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La désinformation organisée règne sur Facebook autour de la PAC

7 mai 2026 à 15:32

Malgré leurs nombreux avantages, les PAC ne plaisent pas à tout le monde. Sur les réseaux sociaux, des groupes se sont même créés pour tenter de dévaloriser ce système de chauffage bas carbone. 

Si l’électrification des usages sonne comme une évidence pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs en matière de décarbonation, elle risque de ne pas faire que des heureux chez les producteurs d’énergie autres que l’électricité. C’est particulièrement vrai dans le domaine du chauffage, qui concentre différents types d’énergie allant de l’électricité au gaz en passant par le fioul ou la biomasse.

Ce contexte de mise en avant des PAC intensifie les tensions, et alimente une guerre de l’information.. ou de la désinformation. Une récente enquête récemment publiée par les médias Politico et Desmog ont montré d’étranges liens entre des groupes Facebook ouvertement opposés aux pompes à chaleurs, et des acteurs nationaux du gaz comme le certificat Les Professionnels du Gaz. En février 2021, ce dernier aurait missionné l’agence de communication Digital Tellers pour un contrat de stratégie médias sociaux, la gestion de la communauté et la création de contenu. Or, le directeur commercial de cette agence serait administrateur dans un grand nombre de ces groupes anti-PAC.

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Des enjeux financiers considérables

Si de tels liens sont parfois difficiles à prouver, cette observation réalisée par les journalistes de Politico et Desmog fait réfléchir sur l’influence des médias et des réseaux sociaux sur les énergies, ainsi que les enjeux financiers que l’on peut retrouver d’ailleurs. Si le recours massif aux PAC est un choix logique, de par l’efficacité de cette dernière, il y a également la réalité économique de toute une filière du gaz qui doit se réinventer en dehors du contexte carboné, notamment grâce à la biomasse et à la méthanisation.

À l’heure de l’information et de la désinformation en continu, rappelons nous que quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier. De ce fait, les rumeurs et la désinformation peuvent avoir des conséquences colossales sur l’opinion publique et influencer directement le succès de la transition énergétique.

 

 

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French Days : Bluetti brade ses batteries Elite, la grosse Elite 400 chute de 1 200 €

7 mai 2026 à 14:07

Bluetti casse les prix sur sa gamme Elite de batteries électriques portables. Les remises atteignent 1 200 € sur l’Elite 400, et la gamme démarre désormais à 209 € avec l’Elite 30 V2.

Cinq modèles, cinq capacités, cinq budgets. Le fabricant chinois applique des baisses comprises entre 22 % et 40 % sur l’ensemble de sa gamme Elite à l’occasion des French Days. Des petites stations d’appoint aux grosses batteries de près de 4 kWh pensées pour le domicile. De quoi couvrir la plupart des usages, à condition de viser juste.

Petits formats : la mobilité avant tout

L’Elite 30 V2 ouvre la marche à 209 € au lieu de 269 € (-22 %). Avec ses 4,3 kg et ses 288 Wh, c’est la batterie nomade dans toute sa simplicité : de quoi recharger un MacBook environ quatre fois, un smartphone une quinzaine de fois, ou faire tourner une petite glacière 12 V pendant quelques heures. Sa sortie de 600 W (1 500 W en mode Power Lifting) suffit aux petits appareils, mais oubliez la bouilloire ou le sèche-cheveux. Bon point : son port USB-C en 140 W recharge les ordinateurs récents à pleine vitesse. À noter en revanche que la version européenne ne propose qu’une seule prise secteur, contre deux outre-Atlantique. Il faudra prévoir une multiprise pour brancher plusieurs équipements en simultané.

L’Elite 100 V2 passe de 799 € à 576 € (-28 %), soit 223 € d’économie. C’est le format intermédiaire, encore très transportable avec ses 11,5 kg — Bluetti évoque le poids d’un pack de bières — pour 1 024 Wh et 1 800 W en sortie. Elle se recharge à 80 % en 45 minutes sur secteur, encaisse jusqu’à 1 000 W de panneaux solaires (une entrée solaire généreuse pour cette catégorie), et bascule sur batterie en 10 ms en cas de coupure : suffisant pour protéger un CPAP, un NAS ou une box internet. Seul bémol, deux prises 230 V seulement, ce qui devient vite étroit dès qu’on multiplie les appareils.

