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Pourquoi l’électricité est moins propre alors que les énergies renouvelables battent un record au Royaume-Uni ?

18 janvier 2026 à 15:59

En 2024, le Royaume-Uni avait atteint un niveau inédit de production d’électricité propre. Hélas, cet élan ne s’est pas poursuivi, et ce, malgré la progression continue des sources renouvelables et la disparition totale du charbon du mix énergétique.

L’heure est au bilan pour le Royaume-Uni. En se basant sur les données de l’opérateur national du système énergétique (NESO), le média Carbon Brief a publié une analyse sur la production électrique du pays durant 2025. Premier fait marquant du document : les énergies renouvelables ont battu un nouveau record de production. Elles ont fourni 47 % de l’électricité, portée en grande partie par l’éolien. Le solaire, lui aussi, a connu un grand rebond.

Après une phase de stagnation, la filière redécolle grâce à l’augmentation des nouvelles installations photovoltaïques, et à un printemps particulièrement ensoleillé. Autre point essentiel du rapport : le pays vient de réaliser une année complète sans charbon. Il n’y a pas que de bonnes nouvelles cependant. « L’électricité britannique est devenue légèrement plus polluante », rapporte malgré tout Carbon Brief. Pourquoi ?

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Davantage de gaz dans le mix britannique

Dans le détail, l’empreinte carbone du kilowattheure est passée à 126 g de CO₂, soit deux grammes de plus que l’année précédente. Cette situation s’explique en réalité par la place croissante du gaz dans le mix électrique. Alors même que les renouvelables ont atteint un niveau record (152 TWh, soit 6 % de plus qu’en 2024), le recours au gaz a augmenté de 5 %. La hausse de la demande en électricité et l’élimination du charbon ont obligé le pays à s’appuyer davantage sur cette ressource fossile. Pour rappel, la dernière centrale à charbon du Royaume-Uni, celle de Ratcliffe-on-Soar dans le Nottinghamshire, a fermé ses portes en septembre 2024 après plus de 140 ans d’exploitation.

Surtout, le gaz a servi à compenser la forte baisse de la production nucléaire. Une grande partie du parc britannique était effectivement à l’arrêt pour maintenance ou rechargement du combustible. Résultat : la production nucléaire a chuté de 5 TWh, atteignant son niveau le plus bas depuis cinquante ans.

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Du silicium photovoltaïque bientôt produit en France

18 janvier 2026 à 05:45

L’usine Ferroglobe d’Anglefort, dans l’Ain, a rallumé hier soir l’un de ses fours métallurgiques, qui convient à la production de silicium-métal destiné aux cellules photovoltaïques.

Et si on produisait du silicium, en France ? Le site de l’usine de Ferroglobe avait fermé, en septembre dernier, ses salariés basculés au chômage partiel. La faute aux prix bas imposés par la Chine.

La Chine produisait plus de 70 % du silicium en 2023, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). En Europe, la concurrence asiatique est rude avec des prix défiant toute concurrence. La tonne de silicium-métal produite en France se vend environ 2 300 €, contre 1 500 € pour celle importée de Chine. Pour Benjamin Crespy, président de Ferroglobe France, le silicium-métal est indispensable non seulement au solaire, mais aussi à la chimie, l’aluminium pour l’automobile et les anodes de batteries lithium, explique-t-il au média Greenunivers.

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Le silicium est classé critique par l’UE

La production française reste modeste alors que le Si-métal est stratégique pour notre souveraineté industrielle. L’Union européenne classe d’ailleurs cette matière comme critique mais a récemment refusé de mettre en place des mesures de protection douanières face à la concurrence étrangère, au grand dam des producteurs hexagonaux. Il y en a pourtant sur l’acier par exemple.

« L’Europe doit comprendre, très rapidement, que s’imposer des règles que personne ne respecte ailleurs et en même temps laisser son marché ouvert est la recette parfaite pour accélérer sa désindustrialisation », alerte Benjamin Crespy auprès de Greeunivers.
Reste au ministre de l’Industrie la lourde tâche de défendre les clauses de sauvegarde (limiter les importations à un certain seuil) auprès de l’UE.

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