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Chaos à Lidl pour des climatiseurs : les premières émeutes liées au réchauffement climatique en France ?

Par : Hugo LARA
2 juillet 2026 à 16:04

La mise en vente de 200 000 climatiseurs et ventilateurs à bas prix chez Lidl a tourné à l’émeute jeudi 2 juillet. Longues files d’attente devant les magasins, portes forcées, bagarres, interventions policières : des troubles à l’ordre public qui pourraient bien être les premiers à avoir pour origine directe le changement climatique en France.

Le 2 juillet au matin, des centaines de clients ont pris d’assaut plusieurs des 1622 magasins Lidl présents en France, espérant mettre la main sur des climatiseurs mobiles et ventilateurs à prix cassés mis en vente le jour même. Résultat : des scènes de chaos très relayées sur les réseaux sociaux, qui montrent des bagarres et bousculades entre clients. Certaines ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre, qui ont fait emploi de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, et plusieurs boutiques ont subi des dommages matériels. L’enseigne de hard-discount ne s’était étrangement pas préparée à une telle affluence, pourtant prévisible.

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Des stocks dérisoires face à une demande massive

L’insuffisance des stocks a provoqué la colère de nombreux clients. 200 000 exemplaires étaient prévus, soit une moyenne de 123 unités par magasin. Mais dans certaines boutiques parisiennes, un seul climatiseur était parfois disponible, quand d’autres n’avaient tout simplement rien reçu. À Saint-Germain-en-Laye en région parisienne, par exemple, une cinquantaine de ventilateurs attendaient les clients, mais aucun climatiseur. Selon 60 millions de consommateurs, Lidl aurait passé commande il y a plus d’un an, donc sans lien avec les récentes vagues de chaleur.

L’enseigne est toutefois habituée à annoncer des produits au catalogue sans garantir leur présence dans l’ensemble de ses magasins. Une pratique proscrite par le code de la consommation, pour laquelle Lidl a déjà été condamnée dans le passé.

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Un parc immobilier français impréparé au réchauffement climatique

Ces scènes de chaos révèlent une réalité : seulement 25 % des logements français sont équipés de climatisation fixe. Cette proportion, très faible comparée à d’autres pays développés, témoigne d’une inadaptation face à des canicules frôlant les 45 °C, comme celle vécue fin juin. Cette vague de chaleur précoce a pris de court des millions de foyers non équipés, piégés dans des logements bouillants. Il s’agit souvent de locataires et de personnes précaires, qui ne peuvent pas engager de travaux pour installer un climatiseur fixe. Ces incidents marquent aussi un tournant symbolique : la France connaît là ses premiers troubles à l’ordre public directement liés au changement climatique

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Pourquoi la France fait tourner ses centrales à gaz en plein été ?

2 juillet 2026 à 08:05

Les fortes chaleurs de la fin du mois de juin ont fait remonter la consommation électrique française. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle la France rallume ses centrales à gaz. Une part importante de cette production supplémentaire sert à alimenter les pays voisins.

Lundi 22 juin 2026, la production d’électricité dépassait 60 gigawatts (GW) à 19h mais la consommation plafonnait à un maximum de 56 GW. En plein pic caniculaire, nous nous apercevions à quel point la consommation était thermosensible, aussi quand il fait chaud. Selon RTE, elle augmente de 0,7 GW à 1 GW pour chaque degré supplémentaire, soit trois fois moins que l’impact d’un degré en moins l’hiver. C’est donc la climatisation qui a entraîné un bond de 12 GW le lundi 22 juin par rapport à une période équivalente avec des températures de saison.

Pourtant, si on creuse un peu plus sur le site Eco2mix, le bandeau rouge de gaz ne vient pas uniquement de la climatisation française. Les 5 GW (10 % de la production nationale) en ce jour sont, certes, dérisoires devant les 36 GW nucléaires et 5,8 GW d’hydro, mais pèsent devant les 2 GW d’éolien et 1 GW de bioénergies.

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Des exportations au maximum

Tout en bas des couches des modes de production se situe une large couche grise, négative, correspondant aux exportations. Un solde exportateur de 10 GW, soit presque un cinquième de la consommation du jour. Plus de 10 GW quittent donc le territoire, RTE empochant un joli pactole à regarder de plus près les prix du marché (plus de 200 €/MWh pour nos voisins de l’Est).

Les principaux flux sont dirigés vers le Royaume-Uni (3 GW) et l’axe Allemagne-Belgique (3,5 GW). S’y ajoutent 4 GW vers l’Italie et 2 GW vers la Suisse. Seule l’Espagne exporte vers la France très légèrement (moins de 0,2 GW). Autrement dit, le gaz consommé en France ne sert pas à répondre à la climatisation des ménages français. Au Royaume-Uni par exemple, les capacités pilotables sont plus limitées et les interconnexions avec la France jouent un rôle d’équilibrage.

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Cette mini éolienne à axe vertical française veut décarboner l’agriculture et l’industrie

1 juillet 2026 à 13:15

Malgré de nombreuses tentatives, la traditionnelle turbine à trois pales semble indétrônable, pour dompter l’énergie du vent. Mais une startup française a décidé de tenter sa chance avec un design novateur, pour un usage bien précis. Collaborative Energy ne veut pas créer d’immenses parcs éoliens offshore, mais aider les agriculteurs et les industriels à décarboner leur consommation électrique avec une éolienne adaptée à leurs besoins. Voici Quinoa. 

Qui a dit que les éoliennes devaient nécessairement avoir un axe horizontal, mis en mouvement par trois pales ? Née en Auvergne-Rhône-Alpes, mais adoptée par la Bretagne, la startup Collaborative Energy développe depuis 2016 une éolienne à axe vertical. Bien plus petite que les modèles traditionnels, cette éolienne du nom de Quinoa affiche une hauteur maximale de 12 mètres pour une puissance de 10 kW, et promet de mieux s’intégrer au paysage.

Si cette éolienne est plus petite, c’est qu’elle s’adresse principalement aux domaines de l’agriculture, de l’industrie et des collectivités territoriales. Elle constitue un moyen, pour les entreprises, de limiter leur consommation d’électricité. Après l’implantation d’un premier parc pilote dans le Var, la startup va installer l’une de ses éoliennes sur le site Titan Préfa de Plouisy, près de Guingamp. La mise en service est prévue pour le mois de septembre.

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Une production française et même bretonne

Outre son architecture particulière, cette éolienne se distingue également par sa fabrication essentiellement française. Collaborative Energy indique ainsi que de nombreux éléments sont produits en Bretagne. Les pales sont ainsi fabriquées par la société lorientaise de SMM Composites, tandis que la partie électronique est assurée par l’entreprise Ovalt sur les sites de Rennes et Lamballe-Armor.

Si tout se passe comme prévu, Collaborative Energy devrait profiter de cette mise en service pour officialiser la commercialisation de l’éolienne, et pour dévoiler son prochain parc pilote qui devrait aussi voir le jour au nord de la Bretagne. Ce dernier devrait comprendre 10 éoliennes.

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Démocratiser la « petite » éolienne

Avec son modèle Quinoa, Collaborative Energy entend redonner ses lettres de noblesse à la petite éolienne qui était autrefois régulièrement utilisée, en particulier dans le domaine de l’agriculture pour pomper l’eau. Le challenge technique et économique est néanmoins plus difficile à relever que pour les parcs de grandes dimensions. À petite échelle, les performances des éoliennes sont souvent diminuées par des conditions de vent plus incertaines, avec des turbulences plus fréquentes qui en altèrent le rendement. C’est d’ailleurs pour cette raison que les éoliennes domestiques n’ont jamais percé.

La technologie des éoliennes à axe vertical pourrait constituer le chaînon manquant pour permettre le développement de l’éolien à petite échelle grâce à un encombrement réduit, une meilleure intégration visuelle et une capacité à accepter les vents venant de n’importe quelle direction.

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Ce dirigeable veut remplacer les hélicoptères pour inspecter les réseaux électriques

1 juillet 2026 à 05:17

Longtemps oublié, le dirigeable pourrait peu à peu réapparaitre dans le paysage, notamment pour son impact environnemental potentiellement moins important que d’autres solutions de vol. Une startup française s’en est fait la spécialiste avec un objectif : décarboner l’inspection des réseaux. 

Il faut regarder en l’air pour apercevoir l’une des attractions du salon français VivaTech, qui célèbre l’innovation technologique à l’échelle internationale. La startup française HyLight veut profiter de cet événement pour présenter son dirigeable autonome à propulsion hydrogène.

Contrairement au projet Flying Whales, qui promet de faciliter l’installation d’éoliennes dans des conditions topologiques complexes, le dirigeable de HyLight se veut plus petit, et exclusivement destiné à l’inspection des réseaux. Grâce à sa propulsion hydrogène, il promet plus de silence, d’économies et moins d’émissions par rapport aux missions d’inspection traditionnelles. Autonome, il devrait pouvoir analyser jusqu’à 350 km de réseau en une seule mission.

