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Ce vieux barrage hydroélectrique a été rénové grâce aux voitures électriques

19 mars 2026 à 15:04

Pour produire de l’électricité grâce à la force de l’eau, il n’y a pas que les grands barrages alpins. La France possède un grand nombre de petites centrales hydroélectriques qui ne demandent qu’à être rénovées. C’est exactement ce que fait un producteur d’énergie français, spécialisé dans les énergies renouvelables. 

Il y avait de l’agitation, en ce début mars, dans le petit village de Colombier-Fontaine (Doubs). Les habitants ont pu assister à l’installation de deux turbines Kaplan de 11 tonnes pour leur future centrale hydroélectrique. Alimentant autrefois une usine de tissage et filature de coton, elle aura résisté à l’arrêt définitif de cette dernière en 1971. Rachetée en 2015 par Dream Energy, elle est mise à l’arrêt en 2017 suite à un incendie accidentel.

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Des batteries dans l’ancienne filature de coton

Pour la remettre en fonctionnement et même augmenter sa puissance, Dream Energy n’a pas hésité à y investir près de 3 millions d’euros. Cette rénovation d’ampleur, qui nécessite l’assèchement provisoire du bras du Doubs sur lequel se trouve la centrale, a débuté en aout 2025. Maintenant que les deux turbines de 250 kW chacune sont en place, Dream Energy va poursuivre la rénovation en espérant une mise en service en septembre prochain. En plus du remplacement des turbines, le projet comprend une passe à poisson et même un parcours de canoë-kayak.

À terme, le site devrait produire cinq fois plus d’électricité qu’avant pour atteindre 3 gigawattheures (GWh) annuels. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 5 bornes de recharge ultra-rapide 200 kW avec un taux d’utilisation d’environ 30 %, selon nos calculs. D’ailleurs, Dream Energy ne compte pas s’arrêter là et envisage de réinvestir les bâtiments de l’ancienne filature pour y installer des batteries de stockage. Celles-ci permettront d’optimiser la réinjection de l’électricité produite. C’est d’autant plus important que la production devrait varier au fil des saisons, car le site ne dispose pas de retenue d’eau.

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Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai

Avec ce projet de rénovation, Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise française a un positionnement unique : elle ambitionne d’installer 4000 points de recharge pour voitures électriques en Europe d’ici 2030, et de les alimenter grâce à un maximum de sites de production d’électricité décarbonée. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise a déjà mis en œuvre de nombreux parcs photovoltaïques, et possède plusieurs microcentrales hydroélectriques.

Il y a déjà quelques années, elle avait remplacé les turbines d’une centrale située à Perrigny-sur-l’Ognon, en Côte-d’Or, pour faire passer la production de 0,9 GWh à 2,3 GWh. Elle a également fait l’acquisition du barrage de Baccarat, construit en 1927 et rénové en 2012.

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Quelle est la meilleure offre d’électricité pour recharger une voiture électrique en 2026 ?

17 mars 2026 à 14:05

Recharger une voiture électrique à domicile modifie la facture d’électricité. Heures creuses, offres dédiées, option Tempo : tous les contrats ne se valent pas. Tour d’horizon des offres d’électricité pour voiture électrique réellement adaptées à la recharge en 2026.

ℹ️ Les tarifs indiqués dans cet article datent de janvier 2026

Ce qu’il faut retenir en 2026 pour recharger une voiture électrique

Recharger une voiture électrique à domicile reste, en 2026, la solution la plus économique. Mais le choix du contrat d’électricité pèse fortement sur la facture finale. Entre heures creuses, offres dédiées et options spécifiques, les écarts de coût peuvent être significatifs selon les usages.

Dans les faits, quelques enseignements se dégagent clairement.

  • La recharge nocturne est déterminante : les contrats avec heures creuses restent les plus adaptés à la majorité des conducteurs.
  • Les offres spéciales “voiture électrique” ne sont pas systématiquement les moins chères, malgré un positionnement marketing attractif.
  • L’option Tempo d’EDF peut offrir des économies importantes, à condition d’accepter des contraintes fortes en hiver.
  • Le prix du kilowattheure ne suffit pas à comparer deux offres : le coût de l’abonnement et les plages horaires jouent un rôle clé.
  • Changer de fournisseur reste simple et sans frais, ce qui permet d’adapter son contrat à l’évolution des tarifs.
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Comment nous comparons les offres d’électricité pour voitures électriques en 2026

Recharge d’une Tesla Model Y à domicile pour comparer les offres d’électricité voiture électrique en 2026

Notre comparaison des offres d’électricité pour voiture électrique repose sur une Tesla Model Y parcourant 16 000 km par an, soit environ 2 500 kWh consommés pour la recharge à domicile.

Comparer les offres d’électricité adaptées à la recharge d’un véhicule électrique ne se limite pas au prix du kilowattheure. Le coût de l’abonnement et les plages horaires jouent un rôle déterminant.

Pour cette comparaison, nous retenons un cas courant : une Tesla Model Y, parcourant 16 000 kilomètres par an, rechargée exclusivement à domicile, principalement la nuit. La consommation annuelle liée à la recharge est estimée à environ 2 500 kWh.

Nous privilégions donc les offres avec heures creuses et les contrats spécifiquement pensés pour la recharge nocturne. Les recharges sur bornes publiques ne sont pas prises en compte. Les prix sont indiqués toutes taxes comprises, abonnement inclus.

Recharge à domicile : quels usages en 2026 ?

Dans la grande majorité des cas, la recharge s’effectue le soir au retour du travail, ou durant la nuit, lorsque les tarifs sont les plus bas. Nous avons donc privilégié les offres avec heures creuses, ainsi que les contrats proposant des plages tarifaires spécifiques à la recharge nocturne. Les recharges en journée ou sur bornes publiques ne sont pas prises en compte dans cette comparaison.

Critères comparés : prix, abonnement, contraintes

Pour chaque offre analysée, nous prenons en compte :

  • Le prix du kilowattheure sur les plages les plus favorables à la recharge,
  • Le coût annuel de l’abonnement,
  • Les contraintes techniques éventuelles, comme l’obligation d’un compteur communicant,
  • Les conditions d’accès, notamment liées au type de logement ou au véhicule.

Tous les prix sont indiqués toutes taxes comprises, afin de refléter le coût réel supporté par l’usager.

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Les offres d’électricité classiques adaptées à la recharge d’un véhicule électrique

Recharge d’une voiture électrique à domicile en heures creuses dans un garage individuel

La recharge nocturne en heures creuses reste la solution la plus économique pour la majorité des conducteurs de voitures électriques en 2026.

Il n’est pas nécessaire de souscrire une offre spécifique pour recharger une voiture électrique à domicile. Les contrats classiques avec option heures pleines / heures creuses conviennent dans de nombreux cas, en particulier lorsque la recharge s’effectue la nuit.

Le tarif réglementé de vente d’EDF sert souvent de référence, mais plusieurs offres de marché reposent sur le même principe. Leur intérêt dépend principalement du prix du kilowattheure en heures creuses et du coût de l’abonnement.

Le tarif réglementé d’EDF (option heures pleines / heures creuses)

Le tarif réglementé de vente d’électricité, proposé par EDF, reste en janvier 2026 une référence de comparaison pour les ménages qui rechargent une voiture électrique à domicile. Ses prix sont fixés par les pouvoirs publics, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie.

Avec l’option heures pleines / heures creuses, le prix du kilowattheure est réduit durant huit heures par jour, le plus souvent la nuit. Cette configuration correspond bien aux usages de recharge à domicile, sans condition liée au type de véhicule.

Élément Valeur en vigueur au 01/02/26
Prix du kWh en heures pleines 0,2065 € TTC
Prix du kWh en heures creuses 0,1579 € TTC
Abonnement mensuel (12 kVA) 23,44 € TTC
Nombre d’heures creuses 8 heures par jour
Avantage spécifique aux véhicules électriques Aucun

Ce tarif séduit par sa lisibilité et son absence de contraintes spécifiques. En revanche, il n’est pas toujours le plus économique pour les conducteurs capables de concentrer l’essentiel de leur recharge sur des plages horaires encore plus avantageuses proposées par certaines offres de marché.

L’offre « Smart & Green » de Mint Énergie

Mint Énergie commercialise toujours son offre Smart & Green, une offre d’électricité verte à prix fixe pendant deux ans, accessible en option heures pleines / heures creuses.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe
Durée 2 ans
Électricité verte 100 % française (GO)
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Smart & Green (9 kVA, août 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 18,84 €/mois
Heures pleines 0,2081 €/kWh
Heures creuses 0,1635 €/kWh

Offre stable, mais plus chère que le tarif réglementé, surtout en heures pleines.

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L’offre « Elec Référence » 1 an d’Engie

L’offre Elec Référence d’Engie repose sur un prix de fourniture fixe pendant un an, avec une structure tarifaire conforme aux lignes directrices de la CRE.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe (fourniture)
Durée 1 an
Électricité verte Garanties d’Origine
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Elec Référence (9 kVA, septembre 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 38,95 €/mois
Heures pleines 0,1624 €/kWh
Heures creuses 0,1370 €/kWh

Des prix du kWh compétitifs, mais une lecture difficile et des composantes susceptibles d’évoluer (TURPE, obligations).

L’offre « Éco Fixe » d’ENI (Plenitude)

ENI (Plenitude) propose toujours son offre Éco Fixe, avec des prix bloqués pendant un an, accessible en option heures pleines / heures creuses.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe
Durée 1 an
Électricité verte Garanties d’Origine
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Éco Fixe (9 kVA, décembre 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 271,33 €/an
Heures pleines 0,2167 €/kWh
Heures creuses 0,1699 €/kWh

Des tarifs supérieurs au tarif réglementé, y compris en heures creuses, ce qui limite l’intérêt pour la recharge d’un véhicule électrique.

Comparatif des offres heures pleines / heures creuses début 2026

Le tableau ci-dessous compare les principales offres d’électricité classiques compatibles avec la recharge d’un véhicule électrique, en option heures pleines / heures creuses. Les tarifs sont indiqués à titre de référence pour une puissance de 9 kVA.

