Le succès du Ford Bronco témoigne de l’intérêt des clients étasuniens pour les « vrais » 4×4. Lincoln compte bien saisir l’occasion en lançant sa propre version, pour affronter les Defender, Classe-G et consorts.
Succès du Bronco, record de ventes pour le Classe G, ruée des constructeurs chinois… le secteur des tout-terrain, en opposition aux simples SUV, est en pleine croissance dans de nombreux pays. Au point que ce type de véhicule a déjà droit à son petit acronyme. Ce sont les RUV, pour Rugged Utility Vehicle, ou véhicule utilitaire rustique…
Un nouveau venu se profile à l’horizon. Après avoir longuement hésité, échaudé par l’aventure du pick-up Mark LT, Lincoln prévoit en effet de se lancer à son tour sur ce marché lucratif. Un choix pas si ridicule que cela, puisque Audi comme BMW sont, eux aussi, sur le point de proposer leur RUV avant la fin de la décennie. Le modèle Lincoln serait basé sur le Bronco. Il pourrait en effet arriver sur le marché à peu près en même temps, à l’horizon 2030.
Notre avis, par Leblogauto.com
Pour la marque premium de Ford, ce nouveau modèle sera doublement important. Car en plus du besoin sur le marché national, il pourrait aussi servir sur le marché chinois, devenu vital pour Lincoln. Mais pour cela, il devra nécessairement proposer ne motorisation électrifiée an complément du V6 suralimenté.
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Dans l’histoire, certains pilotes sont indissociables d’une marque ou d’une écurie : Jean Ragnotti et Renault, Tazio Nuvolari et Alfa Romeo ou encore Tom Kristensen et Audi. Sandro Munari a toute sa place dans cette catégorie, tant son nom est intimement lié à la saga Lancia en Rallye.
Débuts comme copilote
Munari est né le 27 mars 1940 dans la province de Venise, à Cavarzere. Ce village fera ensuite partie intégrante de son surnom, « le dragon de Cavarzere ». Issu d’une famille d’agriculteurs, ses premiers émois mécaniques se font par le karting puis comme copilote de rallye. Il épaule Arnaldo Cavallari, qui s’impose sur une Alfa Romeo Giulia TI Super Quadrifoglio alignée par le Jolly Club de Milan, dès leur premier rallye.
Exploits sur la Fulvia HF
Passé rapidement derrière le volant, Munari est repéré par la Scuderia Lancia HF. Au volant de la Fulvia, l’italien inaugure la grande saga de la marque en rallye. Champion d’Italie en 1967 et 1969, il s’impose surtout une première fois au Monte-Carlo 1972, au volant d’une Fulvia HF1600 pourtant moins puissante sur le papier que les Porsche 911 favorites. L’année suivante, c’est le championnat d’Europe des rallyes qui lui revient. Mais en parallèle, Munari est aussi mobilisé sur un autre projet, qui va révolutionner le rallye des années 70 : la Stratos.
Munari / Stratos, un duo de légende
Munari est impliqué dans le développement du nouveau bolide milanais, mettant au point cette machine révolutionnaire aussi bien dans sa conception, son design futuriste que sa motorisation, un V6 Ferrari issu de la Dino. On dit d’ailleurs que sa participation à la Targa Florio 1972, sur une Ferrrai 312P (qui se termine d’ailleurs par une victoire, aux côtés d’Arturo Merzario), faisait partie du « deal » entre Lancia et Ferrari sur la fourniture des moteurs.
Munari étrenne la Stratos en compétition et lui donne ses premiers lauriers, dont le Tour de France automobile 1973. Mais c’est bien évidemment dans sa version Groupe 4 homologuée pour le rallye mondial que le « dragon » signe les plus belles pages de son aventure : 7 victoires en mondial, dont trois consécutives au Rallye Monte-Carlo en 1975, 1976 et 1977. Cette année-là, il remporte en prime la première coupe du monde des pilotes FIA. Si les constructeurs ont l’honneur d’un titre mondial depuis 1973, les pilotes doivent attendre 1979 pour y avoir droit.
Dernières années
Sandro Munari n’est cependant plus dans la top liste à ce moment-là : politique de groupe oblige, Lancia est « rétrogradée » dans les championnats nationaux et d’Europe en 1978, pour laisser place à FIAT et sa 131 Abarth. Il décroche un ultime podium en mondial au Sanremo 1978 mais la nouvelle génération des Vatanen, Alen et Röhrl prend la relève. Il participe encore au Rallye safari jusqu’en 1984, sur diverses montures, avant de se consacrer ensuite à la sécurité et à une école de pilotage, reprenant occasionnellement le volant pour des épreuves historiques.
Alors que Lancia revient en WRC cette année, son premier grand champion, Sandro Munari, entre définitivement au panthéon des pilotes.
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