2025, le photovoltaïque a subi de grandes évolutions. On peut citer la baisse du tarif de rachat de l’électricité par EDF qui a largement contribué à rendre les installations pour particuliers moins intéressantes d’un point de vue financier. Même la prime à l’autoconsommation a été réduite, en passant de 220 €/kWc pour les installations de 3 kWc ou moins à seulement 80 €/kWc. Heureusement, pour compenser ces réductions de subvention, la TVA est passée de 10 % à 5,5 %. L’État réfléchit désormais à rendre les projets photovoltaïques éligibles à l’Éco-PTZ.

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La mobilité électrique toujours encouragée

Pour finir, comme les années précédentes, la vente de voitures électriques va être encouragée via un bonus écologique encore plus généreux que par le passé. La prime « Coup de pouce véhicule électrique » sera d’ailleurs financée par les CEE. À l’inverse, le malus CO2 sera encore plus sévère que par le passé, avec un seuil de déclenchement abaissé de 5 g.

En revanche, sur cette question, il y a quand même une mauvaise nouvelle : le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge, d’un montant de 500 €, n’est pour le moment pas renouvelé pour 2026.

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La France a frôlé deux fois le blackout cette année

5 janvier 2026 à 06:38

Le 1ᵉʳ avril et le 23 octobre 2025, le réseau électrique français a frôlé le blackout. En quelques minutes, la production d’électricité solaire et éolienne a chuté de 10 puis 8 GW, l’équivalent de dix réacteurs nucléaires.

Ce n’est quand même pas un black-out à l’espagnole. Le 28 avril, ce dernier avait privé d’électricité près de 60 % du pays pendant plusieurs heures. En France, le scénario est bien différent car aucune coupure de courant n’a été subie – mais c’est un gros volume des réserves d’équilibrage qui a dû être activé pour pallier au retrait de 10 puis 8 gigawatts (GW) de renouvelables les 1/04 et 23/10.

C’est dans son bilan prévisionnel présenté début décembre que RTE a souhaité montrer la réalité de l’intégration des ENR dans un mix électrique de moins en moins pilotable, modulo les réserves d’équilibrage et l’effort grandissant que les ENR doivent consentir pour être mieux intégrées.

Ces deux jours où la France a frôlé le blackout ont été déclenchés par un signal de prix négatif sur le marché spot. Les centrales photovoltaïques et éoliennes ont alors réduit leur production d’un coup, faisant vaciller la fréquence hors de son équilibre à 50 hertz.

RTE a dû mobiliser en urgence 3 GW de centrales de secours et réduire le pompage des barrages hydrauliques pour maintenir l’équilibre du réseau.

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De nouvelles règles en préparation

Pour éviter que ces incidents ne se reproduisent, RTE entend contraindre les énergies renouvelables à participer à l’équilibrage. Le gestionnaire du réseau souhaite que toutes les installations transmettent systématiquement leurs programmations de production afin de mieux équilibrer offre/demande. Les centrales devront également être capables de réduire ou d’arrêter leur production en cas de prix négatifs et ces arrêts seront étalés pour limiter les variations brusques de fréquence.

Au-delà des nouvelles règles d’injection d’électricité, RTE veut que les renouvelables (de plus de 10 MW) rendent des services actifs au réseau. La participation des producteurs au mécanisme d’ajustement sera effective dès 2026 et permettra ainsi de baisser leur production si besoin d’équilibrage à la baisse il y avait.

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Des plans blackout existent heureusement

Évidemment, si un blackout survenait en France, RTE dispose de deux dispositifs pour réagir : le plan de sauvegarde, avec des actions manuelles et des délestages ciblés, et le plan de défense, automatique, qui isole les zones à risque pour éviter un effondrement du réseau.

