Vue normale

Reçu — 21 janvier 2026 Actualités numériques

☕️ Sony est prêt à transférer ses TV Bravia à une coentreprise contrôlée par TCL

21 janvier 2026 à 09:46

L’annonce revêt une portée symbolique certaine : Sony, pionnier du téléviseur et référence emblématique du secteur, a annoncé le 20 janvier son projet de transférer les activités associées à ses gammes d’écrans Bravia au sein d’une coentreprise opérée en partenariat avec le fabricant chinois TCL.

Selon les termes préliminaires de ce protocole d’entente (memorandum of understanding), c’est TCL qui aurait le contrôle de cette nouvelle entité, avec 51 % des parts (et donc des droits de vote), contre 49 % pour Sony.

La coentreprise aurait vocation à intervenir sur l’ensemble de la chaine, « du développement et de la conception de produits à la fabrication, aux ventes, à la logistique et au service client pour des produits tels que les téléviseurs et les équipements audio domestiques », indique le géant japonais.

Les produits Sony Bravia devraient être produits par la nouvelle coentreprise à partir d’avril 2027 – crédit Sony

Sony et TCL viseraient un accord ratifié aux alentours de mars 2026. Une fois ce dernier validé par les différentes autorités compétentes, la coentreprise ainsi constituée débuterait ses activités à partir d’avril 2027.

Les deux partenaires présentent la démarche comme la combinaison du savoir-faire historique de Sony et de la puissance de sa marque aux capacités industrielles de TCL, notamment en matière de production de dalles haut de gamme, d’économies d’échelle et d’efficacité industrielle globale.

Les produits TV et audio de la future coentreprise (dont le nom n’a pas été révélé) porteront les marques Sony et Bravia. Le groupe japonais, qui confirme donc son virage engagé vers les contenus, n’a pas précisé quelles conséquences cet accord aurait sur ses propres ressources industrielles, notamment en matière d’emploi.

☕️ Sony est prêt à transférer ses TV Bravia à une coentreprise contrôlée par TCL

21 janvier 2026 à 09:46

L’annonce revêt une portée symbolique certaine : Sony, pionnier du téléviseur et référence emblématique du secteur, a annoncé le 20 janvier son projet de transférer les activités associées à ses gammes d’écrans Bravia au sein d’une coentreprise opérée en partenariat avec le fabricant chinois TCL.

Selon les termes préliminaires de ce protocole d’entente (memorandum of understanding), c’est TCL qui aurait le contrôle de cette nouvelle entité, avec 51 % des parts (et donc des droits de vote), contre 49 % pour Sony.

La coentreprise aurait vocation à intervenir sur l’ensemble de la chaine, « du développement et de la conception de produits à la fabrication, aux ventes, à la logistique et au service client pour des produits tels que les téléviseurs et les équipements audio domestiques », indique le géant japonais.

Les produits Sony Bravia devraient être produits par la nouvelle coentreprise à partir d’avril 2027 – crédit Sony

Sony et TCL viseraient un accord ratifié aux alentours de mars 2026. Une fois ce dernier validé par les différentes autorités compétentes, la coentreprise ainsi constituée débuterait ses activités à partir d’avril 2027.

Les deux partenaires présentent la démarche comme la combinaison du savoir-faire historique de Sony et de la puissance de sa marque aux capacités industrielles de TCL, notamment en matière de production de dalles haut de gamme, d’économies d’échelle et d’efficacité industrielle globale.

Les produits TV et audio de la future coentreprise (dont le nom n’a pas été révélé) porteront les marques Sony et Bravia. Le groupe japonais, qui confirme donc son virage engagé vers les contenus, n’a pas précisé quelles conséquences cet accord aurait sur ses propres ressources industrielles, notamment en matière d’emploi.

Reçu — 20 janvier 2026 Actualités numériques

Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

20 janvier 2026 à 19:35
Cherry on the cake
Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

300 nouveaux accès viennent d’être ouverts pour tester la bêta du service de stockage S3 désormais offert par Next dans le cadre de votre abonnement premium, avec 1 To garanti et 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté. Rendez-vous fin janvier pour la disponibilité générale.

Les lecteurs de Next allaient-ils être au rendez-vous d’une mise en prod effectuée un 24 décembre, à quelques heures du réveillon ? Vous avez été si rapides à demander les 100 premiers accès ouverts à notre nouvelle infrastructure de stockage que nous avons, dès le lendemain, étendu la première vague de notre bêta à 200 comptes supplémentaires. Et là, aussi, il n’a pas fallu longtemps pour que les accès ouverts soient distribués… et que les sauvegardes commencent à se remplir !

300 nouveaux accès en bêta et nouvelle page d’abonnement

Quatre semaines plus tard, il parait que l’infra se tourne un peu les pouces, ce serait lui faire affront que ne pas ouvrir les vannes. Dans le même temps, il nous restait quand même de nombreux petits détails à peaufiner, et ça a pas mal avancé !

Outre nos développements sur la partie stockage, qui vous permet désormais de réinitialiser votre espace, nous avons profité de ce joli mois de janvier pour retravailler plusieurs de nos pages et services dédiés à l’abonnement, à la facturation ou à la gestion des comptes Entreprises. Les comptes perso profitent par exemple d’une génération de facture à la demande !

Il faudrait la faconde fastueuse et foisonnante d’un Poing Dev pour relater dans le détail tous ces changements, mais en attendant son éventuel verbe vibrionnant, disons juste qu’ils sont plus importants qu’il n’y parait.

Pour fêter leur mise en prod, nous venons d’ouvrir 300 accès supplémentaires à notre brique de stockage, sur la base du premier arrivé, premier servi. L’activation se fait depuis l’onglet Stockage S3 de votre profil.

De quoi, nous l’espérons, répondre aux attentes des plus impatients d’entre vous, tout en nous laissant le temps de poursuivre le rodage de nos disques durs et le fignolage des derniers détails. Cette deuxième phase de bêta devrait gentiment nous emmener jusqu’à la disponibilité générale du service, prévue fin janvier ou tout début février.

