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Nucléaire : l’Europe à fond sur la fusion pour retrouver sa souveraineté énergétique

28 mars 2026 à 06:17

Si l’Europe a changé son fusil d’épaule concernant la fission nucléaire, elle a également décidé de saisir le sujet de la fusion nucléaire à bras le corps pour gagner en indépendance énergétique. Elle compte ainsi multiplier les subventions pour devenir le premier continent à injecter de l’électricité produite grâce à la fusion sur son réseau.

La Commission européenne vient de dévoiler le budget de son programme Euratom, pour soutenir le secteur du nucléaire en 2026 et 2027. Sur une enveloppe totale de 330 millions d’euros, 222 millions d’euros seront consacrés au développement de la fusion nucléaire.

En pratique, ce budget conséquent devrait permettre l’établissement d’un nouveau partenariat public-privé à l’échelle européenne dans le domaine de la fusion. Ce partenariat doit contribuer au développement de cette technologie, mais également à la création d’une chaîne d’approvisionnement européenne. En parallèle, une partie de cette enveloppe devrait permettre le soutien des start-up européennes émergentes dans le domaine, afin de les porter à maturité. Enfin, des aides financières seront accordées pour la recherche fondamentale sur le sujet.

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La fusion, un espoir majeur pour le continent européen

Ce n’est pas un hasard si l’Europe accélère sur le sujet de la fusion nucléaire. Habituellement considéré comme un projet de recherche sur le long terme, la fusion nucléaire suscite de plus en plus d’espoirs à mesure que la recherche avance et que les besoins en énergie décarbonée augmentent. De nombreux laboratoires et start-ups travaillent d’arrache-pieds à travers le monde pour concrétiser la production d’électricité à partir de la fusion d’un atome de deutérium et d’un atome de tritium.

Pour l’Europe, il ne s’agit pas d’un simple développement technologique. La fusion nucléaire représente l’espoir d’une souveraineté énergétique retrouvée. En effet, contrairement à la fission nucléaire ou aux énergies fossiles, les ressources nécessaires à la fusion nucléaire sont plus disponibles, même sur le territoire européen. Par conséquent, cette technologie permettrait à l’Europe de moins subir les influences internationales en matière d’énergie.

Pour le moment, le Vieux Continent est particulièrement dépendant du reste du monde. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’explosion des prix de l’énergie depuis le blocage du détroit d’Ormuz.

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Le projet ITER est-il encore dans la course ?

Reste désormais à savoir quand aura lieu la première injection d’électricité issue de la fusion nucléaire sur un réseau national. Face aux nombreuses startups qui semblent en avance sur le sujet, on peut se demander si le projet ITER est encore dans la course. Si le début des opérations de recherche est annoncé pour 2034, la première réaction de fusion n’est pas attendue avant 2039. En parallèle, certaines startups paraissent plus avancées, ayant annoncé un début d’injection d’électricité issue de la fusion en 2028 pour Helion Energy, ou début 2030 pour Commonwealth Fusion Systems (CFS), Tokamak Energy et General Fusion.

D’ailleurs, le projet ITER n’a pas vocation à injecter du courant sur le réseau français. Pour cela, il faudra attendre le démonstrateur DEMO qui devrait injecter du courant sur le réseau à l’horizon 2050. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que le cadre du projet ITER dépasse la simple réaction de fusion, et met en place les bases d’une filière électrique robuste reposant sur la fusion nucléaire. Il devrait ainsi permettre une intégration et une industrialisation de ce procédé à grande échelle.

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Voici la plus grande centrale solaire flottante en autoconsommation d’Europe

28 mars 2026 à 06:14

Une cimenterie belge a décidé de prendre le sujet de la décarbonation à bras le corps, en visant le zéro émission d’ici 2030. Pour y parvenir, elle vient d’inaugurer la plus grande centrale solaire flottante en autoconsommation d’Europe. 

Avec ses 31 MWc de puissance, cette nouvelle centrale photovoltaïque installée sur un lac artificiel de 55 hectares est très loin des plus grandes centrales flottantes au monde. Néanmoins, il s’agit de la plus grande centrale flottante d’Europe dédiée à l’autoconsommation. La production électrique, estimée à 30 GWh/an, des 55 000 panneaux sera dédiée à l’alimentation de la cimenterie Holcim de la ville d’Obourg.

Installée sur un ancien site d’extraction de craie réhabilité en lac, la centrale est dotée de panneaux bifaciaux qui profiteront de la réflexion du soleil sur la surface de l’eau, augmentant ainsi sa production. L’intégration paysagère du site a été particulièrement soignée, avec un forage dirigé de 700 mètres de long entre la centrale et le poste de transformation et ses 64 onduleurs.

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Réduire les émissions de la production de ciment

Inaugurée quelques jours après une visite du roi des Belges sur le site d’Holcim, la centrale fait partie d’un projet plus vaste appelé GO4ZERO. Comme son nom l’indique, l’objectif de ce projet est simple : atteindre le zéro émission d’ici 2030/2031. Pour réussir cette ambitieuse mission, Holcim compte employer toute une série de technologies destinées à réduire l’impact carbone de ses procédés de fabrication.

Ces évolutions technologiques commencent dès la production de clinker qui sera obtenue par voie sèche plutôt que par voie humide. Dans le même temps, l’acheminement de ce clinker se fera en train pour limiter les émissions.

Les processus de chauffage seront également optimisés avec le recours à la biomasse, mais également à l’oxycombustion, une technique qui consiste à remplacer l’air ambiant par le dioxygène lors de la combustion. Enfin, des techniques de captage et de stockage du CO₂ émis lors du processus seront mises en place. L’ensemble de ces évolutions technologiques sera concrétisé à travers une usine flambant neuve qui devrait bientôt être mise en service. Grâce à elle, Holcim espère produire 2 millions de tonnes de ciment décarboné par an.

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EDF va fournir de l’électricité nucléaire à ce géant français du pétrole

Par : Hugo LARA
27 mars 2026 à 16:32

L’énergéticien national a signé un contrat sur 12 ans pour la fourniture d’électricité bas-carbone aux sites de raffinage et de chimie de TotalEnergies en France. Ce partenariat couvrira 60 % des besoins électriques de ces usines.

Dans un communiqué, EDF annonce avoir scellé un accord avec TotalEnergies visant à garantir une électricité majoritairement nucléaire à faible impact carbone pour les sites industriels stratégiques du géant pétrolier en France. Ce contrat, qui débutera en 2028, permettra d’assurer à long terme un approvisionnement compétitif et stable pour ces installations.

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400 MW de puissance nucléaire réservée

Il s’agit d’un énième contrat d’allocation de production nucléaire (CAPN) signé par EDF avec de grands industriels. Le prix de l’électricité négocié n’a pas été dévoilé. Prévu pour durer 12 ans, ce partenariat garantit à TotalEnergies l’accès à une part dédiée de la puissance nucléaire d’EDF pour alimenter ses sites industriels de raffinage et de chimie.

La capacité allouée par EDF à TotalEnergies représente environ 400 MW, soit près de 60 % des besoins électriques estimés de ces sites. Cette mesure vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique de ces industries très consommatrices, en assurant une électricité compétitive, mais aussi à bas carbone. Le CAPN permet aussi à EDF de mutualiser les risques liés à la variabilité de la production nucléaire, sans céder la responsabilité opérationnelle de ses centrales, qu’elle conserve intégralement.

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Grâce à cette mesure, le pilotage du réseau électrique français va devenir ultra précis

27 mars 2026 à 14:51

La Commission de régulation de l’énergie rapproche du temps réel le laps de temps qu’a RTE pour équilibrer à chaque demi-heure le réseau électrique, se rapprochant toujours de la gestion temps réel.

Prévue par la réforme européenne du marché de l’électricité de 2024, l’équilibrage jusqu’à 30 minutes avant la livraison (le T-30) n’entrera en vigueur en France qu’en 2029. Selon la CRE, c’est une « évolution significative en termes d’exploitation » qui « impose de repenser l’organisation actuelle des marchés de l’équilibrage ». Première évolution validée : la révision des méthodes de dimensionnement des réserves rapides et complémentaires, mobilisées pour restaurer la fréquence du réseau. Ce sont les réserves qui sont activées, par ordre de rapidité d’activation et d’apport au maintien ou à la restauration de la fréquence, pour s’assurer que, chaque jour, la production d’électricité soit égale à la consommation.

La Commission de régulation de l’énergie valide une approche plus dynamique et probabiliste, dans laquelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique, doit déterminer ses besoins d’équilibrage (dépendant des centrales disponibles et de ses prévisions de consommation), en tenant compte de leur variabilité croissante à court terme. Le dimensionnement ne repose donc plus uniquement sur des scénarios extrêmes (RTE prend beaucoup de marge pour équilibrer et cela coûte plus cher), mais sur une analyse plus fine des déséquilibres effectivement observés.

Le régulateur valide également l’introduction d’un dimensionnement explicite de la réserve rapide à la baisse (consommer le surplus d’électricité ou réduire la production) lié notamment aux injections excédentaires du solaire sur le réseau.

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Des produits de marché rapprochés du temps réel

La seconde délibération de la CRE porte sur les modalités de contractualisation. La CRE approuve la création d’un nouveau produit capacitaire attribué via des appels d’offres journaliers. Ce mécanisme vise à « développer progressivement de nouveaux gisements d’équilibrage plus flexibles », capables d’intervenir sur des horizons très courts. La flexibilité de la demande a notamment le vent en poupe : les ménages peuvent avoir des appareils très consommateurs, comme un véhicule électrique, un chauffe-eau, tous pilotables à distance, comme ce que fait la startup Symphonics.

Dans un cadre T-30, les besoins d’équilibrage se matérialisent plus tardivement et exigent des actifs à forte réactivité, là où les dispositifs existants, souvent contractualisés à plus long terme, apparaissent moins adaptés (centrales à gaz). La CRE précise qu’elle sera attentive à ce que l’émergence de ces nouvelles flexibilités se fasse « à un coût maîtrisé pour la collectivité ».

