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Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige

Par : Hugo LARA
17 février 2026 à 09:23

Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.

Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.

Des recherches dignes d’une avalanche

D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.

L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.

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Déchets nucléaires : un ingénieur de l’Andra visé par une bombe artisanale à son domicile

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 15:27

Un dispositif explosif a été neutralisé sur la propriété d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) impliqué dans le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. L’acte a été revendiqué par une surprenante « Commission Informelle pour la Promotion des Contes d’Hivers qui Finissent Bien ».

Un engin incendiaire de faible intensité, destiné à déclencher l’explosion de cartouches de gaz, a été désamorcé proche de la résidence d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Liffol-le-Grand, dans les Vosges. Cette tentative d’attentat a été revendiquée par des opposants anonymes au projet Cigéo, qui prévoit l’enfouissement de déchets hautement radioactifs à 500 m de profondeur dans les sous-sols argileux de Bure (Meuse).

La bombe désamorcée était positionnée à proximité d’un cabanon sur la propriété de l’ingénieur, selon Cyril Vidot, le maire de Liffol. Qualifiée de « mafieux du nucléaire » dans un texte publié par les auteurs autoproclamés de l’attaque, cette personnalité haut placée avait déjà été visée par un jet de farine et des tags sur sa maison. Patrice Torres, directeur industriel de l’Andra, a condamné cette attaque, soulignant la gravité de la menace portée aux personnes et à leur domicile privé.

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Les opposants de Stop Cigéo dénoncent les violences

L’ingénieur et l’Andra ont immédiatement déposé plainte. De son côté, la coordination d’opposants Stop Cigéo a dénoncé les violences en précisant qu’elle ne cautionne pas les agressions contre des individus. Pour rappel, le projet Cigéo prévoit d’enfouir à grande profondeur dans une couche géologique jugée très stable environ 83 000 m³ de déchets nucléaires à haute radioactivité, avec une mise en service prévue entre 2035 et 2040. Le dossier suscite toujours une forte opposition locale et nationale.

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Ce simulateur montre les gigantesques surfaces à cultiver pour produire du kérosène bas-carbone

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 11:58

Décarboner l’aviation est probablement l’un des défis les plus complexes que l’humanité doit relever. L’une des solutions actuellement privilégiées est l’utilisation de kérosène non fossile, produit avec des huiles végétales, des algues ou synthétisé à partir d’énergie photovoltaïque et de dioxyde de carbone. Certaines de ces alternatives nécessitent d’immenses surfaces au sol, qui peuvent désormais être visualisées grâce à un simulateur en ligne créé par un ingénieur indépendant.

« Avec des carburants d’aviation durables conventionnels produits à partir de maïs ou soja, vous aurez besoin d’un champ de la taille de l’Inde ». Le décor est planté par Antoine Pietri, un ingénieur logiciel français, à l’origine d’un simulateur qui indique l’emprunte au sol des sustainable aviation fuels (SAF), ces kérosènes alternatifs qui doivent verdir le trafic aérien. Ils représentent le seul espoir à court et moyen terme pour réduire les émissions de CO₂ de l’aviation, les batteries n’étant pour l’instant pas adaptées, à quelques exceptions près.

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Des impacts radicalement différents selon le carburant alternatif choisi

Toutefois, remplacer le kérosène fossile, abondant et bon marché, par des carburants d’origine végétale ou synthétique est loin d’être gagné d’avance. Il existe d’ailleurs une multitude de façons de les produire : à partir de colza, de maïs, d’huile de palme, de soja, de canne à sucre, de jatropha (une plante tropicale), d’algues ou en combinant de l’hydrogène produit avec de l’électricité solaire avec du CO₂ récupéré de cheminées industrielles.

Chacune de ces solutions nécessite une emprise au sol radicalement différente. Si le SAF fabriqué avec du colza ou du maïs imposerait d’immenses surfaces, le SAF synthétisé avec de l’électricité renouvelable et du dioxyde de carbone capté à la source se contenterait de nettement moins d’espace.

Tout cela paraissait bien abstrait avant la mise en ligne du simulateur « SAF footprint calculator » d’Antoine Pietri. Très simple à utiliser, il permet de s’apercevoir des terres nécessaires à chaque type de SAF, mais aussi de son coût, à différents niveaux. L’on peut estimer la surface monopolisée par un trajet simple ou aller-retour à l’échelle d’un seul passager (la distance parcourue est ajustable), d’un vol entier ou de l’ensemble de la flotte mondiale.

