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Reçu — 13 janvier 2026 Actualités numériques

☕️ Firefox 147 : WebGPU sur Apple Silicon et support de la spécification XDG Base Directory

13 janvier 2026 à 15:32

Comme prévu, la version Firefox 147 apporte notamment le support de WebGPU aux Mac équipés de puces Apple Silicon, signalent les release notes publiées mardi par Mozilla.

Firefox 147 est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »), mise en place par Freedesktop pour faciliter le fait de retrouver où certains fichiers doivent se trouver. Elle définit un ou plusieurs répertoires de base où les fichiers doivent être localisés.

En nouveauté un peu plus visible pour l’utilisateur lambda, une option apparait dans le navigateur pour permettre à une fenêtre de lecture en incrustation d’image de s’ouvrir automatiquement quand une vidéo est en cours de lecture dans un onglet et qu’on passe cet onglet en arrière-plan :

La nouvelle version comprend aussi une amélioration des performances pour les vidéos avec les GPU AMD et la prise en charge de Safe Browsing V5.

Comme nous l’expliquions fin 2025, une vue partagée pour afficher deux sites côte à côte est en phase de test dans Firefox mais Firefox147 ne l’intègre pas encore officiellement.

☕️ Firefox 147 : WebGPU sur Apple Silicon et support de la spécification XDG Base Directory

13 janvier 2026 à 15:32

Comme prévu, la version Firefox 147 apporte notamment le support de WebGPU aux Mac équipés de puces Apple Silicon, signalent les release notes publiées mardi par Mozilla.

Firefox 147 est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »), mise en place par Freedesktop pour faciliter le fait de retrouver où certains fichiers doivent se trouver. Elle définit un ou plusieurs répertoires de base où les fichiers doivent être localisés.

En nouveauté un peu plus visible pour l’utilisateur lambda, une option apparait dans le navigateur pour permettre à une fenêtre de lecture en incrustation d’image de s’ouvrir automatiquement quand une vidéo est en cours de lecture dans un onglet et qu’on passe cet onglet en arrière-plan :

La nouvelle version comprend aussi une amélioration des performances pour les vidéos avec les GPU AMD et la prise en charge de Safe Browsing V5.

Comme nous l’expliquions fin 2025, une vue partagée pour afficher deux sites côte à côte est en phase de test dans Firefox mais Firefox147 ne l’intègre pas encore officiellement.

Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

13 janvier 2026 à 15:02
L'IA pour le travail et pour la santé, whatelse?
Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

S’appuyant sur son Claude Code, qui rencontre un certain succès, Anthropic est en train de mettre en place Cowork, un agent pour traiter vos tâches (pas trop complexes) de bureau à votre place en travaillant en mode « bac à sable » sur des dossiers choisis par l’utilisateur.

Anthropic a présenté ce lundi 12 janvier son projet nommé Cowork, un agent IA qui doit permettre d’automatiser une bonne partie des tâches de bureau autres que le code : « Claude Code pour le reste de votre travail », affirme même l’entreprise.

Claude pour le travail

Elle explique qu’après avoir lancé Claude Code, elle s’est rendu compte que les gens l’utilisaient aussi pour autre chose que du code. Anthropic a donc lancé un projet un peu similaire à son outil phare mais en l’adaptant à des tâches de bureau de la vie de tous les jours sur un ordinateur. L’idée est de ne surtout pas faire comme Microsoft avec Recall et de limiter la tâche qu’on veut automatiser à un seul répertoire dans lequel Claude pourra lire, éditer, créer (et donc supprimer) des fichiers.

Là, il pourra par exemple réorganiser et renommer des fichiers en fonction de la date de téléchargement, « créer une nouvelle feuille de calcul avec une liste de dépenses à partir d’une pile de captures d’écran, ou rédiger une première ébauche de rapport à partir de vos notes éparpillées », explique Anthropic.

De fait, Cowork est créé sur le SDK de l’agent Claude et utilise donc le même modèle que Claude Code. La seule chose qui les différencie, c’est l’approche moins « développeur » de Cowork pour mettre en place les routines avec une interface de configuration plus « user-friendly ». Dans un tutoriel, Anthropic présente encore Cowork comme un outil qui a « la puissance de Claude Code sans le terminal ».

Pour l’instant, Cowork est proposé aux abonnés Max (de 100 à 200 $/mois) qui utilisent Claude Desktop sur macOS. Une liste d’attente existe pour les autres.

Claude pour la santé

Dimanche, Anthropic a aussi essayé de se rattraper concernant le secteur de la santé qui a été sous les phares du CES cette année avec l’annonce de l’assouplissement de la surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA par la FDA. OpenAI en avait profité pour lancer son ChatGPT Santé.

Une semaine après, Anthropic pousse donc son projet Claude for Healthcare, un ensemble d’outils et de ressources qui permettent aux prestataires de soins de santé et aux patients d’utiliser Claude à des fins médicales « grâce à des produits conformes à la norme HIPAA », explique l’entreprise.

Comme ChatGPT Santé, Claude Healthcare va permettre à ses utilisateurs de synchroniser leurs données corporelles captées par leurs iPhone, smartwatchs et autres gadgets de fitness et de sport pour donner des conseils santé. Mais le service d’Anthropic pourra aussi s’appuyer sur les données de la Classification internationale des maladies, PubMed et, aux États-Unis, sur celles de Medicare et Medicaid et sur le National Provider Identifier.

Ainsi, l’entreprise promet d’accélérer l’examen des demandes d’autorisation préalable des dossiers des patients, promettant avec beaucoup de solutionisme technologique qu’ils « obtiendront plus rapidement des soins vitaux ».

Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

13 janvier 2026 à 15:02
L'IA pour le travail et pour la santé, whatelse?
Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

S’appuyant sur son Claude Code, qui rencontre un certain succès, Anthropic est en train de mettre en place Cowork, un agent pour traiter vos tâches (pas trop complexes) de bureau à votre place en travaillant en mode « bac à sable » sur des dossiers choisis par l’utilisateur.

Anthropic a présenté ce lundi 12 janvier son projet nommé Cowork, un agent IA qui doit permettre d’automatiser une bonne partie des tâches de bureau autres que le code : « Claude Code pour le reste de votre travail », affirme même l’entreprise.

Claude pour le travail

Elle explique qu’après avoir lancé Claude Code, elle s’est rendu compte que les gens l’utilisaient aussi pour autre chose que du code. Anthropic a donc lancé un projet un peu similaire à son outil phare mais en l’adaptant à des tâches de bureau de la vie de tous les jours sur un ordinateur. L’idée est de ne surtout pas faire comme Microsoft avec Recall et de limiter la tâche qu’on veut automatiser à un seul répertoire dans lequel Claude pourra lire, éditer, créer (et donc supprimer) des fichiers.

Là, il pourra par exemple réorganiser et renommer des fichiers en fonction de la date de téléchargement, « créer une nouvelle feuille de calcul avec une liste de dépenses à partir d’une pile de captures d’écran, ou rédiger une première ébauche de rapport à partir de vos notes éparpillées », explique Anthropic.

De fait, Cowork est créé sur le SDK de l’agent Claude et utilise donc le même modèle que Claude Code. La seule chose qui les différencie, c’est l’approche moins « développeur » de Cowork pour mettre en place les routines avec une interface de configuration plus « user-friendly ». Dans un tutoriel, Anthropic présente encore Cowork comme un outil qui a « la puissance de Claude Code sans le terminal ».

Pour l’instant, Cowork est proposé aux abonnés Max (de 100 à 200 $/mois) qui utilisent Claude Desktop sur macOS. Une liste d’attente existe pour les autres.