Pourquoi ces deux délibérations à horizon 2029 ? Les déséquilibres tendent à se concentrer sur des horizons de plus en plus proches du temps réel, sous l’effet de la variabilité des productions renouvelables et des incertitudes de prévision météorologiques associées. Dans le même temps, la réduction de l’inertie du système (avec l’effacement progressif des centrales à turbines type gaz, nucléaire, charbon au profit de l’électronique de puissance des ENR) accroît la sensibilité de la fréquence aux écarts instantanés, justifiant ainsi le besoin de réserves rapidement mobilisables.

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Le nouveau porte-avion français sera doté de deux réacteurs nucléaires de 225 MW

27 mars 2026 à 10:37

Plus impressionnant que le Charles de Gaulle à tout point de vue, le futur porte-avions français, désormais appelé France Libre, sera doté des plus puissants réacteurs nucléaires navals français. Baptisé K22, ce réacteur équipera également les futurs sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. 

Tout s’accélère, depuis quelques mois, autour de la construction du futur porte-avions français récemment baptisé France Libre. Plus long, plus large et plus lourd que l’actuel Charles de Gaulle, il aura besoin d’un mode de propulsion plus puissant que ce dernier. C’est donc tout naturellement que les équipes de Naval Group, de Framatome et de TechnicAtome se sont attelées à la conception d’une nouvelle chaufferie nucléaire dès 2020. Le France Libre devrait être équipé de 2 réacteurs nucléaires K22, pour une puissance cumulée de 450 MW thermique, soit 50% de plus que les deux réacteurs K15 du Charles de Gaulle.

Malgré un poids estimé à 75 000 tonnes en déplacement, soit 1,8 fois plus que l’actuel porte-avions, ces deux nouvelles chaufferies permettront au navire d’atteindre une vitesse supérieure à 27 nœuds, soit l’équivalent de 50 km/h.

Le France Libre, un navire aux dimensions exceptionnelles

Le porte-avions de nouvelle génération, communément appelé PA-NG, devrait être plus long de 50m que son prédécesseur et atteindre les 310m. Son pont d’envol, dont la surface est estimée à 17 000 m² (50% de plus que le Charles de Gaulle), devrait être équipé de plusieurs catapultes électromagnétiques, et permettre les décollages et les appontages en simultané.

6 à 8 réacteurs K22 à construire

Le France Libre ne sera pas le seul à profiter de ces nouveaux réacteurs nucléaires K22. Ces derniers vont également équiper la troisième génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), classe L’Invincible. Le premier des 4 SNLE 3G prévus est déjà en construction aux chantiers de Naval Group de Cherbourg depuis mars 2024.

Concernant les chaufferies nucléaires du PA-NG, la première soudure de l’enceinte de confinement a eu lieu en septembre dernier à Indret. Si tout se passe comme prévu, la construction du porte-avions devrait débuter en 2031 à Saint-Nazaire, pour une mise en service prévue en 2038.

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Crise énergétique : le gouvernement peu enclin à réduire le montant des taxes sur les carburants

26 mars 2026 à 16:26

Entre flambée du prix de l’énergie et inaction du gouvernement dans un contexte géopolitique tendu, les prochaines semaines s’annoncent compliquées pour la grande majorité des Français. Et si la réponse à cette dépendance énergétique était électrique ? 

Depuis le 28 février dernier, l’offensive militaire menée par Israël et les USA contre l’Iran fait exploser les prix de l’énergie. Si le gaz est encore loin des niveaux historiques atteints au début de la guerre en Ukraine, les conséquences de cette flambée des prix se font déjà ressentir pour les Français.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à la station-service la plus proche, et de jeter un œil aux tarifs affichés sur les totems. Si la hausse du prix du gaz résidentiel est encore minime, avec une augmentation de 4,3 % par rapport à février, la situation est déjà critique pour de nombreuses professions dans le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de la pêche ou du transport.

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Le temps du quoi qu’il en coûte est révolu

Pour tenter de stopper l’hémorragie, le gouvernement a prévu un certain nombre de mesures à destination des professionnels. Les pêcheurs pourront bénéficier d’un étalement des échéances fiscales, ainsi que des prêts de trésorerie garantis par Bpifrance. Les aides sont plus ou moins similaires pour les entreprises du transport, à savoir un report des cotisations sociales avec délai de paiement, sans frais ni majoration. En parallèle, le gouvernement a demandé aux principaux distributeurs français de carburant d’augmenter, dans la mesure du possible, leur production de produits raffinés, tout en faisant un effort afin de réduire les prix dès que c’est possible.

Pour autant, le gouvernement n’envisage aucune aide directe sur le prix de l’énergie, que ce soit sous forme d’une réduction des taxes ou de la mise en place d’un bouclier tarifaire. Toujours selon le gouvernement, la politique du quoi qu’il en coûte n’est plus d’actualité, du fait d’une situation budgétaire trop contraignante. Maud Bregeon a ainsi déclaré sur BFMTV que « le scénario d’une baisse des taxes n’est pas envisagé à l’heure où on se parle ».

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Profiter de la stabilité électrique française

La ministre déléguée chargée de l’Énergie a également rappelé que cette hausse du coût de l’énergie était due à la trop grande dépendance de la France envers les énergies fossiles, et sortir de cette dépendance était une urgence absolue.

Il faut bien reconnaître que la fragilité du contexte économique actuel est en grande partie due aux difficultés de transport des énergies fossiles. Une électrification des usages, et en particulier de la mobilité, permettrait de redonner à la France une plus grande souveraineté. Cette électrification permettrait de limiter les impacts de situations géopolitiques tendues comme l’actuelle guerre en Iran, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des Français. Il ne reste plus qu’à rendre plus abordables les moyens de transports électrifiés.

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Ces volets coulissants photovoltaïques produisent de l’électricité

25 mars 2026 à 16:15

Toujours plus abordables, les cellules photovoltaïques se déclinent désormais sur presque tout type de support, en particulier dans le domaine du bâtiment. Dernier exemple en date : des volets coulissants capables de produire de l’électricité, sans compromettre l’architecture des bâtiments. 

Voilà plus de 50 ans que les volets roulants ont peu à peu remplacé les volets traditionnels à double battant, notamment grâce à l’évolution des matériaux et à leurs meilleures performances en termes d’isolation thermique. Il existe également un autre type de volet aujourd’hui moins répandu : le volet coulissant. Celui-ci a un avantage esthétique indéniable, et est souvent utilisé par les architectes pour rythmer les façades de bâtiments grâce à l’emploi de matériaux spécifiques.

Le volet coulissant solaire / Image : Ehret.

La popularité de ce type de volet pourrait bientôt augmenter drastiquement grâce à une innovation signée EHRET. Le spécialiste allemand des volets en aluminium vient de dévoiler le SolarSlide, un volet coulissant équipé de cellules photovoltaïques. Au cœur de cette innovation, on retrouve un ensemble de cellules photovoltaïques prises en sandwich entre deux vitres qui peuvent être colorées. L’ensemble permet d’obtenir un résultat opaque ou semi-transparent, en fonction de la vision de l’architecte.

Surtout, le volet peut produire de l’électricité grâce au raccordement à un onduleur pour une intégration bâtiment, ou à un micro-onduleur directement intégré dans le vantail pour les solutions plug-and-play.

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La production décarbonée s’invite dans tous les aspects de l’architecture

Côté performance, Ehret annonce 141 Wc/m². On est loin des quelque 230 Wc/m² que l’on retrouve dans la plupart des panneaux solaires standards actuels. Néanmoins, l’essentiel n’est pas là. Ce volet photovoltaïque est un signal de plus que la production d’énergie s’intègre de plus en plus dans l’architecture et la construction en général.

Tout comme les tuiles, les garde-corps ou les vitrages solaires, cette solution devrait permettre une production électrique toujours plus proche des lieux de consommation pour les usages tertiaires ou résidentiels. Associé à des batteries de stockage, ce type de technologie laisse imaginer un avenir relativement proche dans lequel bâtiments et logements seraient autonomes en énergie. Reste désormais à savoir si leur intégration sera rendue possible sans faire exploser les budgets de construction et si elle n’imposera pas de coûteuses opérations d’entretien liées au câblage et à la présence d’un micro onduleur. Concernant ces volets coulissants, Ehret n’a pas dévoilé de tarif.

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Uranium naturel : la France pourrait-elle bientôt s’en passer pour produire son électricité ?

25 mars 2026 à 05:59

Entre les stocks de combustibles nucléaires usés qui s’accumulent et les risques de pénuries d’uranium naturel avant la fin du siècle, il devient impératif de trouver une solution pour mieux recycler et réutiliser les combustibles nucléaires usés. Pour cela, la France vient de relancer un programme de fermeture du cycle du combustible nucléaire qui devrait aboutir à la construction d’un nouveau réacteur à neutrons rapides. 

La construction des trois nouvelles paires d’EPR2 n’est que la partie émergée de la relance du nucléaire. En réalité, c’est toute une filière qui se remet en mouvement, et avec elle l’espoir de la fermeture du cycle du combustible nucléaire. Chimère pour les uns, espoir pour les autres, cette fermeture du cycle du combustible permettrait à la France de réutiliser une grande partie de son stock de combustibles usés, actuellement stocké pour une grande part à La Hague.

Présentement, la France recycle déjà une partie de son combustible nucléaire usé sous forme de MOX. Mais la politique française en la matière est axée sur le monorecyclage. Pour aller plus loin, l’Elysée a lancé, en mars 2025, un programme de fermeture du combustible, qui vise à réduire drastiquement les besoins de la France en uranium naturel. Un an plus tard, EDF, Orano, Framatome et le CEA viennent de dévoiler leur feuille de route sur le sujet, avec d’abord une phase d’étude de 4 ans, puis le lancement de la construction d’un prototype de réacteur à neutrons rapides à l’horizon 2030.