Format polyvalent : entre secours domicile et van aménagé

L’Elite 200 V2 s’affiche à 1 049 € au lieu de 1 499 € (-30 %, soit 450 € de remise). À ce niveau, on entre dans le territoire du vrai secours domestique : ses 2 073 Wh permettent de tenir un réfrigérateur pendant plus de 24 heures, et ses 2 600 W de puissance continue (3 900 W en Power Lifting) absorbent sans broncher une plaque à induction ou une cafetière. Le poids grimpe en revanche à 24,2 kg : on la déplace, mais sans enthousiasme. Comme sur les autres modèles européens, on reste à deux prises secteur.

Gros modèles : pour les pannes longues et l’off-grid

L’Elite 300 descend à 1 429 € au lieu de 2 199 € (-35 %). Bluetti la met en avant — certification Frost & Sullivan à l’appui — comme la station 3 kWh la plus compacte du marché. Ses 3 014 Wh suffisent à faire vivre un foyer modeste pendant la majeure partie d’une journée de coupure : frigo, box, éclairage, recharges diverses, voire un micro-onde de temps à autre. Elle se distingue par un port DC 12 V / 30 A pratique pour alimenter les équipements de camping-car sans passer par l’onduleur, et par sa puissance de pointe de 4 800 W. À 26,3 kg, elle reste manipulable, mais mieux vaut la porter à deux pour épargner son dos.

L’Elite 400 décroche la plus grosse réduction de la gamme : 1 799 € avec le code 100EL400, contre 2 999 € hors promo (-40 %, soit 1 200 € de remise). C’est le haut du panier, avec 3 840 Wh (presque 4 kWh) et une recharge combinée secteur + solaire qui atteint 80 % en une heure. Bluetti annonce de quoi alimenter un réfrigérateur pendant trois jours en cas de coupure. Deux limites tempèrent toutefois l’enthousiasme : la version européenne ne propose que deux prises 230 V (les modèles concurrents en alignent souvent trois ou quatre), et malgré ses 39 kg, ses roulettes et sa poignée télescopique, on est loin d’une batterie nomade au sens strict. C’est avant tout une réserve d’énergie pour la maison qu’on déplace ponctuellement.

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Ce qu’elles ont en commun

Toutes les Elite reposent sur des cellules LFP (lithium fer phosphate), réputées pour leur sécurité et leur longévité : entre 3 000 cycles pour la plus petite et 6 000 pour les plus grosses, soit grosso modo une dizaine d’années d’usage quotidien. Le ventilateur reste sous les 30 dB en charge légère sur les modèles V2, ce qui permet de les laisser tourner dans une pièce de vie sans les remarquer. Toutes embarquent un système BMS de surveillance et l’application Bluetti (Wi-Fi et Bluetooth) pour la supervision et les réglages fins. Garantie de 5 ans sur toute la gamme.

À qui ça s’adresse ?

Le choix se résume à deux questions : qu’est-ce qu’on veut alimenter, et pendant combien de temps ? Pour de la recharge nomade ou un appoint occasionnel, l’Elite 30 V2 et l’Elite 100 V2 suffisent largement. Pour un vrai secours sur quelques heures ou pour vivre quelques jours dans un van aménagé, l’Elite 200 V2 reste le format pivot. Pour absorber une coupure réseau prolongée sur l’ensemble des appareils essentiels, ou pour viser une vraie autonomie en camping-car, les Elite 300 et 400 prennent le relais — avec le poids et le format qui vont avec.