Claude pour la santé

Dimanche, Anthropic a aussi essayé de se rattraper concernant le secteur de la santé qui a été sous les phares du CES cette année avec l’annonce de l’assouplissement de la surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA par la FDA. OpenAI en avait profité pour lancer son ChatGPT Santé.

Une semaine après, Anthropic pousse donc son projet Claude for Healthcare, un ensemble d’outils et de ressources qui permettent aux prestataires de soins de santé et aux patients d’utiliser Claude à des fins médicales « grâce à des produits conformes à la norme HIPAA », explique l’entreprise.

Comme ChatGPT Santé, Claude Healthcare va permettre à ses utilisateurs de synchroniser leurs données corporelles captées par leurs iPhone, smartwatchs et autres gadgets de fitness et de sport pour donner des conseils santé. Mais le service d’Anthropic pourra aussi s’appuyer sur les données de la Classification internationale des maladies, PubMed et, aux États-Unis, sur celles de Medicare et Medicaid et sur le National Provider Identifier.

Ainsi, l’entreprise promet d’accélérer l’examen des demandes d’autorisation préalable des dossiers des patients, promettant avec beaucoup de solutionisme technologique qu’ils « obtiendront plus rapidement des soins vitaux ».

Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

13 janvier 2026 à 09:08
Le criquet a mangé un bout de pomme
Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

Apple et Google viennent d’officialiser une collaboration « pluriannuelle » : toutes les IA génératives de l’entreprise à la Pomme s’appuieront sur les modèles Gemini de Google, ce qui inclut la nouvelle version de Siri qui doit arriver cette année. Cette annonce bouscule le secteur et Elon Musk dénonce « une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google ».

Apple a annoncé ce lundi 12 janvier son choix d’utiliser les modèles de Google pour alimenter ses futures fonctionnalités d’intelligence artificielle, dont son fameux assistant virtuel Siri qui doit sortir sous une nouvelle version cette année.

Apple abandonne la course après être parti bien tard

« Après une évaluation minutieuse, Apple a déterminé que la technologie IA de Google constituait la base la plus performante pour ses modèles de fondation et se réjouit des nouvelles expériences innovantes qu’elle offrira aux utilisateurs Apple », affirme un communiqué signé conjointement par les deux entreprises.

Ainsi, la société de Tim Cook abandonne la course aux modèles dans laquelle elle était en retard. Elle avait sorti ses premières fonctionnalités boostées à l’IA générative en juin 2024 mais, un an après, l’enthousiasme n’était toujours pas au rendez-vous chez les utilisateurs.

Et Apple devait même repousser la sortie de la nouvelle version de Siri, son produit phare en matière d’IA. Rappelons que les modèles de langage n’étaient pas la tasse de thé de l’équipe dirigeante d’Apple. L’entreprise avait plus tard recruté Amar Subramanya (ex Google et Microsoft) sur le tard en décembre dernier pour relancer son IA.

Mais en aout 2025, Bloomberg se faisait déjà l’écho de tests chez Apple pour utiliser Gemini et ainsi rebooster Siri. Et en novembre, Bloomberg toujours parlait d’un accord d’un milliard de dollars par an entre les deux entreprises pour ce projet. Les deux entreprises viennent de passer à la vitesse supérieure en officialisant le projet et en élargissant même la collaboration à toutes les fonctionnalités d’Apple utilisant l’IA générative.

Gemini utilisé par les équipes d’Apple, pas une intégration des app Google directement dans iOS

Pour rassurer les utilisateurs d’Apple, ce ne sont pas les outils IA Gemini de Google qui sont intégrés à iOS et macOS directement a priori. Apple garde la main sur la gestion des iPhone. Dans leur communiqué, les deux entreprises expliquent que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google ». Ainsi, on peut imaginer que l’entreprise à la Pomme pourra affiner les modèles de Google à sa sauce et les intégrer à ses produits de la façon dont elle le veut.

Jusque-là, si Apple utilisait ses propres modèles, elle avait aussi noué un partenariat en 2024 avec OpenAI pour « intégrer ChatGPT dans les expériences Apple » et notamment dans Siri. Cette annonce est un changement important dans le paysage industriel de l’IA générative et donne un poids encore plus important à Google dont la dernière version de Gemini avait reboosté l’image chez les aficionados d’IA générative.

Alphabet (la maison mère de Google) vient de dépasser les 4 000 milliards de dollars de valorisation en bourse, après une année 2025 plus que prolifique. Son action a en effet bondi de plus de 60 % en un an.

Un bon choix pour les deux entreprises qui pousse Google en position dominante

« [L’annonce de lundi] est ce que Wall Street attendait, car l’invisibilité de la stratégie d’IA d’Apple était l’éléphant dans la pièce », explique Dan Ives, l’analyste de la banque d’affaires Wedbush Securities cité par Le Monde, « Même si le délai est plus long que prévu au départ, il était nécessaire pour Apple de proposer un assistant IA au sein de son propre écosystème d’appareils  ». « C’est une validation majeure de la haute qualité de ses modèles d’IA », ajoute-t-il.

Mais l’ombre de la position dominante de Google sur le numérique pourrait aussi s’étendre sur l’IA générative avec cet accord. L’entreprise vient d’ailleurs de transformer ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub.

Rappelons qu’elle a aussi été reconnue coupable d’abus de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne l’année dernière sans pour autant avoir à abandonner Chrome alors que l’hypothèse planait pendant un moment.

Apple a, pour rappel, un accord avec Google pour utiliser son moteur de recherche. C’est d’ailleurs sur ce terrain qu’a attaqué Elon Musk en réponse au message posté par Google sur son réseau : « Cela semble être une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google, étant donné qu’ils possèdent également Android et Chrome ».

OpenAI ne semble pas avoir réagi publiquement à cette annonce pour le moment (et n’a pas souhaité répondre à nos confrères étasuniens), pas plus que Sam Altman ou Fidji Simo (respectivement numéro un et deux de l’entreprise). Sentant le vent tourner, le patron de l’entreprise avait enclenché un « code rouge » pour faire de la qualité de ChatGPT une priorité.

Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

13 janvier 2026 à 09:08
Le criquet a mangé un bout de pomme
Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

Apple et Google viennent d’officialiser une collaboration « pluriannuelle » : toutes les IA génératives de l’entreprise à la Pomme s’appuieront sur les modèles Gemini de Google, ce qui inclut la nouvelle version de Siri qui doit arriver cette année. Cette annonce bouscule le secteur et Elon Musk dénonce « une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google ».

Apple a annoncé ce lundi 12 janvier son choix d’utiliser les modèles de Google pour alimenter ses futures fonctionnalités d’intelligence artificielle, dont son fameux assistant virtuel Siri qui doit sortir sous une nouvelle version cette année.

Apple abandonne la course après être parti bien tard

« Après une évaluation minutieuse, Apple a déterminé que la technologie IA de Google constituait la base la plus performante pour ses modèles de fondation et se réjouit des nouvelles expériences innovantes qu’elle offrira aux utilisateurs Apple », affirme un communiqué signé conjointement par les deux entreprises.

Ainsi, la société de Tim Cook abandonne la course aux modèles dans laquelle elle était en retard. Elle avait sorti ses premières fonctionnalités boostées à l’IA générative en juin 2024 mais, un an après, l’enthousiasme n’était toujours pas au rendez-vous chez les utilisateurs.

Et Apple devait même repousser la sortie de la nouvelle version de Siri, son produit phare en matière d’IA. Rappelons que les modèles de langage n’étaient pas la tasse de thé de l’équipe dirigeante d’Apple. L’entreprise avait plus tard recruté Amar Subramanya (ex Google et Microsoft) sur le tard en décembre dernier pour relancer son IA.