Les centrales nucléaires sont alors protégées dès le début de la crise et restent en veille pour pouvoir redémarrer rapidement. Les lignes très haute tension sont réactivées en priorité et dirigent l’électricité vers les infrastructures essentielles comme les hôpitaux, les pompiers…

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La recherche d’hydrogène natif accélère dans le Sud-Ouest avec un troisième projet

4 janvier 2026 à 07:54

L’État a accordé à la société TBH2 Aquitaine un permis exclusif de recherches de mines d’hydrogène natif et d’hélium entre Béarn et Soule, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Dans un arrêté, publié au Journal officiel le 24 décembre, TBH2 Aquitaine se voit confier la vaste tâche d’exploration pour une durée de cinq ans renouvelables entre Béarn et Soule (64). Plus de 500 km² pour trouver l’or blanc dont les formations géologiques de ce coin du sud-ouest d’un grand intérêt énergétique.

Avec l’hydrogène, le quart sud-ouest a déjà de nombreux sites de stockage de gaz, grâce aux cavités salines, exploitées par Storengy.

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Déjà le deuxième permis pour cette startup

L’entreprise paloise TBH2, déjà titulaire d’un permis autour de Sauveterre-de-Béarn, engagera dans les prochains mois des travaux de relevés géologiques et géophysiques pour mieux caractériser le sous-sol. Les éventuels forages ne sont pas pour tout de suite.

37 communes sont concernées, parmi lesquelles Arette, Oloron-Sainte-Marie, Mauléon-Licharre ou encore Tardets-Sorholus. Auprès de ces dernières, TBH2 assure travailler à l’information des habitants à travers des réunions publiques et des échanges avec les élus.

Ce permis d’exploration d’hydrogène naturel est déjà le troisième dans le coin. Après l’attribution du premier permis à cette startup puis d’un deuxième, le « Grand Rieu » mené par 45-8 Energy et Storengy sur 266 km², les explorations vont bon train.

L’hydrogène dit « natif » ou « blanc » se trouve naturellement dans certains sous-sols, souvent associé à de l’hélium, c’est pourquoi le permis de recherche est double.

Il en faudra des quantités considérables pour décarboner le transport, certains procédés industriels très émetteurs de gaz à effet de serre…

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Le solaire pilotable est désormais compétitif

3 janvier 2026 à 07:33

Le principal défaut des énergies renouvelables, ou du moins de l’énergie solaire, est peut-être sur le point d’être surmonté. Une étude vient de montrer que grâce à la chute continue du prix des batteries depuis plus de 2 ans, les BESS associées à des centrales photovoltaïques pourraient désormais être compétitives d’un point de vue financier. Loin d’être anecdotique, cette nouvelle signifie le début d’un solaire pilotable et économiquement viable. 

Un tournant de la transition énergétique vient peut-être d’être atteint. Selon un rapport du groupe de réflexion Ember, le solaire pilotable serait désormais intéressant d’un point de vue financier. Pour en arriver à cette conclusion, le cabinet a notamment analysé l’évolution du prix des batteries, ainsi que le prix d’appels d’offres de projets d’Italie, d’Arabie Saoudite et d’Inde.

Le constat du prix des batteries est sans appel : après une chute de 40% en 2024 par rapport à 2023, la baisse a continué en 2025. Cette tendance a un impact direct sur le CAPEX, c’est-à-dire le coût d’investissement, des projets complets de BESS qui ne fait que chuter. Pour les projets cités, en octobre 2025, Ember l’a estimé à 125 $/kWh installé, dont 75 $/kWh pour le coût du matériel en provenance de Chine.

À partir de ce montant d’investissement, Ember a pu estimer le coût actualisé du stockage, aussi appelé LCOS (Levelized cost of storage). Celui-ci prend en compte de nombreux critères en plus du coût d’investissement, comme le type de financement, le rendement, la durée de vie et la dégradation du système de stockage au fil des années. Il désigne, en quelque sorte, le coût minimal de revente de l’électricité pour que le projet soit rentable. C’est ce chiffre qui est plus bas que jamais, avec une estimation à 65 $/MWh (ou 55 €/MWh). Cette baisse s’explique par la réduction du coût d’investissement mentionné plus haut, mais également la plus grande efficacité de ce type de projet. Ces derniers affichent désormais une plus grande durée de vie dans le temps, ainsi qu’un meilleur rendement.