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Remplacer les hélicoptères pour améliorer l’inspection des réseaux

À l’heure actuelle, les inspections de réseaux se font par hélicoptère. RTE pratique de nombreuses inspections de ce type. Le principe est simple : l’hélicoptère, avec à son bord trois personnes, passe des réseaux en revue à basse altitude, entre 20 m et 60 m à une vitesse d’environ 30 km/h. Cela permet de repérer des éléments dégradés : poteaux endommagés, isolateurs cassés, attaches à remplacer ou végétation trop proche. Une caméra thermique permet également de détecter les éventuels points chauds et ainsi de prévoir des interventions.

L’hélicoptère permet d’aller beaucoup plus vite que des opérations terrestres. En revanche, il a un défaut : son impact environnemental. Les hélicoptères d’inspection, comme les Airbus H125 ou équivalent, consomment aux alentours de 200 litres de kérosène par heure de vol.

En parallèle, certaines missions d’inspection peuvent être réalisées grâce à des drones. Mais tout comme les hélicoptères, les drones affichent une autonomie largement inférieure au prototype de dirigeable de HyLight. Forte de son potentiel, la startup a déjà noué des partenariats avec Enedis, la SNCF, Natran ou encore Suez.

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Le fournisseur d’électricité Octopus se lance dans la batterie domestique

Par : Hugo LARA
30 juin 2026 à 19:16

Octopus Energy annonce commercialiser dès 2027 ses propres batteries domestiques dans cinq pays européens. Deux modèles au catalogue : une version compacte branchable sur une prise pour les appartements, et un système mural pour les maisons.

Le fournisseur d’énergie britannique, qui ne cesse de présenter des nouveautés ces derniers mois, a dévoilé le 22 juin 2026 sa future gamme de batteries domestiques « Nook ». C’est la première fois qu’un fournisseur d’énergie propose directement ses propres systèmes de stockage à ses clients en France. Outre l’Hexagone, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne seront concernés par le déploiement, qui débutera seulement dès 2027.

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Deux formats adaptés au type de logement

La gamme Nook sera déclinée en deux versions. D’abord le Nook Cube, qui cible les habitants d’appartements avec une taille compacte « pas plus grande qu’une boîte à chaussures », promet Octopus. Cette batterie de 2 kWh se branchera simplement sur une prise standard et offrirait environ trois heures d’autonomie pour un foyer moyen d’après le fournisseur. L’application Octopus permettra de piloter l’installation et d’ajouter des modules supplémentaires pour atteindre jusqu’à 10,5 kWh de capacité totale.

Pour les maisons individuelles, le Nook Colossus adoptera un format mural avec une capacité de base de 5 kWh. Les propriétaires pourront empiler plusieurs unités pour atteindre 30 kWh dans les logements spacieux. Les deux systèmes pourront stocker notamment la production issue de panneaux solaires et bénéficieront d’une garantie de 12 ans. Rien de bien nouveau jusqu’ici, les caractéristiques rappelant celles des batteries domestiques déjà commercialisées par les spécialistes chinois du secteur tels que Zendure, Ecoflow, Jackery, Anker Solix et Bluetti, entre autres. Les visuels abstraits publiés par la marque laissent d’ailleurs entrevoir une silhouette proche des modèles Solarbank et X1 d’Anker Solix.

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Jouer avec la tarification dynamique

L’idée derrière le stockage est de rentabiliser les offres d’électricité à tarification dynamique, qui émergent timidement en France. Les batteries peuvent stocker le courant lorsque le prix du kilowattheure est faible, pour l’injecter aux moments où il est cher. Une capacité de stockage importante est toutefois nécessaire pour que cela soit vraiment rentable, particulièrement si le logement est en tout-électrique. Il est donc fort probable que le lancement de la gamme Nook en 2027 soit simultané à la mise sur le marché d’une offre à tarification dynamique par Octopus. On remarquera l’étonnant empressement du fournisseur à annoncer le lancement d’un produit qui ne sera disponible que dans six mois au mieux.

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Miscanthus : cette plante miracle qui chauffe, isole et dépollue les sols

30 juin 2026 à 07:37

Une piscine du nord de la France est désormais chauffée grâce à de « l’herbe à éléphant », une graminée de 3 mètres de haut. Cette plante, encore peu connue en France, a de nombreuses propriétés qui pourraient en faire un incontournable de la décarbonations. 

Récemment inaugurée après 10 ans de fermeture, la piscine de la ville de Leforest vient de réouvrir avec une particularité. Elle est chauffée à partir d’un matériau dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler : le miscanthus. Cette plante herbacée, originaire d’Afrique et d’Asie du Sud, est de plus en plus cultivée en France du fait de ses caractéristiques propres, et de ses nombreux avantages.

Dans le cas de la piscine de la commune de Leforest, le miscanthus utilisé a été cultivé sur le site de l’ancienne fonderie de plomb de Metaleurop Nord, à Noyelles-Goldault. Les émissions de poussière de la fonderie ont contaminé les sols environnants en plomb, cadmium et zinc jusqu’à sa fermeture en 2003. Si l’emplacement de l’usine a été démantelé de manière traditionnelle, des méthodes innovantes ont été testées avec plus ou moins de succès aux abords du site, là où la pollution est plus diffuse.

Parmi les techniques étudiées, l’usage de plantes de remédiation a été testé, avec des résultats hétérogènes. Si, en termes de dépollution, le miscanthus n’est pas une plante miracle, cette dernière a tout de même la capacité d’accumuler les métaux lourds dans ses racines sans pour autant les transférer vers ses parties aériennes. Cela permet notamment de sécuriser partiellement les sols pollués et de limiter la mobilité des polluants.

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Le miscanthus, plante du futur ?

Pour la production d’énergie, elle est idéale. Une fois installée, elle produit beaucoup de matière sèche chaque année avec un entretien quasi-nul à partir de la deuxième ou troisième année. D’ailleurs, elle a la capacité de repousser grâce à ses rhizomes. Cela signifie qu’une fois plantée, elle repousse naturellement tous les ans pendant 20 ans. Outre les feuilles qui tombent durant l’année et protègent le sol en générant un paillage, ses tiges sont récoltées sèches au début du printemps. Il n’y a plus qu’à les broyer pour les utiliser dans des chaudières biomasse.

Ce n’est pas le seul avantage. Avec une production locale et peu intensive, l’impact carbone de cette plantation est très positif, notamment grâce à l’absence d’entretien pendant 20 ans. Sans entrer en concurrence avec les terres agricoles à usage alimentaire, le miscanthus peut être cultivé sur des terres polluées.

En parallèle, la plante est de plus en plus étudiée dans le domaine du bâtiment, car c’est un excellent produit d’isolation. Outre sa grande légèreté, le miscanthus affiche une excellente résistance thermique, tout en étant perspirant. Cela signifie qu’il absorbe de l’eau quand l’humidité de l’air est trop élevée, et relâche cette eau quand l’air est trop sec. Enfin, il est étanche à l’air. Plusieurs entreprises travaillent à l’industrialisation et à la commercialisation de blocs de béton de miscanthus qui auraient des propriétés similaires au béton de chanvre. En France, sa production a plus que triplé en l’espace de 10 ans.

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Il jette une batterie au lithium, le camion-poubelle prend feu

29 juin 2026 à 13:05

Ce camion de collecte n’a pas simplement succombé à la canicule, il a pris feu après qu’une batterie au lithium a été négligemment déposée dans un sac de déchets ménagers. Une erreur dont les conséquences auraient pu être très graves. 

Il a fait très chaud, le 19 juin, dans la rue du 19-Mars de la ville de Wattrelos, près de Lille. Un camion-poubelle y a pris feu en pleine tournée, à cause d’une batterie au lithium jetée dans les déchets ménagers. Celle-ci a été écrasée lors du processus de compaction du camion, engendrant un emballement thermique et un départ de feu immédiat. En plus de ravager entièrement le camion de collecte, l’incendie s’est propagé à trois véhicules alentour, et a même fait exploser les vitres des habitations de la rue.

Heureusement, aucune victime n’est à déplorer, mais cet incident rappelle la potentielle dangerosité des batteries au lithium quand elles ne sont pas manipulées ni traitées comme il se doit en fin de vie.

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Piles et batteries au lithium : fléau des centres de tri

Si les images sont impressionnantes, la situation n’est pas tout à fait inédite. L’année dernière, le président de la Fédération des entreprises du recyclage, François Excoffier, avait alerté sur le sujet, en expliquant qu’une hausse spectaculaire des incendies était observée dans les centres de tri. Alors qu’on recensait en moyenne entre 140 et 150 incendies par an, ce nombre est passé à plus de 400, sans prendre en compte les départs de feu presque mensuels qui sont tout de suite maîtrisés. Toujours selon François Excoffier, les bouteilles de gaz et batteries au lithium seraient à l’origine de 60 % de ces incendies.

Face à cette situation de moins en moins contrôlée, une proposition de loi, validée par le Sénat, devrait passer par l’Assemblée nationale. Elle a été écrite de manière à responsabiliser les producteurs de batteries sur la prévention des incendies dans les centres de tri. Une meilleure gestion de la fin de vie des batteries est d’autant plus importante que ces dernières prennent une place toujours plus grande dans notre quotidien.

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Du 400 volts dans les prises au lieu de 230 volts : tous les appareils électriques de ce petit village ont sauté

29 juin 2026 à 08:51

Téléviseurs, cafetières et autres micro-ondes sont bons à jeter à la poubelle. À cause d’une mauvaise manipulation entraînant une surtension sur le réseau, Enedis a accidentellement causé la destruction des appareils électriques de 20 foyers en Indre-et-Loire. Un cas rarissime, mais qui peut être très dangereux. 