Mais en aout 2025, Bloomberg se faisait déjà l’écho de tests chez Apple pour utiliser Gemini et ainsi rebooster Siri. Et en novembre, Bloomberg toujours parlait d’un accord d’un milliard de dollars par an entre les deux entreprises pour ce projet. Les deux entreprises viennent de passer à la vitesse supérieure en officialisant le projet et en élargissant même la collaboration à toutes les fonctionnalités d’Apple utilisant l’IA générative.

Gemini utilisé par les équipes d’Apple, pas une intégration des app Google directement dans iOS

Pour rassurer les utilisateurs d’Apple, ce ne sont pas les outils IA Gemini de Google qui sont intégrés à iOS et macOS directement a priori. Apple garde la main sur la gestion des iPhone. Dans leur communiqué, les deux entreprises expliquent que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google ». Ainsi, on peut imaginer que l’entreprise à la Pomme pourra affiner les modèles de Google à sa sauce et les intégrer à ses produits de la façon dont elle le veut.

Jusque-là, si Apple utilisait ses propres modèles, elle avait aussi noué un partenariat en 2024 avec OpenAI pour « intégrer ChatGPT dans les expériences Apple » et notamment dans Siri. Cette annonce est un changement important dans le paysage industriel de l’IA générative et donne un poids encore plus important à Google dont la dernière version de Gemini avait reboosté l’image chez les aficionados d’IA générative.

Alphabet (la maison mère de Google) vient de dépasser les 4 000 milliards de dollars de valorisation en bourse, après une année 2025 plus que prolifique. Son action a en effet bondi de plus de 60 % en un an.

Un bon choix pour les deux entreprises qui pousse Google en position dominante

« [L’annonce de lundi] est ce que Wall Street attendait, car l’invisibilité de la stratégie d’IA d’Apple était l’éléphant dans la pièce », explique Dan Ives, l’analyste de la banque d’affaires Wedbush Securities cité par Le Monde, « Même si le délai est plus long que prévu au départ, il était nécessaire pour Apple de proposer un assistant IA au sein de son propre écosystème d’appareils  ». « C’est une validation majeure de la haute qualité de ses modèles d’IA », ajoute-t-il.

Mais l’ombre de la position dominante de Google sur le numérique pourrait aussi s’étendre sur l’IA générative avec cet accord. L’entreprise vient d’ailleurs de transformer ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub.

Rappelons qu’elle a aussi été reconnue coupable d’abus de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne l’année dernière sans pour autant avoir à abandonner Chrome alors que l’hypothèse planait pendant un moment.

Apple a, pour rappel, un accord avec Google pour utiliser son moteur de recherche. C’est d’ailleurs sur ce terrain qu’a attaqué Elon Musk en réponse au message posté par Google sur son réseau : « Cela semble être une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google, étant donné qu’ils possèdent également Android et Chrome ».

OpenAI ne semble pas avoir réagi publiquement à cette annonce pour le moment (et n’a pas souhaité répondre à nos confrères étasuniens), pas plus que Sam Altman ou Fidji Simo (respectivement numéro un et deux de l’entreprise). Sentant le vent tourner, le patron de l’entreprise avait enclenché un « code rouge » pour faire de la qualité de ChatGPT une priorité.

Reçu — 12 janvier 2026 Actualités numériques

Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

12 janvier 2026 à 16:38
IA déjà trop de pubs
Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

Le géant de la pub en ligne va lancer son tunnel d’achat géré par des agents IA, ainsi qu’un protocole ouvert de commerce agentique permettant à tout un chacun de l’intégrer ou de créer son tunnel.

Google est encore la première agence de publicité en ligne. Et, alors que s’ouvre la course à l’utilisation marchande de l’IA générative, l’entreprise de Sundar Pichai veut le rester et profiter de la vibe qui entoure son modèle Gemini actuellement.

Amazon s’est récemment fait pincer à laisser son IA revendre des produits sans le consentement de leurs vendeurs, OpenAI cherche à intégrer des publicités dans ChatGPT et Microsoft intègre des fonctions de paiement et d’achat directement dans Copilot.

Google, lui, met en place un protocole ouvert (Universal Commerce Protocol, UCP) pour l’intégration de publicités personnalisées dans l’e-commerce piloté par les agents IA, qu’il a bien évidemment déjà intégré dans ses propres produits.

Un « langage commun » …

« En établissant un langage commun et des fonctions primaires, l’UCP permet des parcours commerciaux fluides entre les interfaces consommateurs, les entreprises et les prestataires de paiement », vante Google dans le billet qui lui est consacré.

Il précise aux développeurs que « UCP est un standard open source en constante évolution, conçu pour être piloté par la communauté », aux plateformes d’IA qu’elles peuvent facilement intégrer le shopping à leurs agents avec UCP, et aux prestataires de paiement que le protocole est ouvert et pensé pour être interopérable. Et pour les consommateurs, « il élimine les frictions entre la découverte du produit et la décision d’achat », selon Google.

Bref, l’UCP met en place une façon standard de communiquer entre agents IA, plateformes marchandes et prestataires de paiement tout en étant compatible avec les protocoles existants comme Agent2Agent (A2A), Agent Payments Protocol (AP2) et Model Context Protocol (MCP).

… déjà maitrisé par Google

Évidemment, Google ne propose pas ce fonctionnement sans l’avoir déjà intégré dans ses propres outils, se donnant une longueur d’avance. Ainsi l’entreprise explique qu’elle va bientôt proposer « une nouvelle fonctionnalité de paiement sur les fiches produits Google éligibles en mode IA dans la recherche et l’application Gemini, permettant aux acheteurs de passer commande auprès de détaillants américains éligibles dès qu’ils effectuent une recherche sur Google ».

Et de mettre en place son propre tunnel d’achat en s’appuyant sur Google Pay et les informations de paiement et de livraison enregistrées dans Google Wallet, avec un peu plus tard la possibilité de payer via PayPal. Elle annonce être déjà en train de penser à des services connexes comme la découverte de produits similaires ou la mise en place de systèmes de fidélité d’achat et des expériences de shopping personnalisées.

Google en profite aussi pour créer « Business Agent », qui pourrait rapidement remplacer les chatbots des sites de vente puisque l’entreprise présente cette fonctionnalité comme « un nouveau moyen pour les acheteurs de discuter avec les marques, directement dans le moteur de recherche ». Les vendeurs n’auraient plus qu’à choisir la couleur de leur marque, des messages de bienvenue différents et des prompts de début de conversation pour lancer leur robot vendeur.

Le leader de la publicité numérique n’oublie pas de proposer de nouvelles façons de faire de la pub dans ses IA avec la possibilité de proposer des « offres directes » aux acheteurs, comme par exemple des promos spéciales.

Une méthode pas si nouvelle pour une entreprise déjà épinglée pour abus de position dominante

La méthode d’introduction du standard UCP n’est pas sans rappeler la manière de faire de l’entreprise à d’autres moments, comme par exemple avec l’AMP : proposer un protocole ouvert pour que chaque acteur du marché fournisse ses propres données au format qui arrange le géant du numérique.

Google a regroupé d’autres acteurs du commerce en ligne pour soutenir ce protocole. Ainsi, on peut retrouver Shopify, Etsy, Wayfair ou Zalando côté commerce en ligne pur, MasterCard, Stripe ou Paypal pour les prestataires de paiement, et Walmart ou Carrefour pour les grandes marques de la distribution.

Rappelons que Google a écopé rien qu’au dernier trimestre 2025 d’une amende de 2,95 milliards d’euros par la Commission européenne pour avoir enfreint les règles de la concurrence dans le domaine de la publicité et d’une autre amende de 572 millions d’euros par l’Allemagne. Elle a aussi été reconnue coupable d’abuser de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne, même si celle-ci ne l’a finalement pas obligée à se séparer de Chrome, ni d’Android.

Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

12 janvier 2026 à 16:38
IA déjà trop de pubs
Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

Le géant de la pub en ligne va lancer son tunnel d’achat géré par des agents IA, ainsi qu’un protocole ouvert de commerce agentique permettant à tout un chacun de l’intégrer ou de créer son tunnel.

Google est encore la première agence de publicité en ligne. Et, alors que s’ouvre la course à l’utilisation marchande de l’IA générative, l’entreprise de Sundar Pichai veut le rester et profiter de la vibe qui entoure son modèle Gemini actuellement.

Amazon s’est récemment fait pincer à laisser son IA revendre des produits sans le consentement de leurs vendeurs, OpenAI cherche à intégrer des publicités dans ChatGPT et Microsoft intègre des fonctions de paiement et d’achat directement dans Copilot.

Google, lui, met en place un protocole ouvert (Universal Commerce Protocol, UCP) pour l’intégration de publicités personnalisées dans l’e-commerce piloté par les agents IA, qu’il a bien évidemment déjà intégré dans ses propres produits.

Un « langage commun » …

« En établissant un langage commun et des fonctions primaires, l’UCP permet des parcours commerciaux fluides entre les interfaces consommateurs, les entreprises et les prestataires de paiement », vante Google dans le billet qui lui est consacré.

Il précise aux développeurs que « UCP est un standard open source en constante évolution, conçu pour être piloté par la communauté », aux plateformes d’IA qu’elles peuvent facilement intégrer le shopping à leurs agents avec UCP, et aux prestataires de paiement que le protocole est ouvert et pensé pour être interopérable. Et pour les consommateurs, « il élimine les frictions entre la découverte du produit et la décision d’achat », selon Google.

Bref, l’UCP met en place une façon standard de communiquer entre agents IA, plateformes marchandes et prestataires de paiement tout en étant compatible avec les protocoles existants comme Agent2Agent (A2A), Agent Payments Protocol (AP2) et Model Context Protocol (MCP).

… déjà maitrisé par Google

Évidemment, Google ne propose pas ce fonctionnement sans l’avoir déjà intégré dans ses propres outils, se donnant une longueur d’avance. Ainsi l’entreprise explique qu’elle va bientôt proposer « une nouvelle fonctionnalité de paiement sur les fiches produits Google éligibles en mode IA dans la recherche et l’application Gemini, permettant aux acheteurs de passer commande auprès de détaillants américains éligibles dès qu’ils effectuent une recherche sur Google ».

Et de mettre en place son propre tunnel d’achat en s’appuyant sur Google Pay et les informations de paiement et de livraison enregistrées dans Google Wallet, avec un peu plus tard la possibilité de payer via PayPal. Elle annonce être déjà en train de penser à des services connexes comme la découverte de produits similaires ou la mise en place de systèmes de fidélité d’achat et des expériences de shopping personnalisées.

Google en profite aussi pour créer « Business Agent », qui pourrait rapidement remplacer les chatbots des sites de vente puisque l’entreprise présente cette fonctionnalité comme « un nouveau moyen pour les acheteurs de discuter avec les marques, directement dans le moteur de recherche ». Les vendeurs n’auraient plus qu’à choisir la couleur de leur marque, des messages de bienvenue différents et des prompts de début de conversation pour lancer leur robot vendeur.

Le leader de la publicité numérique n’oublie pas de proposer de nouvelles façons de faire de la pub dans ses IA avec la possibilité de proposer des « offres directes » aux acheteurs, comme par exemple des promos spéciales.

Une méthode pas si nouvelle pour une entreprise déjà épinglée pour abus de position dominante

La méthode d’introduction du standard UCP n’est pas sans rappeler la manière de faire de l’entreprise à d’autres moments, comme par exemple avec l’AMP : proposer un protocole ouvert pour que chaque acteur du marché fournisse ses propres données au format qui arrange le géant du numérique.

Google a regroupé d’autres acteurs du commerce en ligne pour soutenir ce protocole. Ainsi, on peut retrouver Shopify, Etsy, Wayfair ou Zalando côté commerce en ligne pur, MasterCard, Stripe ou Paypal pour les prestataires de paiement, et Walmart ou Carrefour pour les grandes marques de la distribution.

Rappelons que Google a écopé rien qu’au dernier trimestre 2025 d’une amende de 2,95 milliards d’euros par la Commission européenne pour avoir enfreint les règles de la concurrence dans le domaine de la publicité et d’une autre amende de 572 millions d’euros par l’Allemagne. Elle a aussi été reconnue coupable d’abuser de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne, même si celle-ci ne l’a finalement pas obligée à se séparer de Chrome, ni d’Android.

Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

12 janvier 2026 à 13:26
Deep internet
Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

La mer Baltique a de nouveau été le théâtre de plusieurs alertes aux sabotages de câbles sous-marins fin 2025-début 2026. Les câbles concernés relient la Lituanie et la Lettonie, mais aussi l’Estonie à la Finlande, à la Suède et à son île Hiiumaa.

La police criminelle centrale de Finlande a annoncé mercredi 7 janvier avoir saisi le navire Fitburg qu’elle suspecte d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin dans la mer Baltique. Ce premier câble endommagé relie l’Estonie à la Finlande. La police finlandaise avait pris le contrôle du bateau le 31 décembre alors qu’il était sur sa route de Saint-Pétersbourg à Haïfa. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et interférence aggravée avec les télécommunications ».

« Les polices finlandaise et estonienne ont terminé leur travail à bord du navire, et la saisie peut donc être levée. Hier, dimanche 11 janvier, le tribunal de district d’Helsinki a placé en détention provisoire un membre d’équipage du navire Fitburg dans l’attente d’un nouveau procès. Certains membres d’équipage du navire restent soumis à une interdiction de voyager », a déclaré Risto Lohi, le responsable de l’enquête ce lundi 12 janvier dans un communiqué annonçant la levée de l’ordre de saisie du navire.

Au nord de la mer Baltique

Selon Euronews, le câble aurait été endommagé dans la zone économique exclusive de l’Estonie. Un deuxième câble reliant l’Estonie à la Finlande, exploité par la société suédoise Arelion, aurait été aussi sectionné le 31 décembre.

Mais la police lettone a aussi saisi et inspecté dimanche 4 janvier un autre navire dans le port de Liepāja, explique le Financial Times. Cette fois, les autorités suspectent le bateau d’avoir endommagé le 2 janvier le câble BCS East, un câble de 65 km qui relie Sventoji en Lituanie à Liepaja en Lettonie. Mais leurs investigations ne leur ont apporté aucun lien avec l’incident. L’Estonie a signalé des incidents sur deux autres câbles la reliant à la Suède et à son île de Hiiumaa.

Des suspicions sur la Russie mais aucune preuve formelle et peu d’intérêt stratégique

Ces divers incidents sur des câbles dans la mer Baltique relancent les suspicions de sabotage évoquées l’année dernière, alors que le même genre de problèmes avait été constaté dans la région.

Mais pour Andres Vosman, ancien directeur adjoint des services de renseignement extérieur estoniens, les raisons pour lesquelles ces câbles sont abîmés sont sans doute à trouver ailleurs. « Je suis convaincu que la plupart des incidents récents dans la mer Baltique sont en grande partie le résultat d’une conjonction de facteurs : un trafic maritime beaucoup plus intense vers la Russie, des navires en mauvais état avec un équipage peu compétent, davantage d’infrastructures sous-marines que par le passé et une attention accrue du public », expliquait-il au journal estonien Eesti Express (voir la traduction en anglais publiée par l’auteur de l’interview). Pour lui, « chaque incident de ce type suscite de nouveaux appels à des mesures restrictives concernant les flottes fantômes et autres, les missions de l’OTAN, les sanctions. D’un point de vue stratégique, Moscou n’a pas besoin de ce désordre ».