D’ici là, n’hésitez pas à nous partager vos retours dans les commentaires. Et faites résonner dans vos contrées un grand tonnerre d’applaudissements en direction d’Hasnaine qui a planché d’arrache-pied sur toutes ces récentes évolutions !

1 To et plus de stockage S3 dans votre abonnement premium

Au fait, de quoi cause-t-on ? Si vous n’étiez pas sur Next le jour de Noël (comment se fait-ce ?), petite piqûre de rappel : en synergie avec l’opérateur moji, qui garantit la pérennité financière de notre média, nous avons développé une offre de stockage désormais incluse dans votre abonnement Next.

Celle-ci vous permet de disposer, pendant toute la durée de votre abonnement premium (hors abonnement à tarif réduit), d’un bucket S3 hébergé en France, sur une infrastructure opérée en propre par moji, avec une capacité de départ fixée à 1 To, à laquelle s’ajoutent 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté de votre compte Next.

Nos lecteurs les plus anciens peuvent donc revendiquer jusqu’à 3,2 To, et certains ne se sont pas fait prier pour les remplir !

On profite de l’occasion pour rappeler les fondamentaux de cette offre : il s’agit d’un service de stockage à usage personnel qui fonctionne en mode best-effort (un seul site géographique). Il est fourni sans garantie (respectez toujours les principes 3,2,1), et son utilisation suppose que vous chiffriez vos données avant de nous les envoyer !

Si ces notions vous sont un peu étrangères, pas de panique : en attendant d’autres articles développant des aspects plus techniques, on vous a mitonné un tutoriel très simple qui devrait vous permettre de chiffrer et créer votre première sauvegarde sur cet espace en quelques minutes, depuis l’ordinateur ou le NAS de votre choix :

Notez que dans le cadre de la bêta, l’accès au stockage n’est pas activé pour les abonnements souscrits par l’intermédiaire de l’offre Entreprise, mais cette lacune sera corrigée à la disponibilité générale.

Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

20 janvier 2026 à 19:35
Cherry on the cake
Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

300 nouveaux accès viennent d’être ouverts pour tester la bêta du service de stockage S3 désormais offert par Next dans le cadre de votre abonnement premium, avec 1 To garanti et 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté. Rendez-vous fin janvier pour la disponibilité générale.

Les lecteurs de Next allaient-ils être au rendez-vous d’une mise en prod effectuée un 24 décembre, à quelques heures du réveillon ? Vous avez été si rapides à demander les 100 premiers accès ouverts à notre nouvelle infrastructure de stockage que nous avons, dès le lendemain, étendu la première vague de notre bêta à 200 comptes supplémentaires. Et là, aussi, il n’a pas fallu longtemps pour que les accès ouverts soient distribués… et que les sauvegardes commencent à se remplir !

300 nouveaux accès en bêta et nouvelle page d’abonnement

Quatre semaines plus tard, il parait que l’infra se tourne un peu les pouces, ce serait lui faire affront que ne pas ouvrir les vannes. Dans le même temps, il nous restait quand même de nombreux petits détails à peaufiner, et ça a pas mal avancé !

Outre nos développements sur la partie stockage, qui vous permet désormais de réinitialiser votre espace, nous avons profité de ce joli mois de janvier pour retravailler plusieurs de nos pages et services dédiés à l’abonnement, à la facturation ou à la gestion des comptes Entreprises. Les comptes perso profitent par exemple d’une génération de facture à la demande !

Il faudrait la faconde fastueuse et foisonnante d’un Poing Dev pour relater dans le détail tous ces changements, mais en attendant son éventuel verbe vibrionnant, disons juste qu’ils sont plus importants qu’il n’y parait.

Pour fêter leur mise en prod, nous venons d’ouvrir 300 accès supplémentaires à notre brique de stockage, sur la base du premier arrivé, premier servi. L’activation se fait depuis l’onglet Stockage S3 de votre profil.

De quoi, nous l’espérons, répondre aux attentes des plus impatients d’entre vous, tout en nous laissant le temps de poursuivre le rodage de nos disques durs et le fignolage des derniers détails. Cette deuxième phase de bêta devrait gentiment nous emmener jusqu’à la disponibilité générale du service, prévue fin janvier ou tout début février.

D’ici là, n’hésitez pas à nous partager vos retours dans les commentaires. Et faites résonner dans vos contrées un grand tonnerre d’applaudissements en direction d’Hasnaine qui a planché d’arrache-pied sur toutes ces récentes évolutions !

1 To et plus de stockage S3 dans votre abonnement premium

Au fait, de quoi cause-t-on ? Si vous n’étiez pas sur Next le jour de Noël (comment se fait-ce ?), petite piqûre de rappel : en synergie avec l’opérateur moji, qui garantit la pérennité financière de notre média, nous avons développé une offre de stockage désormais incluse dans votre abonnement Next.

Celle-ci vous permet de disposer, pendant toute la durée de votre abonnement premium (hors abonnement à tarif réduit), d’un bucket S3 hébergé en France, sur une infrastructure opérée en propre par moji, avec une capacité de départ fixée à 1 To, à laquelle s’ajoutent 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté de votre compte Next.

Nos lecteurs les plus anciens peuvent donc revendiquer jusqu’à 3,2 To, et certains ne se sont pas fait prier pour les remplir !

On profite de l’occasion pour rappeler les fondamentaux de cette offre : il s’agit d’un service de stockage à usage personnel qui fonctionne en mode best-effort (un seul site géographique). Il est fourni sans garantie (respectez toujours les principes 3,2,1), et son utilisation suppose que vous chiffriez vos données avant de nous les envoyer !

Si ces notions vous sont un peu étrangères, pas de panique : en attendant d’autres articles développant des aspects plus techniques, on vous a mitonné un tutoriel très simple qui devrait vous permettre de chiffrer et créer votre première sauvegarde sur cet espace en quelques minutes, depuis l’ordinateur ou le NAS de votre choix :

Notez que dans le cadre de la bêta, l’accès au stockage n’est pas activé pour les abonnements souscrits par l’intermédiaire de l’offre Entreprise, mais cette lacune sera corrigée à la disponibilité générale.