Offre Fournisseur Abonnement HP (€/kWh) HC (€/kWh) Prix fixes Électricité verte
Tarif réglementé HP/HC EDF 240 €/an 0,21 0,16 Non Nucléaire / hydraulique
Smart & Green Mint Énergie 226,08 €/an 0,2081 0,1635 2 ans Oui (100 % France)
Elec Référence Engie 38,95 €/an 0,1624 0,1370 1 an Oui (GO)
Éco Fixe ENI (Plenitude) 271,33 €/an 0,2167 0,1699 1 an Oui (GO)

Ce comparatif montre que les offres classiques HP/HC restent proches du tarif réglementé et ne proposent pas d’avantage spécifique pour la recharge d’un véhicule électrique. Leur intérêt repose surtout sur la stabilité des prix ou l’origine de l’électricité.

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Les offres d’électricité spécialement conçues pour les voitures électriques

Recharge d’une voiture électrique à domicile devant une maison individuelle en 2026

La recharge d’une voiture électrique à domicile reste la solution la plus courante pour les particuliers équipés d’une maison individuelle en 2026.

Avec la montée en puissance des véhicules électriques, certains fournisseurs ont développé des offres spécifiquement pensées pour la recharge à domicile. Leur principe est d’encourager la recharge lorsque la demande sur le réseau est la plus faible, en proposant des tarifs plus avantageux sur des plages horaires ciblées.

Contrairement aux offres classiques en heures pleines / heures creuses, ces contrats introduisent souvent :

  • des heures creuses étendues ou des heures super creuses,
  • des conditions d’éligibilité liées au logement ou au véhicule,
  • l’obligation d’un compteur communicant,
  • parfois un pilotage de la recharge via une application.

Ces offres peuvent permettre de réelles économies, à condition de pouvoir adapter ses usages. À l’inverse, une recharge en dehors des plages prévues peut rapidement annuler leur intérêt.

Dans cette section, nous passons en revue les offres dédiées encore pertinentes début 2026, ainsi que celles devenues marginales ou supprimées, afin d’évaluer leur intérêt réel pour les conducteurs de voitures électriques.

L’offre « Vert Électrique Auto » d’EDF

EDF commercialise toujours son offre Vert Électrique Auto, spécifiquement destinée aux propriétaires de véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Elle repose obligatoirement sur l’option heures pleines / heures creuses, avec un prix du kWh identique quelle que soit la puissance souscrite.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Public concerné Particuliers uniquement
Option tarifaire Heures pleines / heures creuses obligatoire
Électricité verte Oui (99 % hydraulique – Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix de marché
Compteur Linky Fortement recommandé
Prix du kWh Identique quelle que soit la puissance souscrite

Structure tarifaire – Vert Électrique Auto

Puissance souscrite Abonnement mensuel Heures pleines Heures creuses
6 kVA 15,74 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
9 kVA 19,81 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
12 kVA 23,76 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
15 kVA 27,49 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh

Verdict : Vert Électrique Auto reste une offre simple et lisible pour les conducteurs rechargeant majoritairement la nuit. Son principal intérêt réside dans la stabilité d’EDF et l’électricité verte hydraulique, mais ses tarifs sont généralement plus élevés que le tarif réglementé à usage équivalent.

L’offre « Charge’Heures » de TotalEnergies

TotalEnergies commercialise toujours son offre Charge’Heures, spécifiquement conçue pour encourager la recharge des véhicules électriques au cœur de la nuit. Elle introduit un troisième niveau tarifaire, les heures super creuses, encore moins chères que les heures creuses classiques.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée véhicules électriques
Structure tarifaire Heures pleines / heures creuses / heures super creuses
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix révisables
Compteur Linky Obligatoire
Offre dédiée VE Oui

Tarifs Charge’Heures (TTC – 9 kVA)

Type d’heures Prix du kWh
Heures pleines 0,2162 € / kWh
Heures creuses 0,1651 € / kWh
Heures super creuses (2 h – 6 h) 0,1261 € / kWh
Abonnement (9 kVA) Tarif
Mensuel 20,52 € TTC

Verdict : l’offre Charge’Heures est très performante pour une recharge strictement nocturne, notamment pendant les heures super creuses. Elle perd en intérêt si une part importante de la recharge s’effectue en heures pleines.

Des offres dédiées encore commercialisées, mais peu répandues

Recharge d’une voiture électrique à domicile en hiver avec l’option Tempo d’EDF

En option Tempo, la recharge d’une voiture électrique en hiver nécessite d’éviter les jours rouges pour limiter fortement le coût de l’électricité.

L’offre « Elec Smart Charge » de Sowee

Sowee, filiale d’EDF, propose l’offre Elec Smart Charge, destinée aux propriétaires de véhicules électriques souhaitant optimiser la recharge à domicile. Contrairement aux offres à plages tarifaires spécifiques, son intérêt repose à la fois sur une offre d’électricité à prix fixe et sur un service de pilotage de la recharge via l’application Mobilize Smart Charge.

Caractéristiques principales (début 2026)

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Structure tarifaire Option heures pleines / heures creuses
Durée de prix garanti 2 ans
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Compteur Linky Requis
Spécificité VE Pilotage automatique de la recharge

Tarifs de l’offre Elec Smart Charge – option HP/HC (TTC)

Grille applicable à partir du 1er octobre 2025 – exemple pour 9 kVA

Puissance Abonnement mensuel Prix du kWh heures pleines Prix du kWh heures creuses
9 kVA 19,85 € 0,2052 € 0,1614 €

Les tarifs du kWh et de l’abonnement sont fixes pendant deux ans. Ils sont identiques à ceux de l’offre Élec’ Prix Fixe 2 ans de Sowee, le bénéfice spécifique pour les véhicules électriques provenant du pilotage intelligent de la recharge.

Verdict : l’offre Elec Smart Charge peut convenir aux conducteurs disposant d’un véhicule compatible comme les Twingo E-Tech ou les Zoé E-tech produites après le 29 octobre 2020 et acceptant le pilotage automatique. Les tarifs restent cependant supérieurs à certaines offres dédiées comme Charge’Heures pour une recharge strictement nocturne.

L’offre « Voiture Électrique » d’Ekwateur

Ekwateur propose une offre spécifiquement destinée aux propriétaires de véhicules électriques, reposant sur une option heures pleines / heures creuses avec un différentiel tarifaire très marqué. L’objectif est clair : rendre la recharge nocturne particulièrement attractive, au prix d’un kWh élevé en heures pleines.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Public concerné Particuliers
Structure tarifaire Heures pleines / heures creuses
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix de marché
Compteur Linky Obligatoire

Tarifs de l’offre Voiture Électrique d’Ekwateur – option HP/HC (TTC)

Puissance souscrite Abonnement mensuel Prix du kWh heures pleines Prix du kWh heures creuses
6 kVA 18,80 € 0,2920 € 0,1340 €
9 kVA 22,90 € 0,2920 € 0,1340 €
12 kVA 27,00 € 0,2920 € 0,1340 €

Les tarifs en heures pleines figurent parmi les plus élevés du marché, tandis que le prix du kWh en heures creuses reste compétitif pour la recharge nocturne d’un véhicule électrique.

Verdict : l’offre Voiture Électrique d’Ekwateur peut convenir à des profils très spécifiques, rechargeant quasi exclusivement la nuit et limitant fortement leur consommation en heures pleines. Pour un usage domestique plus équilibré, le surcoût en heures pleines réduit fortement son intérêt.

Comparatif des principales offres d’électricité pour voitures électriques (début 2026)

Offre Type d’offre Heures creuses avantageuses Prix HC (€/kWh TTC) Contraintes principales
EDF Vert Électrique Auto Dédiée VE Heures creuses classiques 0,1290 € HP élevées, Linky recommandé
TotalEnergies Charge’Heures Dédiée VE Heures super creuses (2h–6h) 0,1261 € Recharge à programmer strictement la nuit
Sowee Elec Smart Charge Dédiée VE + service Heures creuses classiques 0,1614 € Véhicule compatible, pilotage requis
Ekwateur Voiture Électrique Dédiée VE Heures creuses classiques 0,1340 € HP très élevées, usage diurne pénalisant

Ce tableau met en évidence que les offres les plus intéressantes pour la recharge d’un véhicule électrique sont celles permettant de concentrer la consommation sur des plages nocturnes bien définies. En contrepartie, elles imposent souvent des contraintes fortes sur les usages en heures pleines.

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Heures creuses, heures super creuses, Tempo : quelles options sont réellement avantageuses en 2026 ?

 

Option Tempo d’EDF : avantageuse mais exigeante

L’option Tempo du tarif réglementé d’EDF repose sur une tarification variable selon la tension du réseau. Elle alterne des jours bleus, blancs et rouges, avec des écarts de prix très marqués. Pour la recharge d’un véhicule électrique, elle peut devenir très économique, à condition d’être extrêmement discipliné.

Type de jour Prix kWh Heures creuses TTC Prix kWh Heures pleines TTC
Jour bleu ≈ 0,13 € ≈ 0,16 €
Jour blanc ≈ 0,15 € ≈ 0,18 €
Jour rouge ≈ 0,18 € ≈ 0,67 €

Les jours rouges, concentrés en hiver, rendent toute recharge en heures pleines prohibitive. À l’inverse, les jours bleus et blancs permettent une recharge nocturne très compétitive, souvent moins chère que les offres dédiées aux véhicules électriques.

Verdict : l’option Tempo est réservée aux conducteurs très flexibles, capables de programmer strictement leur recharge et de suspendre toute consommation les jours rouges. Mal maîtrisée, elle peut fortement pénaliser la facture.

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Quelle est la meilleure offre d’électricité selon votre profil de conducteur

Le choix d’une offre d’électricité pour recharger une voiture électrique dépend avant tout de votre usage réel. Kilométrage annuel, fréquence de recharge, équipement à domicile et flexibilité des horaires influencent fortement le coût final. Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement l’offre la plus cohérente selon votre profil.

Profil de conducteur Usage principal Offres les plus adaptées Niveau de contrainte
Petit rouleur rechargeant uniquement la nuit Recharge nocturne occasionnelle Tarif réglementé EDF HP/HC, offres HP/HC classiques Faible
Conducteur régulier avec wallbox à domicile Recharge fréquente et programmée EDF Vert Électrique Auto, TotalEnergies Charge’Heures Moyenne
Gros rouleur très flexible Recharge majoritairement nocturne et décalable Option Tempo EDF, heures super creuses Élevée
Recharge occasionnelle à domicile Complément à la recharge publique Offre classique sans option spécifique Très faible

Dans la majorité des cas, une offre heures pleines / heures creuses bien choisie reste suffisante. Les offres dédiées aux véhicules électriques deviennent réellement intéressantes lorsque la recharge est fréquente et bien programmée.

