Vue normale

Reçu — 15 janvier 2026 Actualités numériques

Derrière le Digital Omnibus, les traces des lobbies des Big Tech

15 janvier 2026 à 16:01
DeregulAItion
Derrière le Digital Omnibus, les traces des lobbies des Big Tech

Les échos des revendications des organisations professionnelles et du lobbying des Big Tech, notamment des sociétés américaines, se retrouvent derrière de nombreuses propositions controversées du Digital Omnibus.

Les lobbies des « oligarques de la tech » ont largement influencé la proposition de Digital Omnibus de la Commission européenne. Tel est du moins la conclusion de Corporate Europe Observatory et LobbyControl, deux organisations spécialisées dans l’analyse des jeux d’influence et des pratiques des lobbies au niveau européen.

Le Digital Omnibus a été proposé dans le cadre du projet plus large de la Commission de « simplifier » les régulations qui pèsent sur les entreprises. En comparant les propositions du Digital Omnibus et celle des associations d’intérêts portées par les géants numériques (avant tout américains), les auteurs du rapport constatent de grandes proximités dans les manières d’aborder le Règlement général sur la protection des données (RGPD), la directive ePrivacy ou encore la régulation de l’intelligence artificielle.

Une analyse qui vient renforcer l’idée selon laquelle le pouvoir réglementaire de l’Union européenne est en nette perte de vitesse, remplacée par le programme de déréglementation que porte Donald Trump dans et hors de son pays.

Redéfinir les données personnelles et limiter l’accès à ses propres données

Plusieurs points des adaptations proposées des diverses réglementations européennes existantes traduisent la proximité de la position de la Commission avec celle des géants de la tech, en particulier les américains.

L’un des axes principaux, que soulignait la représentante de European Digital Rights (EDRi) Itxaso Dominguez auprès de Next en novembre, consisterait à limiter la définition de ce qu’est une donnée personnelle en fonction de la capacité d’une entreprise X à l’utiliser pour identifier à nouveau la personne. Si l’entreprise X n’en est pas capable, alors la donnée ne serait plus considérée comme personnelle.


Il reste 76% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

15 janvier 2026 à 10:17
Nuage toxique
Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

Courant 2025, les oppositions contre des projets de centres de données se sont multipliées aux États-Unis, au point d’inciter plusieurs géants de la tech à prendre des engagements pour minimiser leurs impacts, notamment sur les factures d’énergie.

25 projets de centres de données ont été abandonnés en 2025 aux États-Unis sous l’effet d’oppositions locales, soit quatre fois plus que l’année précédente. Au moins 99 autres projets sont contestés à travers le pays, sur un total de 770 projets annoncés.

Concrètement, environ 40 % des projets qui rencontrent une opposition ont été remisés aux oubliettes, calcule le média spécialisé dans les questions environnementales Heatmap. En quadruplant en un an, l’indicateur du nombre de projets finalement abandonnés a augmenté plus vite que la plupart des autres éléments habituellement suivis par le marché des centres de données, à commencer par leur consommation globale d’électricité (+ 22 % aux États-Unis en un an).

Une dynamique qui n’étonne pas nécessairement les spécialistes, dans la mesure où la multiplication des projets industriels entraîne aussi celle des risques de ne voir certains d’entre eux arriver à leurs termes. Auprès de Heatmap, l’ancien directeur de la stratégie énergétique de Meta indique s’attendre à ce que seulement 10 % des projets préparés actuellement ne voient finalement le jour. La tendance illustre néanmoins l’attention croissante que les populations portent à ce type de projets, quand bien même leurs représentants politiques peinent à s’emparer du sujet.

La lutte contre les data centers, « grand unificateur » politique

Dans un contexte politique tendu, l’opposition aux data centers est aussi décrite localement comme le « grand unificateur » de la droite et de la gauche états-uniennes. En octobre, des militants a priori irréconciliables du mouvement « Stop the Steal » (initialement engagé pour s’opposer à la perte de l’élection présidentielle par Donald Trump en 2020) et des Socialistes démocrates d’Amérique se sont ainsi réunis en une seule coalition pour s’opposer à un projet de construction de plus d’une dizaine de centres de données dans le Michigan.

Si ces dynamiques sont visibles sur le terrain, elles ne se traduisent en revanche pas nécessairement en parole ou en acte de la part des représentants politiques. De fait, les dépenses politiques des porteurs de projets technologiques ont clairement participé à l’évolution politique récente du pays : en amont des élections de mi-mandat, démocrates comme républicains se disputent de nouveau leurs faveurs financières, explique The Guardian.

Les rares à avoir pris la parole sont plutôt issus de la gauche du Parti démocrate – ainsi de Bernie Sanders –, mais des Républicains comme le gouverneur de Floride Ron DeSantis ont aussi proposé des jeux de mesures pour protéger les résidents de l’arrivée de géants de l’IA et de vastes centres de données.

Pression croissante sur les réseaux énergétiques

Parmi les inquiétudes citées le plus fréquemment par les opposants aux divers projets de centres de données, on trouve celles relatives aux pollutions générées par leurs activités, à leur consommation en eau, à leurs effets sur l’emploi (l’intelligence artificielle étant comprise comme destructrice d’emplois alors que les centres de données, eux, en génèrent peu) ou, surtout, celles concernant la somme d’énergie nécessaire à l’alimentation de ces fermes de serveurs.

La multiplication des centres de données pose ainsi des problèmes croissants aux fournisseurs locaux d’électricité. Dans 13 États qui s’étendent du New Jersey au Kentucky, relève par exemple le Wall Street Journal, 67 millions de personnes obtiennent leur électricité de l’organisation à but non lucratif PJM. À leurs côtés, les multiples usines de données de la « data center alley », en Virginie du Nord, se fournissent aussi auprès de PJM.

Et la croissance de leurs besoins en énergie est telle (envisagée à+ 4,8 % par an pendant la prochaine décennie par PJM, alors que la consommation avait globalement plafonné jusqu’ici) qu’elle met le réseau en danger d’atteindre sa capacité maximum dans les moments de fortes demandes. Dans un tel cas de figure, l’opérateur pourrait se retrouver obligé d’imposer des coupures de courant tournantes pendant les périodes de fortes chaleurs ou de grand froid.

La concurrence des différents types d’usagers participe par ailleurs à faire grimper les factures d’électricité, de 12 à 16 % dans des États comme la Virginie, l’Illinois ou l’Ohio. Le mécontentement des consommateurs est tel que des sociétés comme Amazon commencent à affirmer agir activement pour maintenir les prix locaux à un niveau raisonnable.

Pour autant, certains responsables politiques dont le secrétaire d’État à l’Énergie Chris Wright ont proposé de faire évoluer les règles de gestion des réseaux, voire d’imposer aux sociétés numériques « d’apporter leur propre énergie » pour minimiser l’impact de l’essor de l’IA sur les factures. La suggestion ouvre elle-même de nouveaux débats, notamment sur la propension de la filière à tirer celles des énergies fossiles et du nucléaire.

Ce 13 janvier, Microsoft est donc allée un cran plus loin avec une initiative dite « community-first », dans laquelle l’entreprise s’engage à payer l’intégralité de ses coûts énergétiques, à refuser les allégements fiscaux locaux sur ses terrains, à réapprovisionner en eau au-delà de ce qu’elle consomme, à investir dans l’éducation à l’IA et divers programmes communautaires, et à faire tout cela avec plus de transparence.

S’il est respecté, un tel engagement signifierait une évolution nette de la part du géant, dans la mesure où son nom n’est pas toujours clairement affiché sur les projets de centres de données, et où Microsoft a encore récemment profité d’abattements fiscaux dans l’Ohio ou l’Iowa.

Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

15 janvier 2026 à 10:17
Nuage toxique
Aux États-Unis, la multiplication de data centers suscite une opposition locale croissante

Courant 2025, les oppositions contre des projets de centres de données se sont multipliées aux États-Unis, au point d’inciter plusieurs géants de la tech à prendre des engagements pour minimiser leurs impacts, notamment sur les factures d’énergie.

25 projets de centres de données ont été abandonnés en 2025 aux États-Unis sous l’effet d’oppositions locales, soit quatre fois plus que l’année précédente. Au moins 99 autres projets sont contestés à travers le pays, sur un total de 770 projets annoncés.

Concrètement, environ 40 % des projets qui rencontrent une opposition ont été remisés aux oubliettes, calcule le média spécialisé dans les questions environnementales Heatmap. En quadruplant en un an, l’indicateur du nombre de projets finalement abandonnés a augmenté plus vite que la plupart des autres éléments habituellement suivis par le marché des centres de données, à commencer par leur consommation globale d’électricité (+ 22 % aux États-Unis en un an).

Une dynamique qui n’étonne pas nécessairement les spécialistes, dans la mesure où la multiplication des projets industriels entraîne aussi celle des risques de ne voir certains d’entre eux arriver à leurs termes. Auprès de Heatmap, l’ancien directeur de la stratégie énergétique de Meta indique s’attendre à ce que seulement 10 % des projets préparés actuellement ne voient finalement le jour. La tendance illustre néanmoins l’attention croissante que les populations portent à ce type de projets, quand bien même leurs représentants politiques peinent à s’emparer du sujet.

La lutte contre les data centers, « grand unificateur » politique

Dans un contexte politique tendu, l’opposition aux data centers est aussi décrite localement comme le « grand unificateur » de la droite et de la gauche états-uniennes. En octobre, des militants a priori irréconciliables du mouvement « Stop the Steal » (initialement engagé pour s’opposer à la perte de l’élection présidentielle par Donald Trump en 2020) et des Socialistes démocrates d’Amérique se sont ainsi réunis en une seule coalition pour s’opposer à un projet de construction de plus d’une dizaine de centres de données dans le Michigan.

Si ces dynamiques sont visibles sur le terrain, elles ne se traduisent en revanche pas nécessairement en parole ou en acte de la part des représentants politiques. De fait, les dépenses politiques des porteurs de projets technologiques ont clairement participé à l’évolution politique récente du pays : en amont des élections de mi-mandat, démocrates comme républicains se disputent de nouveau leurs faveurs financières, explique The Guardian.

Les rares à avoir pris la parole sont plutôt issus de la gauche du Parti démocrate – ainsi de Bernie Sanders –, mais des Républicains comme le gouverneur de Floride Ron DeSantis ont aussi proposé des jeux de mesures pour protéger les résidents de l’arrivée de géants de l’IA et de vastes centres de données.

Pression croissante sur les réseaux énergétiques

Parmi les inquiétudes citées le plus fréquemment par les opposants aux divers projets de centres de données, on trouve celles relatives aux pollutions générées par leurs activités, à leur consommation en eau, à leurs effets sur l’emploi (l’intelligence artificielle étant comprise comme destructrice d’emplois alors que les centres de données, eux, en génèrent peu) ou, surtout, celles concernant la somme d’énergie nécessaire à l’alimentation de ces fermes de serveurs.

La multiplication des centres de données pose ainsi des problèmes croissants aux fournisseurs locaux d’électricité. Dans 13 États qui s’étendent du New Jersey au Kentucky, relève par exemple le Wall Street Journal, 67 millions de personnes obtiennent leur électricité de l’organisation à but non lucratif PJM. À leurs côtés, les multiples usines de données de la « data center alley », en Virginie du Nord, se fournissent aussi auprès de PJM.

Et la croissance de leurs besoins en énergie est telle (envisagée à+ 4,8 % par an pendant la prochaine décennie par PJM, alors que la consommation avait globalement plafonné jusqu’ici) qu’elle met le réseau en danger d’atteindre sa capacité maximum dans les moments de fortes demandes. Dans un tel cas de figure, l’opérateur pourrait se retrouver obligé d’imposer des coupures de courant tournantes pendant les périodes de fortes chaleurs ou de grand froid.

La concurrence des différents types d’usagers participe par ailleurs à faire grimper les factures d’électricité, de 12 à 16 % dans des États comme la Virginie, l’Illinois ou l’Ohio. Le mécontentement des consommateurs est tel que des sociétés comme Amazon commencent à affirmer agir activement pour maintenir les prix locaux à un niveau raisonnable.

Pour autant, certains responsables politiques dont le secrétaire d’État à l’Énergie Chris Wright ont proposé de faire évoluer les règles de gestion des réseaux, voire d’imposer aux sociétés numériques « d’apporter leur propre énergie » pour minimiser l’impact de l’essor de l’IA sur les factures. La suggestion ouvre elle-même de nouveaux débats, notamment sur la propension de la filière à tirer celles des énergies fossiles et du nucléaire.

Ce 13 janvier, Microsoft est donc allée un cran plus loin avec une initiative dite « community-first », dans laquelle l’entreprise s’engage à payer l’intégralité de ses coûts énergétiques, à refuser les allégements fiscaux locaux sur ses terrains, à réapprovisionner en eau au-delà de ce qu’elle consomme, à investir dans l’éducation à l’IA et divers programmes communautaires, et à faire tout cela avec plus de transparence.

S’il est respecté, un tel engagement signifierait une évolution nette de la part du géant, dans la mesure où son nom n’est pas toujours clairement affiché sur les projets de centres de données, et où Microsoft a encore récemment profité d’abattements fiscaux dans l’Ohio ou l’Iowa.

Reçu — 14 janvier 2026 Actualités numériques

Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

14 janvier 2026 à 14:15
Plus de moyens pour appliquer les textes
Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

Dans un rapport remis au gouvernement, le député Arthur Delaporte et l’ex-député Stéphane Vojetta formulent 78 recommandations pour faire face aux « nouvelles dérives » qui émergent en ligne. En jeu : permettre l’application de l’existant et « combler les angles morts ».

Encouragement des comportements addictifs et des dépenses excessives, trop faible protection des mineurs… Ce 13 janvier, le député du Calvados Arthur Delaporte (PS) et l’ancien député des Français établis hors de France Stéphane Vojetta (Renaissance) remettaient au Premier ministre le résultat de leurs travaux des derniers mois sur les nouveaux risques numériques.

Intitulé « Influence et réseaux sociaux : face aux nouveaux défis, structurer la filière de la création, outiller l’État et mieux protéger », le rapport dresse le bilan de ce qu’a permis de mettre en place la « loi influenceur », portée par les mêmes députés et adoptée en juin 2023. Il formule aussi 78 recommandations pour « faire appliquer le droit existant » et « combler les angles morts de la régulation ».

Dans le lot, certaines devraient « se traduire en actes » dès les prochaines semaines, d’après la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff. Ainsi de la création d’un « portail-guichet unique des signalements des « désordres numériques » aux pouvoirs publics », qui permettrait aux internautes de signaler en un seul espace tous les types de problématiques rencontrés en ligne. En retour, le dispositif permettrait à l’État de suivre plus précisément les menaces émergentes, et de rediriger les plaintes vers les signaleurs de confiance. 


Un arsenal robuste mais des pressions à l’atténuation des régulations

« L’arsenal législatif national et européen est de plus en plus robuste », saluent d’emblée les députés. La directive sur les services numériques, en particulier, constitue « une avancée majeure pour rééquilibrer la relation entre plateformes, utilisateurs et autorités publiques ».