La saisine du Fitburg par les autorités finlandaises émet néanmoins un message de dissuasion envers Moscou. Car l’année 2025 a attiré l’attention sur d’autres signaux faibles : de multiples pays européens ont été survolés et plusieurs aéroports comme ceux d’Oslo, Bruxelles ou Munich ont préféré fermer suite à ce genre de signalements.

Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

12 janvier 2026 à 13:26
Deep internet
Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

La mer Baltique a de nouveau été le théâtre de plusieurs alertes aux sabotages de câbles sous-marins fin 2025-début 2026. Les câbles concernés relient la Lituanie et la Lettonie, mais aussi l’Estonie à la Finlande, à la Suède et à son île Hiiumaa.

La police criminelle centrale de Finlande a annoncé mercredi 7 janvier avoir saisi le navire Fitburg qu’elle suspecte d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin dans la mer Baltique. Ce premier câble endommagé relie l’Estonie à la Finlande. La police finlandaise avait pris le contrôle du bateau le 31 décembre alors qu’il était sur sa route de Saint-Pétersbourg à Haïfa. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et interférence aggravée avec les télécommunications ».

« Les polices finlandaise et estonienne ont terminé leur travail à bord du navire, et la saisie peut donc être levée. Hier, dimanche 11 janvier, le tribunal de district d’Helsinki a placé en détention provisoire un membre d’équipage du navire Fitburg dans l’attente d’un nouveau procès. Certains membres d’équipage du navire restent soumis à une interdiction de voyager », a déclaré Risto Lohi, le responsable de l’enquête ce lundi 12 janvier dans un communiqué annonçant la levée de l’ordre de saisie du navire.

Au nord de la mer Baltique

Selon Euronews, le câble aurait été endommagé dans la zone économique exclusive de l’Estonie. Un deuxième câble reliant l’Estonie à la Finlande, exploité par la société suédoise Arelion, aurait été aussi sectionné le 31 décembre.

Mais la police lettone a aussi saisi et inspecté dimanche 4 janvier un autre navire dans le port de Liepāja, explique le Financial Times. Cette fois, les autorités suspectent le bateau d’avoir endommagé le 2 janvier le câble BCS East, un câble de 65 km qui relie Sventoji en Lituanie à Liepaja en Lettonie. Mais leurs investigations ne leur ont apporté aucun lien avec l’incident. L’Estonie a signalé des incidents sur deux autres câbles la reliant à la Suède et à son île de Hiiumaa.

Des suspicions sur la Russie mais aucune preuve formelle et peu d’intérêt stratégique

Ces divers incidents sur des câbles dans la mer Baltique relancent les suspicions de sabotage évoquées l’année dernière, alors que le même genre de problèmes avait été constaté dans la région.

Mais pour Andres Vosman, ancien directeur adjoint des services de renseignement extérieur estoniens, les raisons pour lesquelles ces câbles sont abîmés sont sans doute à trouver ailleurs. « Je suis convaincu que la plupart des incidents récents dans la mer Baltique sont en grande partie le résultat d’une conjonction de facteurs : un trafic maritime beaucoup plus intense vers la Russie, des navires en mauvais état avec un équipage peu compétent, davantage d’infrastructures sous-marines que par le passé et une attention accrue du public », expliquait-il au journal estonien Eesti Express (voir la traduction en anglais publiée par l’auteur de l’interview). Pour lui, « chaque incident de ce type suscite de nouveaux appels à des mesures restrictives concernant les flottes fantômes et autres, les missions de l’OTAN, les sanctions. D’un point de vue stratégique, Moscou n’a pas besoin de ce désordre ».

La saisine du Fitburg par les autorités finlandaises émet néanmoins un message de dissuasion envers Moscou. Car l’année 2025 a attiré l’attention sur d’autres signaux faibles : de multiples pays européens ont été survolés et plusieurs aéroports comme ceux d’Oslo, Bruxelles ou Munich ont préféré fermer suite à ce genre de signalements.

☕️ Cloudflare crie à la censure et menace de quitter l’Italie après une amende salée

12 janvier 2026 à 10:59

Le régulateur italien des télécommunications AGCOM vient d’infliger une amende de 14,2 millions d’euros à Cloudflare à payer dans les 30 jours, une somme représentant 1 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.

L’AGCOM reproche au géant états-unien de ne pas avoir mis en œuvre le blocage par son résolveur DNS 1.1.1.1 de sites pirates qu’elle lui avait demandé en février 2025 en s’appuyant sur la loi anti-piratage italienne votée en 2023.

Celle-ci permet d’imposer le blocage de noms de domaine et d’adresses IP liés au piratage dans un délai de 30 minutes, comme l’explique TorrentFreak. « Il avait été demandé à la société, en tant que fournisseur de services numérique impliqué dans l’accès à des contenus diffusés illégalement, de désactiver la résolution DNS des noms de domaine et le routage du trafic réseau vers les adresses IP signalées par les titulaires des droits via la plateforme Piracy Shield, ou, en tout état de cause, de prendre les mesures technologiques et organisationnelles nécessaires pour rendre les contenus diffusés illégalement inaccessibles aux utilisateurs finaux », explique l’AGCOM dans son communiqué de presse.

Comme l’explique le média Heise, Cloudflare s’est défendu en affirmant que la demande était « disproportionnée et déraisonnable », car cette demande l’obligeait à mettre un filtre sur les 200 milliards de requêtes que reçoit son DNS 1.1.1.1 par jour, ce qui entrainerait une latence importante de son service et son efficacité. L’entreprise a aussi pointé le risque de « surblocage », avec un ciblage trop large.

L’entreprise pourra mettre de nouveau en avant ces arguments devant la Cour d’appel administrative régionale du Lazio auprès de laquelle elle a déjà annoncé qu’elle ferait appel.

Le CEO de Cloudflare, Matthew Prince, a vertement réagi vendredi sur X dans un long message en estimant que cette amende était infligée à son entreprise pour « ne pas s’être conformée à [un] programme de censure d’Internet ».

Il y explique aussi que Cloudflare réfléchit à « 1) mettre fin aux services de cybersécurité pro bono d’une valeur de plusieurs millions de dollars qu’ [elle fournit] aux prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina ; 2) mettre fin aux services de cybersécurité gratuits de Cloudflare pour tous les utilisateurs basés en Italie ; 3) retirer tous les serveurs des villes italiennes ; et 4) mettre fin à tous les projets de création d’un bureau Cloudflare en Italie ou d’investissements dans le pays ».

☕️ Cloudflare crie à la censure et menace de quitter l’Italie après une amende salée

12 janvier 2026 à 10:59

Le régulateur italien des télécommunications AGCOM vient d’infliger une amende de 14,2 millions d’euros à Cloudflare à payer dans les 30 jours, une somme représentant 1 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.

L’AGCOM reproche au géant états-unien de ne pas avoir mis en œuvre le blocage par son résolveur DNS 1.1.1.1 de sites pirates qu’elle lui avait demandé en février 2025 en s’appuyant sur la loi anti-piratage italienne votée en 2023.

Celle-ci permet d’imposer le blocage de noms de domaine et d’adresses IP liés au piratage dans un délai de 30 minutes, comme l’explique TorrentFreak. « Il avait été demandé à la société, en tant que fournisseur de services numérique impliqué dans l’accès à des contenus diffusés illégalement, de désactiver la résolution DNS des noms de domaine et le routage du trafic réseau vers les adresses IP signalées par les titulaires des droits via la plateforme Piracy Shield, ou, en tout état de cause, de prendre les mesures technologiques et organisationnelles nécessaires pour rendre les contenus diffusés illégalement inaccessibles aux utilisateurs finaux », explique l’AGCOM dans son communiqué de presse.