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Un prix proche du nucléaire ou de l’éolien

La principale nouvelle de ce rapport réside sur le coût total du solaire pilotable pour une installation PV associée à une BESS. En prenant en compte le prix moyen de l’électricité solaire, à savoir 37 €/MWh, et en prenant pour hypothèse que la moitié de l’électricité produite par une centrale doit être stockée pour être réinjectée plus tard dans la journée, Ember a estimé un coût de revente de 65 €/MWh, c’est-à-dire 37 €/MWh additionné à la moitié du LCOS de la BESS, à savoir 28€/MWh. Ce calcul permet de voir qu’une installation photovoltaïque associée à un système de stockage d’énergie par batterie peut désormais rivaliser avec d’autres moyens de production d’électricité.

Avec ce tarif, ce solaire pilotable flirte avec le coût réel du nucléaire en France. Récemment, la CRE l’a, en effet, évalué à 61,5 €/MWh. Du côté de l’éolien, les disparités de prix sont très importantes, et la comparaison est plus difficile à faire étant donné que les parcs sont non pilotables. Par exemple, le prix de revente du parc Centre Manche 1 est fixé à 44,90 €/MWh, le prix de son voisin direct, Centre Manche 2, est annoncé à 66 €/MWh.

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Framatome-Rosatom : la surprenante alliance pour alimenter les réacteurs de conception russe en Europe

2 janvier 2026 à 07:15

Le français Framatome prévoit de produire du combustible nucléaire en Allemagne avec l’appui d’une filiale russe de Rosatom. Aussi contre-nature que cela puisse paraître, c’est pour se mieux se défaire de la Russie.

La filiale d’EDF en charge de la conception de chaudières nucléaires et l’assemblage de combustibles, Framatome, s’apprête à lancer, sur le site de Lingen en Basse-Saxe, une alliance contre-nature, par temps de guerre en Ukraine.

Avec la filiale russe TVEL du groupe Rosatom, ils lancent une production de combustible nucléaire destinée à des réacteurs de conception russe encore exploités en Europe.

Pourquoi ne savons-nous pas produire ce combustible ? Les réacteurs de type VVER 440 et les VVER 1000, utilisés notamment en Hongrie, en Slovaquie, en Bulgarie ou en République tchèque sont de fabrication russe.

Alors qu’il n’y a, aujourd’hui, pas d’alternative à la Russie, ces installations restent aujourd’hui largement dépendantes de combustibles qu’elle fournit.

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Des critiques en Allemagne

C’est peu de dire que cette alliance est critiquée outre-Rhin. L’Allemagne a définitivement arrêté ses derniers réacteurs nucléaires en 2023.

Des responsables politiques et des ONG dénoncent une contradiction avec la ligne européenne visant à réduire les dépendances énergétiques, les ingérences étrangères et augmenter la souveraineté industrielle vis-à-vis de Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine.

Framatome assure que la participation russe sera strictement limitée à un transfert de savoir-faire et à la fourniture de certains composants sans présence permanente de personnel de TVEL sur le site de Lingen. L’industriel présente cette coopération comme une étape transitoire, destinée à sécuriser l’approvisionnement à court terme avant le développement de combustibles dits souverains, conçus et produits intégralement en Europe.

La filiale Russe Rosatom n’est toujours pas visée par des sanctions européennes sur le nucléaire civil.

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À quoi s’attendre pour 2026 ?

1 janvier 2026 à 07:40

Alors que nous venons d’arriver en 2026, il est temps de faire le point sur ce qui devrait nous attendre, pour cette nouvelle année. Au programme, on devrait retrouver des aides à la rénovation énergétique, des éoliennes, du photovoltaïque… et beaucoup d’instabilité.