Mais des défis nouveaux « surgissent chaque jour », au gré de l’évolution des pratiques et des outils – la rédaction du rapport a aussi bien été marquée par les travaux de la commission TikTok que par l’affaire relative au décès de Jean Pormanove, en direct sur Kick, ou diverses polémiques relatives aux pratiques de Vinted et Shein.

La durée de certaines procédures, notamment européennes, est « très longue », relèvent encore les députés. Et « l’attitude des pays où sont basées les plateformes (principalement les États-Unis et la Chine) peut également atténuer l’ambition régulatrice en raison de menaces de représailles à peine voilées », admettent Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta, citant la récente interdiction de visa pour les États-Unis de l’ancien député européen Thierry Breton et de plusieurs défenseurs des droits numériques.

Au terme des auditions de 170 personnes et de la création de divers autres espaces d’échange, les auteurs du rapport proposent des mesures alternativement du ressort du gouvernement, du Parlement, de diverses institutions françaises ou de la Commission européenne. Certaines consistent notamment à harmoniser diverses positions, dont celles de la France et du Parlement européen, sur l’âge d’accès aux réseaux sociaux (13 ans) et le contrôle parental entre 13 et 16 ans.

Nudification, prostitution, masculinisme

La remise du rapport elle-même a été marquée par l’actualité récente. Alors que des deepfakes pornographiques non consentis ont déferlé sur X fin décembre 2025, « nous ne devons pas tolérer que des outils comme Grok dénudent des femmes sans leur consentement », a déclaré la ministre en conférence de presse, critiquant la réponse « insuffisante et hypocrite » de xAI. Propriété d’Elon Musk, la maison mère de X et Grok a décidé de ne rendre la génération d’images accessible qu’à des utilisateurs payants. Les députés recommandent, eux, d’interdire la mise à disposition des utilisateurs de fonctionnalités de nudification, généralement appuyées sur des outils d’IA.

Après s’être penché sur le cas spécifique des créateurs de contenus pour adultes, notamment via des plateformes comme OnlyFans ou MYM, ils suggèrent d’envisager « la création d’un régime de co-responsabilité pénale des plateformes en ligne qui tirent profit de l’exploitation du système prostitutionnel », mais aussi d’interdire le démarchage et le recrutement de créateurs de contenus pour adultes, avec circonstance aggravante lorsqu’une telle démarche vise des mineurs.

Soulignant les difficultés de caractériser les discours masculinistes, les auteurs du rapport appellent aussi à étendre la loi de 1881 relative à la provocation à la violence ou à la haine à toute forme de promotion de discours incitant à ce type de violences et de haine. Pour « mieux lutter contre la promotion de l’idéologie masculiniste sur les réseaux sociaux », les députés soulignent aussi le besoin de réfléchir à la « caractérisation des actes masculinistes dont les auteurs sont issus de milieux radicaux (…) comme des actes terroristes et d’apologie du terrorisme ».

« Renforcer les moyens de la puissance publique »

Globalement, la ministre a déclaré vouloir « renforcer les pouvoirs d’enquête des autorités chargées de la régulation », que ce soit celle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) ou de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). Un axe de travail cohérent avec l’appel des auteurs du rapport à « renforcer les moyens de la puissance publique ».

Ces derniers invitent notamment le gouvernement à saisir la DGCCRF pour examiner les pratiques de monétisation des jeux vidéo, ou encore à suspendre temporairement la plateforme TikTokShop pour en exiger la mise en conformité avec le droit de la consommation. Aux côtés notamment de Shein, la plateforme est accusée de promouvoir un modèle qui alimente directement la croissance de l’ultra-fast-fashion, y compris via des campagnes agressives de recrutements d’influenceurs, dont les promesses de gains elles-mêmes sont sujettes à caution.

Pour améliorer la défense des consommateurs et de la protection intellectuelle, les députés proposent par ailleurs d’accorder « à titre expérimental » le statut de signaleur de confiance à des organismes dédiés.

Le 13 janvier, Anne Le Henanff a indiqué que la mise en place d’un registre public des agents d’influenceurs, soumis à autorisation d’exercer, et que la publication d’une charte à destination des pouvoirs publics recourant aux influenceurs compteraient parmi les mesures rapidement mises en œuvre.

Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

14 janvier 2026 à 14:15
Plus de moyens pour appliquer les textes
Influenceurs, réseaux sociaux : face aux nouvelles dérives, appliquer et renforcer la loi

Dans un rapport remis au gouvernement, le député Arthur Delaporte et l’ex-député Stéphane Vojetta formulent 78 recommandations pour faire face aux « nouvelles dérives » qui émergent en ligne. En jeu : permettre l’application de l’existant et « combler les angles morts ».

Encouragement des comportements addictifs et des dépenses excessives, trop faible protection des mineurs… Ce 13 janvier, le député du Calvados Arthur Delaporte (PS) et l’ancien député des Français établis hors de France Stéphane Vojetta (Renaissance) remettaient au Premier ministre le résultat de leurs travaux des derniers mois sur les nouveaux risques numériques.

Intitulé « Influence et réseaux sociaux : face aux nouveaux défis, structurer la filière de la création, outiller l’État et mieux protéger », le rapport dresse le bilan de ce qu’a permis de mettre en place la « loi influenceur », portée par les mêmes députés et adoptée en juin 2023. Il formule aussi 78 recommandations pour « faire appliquer le droit existant » et « combler les angles morts de la régulation ».

Dans le lot, certaines devraient « se traduire en actes » dès les prochaines semaines, d’après la ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff. Ainsi de la création d’un « portail-guichet unique des signalements des « désordres numériques » aux pouvoirs publics », qui permettrait aux internautes de signaler en un seul espace tous les types de problématiques rencontrés en ligne. En retour, le dispositif permettrait à l’État de suivre plus précisément les menaces émergentes, et de rediriger les plaintes vers les signaleurs de confiance. 


Un arsenal robuste mais des pressions à l’atténuation des régulations

« L’arsenal législatif national et européen est de plus en plus robuste », saluent d’emblée les députés. La directive sur les services numériques, en particulier, constitue « une avancée majeure pour rééquilibrer la relation entre plateformes, utilisateurs et autorités publiques ».

Mais des défis nouveaux « surgissent chaque jour », au gré de l’évolution des pratiques et des outils – la rédaction du rapport a aussi bien été marquée par les travaux de la commission TikTok que par l’affaire relative au décès de Jean Pormanove, en direct sur Kick, ou diverses polémiques relatives aux pratiques de Vinted et Shein.

La durée de certaines procédures, notamment européennes, est « très longue », relèvent encore les députés. Et « l’attitude des pays où sont basées les plateformes (principalement les États-Unis et la Chine) peut également atténuer l’ambition régulatrice en raison de menaces de représailles à peine voilées », admettent Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta, citant la récente interdiction de visa pour les États-Unis de l’ancien député européen Thierry Breton et de plusieurs défenseurs des droits numériques.

Au terme des auditions de 170 personnes et de la création de divers autres espaces d’échange, les auteurs du rapport proposent des mesures alternativement du ressort du gouvernement, du Parlement, de diverses institutions françaises ou de la Commission européenne. Certaines consistent notamment à harmoniser diverses positions, dont celles de la France et du Parlement européen, sur l’âge d’accès aux réseaux sociaux (13 ans) et le contrôle parental entre 13 et 16 ans.