Quelles conditions pour accéder aux offres “voiture électrique” en 2026

Les offres d’électricité spécifiquement conçues pour la recharge des véhicules électriques ne sont pas accessibles à tous les consommateurs. En 2026, les fournisseurs imposent encore plusieurs conditions, destinées à s’assurer que ces contrats sont bien utilisés pour leur usage initial.

Condition Exigence la plus courante
Type de véhicule Voiture électrique ou hybride rechargeable
Justificatif demandé Carte grise au nom du titulaire du contrat
Type de logement Maison individuelle le plus souvent
Compteur électrique Compteur Linky requis ou fortement recommandé
Données de consommation Accès au suivi horaire ou demi-horaire

Ces conditions varient selon les fournisseurs, mais elles visent toutes à encourager une recharge majoritairement nocturne et à mieux adapter l’approvisionnement électrique aux besoins du réseau.

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Les précautions à prendre avant de changer d’offre d’électricité

Changer d’offre d’électricité pour recharger une voiture électrique peut permettre de réduire sensiblement la facture, mais certaines formules comportent des contraintes ou des risques mal identifiés au moment de la souscription. Avant de vous engager, plusieurs points méritent une attention particulière.

Prix fixes, révisions tarifaires et durée d’engagement

Les offres à prix fixe garantissent un tarif du kWh et de l’abonnement pendant une durée limitée, généralement un ou deux ans. Cette stabilité protège contre les hausses à court terme, mais elle peut devenir pénalisante si les prix du marché ou le tarif réglementé baissent. Il est donc essentiel de vérifier les conditions d’évolution à l’issue de la période de garantie.

En pratique, la majorité des contrats restent sans engagement et peuvent être résiliés à tout moment. En revanche, les nouveaux tarifs appliqués après la période initiale peuvent s’avérer nettement moins avantageux si aucune vigilance n’est exercée.

Attention aux kWh très bas en heures creuses

Un prix du kWh très attractif en heures creuses peut masquer un abonnement élevé ou des heures pleines fortement surtaxées. Pour un foyer qui ne parvient pas à concentrer l’essentiel de sa consommation sur les plages nocturnes, le gain espéré peut rapidement disparaître.

Avant de souscrire, il est indispensable d’évaluer la part réelle de la consommation du logement en heures creuses, et pas uniquement celle liée à la recharge du véhicule électrique.

Quand changer de fournisseur reste pertinent

Changer de fournisseur est particulièrement pertinent lorsque la recharge du véhicule est fréquente, bien programmée et représente une part significative de la consommation annuelle. À l’inverse, pour une recharge occasionnelle, les économies réalisées peuvent rester marginales.

Enfin, le marché des offres d’électricité évolue rapidement. Certaines formules dédiées aux véhicules électriques peuvent être modifiées ou retirées sans préavis, ce qui impose de réévaluer régulièrement la pertinence de son contrat.

Questions fréquentes sur l’électricité et la recharge des voitures électriques

Quelle est l’option tarifaire la plus intéressante pour recharger une voiture électrique ?

Dans la majorité des cas, l’option heures pleines / heures creuses reste la plus adaptée, à condition de recharger principalement la nuit. Les options plus complexes, comme les heures super creuses ou Tempo, peuvent être avantageuses pour les profils très flexibles.

Une offre dédiée aux voitures électriques est-elle toujours plus rentable ?

Non. Ces offres deviennent réellement intéressantes lorsque la recharge est fréquente et bien programmée. Pour une recharge occasionnelle, une offre classique peut suffire.

L’électricité verte est-elle réellement plus chère pour recharger un véhicule électrique ?

Les écarts de prix entre électricité verte et non verte se sont réduits ces dernières années. En pratique, le coût dépend davantage de l’option tarifaire choisie que de l’origine de l’électricité.

Peut-on changer d’offre d’électricité facilement lorsque l’on possède une voiture électrique ?

Oui. Les particuliers peuvent changer de fournisseur à tout moment et sans frais. Il est toutefois recommandé de vérifier régulièrement les nouvelles conditions tarifaires proposées à l’issue d’une période de prix fixe.

Les offres actuelles resteront-elles valables dans les prochaines années ?

Le marché de l’électricité évolue rapidement. Certaines offres dédiées aux véhicules électriques peuvent être modifiées ou retirées, ce qui rend nécessaire une veille régulière et une remise à plat de son contrat.

La recharge d’une voiture électrique peut-elle peser lourdement sur la facture ?

Oui, surtout en cas de recharge en heures pleines avec un tarif élevé. Une bonne programmation permet toutefois de limiter fortement l’impact sur la facture annuelle.

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Vous avez une question spécifique ou un retour d’expérience à partager sur la recharge à domicile et les offres d’électricité ? N’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article ou à rejoindre le forum de Révolution Énergétique pour échanger avec la communauté.

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Panneaux solaires fabriqués en France : quelles marques choisir en 2026 ?

17 mars 2026 à 11:31

La majorité des panneaux photovoltaïques installés en France proviennent encore d’Asie. Pourtant, la filière industrielle française se réorganise. Fabrication bas-carbone, relocalisation et souveraineté énergétique : quelles marques produisent réellement en France en 2026 ? Et avec quel impact environnemental ?

Le solaire est une énergie renouvelable, mais sa fabrication n’est pas neutre. Les cellules photovoltaïques sont composées de silicium, dont la transformation nécessite une forte consommation d’électricité. Or, l’empreinte carbone d’un panneau dépend largement du mix électrique utilisé lors de sa fabrication. C’est là que la production française peut faire la différence.

Quel est l’impact carbone des panneaux solaires fabriqués en France ?

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), environ 60 % de l’électricité utilisée dans la fabrication mondiale des panneaux solaires provient encore du charbon. Cette étape concerne surtout la production des lingots et wafers de silicium.

En Europe, l’empreinte carbone d’un module photovoltaïque est estimée entre 25 et 45 gCO₂/kWh sur l’ensemble de son cycle de vie. Pour des modules issus de régions très carbonées, elle peut dépasser 60 gCO₂/kWh. La France bénéficie d’un mix électrique largement bas-carbone. Produire des panneaux sur le territoire réduit donc mécaniquement leur empreinte environnementale. Le transport ne représente qu’environ 3 % des émissions totales selon l’AIE. L’essentiel se joue lors de la fabrication. Enfin, un panneau solaire compense l’énergie nécessaire à sa production en 1 à 1,5 an selon l’ADEME. Sa durée de vie dépasse 30 ans. Opter pour une fabrication française constitue donc un levier pertinent pour réduire l’empreinte carbone du photovoltaïque.

Un panneau solaire « made in France » est-il vraiment 100 % français ?

Dans la majorité des cas, l’expression signifie que l’assemblage du module est réalisé en France. Les cellules, wafers et lingots restent souvent importés.

Origine des composants d’un panneau fabriqué en France

Composant Origine majoritaire en 2026
Lingots de silicium Chine
Wafers Chine / Asie
Cellules Chine ou Europe selon fabricant
Assemblage du module France

Quelques industriels cherchent toutefois à relocaliser l’ensemble de la chaîne de valeur. La capacité européenne reste limitée, mais plusieurs projets sont en cours.

Liste des fabricants de panneaux solaires fabriqués en France en 2026

Principaux fabricants de panneaux solaires fabriqués en France en 2026.

Fabricant Localisation État Spécificité Cellules françaises ?
Photowatt Isère Liquidé 🔴 Intégration lingots et wafers Partiellement
Voltec Solar Alsace Actif 🟢 Faible empreinte carbone Assemblage France
Systovi Loire-Atlantique Liquidé 🔴 Panneaux aérovoltaïques Assemblage France
DualSun Ain Actif 🟢 Panneau hybride Spring Oui, pour la gamme Spring
Carbon Fos-sur-Mer Projet 🟡 Usine de très grande capacité Objectif production complète

Combien coûtent des panneaux solaires fabriqués en France ?

Le prix d’une installation résidentielle varie généralement entre 1 700 et 2 500 € par kWc installé. Les panneaux fabriqués en France peuvent afficher un surcoût de 5 à 15 % par rapport à des modules asiatiques standards. Le temps de retour sur investissement se situe en moyenne entre 8 et 12 ans selon l’ensoleillement et le taux d’autoconsommation.

Les panneaux solaires français sont-ils éligibles aux aides ?

L’origine du module n’influence pas l’accès à la plupart des dispositifs nationaux. Une installation réalisée par un professionnel RGE permet d’accéder :

Le recours à un installateur qualifié reste déterminant pour sécuriser l’investissement.

FAQ – Panneaux solaires fabriqués en France

Existe-t-il des panneaux solaires 100 % français ?

Très peu d’acteurs maîtrisent l’ensemble de la chaîne, du silicium à l’assemblage. La majorité des panneaux fabriqués en France utilisent encore des composants importés.

Les panneaux solaires français sont-ils plus écologiques ?

Oui, en raison d’un mix électrique bas-carbone lors de leur fabrication. Leur empreinte carbone peut être inférieure à celle de modules produits dans des régions très carbonées.

Les panneaux français sont-ils plus chers ?

Un léger surcoût est observé. Il reste généralement compris entre 5 et 15 % selon les modèles.

Quelle est la durée de vie d’un panneau solaire ?

La durée de vie dépasse souvent 30 ans. Les garanties fabricants varient entre 20 et 30 ans selon les gammes.

La France peut-elle devenir indépendante dans le solaire ?

Plusieurs projets industriels visent à relocaliser la production. La dépendance reste forte, comme nous l’expliquions dans notre analyse sur la dépendance aux panneaux photovoltaïques chinois.

Faut-il privilégier des panneaux solaires fabriqués en France en 2026 ?

Choisir des panneaux solaires fabriqués en France répond à plusieurs enjeux. La fabrication locale permet de réduire l’empreinte carbone du module grâce à un mix électrique largement décarboné. Ensuite, privilégier une production nationale soutient la réindustrialisation du territoire. Plusieurs projets de giga-usines, notamment à Fos-sur-Mer, visent à relocaliser la production de cellules et de modules.

Cependant, la filière reste encore dépendante des importations asiatiques pour certains composants stratégiques, en particulier les wafers et les lingots de silicium. Par ailleurs, le surcoût observé à l’achat demeure limité. Dans la plupart des cas, il représente moins de 15 % du prix total de l’installation. Ainsi, pour un particulier, le choix dépend surtout de ses priorités : minimiser son empreinte carbone, soutenir l’industrie française ou optimiser strictement son budget.