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Le mirage du réacteur à neutrons rapides

Depuis les années 50, la France n’a cessé de faire des recherches sur la fermeture du cycle du combustible nucléaire, grâce à la technologie des réacteurs à neutrons rapides. Ces recherches se sont d’abord concrétisées avec la mise en service, en 1957, du réacteur expérimental Rapsodie.

Quelques années plus tard, la France a ensuite lancé Phénix, un démonstrateur industriel de 250 MWe testé comme surgénérateur de plutonium. En d’autres termes, ce réacteur avait la capacité de produire plus de plutonium qu’il n’en consomme. Quelques années plus tard est construit Superphénix, un réacteur de 1200 MWe censé permettre la valorisation de l’uranium 238. Néanmoins, de nombreux incidents techniques viennent entacher sa carrière, qui se terminera de manière prématurée à cause de ses coûts excessifs et de sa faible rentabilité. Enfin, en 2019, le prototype censé succéder à Superphénix, appelé ASTRID est finalement arrêté faute de financements clairs, dans un climat d’incertitude concernant le nucléaire.

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Une vision sur le long terme

Depuis, la situation a bien changé. Avec la relance du nucléaire et les projets de construction de nouveaux réacteurs, il faut de nouveau se pencher sur les imposants stocks d’uranium 238 qui ne demandent qu’à être utilisés. Sur le papier, les réacteurs à eau pressurisée (REP) et les réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnent ensemble. Si les réacteurs à neutrons rapides permettent d’utiliser le combustible usé par les réacteurs à eau pressurisée, ces derniers produisent le plutonium nécessaire au démarrage des premiers.

Les recherches quant à la réutilisation de cet uranium sont d’autant plus importantes que de potentielles difficultés d’approvisionnement en uranium naturel à l’horizon 2070 font de plus en plus sens. Avec le programme de fermeture du cycle du combustible, le Conseil politique nucléaire vise la construction d’un premier réacteur nucléaire à neutrons rapides à l’horizon 2050. L’objectif est clair : passer à la phase industrielle pour la deuxième partie du siècle.

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En pleine crise énergétique, Lidl casse les prix de l’électricité

Par : Hugo LARA
24 mars 2026 à 15:15

Alors que les prix de l’essence et du diesel dépassent 2 euros le litre, le coût de la recharge des voitures électriques n’est pas affecté. Il va même baisser pour ceux qui font le plein sur les stations Lidl. L’enseigne de hard-discount annonce une réduction significative du prix de l’électricité sur ses bornes rapides jusqu’au 17 avril.

Est-ce un pied de nez pour les utilisateurs de véhicules thermiques ? Lidl, qui ne possède aucune station essence contrairement à la plupart de ses concurrents, lance une opération promotionnelle sur ses stations de recharge pour voitures électriques. En pleine crise énergétique, l’enseigne fait passer le prix du kilowattheure de 0,39 à 0,29 € sur toutes ses bornes, même rapides.

Dans les faits, c’est un alignement des prix de la recharge appliquée aux bornes rapides sur celui des bornes lentes, qui étaient déjà à 0,29 €/kWh. Une réduction de 25 % valable du 24 mars au 17 avril, uniquement pour les recharges lancées via l’application Lidl Plus, sans limitation de durée ni de quantité d’électricité.

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Un réseau de 1000 stations Lidl en France

Avec ce tarif promotionnel, Lidl se positionne temporairement comme le réseau de recharge rapide le moins cher de France. Seul Tesla fait mieux sur ses superchargeurs, la nuit seulement, avec un kilowattheure à 0,22 € (mais environ 0,40 € la journée). La tarification s’applique sur l’ensemble du réseau Lidl en France, qui compte plus de 5 500 points de charge répartis dans plus de 1 000 stations. Pour rappel, les stations Lidl comportent des bornes rapides DC jusqu’à 180 kW et des bornes lentes AC limitées à 22 kW.

Concrètement, cela ne changera rien pour les automobilistes se rechargeant habituellement sur les bornes AC 22 kW. Pour ceux qui se branchent sur les bornes rapides DC toutefois, l’économie réalisée est de l’ordre de 5 € par plein (50 kWh). Un utilisateur parcourant 400 km par semaine et se rechargeant exclusivement sur ces bornes économisera ainsi autour de 22 € sur la durée de l’opération.

Le geste sera certainement apprécié par les automobilistes roulant en électrique et ne disposant pas d’une solution de recharge à domicile. Rappelons que la recharge chez soi reste le moyen le moins coûteux de faire le plein d’une voiture électrique. En heures creuses, le prix du kilowattheure oscille actuellement entre 0,13 et 0,16 € chez la plupart des fournisseurs d’électricité.

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Cette pompe à chaleur solaire made in France a chauffé une maison au climat glacial

24 mars 2026 à 10:32

Dualsun vient de publier les analyses de ses premières installations solarthermiques et les résultats sont très encourageants. Le fabricant français de panneaux solaires évoque une efficacité 30% supérieure aux PAC air/eau traditionnelles. 

Imaginez une installation qui permet de produire du chauffage, de l’eau chaude et de l’électricité de manière décarbonée. C’est, en substance, ce que propose le fabricant français Dualsun avec son installation appelée MAX. Issu d’un partenariat avec l’entreprise guérandaise Arktos, le système MAX est composé d’une pompe à chaleur associée à des panneaux solaires hybrides Spring 4.

Pour permettre un fonctionnement optimal avec la pompe à chaleur d’Arkteos, Dualsun a modifié son panneau hybride en y ajoutant des ailettes sur la partie arrière. Ces dernières augmentent la surface d’échange avec l’air pour atteindre les 6 m². De ce fait, ces panneaux solaires affichent les caractéristiques suivantes :

  • 425 Wc de puissance photovoltaïque avec un rendement de 21,80% grâce aux cellules TOCon,
  • 895 Wth de puissance thermique,
  • Des dimensions de 172 cm par 113 cm.

Le bilan carbone des panneaux est estimé à 10 g eqCO₂/kWh.

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Une maison référence dans les Vosges

Pour mettre en avant cette innovation 100% française, Dualsun a analysé les données de consommation de quelques-unes de ses installations en prenant pour référence une maison située dans les Vosges, à Chavelot. C’est le site qui a vécu les températures les plus froides avec une température de base de  -15°C. Cette dernière était précédemment équipée d’une chaudière au fioul alimentant le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Dualsun en a profité pour comparer les résultats de son installation aux résultats de l’ADEME en ce qui concerne les PAC air/eau traditionnelles.

Les économies qui ont été réalisées sont impressionnantes. Voilà les résultats relevés :

Été :

  • 391 € pour la chaudière au fioul,
  • 19 € pour une PAC air/eau classique,
  • 0 € pour l’installation MAX

Hiver : 

  • 1179 € pour la chaudière au fioul,
  • 649 € pour une PAC air/eau classique,
  • 524 € pour l’installation MAX.

Pour la première année complète de fonctionnement de l’installation, Dualsun évoque une économie de 70 % par rapport à la chaudière au fioul. Pour obtenir de tels résultats, la maison de 100 m² a été équipée d’une pompe à chaleur Arkteos de 9 kW, associée à 15 panneaux hybrides Spring 4, pour une puissance électrique totale de 6,3 kWc.

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Une solution 100 % française

Difficile d’exister, sur le marché du photovoltaïque, face à la concurrence chinoise. Plusieurs fabricants français ont d’ailleurs fini par mettre la clé sous la porte, comme Systovi ou Photowatt. Pour tenir le coup, Dualsun joue la carte de l’innovation en proposant des panneaux hybrides, globalement moins répandus que les panneaux photovoltaïques simples.

Sur le papier, le système MAX proposé par Dualsun a tout pour plaire. Il reste à savoir si cette solution trouvera sa place sur le marché, malgré un investissement assez élevé. On parle de plus de 30 000 € pour l’installation d’une PAC de 6 kW associée à 14 panneaux, hors aides.

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Méga batterie solaire de 250 kWh, eau chaude gratuite : 5 innovations chinées au salon Open Energies 2026

Par : Hugo LARA
23 mars 2026 à 15:56

De la petite batterie de balcon à l’énorme système de stockage industriel en passant par le discret disjoncteur solaire et la tuile photovoltaïque, les salons sont l’occasion de jeter un oeil aux dernières innovations en matière de transition énergétique. Nous avons parcouru les allées d’Open Energies 2026 à Lyon, un rendez-vous bisannuel autour des énergies bas-carbone, et déniché quelques curiosités.

Une batterie solaire XXL pour les pros

Premier arrêt sur le stand de Technideal, un spécialiste des solutions solaires pour les professionnels. L’entreprise française y présentait un système de stockage industriel conçu par RCT Power qui ne passe pas inaperçu : une grosse armoire destinée aux installations de grande envergure, typiquement derrière une centrale solaire couvrant 700 m² de toiture. Le système embarque cinq modules de batteries LFP de 46 kWh chacun, pour une capacité totale atteignant 250 kWh.

Chaque batterie contient 52 cellules gérées individuellement, maintenues entre 20 et 25 °C grâce à un refroidissement liquide. En cas d’incendie, un système de détection et d’extinction intégré promet d’intervenir en moins de cinq secondes. Un cas d’usage particulièrement mis en avant : le couplage avec des bornes de recharge de véhicules électriques, permettant de ne puiser l’énergie réseau qu’en heures creuses.

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Une batterie résidentielle ultra-fine chez Anker

Avec son design particulièrement fin (15 cm d’épaisseur), la batterie résidentielle Anker Solix X1 a accroché notre regard. Ce système tout-en-un intègre onduleur et batteries dans un boîtier compact, disponible en version monophasée (jusqu’à 6 kW) ou triphasée (jusqu’à 12 kW). Originalité notable : il supporte un surdimensionnement à 200 %, permettant de connecter 12 kW de panneaux sur un onduleur de 6 kW, la moitié de la production alimentant directement la maison, l’autre chargeant les batteries en courant continu. La capacité de stockage est personnalisable de 5 à 180 kWh.