Des habitants de la commune de Chanceaux-sur-Choisille (37) ont eu la mauvaise surprise, mardi 16 juin, de constater que la plupart de leurs appareils électriques avaient été détruits suite à une opération d’élagage entreprise par Enedis. À l’occasion de cette opération, le gestionnaire de réseau avait déployé des groupes électrogènes, mais un dysfonctionnement électrique a entraîné une surtension dans une vingtaine d’habitations. Interrogé par Ici Touraine, l’un des habitants raconte même avoir entendu un « boum » avant de voir une flamme d’un mètre de haut sortir d’une de ses prises de courant.

La tension du réseau, qui est passée de 230 V à 400 V, a détruit téléviseurs, machines à laver, stores électriques ou encore micro-ondes. Très rapidement, Enedis a reconnu sa pleine responsabilité et a présenté ses excuses aux personnes touchées en précisant qu’il prendrait en charge l’indemnisation du matériel détruit.

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La surtension, un phénomène rare mais potentiellement grave

Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement se produit. Il y a 10 ans, dans le Calvados, un technicien EDF avait inversé la phase et le neutre dans un poste transformateur. Conséquence de la mauvaise manipulation : l’électroménager de 40 foyers avait été détruit. En 1987, un incident de ce type avait engendré des conséquences encore plus graves en Gironde. À l’époque, un problème de surtension avait plongé dans le noir 30 000 foyers, et provoqué l’explosion du compteur électrique d’une maison, entraînant son incendie. Heureusement, l’incident n’avait fait aucune victime.

Les conséquences de ces événements peuvent être très importantes : destruction de circuit électrique, départ d’incendie, apparition de courant de fuite, ou encore implosion d’appareils. Cependant, il n’existe pas de méthode miracle pour se prémunir de ce type d’événement qui reste très rare.

En revanche, il est possible d’éviter les surtensions d’origine naturelle. Parfois, ces dernières peuvent être causées par l’orage. Il est ainsi conseillé de débrancher ses appareils électriques en cas d’orage à proximité. Dans les régions où les orages sont fréquents, la norme NF C 15-100 peut même rendre obligatoire l’installation d’un paratonnerre en toiture, ainsi que d’un parafoudre sur le compteur électrique. Grâce à cet appareil, la surtension est déviée vers la prise de terre, protégeant ainsi les appareils électriques du logement.

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Ce nouveau gaz va rendre les postes électriques plus respectueux du climat

28 juin 2026 à 07:09

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE mise sur le gaz « G3 » de GE Vernova pour se débarrasser du SF₆ qui sera bientôt interdit dans les transformateurs par l’Union européenne.

RTE a annoncé, le 11 juin, la signature d’un accord avec GE Vernova pour l’acquisition de postes sous enveloppe métallique (PSEM) isolés au gaz G3. Pourquoi ce nouveau gaz ? Pour se passer d’un gaz à effet de serre bien pratique mais bientôt interdit, l’hexafluorure de soufre, ou SF6, dont le pouvoir de réchauffement global est 25 200 fois supérieur au CO2.

La réglementation européenne sur les gaz fluorés l’interdit désormais. Le règlement F-Gaz révisé prévoit la disparition progressive des équipements électriques utilisant des gaz fluorés à fort impact réchauffant pour la planète. Certains États membres ont voulu freiner son adoption, craignant qu’aucune solution ne puisse le remplacer dans un délai court, dont la France. La Commission européenne a tout de même confirmé son intention de maintenir le calendrier de sortie du SF6.

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Le G3, une solution prometteuse

Et RTE a dû se retourner, vite. L’interdiction et les nouveaux raccordements ont créé un entonnoir duquel est sortie cette solution de GE Vernova.
Le gaz G3 permet de réduire de 99 % le potentiel de réchauffement global du gaz isolant par rapport au SF₆ et ce, selon le fabriquant, sans perte de performance. Les postes sources vont de 72,5 kV à 420 kV.

Les premiers déploiements sont attendus pour 2028 dans certains postes existants ou des nouveaux, comme ceux des datacenters d’Île-de-France ou les zones industrielles comme Fos-sur-Mer. « Ce partenariat avec GE Vernova constitue un véritable acte de politique industrielle », explique Thomas Veyrenc, membre du directoire de RTE, dans le communiqué de presse. Les activités de recherche et développement ont été menées à Villeurbanne et la fabrication sera assurée sur le site d’Aix-les-Bains.

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Qui dit quoi sur l’énergie parmi les candidats déclarés à la présidentielle ?

27 juin 2026 à 05:17

Et si on comparait les programmes des candidats déclarés à la présidentielle ? Sur l’énergie, il y a rarement eu autant de clivages et de revirements, de polarisation (tout nucléaire/tout renouvelable), avec un RN prêt à tout arrêter sur les ENR. Révolution Énergétique fait le point sur leurs programmes.

À dix mois de l’élection présidentielle, l’Union française de l’électricité (UFE), lors de son colloque annuel, est parvenue à mettre la plupart des candidats sur une même estrade et à les interroger, vision contre vision. Si tous s’accordent sur la nécessité de réduire la dépendance française aux hydrocarbures importés et d’accélérer l’électrification des usages, les divergences restent profondes sur le nucléaire et paraissent rédhibitoires en vue d’alliances. Les candidats sont d’accord un à un sur le moratoire ou le tout renouvelable, et certains ne comprennent toujours pas le fonctionnement du marché de l’électricité.

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Des clivages extrêmes

La droite et le Rassemblement national défendent une stratégie pronucléaire. Bruno Retailleau plaide pour la prolongation du parc existant, la construction de six EPR2 et la relance des réacteurs à neutrons rapides. Le RN va encore plus loin que le raisonnable réalisable sur le nucléaire, déteste les ENR et le marché européen de l’électricité (qui nous a permis d’exporter 10% de notre électricité et d’empocher un joli pactole).

Les écologistes et La France insoumise continuent de viser un système reposant à terme sur les énergies renouvelables, à 100% pour la vision la plus haute. Marine Tondelier juge le nucléaire trop cher, trop lent pour répondre aux objectifs climatiques, même si les Écologistes ne réclament plus la fermeture anticipée des centrales actuelles. LFI souhaite une sortie progressive du nucléaire et du 100 % renouvelables, pas plus argumentée sur la faisabilité d’un tel système.

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Même l’entre-deux extrêmes énergétiques n’arrive pas à se décider

Entre ces deux visions qui n’ont rien en commun, le Parti socialiste hésite. Alors, du nouveau nucléaire ou non ? C’était oui, mais pas beaucoup, maintenant c’est abstention. Alors que son programme adopté en 2025 visait la construction de huit EPR2, celui de juin 2026 ne mentionne plus qu’un renouvellement partiel du parc existant. Olivier Faure se veut prudent et ne souhaite pas mettre tous les œufs dans le même panier, comme François Hollande. Une position en apparence en désaccord avec Boris Vallaud, partisan de six à huit EPR2, ou encore avec celle de Bernard Cazeneuve, favorable à une reprise des réacteurs de quatrième génération.

Hors des programmes qui ont donné un beau spectacle sur l’estrade devant un parterre de professionnels du secteur, la ministre chargée de l’énergie, Maud Bregeon, a apporté un peu de concret sur les appels d’offres à venir. À l’automne, de nouveaux appels d’offres pour l’éolien terrestre et le photovoltaïque seront lancés et continueront jusqu’à l’élection présidentielle. Pas question, donc, de temporiser, évoquant le maintien d’un nouvel appel d’offres dès janvier 2027.

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Pour faire la promo de l’hyper électrification, l’État se paye un spot publicitaire

26 juin 2026 à 15:04

L’État lance une vaste campagne de pub pour inciter, guider et éclairer les Français sur leur électrification.

« L’énergie est précieuse, économisons-la », ou quand, en 2022, en pleine crise des prix due à la fois au Covid et à la guerre en Ukraine, l’État promouvait la sobriété. D’autres pubs sur la rénovation thermique ou les écogestes avaient été diffusées ici et là. Ça, c’était avant. Désormais, l’État va inciter les Français à consommer davantage, à s’électrifier.

Baptisée « Électrifions la France », cette campagne entend convaincre les Français de remplacer progressivement leurs équipements fonctionnant aux énergies fossiles par des alternatives électriques dans le chauffage ou le transport. Diffusée de juin à septembre 2026, la campagne de publicité veut faire de l’électricité « le standard des usages du quotidien ». « L’électrique, c’est fantastique ! » est son slogan, moins sobre que les précédentes communications gouvernementales.

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Aider à faire les bons choix et à y voir plus clair sur les aides

Et pour convaincre, le gouvernement va parler argent. Parcourir 100 kilomètres en véhicule électrique coûte 3 euros d’électricité alors qu’un plein thermique coûte bien plus cher. Une pompe à chaleur permet de diviser par deux les dépenses de chauffage par rapport à une chaudière au gaz ou au fioul.