Comme l’explique le média Heise, Cloudflare s’est défendu en affirmant que la demande était « disproportionnée et déraisonnable », car cette demande l’obligeait à mettre un filtre sur les 200 milliards de requêtes que reçoit son DNS 1.1.1.1 par jour, ce qui entrainerait une latence importante de son service et son efficacité. L’entreprise a aussi pointé le risque de « surblocage », avec un ciblage trop large.

L’entreprise pourra mettre de nouveau en avant ces arguments devant la Cour d’appel administrative régionale du Lazio auprès de laquelle elle a déjà annoncé qu’elle ferait appel.

Le CEO de Cloudflare, Matthew Prince, a vertement réagi vendredi sur X dans un long message en estimant que cette amende était infligée à son entreprise pour « ne pas s’être conformée à [un] programme de censure d’Internet ».

Il y explique aussi que Cloudflare réfléchit à « 1) mettre fin aux services de cybersécurité pro bono d’une valeur de plusieurs millions de dollars qu’ [elle fournit] aux prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina ; 2) mettre fin aux services de cybersécurité gratuits de Cloudflare pour tous les utilisateurs basés en Italie ; 3) retirer tous les serveurs des villes italiennes ; et 4) mettre fin à tous les projets de création d’un bureau Cloudflare en Italie ou d’investissements dans le pays ».

Reçu — 9 janvier 2026 Actualités numériques

☕️ Le ministère des Armées signe un accord-cadre avec Mistral

9 janvier 2026 à 14:52

Le ministère des Armées et des Anciens Combattants a annoncé [PDF] ce jeudi 8 janvier avoir signé un accord-cadre avec Mistral.

Cela doit permettre « à l’ensemble des armées, directions et services du ministère, ainsi qu’à des établissements publics dont le ministère a la tutelle, dont le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales et le Service hydrographique et océanographique de la marine, d’accéder aux solutions d’intelligence artificielle avancées proposées par Mistral AI ».

C’est la récente Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) qui pilotera cet accord-cadre. Celui-ci permet à toutes les entités du ministère d’accéder « aux modèles, logiciels et prestations d’IA de pointe développés par Mistral AI ».

logo de Mistral AI
Logo Mistral

Chargée de mettre en oeuvre la stratégie ministérielle pour l’IA de défense, l’AMIAD a inauguré en septembre dernier son supercalculateur classifié installé au Mont-Valérien à Suresnes, aux portes de Paris, dont la construction avait été confiée à Orange et HPE.

Contacté par Next, Mistral n’a pas souhaité en dire plus au sujet de cet accord-cadre.

De l’autre côté de l’Atlantique, fin décembre, le ministère de la Guerre (DoW, ex-ministère de la Défense renommé en septembre) de Donald Trump annonçait des accords avec Google Gemini et xAI afin d’alimenter sa nouvelle plateforme GenAI.mil.

☕️ Le ministère des Armées signe un accord-cadre avec Mistral

9 janvier 2026 à 14:52

Le ministère des Armées et des Anciens Combattants a annoncé [PDF] ce jeudi 8 janvier avoir signé un accord-cadre avec Mistral.

Cela doit permettre « à l’ensemble des armées, directions et services du ministère, ainsi qu’à des établissements publics dont le ministère a la tutelle, dont le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales et le Service hydrographique et océanographique de la marine, d’accéder aux solutions d’intelligence artificielle avancées proposées par Mistral AI ».

C’est la récente Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) qui pilotera cet accord-cadre. Celui-ci permet à toutes les entités du ministère d’accéder « aux modèles, logiciels et prestations d’IA de pointe développés par Mistral AI ».

logo de Mistral AI
Logo Mistral

Chargée de mettre en oeuvre la stratégie ministérielle pour l’IA de défense, l’AMIAD a inauguré en septembre dernier son supercalculateur classifié installé au Mont-Valérien à Suresnes, aux portes de Paris, dont la construction avait été confiée à Orange et HPE.

Contacté par Next, Mistral n’a pas souhaité en dire plus au sujet de cet accord-cadre.

De l’autre côté de l’Atlantique, fin décembre, le ministère de la Guerre (DoW, ex-ministère de la Défense renommé en septembre) de Donald Trump annonçait des accords avec Google Gemini et xAI afin d’alimenter sa nouvelle plateforme GenAI.mil.

NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

9 janvier 2026 à 13:46
Can you hear me, Major Tom?
NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

Alors que l’administration de Donald Trump voulait diviser par deux le budget scientifique de la NASA, après négociation entre démocrates et républicains, le Congrès des États-Unis prévoit une baisse de 1 %. Toutefois le Sénat et la Chambre des représentants ont entériné la mort du projet Mars Sample Return que les États-Unis avaient déjà quasiment abandonné.

L’année 2026 devrait être moins problématique que prévu concernant le budget scientifique de la NASA. Alors que l’administration de Donald Trump proposait dès mars 2025 une baisse de 50 %, les élus républicains et démocrates du Congrès des États-Unis ont négocié qu’il baisse de 1 %, rendant à l’agence spatiale états-unienne les moyens dont elle a besoin pour effectuer ses recherches.

Une baisse de 2 % du budget total de la NASA au lieu des 25 % prévus par Trump

Comme l’explique ArsTechnica, le projet de budget total de la NASA avec notamment l’exploration spatiale (comprenant les missions vers la Lune voulues par Donald Trump) prévu par les élus pour 2026 devrait atteindre les 24,4 milliards de dollars. C’est 2 % de moins que les 24,9 milliards de dollars du budget de l’agence pour 2025, une baisse aussi beaucoup moins importante que celle voulue par Donald Trump qui avait prévu de l’amputer d’un quart. À titre de comparaison, le budget de l’ESA est de 22,1 milliards d’euros pour 2026, avec 3,787 milliards d’euros pour le programme scientifique.

« Franchement, c’est mieux que ce que j’aurais pu espérer. Il y a très peu de choses à redire à ce sujet », a déclaré Casey Dreier, responsable de la politique spatiale pour The Planetary Society à nos confrères, même s’il regrette la perte de temps et d’énergie qu’ont dû endurer ses équipes pour réfléchir à la manière de fonctionner avec les coupes drastiques prévues par Donald Trump.

Cette décision n’annulera cependant pas le plan de départs volontaires mis en place l’année dernière au sein de l’agence ni la fermeture de bâtiments et de services comme la principale bibliothèque.

Plus de budget pour Mars Sample Return

Le compromis sur le budget [PDF], explique par contre que « l’accord ne soutient pas le programme Mars Sample Return (MSR) existant ». C’est donc l’arrêt définitif du financement par les États-Unis du retour des échantillons géologiques de sol martien récoltés par le rover Perseverance. Le programme était déjà sur la sellette avant le retour de Trump au pouvoir. En avril 2024, la NASA lançait un appel pour trouver des solutions moins coûteuses.

En octobre dernier, des chercheurs de la NASA et de l’ESA publiaient quatre articles sur le sujet de la récupération de ces échantillons dans la revue scientifique Astrobiology. Une autre équipe de chercheurs proposait son regard sur la question dans la même revue en décembre dernier. Une des questions, explique l’ESA dans ce billet de blog est d’éviter la contamination des échantillons avec la chimie terrestre.

Mais le Congrès des États-Unis met donc une croix quasiment définitive sur le financement du projet de son côté de l’Atlantique. « Cependant, les capacités technologiques développées dans le cadre du programme MSR sont non seulement essentielles à la réussite des futures missions scientifiques, mais aussi à l’exploration humaine de la Lune et de Mars », explique quand même le document de compromis sur le budget.