L’ensemble peut communiquer en wifi avec d’autres équipements pour optimiser l’autoconsommation, comme une wallbox de recharge pour véhicule électrique. Le système de gestion intégrerait une intelligence artificielle qui croiserait les données météo, la tarification dynamique et les habitudes du foyer pour gérer les flux d’énergie. Le retour sur investissement est annoncé autour de trois ans. Pour les particuliers souhaitant installer eux-mêmes leur batterie sans intervention d’un professionnel, Anker propose également une version plug-and-play de 2,7 kWh (extensible par modules), raccordable directement sur une prise domestique.

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Bluetti se lance dans les batteries industrielles

Parmi les innombrables marques chinoises, Bluetti présentait son modèle de batterie résidentielle dotée de l’onduleur EP2000 (14 kWh dans la configuration exposée, extensible à 51 kWh), commercialisé entre 8 000 et 9 000 euros. Mais la vraie nouveauté présentée en première européenne à Lyon, c’est leur armoire de stockage industriel : 125 kW de puissance en sortie, 257 kWh de stockage, refroidissement liquide, une excursion dans le domaine des batteries XXL pour ce fabricant originellement concentré sur les solutions destinées aux particuliers.

Une tuile solaire chinoise pour casser les prix ?

Jackery, autre fabricant chinois, n’est pas seulement venu présenter sa batterie solaire plug and play SolarVault 3. La marque dévoilait aussi sa tuile photovoltaïque, imitant la tuile provençale, dotée de sorties MC4 compatibles avec n’importe quel onduleur ou batterie. Un produit de niche qui devrait être commercialisé via un réseau d’installateurs professionnels, dont les prix et la date de disponibilité exacte en France restent encore à confirmer.

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De l’eau chaude gratuite avec le délesteur solaire d’Ecojoko

Au-delà des batteries, l’innovation la plus surprenante du salon venait probablement d’un petit acteur français : Ecojoko. La start-up, déjà connue pour son assistant de suivi de consommation installé chez plus de 90 000 clients, lançait en janvier 2026 un contacteur connecté de conception très simple. Le principe : piloter automatiquement le chauffe-eau en fonction des surplus solaires, des heures creuses et des habitudes du foyer.

Car un ballon de 300 litres peut stocker l’équivalent de 10 kWh d’énergie thermique, une « batterie gratuite », selon Laurent Bernard, cofondateur d’Ecojoko. Son prix est toutefois élevé : entre 400 à 600 euros posés par un installateur partenaire. Mais le dispositif permettrait de gagner 30 points d’autoconsommation. Sur la durée de vie d’une installation solaire, le gain estimé dépasserait 16 000 euros, de quoi presque doubler la rentabilité d’un projet photovoltaïque classique, d’après la marque.

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Censé faire baisser nos factures, le versement nucléaire universel ne sera pas activé en 2026

23 mars 2026 à 11:45

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé, dans une délibération publiée le 10 mars, que le versement nucléaire universel (VNU) ne sera pas déclenché en 2026.

Sans surprise, la CRE fixe à zéro, dans une délibération, le tarif unitaire de minoration, autrement dit la réduction potentielle des factures d’électricité financée par les revenus du parc nucléaire d’EDF. L’État ne ponctionnera pas les revenus d’EDF tirés du nucléaire, étant inférieurs aux seuils de taxation prévus par le remplaçant de l’Accès régulé au nucléaire historique (Arenh).

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Redistribuer les bénéfices excessifs aux consommateurs

D’où vient le VNU ? Il succède à l’Arenh, définitivement arrêté fin 2025. Pendant plus d’une décennie, l’Arenh a permis aux fournisseurs alternatifs d’acheter une partie de la production nucléaire d’EDF à un prix régulé fixé à 42 €/MWh. Un dispositif de plus en plus critiqué, notamment pour son inadéquation avec les niveaux de prix récents et pour les tensions qu’il créait sur le marché.

Or, le principe du VNU est radicalement différent et surtout le problème est inversé : plutôt que de réguler les volumes vendus, il vise à redistribuer aux consommateurs une partie des revenus du nucléaire lorsque ceux-ci dépassent certains seuils. Concrètement, si EDF vend son électricité à des prix élevés sur les marchés, une fraction de ces gains est captée et reversée sous forme de baisse de facture. À l’inverse, si les prix restent modérés, aucun mécanisme de redistribution ne s’active.

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Le prix actuel de l’électricité ne permet pas d’activer le VNU

Pour 2026, les conditions ne sont pas réunies. Sur la base des prévisions de production et de commercialisation d’EDF, la CRE estime que le revenu moyen tiré du nucléaire atteindra environ 66 euros du mégawattheure (€/MWh). Un niveau bien inférieur au premier seuil de déclenchement, fixé à 78 €/MWh, et encore plus éloigné du plafond supérieur de 110 €/MWh. Dans ces conditions, aucune ponction sur les revenus de l’électricien public n’est prévue, et donc aucune minoration des factures pour les consommateurs.

Après les pics des prix observés en 2022 dans le sillage de la crise énergétique européenne, les prix ont largement baissé. L’Arenh était critiqué pour vider les poches d’EDF, son remplaçant le VNU le protège bien mieux désormais, avec des prix baissiers.

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La France va t-elle (enfin) obliger les centrales solaires à s’équiper de batteries ?

22 mars 2026 à 05:49

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 19 mars une note sur l’évolution des mécanismes de soutien au photovoltaïque et ouvre la voie à une intégration plus systématique du stockage dans les appels d’offres.

Une note de la CRE pour penser à réformer le soutien public au solaire, dans un contexte de financement public décrié : mission Lévy-Thot, rapport de la Cour des comptes… Les heures de prix négatifs augmentent et les volumes d’énergie solaire écrêtés aussi, dégradant à la fois la rentabilité des installations solaires et la soutenabilité des charges de service public.

Le régulateur français argue que le problème vient du calcul du complément de rémunération. Pour les installations lauréates des appels d’offres, le soutien public repose sur un prix de marché de référence, dit M0, construit à partir d’un profil de production solaire national. Concrètement, les prix spot sont pondérés par les heures de production du photovoltaïque, ce qui permet d’estimer un prix capté moyen (production × prix pour chaque quart d’heure de la journée). Or, avec la cannibalisation des prix par le solaire (la fameuse cloche solaire ou duck curve), ce mécanisme tend à intégrer structurellement des prix faibles, voire négatifs puisque la production est concentrée sur les mêmes plages horaires.

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Vers un changement du mode de calcul du tarif M0

La CRE propose ainsi d’arrêter ce mode de calcul en remplaçant le M0 profilé par une moyenne simple des prix spot mensuels. Ce changement technique modifie les incitations économiques : le producteur n’est plus rémunéré en fonction d’un prix capté passivement, mais en fonction de sa capacité à s’écarter de la moyenne du marché, donc à décaler sa production et ce, avec une batterie. Le M0 devrait augmenter et le complément de rémunération diminuer.

Dans ce nouveau cadre, l’hybridation avec des batteries prend tout son sens. En stockant l’électricité produite en milieu de journée pour la restituer en soirée, lorsque les prix sont plus élevés, l’exploitant peut améliorer significativement sa valorisation et donc son prix capté. La note évoque aussi la nécessité d’adapter les règles applicables en cas de prix négatifs. Aujourd’hui, le complément de rémunération peut être suspendu au-delà d’un certain nombre d’heures négatives, ce qui introduit une forme de risque sans pour autant encourager une réelle flexibilité. La CRE envisage de revoir ces modalités afin d’inciter les producteurs à éviter l’injection lors de ces périodes.

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Le solaire doit devenir flexible

La PPE évoquait timidement l’hybridation des parcs solaires. Ici, la CRE montre son intérêt à remplacer les dispositifs actuels, centrés sur le photovoltaïque seul, par des appels d’offres hybrides intégrant une batterie.

Le solaire doit se flexibiliser, avec sa participation au mécanisme d’ajustement (baisse de sa production et flexibilité rémunérée) et avec sa vente décalée grâce à une batterie colocalisée. Mais attention, une batterie colocalisée ne fera pas que du load-shifting (déplacement de la production solaire) mais aussi des services systèmes et du trading, comme si elle était seule, sinon elle serait difficilement rentable.

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Éolien et solaire : ils coûtent 3 milliards d’euros par an à l’État, et ça ne plait pas à la Cour des comptes

21 mars 2026 à 14:45

Après de récents rapports sur l’hydrogène, ou la gestion d’EDF, la Cour des comptes vient de s’attaquer au soutien public de projets de production d’énergies renouvelables (ENR). Dans son rapport, la Cour des comptes est catégorique : l’impact financier des ENR sur les dépenses publiques est trop important. Mais les syndicats des ENR ne sont pas du même avis. 

La Cour des comptes a passé en revue les aides publiques relatives aux énergies renouvelables, et comme à son habitude, elle a donné son avis tranché sur la situation. Selon l’institution française, le montant de ces aides est trop élevé, en particulier compte tenu de l’état des finances du pays. Il faut dire que sur les huit dernières années, la note a été particulièrement salée. Entre 2016 et 2024, la Cour des comptes a relevé un total de 26,5 milliards d’euros de dépenses, soit en moyenne 2,9 milliards d’euros par an. Ce montant est associé à quelque 87 milliards d’euros d’engagements financiers à long terme.

L’impact du soutien aux ENR est particulièrement variable d’une année à l’autre. En 2022, du fait des prix très élevés de l’énergie, les énergies renouvelables ont même rapporté près de 5 milliards d’euros à l’État. Mais certaines années, la situation est bien plus compliquée. Face à ces montants, la Cour des comptes a fait plusieurs recommandations, à savoir :

  • Réaliser un état des lieux des différentes aides avec un audit mené par la CRE,
  • Introduire des clauses de révision dans les prochains contrats, pour permettre une mise à jour des conditions en fonction de l’évolution du contexte économique,
  • Renforcer le contrôle des producteurs d’énergies renouvelables pour éviter les fraudes.
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Un rapport critiqué par les principaux concernés

Sur le papier, ce rapport semble prêcher le bon sens en proposant une analyse et une rationalisation des différentes aides financières destinées aux producteurs d’énergie renouvelable, afin d’éviter les abus sans remettre en question l’objectif zéro carbone à l’horizon 2050. Néanmoins, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Renouvelables ont tout de même tenu à y réagir pour défendre une filière qui a plus que jamais besoin de soutien.