Un sport écrit dans le Parisien est prévu et un partenariat avec LeBonCoin va même être lancé pour la faire apparaître au moment où les ménages décident sur leur logement, leur véhicule ou leur électroménager. Une plateforme doit centraliser les aides publiques, les contenus pédagogiques et les futurs simulateurs d’aide à la décision pour être guidé, accompagné.

Sur cette plateforme, il est possible de voir le planning des aides à venir, par exemple l’ouverture du leasing social le 16 juillet, l’ouverture des aides à l’achat d’une PAC pour les serres en septembre 2026 ou le dispositif gros rouleur à cette même date. Un simulateur conçu par l’IFP permet par exemple de comparer les voitures électriques entre elles. Il est possible de simuler le temps de recharge de sa voiture.

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L’Europe compte 100 milliards d’euros de projets renouvelables en attente

25 juin 2026 à 14:34

Si l’Europe met l’accent sur la multiplication des sites de production d’électricité renouvelable, encore faut-il pouvoir la distribuer. Un rapport indépendant indique que dans une partie de l’Europe, pas moins de 100 milliards d’euros de projets seraient bloqués à cause de réseaux de transport d’électricité pas adaptés. 

Si l’Union européenne fait partie des relativement bons élèves en matière de transition énergétique, elle n’en reste pas moins confrontée à des problèmes importants pour réussir cette transition. Parmi ces problèmes, le réseau électrique européen est un obstacle majeur au développement des projets de production d’énergie renouvelable. Un récent rapport du groupe AFRY, commandé par l’organisme à but non lucratif « Beyond Fossil Fuels », indique ainsi que près de 375 GW de projets sont en standby, faute de possibilité de raccordement.

Ces 375 GW concernent plusieurs pays européens, à savoir la Bulgarie, la République tchèque, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Grande-Bretagne. Toujours selon ce rapport, cet embouteillage de raccordements pourrait jouer un rôle dans le maintien de la dépendance européenne aux énergies fossiles. Au total, ils représentent 100 milliards d’euros d’investissement qui ne peuvent pas encore aboutir et participer à la décarbonation des mix électriques des pays concernés.

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Un problème d’architecture réseau

À l’origine, le réseau énergétique européen a été construit principalement autour du charbon, puis du gaz. Ces centrales étaient généralement implantées à proximité des gros consommateurs. En France, le schéma est d’ailleurs similaire avec les centrales nucléaires.

Mais avec le développement de l’éolien ou du solaire, c’est toute cette architecture réseau qui doit être repensée car les sites de production d’électricité se retrouvent excentrés. Les gestionnaires de réseau doivent donc s’adapter à ces nouveaux moyens de production et amener toujours aussi efficacement l’électricité produite jusqu’aux logements et aux entreprises.

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Le stockage d’énergie prend aussi du retard

La Commission européenne a bien lancé des chantiers pour accélérer cette évolution du réseau électrique européen, avec un total de 1,2 milliard d’euros d’investissement sur ce sujet d’ici 2040, et le lancement de 8 autoroutes de l’électricité pour faciliter ce transport. L’amélioration du réseau est d’autant plus importante que les retards de raccordement touchent également les projets de stockage d’énergie, à hauteur de 455 GW. La situation a des allures de cercle vicieux parce que chaque retard de déploiement de capacités de stockage freine l’efficacité des sites de production d’énergie.

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Débuter dans le solaire avec batterie pour moins de 1500 € : c’est possible avec ce kit soldé

Par : Hugo LARA
25 juin 2026 à 13:15

À l’occasion des Prime Days, les soldes d’été sauce Amazon, le géant du e-commerce affiche à moins de 1500 € un kit solaire composé d’une batterie Jackery SolarVault 3 Pro Max et de quatre panneaux totalisant 2000 W. Le kit prêt à brancher passe de 2278 € à ce tarif, avec un coupon de 120 € à activer et un compteur connecté offert. Une seule condition : être abonné Amazon Prime (mais c’est gratuit pendant un mois).

La remise totale de cette offre Prime Days atteint 839 €, soit -37 % sur le prix habituel. Elle se compose d’une réduction directe de 719 € et d’un coupon de 120 € à activer manuellement sur la fiche produit. Un compteur connecté Jackery, indispensable pour optimiser l’autoconsommation, est également offert (mais il ne faut pas oublier de sélectionner le cadeau lors de l’achat). L’offre nécessite un abonnement Amazon Prime, gratuit le premier mois pour les nouveaux inscrits.

Le kit comprend l’unité SolarVault 3 Pro Max qui intègre batterie LFP de 2,52 kWh, onduleur de 2500 W et quatre contrôleurs MPPT totalisant 4000 W, plus quatre panneaux solaires bifaciaux de 500 W chacun. La capacité de stockage peut se multiplier par six avec l’ajout de batteries supplémentaires, jusqu’à 15,12 kWh en configuration simple ou 45,36 kWh en parallèle. L’installation est donc évolutive en fonction des besoins et du budget, même à posteriori.

Production et gestion de l’énergie au quotidien

Les quatre panneaux bifaciaux captent la lumière par les deux faces et exploitent la réflexion du sol pour augmenter le rendement de 10 à 20 %. Jackery annonce une production annuelle pouvant atteindre 4800 kWh dans des conditions optimales d’ensoleillement et d’orientation. L’onduleur de 2500 W peut alimenter simultanément lave-vaisselle, machine à laver ou climatiseur.

L’application Jackery intègre une prévision de production solaire pilotée par intelligence artificielle. Le mode batterie à tarif dynamique optimise les cycles de charge et décharge selon les heures pleines et creuses du contrat électrique. Le système peut gérer jusqu’à quatre prises intelligentes ou un compteur connecté pour suivre la consommation par appareil. La compatibilité avec Home Assistant permet d’intégrer la gestion énergétique dans un écosystème domotique existant.

Installation et compatibilité

Le couplage AC 2500 W autorise le raccordement du SolarVault 3 Pro Max à une installation photovoltaïque existante sans remplacement de l’onduleur. Autrement, il est possible de raccorder directement jusqu’à 4000 W de panneaux solaires sur la batterie, grâce aux 2 contrôleurs MMPT intégrés. La configuration plug-and-play promet une mise en service en quelques minutes, sur une simple prise secteur (attention à vérifier son câblage correct). Une base avec roues optionnelle facilite le déplacement de l’unité centrale qui pèse tout de même 44 kg.

La batterie lithium fer phosphate garantit plus de 4000 cycles de charge avec une dégradation minimale. La certification IP65 protège l’ensemble contre la poussière et les projections d’eau. La garantie constructeur couvre 10 ans, avec une durée de vie annoncée de 15 ans.

Positionnement tarifaire

À 1439 €, ce kit batterie-onduleur-panneaux se situe dans la fourchette basse du marché pour cette capacité. Les systèmes de stockage solaire domestique avec batterie et onduleur intégrés dépassent généralement 2000 € pour des configurations similaires. La remise de 839 € ramène l’ensemble à un prix d’appel rarement observé sur ce segment.

Le tarif reste cependant 500 € plus élevé que les kits solaires plug-and-play sans batterie (voir notre simulateur de rentabilité de batterie) de puissance équivalente. L’investissement se justifie pour les foyers qui souhaitent stocker l’énergie produite en journée et l’utiliser en soirée ou pendant les heures pleines, plutôt que de simplement réduire la consommation en temps réel.

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Avec ses puissantes batteries, Zendure veut redéfinir l’autoconsommation résidentielle

25 juin 2026 à 09:59

ℹ️ Communication commerciale pour Zendure.

Zendure lance simultanément trois systèmes de stockage d’énergie résidentielle en Europe sous le nom de série SolarFlow Mix. Disponibles depuis le 22 avril 2026 en France et chez certains de nos voisins européens, les SolarFlow 4000 Mix Pro, 4000 Mix AC+ et 3000 Mix AC+ ciblent chacun un profil de foyer précis. La gamme est accompagnée d’un PowerHub et d’une borne de recharge pour voiture électrique, permettant de créer un écosystème pour une autonomie énergétique complète.

Le timing du lancement n’est pas un hasard. En France, les règles du jeu énergétique sont en train de changer — et elles jouent en faveur des particuliers qui produisent et stockent leur propre électricité.

Concrètement : jusqu’à présent, beaucoup de foyers équipés de panneaux solaires revendaient leur surplus au réseau, souvent à un tarif peu attractif. Aujourd’hui, de nouvelles réglementations encouragent plutôt à consommer cette énergie soi-même, au bon moment — par exemple en chargeant sa batterie quand l’électricité est peu chère voire presque gratuite sur le marché et en la restituant quand les prix s’envolent. C’est ce qu’on appelle l’arbitrage horaire, et c’est précisément ce que les appareils de la série Mix sont conçus pour faire automatiquement.

Un écosystème Solarflow Mix complet avec PowerHub et borne de recharge pour voiture électrique / Image : Zendure.

Des batteries en pilotage automatique

Pour y parvenir, tous les produits de la gamme s’appuient sur la même plateforme logicielle, baptisée HEMS 2.0. Elle connecte en un système unique les panneaux solaires, la batterie, la pompe à chaleur et la borne de recharge du véhicule électrique, sous réserve de compatibilité. Un PowerHub peut être ajouté pour connecter plusieurs batteries entre elles et assurer l’alimentation électrique du logement entier en cas de coupure. À ce boîtier, une borne de recharge AC pour voiture électrique peut également être associée pour une gestion ultra-fine de l’énergie et une indépendance accrue.