Enfin, il convient de rappeler que le recyclage progresse également en France, comme le montre notre reportage dans une usine de recyclage de panneaux solaires. La question n’est donc plus seulement d’installer du solaire, mais de structurer une filière cohérente sur l’ensemble de son cycle de vie.

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Ce fluide inspiré de l’ADN peut stocker de la chaleur solaire pendant des mois

17 mars 2026 à 11:02

Stocker la chaleur pour de longues durées est une gageure. Mais, en Californie, une équipe de chercheurs vient d’inventer un fluide qui pourrait y parvenir. Et plus étonnant encore, il est inspiré d’une brique fondamentale du vivant : l’ADN.

Parmi nos utilisations de l’énergie, c’est bel et bien la chaleur qui tient le haut du podium. À l’échelle mondiale, en 2024, ce sont près de 220 EJ (exajoule, c’est-à-dire un milliard de milliards de joules) de chaleur qui ont été consommés, selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (IEA). Et ce aussi bien pour les procédés industriels que pour le chauffage de bâtiments. Cela représente près de la moitié de la demande finale d’énergie, et cela fait de la chaleur le premier poste de consommation d’énergie.

En matière de transformation énergétique, on peut ainsi percevoir facilement toute l’importance de la chaleur. Or, en matière de chaleur, nous disposons d’une source abondante : notre soleil. Et cela justifie bien sûr tout l’intérêt de la filière du solaire thermique. Problème : cette énergie est abondante en été, tandis que la chaleur, nous en avons besoin aussi, et surtout, en hiver. Et il est difficile de stocker cette chaleur pendant une saison entière sans qu’il ne se produise trop de pertes.

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Stocker la chaleur dans des réactions chimiques

Certains parient sur la géothermie et les batteries thermiques souterraines. D’autres étudient des fluides particuliers destinés à stocker la chaleur pendant des mois ; c’est le concept dit MOST (pour Molecular solar thermal storage, soit stockage thermique moléculaire). Et c’est à propos d’un tel système qu’une équipe de l’université de Californie à Santa Barbara vient de communiquer une découverte qui pourrait être révolutionnaire.

Son invention ? Un fluide capable de stocker la chaleur du soleil avec des pertes minimales. Jusqu’à maintenant, les résultats ont été décevants. Mais l’équipe de chercheurs a trouvé une astuce, et cette astuce réside dans les mécanismes de réparation de l’ADN.

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La réaction de l’ADN aux rayonnements UV

Lorsque notre ADN est soumis au rayonnement ultraviolet (UV) du soleil, il se produit une lésion, caractérisée par la liaison de bases adjacentes de l’ADN. L’accumulation de ces lésions conduit à former une structure appelée « Dewar », laquelle est très néfaste pour notre santé, et peut conduire à former des cancers. Mais dans ce fluide destiné à stocker la chaleur, ce mécanisme biochimique peut amener à une toute autre conséquence : il peut permettre de stocker de la chaleur. Et ce n’est pas anecdotique : jusqu’à 1,65 MJ/kg (soit environ 0,5 kWh/kg).

Dans la revue Science, les chercheurs ont pu démontrer que la substance pouvait garder la moitié de la chaleur stockée pendant près de cinq cent jours – donc suffisant pour du stockage saisonnier. Par ailleurs, ils ont pu constater une réversibilité presque parfaite au cours de 20 cycles de charge-décharge.

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Ce ne sera pas pour tout de suite

Les chercheurs relèvent toutefois un inconvénient majeur de leur invention : elle ne peut capter que la part UV du spectre solaire (entre 300 et 310 nm), soit moins de 5 % de la lumière reçue de notre étoile. Combiné au faible rendement de conversion des photons en chaleur stockée, cela implique que le rendement total par unité de surface exposée au soleil sera faible.

Mais l’ensemble des avantages milite à poursuivre les recherches. La substance, en effet, est peu dangereuse pour la santé ou l’environnement, au regard de ses alternatives qui utilisent des solvants toxiques. En outre, elle est très stable, donc en principe sécuritaire, limitant les risques d’une décharge brutale de la chaleur stockée.

Les auteurs précisent que leur concept nécessitera encore de nombreux travaux de mise au point, notamment au regard de l’optimisation des différentes étapes du procédé. Mais leurs résultats apportent une piste nouvelle et d’importance pour la transition énergétique. Aurons-nous un jour sur nos toits des capteurs solaires thermiques où circule un fluide constitué de molécules d’ADN, comme une sorte de sang solaire transportant l’énergie dans toute notre maison ? Une vision pour le moins saisissante.

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Cette sphère capte 90 % de l’énergie du soleil grâce à des nanoparticules d’or

Les chercheurs multiplient les pistes pour améliorer la captation de l’énergie solaire. À Séoul, une équipe a mis au point un revêtement capable d’absorber un très large spectre du rayonnement solaire, ce qui était auparavant impossible. Cela pourrait conduire à des panneaux thermiques ou thermoélectriques nettement plus efficaces.

Les technologies actuelles ne permettent pas d’exploiter l’ensemble de l’énergie solaire qui atteint la surface de la Terre. Le rayonnement solaire se compose d’ultraviolets (3 à 5 %), de lumière visible (40 à 45 %) et de rayonnement infrarouge (50 à 55 %). Or, la plupart des dispositifs énergétiques ne captent qu’une partie de ce spectre. Une fraction importante de l’énergie solaire ne peut être ni convertie en électricité ni transformée en chaleur utile, et se dissipe simplement dans l’environnement.

Les cellules photovoltaïques convertissent principalement la lumière visible ainsi qu’une partie du proche infrarouge. Les technologies solaires thermiques parviennent à capter une portion plus large du spectre, mais elles ne sont toutefois pas exemptes de pertes. Les surfaces absorbantes réémettent une partie de l’énergie captée sous forme de rayonnement thermique.

C’est là qu’intervient donc cette nouvelle technologie que les scientifiques appellent les « supraballs ». Développée par une équipe de chercheurs de la KU-KIST Graduate School of Converging Science and Technology, en Corée, elle pourrait permettre de capter une part beaucoup plus importante du rayonnement solaire.

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Absorber jusqu’à environ 90 % du spectre solaire.

Cette technologie prend la forme d’un nouveau type de revêtement solaire. Elle est composée de minuscules sphères constituées de milliers de nanoparticules d’or qui s’assemblent spontanément pour former ces structures. Une fois déposées sur une surface, ces supraballs forment un film qui serait capable d’absorber jusqu’à 90 % du spectre solaire.

Le fonctionnement du système repose sur un phénomène propre aux nanoparticules d’or, appelé résonance plasmonique. Lorsqu’elles sont exposées à la lumière, les électrons présents dans ces particules se mettent à osciller. Ce phénomène permet de piéger et d’absorber efficacement l’énergie lumineuse sur une large gamme de longueurs d’onde.

Outre leur forte capacité d’absorption, ces structures présentent également l’avantage d’être relativement simples à produire, ce qui pourrait faciliter leur déploiement à grande échelle. Les chercheurs envisagent notamment leur utilisation dans les systèmes solaires thermiques et thermoélectriques, mais aussi dans des capteurs hybrides photovoltaïques-thermiques.

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Ces 38 pays vont tripler leur capacité de production électrique nucléaire d’ici 2050

14 mars 2026 à 06:04

Le volte-face est saisissant. Longtemps considéré comme une source d’énergie presque anecdotique à l’échelle de la planète, le nucléaire poursuit son retour en force. Preuve de cette nouvelle dynamique, de nouveaux pays viennent de rejoindre la déclaration de triplement des capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. 

Le 2 décembre 2023, lors de la COP 28 de Dubaï, 25 pays dont la France appelaient au triplement des capacités nucléaires dans le monde entre 2020 et 2050. À l’époque, cette déclaration avait fait réagir car les signaux autour du secteur du nucléaire paraissaient contradictoires. Mais les deux dernières années ont donné raison à cette déclaration, et la liste des signataires s’est allongée.

À l’occasion du deuxième sommet pour l’énergie nucléaire, qui vient de se tenir à Paris, 5 pays supplémentaires ont ainsi rejoint la liste des signataires, à savoir la Chine, l’Afrique du Sud, la Belgique, le Brésil et l’Italie. Voici la liste complète des 38 pays ayant signé l’accord, par ordre alphabétique :

Les 38 pays ayant signé l'accord

Afrique du Sud, Arménie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chine, Corée du Sud, Croatie, Émirats arabes unis, États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Ghana, Hongrie, Italie, Jamaïque, Japon, Kazakhstan, Kenya, Kosovo, Maroc, Moldavie, Mongolie, Nigeria, Pays-Bas, Pologne, République du Rwanda, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Salvador, Sénégal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Turquie, Ukraine.

Rappelons que si cette déclaration n’est pas associée à des engagements politiques ou des calendriers, elle témoigne d’un soutien politique international en faveur du nucléaire. À l’échelle de chaque pays, cette déclaration vise à accélérer les financements publics et privés pour les projets nucléaires, ainsi qu’un développement nucléaire responsable, en phase avec les priorités de chaque pays.

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Le vent continue de tourner

Ces signatures symbolisent le changement majeur qui se produit autour du nucléaire à l’échelle mondiale. Sur les cinq derniers signataires de la déclaration, deux d’entre eux avaient pourtant décidé de sortir du nucléaire. Pour l’Italie, cette décision avait été prise dès 1987 suite à l’accident de Tchernobyl. En 2011, la population était encore largement opposée au nucléaire puisqu’un référendum sur la relance du nucléaire avait été rejeté en bloc. En Belgique, la sortie du nucléaire avait été votée en 2003, mais a finalement été annulée en 2025 malgré la fermeture de quelques réacteurs.

Enfin, sur les 38 signataires, 13 ne disposent pas de réacteur en service mais ont pour projet d’en développer. On notera que la majorité de ces pays sont en Afrique, et que de grands acteurs du nucléaire comme l’Inde ou la Corée du Sud sont encore absents de cette liste, sans parler de la Russie.

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Cette tuile solaire chinoise arrive en France et pourrait anéantir Tesla

Par : Hugo LARA
13 mars 2026 à 14:09

Les toits solaires sont rarissimes en Europe. La faute, notamment, à une faible concurrence et donc des prix élevés. L’arrivée sur le marché d’un nouvel acteur chinois assez réputé pourrait changer la donne. Connu pour ses kits et batteries solaires, Jackery s’apprête à lancer des tuiles photovoltaïques à des tarifs a priori cassés, comparé au célèbre toit solaire Tesla.