De son côté, le SER a souhaité mettre en perspective les 2,9 milliards d’euros dépensés par an pour les énergies renouvelables, avec les 60 milliards d’euros dépensés chaque année en énergies fossiles. Le SER a d’ailleurs rappelé qu’en 2022, les ENR ont rapporté plusieurs milliards d’euros à l’État tandis que les dépenses en énergies fossiles ont atteint la bagatelle de 124 milliards d’euros. Le SER a également rappelé que la recommandation de la Cour des comptes concernant la lutte contre les fraudes se basait sur 849 suspicions d’écart entre puissance déclarée et puissance réelle. Toujours selon le SER, ces suspicions de fraude ne représentent que 0,1 % des quelques 700 000 contrats de soutiens publics en vigueur.

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Enfin, France Renouvelables a déploré un cadre de développement des projets ENR de plus en plus complexe. Selon le syndicat, la France a le cadre le plus contraignant de toute l’Europe, ce qui a nécessairement un impact négatif sur la compétitivité des projets, leur coût au mégawattheure et donc sur les besoins de soutiens publics. Dans ces conditions, le syndicat propose d’aller plus loin qu’un état des lieux des aides publiques, et souhaite une analyse du cadre de développement des projets ENR en France pour en améliorer la compétitivité, et donc réduire les besoins de soutien public.

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C’est acté : votre Livret A financera les nouveaux réacteurs nucléaires français

21 mars 2026 à 07:05

Le gouvernement français a confirmé, lors du cinquième conseil de politique nucléaire le 12 mars, que le Livret A financera en partie le programme des nouveaux réacteurs EPR2.

L’épargne des Français au service d’un grand projet : celui de construire les six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 déjà actés et huit autres optionnels. Mais en quoi peut-il aider à le financer ? Le Livret A est une épargne colossale constituée par 58 millions de Français, qui représente un pactole dormant de 449 milliards d’euros. Le chef de l’État souhaite le mettre au service du programme EPR2, dont le coût est évalué autour de 72 milliards d’euros selon la dernière estimation d’EDF, pour les six premières tranches.

Concrètement, la Caisse des dépôts, gestionnaire du livret A, accordera un prêt bonifié à EDF couvrant 60 % du coût total du programme sur les centrales nucléaires de Penly, Gravelines et Bugey. C’est la stabilité et le faible coût de l’épargne du Livret A, adaptée à des projets d’infrastructures lourdes et à long terme, qui justifient son recours par l’État.

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Une épargne auparavant au service du logement social qui va devoir être partagée

Pour les épargnants, c’est la même sécurité d’épargne : le Livret A garde sa disponibilité et sa garantie de l’État. Ce qui change, en revanche, c’est l’usage de l’argent : une partie des dépôts historiques, auparavant dédiée au logement social et aux collectivités locales, va être, là, mobilisée pour le nucléaire.
Cette concurrence possible entre financement du nucléaire et logement social déplaît à certaines associations, ce à quoi le gouvernement assure que le programme ne mettra pas en danger les missions traditionnelles du Livret A.

Parallèlement, dans ce conseil de politique nucléaire, les grandes lignes du programme EPR2 et le calendrier d’investissement ont été validés avec une première mise en service prévue d’ici 2038. Il a également approuvé le programme aval du futur d’Orano pour renouveler les installations de retraitement et d’entreposage des combustibles nucléaires pour la cohérence du parc actuel avec les futurs EPR2.

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Cette batterie pour débuter dans l’autoconsommation solaire est à moins de 500 €

21 mars 2026 à 06:07

La batterie solaire SolarFlow 800 Plus de Zendure est proposée à 479 €, contre 839 € initialement, soit une réduction de 360 € (43 %). Ce système plug-and-play se destine aux petits foyers cherchant une solution simple et peu coûteuse pour réduire leur facture d’électricité.

Proposée par le pionnier des kits solaires plug & play Zendure, la batterie SolarFlow 800 Plus offre une capacité de 1,92 kWh, suffisante pour répondre à une consommation limitée comme dans un studio ou une petite habitation. Son design compact tout-en-un permet une installation facile, sans travaux électriques majeurs, une caractéristique appréciée des locataires ou personnes en location.

Autonomie modulable et compatibilité solaire

Cette batterie intègre deux entrées MPPT supportant jusqu’à 1 500 W (2 x 750 W) de panneaux photovoltaïques. Sa capacité peut être étendue jusqu’à 11,52 kWh, en empilant des batteries d’extension, ce qui offre une flexibilité selon l’évolution des besoins énergétiques du foyer. Avec une sortie en courant alternatif de 800 W, ce système permet d’alimenter plusieurs appareils domestiques classiques. L’objectif principal est d’optimiser l’autoconsommation d’énergie solaire pour diminuer la dépendance au réseau et ainsi réduire les coûts d’électricité.

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Une remise significative par rapport au prix habituel

Proposé à 479 €, le SolarFlow 800 Plus bénéficie d’une remise de 360 €, soit 43 % de réduction par rapport au tarif initial de 839 €. Sur le marché des petites batteries solaires plug-and-play, cette offre se situe dans la fourchette basse des prix, ce qui peut faciliter l’accès à un système de stockage conforme aux besoins limités sans investissement lourd.

Ce produit correspond particulièrement aux personnes souhaitant débuter leur transition énergétique sans recourir à des installations complexes ou coûteuses, et désirant une solution flexible et évolutive en capacité.

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Ces éoliennes en mer ont gagné leur duel face à Donald Trump

20 mars 2026 à 05:57

La bataille continue, entre l’administration Trump et les parcs éoliens offshore. Cette fois, c’est le secteur éolien qui a remporté une bataille grâce à la mise en production d’un parc de plus de 700 MW. 

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump mène un combat acharné contre l’éolien, et en particulier l’éolien en mer. Déterminé à empêcher le développement de ces parcs, il a récemment tenté de faire annuler cinq projets en cours de construction sur la côte atlantique en invoquant des problèmes de sécurité nationale.

Il aura fallu un mois à la Justice américaine pour révoquer cette suspension, et permettre la reprise des projets. Les différents porteurs de projet y auront laissé des plumes, à l’image de l’immense Coastal Virginia Offshore Wind, d’une puissance de 2,6 GW, qui a perdu 228 millions de dollars suite à cette suspension. Néanmoins, l’essentiel est préservé, et les parcs pourront bientôt être mis en service.

D’ailleurs, le parc offshore de Rhode Island vient de commencer à produire de l’électricité. Appelé Revolution Wind, ce parc d’une puissance de 704 MW et de 65 éoliennes devrait être entièrement mis en service au second semestre 2026.

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Des dégâts importants pour tout le secteur de l’éolien

Malgré ces nouvelles encourageantes, les attaques diverses et variées ont fortement affaibli le secteur de l’éolien offshore. La situation est notamment due aux nouvelles autorisations fédérales qui sont bloquées. Selon les chiffres, on compterait entre 60 et 100 grands projets éoliens ou photovoltaïques par l’administration.

Certains grands projets de par n’ont pas résisté aux attaques incessantes du président américain. C’est le cas de Atlantic Shores Offshore Wind qui a finalement été annulé en août dernier. Le parc Humboldt Bay Offshore Wind pourrait, lui aussi, mettre la clé sous la porte avec la suppression de près de 422 millions de dollars de subventions sur un budget total de 5 milliards de dollars.

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Ce vieux barrage hydroélectrique a été rénové grâce aux voitures électriques

19 mars 2026 à 15:04

Pour produire de l’électricité grâce à la force de l’eau, il n’y a pas que les grands barrages alpins. La France possède un grand nombre de petites centrales hydroélectriques qui ne demandent qu’à être rénovées. C’est exactement ce que fait un producteur d’énergie français, spécialisé dans les énergies renouvelables. 

Il y avait de l’agitation, en ce début mars, dans le petit village de Colombier-Fontaine (Doubs). Les habitants ont pu assister à l’installation de deux turbines Kaplan de 11 tonnes pour leur future centrale hydroélectrique. Alimentant autrefois une usine de tissage et filature de coton, elle aura résisté à l’arrêt définitif de cette dernière en 1971. Rachetée en 2015 par Dream Energy, elle est mise à l’arrêt en 2017 suite à un incendie accidentel.

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Des batteries dans l’ancienne filature de coton

Pour la remettre en fonctionnement et même augmenter sa puissance, Dream Energy n’a pas hésité à y investir près de 3 millions d’euros. Cette rénovation d’ampleur, qui nécessite l’assèchement provisoire du bras du Doubs sur lequel se trouve la centrale, a débuté en aout 2025. Maintenant que les deux turbines de 250 kW chacune sont en place, Dream Energy va poursuivre la rénovation en espérant une mise en service en septembre prochain. En plus du remplacement des turbines, le projet comprend une passe à poisson et même un parcours de canoë-kayak.

À terme, le site devrait produire cinq fois plus d’électricité qu’avant pour atteindre 3 gigawattheures (GWh) annuels. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 5 bornes de recharge ultra-rapide 200 kW avec un taux d’utilisation d’environ 30 %, selon nos calculs. D’ailleurs, Dream Energy ne compte pas s’arrêter là et envisage de réinvestir les bâtiments de l’ancienne filature pour y installer des batteries de stockage. Celles-ci permettront d’optimiser la réinjection de l’électricité produite. C’est d’autant plus important que la production devrait varier au fil des saisons, car le site ne dispose pas de retenue d’eau.