Son moteur d’intelligence artificielle, ZENKI™ 2.0, surveille en permanence les prix de l’électricité, la météo et les habitudes de consommation du foyer pour décider, à chaque instant, s’il vaut mieux stocker ou restituer l’énergie. Selon Zendure, ce pilotage automatique peut générer jusqu’à 73 % de gains supplémentaires par rapport à une gestion manuelle classique.

La sécurité est assurée par ZenGuard™, un système multicouche qui surveille la batterie en continu, effectue une auto-maintenance préventive et intègre un dispositif d’extinction automatique en cas de surchauffe. Enfin, ZEN+OS est le système d’exploitation commun à tous les appareils Zendure : il permet les mises à jour à distance et facilite l’ajout de nouveaux équipements au fil du temps, sans avoir à tout reconfigurer.

Sur le plan de la durabilité, tous les modèles de la série sont certifiés IP65 (étanches à l’eau et à la poussière), fonctionnent entre −20 °C et 55 °C, et sont conçus pour tenir 10 000 cycles de charge — soit environ 15 ans d’utilisation, pour un niveau sonore quasi inaudible de 25 dB.

SolarFlow 4000 Mix Pro : la puissance maximale pour les grands foyers

Le SolarFlow 4000 Mix Pro vise les grandes maisons équipées à la fois de panneaux en toiture et en balcon, avec une consommation annuelle avoisinant les 7 000 kWh. Il constitue le produit phare de la gamme, tant par ses performances que par ses ambitions tarifaires.

Architecture technique

C’est sur le Mix Pro que Zendure concentre ses arguments de différenciation les plus marquants. L’appareil embarque deux modules MPPT indépendants de 4 000 W chacun (soit 8 000 W de puissance DC totale) et accepte jusqu’à 5 000 W supplémentaires via un port d’entrée AC dédié aux onduleurs solaires. Résultat : 13 000 W d’entrée PV totale, un chiffre que le fabricant présente comme un record dans le segment plug-in. Le courant d’entrée maximal par MPPT est de 18 A, pour une plage de tension DC de 30 à 400 V.

Côté sortie, le Mix Pro délivre 4 000 W en mode réseau (extensible depuis la configuration standard 800 W grâce à un déblocage dans l’application) et 3 680 W en mode hors réseau, avec une puissance crête de 7,2 kW pour absorber les démarrages des appareils les plus énergivores. La capacité batterie part de 8 kWh et peut monter jusqu’à 50 kWh via des modules d’expansion.

L’appareil pèse environ 80 kg pour des dimensions de 462 × 234 × 820 mm (hors emballage). Il est fourni avec un câble AC de 3 m terminé par une prise Schuko.

Installation

En dessous de 3 000 W, le Mix Pro se branche directement sur une prise murale européenne standard, sans intervention d’électricien. Au-delà, le câblage fixe exige un câble d’au moins 6 mm² et un disjoncteur d’au minimum 32 A dans le tableau de répartition. Pour l’installation multiunités en triphasé, les appareils doivent être répartis équitablement sur les trois phases pour respecter les règles locales d’équilibrage.

Performance économique

Pour un foyer français consommant 7 000 kWh par an, couplé à une installation PV, Zendure revendique des économies pouvant atteindre 96 % de la facture d’électricité, soit environ 1 850 € par an.

Prix public TTC conseillé : 2 899 €

Découvrir la Solarflow 4000 Mix Pro chez Zendure ↗️

Caractéristiques techniques de la Solarflow 4000 Mix Pro

 

Paramètre Valeur
Entrée MPPT (DC) 2 × 4 000 W (8 000 W total)
Plage tension MPPT DC 30–400 V
Courant Isc max par MPPT 18 A
Entrée PV-IN AC (onduleur externe) 5 000 W
Entrée PV totale max 13 000 W
Puissance onduleur 4 000 W bidirectionnel
Sortie AC réseau (main unit) 4 000 W / 17,4 A
Sortie AC réseau (avec PV-IN AC) 5 000 W / 21,7 A
Sortie AC hors-réseau 3 680 W (crête 7,2 kW)
Charge/décharge batterie (sans extension) 4 000 W max (156 A @ 25,6 V)
Charge/décharge batterie (avec extension) 5 000 W max
Capacité batterie 8 kWh – 50 kWh
Rendement aller-retour AC 90 %
Rendement décharge batterie 96 %
Cycles de charge 10 000
Indice de protection IP65
Température de fonctionnement −20 °C à +55 °C
Niveau sonore 25 dB
Dimensions (L × l × H, hors emballage) 462 × 234 × 820 mm
Poids (unité nue) ~80 kg
Basculement UPS 10 ms
Disjoncteur requis (câblage fixe) ≥ 32 A
Câble hardwiring ≥ 6 mm² (3 conducteurs)
Prix conseillé TTC 2 899 €

SolarFlow 4000 Mix AC+ : le retrofit intelligent pour toitures existantes

Le SolarFlow 4000 Mix AC+ s’adresse à un foyer de trois personnes déjà équipé d’une installation photovoltaïque en toiture : de nombreux Européens qui ont investi dans des panneaux ces dernières années mais n’ont pas encore de stockage. L’appareil est conçu comme une solution d’intégration à l’existant, compatible avec toutes les grandes marques d’onduleurs présentes sur les toits européens.

Architecture technique

À la différence du Mix Pro, le Mix AC+ ne dispose pas de modules MPPT intégrés. Il est entièrement conçu pour le couplage AC via son port PV-IN AC, qui accepte jusqu’à 5 000 W en entrée depuis un onduleur externe. Cette architecture simplifie l’intégration dans une installation photovoltaïque existante sans modifier le câblage DC.

La puissance de sortie AC en mode réseau atteint 4 000 W en configuration seule (5 000 W avec PV-IN AC ou entrée hors réseau), et 3 680 W en mode hors réseau. La charge et la décharge batterie sont plafonnées à 4 000 W sans module d’extension (156 A à 25,6 V), et à 5 000 W avec batterie additionnelle. La capacité part de 8 kWh et peut progresser jusqu’à 50 kWh.

Le rendement de décharge batterie s’élève à 96 %, avec un rendement aller-retour AC de 90 %.

Installation

Comme pour l’ensemble de la gamme, le seuil de 3 000 W constitue la frontière entre l’installation en autonome (prise standard, sans électricien) et l’installation renforcée. Au-delà de 3 000 W, un électricien est fortement recommandé. En mode câblage fixe avec alimentation jusqu’à 5 000 W, un disjoncteur d’au moins 25 A est requis, avec un câble de section minimale 2,5 mm². En cas de câblage fixe incluant le port PV-IN AC (puissance maximale 5 000 W, courant max 21,74 A), un disjoncteur de 32 A est recommandé avec une marge de sécurité de 1,25. Une mise à la terre physique est obligatoire, quelle que soit la configuration d’installation.

Performance économique

Pour un foyer de trois personnes consommant environ 5 000 kWh par an, Zendure annonce une réduction de la facture d’électricité de l’ordre de 91 %, soit 1 250 € d’économies annuelles.

Prix public TTC conseillé : 2 399 €

Découvrir la Solarflow 4000 Mix AC+ chez Zendure ↗️

Caractéristiques techniques de la Solarflow 4000 Mix AC+

Paramètre Valeur
Entrée MPPT (DC) Aucune
Entrée PV-IN AC (onduleur externe) 5 000 W
Entrée PV totale max 5 000 W
Sortie AC réseau (main unit) 4 000 W / 17,4 A
Sortie AC réseau (avec PV-IN AC) 5 000 W / 21,7 A
Sortie AC hors-réseau 3 680 W
Charge/décharge batterie (sans extension) 4 000 W max (156 A @ 25,6 V)
Charge/décharge batterie (avec extension) 5 000 W max
Capacité batterie 8 kWh – 50 kWh
Rendement aller-retour AC 90 %
Rendement décharge batterie 96 %
Cycles de charge 10 000
Indice de protection IP65
Température de fonctionnement −20 °C à +55 °C
Niveau sonore 25 dB
Basculement UPS 10 ms
Disjoncteur requis (câblage fixe, 5 000 W) ≥ 32 A (recommandé)
Câble hardwiring ≥ 2,5 mm² (3 conducteurs)
Mise à la terre physique Obligatoire
Prix conseillé TTC 2 399 €

SolarFlow 3000 Mix AC+ : la solution compacte, mobile et polyvalente

Le SolarFlow 3000 Mix AC+ est le produit le plus atypique de la série. Pensé pour un foyer de deux personnes consommant environ 3 000 kWh par an — appartement ou maison de ville —, il joue également la carte de la mobilité. Zendure le positionne explicitement comme une station d’énergie transportable pour le camping-car, les chantiers, les situations de secours et les zones à réseau instable. Une proposition double usage relativement rare dans ce segment.

Architecture technique

Comme le Mix AC+, le Mix 3000 ne dispose pas de modules MPPT. Il fonctionne en couplage AC bidirectionnel et délivre jusqu’à 3 000 W, réglables à partir de 800 W. En mode hors-réseau, via la prise dédiée, la puissance atteint 3 680 W avec une crête de 7,2 kW.