Nudification, prostitution, masculinisme

La remise du rapport elle-même a été marquée par l’actualité récente. Alors que des deepfakes pornographiques non consentis ont déferlé sur X fin décembre 2025, « nous ne devons pas tolérer que des outils comme Grok dénudent des femmes sans leur consentement », a déclaré la ministre en conférence de presse, critiquant la réponse « insuffisante et hypocrite » de xAI. Propriété d’Elon Musk, la maison mère de X et Grok a décidé de ne rendre la génération d’images accessible qu’à des utilisateurs payants. Les députés recommandent, eux, d’interdire la mise à disposition des utilisateurs de fonctionnalités de nudification, généralement appuyées sur des outils d’IA.

Après s’être penché sur le cas spécifique des créateurs de contenus pour adultes, notamment via des plateformes comme OnlyFans ou MYM, ils suggèrent d’envisager « la création d’un régime de co-responsabilité pénale des plateformes en ligne qui tirent profit de l’exploitation du système prostitutionnel », mais aussi d’interdire le démarchage et le recrutement de créateurs de contenus pour adultes, avec circonstance aggravante lorsqu’une telle démarche vise des mineurs.

Soulignant les difficultés de caractériser les discours masculinistes, les auteurs du rapport appellent aussi à étendre la loi de 1881 relative à la provocation à la violence ou à la haine à toute forme de promotion de discours incitant à ce type de violences et de haine. Pour « mieux lutter contre la promotion de l’idéologie masculiniste sur les réseaux sociaux », les députés soulignent aussi le besoin de réfléchir à la « caractérisation des actes masculinistes dont les auteurs sont issus de milieux radicaux (…) comme des actes terroristes et d’apologie du terrorisme ».

« Renforcer les moyens de la puissance publique »

Globalement, la ministre a déclaré vouloir « renforcer les pouvoirs d’enquête des autorités chargées de la régulation », que ce soit celle de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) ou de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). Un axe de travail cohérent avec l’appel des auteurs du rapport à « renforcer les moyens de la puissance publique ».

Ces derniers invitent notamment le gouvernement à saisir la DGCCRF pour examiner les pratiques de monétisation des jeux vidéo, ou encore à suspendre temporairement la plateforme TikTokShop pour en exiger la mise en conformité avec le droit de la consommation. Aux côtés notamment de Shein, la plateforme est accusée de promouvoir un modèle qui alimente directement la croissance de l’ultra-fast-fashion, y compris via des campagnes agressives de recrutements d’influenceurs, dont les promesses de gains elles-mêmes sont sujettes à caution.

Pour améliorer la défense des consommateurs et de la protection intellectuelle, les députés proposent par ailleurs d’accorder « à titre expérimental » le statut de signaleur de confiance à des organismes dédiés.

Le 13 janvier, Anne Le Henanff a indiqué que la mise en place d’un registre public des agents d’influenceurs, soumis à autorisation d’exercer, et que la publication d’une charte à destination des pouvoirs publics recourant aux influenceurs compteraient parmi les mesures rapidement mises en œuvre.

☕️ Les effets de l’IA sur l’emploi sont exagérés par les entreprises, selon Oxford Economics

14 janvier 2026 à 11:50

« Les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l’IA à grande échelle. » Tel est le tableau dressé par un récent rapport d’Oxford Economics, qui constate que les tendances macroéconomiques ne permettent pas de décrire une évolution structurelle de l’emploi due à une vague d’automatisation.

En réalité, suggère l’institut de recherche, « nous suspectons que certaines entreprises tentent de déguiser des licenciements en bonnes nouvelles plutôt qu’en mauvaises. » La version plus négative de l’histoire reviendrait notamment à admettre « des embauches excessives par le passé ».

Or, suggérer qu’une réduction d’effectif est due à l’adoption de l’IA est aussi une manière de « diffuser un message positif à ses investisseurs », souligne Oxford Economics.

En s’appuyant notamment sur les données de la société de recrutement Challenger, Gray & Christmas, le rapport souligne un large écart entre perception et réalité : si l’IA a été citée comme la cause de la suppression de près de 55 000 emplois aux États-Unis sur les 11 premiers mois de 2025, ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des emplois supprimés sur la période.

« Ces licenciements attirent l’attention, mais le nombre de pertes attribuées aux conditions du marché et à la conjoncture économique étaient plus de quatre fois supérieur, avec 245 000 licenciements », relève Oxford Economics, qui insiste : le rôle de l’IA dans les réductions d’emploi reste limité.

Si l’IA peut devenir responsable d’une chute drastique des effectifs dans le futur, cela « reste un risque, plutôt qu’une fatalité », indique le rapport.

Et de souligner que dans certains cas, l’efficacité de ce type de technologie est déjà remise en question : après l’affaiblissement de la qualité de son service client, le CEO de Klarna est par exemple en partie revenu sur sa décision de licencier 700 personnes.

☕️ Les effets de l’IA sur l’emploi sont exagérés par les entreprises, selon Oxford Economics

14 janvier 2026 à 11:50

« Les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l’IA à grande échelle. » Tel est le tableau dressé par un récent rapport d’Oxford Economics, qui constate que les tendances macroéconomiques ne permettent pas de décrire une évolution structurelle de l’emploi due à une vague d’automatisation.

En réalité, suggère l’institut de recherche, « nous suspectons que certaines entreprises tentent de déguiser des licenciements en bonnes nouvelles plutôt qu’en mauvaises. » La version plus négative de l’histoire reviendrait notamment à admettre « des embauches excessives par le passé ».

Or, suggérer qu’une réduction d’effectif est due à l’adoption de l’IA est aussi une manière de « diffuser un message positif à ses investisseurs », souligne Oxford Economics.

En s’appuyant notamment sur les données de la société de recrutement Challenger, Gray & Christmas, le rapport souligne un large écart entre perception et réalité : si l’IA a été citée comme la cause de la suppression de près de 55 000 emplois aux États-Unis sur les 11 premiers mois de 2025, ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des emplois supprimés sur la période.

« Ces licenciements attirent l’attention, mais le nombre de pertes attribuées aux conditions du marché et à la conjoncture économique étaient plus de quatre fois supérieur, avec 245 000 licenciements », relève Oxford Economics, qui insiste : le rôle de l’IA dans les réductions d’emploi reste limité.

Si l’IA peut devenir responsable d’une chute drastique des effectifs dans le futur, cela « reste un risque, plutôt qu’une fatalité », indique le rapport.

Et de souligner que dans certains cas, l’efficacité de ce type de technologie est déjà remise en question : après l’affaiblissement de la qualité de son service client, le CEO de Klarna est par exemple en partie revenu sur sa décision de licencier 700 personnes.

☕️ Après un blocage de plus d’un an, X redevient accessible au Venezuela

14 janvier 2026 à 09:25

Depuis le 13 janvier, le réseau social X est de nouveau accessible depuis certains opérateurs au Venezuela, constate l’Agence France-Presse (AFP).

La plateforme avait été bloquée il y a plus d’un an dans le pays, dont le président Nicolás Maduro a été capturé par les États-Unis le 3 janvier.

La présidente par intérim Delcy Rodriguez y a pris le clavier pour écrire : « Nous reprenons contact par cette voie… Restons unis, avançons vers la stabilité économique, la justice sociale et l’Etat-providence auquel nous méritons d’aspirer ! »

Le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello, généralement considéré comme le numéro 2 du gouvernement venezuelien, a lui aussi tweeté pour remercier les « frères et sœurs du Venezuela et du monde qui ont été attentifs à la situation de notre pays » et déclarer : « Nous allons reprendre cette voie pour communiquer ; restez à l’écoute. Nous vaincrons ! »

Son message a été reçu par des milliers de commentaires et de mèmes représentant Donald Trump. Ses opposants lui ont promis d’être « le prochain » à être capturé, tandis que ses soutiens le remerciaient « d’être là et de ne jamais abandonner ».