L’année 2025 n’aura pas été de tout repos ! Malgré de bonnes nouvelles comme le passage à 100% de Flamanville, ou l’inauguration du PGL, cette année aura été marquée par une très forte instabilité politique qui a ralenti toute la filière de la production d’énergie décarbonée. Cette nouvelle année devrait, encore une fois, être rythmée par les évolutions du nucléaire, les avancées de l’éolien offshore et surtout la publication de la PPE3. Voici ce qui nous attend.

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Refonte de MaPrimeRenov’

Pour cette nouvelle année, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) souhaite financer la rénovation d’ampleur de 120 000 logements. Mais l’atteinte de cet objectif devra d’abord passer par l’adoption d’un budget avant le 31 décembre. En la matière, l’année 2025 a été compliquée. Le dispositif a été suspendu par deux fois faute de budget, et en cette fin d’année, 83 000 dossiers sont encore en attente. En conséquence, il se pourrait que seulement 27 000 dossiers supplémentaires soient acceptés sur l’année 2026. En plus de ce défi financier, des critères devraient évoluer avec la réintégration des logements classés C et D. Les ménages aux revenus modestes, intermédiaires et élevés pourront être de nouveau éligible. Néanmoins, plusieurs opérations par geste ne seront plus éligibles : les chaudières à bois, ainsi que l’isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur.

À noter que le DPE évolue lui aussi, dès le 1er janvier 2026. Cette évolution devrait notamment moins pénaliser les foyers chauffés à l’électricité.

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En 2026, du nucléaire et des éoliennes en mer

L’actualité des modes de production devrait principalement être dominée par l’avancée du projet des 6 EPR2, ainsi que par l’avancée des différents projets d’éolien en mer.

Grâce au devis prévisionnel récemment dévoilé par EDF, le gouvernement devrait donner sa décision finale d’investissement pour les 6 EPR2. Montant estimé du projet : presque 74 milliards d’euros. Notons également qu’à compter du 1er janvier, l’ARENH sera remplacée par la VNU.

Côté éolien, après une année 2025 compliquée, l’actualité promet d’être chargée. On pourra suivre la construction de 4 parcs éoliens offshore. Les parcs d’Yeu-Noirmoutier (496 MW) et Dieppe-Le Tréport (496 MW) devraient être mis en service. La mise en service des parcs de Courseulles-sur-Mer (450 MW) et de Dunkerque (600 MW) devrait avoir lieu courant 2027. En Méditerranée, on devrait assister à l’inauguration des projets EOLMED et EFGL.

Surtout, on attend avec impatience la publication, et surtout l’attribution de l’appel d’offres AO 10. D’une importance capitale, celui-ci devrait conditionner un nouvel élan de l’éolien offshore en France de par son ampleur. Cet appel d’offres concerne, en effet, 5 zones distinctes pour une puissance cumulée approchant les 10 GW. Dans le détail, il comporte :

  • Deux projets de 2 GW d’éolien posé en Manche,
  • Un projet de 2 GW d’éolien flottant au nord-ouest de la Bretagne,
  • Un projet de 1,2 GW dans le Golfe de Gascogne,
  • Un projet de 2 GW dans le Golfe du Lion.

Espérons que les conditions de l’appel d’offres soient suffisamment favorables pour obtenir un grand nombre de candidats, afin d’éviter de renouveler l’écueil du parc d’Oléron.

Quid de la PPE3 ?

Elle est censée définir la stratégie énergétique française pour les 10 prochaines années, et aurait dû être publiée en 2023. Mais cette année, sa publication n’a cessé d’être repoussée, du fait d’une forte instabilité politique et de désaccords profonds sur son contenu. Cette situation a pour conséquence de plonger de nombreuses filières, comme l’éolien, le photovoltaïque ou encore les énergies marines dans une grande incertitude. Pour éviter que la situation ne s’aggrave et que des filières entières ne soient mise en péril, les parlementaires devront absolument trouver un terrain d’entente dès le début de l”année 2026.

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Et dans le reste du monde ?