Sa batterie fixe de 8 kWh constitue sa base. Contrairement aux deux modèles précédents, la capacité n’est pas extensible à 50 kWh : l’accent est mis sur la compacité et la portabilité. Il respecte néanmoins les mêmes standards techniques que ses homologues : IP65, −20 °C à 55 °C, 25 dB.

Installation

Les règles d’installation suivent les mêmes seuils que pour le reste de la gamme : installation libre jusqu’à 3 000 W sur prise standard, électricien recommandé au-delà. En mode hors-réseau sur chantier ou en déplacement, l’appareil peut fonctionner en totale autonomie réseau.

Performance économique

En usage résidentiel, pour un foyer de deux personnes consommant 3 000 kWh par an, Zendure avance des économies de l’ordre de 91 % sur la facture, soit environ 750 € par an.

Prix public TTC conseillé : 1 999 €

Découvrir la Solarflow 3000 Mix AC+ chez Zendure ↗️

Caractéristiques techniques de la Solarflow 3000 Mix AC+

Paramètre Valeur
Entrée MPPT (DC) Aucune
Entrée AC bidirectionnelle 3 000 W
Sortie AC réseau 3 000 W (extensible depuis 800 W)
Sortie AC hors-réseau 3 680 W (crête 7,2 kW)
Charge/décharge batterie 4 000 W
Capacité batterie 8 kWh (fixe)
Rendement aller-retour AC 90 %
Rendement décharge batterie 96 %
Cycles de charge 10 000
Indice de protection IP65
Température de fonctionnement −20 °C à +55 °C
Niveau sonore 25 dB
Basculement UPS 10 ms
Usage mobile Oui (camping-car, chantier, secours)
Prix conseillé TTC 1 999 €

PowerHub : le boîtier qui rend votre domicile totalement autonome

Le boîtier Zendure PowerHub se positionne comme un concentrateur énergétique central, qui s’ajoute aux batteries. Il est capable d’assurer une autonomie complète à votre logement en cas de coupure d’électricité. Compatible avec la série SolarFlow et les équipements existants, il unifie au sein d’un même écosystème la production solaire, le stockage, la recharge de véhicules électriques, les pompes à chaleur (compatibles SG Ready, via contact sec) et les circuits domestiques, via un point de raccordement centralisé qui simplifie le câblage.

Son système de gestion HEMS intégré fonctionne localement, assurant le maintien des fonctions essentielles même en cas d’instabilité internet, tandis que la recharge VE et le pilotage des pompes à chaleur sont coordonnés selon la production solaire et les tarifs énergétiques. Pour le secours hors réseau, l’alimentation de la maison entière ou des charges essentielles, l’association avec la série de batteries SolarFlow Mix est requise. Une carte énergétique unique dans l’application Zendure offre une vue d’ensemble des flux domestiques.

L’installation doit obligatoirement être réalisée par un électricien professionnel qualifié, après vérification des conditions électriques du logement. Le produit est proposé à 719 € TTC, avec une expédition annoncée sous 70 jours, et une offre commerciale permet d’obtenir un PowerHub gratuit via l’application Zendure pour l’achat de deux appareils SolarFlow 4000 Mix, sous réserve des conditions de participation à l’offre.

Prix public TTC conseillé : 839 €

Découvrir le PowerHub chez Zendure ↗️

Caractéristiques techniques du PowerHub :

Paramètre

Valeur

Type de courant

Monophasé ou triphasé

Puissance de sortie AC max

12 kW (mono) 43 kW (tri)

Puissance d’entrée solaire max

Jusqu’à 43 kW

Capacité de stockage

Jusqu’à 150 kWh

Compatibilité batteries

Jusqu’à 3 Solarflow 4000 Mix Pro + leurs modules d’extension

Compatibilité borne de recharge voiture électrique

via Wallbox AC directement reliée au PowerHub

Compatibilité pompe à chaleur

Via modèles SG Ready (contact sec)

Type d’installation

à faire réaliser par un professionnel

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Ce kit solaire prêt à brancher de 1 000 W est à moins de 500 € pour les soldes d’été 2026

25 juin 2026 à 09:30

Les soldes d’été 2026 ont commencé et c’est l’occasion de s’équiper en panneaux photovoltaïques à moindre coût. La boutique Materfrance propose un kit solaire plug & play parfait pour démarrer dans l’autoconsommation solaire. Vendu 449 € avec une livraison gratuite, il comporte quatre panneaux solaires et un onduleur totalisant 1000 W de puissance.

Le kit vendu par Materfrance comprend deux panneaux solaires Izypower de 520 Wc chacun, équipés de cellules N-Type TopCon bifaciales avec un rendement élevé de 23,38 %. Cette technologie bifaciale permet de capter la lumière réfléchie par l’arrière, augmentant la production de 5 à 25 % selon l’environnement.

L’ensemble est complété par un micro-onduleur Izypower IP-1000-W2 de 1000 W avec deux entrées MPPT indépendantes et un rendement supérieur à 96,6 %. Le système intègre un module WiFi pour suivre la production en temps réel via smartphone ou ordinateur. Tous les câbles nécessaires sont fournis, y compris le câble secteur de 5 mètres pour le branchement direct sur une prise 230 V.

Production et rentabilité estimées

Selon les données du simulateur solaire européen PVGIS pour la région d’Aix-en-Provence, par exemple, ce kit de 1000 Wc peut produire environ 1586 kWh par an dans des conditions optimales. En valorisant cette production au tarif moyen de l’électricité à 0,20 € le kWh, les économies annuelles peuvent atteindre environ 320 €. Le kit est donc rentabilisé en moins de deux ans dans cette situation.

Le retour sur investissement dépend évidemment de la part autoconsommée et nous prenons ici le cas d’une autoconsommation de 100 %, qui peut être atteinte moyennant une gestion très fine de votre consommation ou en optant pour une batterie résidentielle.

Image : Mater.

Installation et conformité

Le système respecte la norme NFC 15-100 et la déclaration CACSI pour une installation plug & play. Les deux panneaux peuvent se brancher sur n’importe quelle prise domestique existante (attention tout de même à vérifier que la prise, la ligne et ses protections ne sont pas vétustes). Au-delà de deux panneaux, une ligne dédiée devient recommandée pour éviter les surcharges.

Les panneaux bénéficient d’une garantie de 25 ans, extensible à 40 ans en option. Le micro-onduleur est garanti 15 ans par le constructeur.

Positionnement marché

À 449 €, ce kit se situe dans la fourchette basse du marché pour cette puissance. La remise de 10 € reste modeste (2,2 % de réduction), mais le tarif de base positionne déjà l’offre parmi les plus accessibles pour démarrer en autoconsommation solaire avec un équipement complet prêt à installer. Il est d’ailleurs payable en plusieurs fois, jusqu’à 58 mensualités avec frais (soit 10,10 € par mois), sous réserve d’acceptation.

Ce kit s’adresse aux particuliers qui souhaitent réduire leur facture électrique sans travaux complexes. L’installation ne nécessite pas d’électricien et convient aux logements individuels disposant d’un emplacement ensoleillé (toit, terrasse, jardin). Une offre avec fixations incluses est également proposée à 529 €, soit 80 € de plus.

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Ces gigantesques pales d’éoliennes seront construites en France

24 juin 2026 à 15:59

Siemens agrandit son usine havraise pour produire des pales d’éoliennes toujours plus grandes et soutenir la relance des appels d’offres éolien.

Des pales de 115 mètres de long pour équiper des éoliennes offshore de 15 mégawatts (MW), c’est bientôt une réalité française. Avant, Siemens Gamesa, c’était du 7-8 MW, désormais, ce sera le double. Au Havre, Siemens Gamesa s’agrandit pour viser toujours plus grand et produire ses modèles de turbines SG14-236 (14 MW) et SG15-236 (15 MW). Lundi 15 juin, le fabricant espagnol a inauguré l’extension de son usine normande après avoir investi 200 millions d’euros. En présence du ministre de l’Industrie Roland Lescure, les nouveaux ateliers dévoilés s’étalent sur plus de 13 000 m² (sur les 80 000 existants) et ont notamment été financés au travers du crédit d’impôt pour l’industrie verte (C3IV).

Les nouvelles pales mesureront l’équivalent de 30 étages d’immeuble, c’est gigantesque. Cela fait 115 mètres de long. La taille de ces giga-ailes marines ne cesse d’augmenter pour améliorer leur rendement et réduire le coût de l’électricité produite. Les turbines de 15 mégawatts (MW) pourront alimenter plusieurs milliers de foyers chacune.

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Remplir le carnet de commandes, l’autre défi

Implantée au Havre depuis 2022, l’usine est devenue l’un des symboles de la réindustrialisation dans l’énergie. Les composants qui y sont fabriqués ont déjà équipé plusieurs parcs français, ceux de Fécamp, Saint-Brieuc ou encore Yeu-Noirmoutier, et continueront avec le gigantesque AO10 dont le cahier des charges vient juste d’être dévoilé. L’industrie est prête, c’est son message, maintenant il faut remplir le carnet de commandes alors qu’un gel des embauches et un plan de charge revu à la baisse ont été annoncés par la direction de Siemens Gamesa aux salariés.