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L’exemple d’un aller-retour Paris – La Réunion

Ainsi, selon ce simulateur, un aller-retour Paris – La Réunion (18 800 km) à bord d’un appareil de 410 places carburant au SAF solaire + CO₂ nécessiterait une surface de 5 hectares, équivalente à un cinquième des célèbres jardins du Champ de Mars, face à la tour Eiffel. Une rotation ultra-bas-carbone à un coût ahurissant puisque le remplissage des réservoirs coûterait 2,1 millions de dollars, soit 13 fois plus cher que du kérosène fossile.

À l’inverse, ce même aller-retour réalisé avec du SAF conventionnel à base de maïs occuperait 100 hectares, soit quatre fois la surface du Champ de Mars. Une surface gigantesque mais un plein moins coûteux : 307 000 dollars, ce qui reste tout de même 2,75 fois plus cher que du kérosène fossile. Le simulateur fournit même une indication sur le risque de compétition avec l’agriculture destinée à l’alimentation humaine. Cette rotation consommerait la quantité de terres nécessaires à l’alimentation d’environ 600 personnes pendant un an.

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L’aviation n’est pas le secteur le plus émetteur, mais peine à participer aux efforts

L’aviation commerciale était responsable de 2,6 % des émissions de CO₂ mondiales en 2018 et de 5,1 % du réchauffement d’origine humaine selon Carbone4. C’est moins que le trafic routier et maritime ou encore l’industrie, mais c’est aussi le secteur dont les marges de réduction des émissions sont les plus faibles.

Si l’électrification des transports terrestres et de l’industrie lourde est relativement facile, avec des alternatives bas-carbone matures et des surcoûts plutôt maîtrisés, l’aviation bute encore contre des écueils technologiques et économiques pour passer au zéro émission.

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Greenpeace dénonce une PPE « en retard, archaïque et réactionnaire »

Par : Hugo LARA
12 février 2026 à 15:21

La célèbre ONG a vivement réagi à la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qualifiant le texte de « modèle de manipulation politique et de médiocrité ». Pour l’ONG, les deux ans de retard accumulés sur ce document censé fixer le cap énergétique du pays n’auront pas permis de produire une feuille de route à la hauteur de l’urgence climatique.

« Si cette PPE a deux ans de retard sur le papier, elle a au moins une décennie de retard dans sa vision de la transition énergétique », estime Nicolas Nace, chargé de campagne transition énergétique chez Greenpeace France. Selon lui, le texte n’est qu’un « compromis entre les idées climatosceptiques de l’extrême droite et la faible ambition climatique de la Macronie ».

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Trop de nucléaire, pas assez de renouvelables ?

L’organisation pointe plusieurs impasses. Sur l’éolien terrestre d’abord, dont le rythme de déploiement, maintenu autour de 1 à 1,5 GW par an, serait insuffisant pour garantir la souveraineté énergétique du pays. Sur le solaire ensuite, où la révision à la baisse des objectifs pour 2030 et 2035 enverrait selon Greenpeace un « signal catastrophique » à la filière, menaçant l’emploi et la viabilité des projets de giga-usines françaises. L’ONG estime qu’une fourchette basse de 55 GW en 2035 reviendrait à un quasi-moratoire après 2030.

Greenpeace critique également l’entêtement du gouvernement sur le nucléaire, rappelant les retards et surcoûts des EPR2 — dont le devis aurait déjà augmenté de 20 milliards d’euros en moins de quatre ans — ainsi que la relégation au second plan des enjeux de sobriété et de rénovation énergétique.
Quant au plan d’électrification annoncé par le gouvernement pour mai 2026, Nicolas Nace n’y voit qu’un « énième effet d’annonce » à un peu plus d’un an de la présidentielle.

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Générateur nucléaire sur la Lune : ce projet fou lève quasiment 1 million d’euros

Par : Hugo LARA
11 février 2026 à 15:06

La startup lettone Deep Space Energy a levé 930 000 € afin de poursuivre le développement de son générateur radioisotopique spatial. Cette mini centrale électrique doit permettre de produire de l’énergie destinée aux satellites stratégiques mais aussi, à plus long terme, à l’exploration lunaire.

Deep Space Energy développe un générateur électrique basé sur les radioisotopes, des matériaux nucléaires qui produisent de la chaleur par désintégration naturelle, ensuite convertie en électricité. Si le principe n’est pas nouveau, la solution conçue par cette entreprise lettonne aurait une efficacité supérieure : elle nécessiterait cinq fois moins de combustible radioisotopique qu’un générateur thermoélectrique (RTG) classique.