À l’échelle de la planète, on devrait retrouver la même dynamique qu’en 2025 avec une transition énergétique très largement portée par l’Asie et en particulier la Chine. L’Empire du milieu prévoit d’installer pour 200 GW d’éolien et de photovoltaïque sur l’année, soit plus de trois fois l’ensemble du parc nucléaire français !

Du fait d’une dynamique de fort développement de l’éolien et surtout du solaire, l’Agence internationale de l’énergie estime que les énergies renouvelables pourraient devenir la première source de production d’électricité au monde en dépassant le charbon.

Enfin, côté nucléaire, on pourrait assister à la mise en service de 15 nouveaux réacteurs, ainsi que du premier SMR, avec la divergence du réacteur chinois ACP100 (125 MWe). Bien que légèrement en retard, les USA ne devraient pas être loins derrière, et espèrent débuter la construction de trois prototypes de SMR.

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Le gouvernement promet qu’il n’y aura pas d’augmentation des factures d’électricité en 2026

31 décembre 2025 à 06:19

Après plusieurs années de hausse, le gouvernement prévoit que les factures d’électricité des Français resteront stables en 2026 et 2027. Et ce serait grâce à la production nucléaire et renouvelable, encore peu coûteuse, ainsi qu’au remplaçant de l’ARENH, très critiqué, le Versement nucléaire universel (VNU).

Bercy, interrogé par l’AFP, cherche à rassurer à la veille de 2026 : la majorité des ménages ne devrait pas subir d’augmentation des tarifs de l’électricité au cours des deux prochaines années.

Les tarifs réglementés de vente (TRVE), qui concernent environ 19,8 millions d’abonnés, ne devraient pas vraiment évoluer. C’est grâce à des prix de gros relativement faibles, autour de 50 euros le mégawattheure (€/MWh).

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Pas d’inquiétude à avoir sur le VNU, assure Bercy

Le dispositif de l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), en vigueur depuis 2011, prendra fin le 31 décembre 2025. Il obligeait EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à 42 €/MWh à ses concurrents afin de stimuler la concurrence et limiter les prix pour les consommateurs.

À la place, le gouvernement met en place le versement nucléaire universel (VNU). Ce mécanisme permettra à EDF de vendre sa production librement sur le marché tout en taxant les revenus excédentaires si les prix dépassent deux seuils avec redistribution aux consommateurs. Pour l’instant, avec des prix de marché inférieurs aux seuils d’activation de la redistribution de la rente nucléaire par le VNU, ce mécanisme ne devrait pas avoir d’impact immédiat sur les factures, maintient Bercy. Les offres de marché hors TRVE pourraient quand même évoluer selon les fournisseurs et les stratégies tarifaires mais la tendance générale reste à la stabilité.

Selon le gouvernement, le nucléaire et les renouvelables représentent aujourd’hui 90 % de la production française. C’est un atout pour protéger les consommateurs des fluctuations des marchés internationaux. La maîtrise du coût de l’électricité est un enjeu pour le gouvernement qui a promis des solutions rapides pour faire baisser les factures.

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Rétrospective 2025 : que retenir de cette année en matière d’énergie ?

30 décembre 2025 à 06:05

Quels enseignements tirer de cette année 2025 ? Mouvementée, celle-ci aura été marquée par de grandes réussites comme la puissance maximale de Flamanville, ou l’accord trouvé sur l’hydroélectricité, mais également de mauvaises nouvelles comme l’absence de publication de la PPE3 ou l’échec de l’appel d’offres AO7.

Que diriez-vous, entre les huîtres et la bûche, de faire un récapitulatif de l’année qui vient de s’écouler ? Si tout n’a pas été rose, il faut bien reconnaître que l’année 2025 a été riche en rebondissements. La transition énergétique impose des défis souvent difficiles à relever, en témoigne le black-out qui a secoué l’Espagne et le Portugal au printemps. Si les difficultés se sont enchaînées, en particulier pour le secteur de l’éolien ou du nucléaire sur fond de crise politique, restons positifs : la production d’énergie décarbonée n’a jamais été aussi importante.