Fin de partie pour le Tesla Solar Roof ? Alors qu’il n’est toujours pas commercialisé en Europe malgré presque une décennie d’attente, le toit solaire de la marque américaine pourrait ne jamais y débarquer. La cause ? Son prix particulièrement élevé, incapable de rivaliser avec une concurrence chinoise émergente et trépidant à l’idée de conquérir le Vieux Continent. Jackery, l’un de ces fabricants chinois qui propose déjà des panneaux solaires et batteries un peu partout dans le monde, devrait commercialiser sa tuile solaire Solar Saga en Europe « courant 2026 », nous a confié un représentant présent sur le salon Open Energies de Lyon.

Deux fois moins cher que Tesla

S’il n’a pas pu avancer de tarif, une toiture solaire de Jackery devrait coûter à minima deux fois moins cher que le Tesla Solar Roof, voire davantage sur les très grandes installations. La marque, qui a dévoilé sa tuile solaire début 2025, présentait un exemplaire sur le salon lyonnais. Nous avons pu y jeter un œil. Il s’agit d’une tuile photovoltaïque d’aspect totalement lisse et plutôt basique, très éloignée de l’Invisible Solar du fabricant italien Dyaqua, qui imite parfaitement la tuile en terre cuite, de la Generon, du fabricant hongrois Terran, ou encore de la Solaris du suisse Freesuns. Toutefois, si la différence esthétique est frappante de près, elle l’est moins de loin, et l’argument du prix devrait primer au moment de signer un devis pour une toiture photovoltaïque.

La tuile solaire Jackery devrait également se distinguer par son rendement annoncé de 25 %, qui est déjà très élevé pour un panneau solaire classique, et donc inouï pour un tel produit. Un module, qui remplace trois tuiles traditionnelles, mesure 72 cm de large et 43 cm de long pour 3,5 cm d’épaisseur. Sa masse par mètre carré est de 16,8 kg, contre habituellement 40 kg/m² pour des tuiles en terre cuite.

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De 38 à 48 Wc par module, selon la couleur

Équipé de connecteurs MC4 classiques, un module peut délivrer jusqu’à 48 Wc en teinte obsidienne (noir) et 38 Wc en teinte terracotta. Sa tension étant très faible (4,5 V), il doit être branché en série au sein d’une installation ne dépassant pas 1000 V. La résistance à la grêle est de niveau 3 sur 4 (norme américaine ANSI-FM4473), correspondant à la chute d’une boule d’acier de 4,5 cm de diamètre à 5,2 m de hauteur. Voici toutes les caractéristiques techniques communiquées par Jackery :

Caractéristique Obsidienne Terre cuite
Puissance nominale (W) 45 W 38 W
Tension circuit ouvert (V) 5,48
Tension à puissance maximale (V) 4,53 V ± 5 %
Intensité de court-circuit (A) 10,36 9,14
Intensité maximale (A) 9,93 A ± 5 % 8,38 A ± 5 %
Efficacité de conversion ≥ 25 %
Courant maximal du fusible (A) 20
Tension maximale du système (V) 1000
Dimensions 720 mm × 430 mm × 35 mm
Poids net 4,5 kg (tuile unique) / 16,8 kg (m²)
Certification IEC61215/IEC61730
Indice de résistance au feu UL790 Classe C
Indice d’étanchéité à la pluie TAS100
Indice de résistance au vent Classe F
Indice d’étanchéité IP68
Indice de résistance à la grêle ANSI-FM4473 : Classe 3
Température de fonctionnement  -40 °C à 85 °C
Pente de toit 10° à 60°

Il reste encore à connaître le tarif exact en France de la tuile solaire Solar Saga de Jackery. Selon un représentant de la marque, elle ne devrait être commercialisée qu’à travers un réseau d’installateurs partenaires. Dommage, sa facilité de montage a de quoi séduire les plus bricoleurs, qui pourraient équiper un carport, abri de jardin, cabane ou toute autre structure légère sans faire appel à un professionnel.

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Jackery se lance dans la batterie résidentielle avec le SolarVault 3

13 mars 2026 à 05:57

Le marché des systèmes de stockage d’énergie destinés aux particuliers continue de s’étendre. Habitué des batteries destinées aux activités en plein air, le Chinois Jackery s’attaque au marché européen avec une solution conçue dans le but d’optimiser la tarification dynamique. 

Les baisses du tarif de vente de l’électricité solaire à EDF ont ouvert un boulevard à tous les fabricants de systèmes de stockage destinés aux particuliers. Après Tesla, EcoFlow ou Revolty, c’est au tour de Jackery de saisir cette occasion en présentant le SolarVault 3. Cette solution de stockage, conçue pour le marché européen, se veut modulable et adaptable à tout type de logement. Il intègre la gestion d’une production photovoltaïque, du stockage d’énergie et une gestion optimisée par IA.

La gamme SolarVault se divise en trois modèles, adaptés à différentes configurations. Le S3 Pro affiche une puissance photovoltaïque de 4 000 W, une puissance de sortie en courant alternatif de 1 200 W et 4 MPPT pour gérer les panneaux solaires. Le modèle S3 Pro Max se distingue par une puissance de sortie plus importante atteignant 2 500 W. Enfin, un modèle appelé S3 Pro Max AC permet de gérer une production photovoltaïque via le courant alternatif, pour s’adapter à une installation déjà existante.

Dans tous les cas, la capacité de stockage varie de 2,52 à 15,12 kWh en fonction du nombre de modules installés. Jackery annonce avoir intégré dans son système de stockage une surveillance en continu de la température, ainsi qu’un système d’extinction automatique par aérosol en cas de départ de feu. La durée de vie est donnée à 15 ans, et la garantie est de 10 ans.

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Des batteries de camping aux systèmes résidentiels

Lancée en 2012 dans la Silicon Valley, la marque Jackery s’est rapidement fait connaître avec le lancement, en 2016, de la gamme Explorer. Précurseur, le fabricant s’est vite accaparé le milieu de l’outdoor et du camping en proposant des produits polyvalents et faciles à transporter. Mais face à l’engouement suscité par le stockage d’électricité, Jackery a étendu son catalogue vers des produits résidentiels.

Avec cette gamme SolarVault 3, Jackery veut aider ses clients à profiter des avantages de la tarification dynamique. Le fabricant indique une compatibilité avec plus de 860 fournisseurs d’énergie, ce qui permettrait une optimisation du stockage en fonction du marché. Ce type de système, associé à une installation photovoltaïque, s’annonce comme le combo parfait pour faire des économies financières.

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Énergie nucléaire : l’Europe admet avoir commis une grosse erreur en lui tournant le dos

12 mars 2026 à 15:07

Au sommet mondial sur le nucléaire le 10 mars à Paris, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a changé d’avis sur le nucléaire, comme E. Macron lors de son premier mandat.

« L’Europe a commis une erreur stratégique en se détournant du nucléaire », a déclaré la présidente allemande de l’exécutif en ouverture du sommet sur le nucléaire auquel participaient plusieurs dizaines d’États et d’acteurs du secteur. Selon elle, le système énergétique « le plus efficace » repose sur une combinaison entre nucléaire et renouvelables : le premier offrant une énergie « fiable et à faibles émissions » et les seconds étant « moins chers mais fluctuants ».

Cette prise de position est une première. Longtemps, la Commission européenne s’est montrée prudente sur l’atome, privilégiant les énergies renouvelables dans ses grandes stratégies énergétiques et climatiques.

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Longtemps la France a dû batailler pour imposer le nucléaire

Agnès Pannier-Runacher doit se souvenir de la bataille sur la notion d’hydrogène décarboné (et l’inclusion de celui produit à partir du nucléaire) et de la baisse de la part du nucléaire dans le mix électrique, sont autant d’exemples où le bras de fer a été perdu par la France face à l’Allemagne ou l’Autriche.
La guerre en Ukraine, en Iran, le Covid sont depuis passés par là. L’électrification a aussi contribué à reconsidérer le rôle du nucléaire dans leur mix énergétique. Dans ce contexte, Bruxelles cherche désormais à encourager les nouveaux réacteurs.

Mme. Von der Leyen veut faire de l’UE « un pôle mondial du nucléaire de nouvelle génération ». La Commission a présenté le même jour une stratégie visant à accélérer le déploiement des petits réacteurs modulaires (SMR), une technologie plus acceptable. La Commission a également annoncé la mobilisation de 200 millions d’euros de garanties pour soutenir ces projets, via différents instruments européens. L’objectif est de réduire les risques pour les investisseurs et d’attirer davantage de capitaux privés dans la filière.

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EcoFlow dévoile l’Ocean 2, une nouvelle batterie résidentielle modulaire jusqu’à 30 kWh

12 mars 2026 à 14:36

EcoFlow a profité du salon italien Key Energy pour présenter sa nouvelle solution de stockage pour logements. Modulaire, ce système arrive à point nommé en France, dans un contexte de réduction des aides de l’État. 

La météo économique actuelle est porteuse pour les solutions de stockage résidentielles ! Le fabricant chinois EcoFlow vient de présenter, en Italie, sa nouvelle solution de batterie modulable résidentielle appelée Ocean 2. En son cœur, on retrouve un module de batterie LFP de 5 kWh de capacité de stockage. Évolution de la solution Ocean, cette batterie voit son taux de décharge amélioré, passant de 95 à 100 %. Elle est également plus compacte de 10 centimètres et plus légère de 10 kg. Sa puissance de décharge est affichée à 3,4 kW.

La batterie fonctionne avec un onduleur hybride disponible en six versions différentes, en fonction de la puissance de sortie (de 3 kW à 6 kW), ou de la puissance d’entrée pour l’alimentation photovoltaïque (de 9 à 12 kW). Si l’ensemble est modulable, c’est qu’il est possible d’associer l’onduleur à plusieurs batteries, faisant ainsi varier la capacité de stockage de 5 à 30 kWh. Pour faciliter l’installation dans un logement, les batteries sont empilables, ce qui limite l’emprise au sol. Selon Ecoflow, le rendement du système serait de 95 %, et sa durée de vie serait de 10 000 cycles pour une garantie de 15 ans.