« Rien n’est prévu pour l’instant sur le marché français, il y a une très grande incertitude. « Le savoir-faire, on l’a, il n’y a pas de débat, mais maintenant il faut une accélération sur les carnets de commande français », explique Clément Broudic de la CGT Siemens Gamesa auprès d’ICI Normandie.

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Du camping jusqu’à la maison : les batteries de Bluetti s’invitent partout

24 juin 2026 à 13:57

ℹ️ Communication commerciale pour Bluetti

Longtemps identifié comme un fabricant de stations électriques portables pour le camping et les loisirs de plein air, Bluetti affiche désormais une ambition bien plus large : devenir l’opérateur d’un véritable écosystème énergétique domestique, du balcon d’un appartement urbain jusqu’au tableau électrique d’une maison individuelle.

Des batteries pour tous les usages

Bluetti propose une solution énergétique adaptée à chaque profil d’habitat. Pour les locataires et propriétaires d’appartements sans accès à une installation classique, la gamme Balco (Balco 260, Balco 500) et le boîtier Balco Transfer permettent de transformer n’importe quel balcon, terrasse ou façade en mini-centrale solaire, avec une installation en mode « plug & play » ne nécessitant aucune intervention électrique lourde : l’appareil se branche simplement sur une prise standard.

Pour les besoins plus importants, la série EnergyPro (EP) propose du stockage résidentiel pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de kWh, tandis que les gammes Elite, Apex et Pioneer couvrent les usages portables, du nomadisme urbain au camping en passant par le secours électrique d’urgence. L’ensemble est piloté par une seule application et peut interagir avec des compteurs et prises intelligentes tiers (Shelly, EverHome), ainsi qu’avec des plateformes domotiques comme Amazon Alexa, Google Home ou Home Assistant.

En parallèle, Bluetti propose un système d’optimisation des économies s’appuyant sur une compatibilité avec plus de 800 tarifs d’électricité, notamment dynamiques. Les batteries peuvent donc être automatiquement rechargées aux moments où l’électricité est la moins chère, voire presque gratuite, et déchargées lorsqu’elle est chère.

Le solaire de balcon : Balco Transfer et la gamme Balco

Le Balco Transfer occupe une place particulière dans l’écosystème : ce n’est pas un système de stockage en soi, mais un boîtier onduleur qui se connecte à une station électrique portable Bluetti pour la transformer en système solaire de balcon raccordé au réseau. L’équation est résumée ainsi par la marque : station électrique + Balco Transfer = système solaire de balcon.

Son intérêt repose sur la mutualisation : un même équipement de batterie portable peut servir aussi bien en extérieur (camping, déplacement) qu’à demeure comme moyen de stockage résidentiel, ce qui en fait une option flexible pour les foyers qui possèdent déjà une station Bluetti ou tierce.

Voici la fiche technique du Balco Transfer :

Caractéristique Balco Transfer
Puissance de sortie AC (on-grid) 800 W
Puissance d’entrée AC 850 W
Entrée AC en bypass 2 300 W
Compatibilité compteur intelligent Oui (Shelly Pro 3EM, Bluetti Smart Meter, Everhome Eco Tracker IR)
Indice de protection IP54 / EMC Classe B
Température de fonctionnement -20 °C à 45 °C
Poids 3,6 à 4,0 kg
Dimensions 271 × 222 × 131,8 mm
Compatibilité stations BLUETTI AC180, AC200Max, AC200L, Elite100V2, Elite200V2, Elite300, Elite400, Elite320, Apex 300
Compatibilité tierce Oui, via certification réseau intégrée au boîtier
Mise en réseau multi-unités Jusqu’à 6 unités via Wi-Fi (BLUETTI Space)

Balco 260 et Balco 500 : la centrale de balcon « tout-en-un »

À la différence du Balco Transfer, les modèles Balco 260 et Balco 500 intègrent leur propre onduleur et leur propre batterie LFP, sans nécessiter de station portable associée. Présentés comme une solution clé en main pour les particuliers souhaitant réduire durablement leur facture, ils annoncent un retour sur investissement réalisable en un peu plus d’un an selon les projections fournies par la marque. L’économie annuelle peut atteindre jusqu’à 1 632 € et même jusqu’à 9 792 € avec six unités couplées.

Voici la fiche technique des Balco 260 et 500 :

Caractéristique Balco 260 Balco 500
Capacité 2 560 Wh 5 024 Wh
Type de batterie LFP (LiFePO₄) LFP (LiFePO₄)
Entrée solaire max. 2 400 W 4 360 W
Nombre de trackers MPPT 4 x 600 W 1
Sortie AC (off-grid + on-grid) 1 200 W 3 680 W
Sortie AC en bypass 2 300 W
Contrôle via application Oui Oui
Compatibilité compteur intelligent Oui Oui
Indice de protection IP65 IP65
Température de fonctionnement -20 °C à 55 °C -20 °C à 55 °C
Extensibilité Jusqu’à 15 kWh avec 5 batteries BC 260 Non extensible
Poids ~ 28 kg ~ 63 kg
Profil cible Locataires/propriétaires cherchant déploiement rapide et bon retour sur investissement Foyers recherchant davantage de puissance avec déploiement rapide

Stockage résidentiel : la gamme EnergyPro pour aller plus loin

Pour les foyers en maison individuelle ou disposant d’un accès à une installation électrique plus complète, BLUETTI propose la série EnergyPro (EP), positionnée comme une solution de stockage « maison entière ». Les configurations présentées vont de quelques kWh à plus de 19 kWh utilisables en associant plusieurs modules de batterie.

Exemples de configurations parmi les solutions EnergyPro :

Configuration Puissance Capacité
EnergyPro 6K + AT 1 5 760 W 7 680 Wh
EP760 + 2×B500 7 600 W 9 920 Wh
EP900 + 4×B500 9 000 W 19 840 Wh
EnergyPro 20K + HV800 + 2×B700 20 000 W 14 700 Wh
EnergyPro 13K + 4×EnergyPack 500 13 200 W 19 200 Wh

Ces systèmes s’inscrivent dans la même logique d’ouverture que les gammes de balcon : compatibilité avec les pompes à chaleur compatibles SG Ready (pour les modèles EP2000 et EP760) et intégration avec des plateformes de gestion énergétique domestique (HEMS) telles que Solar Manager ou Enjoyelec.

Stations portables : l’ultra-polyvalence

Les gammes de batteries Elite, Apex et Pioneer constituent le socle historique de Bluetti et restent au cœur de la promesse « maison + extérieur ». Elles peuvent servir de secours électrique domestique, alimenter un usage off-grid ou venir compléter le Balco Transfer comme source de stockage pour la solution de balcon. Le Pioneer Na se distingue notamment par l’usage d’une batterie sodium-ion plutôt que lithium, présentée comme une première mondiale pour ce type de produit et conçue pour mieux résister aux températures extrêmement basses — un argument que la marque met en avant pour les usages hivernaux.

Voici les modèles proposés et leurs caractéristiques :

Série Modèles Puissance Capacité
Elite Elite 10 200 W 128 Wh
Elite Elite 30 V2 600 W 288 Wh
Elite Elite 100 V2 1 800 W 1 024 Wh
Elite Elite 200 V2 2 600 W 2 073,6 Wh
Elite Elite 300 2 400 W 3 014,4 Wh
Elite Elite 400 2 600 W 3 840 Wh
Pioneer Pioneer 50 (AC60) 600 W 403 Wh
Pioneer Pioneer Na (sodium-ion) 1 500 W 900 Wh
Pioneer Pioneer MD (AC180T) 1 800 W 1 433 Wh
Pioneer Pioneer 150 (AC240) 2 400 W 1 536 Wh
Apex Apex 300 (seul) 3 840 W 2 764,8 Wh
Apex Apex 300 + 6 x B300K  3 840 W 19 353,6 Wh
Apex Apex 300 + 6 x B500K 3 840 W 33 484,8 Wh

Un écosystème totalement modulaire

Le fil rouge de cette stratégie « maison entière » est l’interopérabilité. Plutôt que d’imposer un écosystème fermé, Bluetti mise sur la compatibilité avec des compteurs et prises intelligentes tiers (Shelly, EverHome), sur l’intégration aux plateformes domotiques grand public, et sur un partenariat avec Enjoyelec pour affiner la gestion énergétique pilotée par IA (AI-EMS), qui ajuste les flux de charge et de décharge selon les tarifs dynamiques et les prévisions de production solaire.

Cette logique se retrouve jusque dans le Balco Transfer, conçu pour fonctionner avec des stations électriques tierces et non uniquement avec celles de la marque. Un choix qui tranche avec les systèmes de balcon traditionnels, généralement vendus en bloc fermé batterie + micro-onduleur. Cette stratégie de couverture totale, du balcon locatif à la maison individuelle équipée d’une pompe à chaleur en passant par le van, permet à Bluetti de s’imposer face à la concurrence, dont les produits sont souvent moins polyvalents.

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Comment limiter les déperditions de chaleur sans faire de travaux ?

24 juin 2026 à 12:09

Avec la hausse constante du prix de l’énergie, chaque degré perdu dans un logement pèse un peu plus lourd sur la facture. Pourtant, de nombreux foyers français souffrent de déperditions thermiques sans forcément le savoir.