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Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai

Avec ce projet de rénovation, Dream Energy n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise française a un positionnement unique : elle ambitionne d’installer 4000 points de recharge pour voitures électriques en Europe d’ici 2030, et de les alimenter grâce à un maximum de sites de production d’électricité décarbonée. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise a déjà mis en œuvre de nombreux parcs photovoltaïques, et possède plusieurs microcentrales hydroélectriques.

Il y a déjà quelques années, elle avait remplacé les turbines d’une centrale située à Perrigny-sur-l’Ognon, en Côte-d’Or, pour faire passer la production de 0,9 GWh à 2,3 GWh. Elle a également fait l’acquisition du barrage de Baccarat, construit en 1927 et rénové en 2012.

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Quelle est la meilleure offre d’électricité pour recharger une voiture électrique en 2026 ?

17 mars 2026 à 14:05

Recharger une voiture électrique à domicile modifie la facture d’électricité. Heures creuses, offres dédiées, option Tempo : tous les contrats ne se valent pas. Tour d’horizon des offres d’électricité pour voiture électrique réellement adaptées à la recharge en 2026.

ℹ️ Les tarifs indiqués dans cet article datent de janvier 2026

Ce qu’il faut retenir en 2026 pour recharger une voiture électrique

Recharger une voiture électrique à domicile reste, en 2026, la solution la plus économique. Mais le choix du contrat d’électricité pèse fortement sur la facture finale. Entre heures creuses, offres dédiées et options spécifiques, les écarts de coût peuvent être significatifs selon les usages.

Dans les faits, quelques enseignements se dégagent clairement.

  • La recharge nocturne est déterminante : les contrats avec heures creuses restent les plus adaptés à la majorité des conducteurs.
  • Les offres spéciales “voiture électrique” ne sont pas systématiquement les moins chères, malgré un positionnement marketing attractif.
  • L’option Tempo d’EDF peut offrir des économies importantes, à condition d’accepter des contraintes fortes en hiver.
  • Le prix du kilowattheure ne suffit pas à comparer deux offres : le coût de l’abonnement et les plages horaires jouent un rôle clé.
  • Changer de fournisseur reste simple et sans frais, ce qui permet d’adapter son contrat à l’évolution des tarifs.
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Comment nous comparons les offres d’électricité pour voitures électriques en 2026

Recharge d’une Tesla Model Y à domicile pour comparer les offres d’électricité voiture électrique en 2026

Notre comparaison des offres d’électricité pour voiture électrique repose sur une Tesla Model Y parcourant 16 000 km par an, soit environ 2 500 kWh consommés pour la recharge à domicile.

Comparer les offres d’électricité adaptées à la recharge d’un véhicule électrique ne se limite pas au prix du kilowattheure. Le coût de l’abonnement et les plages horaires jouent un rôle déterminant.

Pour cette comparaison, nous retenons un cas courant : une Tesla Model Y, parcourant 16 000 kilomètres par an, rechargée exclusivement à domicile, principalement la nuit. La consommation annuelle liée à la recharge est estimée à environ 2 500 kWh.

Nous privilégions donc les offres avec heures creuses et les contrats spécifiquement pensés pour la recharge nocturne. Les recharges sur bornes publiques ne sont pas prises en compte. Les prix sont indiqués toutes taxes comprises, abonnement inclus.

Recharge à domicile : quels usages en 2026 ?

Dans la grande majorité des cas, la recharge s’effectue le soir au retour du travail, ou durant la nuit, lorsque les tarifs sont les plus bas. Nous avons donc privilégié les offres avec heures creuses, ainsi que les contrats proposant des plages tarifaires spécifiques à la recharge nocturne. Les recharges en journée ou sur bornes publiques ne sont pas prises en compte dans cette comparaison.

Critères comparés : prix, abonnement, contraintes

Pour chaque offre analysée, nous prenons en compte :

  • Le prix du kilowattheure sur les plages les plus favorables à la recharge,
  • Le coût annuel de l’abonnement,
  • Les contraintes techniques éventuelles, comme l’obligation d’un compteur communicant,
  • Les conditions d’accès, notamment liées au type de logement ou au véhicule.

Tous les prix sont indiqués toutes taxes comprises, afin de refléter le coût réel supporté par l’usager.

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Les offres d’électricité classiques adaptées à la recharge d’un véhicule électrique

Recharge d’une voiture électrique à domicile en heures creuses dans un garage individuel

La recharge nocturne en heures creuses reste la solution la plus économique pour la majorité des conducteurs de voitures électriques en 2026.

Il n’est pas nécessaire de souscrire une offre spécifique pour recharger une voiture électrique à domicile. Les contrats classiques avec option heures pleines / heures creuses conviennent dans de nombreux cas, en particulier lorsque la recharge s’effectue la nuit.

Le tarif réglementé de vente d’EDF sert souvent de référence, mais plusieurs offres de marché reposent sur le même principe. Leur intérêt dépend principalement du prix du kilowattheure en heures creuses et du coût de l’abonnement.

Le tarif réglementé d’EDF (option heures pleines / heures creuses)

Le tarif réglementé de vente d’électricité, proposé par EDF, reste en janvier 2026 une référence de comparaison pour les ménages qui rechargent une voiture électrique à domicile. Ses prix sont fixés par les pouvoirs publics, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie.

Avec l’option heures pleines / heures creuses, le prix du kilowattheure est réduit durant huit heures par jour, le plus souvent la nuit. Cette configuration correspond bien aux usages de recharge à domicile, sans condition liée au type de véhicule.

Élément Valeur en vigueur au 01/02/26
Prix du kWh en heures pleines 0,2065 € TTC
Prix du kWh en heures creuses 0,1579 € TTC
Abonnement mensuel (12 kVA) 23,44 € TTC
Nombre d’heures creuses 8 heures par jour
Avantage spécifique aux véhicules électriques Aucun

Ce tarif séduit par sa lisibilité et son absence de contraintes spécifiques. En revanche, il n’est pas toujours le plus économique pour les conducteurs capables de concentrer l’essentiel de leur recharge sur des plages horaires encore plus avantageuses proposées par certaines offres de marché.

L’offre « Smart & Green » de Mint Énergie

Mint Énergie commercialise toujours son offre Smart & Green, une offre d’électricité verte à prix fixe pendant deux ans, accessible en option heures pleines / heures creuses.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe
Durée 2 ans
Électricité verte 100 % française (GO)
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Smart & Green (9 kVA, août 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 18,84 €/mois
Heures pleines 0,2081 €/kWh
Heures creuses 0,1635 €/kWh

Offre stable, mais plus chère que le tarif réglementé, surtout en heures pleines.

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L’offre « Elec Référence » 1 an d’Engie

L’offre Elec Référence d’Engie repose sur un prix de fourniture fixe pendant un an, avec une structure tarifaire conforme aux lignes directrices de la CRE.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe (fourniture)
Durée 1 an
Électricité verte Garanties d’Origine
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Elec Référence (9 kVA, septembre 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 38,95 €/mois
Heures pleines 0,1624 €/kWh
Heures creuses 0,1370 €/kWh

Des prix du kWh compétitifs, mais une lecture difficile et des composantes susceptibles d’évoluer (TURPE, obligations).

L’offre « Éco Fixe » d’ENI (Plenitude)

ENI (Plenitude) propose toujours son offre Éco Fixe, avec des prix bloqués pendant un an, accessible en option heures pleines / heures creuses.

Critère Détail
Type d’offre Prix fixe
Durée 1 an
Électricité verte Garanties d’Origine
Option HP/HC Oui
Engagement Aucun

Tarifs HP/HC – Éco Fixe (9 kVA, décembre 2025)

Élément Tarif TTC
Abonnement 271,33 €/an
Heures pleines 0,2167 €/kWh
Heures creuses 0,1699 €/kWh

Des tarifs supérieurs au tarif réglementé, y compris en heures creuses, ce qui limite l’intérêt pour la recharge d’un véhicule électrique.

Comparatif des offres heures pleines / heures creuses début 2026

Le tableau ci-dessous compare les principales offres d’électricité classiques compatibles avec la recharge d’un véhicule électrique, en option heures pleines / heures creuses. Les tarifs sont indiqués à titre de référence pour une puissance de 9 kVA.

Offre Fournisseur Abonnement HP (€/kWh) HC (€/kWh) Prix fixes Électricité verte
Tarif réglementé HP/HC EDF 240 €/an 0,21 0,16 Non Nucléaire / hydraulique
Smart & Green Mint Énergie 226,08 €/an 0,2081 0,1635 2 ans Oui (100 % France)
Elec Référence Engie 38,95 €/an 0,1624 0,1370 1 an Oui (GO)
Éco Fixe ENI (Plenitude) 271,33 €/an 0,2167 0,1699 1 an Oui (GO)

Ce comparatif montre que les offres classiques HP/HC restent proches du tarif réglementé et ne proposent pas d’avantage spécifique pour la recharge d’un véhicule électrique. Leur intérêt repose surtout sur la stabilité des prix ou l’origine de l’électricité.

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Les offres d’électricité spécialement conçues pour les voitures électriques

Recharge d’une voiture électrique à domicile devant une maison individuelle en 2026

La recharge d’une voiture électrique à domicile reste la solution la plus courante pour les particuliers équipés d’une maison individuelle en 2026.

Avec la montée en puissance des véhicules électriques, certains fournisseurs ont développé des offres spécifiquement pensées pour la recharge à domicile. Leur principe est d’encourager la recharge lorsque la demande sur le réseau est la plus faible, en proposant des tarifs plus avantageux sur des plages horaires ciblées.

Contrairement aux offres classiques en heures pleines / heures creuses, ces contrats introduisent souvent :

  • des heures creuses étendues ou des heures super creuses,
  • des conditions d’éligibilité liées au logement ou au véhicule,
  • l’obligation d’un compteur communicant,
  • parfois un pilotage de la recharge via une application.

Ces offres peuvent permettre de réelles économies, à condition de pouvoir adapter ses usages. À l’inverse, une recharge en dehors des plages prévues peut rapidement annuler leur intérêt.