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Cap vers l’autoconsommation

Jusqu’à présent, la France accusait un sérieux retard sur ses voisins européens pour le déploiement de systèmes de stockage résidentiels, loin derrière l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Autriche. Sur l’année 2022, l’Allemagne avait installé 220 000 batteries résidentielles, contre seulement 1 000 pour la France ! Mais avec la réduction drastique des aides de l’État pour le solaire résidentiel, et la baisse du prix de vente de l’électricité solaire à EDF, les systèmes de stockage résidentiels vont devenir la pierre angulaire des nouvelles installations photovoltaïques, pour optimiser la réutilisation de l’électricité solaire produite.

C’est d’ailleurs une véritable aubaine pour les fabricants de systèmes de stockage, comme EcoFlow, Bluetti ou encore Tesla, qui vont intégrer le marché français avec l’expérience acquise dans les autres pays européens. Pour l’heure, le prix du système EcoFlow Ocean 2 n’a pas encore été dévoilé, mais il est possible de faire une demande de devis sur leur site, le système devant être installé par un professionnel.

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Le projet de mini réacteur français Jimmy récolte 80 millions d’euros

11 mars 2026 à 15:43

La France voit émerger peu à peu des solutions nouvelles pour produire de l’énergie nucléaire. Et si certaines informations ne sont guère réjouissantes, comme la mise en redressement judiciaire de Naarea, d’autres sont plus positives. Comme l’annonce de cette nouvelle levée de fonds réussie pour Jimmy.

Décidément, les mini-réacteurs nucléaires (SMR) font l’actualité. Nous évoquions il y a peu cette première établie par l’Armée américaine, qui en février dernier a transporté par avion les composants du Ward250 de Valar Atomics. Et ce 10 mars, nous apprenons que la startup Jimmy a réussi à collecter des fonds pour le moins conséquents.

Le concept de Jimmy est celui d’un tout petit réacteur. Son emprise au sol est de l’ordre de 30 mètres par 30 mètres, et la surface de terrain en zone « INB » (installation nucléaire de base) sera inférieure à 6000 m2. Le réacteur est destiné à ne produire que de la chaleur. Jimmy parle en l’occurrence de « générateur thermique » destinés à alimenter des sites industriels. Typiquement pour remplacer des chaudières au gaz ou au fioul.

Le mini-réacteur produira entre 20 et 60 MW thermiques, et ce à une température pouvant monter jusqu’à 470°C. La durée de vie de conception est de 20 ans, incluant une ou deux recharges au cours de cette période. La sûreté nucléaire est basée sur les caractéristiques intrinsèques de son cœur graphite, et de son combustible sous la forme de minuscules particules dites « TRISO », un concept qui existe depuis les années 1960, mais toujours considéré aujourd’hui comme de quatrième génération.

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Un nouveau financement pour lancer l’industrialisation

Et il semble que Jimmy parvienne à convaincre. Pour preuve ce nouveau tour de table de financement, mené avec succès. Comme vient de le communiquer la startup, elle a réussi à lever 40 millions d’euros auprès de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, d’ADEME Investissement et de ses actionnaires historiques. Cette somme est destinée à finaliser la conception du mini-réacteur et à préparer son industrialisation, notamment au Creusot, en Saône-et-Loire.

Ce financement s’ajoute à celui obtenu au cours des premières levées de fonds. Le financement total de la startup est ainsi porté à 80 millions d’euros. Un tel niveau permettra de sécuriser la préparation du lancement industriel du mini-réacteur thermique. Rappelons par ailleurs que Jimmy a d’ores et déjà déposé, en 2024, une demande d’autorisation de création (DAC) pour un projet implanté à Bazancourt, dans la Marne.

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Un demi-milliard d’euros de bénéfice : pourquoi le réseau électrique français a t-il autant encaissé ?

11 mars 2026 à 11:35

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français RTE a présenté ses résultats 2025 : augmentation de l’activité, des résultats financiers en hausse et une électrification avec des demandes de raccordement à tout va.

Les raccordements, grosse activité de RTE, ont progressé de 60 % par rapport à 2024. RTE a transmis plus de 460 propositions techniques et financières et réalisé plus de 3 800 études exploratoires, c’est le double de l’année précédente, explique-t-il dans son communiqué de presse à l’annonce des résultats. Ces analyses sont obligatoires pour les porteurs de projets et permettent d’évaluer la faisabilité d’un raccordement avant une demande formelle. La transformation de l’essai est quand même limitée. En 2025, 28 projets de consommation ont signé une convention de raccordement, un niveau stable par rapport à l’année dernière.

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Un demi-milliard d’euros de résultat net

Sur le plan financier, RTE affiche un résultat net de 554 millions d’euros contre 171 millions en 2024, malgré la hausse des charges d’exploitation liées notamment à la gestion des congestions et à l’équilibrage du système électrique. Le chiffre d’affaires atteint 6,6 milliards d’euros contre 5,6 milliards un an plus tôt. Les recettes issues du TURPE ont représenté 4,78 milliards d’euros. Les revenus liés aux interconnexions ont atteint 1,67 milliard d’euros (+41 %) grâce à un niveau record d’exportations d’électricité et aux écarts de prix avec les pays voisins.

Pour financer la montée en puissance de ses investissements, RTE a poursuivi ses levées de fonds en 2025. L’entreprise a émis deux obligations vertes pour un total de 1,75 milliard d’euros. Elle a également obtenu un prêt de 800 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement pour l’interconnexion du Golfe de Gascogne et un prêt d’un milliard d’euros auprès de la Banque des Territoires. Le marché obligataire devrait être sollicité au moins deux fois en 2026.

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« Premier prêt, premier servi » pour les demandes de raccordement

RTE souhaite également faire évoluer les règles de raccordement pour sortir de l’embouteillage actuel. Une consultation publique est en cours jusqu’au 20 mars pour introduire une logique de « premier prêt, premier servi » plutôt que premier arrivé, premier servi, avec la possibilité de demander des preuves d’avancement aux porteurs de projets.

Parallèlement, de nouvelles règles d’exploitation du réseau doivent entrer en vigueur au printemps 2026 afin de mieux gérer la flexibilité des installations renouvelables et d’éviter l’arrêt simultané de nombreuses centrales lorsque les prix de marché tombent en prix négatifs. Pour 2026, la priorité reste le raccordement des grands pôles industriels électrifiés, notamment à Dunkerque, au Havre et à Fos-sur-Mer. RTE prévoit d’y consacrer plus de 4,2 milliards d’euros d’investissements, un programme que vient d’approuver la Commission de régulation de l’énergie.

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La CRE valide une augmentation des moyens de RTE

La Commission de régulation de l’énergie a approuvé, dans une délibération fin février, le programme d’investissements 2026 de RTE. Le régulateur valide une enveloppe de 4,24 milliards d’euros, + 27 % / 2025. Cela concerne les projets de raccordement de nouveaux utilisateurs et d’adaptation du réseau (+394 millions d’euros), le renouvellement des infrastructures existantes (+154 millions) ainsi qu’au programme de raccordement des parcs éoliens en mer (+106 millions).

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La Chine met en service un parc photovoltaïque géant sur une ancienne mine de charbon

10 mars 2026 à 07:50

La Chine vient de mettre en service un parc photovoltaïque hybride de plus de 6 GW. Si sa puissance suffit à susciter l’étonnement, sa localisation est encore plus surprenante.

La démesure chinoise est un sujet d’actualité quotidien, mais elle continue pourtant de nous étonner. Nouvelle preuve de ce gigantisme, le pays vient de mettre en service un projet solaire hybride d’une puissance de 6 GW près de la commune de Lingwu, dans le nord du pays. Construit en deux phases, dont la deuxième vient d’être mise en service, ce parc devrait produire environ 10,8 TWh d’électricité par an. L’électricité produite sera acheminée vers l’est du pays via la ligne HVDC Lingzhou–Shaoxing, de 800 kV et 1720 km de long.

Pour optimiser l’utilisation de l’électricité produite, le parc photovoltaïque est associé à une BESS de 600 MW de puissance pour 1200 MWh de capacité. Outre ces caractéristiques, c’est surtout la localisation du parc qui en fait sa particularité. Le parc de quelque 12 000 hectares, soit plus que Paris intra-muros, a été installé sur des zones d’affaissements miniers.

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Tirer profit des affaissements miniers

En temps normal, on a tendance à implanter les moyens de production d’électricité au plus près des sites de consommation pour limiter les pertes et les coûts liés au transport. Mais du fait des spécificités de son territoire, la Chine commence à appliquer une stratégie différente. Elle met en place des moyens de production d’énergies renouvelables au niveau des sites géographiques les plus opportuns, et transporte ensuite cette électricité vers la côte Est, où se trouve la majorité de sa population et de son industrie. Pour cela, elle ne cesse de construire de nouvelles lignes HVDC qui traversent le pays d’est en ouest.

C’est ce même principe qu’elle compte appliquer sur les très nombreuses zones d’affaissement minier qui sont la conséquence d’une politique d’exploitation massive du charbon avec encore aujourd’hui 51% de la production mondiale. Cette extraction intensive de charbon a des conséquences directes sur les sols. L’exploitation souterraine a tendance à affaiblir la résistance du sol qui finit par s’affaisser. Cette situation rend bien souvent les terres en questions inutilisables pour l’agriculture à cause de la multitude de fissures, de micro-reliefs et des problèmes de tassements résiduels. En parallèle, ces affaissements ont tendance à modifier le régime des eaux souterraines, ce qui peut engendrer des zones de stagnation.

Selon un rapport sur le sujet, ces zones représenteraient une surface totale de 2 millions d’hectares, soit la superficie de pays comme la Slovénie ou Israël ! Si ces terres ne sont plus adaptées pour la production agricoles, elles sont parfaites pour la mise en place de parcs photovoltaïques qui peuvent être adaptés aux variations de terrains et mêmes aux micro tassements. Cette stratégie permet ainsi de tirer profiter de zones normalement inexploitables et ainsi réserves les terres de meilleure qualité pour l’agriculture.

 

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Plus accessible que jamais, la géothermie pourrait remplacer plus de 40 % de l’électricité fossile en Europe

Autrefois restreinte à quelques territoires aux conditions géologiques exceptionnelles, la géothermie entre dans une ère nouvelle. Les avancées technologiques élargissent désormais son champ d’application, au point d’en faire une option possible pour aider l’Europe à réduire drastiquement ses émissions tout en répondant à ses besoins énergétiques.

