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Éolien et solaire : ils coûtent 3 milliards d’euros par an à l’État, et ça ne plait pas à la Cour des comptes

21 mars 2026 à 14:45

Après de récents rapports sur l’hydrogène, ou la gestion d’EDF, la Cour des comptes vient de s’attaquer au soutien public de projets de production d’énergies renouvelables (ENR). Dans son rapport, la Cour des comptes est catégorique : l’impact financier des ENR sur les dépenses publiques est trop important. Mais les syndicats des ENR ne sont pas du même avis. 

La Cour des comptes a passé en revue les aides publiques relatives aux énergies renouvelables, et comme à son habitude, elle a donné son avis tranché sur la situation. Selon l’institution française, le montant de ces aides est trop élevé, en particulier compte tenu de l’état des finances du pays. Il faut dire que sur les huit dernières années, la note a été particulièrement salée. Entre 2016 et 2024, la Cour des comptes a relevé un total de 26,5 milliards d’euros de dépenses, soit en moyenne 2,9 milliards d’euros par an. Ce montant est associé à quelque 87 milliards d’euros d’engagements financiers à long terme.

L’impact du soutien aux ENR est particulièrement variable d’une année à l’autre. En 2022, du fait des prix très élevés de l’énergie, les énergies renouvelables ont même rapporté près de 5 milliards d’euros à l’État. Mais certaines années, la situation est bien plus compliquée. Face à ces montants, la Cour des comptes a fait plusieurs recommandations, à savoir :

  • Réaliser un état des lieux des différentes aides avec un audit mené par la CRE,
  • Introduire des clauses de révision dans les prochains contrats, pour permettre une mise à jour des conditions en fonction de l’évolution du contexte économique,
  • Renforcer le contrôle des producteurs d’énergies renouvelables pour éviter les fraudes.
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Un rapport critiqué par les principaux concernés

Sur le papier, ce rapport semble prêcher le bon sens en proposant une analyse et une rationalisation des différentes aides financières destinées aux producteurs d’énergie renouvelable, afin d’éviter les abus sans remettre en question l’objectif zéro carbone à l’horizon 2050. Néanmoins, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Renouvelables ont tout de même tenu à y réagir pour défendre une filière qui a plus que jamais besoin de soutien.

De son côté, le SER a souhaité mettre en perspective les 2,9 milliards d’euros dépensés par an pour les énergies renouvelables, avec les 60 milliards d’euros dépensés chaque année en énergies fossiles. Le SER a d’ailleurs rappelé qu’en 2022, les ENR ont rapporté plusieurs milliards d’euros à l’État tandis que les dépenses en énergies fossiles ont atteint la bagatelle de 124 milliards d’euros. Le SER a également rappelé que la recommandation de la Cour des comptes concernant la lutte contre les fraudes se basait sur 849 suspicions d’écart entre puissance déclarée et puissance réelle. Toujours selon le SER, ces suspicions de fraude ne représentent que 0,1 % des quelques 700 000 contrats de soutiens publics en vigueur.

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Enfin, France Renouvelables a déploré un cadre de développement des projets ENR de plus en plus complexe. Selon le syndicat, la France a le cadre le plus contraignant de toute l’Europe, ce qui a nécessairement un impact négatif sur la compétitivité des projets, leur coût au mégawattheure et donc sur les besoins de soutiens publics. Dans ces conditions, le syndicat propose d’aller plus loin qu’un état des lieux des aides publiques, et souhaite une analyse du cadre de développement des projets ENR en France pour en améliorer la compétitivité, et donc réduire les besoins de soutien public.

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C’est acté : votre Livret A financera les nouveaux réacteurs nucléaires français

21 mars 2026 à 07:05

Le gouvernement français a confirmé, lors du cinquième conseil de politique nucléaire le 12 mars, que le Livret A financera en partie le programme des nouveaux réacteurs EPR2.

L’épargne des Français au service d’un grand projet : celui de construire les six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 déjà actés et huit autres optionnels. Mais en quoi peut-il aider à le financer ? Le Livret A est une épargne colossale constituée par 58 millions de Français, qui représente un pactole dormant de 449 milliards d’euros. Le chef de l’État souhaite le mettre au service du programme EPR2, dont le coût est évalué autour de 72 milliards d’euros selon la dernière estimation d’EDF, pour les six premières tranches.

Concrètement, la Caisse des dépôts, gestionnaire du livret A, accordera un prêt bonifié à EDF couvrant 60 % du coût total du programme sur les centrales nucléaires de Penly, Gravelines et Bugey. C’est la stabilité et le faible coût de l’épargne du Livret A, adaptée à des projets d’infrastructures lourdes et à long terme, qui justifient son recours par l’État.

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Une épargne auparavant au service du logement social qui va devoir être partagée

Pour les épargnants, c’est la même sécurité d’épargne : le Livret A garde sa disponibilité et sa garantie de l’État. Ce qui change, en revanche, c’est l’usage de l’argent : une partie des dépôts historiques, auparavant dédiée au logement social et aux collectivités locales, va être, là, mobilisée pour le nucléaire.
Cette concurrence possible entre financement du nucléaire et logement social déplaît à certaines associations, ce à quoi le gouvernement assure que le programme ne mettra pas en danger les missions traditionnelles du Livret A.

Parallèlement, dans ce conseil de politique nucléaire, les grandes lignes du programme EPR2 et le calendrier d’investissement ont été validés avec une première mise en service prévue d’ici 2038. Il a également approuvé le programme aval du futur d’Orano pour renouveler les installations de retraitement et d’entreposage des combustibles nucléaires pour la cohérence du parc actuel avec les futurs EPR2.

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Cette batterie pour débuter dans l’autoconsommation solaire est à moins de 500 €

21 mars 2026 à 06:07

La batterie solaire SolarFlow 800 Plus de Zendure est proposée à 479 €, contre 839 € initialement, soit une réduction de 360 € (43 %). Ce système plug-and-play se destine aux petits foyers cherchant une solution simple et peu coûteuse pour réduire leur facture d’électricité.

Proposée par le pionnier des kits solaires plug & play Zendure, la batterie SolarFlow 800 Plus offre une capacité de 1,92 kWh, suffisante pour répondre à une consommation limitée comme dans un studio ou une petite habitation. Son design compact tout-en-un permet une installation facile, sans travaux électriques majeurs, une caractéristique appréciée des locataires ou personnes en location.

Autonomie modulable et compatibilité solaire

Cette batterie intègre deux entrées MPPT supportant jusqu’à 1 500 W (2 x 750 W) de panneaux photovoltaïques. Sa capacité peut être étendue jusqu’à 11,52 kWh, en empilant des batteries d’extension, ce qui offre une flexibilité selon l’évolution des besoins énergétiques du foyer. Avec une sortie en courant alternatif de 800 W, ce système permet d’alimenter plusieurs appareils domestiques classiques. L’objectif principal est d’optimiser l’autoconsommation d’énergie solaire pour diminuer la dépendance au réseau et ainsi réduire les coûts d’électricité.

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Une remise significative par rapport au prix habituel

Proposé à 479 €, le SolarFlow 800 Plus bénéficie d’une remise de 360 €, soit 43 % de réduction par rapport au tarif initial de 839 €. Sur le marché des petites batteries solaires plug-and-play, cette offre se situe dans la fourchette basse des prix, ce qui peut faciliter l’accès à un système de stockage conforme aux besoins limités sans investissement lourd.

Ce produit correspond particulièrement aux personnes souhaitant débuter leur transition énergétique sans recourir à des installations complexes ou coûteuses, et désirant une solution flexible et évolutive en capacité.

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