☕️ Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France

20 janvier 2026 à 13:15

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) en France en volume d’affaires, a annoncé mardi 20 janvier envisager « jusqu’à 2 400 suppressions de postes » via des reclassements ou des départs volontaires, dans un communiqué transmis à l’AFP et relayé par France Info.

« Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries (…) Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », écrit le groupe, qui compte 35 000 collaborateurs dans l’Hexagone, et environ 355 000 dans le monde.

Ce plan doit encore faire l’objet d’une présentation et de négociations avec les instances représentatives du personnel, indique Capgemini, qui réduirait donc de près de 7 % ses effectifs en France.

Aucune indication n’a été donnée quant à la localisation géographique ou à la nature des métiers concernés, le groupe se contentant simplement d’indiquer que les suppressions interviendraient dans les « filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques ».

Capgemini, dont le cours a perdu près de 3 % mardi en début d’après-midi à la Bourse de Paris dans un contexte globalement baissier, doit présenter le 13 février prochain les résultats financiers de son exercice 2025. Pour son troisième trimestre 2025, il faisait état d’un chiffre d’affaires en légère croissance, et soulignait « la pertinence de [son] positionnement de partenaire commercial et technologique basé sur l’IA ».

Sans lien annoncé avec cette décision, Capgemini est présent cette semaine à Davos avec un discours axé sur les possibilités offertes par l’IA et la nécessité d’accompagner les dirigeants dans les évolutions à venir en matière de « gouvernance, de compétences, de responsabilité et d’”alchimie Homme-IA” »

En juillet dernier, Capgemini a lancé le processus d’acquisition de son homologue et concurrent indien WNS, notamment pour nourrir ses offres en matière d’IA agentique.

☕️ Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France

20 janvier 2026 à 13:15

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) en France en volume d’affaires, a annoncé mardi 20 janvier envisager « jusqu’à 2 400 suppressions de postes » via des reclassements ou des départs volontaires, dans un communiqué transmis à l’AFP et relayé par France Info.

« Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries (…) Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », écrit le groupe, qui compte 35 000 collaborateurs dans l’Hexagone, et environ 355 000 dans le monde.

Ce plan doit encore faire l’objet d’une présentation et de négociations avec les instances représentatives du personnel, indique Capgemini, qui réduirait donc de près de 7 % ses effectifs en France.

Aucune indication n’a été donnée quant à la localisation géographique ou à la nature des métiers concernés, le groupe se contentant simplement d’indiquer que les suppressions interviendraient dans les « filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques ».

Capgemini, dont le cours a perdu près de 3 % mardi en début d’après-midi à la Bourse de Paris dans un contexte globalement baissier, doit présenter le 13 février prochain les résultats financiers de son exercice 2025. Pour son troisième trimestre 2025, il faisait état d’un chiffre d’affaires en légère croissance, et soulignait « la pertinence de [son] positionnement de partenaire commercial et technologique basé sur l’IA ».

Sans lien annoncé avec cette décision, Capgemini est présent cette semaine à Davos avec un discours axé sur les possibilités offertes par l’IA et la nécessité d’accompagner les dirigeants dans les évolutions à venir en matière de « gouvernance, de compétences, de responsabilité et d’”alchimie Homme-IA” »

En juillet dernier, Capgemini a lancé le processus d’acquisition de son homologue et concurrent indien WNS, notamment pour nourrir ses offres en matière d’IA agentique.

☕️ Nouvelle fuite de données à l’Urssaf, 12 millions de victimes potentielles

20 janvier 2026 à 07:09

L’Urssaf a publié lundi 19 janvier au soir une alerte relative à « un accès non autorisé à l’API (interface d’échanges) contenant certaines données de la déclaration préalable à l’embauche, réservée à ses partenaires institutionnels ».

Cette intrusion aurait permis la consultation ou l’extraction de données relatives à des salariés « ayant fait l’objet d’une nouvelle embauche depuis moins de 3 ans ». Les informations concernées sont « nom, prénom, date de naissance, Siret de l’employeur, date d’embauche », indique l’organisme.

L’accès aurait été réalisé via un compte partenaire, grâce à des identifiants dérobés lors d’une attaque survenue plus tôt et ayant visé ce partenaire. Les systèmes d’information de l’Urssaf n’auraient pas été compromis, et la continuité de service est assurée pour la déclaration préalable à l’embauche.

« Les employeurs peuvent continuer à utiliser le service de déclaration préalable à l’embauche comme habituellement », promet l’Urssaf, qui indique avoir immédiatement pris les mesures nécessaires, mis fin aux accès du compte compromis et augmenté la « sécurisation des habilitations des partenaires pour limiter les risques ».

L’Urssaf ne précise pas nommément qui sont les victimes potentielles mais chiffre à 12 millions de salariés le périmètre de salariés concernés.

L’organisme en charge des cotisation sociales avait déjà été victime d’un incident de cybersécurité en novembre dernier. Il concernait alors le service Pajemploi (formalités entre parents employeurs et gardes d’enfants), et avait exposé « jusqu’à 1,2 million de salariés de particuliers employeurs ».

☕️ Nouvelle fuite de données à l’Urssaf, 12 millions de victimes potentielles

20 janvier 2026 à 07:09

L’Urssaf a publié lundi 19 janvier au soir une alerte relative à « un accès non autorisé à l’API (interface d’échanges) contenant certaines données de la déclaration préalable à l’embauche, réservée à ses partenaires institutionnels ».

Cette intrusion aurait permis la consultation ou l’extraction de données relatives à des salariés « ayant fait l’objet d’une nouvelle embauche depuis moins de 3 ans ». Les informations concernées sont « nom, prénom, date de naissance, Siret de l’employeur, date d’embauche », indique l’organisme.

L’accès aurait été réalisé via un compte partenaire, grâce à des identifiants dérobés lors d’une attaque survenue plus tôt et ayant visé ce partenaire. Les systèmes d’information de l’Urssaf n’auraient pas été compromis, et la continuité de service est assurée pour la déclaration préalable à l’embauche.