Souvent éclipsée par le solaire et l’éolien, la géothermie dispose pourtant de grands atouts : elle est pilotable et est indépendante des conditions météorologiques. Ce qui en fait une solution pour renforcer la fiabilité du réseau électrique face à la montée en puissance des sources intermittentes. Bonne nouvelle pour l’Europe : ce n’est pas le potentiel qui manque. Selon un rapport du groupe de réflexion Ember, la géothermie pourrait théoriquement produire près de 301 TWh par an dans l’Union européenne. Autrement dit, elle pourrait remplacer jusqu’à 42 % de l’électricité aujourd’hui produite à partir du charbon et du gaz, et ce, à un prix compétitif. Cette estimation est fondée sur l’évolution technologique perçue dans la filière.

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Les systèmes géothermiques améliorés élargissent le champ des possibles

Selon le rapport d’Ember, la zone d’exploitation de la géothermie est en train de s’élargir. Les progrès technologiques permettent désormais d’envisager son exploitation dans d’autres lieux en dehors des régions volcaniques.

Grâce aux technologies dites EGS (enhanced geothermal systems, ou en français systèmes géothermiques améliorés), il est devenu possible d’atteindre des zones géologiques plus profondes. Si les centrales conventionnelles sont limitées à environ trois kilomètres de profondeur, les systèmes modernes permettent aujourd’hui d’aller beaucoup plus loin et d’atteindre des couches rocheuses plus profondes et donc plus chaudes. De plus, la technologie actuelle permet de créer artificiellement la perméabilité nécessaire à la circulation de l’eau chaude. L’ingénierie peut ainsi aujourd’hui créer un réservoir géothermique exploitable là où la nature n’en fournit pas spontanément.

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Un savoir-faire hérité des hydrocarbures

Cette évolution technologique s’appuie en partie sur l’expertise développée par l’industrie pétrolière et gazière. Les techniques de forage profond, la gestion des pressions ou encore la modélisation géologique, éprouvées depuis des décennies dans l’exploration des hydrocarbures, trouvent aujourd’hui une nouvelle application dans la géothermie. Ce transfert de compétences réduit les barrières techniques et facilite l’émergence de projets dans des régions sans tradition géothermique.

À noter que l’estimation avancée par Ember, selon laquelle la géothermie pourrait remplacer jusqu’à 42 % de l’électricité produite à partir des fossiles, demeure théorique. Pour autant, elle pourrait servir d’outil d’orientation pour les décideurs politiques, et encourager l’intégration de la filière dans les stratégies énergétiques nationales et européennes.

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Mini réacteurs nucléaires : comment l’Europe s’organise pour rester dans la course

8 mars 2026 à 06:04

Dans un contexte de transition énergétique, d’explosion des centres de données et de tensions internationales, la course à l’énergie bat son plein. Le développement des SMR joue un rôle central dans cette bataille, mais l’Europe est à la traîne face à la Chine et aux USA. Pour revenir sur le devant de la scène, le Vieux Continent joue la carte de la coopération et veut augmenter les subventions. 

C’est désormais acté : notre avenir décarboné passera nécessairement par le nucléaire, mais pas forcément par des réacteurs de 1000 mégawatts électriques (MWe) ou plus. Si, à long terme, la fusion nucléaire suscite beaucoup d’espoir, à court terme, ce sont les petits réacteurs modulaires (SMR) qui ont le vent en poupe.

Depuis plusieurs années, le nombre de projets de Small Modular Reactor a explosé. Fin 2025, on comptait pas moins de 127 concepts à différents stades d’avancement. À ce jeu-là, c’est la Chine qui fait la course en tête et s’apprête à mettre en service le premier SMR commercial au monde : Linglong One. D’une puissance de 125 MWe, il est actuellement en phase finale de tests. De leur côté, les États-Unis ne sont pas loin derrière, et le Département de l’Énergie n’hésite pas à mettre le paquet question subvention pour rester dans la course.

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L’Europe tente de rattraper son retard

Pour l’heure, l’Europe accuse un retard conséquent. Pour tenter de regagner du terrain, la Commission européenne a récemment annoncé vouloir mettre en place une stratégie commune, spécifique aux SMR, pour aider les projets européens à rester compétitifs. Cette stratégie consiste notamment à encadrer les autorisations et les normes de sûreté à l’échelle européenne, tout en créant une chaîne d’approvisionnement européenne résiliente.

Prémisse de cette nouvelle stratégie commune, le projet français Nuward vient de recevoir un examen positif par pas moins de six autorités de sûreté différentes, ce qui faciliterait son déploiement à l’échelle européenne en phase de commercialisation. Parmi les autorités de sûreté concernées, on retrouve la France, la Finlande, la Tchéquie, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède.

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Une histoire de budget

Nerf de la guerre, la question du financement a également été abordée par la Commission européenne. Cette dernière a mis en place différents programmes d’investissement pour favoriser l’innovation mais également le déploiement de ces nouveaux types de réacteurs.

Pour le moment, Horizon Europe, principal programme de financement de l’UE pour la recherche et l’innovation, ne soutient aucun projet nucléaire malgré une enveloppe de 95,5 milliards d’euros répartis entre 2021 et 2027. En revanche, le programme Euratom Fission Research, qui est complémentaire à Horizon Europe, finance plusieurs projets de recherche sur le nucléaire, avec un budget total de 1,38 milliard d’euros. L’Innovation Fund est un programme de financement dédié aux technologies innovantes à émission nette zéro ou à faible émission de carbone. Il est donc taillé sur-mesure pour les SMR.

Pour finir, la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoit un soutien aux alliances industrielles en lien avec les SMR, alors même qu’elle refusait de financer le nouveau nucléaire il y a encore deux ans. C’est un signal fort pour une filière qui ne demande qu’à se développer, mais dont la question de l’investissement est le plus gros obstacle. L’institution européenne n’a pas soutenu de construction de centrale nucléaire depuis presque 50 ans.

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Batterie fer/air : Google signe un chèque d’un milliard de dollars pour développer cette technologie

7 mars 2026 à 05:59

Google n’en finit plus d’investir dans les énergies. Après le solaire, l’éolien, l’hydroélectrique et même le nucléaire, le géant américain vient d’annoncer un énième investissement colossal dans une nouvelle technologie de batterie : fer/air. 

Le montant paraît colossal, et pourtant, Google semble avoir fait une bonne affaire. Le géant américain vient d’engager un investissement de près d’un milliard de dollars auprès de la startup Form Energy pour la construction d’une batterie géante, capable de stocker de l’énergie pendant plus de quatre jours. Les caractéristiques de la batterie sont démesurées, avec :

  • Une puissance de 300 mégawatts (MW)
  • Une capacité de stockage de 30 gigawattheures (GWh)
  • Une durée de stockage de 100 heures (soit un peu plus de 4 jours)

Ramené à la capacité de stockage, l’investissement paraît très intéressant avec un coût total annoncé à 33,33 $/kWh (soit environ 29 €/kWh).

Habituellement, le prix des batteries stationnaires (BESS) avoisine souvent les 125 $ (108 €)/kWh. Seuls quelques systèmes à grande échelle parviennent à s’approcher des 60 $ (52 €)/kWh. Si le projet de Google est aussi peu cher, c’est qu’il n’utilisera pas la technologie LFP, mais une technologie de stockage de type fer/air. Méconnue, cette technologie promet pourtant d’être très intéressante d’un point de vue économique, car elle utilise des matériaux très répandus, à savoir le fer et… l’air.

Comment fonctionnent les batteries fer/air ?

Dans les grandes lignes, le fonctionnement d’une batterie fer/air repose sur un processus de rouille réversible entre le fer et l’oxygène de l’air. On y retrouve une anode en fer, une cathode ouverte à l’air et un électrolyte aqueux. Lors de la décharge, le fer de l’anode s’oxyde en absorbant l’oxygène présent dans l’air, ce qui libère des électrons. À l’inverse, pendant la recharge, la rouille est transformée en fer métallique, ce qui libère de l’oxygène dans l’air.

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Une technologie de batterie à faible rendement

Pour autant, les batteries fer/air ne se destinent pas à tous les usages, du fait de leurs caractéristiques intrinsèques. Elles ont notamment un médiocre rendement de 50 à 60 % par cycle complet contre 90 % pour les batteries LFP. En parallèle, elles affichent une densité énergétique très basse, de l’ordre de 100 à 150 W/kg contre plus de 1000 W/kg pour la technologie LFP. En revanche, elles sont capables de stocker pendant près de 100 heures.

De ce fait, elles se montrent parfaitement adaptées à du stockage réseau autre qu’à très court terme. Dans ces conditions, quand le nombre de cycles par an est limité, le faible coût d’investissement devient un critère bien plus important que l’efficacité énergétique, car la batterie est considérée comme « inactive » pendant de longues périodes. En revanche, la faible densité énergétique associée à un rendement peu élevé la rend peu adaptée à une optimisation journalière de la production renouvelable.

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760 W : voici le panneau solaire le plus puissant du monde en 2026

Par : Hugo LARA
6 mars 2026 à 15:07

Le fabricant chinois Trinasolar a présenté cinq nouveaux modules photovoltaïques particulièrement performants. Une gamme de panneaux qui atteint jusqu’à 760 Wc de puissance – du jamais vu – avec des rendements de 24,8%.

Trinasolar a dévoilé sa nouvelle gamme de panneaux solaires lors du salon Key Energy Expo à Rimini, en Italie. Ces cinq modules intègrent tous la technologie n-type i-TOPCon Ultra et se répartissent en deux gammes, l’une conçue pour les petites installations résidentielles et commerciales, l’autre réservée aux grandes centrales solaires. Ils se distinguent notamment par leur puissance et leur rendement élevés.

La première gamme de la série Vertex S+ G3 comprend trois modules spécialement conçus pour les installations résidentielles et commerciales sur toiture. Le modèle standard NEG9RP.28Z délivre une puissance de 485 Wc avec un rendement exceptionnel de 24,3 %. Sa dégradation annuelle se limite à seulement 0,35 %, garantissant une production stable dans le temps, selon le fabricant.

Adressé aux toitures résidentielles, le modèle Full Black NEG9R.25Z mise sur l’esthétique avec sa finition entièrement noire. Il atteint une puissance de 480 Wc pour un rendement de 24 %. Le troisième module, baptisé Shield NED9R.28Z, se distingue par sa résistance mécanique renforcée. Spécialement conçu pour résister à la grêle, il conserve une puissance de 485 Wc tout en offrant une protection supplémentaire aux installations très exposées à ce risque.