« Par conséquent, l’accord prévoit une demande de 110 000 000 dollars pour le programme Mars Future Missions, y compris les efforts MSR existants, afin de soutenir les systèmes radar, spectroscopie, entrée, descente et atterrissage, ainsi que les technologies précurseurs translationnelles qui permettront de mener à bien les missions scientifiques de la prochaine décennie, y compris les missions lunaires et martiennes ».

« Mars Future Missions » n’était jusque là pas un nom de programme connu au sein de la NASA. L’argent prévu pour cette nouvelle mission pourrait permettre à la NASA d’appuyer sur le bouton reset, selon Jack Kiraly, directeur des relations gouvernementales à la Planetary Society cité par la revue Science.

ZefZERO, le plan B de l’ESA pour utiliser autrement l’Earth Return Orbiter

Vu les projets de coupes drastiques dans le budget de la NASA de Trump l’année dernière et les déboires passés du programme MSR, l’ESA a présenté en novembre dernier un plan B, nommé ZefZERO pour réutiliser sa contribution principale au projet, l’Earth Return Orbiter. Celui-ci devait récupérer les échantillons après s’être positionné en orbite martienne.

Dans cette nouvelle mission européenne, l’orbiteur devrait mesurer des vents martiens à différentes altitudes de la planète rouge, selon La Tribune. « Ces mesures directes de vents n’ont jamais été faites en dehors de la Terre à ce jour. Ce serait vraiment une première », expliquait Daniel Neuenschwander, le directeur de l’exploration humaine et robotique de l’ESA.

NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

9 janvier 2026 à 13:46
Can you hear me, Major Tom?
NASA : un budget moins catastrophique que prévu mais Mars Sample Return est abandonné

Alors que l’administration de Donald Trump voulait diviser par deux le budget scientifique de la NASA, après négociation entre démocrates et républicains, le Congrès des États-Unis prévoit une baisse de 1 %. Toutefois le Sénat et la Chambre des représentants ont entériné la mort du projet Mars Sample Return que les États-Unis avaient déjà quasiment abandonné.

L’année 2026 devrait être moins problématique que prévu concernant le budget scientifique de la NASA. Alors que l’administration de Donald Trump proposait dès mars 2025 une baisse de 50 %, les élus républicains et démocrates du Congrès des États-Unis ont négocié qu’il baisse de 1 %, rendant à l’agence spatiale états-unienne les moyens dont elle a besoin pour effectuer ses recherches.

Une baisse de 2 % du budget total de la NASA au lieu des 25 % prévus par Trump

Comme l’explique ArsTechnica, le projet de budget total de la NASA avec notamment l’exploration spatiale (comprenant les missions vers la Lune voulues par Donald Trump) prévu par les élus pour 2026 devrait atteindre les 24,4 milliards de dollars. C’est 2 % de moins que les 24,9 milliards de dollars du budget de l’agence pour 2025, une baisse aussi beaucoup moins importante que celle voulue par Donald Trump qui avait prévu de l’amputer d’un quart. À titre de comparaison, le budget de l’ESA est de 22,1 milliards d’euros pour 2026, avec 3,787 milliards d’euros pour le programme scientifique.

« Franchement, c’est mieux que ce que j’aurais pu espérer. Il y a très peu de choses à redire à ce sujet », a déclaré Casey Dreier, responsable de la politique spatiale pour The Planetary Society à nos confrères, même s’il regrette la perte de temps et d’énergie qu’ont dû endurer ses équipes pour réfléchir à la manière de fonctionner avec les coupes drastiques prévues par Donald Trump.

Cette décision n’annulera cependant pas le plan de départs volontaires mis en place l’année dernière au sein de l’agence ni la fermeture de bâtiments et de services comme la principale bibliothèque.

Plus de budget pour Mars Sample Return

Le compromis sur le budget [PDF], explique par contre que « l’accord ne soutient pas le programme Mars Sample Return (MSR) existant ». C’est donc l’arrêt définitif du financement par les États-Unis du retour des échantillons géologiques de sol martien récoltés par le rover Perseverance. Le programme était déjà sur la sellette avant le retour de Trump au pouvoir. En avril 2024, la NASA lançait un appel pour trouver des solutions moins coûteuses.

En octobre dernier, des chercheurs de la NASA et de l’ESA publiaient quatre articles sur le sujet de la récupération de ces échantillons dans la revue scientifique Astrobiology. Une autre équipe de chercheurs proposait son regard sur la question dans la même revue en décembre dernier. Une des questions, explique l’ESA dans ce billet de blog est d’éviter la contamination des échantillons avec la chimie terrestre.

Mais le Congrès des États-Unis met donc une croix quasiment définitive sur le financement du projet de son côté de l’Atlantique. « Cependant, les capacités technologiques développées dans le cadre du programme MSR sont non seulement essentielles à la réussite des futures missions scientifiques, mais aussi à l’exploration humaine de la Lune et de Mars », explique quand même le document de compromis sur le budget.

« Par conséquent, l’accord prévoit une demande de 110 000 000 dollars pour le programme Mars Future Missions, y compris les efforts MSR existants, afin de soutenir les systèmes radar, spectroscopie, entrée, descente et atterrissage, ainsi que les technologies précurseurs translationnelles qui permettront de mener à bien les missions scientifiques de la prochaine décennie, y compris les missions lunaires et martiennes ».

« Mars Future Missions » n’était jusque là pas un nom de programme connu au sein de la NASA. L’argent prévu pour cette nouvelle mission pourrait permettre à la NASA d’appuyer sur le bouton reset, selon Jack Kiraly, directeur des relations gouvernementales à la Planetary Society cité par la revue Science.

ZefZERO, le plan B de l’ESA pour utiliser autrement l’Earth Return Orbiter

Vu les projets de coupes drastiques dans le budget de la NASA de Trump l’année dernière et les déboires passés du programme MSR, l’ESA a présenté en novembre dernier un plan B, nommé ZefZERO pour réutiliser sa contribution principale au projet, l’Earth Return Orbiter. Celui-ci devait récupérer les échantillons après s’être positionné en orbite martienne.

Dans cette nouvelle mission européenne, l’orbiteur devrait mesurer des vents martiens à différentes altitudes de la planète rouge, selon La Tribune. « Ces mesures directes de vents n’ont jamais été faites en dehors de la Terre à ce jour. Ce serait vraiment une première », expliquait Daniel Neuenschwander, le directeur de l’exploration humaine et robotique de l’ESA.

Reçu — 8 janvier 2026 Actualités numériques

OpenAI lance ChatGPT Santé s’appuyant sur de multiples données fournies par l’utilisateur

8 janvier 2026 à 13:42
Quoi de neuf docGPT ?
OpenAI lance ChatGPT Santé s’appuyant sur de multiples données fournies par l’utilisateur

Tout en affirmant qu’il « n’a pas vocation à établir un diagnostic ni à proposer un traitement », OpenAI lance un chatbot spécialisé dans la santé qui s’appuiera sur les données personnelles de santé que les utilisateurs voudront bien lui partager, jusqu’à prévoir l’accès à leur dossier médical.

Affirmant que « la santé est déjà l’un des usages les plus courants de ChatGPT, avec des centaines de millions de personnes qui posent chaque semaine des questions liées à la santé et au bien-être », OpenAI annonce la sortie aux États-Unis d’un chatbot spécialisé sur les questions de santé et séparé de son principal service.

L’entreprise pousse ses utilisateurs à importer une bonne partie de leurs données de santé pour que son chatbot leur fasse des réponses personnalisées : données d’Apple Health, de MyFitnessPal, de Weight Watchers ou de AllTrails, de Peloton ou Instacart par exemple.