« Les employeurs peuvent continuer à utiliser le service de déclaration préalable à l’embauche comme habituellement », promet l’Urssaf, qui indique avoir immédiatement pris les mesures nécessaires, mis fin aux accès du compte compromis et augmenté la « sécurisation des habilitations des partenaires pour limiter les risques ».

L’Urssaf ne précise pas nommément qui sont les victimes potentielles mais chiffre à 12 millions de salariés le périmètre de salariés concernés.

L’organisme en charge des cotisation sociales avait déjà été victime d’un incident de cybersécurité en novembre dernier. Il concernait alors le service Pajemploi (formalités entre parents employeurs et gardes d’enfants), et avait exposé « jusqu’à 1,2 million de salariés de particuliers employeurs ».

Reçu — 19 janvier 2026 Actualités numériques

☕️ Microsoft corrige les problèmes provoqués par le patch tuesday de janvier

19 janvier 2026 à 07:55

Microsoft a diffusé samedi 17 janvier une mise à jour out-of-band (OOB) pour Windows 11. Publiée en dehors du cycle habituel, elle intervient en urgence pour résoudre plusieurs dysfonctionnements engendrés par la livraison mensuelle de correctifs de sécurité, le fameux patch tuesday, du 13 janvier dernier.

Deux problèmes principaux ont été identifiés. D’abord, une impossibilité de se connecter à distance via le panneau Windows App sur les machines équipées de l’OS, mais aussi sur Azure Virtual Desktop et Windows 365. Le phénomène a été détecté sur les différentes versions de Windows 11 (dont la 25H2, dernière mouture en date), mais aussi sur Windows 10 et les éditions 2019, 2022 et 2025 de Windows Server.

Le correctif du correctif

Microsoft a ensuite détecté et corrigé un problème susceptible d’empêcher les machines sous Windows 11 version 23H2 avec Secure Launch activé de correctement s’éteindre ou de passer en veille.

« Si vous n’avez pas encore déployé la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 et que votre environnement informatique comprend les applications et fonctionnalités concernées, nous vous recommandons d’appliquer plutôt cette mise à jour OOB », conseille l’éditeur.

Aux utilisateurs affectés par le bug de connexion n’ayant pas encore pu appliquer la mise à jour corrective, Microsoft préconise de passer soit par le client Remote Desktop, soit d’utiliser la version Web de Windows App (windows.cloud.microsoft).

☕️ Microsoft corrige les problèmes provoqués par le patch tuesday de janvier

19 janvier 2026 à 07:55

Microsoft a diffusé samedi 17 janvier une mise à jour out-of-band (OOB) pour Windows 11. Publiée en dehors du cycle habituel, elle intervient en urgence pour résoudre plusieurs dysfonctionnements engendrés par la livraison mensuelle de correctifs de sécurité, le fameux patch tuesday, du 13 janvier dernier.

Deux problèmes principaux ont été identifiés. D’abord, une impossibilité de se connecter à distance via le panneau Windows App sur les machines équipées de l’OS, mais aussi sur Azure Virtual Desktop et Windows 365. Le phénomène a été détecté sur les différentes versions de Windows 11 (dont la 25H2, dernière mouture en date), mais aussi sur Windows 10 et les éditions 2019, 2022 et 2025 de Windows Server.

Le correctif du correctif

Microsoft a ensuite détecté et corrigé un problème susceptible d’empêcher les machines sous Windows 11 version 23H2 avec Secure Launch activé de correctement s’éteindre ou de passer en veille.

« Si vous n’avez pas encore déployé la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 et que votre environnement informatique comprend les applications et fonctionnalités concernées, nous vous recommandons d’appliquer plutôt cette mise à jour OOB », conseille l’éditeur.

Aux utilisateurs affectés par le bug de connexion n’ayant pas encore pu appliquer la mise à jour corrective, Microsoft préconise de passer soit par le client Remote Desktop, soit d’utiliser la version Web de Windows App (windows.cloud.microsoft).

Reçu — 16 janvier 2026 Actualités numériques

OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

16 janvier 2026 à 19:53
Go Go Go !
OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

OpenAI a annoncé vendredi le lancement d’une formule ChatGPT Go à 8 euros (ou 8 dollars) par mois, qui s’accompagne d’une nouvelle mécanique de monétisation : l’introduction de publicités dans l’interface du modèle. L’entreprise promet que la publicité, d’abord testée aux États-Unis, sera gérée de façon responsable.

C’était le serpent de mer, l’éléphant dans la pièce : quand OpenAI, qui revendique 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, allait donc se décider à franchir le Rubicon de la publicité pour monétiser son audience colossale ? En gestation depuis de longs mois, la réflexion a finalement abouti sur une double décision rendue publique vendredi 16 janvier : l’annonce de l’arrivée prochaine de publicités au sein de ChatGPT et l’introduction d’un nouvel abonnement premier prix… précisément enrichi de publicités.

ChatGPT Go à 8 euros par mois

Jusqu’ici, il fallait choisir (si l’on voulait s’adonner à l’IA générative selon OpenAI) entre la formule gratuite et le premier niveau d’abonnement, ChatGPT Plus, facturé 23 euros par mois. L’entreprise dirigée par Sam Altman introduit un niveau intermédiaire baptisé ChatGPT Go et facturé 8 euros ou 8 dollars par mois.

D’après OpenAI, cette formule d’entrée de gamme confère dix fois plus de capacité que l’utilisation gratuite de ChatGPT, qu’il s’agisse de messages, d’envoi de fichiers ou de création d’images, avec un accès au récent modèle GPT‑5.2 Instant. La fenêtre de contexte et la mémoire de l’agent conversationnel (c’est-à-dire sa capacité à tenir une conversation au long cours, sans en perdre le fil) seraient également augmentées dans des proportions non précisées.

