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Du verre plus fin : le nouveau talon d’Achille des panneaux solaires ?

1 février 2026 à 15:59

Les modèles récents de panneaux solaires sont de plus en plus confrontés à un sérieux problème de qualité : leur verre se brise facilement. Dans certains cas, l’incident survient sans choc externe ni événement climatique exceptionnel. Selon les experts, la principale explication réside dans la finesse croissante du verre.

Bien qu’ils soient déjà largement déployés à travers le monde, les panneaux photovoltaïques continuent de faire l’objet d’améliorations constantes. Les avancées technologiques permettent aujourd’hui de produire des modules plus grands et plus puissants. Parallèlement, pour des raisons logistiques, les fabricants cherchent également à alléger leur structure. Cette optimisation passe notamment par une réduction de l’épaisseur du verre, qui représente jusqu’à 70 % du poids total d’un panneau. Mais cette quête de légèreté se fait parfois au détriment de la robustesse. Plus le verre est fin, plus l’équipement devient fragile.

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Les bris de verre spontanés se multiplient

Avec l’amincissement progressif du verre, les cas de bris spontanés semblent se multiplier. Un rapport publié en 2024 par le Centre d’essais des énergies renouvelables sur l’indice des modules photovoltaïques en apporte la preuve. Le Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) y indique que, alors qu’autrefois les casses provenaient principalement d’erreurs de manipulation, elles surviennent désormais « sans raison apparente », parfois même avant la mise en service.

Ce constat est également partagé par Kiwa PV Evolution Labs, un laboratoire indépendant spécialisé dans les tests de fiabilité. Ses experts observent une hausse du nombre de modules présentant des bris de verre lors des essais de contraintes mécaniques et de résistance à la grêle. Les verres deviennent effectivement plus fragiles, soulignent-ils.

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Une fragilité structurelle croissante

Selon le NREL, plus le verre est mince, plus il est difficile à renforcer correctement. En temps normal, le matériau est durci grâce à un procédé de trempe, qui consiste à le chauffer puis à le refroidir rapidement afin de créer des tensions internes protectrices. Cette technique fonctionne relativement bien pour du verre d’au moins 3 mm d’épaisseur. En dessous de ce seuil, obtenir une trempe complète devient complexe, ce qui rend le verre plus fragile.

Les bris spontanés s’expliquent aussi par la présence de microfissures déjà existantes à la surface du verre. Des opérations comme le nettoyage ou le meulage des bords peuvent générer de minuscules défauts invisibles à l’œil nu. Sur du verre épais, ces imperfections restent généralement sans conséquence. En revanche, sur du verre fin, elles deviennent des points de faiblesse susceptibles de déclencher des fissures.

À cela s’ajoute la tendance à produire des modules toujours plus grands. Ces panneaux plus larges exercent une contrainte supplémentaire sur un verre déjà fragilisé par sa faible épaisseur et ses micro-défauts. Résultat : le risque de casse augmente, ce qui explique pourquoi les panneaux à verre mince sont plus vulnérables que les modèles standards.

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Les normes en vigueur ne sont-elles plus adaptées ?

Aujourd’hui, la certification de référence pour les modules photovoltaïques repose principalement sur la norme IEC 61215. Celle-ci impose une série d’essais en laboratoire destinés à valider la robustesse des panneaux avant leur commercialisation.

Si ce cadre établit un socle minimal de qualité, il montre désormais ses limites face à l’évolution rapide des technologies. Les tests actuels ne reproduisent pas fidèlement les contraintes subies sur le terrain pendant plusieurs décennies, et la situation est aggravée par l’augmentation de la taille des modules et l’amincissement du verre.

Il en résulte qu’un module peut parfaitement être conforme aux exigences IEC alors qu’il présente des défaillances prématurées. C’est pourquoi de plus en plus d’acteurs du secteur plaident pour une évolution des méthodes d’essai.

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Voici les nouveaux prix de l’électricité au 1er février 2026

Par : Hugo LARA
1 février 2026 à 05:07

Tous les six mois, le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV) est actualisé. La nouvelle grille de prix du 1ᵉʳ février 2026  apporte des évolutions très contrastées selon les options. Les abonnés en « base » et « heures pleines heures creuses » bénéficient d’une très légère baisse du kilowattheure, alors que les clients de l’option Tempo déchantent. Découvrez tous les changements et les nouveaux prix de l’électricité dans nos infographies.

