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RTE et Enedis multiplient leurs infrastructures pour électrifier la France

30 avril 2026 à 17:50

Les deux gestionnaires mettent les bouchées doubles pour permettre au réseau d’encaisser les ambitions françaises en matière d’électrification et de décarbonation. Le défi à relever est immense, et devrait coûter plusieurs centaines de milliards d’euros répartis sur les 15 prochaines années. 

À première vue, le nouveau poste-source d’Enedis, qui vient d’être inauguré à Pompignac en présence de RTE, n’a rien de particulier. Certes, il aura nécessité un investissement de 11 millions d’euros, 5 ans de conception et 2 ans de travaux pour voir le jour. Dans le cas présent, l’installation de Pompignac a d’abord suscité de nombreuses contestations, notamment pour son impact environnemental direct. Mais l’enfouissement de lignes haute tension sur 19 kilomètres a permis d’atteindre un soutien local direct. En parallèle, Enedis accompagne le projet de mesures de compensations avec la création de plus de 10 000 mètres carrés de chênaie.

Avec ses 27 MW, ce poste n’est que l’un des 2300 postes sources qui composent le réseau électrique français, et qui servent d’articulation entre le réseau de transport d’électricité et le réseau d’électricité. Concrètement, ce type de poste permet de transformer le courant pour passer de la très haute tension (225 kV) ou de la haute tension (63 kV) en moyenne tension (20 kV), pour pouvoir ensuite être distribué de manière locale. Les lignes moyennes tension alimentent ensuite des postes de distribution plus petits.

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Un changement d’échelle pour permettre l’électrification des usages

À l’heure actuelle, on compte une demi-douzaine de postes similaires installés chaque année. Mais pour pouvoir électrifier massivement la France, Enedis compte accélérer nettement leur déploiement avec le soutien de RTE. L’objectif est ambitieux : raccorder de 15 à 35 postes sources tous les ans jusqu’en 2040, ce qui devrait nécessiter un investissement proche des 600 millions d’euros par an.

De manière plus générale, Enedis et RTE comptent investir 200 milliards d’euros sur les 15 prochaines années pour adapter le réseau aux ambitions de demain. Compte tenu du temps nécessaire au développement de ces infrastructures, Enedis et RTE doivent agir dès à présent pour anticiper les besoins futurs. Espérons, néanmoins, que la hausse de la consommation soit au rendez-vous. Pour l’heure, si toute la filière électrique française se prépare aux enjeux de demain, la consommation continue, elle, de stagner.

 

 

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Arabelle Solutions va construire une nouvelle usine à Châlons-sur-Saône

30 avril 2026 à 04:52

La relance du nucléaire en France continue de se préparer, usine après usine. Après l’agrandissement du site de Belfort, Arabelle Solutions vient d’annoncer un nouvel investissement dépassant les 100 millions d’euros pour internaliser la fabrication des échangeurs thermiques. 

Arabelle Solutions vient d’annoncer la construction d’une nouvelle usine de près de 20 000 mètres carrés à Chalons-sur-Saône. Avec ce nouveau site, l’entreprise française prévoit d’internaliser la fabrication des échangeurs thermiques nécessaires aux futurs EPR2. Nécessitant un savoir-faire unique, ces pièces devraient mesurer jusqu’à 25 mètres de long pour un poids compris entre 120 et 370 tonnes. Si le début de la construction est prévu pour 2027, les premiers éléments devraient sortir de l’usine en 2030.

Avec cette usine, Arabelle Solutions espère produire chaque année tous les échangeurs nécessaires pour une centrale nucléaire. Outre les 6 – voire 14 – EPR2, ces échangeurs devraient également être destinés à l’export. Le coût total de l’investissement a été annoncé à 100 millions d’euros.

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Arabelle Solutions, au coeur de la relance du nucléaire

En 2014, les turbines Arabelle marquaient l’actualité malgré elles, avec la vente de ce fleuron de l’industrie française aux États-Unis, validé par le ministre de l’Économie de l’époque Emmanuel Macron. Un peu plus de 10 ans plus tard, Arabelles Solution est de nouveau dans les rangs tricolores, et pas pour faire de la figuration.

L’entreprise a été placée au cœur de la stratégie de relance du nucléaire. D’ailleurs, des investissements ont également été annoncés un peu plus tôt dans l’année pour agrandir le site historique de Belfort. Ces investissements, estimés à 350 millions d’euros, devraient permettre de doubler la cadence de production des turbines. Une nouvelle usine adjacente de 20 000 mètres carrés devrait également sortir de terre, et répondre aux besoins du programme EPR2 ainsi qu’aux projets d’augmentation de puissance des réacteurs existants.

Au total, Arabelle Solutions espère recruter 600 salariés d’ici 2030. Rappelons qu’en rachetant Arabelles, EDF a repris le contrôle sur l’intégralité de la chaîne de valeur nucléaire, même pour l’îlot conventionnel.

 

 

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