OpenAI prend bien soin de rappeler que ces capacités n’égalent pas celles des abonnements ChatGPT Plus (23 euros par mois) ou ChatGPT Pro (229 euros par mois), et souligne que ces formules resteront dépourvues de publicités, avec en plus l’accès à l’Agent Codex et au générateur de vidéos Sora.

Car c’est bien là le nerf de la guerre pour l’offre Go. « Nous prévoyons de commencer prochainement à tester la publicité dans la version gratuite et sur ChatGPT Go aux États-Unis. La publicité nous permet de maintenir notre engagement à rendre l’IA accessible à tous en nous aidant à proposer ChatGPT gratuitement ou à des prix abordables », révèle ainsi OpenAI.

Si l’utilisateur veut cuisiner, pourquoi ne pas lui vendre des condiments ? – crédit OpenAI

OpenAI promet une pub responsable

Le sujet de la publicité, délicat à bien des égards, fait l’objet d’une annonce dédiée, signée par Fidji Simo, la franco-américaine qui murmure depuis le printemps 2025 à l’oreille de Sam Altman pour les sujets liés à la monétisation.

OpenAI y revendique quelques grands principes, parmi lesquels la stricte indépendance des réponses générées par ChatGPT vis-à-vis des annonceurs ou la confidentialité des conversations menées avec le chatbot. Ce qui ne signifie évidemment pas que la publicité ignorera le contexte desdites conversations. « Vous contrôlez l’utilisation de vos données. Vous pouvez désactiver la personnalisation et supprimer à tout moment les données utilisées pour les publicités. Nous proposerons toujours une option pour ne pas voir de publicités sur ChatGPT, notamment un abonnement payant sans publicité », promet l’entreprise.

Ses engagements portent également sur l’affichage des publicités qui, selon cette annonce et captures d’écran à l’appui, seront explicitement isolées du flux de la conversation entre l’utilisateur et le chatbot, mais sauront se montrer attractives : « Grâce aux capacités de l’IA, nous sommes impatients de développer au fil du temps de nouvelles expériences que les utilisateurs jugeront plus utiles et pertinentes que toutes les autres publicités ».

OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

16 janvier 2026 à 19:53
Go Go Go !
OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

OpenAI a annoncé vendredi le lancement d’une formule ChatGPT Go à 8 euros (ou 8 dollars) par mois, qui s’accompagne d’une nouvelle mécanique de monétisation : l’introduction de publicités dans l’interface du modèle. L’entreprise promet que la publicité, d’abord testée aux États-Unis, sera gérée de façon responsable.

C’était le serpent de mer, l’éléphant dans la pièce : quand OpenAI, qui revendique 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, allait donc se décider à franchir le Rubicon de la publicité pour monétiser son audience colossale ? En gestation depuis de longs mois, la réflexion a finalement abouti sur une double décision rendue publique vendredi 16 janvier : l’annonce de l’arrivée prochaine de publicités au sein de ChatGPT et l’introduction d’un nouvel abonnement premier prix… précisément enrichi de publicités.

ChatGPT Go à 8 euros par mois

Jusqu’ici, il fallait choisir (si l’on voulait s’adonner à l’IA générative selon OpenAI) entre la formule gratuite et le premier niveau d’abonnement, ChatGPT Plus, facturé 23 euros par mois. L’entreprise dirigée par Sam Altman introduit un niveau intermédiaire baptisé ChatGPT Go et facturé 8 euros ou 8 dollars par mois.

D’après OpenAI, cette formule d’entrée de gamme confère dix fois plus de capacité que l’utilisation gratuite de ChatGPT, qu’il s’agisse de messages, d’envoi de fichiers ou de création d’images, avec un accès au récent modèle GPT‑5.2 Instant. La fenêtre de contexte et la mémoire de l’agent conversationnel (c’est-à-dire sa capacité à tenir une conversation au long cours, sans en perdre le fil) seraient également augmentées dans des proportions non précisées.

OpenAI prend bien soin de rappeler que ces capacités n’égalent pas celles des abonnements ChatGPT Plus (23 euros par mois) ou ChatGPT Pro (229 euros par mois), et souligne que ces formules resteront dépourvues de publicités, avec en plus l’accès à l’Agent Codex et au générateur de vidéos Sora.

Car c’est bien là le nerf de la guerre pour l’offre Go. « Nous prévoyons de commencer prochainement à tester la publicité dans la version gratuite et sur ChatGPT Go aux États-Unis. La publicité nous permet de maintenir notre engagement à rendre l’IA accessible à tous en nous aidant à proposer ChatGPT gratuitement ou à des prix abordables », révèle ainsi OpenAI.

Si l’utilisateur veut cuisiner, pourquoi ne pas lui vendre des condiments ? – crédit OpenAI

OpenAI promet une pub responsable

Le sujet de la publicité, délicat à bien des égards, fait l’objet d’une annonce dédiée, signée par Fidji Simo, la franco-américaine qui murmure depuis le printemps 2025 à l’oreille de Sam Altman pour les sujets liés à la monétisation.

OpenAI y revendique quelques grands principes, parmi lesquels la stricte indépendance des réponses générées par ChatGPT vis-à-vis des annonceurs ou la confidentialité des conversations menées avec le chatbot. Ce qui ne signifie évidemment pas que la publicité ignorera le contexte desdites conversations. « Vous contrôlez l’utilisation de vos données. Vous pouvez désactiver la personnalisation et supprimer à tout moment les données utilisées pour les publicités. Nous proposerons toujours une option pour ne pas voir de publicités sur ChatGPT, notamment un abonnement payant sans publicité », promet l’entreprise.

Ses engagements portent également sur l’affichage des publicités qui, selon cette annonce et captures d’écran à l’appui, seront explicitement isolées du flux de la conversation entre l’utilisateur et le chatbot, mais sauront se montrer attractives : « Grâce aux capacités de l’IA, nous sommes impatients de développer au fil du temps de nouvelles expériences que les utilisateurs jugeront plus utiles et pertinentes que toutes les autres publicités ».

Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

16 janvier 2026 à 11:15
et traite Elon Musk d'idiot
Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

Lufthansa a annoncé cette semaine avoir signé avec Starlink pour équiper les 850 avions de sa flotte d’ici 2029 d’une connectivité sans fil, avec la promesse d’un Wi-Fi gratuit à bord pour ses passagers. Le patron de Ryanair se refuse quant à lui à envisager un tel déploiement en raison du surcoût engendré par l’augmentation de carburant consommé. Et traite au passage Elon Musk d’idiot, après que le patron de SpaceX le déclare mal informé sur le sujet.

À son tour, Lufthansa cède aux sirènes de Starlink, qui s’impose de ce fait comme le premier fournisseur de connectivité à bord auprès des grandes compagnies européennes. Dans son annonce, datée du 13 janvier, le groupe indique qu’il débutera le déploiement de Starlink dans le courant du deuxième semestre 2026, avec l’ambition d’avoir équipé l’intégralité de sa flotte d’ici 2029.

Le projet concerne l’ensemble des compagnies détenues par la compagnie aérienne nationale allemande, à savoir Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, pour un total d’environ 850 avions.

Wi-Fi gratuit à bord sur enregistrement

Lufthansa fait du Wi-Fi haut débit promis par Starlink un produit d’appel pour ses outils de connaissance client. Le groupe indique en effet que l’accès à Internet sera gratuit à bord pour les clients qui disposent soit d’un « statut » (c’est-à-dire une inscription au programme de fidélité Miles and More), soit d’un identifiant Travel ID, le compte Internet unique par lequel ses différentes compagnies proposent de centraliser les interactions avec leurs services en ligne.

Lufthansa rejoint donc ici la logique déjà adoptée par Air France, qui prévoit de boucler le déploiement de Starlink d’ici fin 2026, et mise sur la fourniture d’un service gratuit pour les passagers. Starlink peut de son côté se targuer d’avoir convaincu les plus grandes compagnies aériennes européennes avec ce nouvel accord. Outre Air France et maintenant Lufthansa, le réseau satellitaire de SpaceX a en effet signé (PDF) en novembre 2025 avec IAG, qui réunit Aer Lingus, British Airways, Iberia, LEVEL et Vueling et opère environ 500 avions.

Incompatible avec la grille tarifaire des « low costs » ?

Starlink risque en revanche d’avoir du mal à convaincre Ryanair. Interrogé par Reuters en réaction à l’annonce formulée par Lufthansa, Michael O’Leary, PDG de la compagnie irlandaise, a en effet estimé que la fourniture d’un accès Internet à bord était incompatible avec la logique économique de Ryanair, qui opère principalement des vols courts et moyens courriers. « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi pendant un vol d’une heure en moyenne », a-t-il déclaré.

Michael O’Leary a dans le même temps commenté l’impact potentiel de l’intégration de Starlink au niveau de la consommation de carburant : « Il faut installer une antenne sur le fuselage, cela entraîne une surconsommation de carburant de 2 % en raison du poids et de la traînée ».

L’allégation est arrivée aux oreilles d’Elon Musk qui a réagi, le même jour sur X. « Il est mal informé. Je doute même qu’ils puissent mesurer précisément la différence de consommation de carburant, surtout pour un vol d’une heure, où la traînée supplémentaire est quasiment nulle pendant la phase de montée grâce à l’angle d’attaque élevé. Et comparé à la plupart des autres solutions de connectivité, il y aurait en réalité des gains d’efficacité. », a estimé le patron de SpaceX, étayant son propos d’un extrait de texte généré par Grok.

Michael Nicolls, vice-président en charge de SpaceX chez Starlink, a abondé dans son sens, en publiant deux photos illustrant l’antenne Starlink et celle d’un système satellite géostationnaire sur la carlingue d’un avion, pour souligner la faible protubérance occasionnée par le système maison. « Notre analyse montre que l’augmentation de la consommation de carburant pour un 737 - 800 avec notre conception actuelle est d’environ 0,3 % », affirme ce dernier.

La réponse du berger à la bergère

Interrogé vendredi par la radio irlandaise Newstalk, le patron de Ryanair a maintenu son chiffre. « Boeing nous a déjà confirmé la nécessité d’installer une antenne sur le toit de l’appareil ; cela entraînera une augmentation de la consommation de carburant d’environ 2 % », déclare-t-il. L’impact financier se monterait donc selon lui à 200 ou 250 millions de dollars par an, sur la base d’une facture annuelle de carburant de l’ordre de 5 milliards de dollars.

« Autrement dit, cela représente environ un dollar supplémentaire par passager, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter ces coûts. Les passagers ne sont pas prêts à payer pour la gratuité d’Internet ; s’il est gratuit, ils l’utiliseront, mais ils ne débourseront pas un euro chacun pour s’y connecter ».

Habitué des sorties sarcastiques (et des négociations musclées allant jusqu’au chantage, notamment avec les aéroports français), Michael O’Leary a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait d’Elon Musk. « Je n’accorderais aucune attention à Elon Musk. C’est un idiot – très riche, certes, mais un idiot quand même ».

« Le PDG de Ryanair est un imbécile fini. Qu’on le vire ! », a à son tour répondu Musk sur X, peu après la publication de cette actu.

Le « gratuit » chez Ryanair, ça fait longtemps que l’entreprise a tiré un trait dessus.

Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

16 janvier 2026 à 11:15
et traite Elon Musk d'idiot
Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

Lufthansa a annoncé cette semaine avoir signé avec Starlink pour équiper les 850 avions de sa flotte d’ici 2029 d’une connectivité sans fil, avec la promesse d’un Wi-Fi gratuit à bord pour ses passagers. Le patron de Ryanair se refuse quant à lui à envisager un tel déploiement en raison du surcoût engendré par l’augmentation de carburant consommé. Et traite au passage Elon Musk d’idiot, après que le patron de SpaceX le déclare mal informé sur le sujet.