Cette mise à jour du 1ᵉʳ février 2026 marque quelques ruptures avec la structure tarifaire précédente. Uniforme jusqu’ici, l’option base est désormais scindée en deux tarifs distincts selon la puissance souscrite. Les abonnements de 3 et 6 kVA bénéficient d’un tarif de 0,194 €/kWh, tandis que les puissances de 9 à 36 kVA se voient appliquer un tarif très légèrement inférieur à 0,1927 €/kWh. Le prix du kilowattheure en option base était auparavant de 0,1952 € quelle que soit la puissance souscrite. La baisse est donc insignifiante, puisqu’elle n’atteint même pas un centime. Globalement, les options base et heures pleines / heures creuses, les plus souscrites, affichent une réduction inférieure à 1 %. Voici les nouveaux tarifs TTC en détail :

Les tarifs réglementés de l’électricité (tarif bleu EDF)

au 01/02/2026

Tranche tarifaire

€/kWh TTC

OPTION BASE

3 et 6 kVA

0,194

de 9 à 36 kVA

0,1927

OPTION HEURES PLEINES / HEURES CREUSES

Heures pleines

0,2065

Heures creuses

0,1579

OPTION TEMPO

🔵 Bleu HP

0,1612

🔵 Bleu HC

0,1325

⚪ Blanc HP

0,1871

⚪ Blanc HC

0,1499

🔴 Rouge HP

0,7060

🔴 Rouge HC

0,1575

OPTION EJP (en extinction)

Heures normales

0,1781

Heures de pointe mobile

0,344

Comme l’option base, l’option heures pleines / heures creuses affiche une timide baisse. Les heures pleines passent de 0,2081 €/kWh à 0,2065 €/kWh, tandis que les heures creuses passent de 0,1635 €/kWh à 0,1579 €/kWh. À l’année, cela représente une cinquantaine d’euros d’économies pour un foyer consommant 10 000 kWh. Pour les plus petits consommateurs, la baisse ne changera quasiment rien : comptez cinq euros d’économies annuelles pour un studio sans chauffage électrique, par exemple.

Voici l’évolution des prix des tarifs réglementés depuis 2013 (le tableau est interactif).

Voici une comparaison des prix du kilowattheure au tarif réglementé en vigueur au 01/02/2026.

Les tarifs de l’abonnement s’égalisent

Désormais, le tarif de l’abonnement mensuel est identique que l’on souscrive à l’option base ou heure pleines / heures creuses. Il était traditionnellement plus élevé en HP/HC. L’abonnement en option Tempo diffère légèrement, mais l’écart se resserre. Pour les clients ayant une puissance souscrite de 9 kVA ou plus, il devient moins coûteux.

Prix de l’abonnement au tarif réglementé au 01/02/26

Puissance souscrite

(kVA)

Base

(€/mois)

HP/HC

(€/mois)

Tempo

(€/mois)

3

12,06

Non proposé

6

15,71

15,77

9

19,66

19,48

12

23,44

23,19

15

27

26,63

18

30,68

30,22

24

38,49

Non proposé

30

45,68

44,07

36

52,91

45,04

Important : les puissances de 9 à 36 kVA ne peuvent plus être souscrites en option base

L’option Tempo, grande perdante

L’option Tempo connaît quant à elle des ajustements significatifs. Les jours bleus voient leurs tarifs augmenter sensiblement : les heures pleines passent de 0,1494 € à 0,1612 €/kWh, et les heures creuses de 0,1232 € à 0,1325 €/kWh. Même tendance pour les jours blancs, avec des heures pleines à 0,1871 € (contre 0,1730 €/kWh auparavant) et des heures creuses à 0,1499 € (contre 0,1391 €/kWh). Les jours rouges, les plus critiques, affichent une hausse nettement plus marquée en heures pleines, qui prennent + 6 centimes pour atteindre 0,7060 €/kWh, tandis que les heures creuses passent de 0,1460 € à 0,1575 €/kWh.

Enfin, l’option EJP (en extinction, on ne peut plus y souscrire) connaît une évolution notable. Les heures normales passent de 0,1418 €/kWh à 0,1781 €/kWh, soit une hausse de plus de 25 %. En revanche, les heures de pointe mobile chutent drastiquement de 1,0867 €/kWh à 0,344 €/kWh, un rééquilibrage majeur pour les derniers abonnés à cette offre historique.

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Quelle option est la plus économique ?

Sans surprise, c’est toujours l’offre Tempo qui affiche les tarifs au kWh les plus intéressants sur les jours bleus, blanc et rouges en heures creuses uniquement, malgré la forte hausse. Cette option nécessite toutefois d’être extrêmement vigilants durant les heures pleines en jours rouges, sous peine de voir sa facture exploser de novembre à mars.

La très faible baisse des prix du kilowattheure en options base et heures pleines / heures creuses ne leur permet toujours pas d’être concurrentiels face aux offres de marché proposées, notamment, par les fournisseurs alternatifs. Ces derniers commercialisent actuellement des contrats garantissant un tarif jusqu’à -15 % moins cher que les TRV, avec des promotions ponctuelles allant parfois jusqu’à -25 %.

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