Espérons tout de même que l’année 2026 sera placée sous le signe d’une décarbonation accélérée et d’une plus grande électrification des usages grâce à un climat politique apaisé. En attendant, revenons ensemble sur les 10 évènements français qui ont jalonné l’année, en matière d’énergie.

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Les 10 actus qui ont marqué l’énergie en 2025

1 – L’absence de publication de la PPE3

Nous sommes hélas obligés de commencer ce classement par un non-évènement plutôt que par un événement. Du fait d’une instabilité constante, la classe politique française n’a pas su mettre ses divergences de côté pour faire avancer un texte essentiel au développement de toutes les filières liées à la transition énergétique, et donc à la souveraineté de la France. Du fait de cette situation, l’incertitude règne pour des secteurs comme l’éolien ou le photovoltaïque, ce qui engendre des conséquences économiques directes pour les entreprises du secteur.

2 – L’EPR de Flamanville atteint 100 % de sa puissance

Il aura fallu attendre le 14 décembre pour que l’EPR de Flamanville atteigne sa puissance électrique brute nominale, à savoir 1 669 MWe. S’il reste de nombreux essais à réaliser avant la mise en service définitive, cette étape constitue le point d’orgue d’un projet hors-norme.

3 – L’inauguration du premier parc éolien flottant de France

Ce n’est pas tant pour sa production estimée, que pour l’avancée technologique qu’il représente, que le parc éolien flottant Provence Grand Large mérite d’être cité. En première ligne, le parc a largement contribué au développement d’une filière de l’éolien offshore flottant en France. Désormais, on attend avec impatience la mise en service des parcs EFGL et EOLMED qui ne devrait plus tarder. Ensuite, tous les yeux se tourneront vers le développement du parc Bretagne Sud.

4 – Le remplaçant de l’ARENH dévoilé

Avec la fin de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), c’est au tour du Versement nucléaire universel, aussi appelé VNU, de rentrer dans l’arène. Ce nouveau dispositif, malgré sa complexité, devrait permettre à EDF de mieux s’y retrouver d’un point de vue financier.

5 – Un accord enfin trouvé pour l’hydroélectricité française

Voilà 20 ans que la France et l’Union européenne cherchaient un terrain d’entente au sujet des barrages hydroélectriques français, sans succès. Il aura fallu attendre le 28 août 2025 pour que le gouvernement Bayrou obtienne un compromis avec la Commission européenne. Si de nombreux détails restent encore flous, l’avancée est suffisante pour permettre à EDF de relancer les investissements pour moderniser ses barrages. Objectif : augmenter la puissance totale de 20 %.

6 – Les aides pour les particuliers revues à la baisse

En mars, le tarif de rachat de l’électricité par EDF a été drastiquement revu à la baisse, passant de 0,1269 €/kWh à 0,04 €/kWh. Pour ne rien arranger, la prime à l’autoconsommation a également été revue à la baisse, ce qui rend les installations photovoltaïques beaucoup moins accessibles aux particuliers. Seule une baisse de la TVA à 5,5 % vient compenser cette baisse d’aide, mais avec des critères très stricts en contrepartie. En parallèle, le dispositif d’aide MaPrimeRenov’ a connu des difficultés notoires, dont une interruption de plusieurs mois.

7 – La plus grande batterie française mise en service

Le stockage d’électricité constitue le moyen le plus efficace pour faire face à la montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix électrique français. Si la France est en retard sur la question, elle vient tout de même de voir sa batterie stationnaire (BESS) la plus puissante mise en service, avec 200 MWh de capacité et 100 MW de puissance au pied du pont de Cheviré, à Nantes.

8 – La facture prévisionnelle des six EPR2 dévoilée

Si tout se passe comme prévu, la construction des 6 réacteurs devrait coûter 73 milliards d’euros, soit 7,3 millions d’euros par MW. Désormais, ce devis doit faire l’objet d’un audit gouvernemental, puis le dispositif de financement doit être validé par la Commission européenne.