À son tour, Lufthansa cède aux sirènes de Starlink, qui s’impose de ce fait comme le premier fournisseur de connectivité à bord auprès des grandes compagnies européennes. Dans son annonce, datée du 13 janvier, le groupe indique qu’il débutera le déploiement de Starlink dans le courant du deuxième semestre 2026, avec l’ambition d’avoir équipé l’intégralité de sa flotte d’ici 2029.

Le projet concerne l’ensemble des compagnies détenues par la compagnie aérienne nationale allemande, à savoir Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, pour un total d’environ 850 avions.

Wi-Fi gratuit à bord sur enregistrement

Lufthansa fait du Wi-Fi haut débit promis par Starlink un produit d’appel pour ses outils de connaissance client. Le groupe indique en effet que l’accès à Internet sera gratuit à bord pour les clients qui disposent soit d’un « statut » (c’est-à-dire une inscription au programme de fidélité Miles and More), soit d’un identifiant Travel ID, le compte Internet unique par lequel ses différentes compagnies proposent de centraliser les interactions avec leurs services en ligne.

Lufthansa rejoint donc ici la logique déjà adoptée par Air France, qui prévoit de boucler le déploiement de Starlink d’ici fin 2026, et mise sur la fourniture d’un service gratuit pour les passagers. Starlink peut de son côté se targuer d’avoir convaincu les plus grandes compagnies aériennes européennes avec ce nouvel accord. Outre Air France et maintenant Lufthansa, le réseau satellitaire de SpaceX a en effet signé (PDF) en novembre 2025 avec IAG, qui réunit Aer Lingus, British Airways, Iberia, LEVEL et Vueling et opère environ 500 avions.

Incompatible avec la grille tarifaire des « low costs » ?

Starlink risque en revanche d’avoir du mal à convaincre Ryanair. Interrogé par Reuters en réaction à l’annonce formulée par Lufthansa, Michael O’Leary, PDG de la compagnie irlandaise, a en effet estimé que la fourniture d’un accès Internet à bord était incompatible avec la logique économique de Ryanair, qui opère principalement des vols courts et moyens courriers. « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi pendant un vol d’une heure en moyenne », a-t-il déclaré.

Michael O’Leary a dans le même temps commenté l’impact potentiel de l’intégration de Starlink au niveau de la consommation de carburant : « Il faut installer une antenne sur le fuselage, cela entraîne une surconsommation de carburant de 2 % en raison du poids et de la traînée ».

L’allégation est arrivée aux oreilles d’Elon Musk qui a réagi, le même jour sur X. « Il est mal informé. Je doute même qu’ils puissent mesurer précisément la différence de consommation de carburant, surtout pour un vol d’une heure, où la traînée supplémentaire est quasiment nulle pendant la phase de montée grâce à l’angle d’attaque élevé. Et comparé à la plupart des autres solutions de connectivité, il y aurait en réalité des gains d’efficacité. », a estimé le patron de SpaceX, étayant son propos d’un extrait de texte généré par Grok.

Michael Nicolls, vice-président en charge de SpaceX chez Starlink, a abondé dans son sens, en publiant deux photos illustrant l’antenne Starlink et celle d’un système satellite géostationnaire sur la carlingue d’un avion, pour souligner la faible protubérance occasionnée par le système maison. « Notre analyse montre que l’augmentation de la consommation de carburant pour un 737 - 800 avec notre conception actuelle est d’environ 0,3 % », affirme ce dernier.

La réponse du berger à la bergère

Interrogé vendredi par la radio irlandaise Newstalk, le patron de Ryanair a maintenu son chiffre. « Boeing nous a déjà confirmé la nécessité d’installer une antenne sur le toit de l’appareil ; cela entraînera une augmentation de la consommation de carburant d’environ 2 % », déclare-t-il. L’impact financier se monterait donc selon lui à 200 ou 250 millions de dollars par an, sur la base d’une facture annuelle de carburant de l’ordre de 5 milliards de dollars.

« Autrement dit, cela représente environ un dollar supplémentaire par passager, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter ces coûts. Les passagers ne sont pas prêts à payer pour la gratuité d’Internet ; s’il est gratuit, ils l’utiliseront, mais ils ne débourseront pas un euro chacun pour s’y connecter ».

Habitué des sorties sarcastiques (et des négociations musclées allant jusqu’au chantage, notamment avec les aéroports français), Michael O’Leary a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait d’Elon Musk. « Je n’accorderais aucune attention à Elon Musk. C’est un idiot – très riche, certes, mais un idiot quand même ».

« Le PDG de Ryanair est un imbécile fini. Qu’on le vire ! », a à son tour répondu Musk sur X, peu après la publication de cette actu.

Le « gratuit » chez Ryanair, ça fait longtemps que l’entreprise a tiré un trait dessus.

☕️ L’alpha de GNOME 50 tire (à nouveau) un trait sur X11

16 janvier 2026 à 08:15

L’équipe en charge de GNOME a signalé vendredi la publication de la première alpha (version de test instable) de la future version 50 de son environnement. Cette alpha 1 de GNOME 50 permet de constater, en pratique et à nouveau, les conséquences de l’abandon programmé de X11 au profit de Wayland.

Pourquoi « à nouveau » ? Ce changement avait déjà été mis en oeuvre au niveau de l’alpha 1 de GNOME 49 en juillet dernier, avant que l’équipe ne décide de faire marche arrière avant la sortie de la version finale, en septembre.

« Nous avons trouvé difficile de séparer proprement la capacité de GDM à lancer des sessions X11 modernes (que nous avions l’intention de garder activées dans GNOME 49) du reste de l’intégration X11 de GDM (que nous avions l’intention de désactiver mais de laisser intacte pour GNOME 49) », expliquait alors l’équipe.

Gnome 50 alpha 1

Cette fois sera-t-elle la bonne ? L’alpha 1 de GNOME 50 retente l’aventure. « La prise en charge de X11 a été entièrement supprimée, à l’exception de la possibilité de lancer des sessions X11 d’autres environnements de bureau avec un serveur X par utilisateur. Cela signifie que des fonctionnalités telles que XDCMP et Xserver ont disparu, et que les sessions GDM s’exécuteront toujours sous Wayland », confirment les notes de version, qui signalent par ailleurs l’impossibilité nouvelle de compiler GDM (GNOME Display Manager) sans Wayland.