Après des échanges violents avec Elon Musk, patron de X, et en réaction aux critiques relatives à sa réélection contestée, Nicolas Maduro avait fait interdire l’accès à X courant 2024. Gouvernants et institutions avaient alors pris en main Telegram pour l’essentiel de leur communication en ligne.

☕️ Après un blocage de plus d’un an, X redevient accessible au Venezuela

14 janvier 2026 à 09:25

Depuis le 13 janvier, le réseau social X est de nouveau accessible depuis certains opérateurs au Venezuela, constate l’Agence France-Presse (AFP).

La plateforme avait été bloquée il y a plus d’un an dans le pays, dont le président Nicolás Maduro a été capturé par les États-Unis le 3 janvier.

La présidente par intérim Delcy Rodriguez y a pris le clavier pour écrire : « Nous reprenons contact par cette voie… Restons unis, avançons vers la stabilité économique, la justice sociale et l’Etat-providence auquel nous méritons d’aspirer ! »

Le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello, généralement considéré comme le numéro 2 du gouvernement venezuelien, a lui aussi tweeté pour remercier les « frères et sœurs du Venezuela et du monde qui ont été attentifs à la situation de notre pays » et déclarer : « Nous allons reprendre cette voie pour communiquer ; restez à l’écoute. Nous vaincrons ! »

Son message a été reçu par des milliers de commentaires et de mèmes représentant Donald Trump. Ses opposants lui ont promis d’être « le prochain » à être capturé, tandis que ses soutiens le remerciaient « d’être là et de ne jamais abandonner ».

Après des échanges violents avec Elon Musk, patron de X, et en réaction aux critiques relatives à sa réélection contestée, Nicolas Maduro avait fait interdire l’accès à X courant 2024. Gouvernants et institutions avaient alors pris en main Telegram pour l’essentiel de leur communication en ligne.

Reçu — 13 janvier 2026 Actualités numériques

☕️ Meta indique avoir sécurisé 6,6 gigawatts d’énergie nucléaire

13 janvier 2026 à 08:19

Meta indique avoir passé des accords avec trois spécialistes de l’énergie nucléaire, Vistra, TerraPower (fondée par Bill Gates) et Oklo, pour s’assurer l’accès à plusieurs centrales nucléaires et développer la recherche dans de « nouvelles technologies nucléaires ».

Après avoir annoncé plusieurs autres projets dans le nucléaire depuis le début de la course à l’intelligence artificielle, l’entreprise se félicite de devenir « le plus gros acheteur d’énergie nucléaire de l’histoire américaine ». 



Dans un communiqué, Meta promet que ces accords permettront la création de « 6,6 GW d’énergie propre neuve ou existante d’ici 2035 », et que cela créera « des milliers d’emplois de construction et des centaines d’emplois opérationnels de long terme ».

Pour ses entreprises partenaires, l’accord prévoit notamment que TerraPower livre deux nouveaux réacteurs « Natrium », capables de produire jusqu’à 690 MW d’électricité, d’ici 2032. Il permet aussi à Meta de compter sur l’énergie produite par six autres unités Natrium, conjointement capables de produire jusqu’à 2,1 GW, et livrables pour 2035.

Du côté d’Oklo, Meta finance la création d’un « campus dédié aux technologies nucléaires de pointe », qui doit être mis en service d’ici 2030 pour produire jusqu’à 1,2 GW d’énergie. Chez Vistra, enfin, Meta s’assure un approvisionnement à hauteur de 2,1 GW d’énergie depuis plusieurs centrales préexistantes, auxquels il faudra ajouter 433 MW à partir de 2030.

Ces différents partenariats doivent notamment alimenter en énergie le supercalculateur Prometheus, que Meta a installé à New Albany, dans l’Ohio.

Comme son nom mythologique le laisse deviner, Prometheus est un de ces projets colossaux d’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle et annoncés depuis quelques années aux États-Unis, aux côtés d’Hyperion (Meta), Colossus (xAI) ou encore Stargate (OpenAI). C’est notamment pour soutenir leur expansion que le gouvernement des États-Unis soutient l’expansion du secteur de son « beau charbon propre », comme le qualifie Donald Trump (au mépris de la réalité scientifique), mais aussi celui du nucléaire.

☕️ Meta indique avoir sécurisé 6,6 gigawatts d’énergie nucléaire

13 janvier 2026 à 08:19

Meta indique avoir passé des accords avec trois spécialistes de l’énergie nucléaire, Vistra, TerraPower (fondée par Bill Gates) et Oklo, pour s’assurer l’accès à plusieurs centrales nucléaires et développer la recherche dans de « nouvelles technologies nucléaires ».

Après avoir annoncé plusieurs autres projets dans le nucléaire depuis le début de la course à l’intelligence artificielle, l’entreprise se félicite de devenir « le plus gros acheteur d’énergie nucléaire de l’histoire américaine ». 



Dans un communiqué, Meta promet que ces accords permettront la création de « 6,6 GW d’énergie propre neuve ou existante d’ici 2035 », et que cela créera « des milliers d’emplois de construction et des centaines d’emplois opérationnels de long terme ».

Pour ses entreprises partenaires, l’accord prévoit notamment que TerraPower livre deux nouveaux réacteurs « Natrium », capables de produire jusqu’à 690 MW d’électricité, d’ici 2032. Il permet aussi à Meta de compter sur l’énergie produite par six autres unités Natrium, conjointement capables de produire jusqu’à 2,1 GW, et livrables pour 2035.

Du côté d’Oklo, Meta finance la création d’un « campus dédié aux technologies nucléaires de pointe », qui doit être mis en service d’ici 2030 pour produire jusqu’à 1,2 GW d’énergie. Chez Vistra, enfin, Meta s’assure un approvisionnement à hauteur de 2,1 GW d’énergie depuis plusieurs centrales préexistantes, auxquels il faudra ajouter 433 MW à partir de 2030.

Ces différents partenariats doivent notamment alimenter en énergie le supercalculateur Prometheus, que Meta a installé à New Albany, dans l’Ohio.

Comme son nom mythologique le laisse deviner, Prometheus est un de ces projets colossaux d’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle et annoncés depuis quelques années aux États-Unis, aux côtés d’Hyperion (Meta), Colossus (xAI) ou encore Stargate (OpenAI). C’est notamment pour soutenir leur expansion que le gouvernement des États-Unis soutient l’expansion du secteur de son « beau charbon propre », comme le qualifie Donald Trump (au mépris de la réalité scientifique), mais aussi celui du nucléaire.

Reçu — 12 janvier 2026 Actualités numériques

IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

12 janvier 2026 à 16:25
France Automatise
IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

Dans un récent rapport, la Cour des comptes salue les gains financiers obtenus par France Travail grâce à divers déploiements d’IA, mais lui intime de mieux analyser les impacts potentiels de ses outils.

L’intelligence artificielle chez France Travail ? Utile, mais peut mieux faire, estime la Cour des Comptes. Après avoir détaillé les effets du recours à l’IA au ministère de l’Économie et des Finances, l’institution se penche dans un récent rapport sur le déploiement de divers cas d’usages d’intelligence artificielle au sein de l’un des plus gros opérateurs publics.

Et conclut sur des « gains d’efficience pour les conseillers, ainsi qu’une réduction des coûts grâce à une meilleure performance des solutions numériques ou l’abandon de solutions technologiques devenues inutiles ». L’institution relève néanmoins des « lacunes importantes », en particulier du côté de la protection des données – un constat que viennent renforcer les multiples fuites de données relevées ces derniers mois.