La technologie a été validée en laboratoire et vise des applications dans les secteurs de la défense et du spatial. Le générateur n’est pas conçu pour créer des armes à proprement parler, promet Deep Space Energy, mais pour alimenter des satellites stratégiques et des missions d’exploration spatiale de longue durée, sur la Lune, par exemple. La jeune société vient de récolter 930 000 €, répartis entre 350 000 € d’investissements privés et 580 000 € de fonds publics auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA), de l’OTAN et du gouvernement letton.

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Utile pour les satellites militaires européens et l’exploration lunaire

La première application visée concerne les satellites stratégiques européens. Le générateur fournit une source d’énergie auxiliaire indépendante des traditionnels panneaux solaires. Cela permet une redondance pour les satellites de reconnaissance militaire, quelle que soit leur orbite. Ces satellites assurent des fonctions de défense cruciales, et notamment la détection de lancements de missiles ennemis.

À long terme, Deep Space Energy viserait la Lune, et ça ne lui fait pas peur. Son générateur radioisotopique serait capable de répondre aux besoins énergétiques des programmes d’exploration Artemis et Argonaut de la NASA et de l’ESA. Les rovers, ces véhicules qui permettent aux astronautes de se déplacer sur la Lune, pourraient être équipés.

En effet, sur notre satellite naturel, les températures nocturnes descendent sous -150 °C et les nuits durent environ 354 heures. Dans ces conditions, les rovers ne peuvent pas compter sur l’énergie solaire. Selon Deep Space Energy, leur générateur nucléaire nécessiterait 2 kg d’Américium-241 pour générer 50 W, contre environ 10 kg pour les systèmes RTG traditionnels. Un atout, alors que chaque gramme est compté sur de telles missions.

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Zendure dévoile trois nouvelles batteries solaires à la puissance boostée

Par : Hugo LARA
10 février 2026 à 17:07

Le fabricant chinois de batteries prêtes à brancher Zendure actualise sa gamme SolarFlow en présentant trois nouveaux modèles. Des appareils plus simples mais plus puissants, qui tranchent avec les systèmes historiquement proposés par la marque. Il y en a pour tous les goûts, que l’on ait une centrale solaire ou non.

La batterie solaire avec MPPT SolarFlow 2400 Pro

C’est le nouveau fleuron du fabricant basé à Shenzhen : la batterie solaire SolarFlow 2400 Pro. Placé au sommet de sa nouvelle gamme, l’appareil supporte jusqu’à 3 000 W d’entrée photovoltaïque à travers quatre MPPT de 750 W chacun. Chaque entrée, qui s’effectue à travers des connecteurs MC4 habituels, est donc compatible avec les modèles les plus récents de panneaux solaires de forte puissance, si leur tension est située entre 14 et 55 V DC. En recharge AC sur secteur seule, elle accepte 2 400 W. Si l’on combine la recharge solaire (DC) et réseau (AC), le système peut même monter jusqu’à 4 800 W de puissance de charge.

Côté sortie, la SolarFlow 2400 Pro peut délivrer 800 W AC de puissance par défaut à travers une simple prise secteur. Cette puissance peut être débridée à 2 400 W si l’installation électrique a été correctement configurée (ligne dédiée, section de câbles et protections appropriées). La capacité de stockage est de 2,4 kWh (batterie LiFePo4 48 V), mais elle peut être étendue facilement en empilant des modules jusqu’à un maximum de 14,4 kWh. L’ensemble est toujours protégé par une épaisse et robuste carrosserie en aluminium résistante classée IP 65, donc utilisable en extérieur.

La SolarFlow 2400 Pro seule est vendue 959 € en promotion actuellement. En optant pour des extensions de batterie et l’indispensable compteur connecté, la note passe à 4 583 €, toujours en promotion, soit 318 € le kilowattheure stockable. Petite astuce : vous pouvez essayer d’acheter vos batteries en Allemagne, le pays offrant une TVA à taux zéro sur ces produits. La SolarFlow 2400 Pro y est donc disponible à partir de 799 € (soit 160 € de moins qu’en France).

La SolarFlow 2400 AC+, pour les centrales solaires existantes

La SolarFlow 2400 AC+ s’adresse aux propriétaires d’installations photovoltaïques existantes. Ainsi, cette batterie solaire ne comporte aucune entrée DC. Elle se recharge indirectement à partir des panneaux solaires, à travers le courant AC injecté dans le réseau domestique par l’onduleur ou micro-onduleurs de la centrale existante. Le système accepte jusqu’à 3 200 W de puissance de recharge. En sortie, les caractéristiques sont identiques au SolarFlow 2400 Pro : 800 W ou 2400 W en mode débridé. Côté capacité de stockage, il s’agit du même pack de batterie que sa cousine : 2,4 kWh également extensibles jusqu’à 14,4 kWh.