Et pour les habitants des États-Unis, le chatbot peut même aller chercher dans le dossier médical électronique (EHR). Et « Ce n’est qu’un début », affirme l’entreprise, qui ajoute qu’elle continuera « d’élargir les sources que vous pouvez connecter ainsi que les analyses prises en charge par ChatGPT Santé, afin que ChatGPT vous aide à vous sentir mieux informé et préparé pour gérer votre santé ».

Annonce faite le lendemain de l’assouplissement de la régulation par la FDA

Cette annonce arrive le lendemain de l’intervention de Marty Makary, le directeur de la FDA, au CES pour rassurer le milieu de la tech spécialisée en santé en affirmant qu’il assouplissait la régulation sur les appareils de santé numériques et qu’il n’allait surtout pas mettre le nez dans les affaires des entreprises de l’IA grand public : « Si quelque chose se contente de fournir des informations comme ChatGPT ou Google, nous ne pouvons pas rivaliser avec ce géant. Nous n’allons pas intervenir et dire : « il y a un résultat qui est inexact, nous devons donc fermer ce service » ».


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☕️ Les États-Unis se retirent de 66 organisations dont le GIEC et la Freedom Online Coalition

8 janvier 2026 à 09:58

Par un mémorandum présidentiel signé par Donald Trump, les États-Unis se retirent d’une liste de 66 organisations, collaborations et traités internationaux dont le GIEC, la Freedom Online Coalition, le Global Counterterrorism Forum ou encore le Global Forum on Cyber Expertise.

Dans cette liste, 31 organisations appartiennent à l’ONU dont, par exemple, l’Université des Nations unies, le Centre du commerce international, l’International Energy Forum ou encore l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche.

Hors ONU, y figurent aussi la Commission for Environmental Cooperation, l’European Centre of Excellence for Countering Hybrid Threats, l’Intergovernmental Forum on Mining, Minerals, Metals, and Sustainable Development ou l’Intergovernmental Panel on Climate Change.

Le mémorandum précise que « j’ai déterminé qu’il était contraire aux intérêts des États-Unis de rester membre, de participer ou d’apporter un soutien » à ces organisations.

☕️ Les États-Unis se retirent de 66 organisations dont le GIEC et la Freedom Online Coalition

8 janvier 2026 à 09:58

Par un mémorandum présidentiel signé par Donald Trump, les États-Unis se retirent d’une liste de 66 organisations, collaborations et traités internationaux dont le GIEC, la Freedom Online Coalition, le Global Counterterrorism Forum ou encore le Global Forum on Cyber Expertise.

Dans cette liste, 31 organisations appartiennent à l’ONU dont, par exemple, l’Université des Nations unies, le Centre du commerce international, l’International Energy Forum ou encore l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche.

Hors ONU, y figurent aussi la Commission for Environmental Cooperation, l’European Centre of Excellence for Countering Hybrid Threats, l’Intergovernmental Forum on Mining, Minerals, Metals, and Sustainable Development ou l’Intergovernmental Panel on Climate Change.

Le mémorandum précise que « j’ai déterminé qu’il était contraire aux intérêts des États-Unis de rester membre, de participer ou d’apporter un soutien » à ces organisations.

La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

8 janvier 2026 à 07:01
Porte ouverte
La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

Le directeur de la FDA, Marty Makary, a annoncé au CES assouplir la régulation sur les appareils de santé numériques, notamment concernant les logiciels d’aide à la décision clinique (dont ceux utilisant l’IA générative) et les produits portables pour surveiller les problèmes de santé, tant que ceux-ci ne s’affichent pas comme des dispositifs médicaux.

« Une nouvelle ère pour la santé numérique », c’est le titre de la conférence qu’a donnée Marty Makary, le directeur de la FDA (Food and Drug Administration, l’agence états-unienne responsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires), ce mardi à l’occasion du CES. Cette nouvelle ère ressemble fortement à celle de l’IA voulue par Donald Trump lors de son second mandat : celle d’un assouplissement de la régulation de ces industries. Ainsi Marty Makary a affirmé vouloir favoriser un environnement propice aux investisseurs et faire évoluer la réglementation de la FDA « à la vitesse de la Silicon Valley », comme l’explique le site d’informations médicales Statnews.

L’agence a publié, de fait, une nouvelle interprétation [PDF] des critères à prendre en compte pour savoir si un logiciel d’aide à la décision clinique rentre ou non dans son périmètre de régulation.

« Laissons le marché décider »

Sur Fox Business, Marty Makary a insisté sur les assouplissements concernant les appareils considérés comme « fournissant des informations non médicales ». « Nous voulons faire savoir aux entreprises, à l’aide de directives très claires, que si leur appareil ou leur logiciel se contente de fournir des informations, elles peuvent le faire sans être soumises à la réglementation de la FDA », affirme-t-il.

« S’ils ne prétendent pas être de qualité médicale, laissons le marché décider. Laissons les médecins choisir parmi un marché concurrentiel ceux qu’ils recommandent à leurs patients. Bon nombre de ces dispositifs médicaux basés sur l’IA et ces technologies logicielles s’améliorent avec le temps. Il n’est donc pas vraiment approprié pour nous, à la FDA, d’utiliser un ancien modèle consistant simplement à apposer un cachet sur quelque chose, dans un marché en pleine évolution », ajoute le responsable de l’agence de régulation.

Marty Makary ne détaille pas les appareils qui ne figureront plus dans la liste des produits que la FDA régulera. Selon Statnews, cette nouvelle doctrine indique que cela va concerner des appareils qui mesurent des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, la saturation en oxygène et la glycémie, et qui sont destinés uniquement à des fins de bien-être. Mais cela va aussi « ouvrir la voie à l’utilisation non réglementée de produits d’IA générative pour certaines tâches médicales, telles que la synthèse des conclusions d’un radiologue ».

Conseillé par des personnes impliquées dans le business du numérique en santé

Pourtant, si une régulation était en place depuis 2022, certains chercheurs appelaient en octobre dernier dans la revue scientifique médicale JAMA à faire exactement le contraire de ce qu’annonce Marty Makary. Ils expliquaient que les lois états-uniennes excluaient déjà trop les logiciels (dont les logiciels avec de l’IA) de la définition des « dispositifs médicaux » si leur fonction est d’apporter un soutien administratif, un soutien général au bien-être, certains types d’aide à la décision clinique ou certaines fonctions de gestion de dossiers médicaux.

Mais, sur le numérique dans la santé, la FDA a indiqué à Statnews que Marty Makary est notamment conseillé par Jared Seehafer, Shantanu Nundy et Richard Abramson. Tous les trois ont travaillé pour des entreprises spécialisées dans le numérique en santé (Enzyme pour le premier, Accolade Health pour le deuxième et annalise.ai maintenant nommée Harrison.ai pour le troisième).

Selon Statnews, une des principales critiques contre la régulation de 2022 concernait le fait que si un dispositif indiquait un résultat et une voie à suivre, il entrait alors dans le périmètre de surveillance de l’agence. Du point de vue de l’industrie, il suffisait alors de proposer plusieurs résultats, même non appropriés, pour passer outre. La nouvelle directive simplifie le problème en permettant à la FDA d’exercer un pouvoir discrétionnaire sur le classement d’un dispositif dans la catégorie des produits qu’elle n’a pas à contrôler.

Enfin, Marty Makary ne veut surtout pas mettre le nez dans les affaires des entreprises de l’IA grand public, même si leurs produits génèrent des contenus sur la santé : « Si quelque chose se contente de fournir des informations comme ChatGPT ou Google, nous ne pouvons pas rivaliser avec ce géant. Nous n’allons pas intervenir et dire : « il y a un résultat qui est inexact, nous devons donc fermer ce service » », affirme-t-il à Fox Business. Les AI Overviews de Google ont pourtant généré récemment plusieurs exemples de conseils de santé erronés.

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