120 millions d’euros d’économies pour 108 millions investis

Au long des 124 pages, les Sages se penchent sur les 27 cas d’usage déployés et utilisés à grande échelle en date d’avril 2025. Et de constater que si de premiers tests isolés ont été lancés dès le milieu de la décennie 2010, c’est à partir de 2019 que le déploiement de ces technologies a réellement pris son essor, par l’intermédiaire de deux programmes, Intelligence emploi, qui a couru de 2019 à 2022, puis de son successeur Data IA, engagé depuis 2024. Dans les deux cas, l’objectif était de mettre au point des outils permettant d’ « améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises, d’une part », et de « générer des gains d’efficience (…) d’autre part ».

Objectif rempli pour une partie seulement des expérimentations. Certains, comme les outils d’analyses automatique de CV ou d’identification d’offres illégales, fonctionnent bien, une dizaine d’autres ont été abandonnés – sachant que l’essentiel des tests menés visaient à équiper les conseillers. Les résultats de Match FT, un outil d’appairage entre un employeur et un potentiel employé, et Chat FT, un chatbot, sont plus spécifiquement salués dans le rapport.

Au global, la Cour des Comptes relève des gains d’efficience « légèrement supérieurs aux coûts de développement », et ce notamment grâce à des « gains d’équivalent temps plein » qui, depuis 2017, ont permis d’équilibrer les coûts. Au total, l’institution calcule que France Travail a gagné 120 millions d’euros en cumulé grâce aux différents projets déployés sur la période 2017 - 2025, « sous des hypothèses favorables ». Pour comparaison, l’entité a investi 108 millions d’euros.

En interne, des effets ambivalents

La Cour des Comptes relève par ailleurs que « les effets de l’IA générative sur la transformation des métiers sont ambivalents », avec une partie des métiers qui peut être automatisée, et une autre « augmentée, c’est-à-dire accélérée, rendue plus rapide ou précise » par le recours à des outils d’IA.

Les effets du déploiement de ces technologies sur les conditions de travail des agents n’ont, en revanche, pas encore été évalués, mais la Cour rappelle les résultats de travaux de l’OCDE, selon lesquels l’IA peut se substituer aux agents sur certaines tâches, leur faire gagner du temps, ou créer de nouvelles tâches (à commencer par celle de produire le bon prompt, la bonne requête pour se saisir des outils d’IA générative).

Quoique « relatif », un dialogue social a été implémenté dès 2019 et se renforce depuis 2023 et l’arrivée de l’IA générative. Si le CSE central a pu refuser d’être représenté dans le comité opérationnel du pilotage de l’IA proposé en 2021, il a exprimé récemment un besoin croissant d’information et de suivi du déploiement des divers outils d’IA.

Inquiétudes sur les traitements de données

Du côté des données utilisées, au premier chef les données personnelles de candidats et les données relatives aux entreprises partenaires, la Cour des Comptes estime que le cadre normatif de France Travail reste insuffisant. Elle regrette notamment la « quasi-absence d’analyse d’impact sur la protection des données », quand bien même celles-ci découlent du règlement général sur la protection des données (RGPD) et permettent de limiter les risques de biais discriminatoires ou la production de contenu erroné par les machines.

« En l’état, il n’est pas possible d’assurer que les systèmes d’intelligence artificielle de France Travail offrent des garanties suffisantes en matière de protection des données à caractère personnel ni que les spécificités des outils utilisant notamment l’IA générative en termes de sécurité et de minimisation sont prises en compte », pointe le rapport, qui regrette le « retard important » pris par France Travail dans son application des obligations du RGPD.

Non contente d’appeler l’institution à se mettre en règle en initiant un examen de conformité approfondi, la Cour intime aussi à France Travail d’améliorer l’encadrement éthique de ses outils d’IA et de veiller à la transparence des analyses réalisées sur ces objets techniques. Elle s’inquiète aussi d’un manque de préparation de l’institution à l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA.

De son côté, France Travail indique respecter les premières obligations de l’AI Act et être prête à se conformer aux étapes suivantes. L’entité a opéré une restructuration interne courant 2025. Elle a donné naissance à une nouvelle direction générale de la Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, qui intègre une direction de la protection des données personnelles et de la conformité des SI en charge, précisément, de la conformité aux textes européens.

IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

12 janvier 2026 à 16:25
France Automatise
IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

Dans un récent rapport, la Cour des comptes salue les gains financiers obtenus par France Travail grâce à divers déploiements d’IA, mais lui intime de mieux analyser les impacts potentiels de ses outils.

L’intelligence artificielle chez France Travail ? Utile, mais peut mieux faire, estime la Cour des Comptes. Après avoir détaillé les effets du recours à l’IA au ministère de l’Économie et des Finances, l’institution se penche dans un récent rapport sur le déploiement de divers cas d’usages d’intelligence artificielle au sein de l’un des plus gros opérateurs publics.

Et conclut sur des « gains d’efficience pour les conseillers, ainsi qu’une réduction des coûts grâce à une meilleure performance des solutions numériques ou l’abandon de solutions technologiques devenues inutiles ». L’institution relève néanmoins des « lacunes importantes », en particulier du côté de la protection des données – un constat que viennent renforcer les multiples fuites de données relevées ces derniers mois.

120 millions d’euros d’économies pour 108 millions investis

Au long des 124 pages, les Sages se penchent sur les 27 cas d’usage déployés et utilisés à grande échelle en date d’avril 2025. Et de constater que si de premiers tests isolés ont été lancés dès le milieu de la décennie 2010, c’est à partir de 2019 que le déploiement de ces technologies a réellement pris son essor, par l’intermédiaire de deux programmes, Intelligence emploi, qui a couru de 2019 à 2022, puis de son successeur Data IA, engagé depuis 2024. Dans les deux cas, l’objectif était de mettre au point des outils permettant d’ « améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises, d’une part », et de « générer des gains d’efficience (…) d’autre part ».

Objectif rempli pour une partie seulement des expérimentations. Certains, comme les outils d’analyses automatique de CV ou d’identification d’offres illégales, fonctionnent bien, une dizaine d’autres ont été abandonnés – sachant que l’essentiel des tests menés visaient à équiper les conseillers. Les résultats de Match FT, un outil d’appairage entre un employeur et un potentiel employé, et Chat FT, un chatbot, sont plus spécifiquement salués dans le rapport.

Au global, la Cour des Comptes relève des gains d’efficience « légèrement supérieurs aux coûts de développement », et ce notamment grâce à des « gains d’équivalent temps plein » qui, depuis 2017, ont permis d’équilibrer les coûts. Au total, l’institution calcule que France Travail a gagné 120 millions d’euros en cumulé grâce aux différents projets déployés sur la période 2017 - 2025, « sous des hypothèses favorables ». Pour comparaison, l’entité a investi 108 millions d’euros.

En interne, des effets ambivalents

La Cour des Comptes relève par ailleurs que « les effets de l’IA générative sur la transformation des métiers sont ambivalents », avec une partie des métiers qui peut être automatisée, et une autre « augmentée, c’est-à-dire accélérée, rendue plus rapide ou précise » par le recours à des outils d’IA.

Les effets du déploiement de ces technologies sur les conditions de travail des agents n’ont, en revanche, pas encore été évalués, mais la Cour rappelle les résultats de travaux de l’OCDE, selon lesquels l’IA peut se substituer aux agents sur certaines tâches, leur faire gagner du temps, ou créer de nouvelles tâches (à commencer par celle de produire le bon prompt, la bonne requête pour se saisir des outils d’IA générative).