9 – Une année compliquée pour l’éolien en mer

Si la construction du parc d’Yeu-Noirmoutier suit son cours, et que le projet Centre-Manche 2 a été attribué, tout n’est pas rose pour l’éolien en mer. À l’image du reste du monde, la filière subit de grandes difficultés, notamment à cause de trop grands décalages entre les tarifs de revente fixés par les appels d’offres, et le coût réel des investissements. Cette situation a conduit à l’échec de l’appel d’offres AO7, qui n’a eu aucun candidat.

10 – Un ouveau record d’exportations pour EDF

En 2024, EDF avait battu un record d’exportation d’électricité avec un solde net d’exportation de 89 TWh, soit 12 TWh de plus que le précédent record de 2002. Cette année, EDF pourrait faire encore mieux puisque le solde net (non définitif) des exportations s’élevait déjà à 82 TWh au 30 novembre 2025. Bonne nouvelle en apparence, cette tendance témoigne du manque de consommation électrique de la France.

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Et dans le reste du monde ?

Pour cette année 2025, impossible de ne pas évoquer le black-out qui a secoué l’Espagne et le Portugal en avril dernier. L’incident, d’une ampleur presque inédite, a plongé plusieurs millions de personnes dans le noir, avec parfois des conséquences dramatiques. Suite à cet évènement, le gouvernement espagnol a débloqué des fonds considérables pour financer des projets de stockage d’énergie et favoriser la stabilité du réseau.

À l’échelle du monde, l’éolien en mer a montré de grandes difficultés, notamment à cause d’une instabilité constante autour de l’Amérique du Nord. Cette situation met à mal les plus grandes entreprises du secteur comme Orsted. En Europe, certains appels d’offres n’ont pas eu de candidats par manque de compétitivité. En parallèle, le nouvel engouement autour du nucléaire se confirme avec des projets de SMR qui se multiplient, des réouvertures de réacteurs programmées, et une production qui se maintient à la hausse.

Enfin, comme l’année dernière, la Chine continue d’être le moteur de la transition énergétique. En plus de son monopole sur la production de panneaux photovoltaïques et de son impact sur la production d’éoliennes, le pays multiplie les projets titanesques. Outre des STEP à haute altitude, des réacteurs nucléaires à foison et des centrales photovoltaïques géantes, le pays a officiellement lancé le chantier du plus grand barrage au monde, d’une puissance de 60 GW.

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Cette cimenterie anglaise va recevoir l’une des plus grosses installations de capture de CO2 d’Europe

29 décembre 2025 à 07:06

Le CCS, acronyme de Captage et stockage du carbone, a le vent en poupe, en particulier pour les installations industrielles. Au Royaume-Uni, une cimenterie va bientôt pouvoir capter pas moins de 800 000 tonnes de CO2 par an. 

Près de Liverpool, la cimenterie Padeswood s’apprête à recevoir l’une des plus importantes installations de capture du CO2 d’Europe. Cette dernière, mise au point par Mitsubishi Heavy Industry (MHI), devrait permettre de capturer près de 800 000 tonnes de CO2 chaque année à partir de 2029. Le CO2 capturé sera acheminé via un pipeline jusqu’à d’anciennes chambres de gaz souterraines situées au large de Liverpool Bay.

Pour cette cimenterie, c’est le seul moyen de faire baisser ses émissions de CO2. En effet, le ciment est obtenu par calcination, une opération qui consiste à transformer du carbonate de calcium (CaCO3), principal composant des roches calcaires, en chaux vive (CaO) par l’action de la chaleur, souvent aux alentours des 900°C. Cette réaction chimique entraîne une production de dioxyde de carbone.