Son tarif en promotion est lui aussi équivalent, malgré l’absence de contrôleurs MPPT : 959 € seule et 4583 € avec les extensions 14,4 kWh et le compteur connecté.

La SolarFlow 1600 AC+, l’entrée de gamme pour les petits kits solaires

Le SolarFlow 1600 AC+ représente le modèle d’entrée de gamme à un tarif un peu plus abordable : 719 € en promo. Lui aussi dépourvu d’entrées solaires MMPT, l’appareil est destiné aux installations photovoltaïques existantes avec une demande de pointe modérée. Il délivre jusqu’à 800 W ou 1400 W en mode débridé en AC et accepte jusqu’à 1600 W de recharge AC. La capacité de stockage démarre à 1,92 kWh et s’étend jusqu’à 9,6 kWh, avec une décharge maximale de 1600 W débloquée grâce aux extensions.

Pour rappel, tous les modèles sont équipés du système anti-incendie ZenGuard, qui permettrait selon la marque de contenir un emballement thermique de la batterie. Le système s’activerait automatiquement à partir de 170 °C en répandant une mousse d’extinction sur les cellules.

Un logiciel de gestion mis à jour et une offre d’électricité à prix dynamique

Zendure a également actualisé son système de gestion HEMS 2.0, qui optimise les performances de l’appareil en répartissant les charges. Le HEMS est depuis quelques semaines connecté à plus de 840 fournisseurs d’énergie européens. Il connait désormais leurs tarifs afin d’organiser au mieux les plages sur lesquelles injecter ou recharger l’électricité et ainsi augmenter potentiellement les économies pour l’utilisateur.

Comme nous l’avions annoncé en avant-première, Zendure va en parallèle lancer un service de fourniture d’électricité à prix dynamiques. Il sera d’abord disponible en Allemagne avant de s’étendre à d’autres pays d’Europe.

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Le fournisseur d’électricité à prix dynamique Frank Energie arrive en France

Par : Hugo LARA
10 février 2026 à 11:04

Pionnier autoproclamé de la tarification dynamique en Europe, Frank Énergie s’implante en France avec une offre d’électricité 100 % renouvelable indexée sur les prix du marché de gros. Le fournisseur, qui compte déjà plus de 100 000 clients aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne, propose également des services intelligents pour piloter la recharge des véhicules électriques et le chauffage.

Fondé en 2020 aux Pays-Bas, Frank Énergie annonce son arrivée sur le marché français depuis sa base lilloise. L’entreprise, qui emploie 40 collaborateurs de 12 nationalités, profite de la fin de l’accès régulé au nucléaire historique (ARENH) en France et de l’atonie de la demande en électricité, qui tire les prix de gros vers le bas. Le fournisseur alternatif propose une offre unique à tarification dynamique, un concept relativement nouveau qui permet aux consommateurs d’accéder aux prix réels de l’électricité sur les marchés, heure par heure.

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Payer l’électricité au prix du marché en temps réel

Le principe repose sur une indexation directe des tarifs sur les prix du marché de gros de l’électricité, qui évoluent toutes les heures. Concrètement, le prix facturé reflète les conditions réelles du marché, « sans marge cachée », promet Frank Energie. Dans les faits, ce type d’offre impose aux ménages d’adapter leur consommation aux périodes où le prix de l’électricité est le plus bas, pour réaliser des économies significatives. La tarification dynamique doit normalement favoriser l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en incitant les consommateurs à utiliser l’électricité lorsque la production solaire ou éolienne est importante.

L’offre s’adresse aux foyers équipés d’un compteur communicant Linky. Le contrat, sans engagement, garantit une électricité 100 % verte via le mécanisme des garanties d’origine. Une application mobile accompagne le service, permettant de suivre sa consommation, ses factures et l’évolution des prix en temps réel.

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Une surveillance extrême des postes de consommation

Au-delà de la tarification dynamique, Frank Énergie déploie des solutions de gestion intelligente pour piloter automatiquement les équipements les plus énergivores. La recharge intelligente des véhicules électriques est disponible dès le lancement en France pour certains types de véhicules et bornes compatibles. Le service de chauffage intelligent pour les pompes à chaleur sera proposé au premier trimestre 2026.