Quoique « relatif », un dialogue social a été implémenté dès 2019 et se renforce depuis 2023 et l’arrivée de l’IA générative. Si le CSE central a pu refuser d’être représenté dans le comité opérationnel du pilotage de l’IA proposé en 2021, il a exprimé récemment un besoin croissant d’information et de suivi du déploiement des divers outils d’IA.

Inquiétudes sur les traitements de données

Du côté des données utilisées, au premier chef les données personnelles de candidats et les données relatives aux entreprises partenaires, la Cour des Comptes estime que le cadre normatif de France Travail reste insuffisant. Elle regrette notamment la « quasi-absence d’analyse d’impact sur la protection des données », quand bien même celles-ci découlent du règlement général sur la protection des données (RGPD) et permettent de limiter les risques de biais discriminatoires ou la production de contenu erroné par les machines.

« En l’état, il n’est pas possible d’assurer que les systèmes d’intelligence artificielle de France Travail offrent des garanties suffisantes en matière de protection des données à caractère personnel ni que les spécificités des outils utilisant notamment l’IA générative en termes de sécurité et de minimisation sont prises en compte », pointe le rapport, qui regrette le « retard important » pris par France Travail dans son application des obligations du RGPD.

Non contente d’appeler l’institution à se mettre en règle en initiant un examen de conformité approfondi, la Cour intime aussi à France Travail d’améliorer l’encadrement éthique de ses outils d’IA et de veiller à la transparence des analyses réalisées sur ces objets techniques. Elle s’inquiète aussi d’un manque de préparation de l’institution à l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA.

De son côté, France Travail indique respecter les premières obligations de l’AI Act et être prête à se conformer aux étapes suivantes. L’entité a opéré une restructuration interne courant 2025. Elle a donné naissance à une nouvelle direction générale de la Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, qui intègre une direction de la protection des données personnelles et de la conformité des SI en charge, précisément, de la conformité aux textes européens.

Reçu — 8 janvier 2026 Actualités numériques

Les hommes plus likés et commentés que les femmes ? Ce que LinkedIn dit des biais de genre

8 janvier 2026 à 16:59
LinkedOut
Les hommes plus likés et commentés que les femmes ? Ce que LinkedIn dit des biais de genre

Avant les fêtes, plusieurs internautes francophones ont changé le genre de leur profil pour tester la présence de potentiels biais sur LinkedIn. Une expérience qui traduit une demande de transparence sur le fonctionnement des plateformes sociales.

« LinkedIn favorise la visibilité du contenu des hommes ? Pas de problème : soyons des hommes sur LinkedIn 🤡 ». Nous sommes début décembre, et une flopée de publications apparaît sur le LinkedIn francophone : des femmes changent leur prénom sur LinkedIn, l’annoncent, souvent, avec un montage les montrant affublées de barbes, et appellent leur communauté à faire de même.

Montage de publications LinkedIn publiées pour tester un éventuel biais de genre

Ainsi de l’entrepreneuse Kaouthar Trojette et son associée Elise Bordet, qui se retrouvent nommées Jean-Michel (Kaouthar) Trojette et Jean-Michel (Elise) Bordet. Ou de Lorène Carrère, qui devient Roger (Lorène) Carrère. Quand elle a appris qu’en France et dans les pays anglophones, des internautes menaient diverses expérimentations pour tenter d’estimer si LinkedIn favorisait certains comptes en fonction du genre, explique Lorène Carrère à Next, « mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis dit qu’il fallait réagir, mais aussi que ça fonctionne toujours mieux par l’humour. »

Changer de prénom et de photos pour quelques jours

Suivie par plus de 9 000 personnes, l’avocate décide donc de publier un descriptif de son expérience assortie d’une image d’elle grimée en homme. Quelques jours plus tard, Lorène Carrère constate que, sous sa publication initiale – celle qui a occasionné le plus de commentaires et de réactions –, « il y a peu de mes commentateurs habituels. Visiblement, ç’a touché d’autres milieux, notamment ceux de la communication ».


Il reste 70% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters français

8 janvier 2026 à 13:37
Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters français

Où se situent les centres de données existants, en cours de construction ou à venir en France ? 


Le collectif marseillais Le Nuage était sous nos pieds, qui dénonce la trajectoire globale de l’industrie numérique et réclamait au printemps dernier un débat public sur la question, a publié fin 2025 une carte participative des datacenters présents dans l’Hexagone.

Au total, l’organisation recense 348 centres déjà existants, 26 annoncés, 11 dont les dossiers sont en cours d’instruction par les services de l’État, et 8 en cours de construction. 


Cartographie des plus gros datacenters français par Le nuage était sous nos pieds / Capture d’écran

Elle recense par ailleurs une quinzaine d’actions locales contre certains projets, que ce soit à Marseille même, où le collectif s’oppose, avec d’autres, au projet de centre de données MRS5 de Digital Realty, aux Pennes-Mirabeau, où des habitants refusent un projet porté par Telehouse, ou encore à Eybens, près de Grenoble, où des habitants se mobilisent contre un projet de supercalculateur de DataOne.

Pour établir sa cartographie, Le Nuage était sous nos pieds indique avoir croisé les différentes sources ouvertes à sa disposition. Le collectif s’est notamment appuyé sur le travail communautaire déjà effectué sur OpenStreetMap, dont il a extrait les points d’intérêt avec une requête OverPass Turbo. 
Il indique avoir complété ce premier échantillon « à partir d’informations publiques (communiqué des entreprises, articles de presses, réseau sociaux) et des informations divulguées par la Direction Générale des Entreprises, RTE et EDF ».

Il souligne par ailleurs que le nombre exact de centres de données existant en France est inconnu : RTE et l’ADEME recensent entre 300 et 352 bâtiments commerciaux (c’est-à-dire « ouverts à l’hébergement et à la colocation », selon le décompte d’Infranum), auxquels il faut ajouter 5 000 petits centres privés d’entreprises.

La publication de cette carte intervient quelques semaines après que Bercy et sa direction générale des entreprises ont publié un guide dédié à l’installation de centres de données sur le territoire, censé déminer les difficultés associées aussi bien pour les porteurs de projet que pour les propriétaires fonciers ou les collectivités.

À l’échelle du globe, la France fait partie des cinq pays comptant le plus de centres de données commerciaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et l’Allemagne.

☕️ Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters français

8 janvier 2026 à 13:37
Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters français

Où se situent les centres de données existants, en cours de construction ou à venir en France ? 


Le collectif marseillais Le Nuage était sous nos pieds, qui dénonce la trajectoire globale de l’industrie numérique et réclamait au printemps dernier un débat public sur la question, a publié fin 2025 une carte participative des datacenters présents dans l’Hexagone.

Au total, l’organisation recense 348 centres déjà existants, 26 annoncés, 11 dont les dossiers sont en cours d’instruction par les services de l’État, et 8 en cours de construction. 


Cartographie des plus gros datacenters français par Le nuage était sous nos pieds / Capture d’écran

Elle recense par ailleurs une quinzaine d’actions locales contre certains projets, que ce soit à Marseille même, où le collectif s’oppose, avec d’autres, au projet de centre de données MRS5 de Digital Realty, aux Pennes-Mirabeau, où des habitants refusent un projet porté par Telehouse, ou encore à Eybens, près de Grenoble, où des habitants se mobilisent contre un projet de supercalculateur de DataOne.