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Les projets de capture du CO2 se multiplient, mais pas toujours pour les bonnes raisons

Pour capturer ce CO2, MHI a mis au point une installation appelée KM CDR Process. Celle-ci repose sur trois étapes fondamentales. La première consiste à refroidir les gaz obtenus lors du processus de calcination à travers une tour dédiée, notamment afin d’éliminer certaines impuretés. Ensuite, le gaz obtenu entre dans une seconde tour par le bas, tandis qu’un solvant développé par MHI est aspergée par le haut de la tour. Ce solvant a la capacité de capturer chimiquement le CO2 présent dans le gaz. Le gaz dénué de CO2 sort par le haut de la tour, tandis que le solvant chargé en CO2 est pompé vers la tour de régénération. Dans celle-ci, la chaleur permet de briser la liaison chimique, libérant alors le CO2. Le solvant est ensuite réutilisé tandis que le CO2 pur peut-être transporté afin d’être stocké.

Avec cette technologie, MHI fait partie des leaders du secteur, et revendique déjà 18 installations commerciales en fonctionnement. Néanmoins, l’intérêt écologique de ces installations est parfois critiqué, notamment vis-à-vis du destin du CO2 capturé. C’est notamment le cas du projet Petra Nova, mis en service en 2017, qui est considéré comme la plus grande installation de ce type au monde avec une capacité de 1,4 millions de tonnes de CO2 captés par an. Le procédé est ici installé sur une centrale à charbon, mais le CO2 récolté est transporté vers un champ pétrolier via un pipeline de 130 kilomètres. Sur place, il est injecté dans le sol pour pousser le pétrole vers les puits de sortie afin d’en augmenter la production.

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4,2 GWh : c’est la capacité record de ce grand projet chinois de stockage par air comprimé

28 décembre 2025 à 07:03

La Chine s’apprête à étendre son parc de stockage d’énergie par air comprimé avec la construction d’une centrale géante d’une capacité de plusieurs gigawattheures. Une installation capable d’injecter de l’électricité sur le réseau pendant environ six heures.

La technologie du stockage d’énergie par air comprimé (CAES) est encore peu répandue à l’échelle mondiale, mais c’est l’une des solutions sur lesquelles mise la province chinoise du Henan pour faciliter l’intégration massive des énergies renouvelables. Les autorités locales viennent ainsi d’approuver un projet de grande ampleur, d’une puissance de 700 MW pour une capacité de 4 200 MWh. Le système sera fourni par Zhongchu Guoneng Technology Co. (ZCGN), le principal développeur de CAES en Chine. Implantée dans la ville de Sanmenxia, l’installation aura pour mission de lisser les courbes de charge régionales, de favoriser la consommation d’électricité renouvelable et de renforcer la sécurité d’approvisionnement du réseau.

Pour rappel, le CAES repose sur une station de compression qui, lors de la phase de stockage, comprime l’air en l’envoyant vers une caverne de stockage souterraine. La puissance de l’installation dépend de la capacité du compresseur, tandis que la capacité est déterminée par le volume du réservoir. En phase de déstockage, l’air sous pression est libéré, réchauffé grâce à la chaleur récupérée lors de la compression, puis détendu dans une turbine entraînant un générateur électrique.

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L’un des plus grands projets de CAES du pays

Le projet du Henan comptera parmi les plus importants du pays. Sa construction devrait débuter en 2026, sous réserve de l’obtention des dernières autorisations. À ce jour, la plus grande installation CAES opérationnelle au monde se situe également en Chine, à Feicheng, dans la province du Shandong. Elle affiche une puissance de 300 MW pour une capacité de 1 800 MWh, et produit environ 600 GWh par an. Par ailleurs, une autre centrale de 700 MW pour 2 800 MWh est actuellement en construction dans la province du Jiangsu.

Au regard de ces différents projets, le CAES pourrait bien devenir l’une des nombreuses filières énergétiques dans lesquelles la Chine affirme son leadership. La technologie figure d’ailleurs parmi les solutions clés du 14ᵉ plan quinquennal chinois pour le stockage d’énergie de longue durée à grande échelle. Sur le plan économique, sa rentabilité se rapprocherait de celle des stations de transfert d’énergie par pompage-turbinage, une technologie plus mature. Selon certains analystes, le coût de l’électricité sur l’ensemble du cycle de vie d’une installation CAES serait compris entre 2,4 à 3,6 centimes d’euros par kilowattheure.

 

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