Vue normale

EDF va fournir de l’électricité nucléaire à ce géant français du pétrole

Par : Hugo LARA
27 mars 2026 à 16:32

L’énergéticien national a signé un contrat sur 12 ans pour la fourniture d’électricité bas-carbone aux sites de raffinage et de chimie de TotalEnergies en France. Ce partenariat couvrira 60 % des besoins électriques de ces usines.

Dans un communiqué, EDF annonce avoir scellé un accord avec TotalEnergies visant à garantir une électricité majoritairement nucléaire à faible impact carbone pour les sites industriels stratégiques du géant pétrolier en France. Ce contrat, qui débutera en 2028, permettra d’assurer à long terme un approvisionnement compétitif et stable pour ces installations.

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400 MW de puissance nucléaire réservée

Il s’agit d’un énième contrat d’allocation de production nucléaire (CAPN) signé par EDF avec de grands industriels. Le prix de l’électricité négocié n’a pas été dévoilé. Prévu pour durer 12 ans, ce partenariat garantit à TotalEnergies l’accès à une part dédiée de la puissance nucléaire d’EDF pour alimenter ses sites industriels de raffinage et de chimie.

La capacité allouée par EDF à TotalEnergies représente environ 400 MW, soit près de 60 % des besoins électriques estimés de ces sites. Cette mesure vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique de ces industries très consommatrices, en assurant une électricité compétitive, mais aussi à bas carbone. Le CAPN permet aussi à EDF de mutualiser les risques liés à la variabilité de la production nucléaire, sans céder la responsabilité opérationnelle de ses centrales, qu’elle conserve intégralement.

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Grâce à cette mesure, le pilotage du réseau électrique français va devenir ultra précis

27 mars 2026 à 14:51

La Commission de régulation de l’énergie rapproche du temps réel le laps de temps qu’a RTE pour équilibrer à chaque demi-heure le réseau électrique, se rapprochant toujours de la gestion temps réel.

Prévue par la réforme européenne du marché de l’électricité de 2024, l’équilibrage jusqu’à 30 minutes avant la livraison (le T-30) n’entrera en vigueur en France qu’en 2029. Selon la CRE, c’est une « évolution significative en termes d’exploitation » qui « impose de repenser l’organisation actuelle des marchés de l’équilibrage ». Première évolution validée : la révision des méthodes de dimensionnement des réserves rapides et complémentaires, mobilisées pour restaurer la fréquence du réseau. Ce sont les réserves qui sont activées, par ordre de rapidité d’activation et d’apport au maintien ou à la restauration de la fréquence, pour s’assurer que, chaque jour, la production d’électricité soit égale à la consommation.

La Commission de régulation de l’énergie valide une approche plus dynamique et probabiliste, dans laquelle RTE, le gestionnaire du réseau électrique, doit déterminer ses besoins d’équilibrage (dépendant des centrales disponibles et de ses prévisions de consommation), en tenant compte de leur variabilité croissante à court terme. Le dimensionnement ne repose donc plus uniquement sur des scénarios extrêmes (RTE prend beaucoup de marge pour équilibrer et cela coûte plus cher), mais sur une analyse plus fine des déséquilibres effectivement observés.

Le régulateur valide également l’introduction d’un dimensionnement explicite de la réserve rapide à la baisse (consommer le surplus d’électricité ou réduire la production) lié notamment aux injections excédentaires du solaire sur le réseau.

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Des produits de marché rapprochés du temps réel

La seconde délibération de la CRE porte sur les modalités de contractualisation. La CRE approuve la création d’un nouveau produit capacitaire attribué via des appels d’offres journaliers. Ce mécanisme vise à « développer progressivement de nouveaux gisements d’équilibrage plus flexibles », capables d’intervenir sur des horizons très courts. La flexibilité de la demande a notamment le vent en poupe : les ménages peuvent avoir des appareils très consommateurs, comme un véhicule électrique, un chauffe-eau, tous pilotables à distance, comme ce que fait la startup Symphonics.

Dans un cadre T-30, les besoins d’équilibrage se matérialisent plus tardivement et exigent des actifs à forte réactivité, là où les dispositifs existants, souvent contractualisés à plus long terme, apparaissent moins adaptés (centrales à gaz). La CRE précise qu’elle sera attentive à ce que l’émergence de ces nouvelles flexibilités se fasse « à un coût maîtrisé pour la collectivité ».

Pourquoi ces deux délibérations à horizon 2029 ? Les déséquilibres tendent à se concentrer sur des horizons de plus en plus proches du temps réel, sous l’effet de la variabilité des productions renouvelables et des incertitudes de prévision météorologiques associées. Dans le même temps, la réduction de l’inertie du système (avec l’effacement progressif des centrales à turbines type gaz, nucléaire, charbon au profit de l’électronique de puissance des ENR) accroît la sensibilité de la fréquence aux écarts instantanés, justifiant ainsi le besoin de réserves rapidement mobilisables.

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Le nouveau porte-avion français sera doté de deux réacteurs nucléaires de 225 MW

27 mars 2026 à 10:37

Plus impressionnant que le Charles de Gaulle à tout point de vue, le futur porte-avions français, désormais appelé France Libre, sera doté des plus puissants réacteurs nucléaires navals français. Baptisé K22, ce réacteur équipera également les futurs sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. 

Tout s’accélère, depuis quelques mois, autour de la construction du futur porte-avions français récemment baptisé France Libre. Plus long, plus large et plus lourd que l’actuel Charles de Gaulle, il aura besoin d’un mode de propulsion plus puissant que ce dernier. C’est donc tout naturellement que les équipes de Naval Group, de Framatome et de TechnicAtome se sont attelées à la conception d’une nouvelle chaufferie nucléaire dès 2020. Le France Libre devrait être équipé de 2 réacteurs nucléaires K22, pour une puissance cumulée de 450 MW thermique, soit 50% de plus que les deux réacteurs K15 du Charles de Gaulle.

Malgré un poids estimé à 75 000 tonnes en déplacement, soit 1,8 fois plus que l’actuel porte-avions, ces deux nouvelles chaufferies permettront au navire d’atteindre une vitesse supérieure à 27 nœuds, soit l’équivalent de 50 km/h.

Le France Libre, un navire aux dimensions exceptionnelles

Le porte-avions de nouvelle génération, communément appelé PA-NG, devrait être plus long de 50m que son prédécesseur et atteindre les 310m. Son pont d’envol, dont la surface est estimée à 17 000 m² (50% de plus que le Charles de Gaulle), devrait être équipé de plusieurs catapultes électromagnétiques, et permettre les décollages et les appontages en simultané.

6 à 8 réacteurs K22 à construire

Le France Libre ne sera pas le seul à profiter de ces nouveaux réacteurs nucléaires K22. Ces derniers vont également équiper la troisième génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), classe L’Invincible. Le premier des 4 SNLE 3G prévus est déjà en construction aux chantiers de Naval Group de Cherbourg depuis mars 2024.

Concernant les chaufferies nucléaires du PA-NG, la première soudure de l’enceinte de confinement a eu lieu en septembre dernier à Indret. Si tout se passe comme prévu, la construction du porte-avions devrait débuter en 2031 à Saint-Nazaire, pour une mise en service prévue en 2038.

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