Ces outils sont censés automatiser le fonctionnement des appareils aux heures les plus favorables, générant des économies pour les utilisateurs tout en contribuant à l’équilibrage du réseau électrique. Sur les marchés européens où Frank Énergie est déjà présent, l’entreprise affirme piloter plus de 20 000 appareils : 6 000 bornes de recharge, 1 500 pompes à chaleur, 7 500 batteries et 5 000 installations photovoltaïques. Les services intelligents auraient ainsi permis de générer 3,5 millions d’euros d’économies pour ses clients européens.

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La plus puissante toiture solaire d’Europe sera française

Par : Hugo LARA
5 février 2026 à 18:34

Des dizaines de milliers de panneaux solaires sont en cours d’installation sur le vaste toit du bâtiment Omega, situé à Dourges (Nord). Cette installation qui développera une puissance de 18 MWc détiendra du record de la plus grande centrale photovoltaïque en toiture de France et d’Europe.

Occupé par PepsiCo, le bâtiment Omega est un site logistique géant qui s’étend sur 128 568 m². Depuis octobre 2025, une fourmilière s’active sur son toit, afin de déployer une centrale solaire de 18,01 mégawatts crête (MWc). La production est estimée à 17 gigawattheures (GWh) annuels, dont 1 GWh sera réservé à l’autoconsommation, le reste étant vendu au réseau dans le cadre d’un appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie.

Si la loi imposait un équipement minimum de 30 % de sa surface en panneaux photovoltaïques, les acteurs du projet ont choisi d’aller bien au-delà. La toiture supportera ainsi 38 628 panneaux photovoltaïques de 465 Wc chacun fournis par le chinois Jinko Solar. À sa mise en service qui devrait intervenir au cours du premier semestre 2026, il s’agira de la centrale solaire en toiture unique la plus puissante d’Europe et donc de France. Du financement à la construction en passant par l’exploitation, l’ensemble du projet est géré par le producteur montpelliérain Urbasolar, qui détient un bail de 30 ans sur l’installation.

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Le fabricant de batteries Zendure devient fournisseur d’électricité à prix dynamique

Par : Hugo LARA
4 février 2026 à 17:24

C’est l’une des marques de batteries résidentielles parmi les plus vendues en Europe. Avec ses systèmes de stockage plug & play, Zendure permet à certains propriétaires de centrales solaires d’optimiser leur autoconsommation. Bientôt, ses clients européens pourront également choisir le fabricant chinois comme fournisseur d’électricité, avec une offre à tarif dynamique.

La tarification dynamique de l’électricité est méconnue en France, mais elle devient populaire chez nos voisins allemands, belges et hollandais. Le principe est simple : payer le kilowattheure en fonction des prix de l’électricité sur les marchés, qui évolue toutes les 15 minutes à une heure. Un type d’offres à double tranchant, loin de faire l’unanimité chez les consommateurs.

Certaines périodes peuvent être très intéressantes, avec de l’électricité presque gratuite, et d’autres assez anxiogènes, où le kilowattheure peut atteindre des montants stratosphériques. Ce genre de contrat n’offre aucune sécurité sur les évolutions du prix de l’électricité et il peut suffire d’une crise, comme en 2022, pour générer des prix extrêmement élevés pendant plusieurs mois. Toutefois, la période actuelle est favorable aux prix bas.

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Recharger quand l’électricité est bon marché, décharger lorsqu’elle est chère

Les foyers équipés d’une batterie de grande capacité sont un peu plus protégés des périodes de prix élevés, à condition qu’elles ne soient pas prolongées. En effet, si le tarif du kilowattheure enfle pendant quelques heures, la batterie peut prendre le relais si cette dernière a été correctement dimensionnée. Elle stocke l’électricité lorsque les prix sont bas, et se décharge lorsqu’ils sont élevés. Logiquement, Zendure a donc saisi l’opportunité d’entrer sur ce petit marché. À l’occasion de sa conférence annuelle, le fabricant basé à Shenzhen (Chine) a annoncé qu’il proposera prochainement une offre à tarification dynamique baptisée « Zenwave » en Europe.

Zendure se targue d’être « la première marque sur le marché du stockage solaire plug and play à concevoir et proposer des batteries, un logiciel et un service de fourniture d’énergie au sein d’un même écosystème ». L’Allemagne sera le premier pays à bénéficier de l’offre, à une date qui n’a pas encore été précisée, avant les Pays-Bas. La France est sur la liste, mais la présence de tarifs réglementés et globalement de prix du kilowattheure moins élevés chez nous rendrait l’offre plus difficile à implanter. La marque n’a pas communiqué davantage de détails sur son offre.

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