Le problème peut venir de fenêtres mal isolées, de portes qui laissent passer l’air, de coffres de volets non traités ou de la toiture. Quoi qu’il en soit, il existe des solutions assez simples et accessibles pour améliorer l’isolation thermique de la maison sans entreprendre de gros travaux.

Installer des volets roulants sur mesure

Il s’avère que 15% des déperditions de chaleur dans une maison mal isolée proviennent des fenêtres. Lorsque les températures baissent, le vitrage en particulier refroidit et favorise les échanges d’air entre l’extérieur et l’intérieur. La bonne nouvelle est que vous pouvez installer des volets roulants pour réduire les déperditions thermiques sans toucher à la structure de votre logement. L’idéal est de commander des volets sur mesure qui épousent parfaitement vos fenêtres.

À noter que lorsque vous fermez un volet roulant, il forme une sorte de barrière supplémentaire entre la vitre de la fenêtre et l’extérieur. L’air reste alors prisonnier dans cet espace, bloquant ainsi le passage du froid. Ce petit coussin d’air joue le rôle d’un isolant naturel. En clair, les volets roulants sur mesure aident à garder la chaleur à l’intérieur lorsqu’ils sont fermés. C’est d’autant plus avantageux durant les nuits d’hiver et les journées grises où le soleil se fait rare.

Les volets roulants en aluminium et en PVC sont particulièrement efficaces pour réduire les déperditions de chaleur dans une maison. De plus, leur pose peut être réalisée sans de lourds travaux alors qu’ils améliorent l’isolation thermique rapidement et durablement. Selon vos besoins et préférences, vous avez le choix entre différents types de volets roulants sur mesure, motorisés ou à commande manuelle. Certains modèles intègrent même une moustiquaire pour apporter un confort optimal.

Renforcer l’étanchéité des ouvertures

Saviez-vous que les infiltrations d’air sont responsables de près de 20% des déperditions thermiques dans un foyer ? Les ouvertures laissent entrer de l’air froid par petites touches sans que l’on s’en rende compte. Or, ces micro-courants d’air successifs finissent par refroidir l’intérieur du logement. La solution est donc de renforcer l’étanchéité de ces ouvertures. Ici encore, il n’est pas question de lancer un gros chantier, il suffit de :

  • Remplacer les joints usés autour des fenêtres et des portes.
  • Installer un bas de porte pour bloquer les entrées d’air.
  • Poser des films isolants sur les vitrages pour limiter les échanges thermiques.
  • Utiliser des rideaux thermiques épais pour renforcer la barrière contre le froid.

Si vous associez ces solutions avec l’installation de volets roulants sur mesure, vous constaterez une nette amélioration du confort intérieur. En bonus, vous dépendrez moins du chauffage, ce qui réduira votre facture d’énergie. Toutefois, il est important d’effectuer un diagnostic pour identifier les véritables sources des fuites de chaleur. C’est l’unique moyen de savoir quelles solutions mettre en œuvre.

Mieux gérer le système de chauffage

Une partie des pertes de chaleur est liée à la manière dont la chaleur est produite et diffusée. Pour éviter une surconsommation énergétique sans sacrifier le confort, il convient d’adapter la gestion du chauffage à vos besoins.

La première chose à faire est de régler le thermostat pièce par pièce, mais aussi selon les moments de la journée. Les espaces de vie peuvent être maintenus autour de 19°C, et les chambres entre 16 et 17°C. Les pièces peu occupées, quant à elles, peuvent être chauffées à une température encore plus basse. Pour plus de praticité, optez pour un thermostat programmable pour ajuster automatiquement la température selon les heures de présence. Cela évite de chauffer inutilement le logement lorsque personne ne s’y trouve.

En outre, il est conseillé de dégager les radiateurs, car les meubles et les rideaux placés devant les émetteurs de chaleur empêchent une bonne diffusion de l’air chaud. Fermez également les portes des pièces peu utilisées pour concentrer la chaleur dans celles qui sont occupées.

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Les énergies renouvelables devraient dépasser le gaz naturel aux États-Unis en 2027

23 juin 2026 à 15:29

Malgré de nombreuses turbulences, les énergies renouvelables continuent leur progression dans le pays de l’Oncle Sam. Une nouvelle encourageante pour les États-Unis, et pour le reste du monde. 

En novembre 2024, la réélection de Donald Trump a jeté un froid sur l’ensemble du secteur renouvelable américain et même mondial. Il faut dire que le président américain n’a pas caché son hostilité, en particulier envers les éoliennes. Néanmoins, 2 ans plus tard, force est de constater que l’essor des énergies renouvelables outre-atlantique ne fait que progresser.

Le dernier rapport de la US Energy Information Administration (EIA) en est la parfaite illustration. Ce rapport trimestriel, considérant les 3 premiers mois de 2026, a constaté une forte hausse de la quantité d’électricité produite par les énergies renouvelables. Le rapport indique une augmentation de 11,1 % par rapport au même trimestre de 2025.

En parallèle, la production électrique des centrales au charbon a chuté de 11,4 %, tandis que celle du gaz naturel et du nucléaire ont respectivement augmenté de seulement 1,1 % et 0,9 %. En suivant cette tendance, et en prenant en compte les 57 GW d’énergie renouvelable qui devraient être ajoutés aux capacités totales sur l’année 2026, l’EIA a estimé que la capacité renouvelable dépassera celle du gaz naturel d’ici 2027.

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Une progression majoritairement solaire

À y regarder de plus près, cette hausse n’est pas uniforme, et principalement d’origine solaire. L’EIA révèle ainsi que la production d’électricité solaire, par rapport au premier trimestre 2025, a augmenté de 23,9 %. L’hydroélectricité a augmenté de 21,9 % et l’énergie solaire à petite échelle (moins de 1 MW installé) a augmenté de 11,9 %. En revanche, la hausse de production du secteur éolien peine à dépasser les 2 %.

Ces chiffres révèlent que les efforts de Trump pour déstabiliser le secteur éolien ont malheureusement porté leurs fruits. Rappelons que récemment, TotalEnergies a accepté de renoncer à la construction de 2 parcs éoliens offshore moyennant un accord financier de 928 millions de dollars. Cette somme correspond à ce que TotalEnergies avait versé, en 2022, pour obtenir les deux concessions situées au large de New York et de la Caroline du Nord. Sept États démocrates viennent d’attaquer en justice cet accord financier, estimant qu’il repose sur un dispositif illégal.

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Malgré la canicule, le réseau électrique français ne sourcille pas selon RTE

Par : Hugo LARA
22 juin 2026 à 15:41

Alors que la France traverse un épisode caniculaire intense, RTE affirme que l’approvisionnement en électricité reste garanti. La consommation devrait rester sous contrôle malgré l’utilisation accrue de la climatisation.

Le thermomètre dépasse les 40 °C sur une large partie de l’hexagone, et l’on pourrait être tenté de penser que le réseau électrique en souffre. Pourtant, à l’exception de quelques points chauds très localisés sur le réseau de distribution d’électricité (Enedis), aucune perturbation n’est constatée. Le gestionnaire du réseau de transport, RTE, veut rassurer sur la situation, dans un communiqué publié le 22 juin.

« Sur la base des éléments connus à date, il n’existe pas d’inquiétude en matière de disponibilité de l’offre en électricité pour l’été à venir. Le niveau de production est suffisant et le système électrique apparaît largement en mesure de faire face aux besoins d’électricité même en cas d’épisodes intenses de canicule et de sécheresse », indique RTE.

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Une petite pointe de consommation liée aux climatiseurs

Une pointe de consommation à 57 GW devrait bien être enregistrée lundi 22 juin à 19h, mais elle restera en dessous du record estival de 60 GW constaté le 1ᵉʳ juillet 2025. L’impact de la chaleur sur la demande électrique reste limité : chaque degré supplémentaire fait grimper la consommation de 0,7 à 1 GW selon l’heure, soit trois fois moins qu’un degré de moins en hiver.

La climatisation a néanmoins pesé sur le réseau avec une hausse de 10 GW dimanche 21 juin et une prévision de 12 GW supplémentaires aujourd’hui par rapport à une période normale. Malgré cela, le parc électrique français disposerait des ressources nécessaires pour assurer la continuité de l’approvisionnement cet été, même si les températures restent élevées de manière durable. RTE n’appelle donc pas les Français à modérer leur consommation.

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Une consommation maîtrisée malgré la canicule

La thermosensibilité du réseau électrique, liée à l’usage des climatiseurs en été, se révèle bien moins marquée qu’en hiver où le chauffage électrique fait exploser les besoins. Notre réseau électrique étant dimensionné pour supporter les froids intenses, les vagues de chaleur ont un impact logiquement moindre sur celui-ci.

Entre dimanche et lundi, l’écart de consommation lié à la climatisation aura progressé de 2 GW. Ces 12 GW supplémentaires représentent l’équivalent de la production de douze réacteurs nucléaires de taille moyenne, mais le parc de production français dispose des marges nécessaires pour absorber ce surplus estival.

RTE présentera prochainement un bilan complet du premier semestre 2026 avec des données détaillées sur la production, la consommation et les échanges d’électricité. Ce document apportera également des perspectives plus précises pour les mois d’été à venir, d’après le gestionnaire du réseau.

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