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Un panneau géant de 760 Wc pour les grandes centrales solaires

Pour les centrales photovoltaïques et toitures industrielles, Trinasolar propose deux modules de grande puissance. Le NEG21C.20Q établit un nouveau record avec ses 760 Wc de puissance maximale et un rendement de 24,5 %. Le précédent record était détenu par le panneau iPower7 de Akcome, qui développait 730 Wc.

Un poil plus modeste, le NEG19RC.20Q développe quant à lui 670 Wc avec un rendement légèrement supérieur de 24,8 %. Optimisé pour les suiveurs solaires, il conserve une compatibilité avec les installations existantes, selon son fabricant chinois. Ces deux panneaux bénéficient d’une garantie de performance de 30 ans, supérieure aux versions domestiques qui sont garanties sur 25 ans.

Avec une commercialisation prévue en Europe au second semestre 2026, ces nouveaux modules positionnent Trinasolar dans la course aux hautes performances. Reste à évaluer leur impact réel sur les coûts d’installation et leur adoption par le marché européen.

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Ces batteries veulent rendre la recharge des camions électriques moins chère

6 mars 2026 à 14:26

L’électrification des poids lourds passe par une électricité abordable et un accès suffisant au réseau électrique. C’est ce que la startup française Decade Energy propose de faire.

Puissance de raccordement insuffisante, délais administratifs, volatilité des prix de l’électricité : la startup française Decade cherche à transformer ces contraintes en opportunités de jouer avec les marchés et de faire baisser le prix de la recharge des poids lourds électriques. Créée à Paris, l’entreprise développe et finance des infrastructures de bornes de recharge haute puissance et des batteries stationnaires.

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La batterie se rémunère sur le réseau électrique et fait baisser le prix de la charge

L’idée n’est pas seulement d’installer des chargeurs mais de transformer les dépôts en micro-systèmes énergétiques capables de lisser leur consommation et de réduire leur exposition aux pics tarifaires, tout en se rémunérant avec les services systèmes fournis au réseau et le trading.
Concrètement, Decade déploie des batteries couplées à des bornes de recharge rapide. L’électricité peut être achetée lorsque les prix sont bas, stockée, puis restituée au moment de la recharge des camions ou lors des périodes de tension sur le réseau. Pour faire baisser le prix de la recharge, la société s’est associée à l’agrégateur suisse Axpo, afin d’accéder au marché spot et d’optimiser les revenus de la batterie.

Selon l’entreprise, ce modèle permet de réduire jusqu’à 30 % le coût de la recharge sur certains sites et d’atteindre un retour sur investissement en cinq ans pour un dépôt d’une vingtaine de camions électriques. Des chiffres qui restent à confirmer à mesure que les projets entreront en exploitation.
Un premier démonstrateur est en cours de finalisation chez Renault Trucks à Gennevilliers. Cette borne de recharge est une sorte de JBOX, un système de stockage avec des petites batteries réparties sur le territoire, opérée par l’entreprise NW devenue le leader du stockage par batterie en France.

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Tempo : comment EDF va écouler les jours rouges restants malgré une météo clémente

6 mars 2026 à 09:53

Avec 13 jours rouges à activer avant la fin du mois, les abonnés à l’offre Tempo devraient se retrouver avec une facture d’électricité colossale pour ce mois de mars. À moins que ?

L’inquiétude est palpable chez les quelque 900 000 abonnés d’EDF qui ont opté pour l’offre Tempo. Sur les fameux 22 jours rouges, durant lesquels le prix du kilowattheure est exorbitant, EDF n’en a utilisé que 9. Cela signifie que l’électricien doit placer les 13 restants avant le 31 mars 2026, uniquement pendant les jours ouvrés. Ces abonnés pourraient donc se retrouver avec une facture de mars très salée.

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Des jours rouges techniquement inutiles

Cet hiver, EDF n’a utilisé aucun jour rouge en novembre, deux en décembre, six en janvier et un seul en février. Cette faible utilisation s’explique notamment par des températures relativement clémentes, et un parc nucléaire qui a su répondre à la demande électrique du pays sans sourciller. Rappelons que ce n’est pas EDF qui fixe la date des jours rouges, mais RTE. Le gestionnaire de réseau, responsable de la stabilité de ce dernier, utilise les jours rouges pour réduire la consommation électrique en cas de fortes consommations d’électricité dues à des périodes de grands froids.

Si l’offre Tempo doit normalement comporter 22 jours rouges par saison, on voit difficilement comment RTE pourrait demander à EDF d’activer ces jours rouges pendant presque tous les jours ouvrés restants du mois de mars. Car l’hiver a été plutôt clément, et c’est encore plus flagrant en ce début mars, où les températures avoisinent les 20°C dans une grande partie de la France.

Plus qu’inutile, un recours à ces jours rouges durant une période où le réseau électrique n’est pas sous tension pourrait avoir un effet défavorable sur le réseau, obligeant notamment à réduire la production de manière disproportionnée sans justification.

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Vers une annulation des jours rouges ?

Dans ces conditions, pourrait-on voir ces jours rouges tout simplement annulés ? Cette hypothèse semble de plus en plus probable. D’ailleurs, ce ne serait pas la première fois qu’une telle situation se présente. En mars 2020, à cause de la crise du COVID, RTE avait renoncé à utiliser les jours rouges restant à cause d’une chute drastique de la consommation électrique.

Malgré cette possibilité, tout n’est pas gagné pour autant, les abonnés Tempo devront surveiller leur calendrier jusqu’au dernier jour. Si une ultime vague de froid avant le printemps n’est pas à exclure, c’est surtout l’instabilité géopolitique actuelle et la hausse du prix des carburants qui pourrait bouleverser les besoins d’exportations de la France vers ses voisins européens. Certains d’entre eux pourraient avoir besoin d’importer massivement de l’électricité française si le gaz naturel liquéfié venait à manquer à cause de la situation au Moyen-Orient, et en particulier dans le détroit d’Ormuz.

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Un humain consomme plus d’électricité que l’IA selon le patron de ChatGPT (c’est faux)

5 mars 2026 à 05:57

Habitué aux déclarations fracassantes, Sam Altman, grand patron d’OpenAI, n’a pas hésité à comparer l’entraînement de l’intelligence artificielle à celle des êtres humains pour justifier les dépenses énergétiques colossales qui sont associées au développement des centres de données. Une prise de position qui interroge.

Les plus grands acteurs de l’intelligence artificielle se sont récemment réunis à New Delhi, en Inde, pour parler de son impact sur le monde. Si des thématiques comme la démocratisation de l’IA, la souveraineté numérique ainsi que des questions d’éthique ont été évoquées, la question de l’énergie a également été abordée, notamment par Sam Altman, CEO de OpenAI.

Lors d’une interview en marge du sommet, Sam Altman a voulu répondre aux critiques sur la consommation d’énergie des centres de données, et défendre l’impact environnemental de l’intelligence artificielle en rappelant qu’il fallait aussi beaucoup d’énergie « pour former un être humain ».

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Une position pour le moins cynique

Dans le détail, Sam Altman a déclaré : « Les gens parlent de la quantité d’énergie nécessaire pour entraîner une IA, mais il faut aussi beaucoup d’énergie pour former un être humain. Il faut environ 20 ans de vie – et toute la nourriture que vous consommez pendant cette période – avant de devenir intelligent ».

Qu’il s’agisse d’une simple maladresse, ou d’un véritable cynisme, cette vision pose plusieurs problèmes. Le premier est, évidemment, que l’être humain n’a pas vocation à être efficace, et la vie humaine ne se résume pas à répondre à des questions de manière efficiente. D’autre part, il était évoqué ici l’énergie utilisée lors de la phase d’apprentissage d’une IA. Une vraie comparaison nécessiterait la prise en compte de l’ensemble du cycle de vie du modèle IA, ainsi que de l’infrastructure nécessaire pour le faire fonctionner, de l’extraction des minéraux jusqu’au recyclage des composants.

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Des questions sur la consommation d’énergie

Sam Altman regrette notamment que de fausses informations circulent sur la quantité d’énergie ainsi que la quantité d’eau nécessaire pour chaque requête sur ChatGPT. D’ailleurs, selon les grands acteurs de l’intelligence artificielle, l’impact énergétique serait compensé par l’importance de l’IA pour résoudre des problématiques mondiales. C’est sans compter le fait que 70 % des requêtes réalisées sur ChatGPT n’ont rien de professionnel, selon une étude récente.

Selon l’AIE, en 2024, les centres de données représentaient 1,5 % de la consommation électrique mondiale. Toujours selon l’agence, ce chiffre devrait augmenter de 15 % par an jusqu’en 2030, affichant ainsi une croissance quatre fois supérieure aux autres secteurs.

D’ailleurs, OpenAI participe grandement à cette dynamique, en ambitionne d’atteindre 250 GW de capacité énergétique d’ici 2033, soit presque quatre fois la capacité totale du parc nucléaire français. Sam Altman, a tout de même reconnu qu’une évaluation des besoins énergétiques liés à l’IA était nécessaire, et qu’il fallait viser des modes de production décarbonés comme le photovoltaïque, l’éolien et le nucléaire.

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La consommation d’eau également pointée

Outre le sujet de l’énergie, la question de l’eau fait également débat concernant l’impact environnemental des centres de données. Le patron d’OpenAI a déploré que de fausses informations circulent à ce sujet sur les réseaux sociaux, citant un besoin de 17 gallons d’eau (soit 64 litres) par requête sur ChatGPT. Il a expliqué qu’une requête auprès de l’agent conversationnel ne nécessitait, en réalité, que de 0,000085 gallon d’eau, soit 0,32 mL. Il a également rappelé que le refroidissement des serveurs par évaporation, qui entraîne une grande consommation d’eau, n’est plus utilisé pour les centres de données d’OpenAI.

De la même manière que pour l’électricité, l’efficacité individuelle de chaque requête sur ChatGPT ne change pas le fait que la consommation globale d’eau, liée aux centres de données et à l’intelligence artificielle, est en progression. Selon le spécialiste Xylem dans un rapport de janvier 2026, la consommation totale d’eau par les centres de données a augmenté de 38 % entre 2020 et 2025 pour atteindre 23,7 km³ ! C’est 18 fois le réservoir du barrage de Serre-Ponçon !

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