Caractéristiques techniques détaillées

Caractéristique Elite 30 V2 Elite 100 V2 Elite 200 V2 Elite 300 Elite 400
Prix promo 209 € 576 € 1 049 € 1 429 € 1 799 € (code 100EL400)
Prix barré 269 € 799 € 1 499 € 2 199 € 2 999 €
Remise -22 % -28 % -30 % -35 % -40 %
Capacité 288 Wh 1 024 Wh 2 073,6 Wh 3 014,4 Wh 3 840 Wh
Chimie LiFePO₄ LiFePO₄ LiFePO₄ LiFePO₄ LiFePO₄ UltraCell
Sortie AC continue 600 W 1 800 W 2 600 W 2 400 W 2 600 W
Power Lifting / pic 1 500 W 2 700 W (3 600 W pic) 3 900 W 4 800 W 3 900 W (5 200 W pic)
Entrée AC max 380 W 1 200 W 1 800 W 2 300 W 1 800 W
Entrée solaire max 200 W (12-60 V) 1 000 W (12-60 V) 1 000 W (12-60 V) 1 200 W (12-60 V) 1 000 W (12-60 V)
Recharge 0-80 % 45 min 45 min ~1 h (Turbo) ~78 min ~70 min (AC + solaire)
Prises AC (Europe) 1 2 2 2 2
Ports USB-A 2 × 15 W 2 × 15 W 2 × 15 W 2 × 15 W 2 × 15 W
Ports USB-C 1 × 100 W + 1 × 140 W 1 × 100 W + 1 × 140 W 2 × 100 W 1 × 100 W + 1 × 140 W 2 × 100 W
Sorties DC 12 V 2 × DC5521 + allume-cigare 120 W 2 × DC5521 + allume-cigare Allume-cigare 12 V/10 A 1 × 12 V / 30 A (XT60) + allume-cigare 120 W Allume-cigare 120 W
Total des sorties 8 9 7 8 7
Bascule UPS ≤ 10 ms 10 ms ≤ 15 ms ≤ 10 ms 15 ms
Cycles de charge 3 000+ 4 000+ 6 000+ 6 000+ 6 000+
Niveau sonore < 30 dB < 30 dB (sous 600 W) n.c. n.c. n.c.
Poids 4,3 kg 11,5 kg 24,2 kg 26,3 kg 39 kg (avec roues)
Dimensions (L×l×H) 250 × 170 × 167 mm 320 × 215 × 250 mm 350 × 250 × 320 mm 366 × 305 × 297 mm ~490 × 430 × 290 mm
Connectivité Wi-Fi + Bluetooth Wi-Fi + Bluetooth Wi-Fi + Bluetooth Wi-Fi + Bluetooth Wi-Fi + Bluetooth
Garantie 5 ans 5 ans 5 ans 5 ans 5 ans

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La Caisse des dépôts prête 5 milliards d’euros à RTE pour rénover le réseau électrique

7 mai 2026 à 05:24

Avec le grand plan d’électrification de la France, RTE a du pain sur la planche. Pour soutenir les investissements nécessaires à la modernisation et l’extension du réseau français de transport d’électricité, RTE s’apprête à contracter un prêt de 5 milliards d’euros auprès de son principal actionnaire, à savoir la Caisse des dépôts. 

Actionnaire de RTE à 49 %, la Caisse des dépôts, accorde un prêt de 5 milliards d’euros à RTE, via la Banque des Territoires, pour financer une partie de son grand plan (SDDR) à 100 milliards. Il sera décaissé progressivement d’ici à 2029. RTE a déjà réalisé deux émissions obligataires pour 1,7 milliard d’euros en 2025. D’où vient cet argent ? Du fonds d’épargne, c’est-à-dire les livrets réglementés, notamment le Livret A. C’est une ressource liquide, accessible à tout moment pour les épargnants qui a pour but de financer des infrastructures long terme. Le fonds d’épargne « met une fois encore l’épargne des Français à leur service et à celui des générations futures », souligne le directeur général de la CDC, Olivier Sichel.

Pourquoi RTE emprunte-t-il de tels montants ? Le transporteur d’électricité prévoit de consacrer 100 milliards d’euros d’ici à 2040 à la modernisation et à l’extension de son réseau. Ces 100 milliards d’euros serviront notamment à renouveler une partie des lignes existantes, raccorder les nouvelles capacités de production renouvelable (notamment l’offshore) et accompagner l’électrification des usages, qu’il s’agisse de l’industrie, des transports ou des infrastructures numériques. Ce plan a fait l’objet d’un débat et son enveloppe est similaire à celle d’Enedis.

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Le TURPE ne suffit plus

Face à ces investissements massifs, le modèle habituel de RTE n’est plus adapté. Le Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), principale source de revenus de RTE validée par la CRE, ne suffit plus à couvrir l’ensemble des besoins. L’entreprise a donc engagé une stratégie de diversification avec des émissions obligataires et des financements institutionnels notamment de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le prêt doit encore être autorisé par la Commission européenne, qui doit s’assurer de sa conformité avec les règles en matière d’aides d’État pour ne pas distordre la concurrence entre Etats membres.

 

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