Pour établir sa cartographie, Le Nuage était sous nos pieds indique avoir croisé les différentes sources ouvertes à sa disposition. Le collectif s’est notamment appuyé sur le travail communautaire déjà effectué sur OpenStreetMap, dont il a extrait les points d’intérêt avec une requête OverPass Turbo. 
Il indique avoir complété ce premier échantillon « à partir d’informations publiques (communiqué des entreprises, articles de presses, réseau sociaux) et des informations divulguées par la Direction Générale des Entreprises, RTE et EDF ».

Il souligne par ailleurs que le nombre exact de centres de données existant en France est inconnu : RTE et l’ADEME recensent entre 300 et 352 bâtiments commerciaux (c’est-à-dire « ouverts à l’hébergement et à la colocation », selon le décompte d’Infranum), auxquels il faut ajouter 5 000 petits centres privés d’entreprises.

La publication de cette carte intervient quelques semaines après que Bercy et sa direction générale des entreprises ont publié un guide dédié à l’installation de centres de données sur le territoire, censé déminer les difficultés associées aussi bien pour les porteurs de projet que pour les propriétaires fonciers ou les collectivités.

À l’échelle du globe, la France fait partie des cinq pays comptant le plus de centres de données commerciaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et l’Allemagne.

Chatbots : Google et Character.AI règlent à l’amiable des plaintes liées à des suicides

8 janvier 2026 à 09:36
Terminator
Chatbots : Google et Character.AI règlent à l’amiable des plaintes liées à des suicides

Google et Character.AI ont trouvé de premiers accords dans diverses plaintes relatives à des suicides ou des blessures de mineurs après l’usage de robots conversationnels.

La start-up de création de chatbot Character.AI et Google ont conclu des accords avec plusieurs familles dont les enfants se sont blessés ou suicidés après des échanges avec leurs robots conversationnels.

Au moins cinq accords conclus aux États-Unis

En octobre 2024, Megan Garcia avait déposé une plainte contre Character.AI, accusant l’entreprise d’être responsable du suicide de son fils Sewell Setzer III, 14 ans au moment des faits. Ce dernier avait discuté longuement avec l’un des chatbots de l’entreprise avant de se donner la mort.

Megan Garcia accusait l’entreprise de ne pas avoir déployé les garde-fous nécessaires sur ses outils pour empêcher son fils de développer une relation intime et problématique avec les robots. Selon la plainte, les outils auraient notamment généré des textes à connotation sexuelle, et n’auraient pas formulé de réaction lorsque le garçon a commencé à évoquer des formes d’automutilation.

Ce 7 janvier, relève Business Insider, une nouvelle requête judiciaire indique que la famille Garcia, les fondateurs de Character.AI, Noam Shaker et Daniel de Freitas, et Google ont trouvé un accord. En 2024, Google avait embauché les deux fondateurs de Character.AI et signé un accord non exclusif d’accès aux technologies de la start-up.

Character.AI et Google ont par ailleurs conclu des accords dans au moins quatre autres affaires similaires, dans les États de New York, du Colorado et du Texas.

Multiples plaintes déposées contre des constructeurs d’IA générative

La plainte de la famille Garcia fait partie d’une série plus large déposée contre différents constructeurs de robots conversationnels, dont OpenAI ou Meta.

Le premier est notamment poursuivi depuis l’été 2025 par la famille Raine, dont le fils s’est suicidé à 16 ans, et par au moins six autres familles. La seconde est accusée d’avoir laissé ses agents conversationnels produire des conversations « sensuelles » avec des enfants, y compris de moins de 13 ans.

Ces multiplications de plaintes ont conduit la Federal Trade Commission (FTC) à ouvrir une enquête sur les conséquences générales que créent l’exposition de mineurs à des robots conversationnels.

Chatbots : Google et Character.AI règlent à l’amiable des plaintes liées à des suicides

8 janvier 2026 à 09:36
Terminator
Chatbots : Google et Character.AI règlent à l’amiable des plaintes liées à des suicides

Google et Character.AI ont trouvé de premiers accords dans diverses plaintes relatives à des suicides ou des blessures de mineurs après l’usage de robots conversationnels.

La start-up de création de chatbot Character.AI et Google ont conclu des accords avec plusieurs familles dont les enfants se sont blessés ou suicidés après des échanges avec leurs robots conversationnels.

Au moins cinq accords conclus aux États-Unis

En octobre 2024, Megan Garcia avait déposé une plainte contre Character.AI, accusant l’entreprise d’être responsable du suicide de son fils Sewell Setzer III, 14 ans au moment des faits. Ce dernier avait discuté longuement avec l’un des chatbots de l’entreprise avant de se donner la mort.

Megan Garcia accusait l’entreprise de ne pas avoir déployé les garde-fous nécessaires sur ses outils pour empêcher son fils de développer une relation intime et problématique avec les robots. Selon la plainte, les outils auraient notamment généré des textes à connotation sexuelle, et n’auraient pas formulé de réaction lorsque le garçon a commencé à évoquer des formes d’automutilation.

Ce 7 janvier, relève Business Insider, une nouvelle requête judiciaire indique que la famille Garcia, les fondateurs de Character.AI, Noam Shaker et Daniel de Freitas, et Google ont trouvé un accord. En 2024, Google avait embauché les deux fondateurs de Character.AI et signé un accord non exclusif d’accès aux technologies de la start-up.

Character.AI et Google ont par ailleurs conclu des accords dans au moins quatre autres affaires similaires, dans les États de New York, du Colorado et du Texas.

Multiples plaintes déposées contre des constructeurs d’IA générative

La plainte de la famille Garcia fait partie d’une série plus large déposée contre différents constructeurs de robots conversationnels, dont OpenAI ou Meta.

Le premier est notamment poursuivi depuis l’été 2025 par la famille Raine, dont le fils s’est suicidé à 16 ans, et par au moins six autres familles. La seconde est accusée d’avoir laissé ses agents conversationnels produire des conversations « sensuelles » avec des enfants, y compris de moins de 13 ans.

Ces multiplications de plaintes ont conduit la Federal Trade Commission (FTC) à ouvrir une enquête sur les conséquences générales que créent l’exposition de mineurs à des robots conversationnels.

☕️ Discord prépare une entrée en bourse pour mars

8 janvier 2026 à 08:47

Discord travaille avec Goldman Sachs et JP Morgan Chase à une entrée en bourse prévue pour mars, d’après Bloomberg.

Populaire chez les adeptes de jeux vidéo et les programmeurs, la plateforme affirme compter plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. En 2022, elle en comptait 7,6 millions en France.

l'icône de discord

Les discussions ne viennent toutefois pas de commencer : en mars 2025, Discord était déjà en discussion pour ce type d’opération.

Les actions du gouvernement fédéral en général et du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) en particulier avaient créé trop d’inquiétudes pour permettre une entrée en bourse dans les bonnes conditions.

En 2021, l’entreprise avait refusé d’être rachetée par Microsoft pour 10 milliards de dollars.

☕️ Discord prépare une entrée en bourse pour mars

8 janvier 2026 à 08:47

Discord travaille avec Goldman Sachs et JP Morgan Chase à une entrée en bourse prévue pour mars, d’après Bloomberg.

Populaire chez les adeptes de jeux vidéo et les programmeurs, la plateforme affirme compter plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. En 2022, elle en comptait 7,6 millions en France.

l'icône de discord

Les discussions ne viennent toutefois pas de commencer : en mars 2025, Discord était déjà en discussion pour ce type d’opération.

Les actions du gouvernement fédéral en général et du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) en particulier avaient créé trop d’inquiétudes pour permettre une entrée en bourse dans les bonnes conditions.

En 2021, l’entreprise avait refusé d’être rachetée par Microsoft pour 10 milliards de dollars.

❌