Dans cette section, nous passons en revue les offres dédiées encore pertinentes début 2026, ainsi que celles devenues marginales ou supprimées, afin d’évaluer leur intérêt réel pour les conducteurs de voitures électriques.

L’offre « Vert Électrique Auto » d’EDF

EDF commercialise toujours son offre Vert Électrique Auto, spécifiquement destinée aux propriétaires de véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Elle repose obligatoirement sur l’option heures pleines / heures creuses, avec un prix du kWh identique quelle que soit la puissance souscrite.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Public concerné Particuliers uniquement
Option tarifaire Heures pleines / heures creuses obligatoire
Électricité verte Oui (99 % hydraulique – Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix de marché
Compteur Linky Fortement recommandé
Prix du kWh Identique quelle que soit la puissance souscrite

Structure tarifaire – Vert Électrique Auto

Puissance souscrite Abonnement mensuel Heures pleines Heures creuses
6 kVA 15,74 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
9 kVA 19,81 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
12 kVA 23,76 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh
15 kVA 27,49 € 0,2219 € / kWh 0,1290 € / kWh

Verdict : Vert Électrique Auto reste une offre simple et lisible pour les conducteurs rechargeant majoritairement la nuit. Son principal intérêt réside dans la stabilité d’EDF et l’électricité verte hydraulique, mais ses tarifs sont généralement plus élevés que le tarif réglementé à usage équivalent.

L’offre « Charge’Heures » de TotalEnergies

TotalEnergies commercialise toujours son offre Charge’Heures, spécifiquement conçue pour encourager la recharge des véhicules électriques au cœur de la nuit. Elle introduit un troisième niveau tarifaire, les heures super creuses, encore moins chères que les heures creuses classiques.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée véhicules électriques
Structure tarifaire Heures pleines / heures creuses / heures super creuses
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix révisables
Compteur Linky Obligatoire
Offre dédiée VE Oui

Tarifs Charge’Heures (TTC – 9 kVA)

Type d’heures Prix du kWh
Heures pleines 0,2162 € / kWh
Heures creuses 0,1651 € / kWh
Heures super creuses (2 h – 6 h) 0,1261 € / kWh
Abonnement (9 kVA) Tarif
Mensuel 20,52 € TTC

Verdict : l’offre Charge’Heures est très performante pour une recharge strictement nocturne, notamment pendant les heures super creuses. Elle perd en intérêt si une part importante de la recharge s’effectue en heures pleines.

Des offres dédiées encore commercialisées, mais peu répandues

Recharge d’une voiture électrique à domicile en hiver avec l’option Tempo d’EDF

En option Tempo, la recharge d’une voiture électrique en hiver nécessite d’éviter les jours rouges pour limiter fortement le coût de l’électricité.

L’offre « Elec Smart Charge » de Sowee

Sowee, filiale d’EDF, propose l’offre Elec Smart Charge, destinée aux propriétaires de véhicules électriques souhaitant optimiser la recharge à domicile. Contrairement aux offres à plages tarifaires spécifiques, son intérêt repose à la fois sur une offre d’électricité à prix fixe et sur un service de pilotage de la recharge via l’application Mobilize Smart Charge.

Caractéristiques principales (début 2026)

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Structure tarifaire Option heures pleines / heures creuses
Durée de prix garanti 2 ans
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Compteur Linky Requis
Spécificité VE Pilotage automatique de la recharge

Tarifs de l’offre Elec Smart Charge – option HP/HC (TTC)

Grille applicable à partir du 1er octobre 2025 – exemple pour 9 kVA

Puissance Abonnement mensuel Prix du kWh heures pleines Prix du kWh heures creuses
9 kVA 19,85 € 0,2052 € 0,1614 €

Les tarifs du kWh et de l’abonnement sont fixes pendant deux ans. Ils sont identiques à ceux de l’offre Élec’ Prix Fixe 2 ans de Sowee, le bénéfice spécifique pour les véhicules électriques provenant du pilotage intelligent de la recharge.

Verdict : l’offre Elec Smart Charge peut convenir aux conducteurs disposant d’un véhicule compatible comme les Twingo E-Tech ou les Zoé E-tech produites après le 29 octobre 2020 et acceptant le pilotage automatique. Les tarifs restent cependant supérieurs à certaines offres dédiées comme Charge’Heures pour une recharge strictement nocturne.

L’offre « Voiture Électrique » d’Ekwateur

Ekwateur propose une offre spécifiquement destinée aux propriétaires de véhicules électriques, reposant sur une option heures pleines / heures creuses avec un différentiel tarifaire très marqué. L’objectif est clair : rendre la recharge nocturne particulièrement attractive, au prix d’un kWh élevé en heures pleines.

Critère Détail
Type d’offre Offre dédiée aux véhicules électriques
Public concerné Particuliers
Structure tarifaire Heures pleines / heures creuses
Électricité verte Oui (Garanties d’Origine)
Engagement Aucun
Indexation Prix de marché
Compteur Linky Obligatoire

Tarifs de l’offre Voiture Électrique d’Ekwateur – option HP/HC (TTC)

Puissance souscrite Abonnement mensuel Prix du kWh heures pleines Prix du kWh heures creuses
6 kVA 18,80 € 0,2920 € 0,1340 €
9 kVA 22,90 € 0,2920 € 0,1340 €
12 kVA 27,00 € 0,2920 € 0,1340 €

Les tarifs en heures pleines figurent parmi les plus élevés du marché, tandis que le prix du kWh en heures creuses reste compétitif pour la recharge nocturne d’un véhicule électrique.

Verdict : l’offre Voiture Électrique d’Ekwateur peut convenir à des profils très spécifiques, rechargeant quasi exclusivement la nuit et limitant fortement leur consommation en heures pleines. Pour un usage domestique plus équilibré, le surcoût en heures pleines réduit fortement son intérêt.

Comparatif des principales offres d’électricité pour voitures électriques (début 2026)

Offre Type d’offre Heures creuses avantageuses Prix HC (€/kWh TTC) Contraintes principales
EDF Vert Électrique Auto Dédiée VE Heures creuses classiques 0,1290 € HP élevées, Linky recommandé
TotalEnergies Charge’Heures Dédiée VE Heures super creuses (2h–6h) 0,1261 € Recharge à programmer strictement la nuit
Sowee Elec Smart Charge Dédiée VE + service Heures creuses classiques 0,1614 € Véhicule compatible, pilotage requis
Ekwateur Voiture Électrique Dédiée VE Heures creuses classiques 0,1340 € HP très élevées, usage diurne pénalisant

Ce tableau met en évidence que les offres les plus intéressantes pour la recharge d’un véhicule électrique sont celles permettant de concentrer la consommation sur des plages nocturnes bien définies. En contrepartie, elles imposent souvent des contraintes fortes sur les usages en heures pleines.

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Heures creuses, heures super creuses, Tempo : quelles options sont réellement avantageuses en 2026 ?

 

Option Tempo d’EDF : avantageuse mais exigeante

L’option Tempo du tarif réglementé d’EDF repose sur une tarification variable selon la tension du réseau. Elle alterne des jours bleus, blancs et rouges, avec des écarts de prix très marqués. Pour la recharge d’un véhicule électrique, elle peut devenir très économique, à condition d’être extrêmement discipliné.

Type de jour Prix kWh Heures creuses TTC Prix kWh Heures pleines TTC
Jour bleu ≈ 0,13 € ≈ 0,16 €
Jour blanc ≈ 0,15 € ≈ 0,18 €
Jour rouge ≈ 0,18 € ≈ 0,67 €

Les jours rouges, concentrés en hiver, rendent toute recharge en heures pleines prohibitive. À l’inverse, les jours bleus et blancs permettent une recharge nocturne très compétitive, souvent moins chère que les offres dédiées aux véhicules électriques.

Verdict : l’option Tempo est réservée aux conducteurs très flexibles, capables de programmer strictement leur recharge et de suspendre toute consommation les jours rouges. Mal maîtrisée, elle peut fortement pénaliser la facture.

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Quelle est la meilleure offre d’électricité selon votre profil de conducteur

Le choix d’une offre d’électricité pour recharger une voiture électrique dépend avant tout de votre usage réel. Kilométrage annuel, fréquence de recharge, équipement à domicile et flexibilité des horaires influencent fortement le coût final. Le tableau ci-dessous permet d’identifier rapidement l’offre la plus cohérente selon votre profil.

Profil de conducteur Usage principal Offres les plus adaptées Niveau de contrainte
Petit rouleur rechargeant uniquement la nuit Recharge nocturne occasionnelle Tarif réglementé EDF HP/HC, offres HP/HC classiques Faible
Conducteur régulier avec wallbox à domicile Recharge fréquente et programmée EDF Vert Électrique Auto, TotalEnergies Charge’Heures Moyenne
Gros rouleur très flexible Recharge majoritairement nocturne et décalable Option Tempo EDF, heures super creuses Élevée
Recharge occasionnelle à domicile Complément à la recharge publique Offre classique sans option spécifique Très faible

Dans la majorité des cas, une offre heures pleines / heures creuses bien choisie reste suffisante. Les offres dédiées aux véhicules électriques deviennent réellement intéressantes lorsque la recharge est fréquente et bien programmée.

Quelles conditions pour accéder aux offres “voiture électrique” en 2026

Les offres d’électricité spécifiquement conçues pour la recharge des véhicules électriques ne sont pas accessibles à tous les consommateurs. En 2026, les fournisseurs imposent encore plusieurs conditions, destinées à s’assurer que ces contrats sont bien utilisés pour leur usage initial.

Condition Exigence la plus courante
Type de véhicule Voiture électrique ou hybride rechargeable
Justificatif demandé Carte grise au nom du titulaire du contrat
Type de logement Maison individuelle le plus souvent
Compteur électrique Compteur Linky requis ou fortement recommandé
Données de consommation Accès au suivi horaire ou demi-horaire

Ces conditions varient selon les fournisseurs, mais elles visent toutes à encourager une recharge majoritairement nocturne et à mieux adapter l’approvisionnement électrique aux besoins du réseau.

