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La France va débourser 200 milliards d’euros pour rénover son réseau électrique

19 février 2026 à 15:52

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé un plan d’investissement de 200 milliards d’euros sur la prochaine décennie pour moderniser et adapter les réseaux électriques français, dans la foulée de la sortie de la PPE.

Publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), confirmation de l’investissement de 200 milliards d’euros dans les réseaux : le ministre de l’Économie parle définitivement beaucoup d’énergie.

Les nouveaux objectifs donnés à la filière de la production d’électricité doivent être accompagnés d’un investissement à la hauteur dans les réseaux.
Pour le transport et de la distribution d’électricité, les équipements actuels datent pour beaucoup du milieu du XXᵉ siècle. Ils doivent être modernisés, développés et adaptés au changement climatique.

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Les réseaux, angle mort de la PPE

Sur le réseau de transport, il s’agit de moderniser les lignes à très haute tension pour faire transiter la production décentralisée et renforcer les interconnexions. Ces dernières apportent une flexibilité bienvenue et sont mentionnées dans la PPE pour minimiser le coût du système au global.

Sur le réseau de distribution (opéré par Enedis et quelques entreprises locales de distribution), plus d’un million de kilomètres de lignes sont à entretenir et à adapter aux véhicules électriques, pompes à chaleur, installations photovoltaïques sur toiture et industrielles. Le pilotage en temps réel et la flexibilité entrent dans une nouvelle dimension pour ces vieux réseaux.

Cette annonce n’est pas un scoop. Le chiffre de 200 milliards d’euros reposait jusqu’alors sur des projections réalisées par RTE et Enedis. Le gouvernement vient ici prendre position, car c’est la CRE qui fixe chaque année les enveloppes allouées aux filiales d’EDF.

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À la dernière minute, ce réacteur nucléaire est sauvé de la démolition

19 février 2026 à 10:59

Le réacteur nucléaire n° 1 de la centrale de Tihange en Belgique a obtenu un sursis dans sa contestation juridique, pour être relancé alors qu’il doit être démantelé.

Alors qu’un permis de démolition avait été délivré à Engie Electrabel pour démanteler deux des trois tours de refroidissement, une décision administrative vient de suspendre cette autorisation à la suite de plusieurs recours introduits par des acteurs publics et associatifs. Leur crainte : engager dès maintenant la destruction des infrastructures condamnerait toute possibilité de remettre en service ce réacteur à l’avenir, hypothéquant de fait la sécurité énergétique belge.

Ce sursis administratif a été acté après des recours déposés par six parties, dont le mouvement WePlanet, la commune d’Huy, le collectif citoyen 100 TWh et deux particuliers. Au-delà du non-retour, ils font valoir les risques d’une envolée des émissions de carbone si les centrales à combustibles fossiles devaient compenser l’absence de production nucléaire avec de nouvelles installations gazières notamment.

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Réviser la stratégie énergétique belge

Le gouvernement fédéral, sous l’impulsion du Premier ministre Bart De Wever et du ministre de l’Énergie surnommé Atomic Boy Mathieu Bihet, veut une révision de la stratégie énergétique incluant la possibilité de prolonger l’exploitation de Tihange 1. Arrêté en octobre dernier, le réacteur pourrait être techniquement relancé, mais en l’état, les normes de sûreté post-Fukushima imposent des standards très élevés auxquels il ne pourrait pas répondre. Son redémarrage pourrait être très couteux.

La suspension du permis de démolir a été confirmée par le Service public de Wallonie qui attend une expertise approfondie avant qu’une décision finale ne soit prise par le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, François Desquesnes, avant l’été. La stratégie d’Engie jusqu’ici visait à démanteler progressivement les réacteurs fermés, tout en prolongeant seulement les unités les plus récentes, Tihange 3 et Doel 4. Un sursis juridique qui en dit long sur le retournement de la politique belge en matière de nucléaire.

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