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Les précautions à prendre avant de changer d’offre d’électricité

Changer d’offre d’électricité pour recharger une voiture électrique peut permettre de réduire sensiblement la facture, mais certaines formules comportent des contraintes ou des risques mal identifiés au moment de la souscription. Avant de vous engager, plusieurs points méritent une attention particulière.

Prix fixes, révisions tarifaires et durée d’engagement

Les offres à prix fixe garantissent un tarif du kWh et de l’abonnement pendant une durée limitée, généralement un ou deux ans. Cette stabilité protège contre les hausses à court terme, mais elle peut devenir pénalisante si les prix du marché ou le tarif réglementé baissent. Il est donc essentiel de vérifier les conditions d’évolution à l’issue de la période de garantie.

En pratique, la majorité des contrats restent sans engagement et peuvent être résiliés à tout moment. En revanche, les nouveaux tarifs appliqués après la période initiale peuvent s’avérer nettement moins avantageux si aucune vigilance n’est exercée.

Attention aux kWh très bas en heures creuses

Un prix du kWh très attractif en heures creuses peut masquer un abonnement élevé ou des heures pleines fortement surtaxées. Pour un foyer qui ne parvient pas à concentrer l’essentiel de sa consommation sur les plages nocturnes, le gain espéré peut rapidement disparaître.

Avant de souscrire, il est indispensable d’évaluer la part réelle de la consommation du logement en heures creuses, et pas uniquement celle liée à la recharge du véhicule électrique.

Quand changer de fournisseur reste pertinent

Changer de fournisseur est particulièrement pertinent lorsque la recharge du véhicule est fréquente, bien programmée et représente une part significative de la consommation annuelle. À l’inverse, pour une recharge occasionnelle, les économies réalisées peuvent rester marginales.

Enfin, le marché des offres d’électricité évolue rapidement. Certaines formules dédiées aux véhicules électriques peuvent être modifiées ou retirées sans préavis, ce qui impose de réévaluer régulièrement la pertinence de son contrat.

Questions fréquentes sur l’électricité et la recharge des voitures électriques

Quelle est l’option tarifaire la plus intéressante pour recharger une voiture électrique ?

Dans la majorité des cas, l’option heures pleines / heures creuses reste la plus adaptée, à condition de recharger principalement la nuit. Les options plus complexes, comme les heures super creuses ou Tempo, peuvent être avantageuses pour les profils très flexibles.

Une offre dédiée aux voitures électriques est-elle toujours plus rentable ?

Non. Ces offres deviennent réellement intéressantes lorsque la recharge est fréquente et bien programmée. Pour une recharge occasionnelle, une offre classique peut suffire.

L’électricité verte est-elle réellement plus chère pour recharger un véhicule électrique ?

Les écarts de prix entre électricité verte et non verte se sont réduits ces dernières années. En pratique, le coût dépend davantage de l’option tarifaire choisie que de l’origine de l’électricité.

Peut-on changer d’offre d’électricité facilement lorsque l’on possède une voiture électrique ?

Oui. Les particuliers peuvent changer de fournisseur à tout moment et sans frais. Il est toutefois recommandé de vérifier régulièrement les nouvelles conditions tarifaires proposées à l’issue d’une période de prix fixe.

Les offres actuelles resteront-elles valables dans les prochaines années ?

Le marché de l’électricité évolue rapidement. Certaines offres dédiées aux véhicules électriques peuvent être modifiées ou retirées, ce qui rend nécessaire une veille régulière et une remise à plat de son contrat.

La recharge d’une voiture électrique peut-elle peser lourdement sur la facture ?

Oui, surtout en cas de recharge en heures pleines avec un tarif élevé. Une bonne programmation permet toutefois de limiter fortement l’impact sur la facture annuelle.

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Vous avez une question spécifique ou un retour d’expérience à partager sur la recharge à domicile et les offres d’électricité ? N’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article ou à rejoindre le forum de Révolution Énergétique pour échanger avec la communauté.

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Panneaux solaires fabriqués en France : quelles marques choisir en 2026 ?

17 mars 2026 à 11:31

La majorité des panneaux photovoltaïques installés en France proviennent encore d’Asie. Pourtant, la filière industrielle française se réorganise. Fabrication bas-carbone, relocalisation et souveraineté énergétique : quelles marques produisent réellement en France en 2026 ? Et avec quel impact environnemental ?

Le solaire est une énergie renouvelable, mais sa fabrication n’est pas neutre. Les cellules photovoltaïques sont composées de silicium, dont la transformation nécessite une forte consommation d’électricité. Or, l’empreinte carbone d’un panneau dépend largement du mix électrique utilisé lors de sa fabrication. C’est là que la production française peut faire la différence.

Quel est l’impact carbone des panneaux solaires fabriqués en France ?

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), environ 60 % de l’électricité utilisée dans la fabrication mondiale des panneaux solaires provient encore du charbon. Cette étape concerne surtout la production des lingots et wafers de silicium.

En Europe, l’empreinte carbone d’un module photovoltaïque est estimée entre 25 et 45 gCO₂/kWh sur l’ensemble de son cycle de vie. Pour des modules issus de régions très carbonées, elle peut dépasser 60 gCO₂/kWh. La France bénéficie d’un mix électrique largement bas-carbone. Produire des panneaux sur le territoire réduit donc mécaniquement leur empreinte environnementale. Le transport ne représente qu’environ 3 % des émissions totales selon l’AIE. L’essentiel se joue lors de la fabrication. Enfin, un panneau solaire compense l’énergie nécessaire à sa production en 1 à 1,5 an selon l’ADEME. Sa durée de vie dépasse 30 ans. Opter pour une fabrication française constitue donc un levier pertinent pour réduire l’empreinte carbone du photovoltaïque.

Un panneau solaire « made in France » est-il vraiment 100 % français ?

Dans la majorité des cas, l’expression signifie que l’assemblage du module est réalisé en France. Les cellules, wafers et lingots restent souvent importés.

Origine des composants d’un panneau fabriqué en France

Composant Origine majoritaire en 2026
Lingots de silicium Chine
Wafers Chine / Asie
Cellules Chine ou Europe selon fabricant
Assemblage du module France

Quelques industriels cherchent toutefois à relocaliser l’ensemble de la chaîne de valeur. La capacité européenne reste limitée, mais plusieurs projets sont en cours.

Liste des fabricants de panneaux solaires fabriqués en France en 2026

Principaux fabricants de panneaux solaires fabriqués en France en 2026.

Fabricant Localisation État Spécificité Cellules françaises ?
Photowatt Isère Liquidé 🔴 Intégration lingots et wafers Partiellement
Voltec Solar Alsace Actif 🟢 Faible empreinte carbone Assemblage France
Systovi Loire-Atlantique Liquidé 🔴 Panneaux aérovoltaïques Assemblage France
DualSun Ain Actif 🟢 Panneau hybride Spring Oui, pour la gamme Spring
Carbon Fos-sur-Mer Projet 🟡 Usine de très grande capacité Objectif production complète

Combien coûtent des panneaux solaires fabriqués en France ?

Le prix d’une installation résidentielle varie généralement entre 1 700 et 2 500 € par kWc installé. Les panneaux fabriqués en France peuvent afficher un surcoût de 5 à 15 % par rapport à des modules asiatiques standards. Le temps de retour sur investissement se situe en moyenne entre 8 et 12 ans selon l’ensoleillement et le taux d’autoconsommation.

Les panneaux solaires français sont-ils éligibles aux aides ?

L’origine du module n’influence pas l’accès à la plupart des dispositifs nationaux. Une installation réalisée par un professionnel RGE permet d’accéder :

Le recours à un installateur qualifié reste déterminant pour sécuriser l’investissement.

FAQ – Panneaux solaires fabriqués en France

Existe-t-il des panneaux solaires 100 % français ?

Très peu d’acteurs maîtrisent l’ensemble de la chaîne, du silicium à l’assemblage. La majorité des panneaux fabriqués en France utilisent encore des composants importés.

Les panneaux solaires français sont-ils plus écologiques ?

Oui, en raison d’un mix électrique bas-carbone lors de leur fabrication. Leur empreinte carbone peut être inférieure à celle de modules produits dans des régions très carbonées.

Les panneaux français sont-ils plus chers ?

Un léger surcoût est observé. Il reste généralement compris entre 5 et 15 % selon les modèles.

Quelle est la durée de vie d’un panneau solaire ?

La durée de vie dépasse souvent 30 ans. Les garanties fabricants varient entre 20 et 30 ans selon les gammes.

La France peut-elle devenir indépendante dans le solaire ?

Plusieurs projets industriels visent à relocaliser la production. La dépendance reste forte, comme nous l’expliquions dans notre analyse sur la dépendance aux panneaux photovoltaïques chinois.

Faut-il privilégier des panneaux solaires fabriqués en France en 2026 ?

Choisir des panneaux solaires fabriqués en France répond à plusieurs enjeux. La fabrication locale permet de réduire l’empreinte carbone du module grâce à un mix électrique largement décarboné. Ensuite, privilégier une production nationale soutient la réindustrialisation du territoire. Plusieurs projets de giga-usines, notamment à Fos-sur-Mer, visent à relocaliser la production de cellules et de modules.

Cependant, la filière reste encore dépendante des importations asiatiques pour certains composants stratégiques, en particulier les wafers et les lingots de silicium. Par ailleurs, le surcoût observé à l’achat demeure limité. Dans la plupart des cas, il représente moins de 15 % du prix total de l’installation. Ainsi, pour un particulier, le choix dépend surtout de ses priorités : minimiser son empreinte carbone, soutenir l’industrie française ou optimiser strictement son budget.

Enfin, il convient de rappeler que le recyclage progresse également en France, comme le montre notre reportage dans une usine de recyclage de panneaux solaires. La question n’est donc plus seulement d’installer du solaire, mais de structurer une filière cohérente sur l’ensemble de son cycle de vie.

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