Outre l’adaptation de nombreux composants à la disparition du backend X11, GNOME 50 alpha introduit de nombreuses petites nouveautés, listées par exemple par Phoronix.

La version finale de GNOME 50 est pour l’instant programmée au le 18 mars prochain.

☕️ L’alpha de GNOME 50 tire (à nouveau) un trait sur X11

16 janvier 2026 à 08:15

L’équipe en charge de GNOME a signalé vendredi la publication de la première alpha (version de test instable) de la future version 50 de son environnement. Cette alpha 1 de GNOME 50 permet de constater, en pratique et à nouveau, les conséquences de l’abandon programmé de X11 au profit de Wayland.

Pourquoi « à nouveau » ? Ce changement avait déjà été mis en oeuvre au niveau de l’alpha 1 de GNOME 49 en juillet dernier, avant que l’équipe ne décide de faire marche arrière avant la sortie de la version finale, en septembre.

« Nous avons trouvé difficile de séparer proprement la capacité de GDM à lancer des sessions X11 modernes (que nous avions l’intention de garder activées dans GNOME 49) du reste de l’intégration X11 de GDM (que nous avions l’intention de désactiver mais de laisser intacte pour GNOME 49) », expliquait alors l’équipe.

Gnome 50 alpha 1

Cette fois sera-t-elle la bonne ? L’alpha 1 de GNOME 50 retente l’aventure. « La prise en charge de X11 a été entièrement supprimée, à l’exception de la possibilité de lancer des sessions X11 d’autres environnements de bureau avec un serveur X par utilisateur. Cela signifie que des fonctionnalités telles que XDCMP et Xserver ont disparu, et que les sessions GDM s’exécuteront toujours sous Wayland », confirment les notes de version, qui signalent par ailleurs l’impossibilité nouvelle de compiler GDM (GNOME Display Manager) sans Wayland.

Outre l’adaptation de nombreux composants à la disparition du backend X11, GNOME 50 alpha introduit de nombreuses petites nouveautés, listées par exemple par Phoronix.

La version finale de GNOME 50 est pour l’instant programmée au le 18 mars prochain.

Reçu — 15 janvier 2026 Actualités numériques

Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

15 janvier 2026 à 13:19
Par contre il ne dégooglise pas Internet
Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

Disponible au téléchargement gratuit, Opera One R3 prolonge les logiques de groupes d’onglets et de vues partagées inaugurée par la précédente version. Cette nouvelle mouture promet également des fonctionnalités IA plus rapide et un accès facilité aux canaux de bêta test. Elle est aussi l’occasion de renforcer l’intégration avec les services de Google.

L’éditeur d’origine norvégienne Opera a publié jeudi la nouvelle version majeure de son navigateur gratuit. Opera One R3 ne révolutionne pas l’expérience, mais elle prolonge les travaux déjà engagés au travers des moutures précédentes de l’édition One, notamment pour tout ce qui touche à la gestion des onglets.

Au niveau de l’interface, Opera One R3 améliore la logique de vues partagées (split screen) déjà à l’oeuvre avec la R2, mais en autorisant cette fois jusqu’à quatre onglets affichés simultanément à l’écran.

Opera One R3 autorise jusqu’à quatre onglets en vue partagée – crédit Opera

« Tab Islands » et réponses IA contextuelles

Inaugurée avec la version R1 sortie au printemps 2023, le regroupement automatique des pages Web ouvertes en « îlots d’onglets » (Tab Islands en anglais) constitue toujours l’un des éléments cœur de la promesse d’Opera. Dans cette version R3, l’outil gagne de nouvelles options de personnalisation. On peut ainsi choisir une couleur et nommer chaque groupe pour faciliter la navigation.

L’autre grande nouveauté sur laquelle Opera met l’accent tient à l’intégration de l’IA au sein de son navigateur. L’éditeur, qui commercialise en parallèle un navigateur agentique baptisé Neon (sur abonnement), indique avoir retravaillé son module pour délivrer des réponses 20 % plus rapides. Cette IA reste accessible sans compte Opera, mais l’enregistrement, chaudement encouragé, est nécessaire pour disposer d’un historique, et d’une prise en compte maximale du contexte.

Les groupes d’onglets sont personnalisables

Désormais accessible au travers d’un bouton IA situé en haut à droite de la page, l’IA d’Opera se veut en effet capable de traiter les requêtes de l’utilisateur en fonction de la page Web active (pour un résumé par exemple), mais le périmètre peut être étendu à un groupe d’onglets :

« L’IA du navigateur Opera peut utiliser le contexte de votre onglet ouvert (ou îlot d’onglets) pour vous fournir des réponses pertinentes. Ainsi, elle ne mélange pas les contextes dans ses réponses. Grâce aux nouvelles options de personnalisation des onglets, vous pouvez tirer pleinement parti de cette fonctionnalité pour organiser vos recherches, votre travail, votre planification, ou même comparer le contenu de différents onglets et îlots d’onglets. »

L’IA peut être activée ou désactivée totalement depuis les paramètres. L’utilisateur peut également choisir de désactiver le raccourci dédié dans l’interface. Enfin, il dispose d’une option permettant d’activer, ou non, la suggestion de requêtes lorsque du texte est sélectionné sur une page Web.

Héritée des travaux liés à Neon, cette IA est pour mémoire motorisée depuis décembre dernier par les modèles Gemini de Google.

Les services Google épinglés dans la barre latérale

En parlant de Google… Opera One R3 inaugure également une intégration renforcée de Google Agenda et de Gmail qui sont désormais proposés sous forme de raccourcis dans la barre latérale du navigateur.

« Après avoir examiné attentivement vos commentaires concernant les services à ajouter à côté de la barre latérale, nous avons décidé d’y intégrer les services Google. En effet, les avoir toujours à portée de main représente un gain de productivité indéniable qui vous évitera de nombreux changements d’onglets. », justifie l’éditeur qui, comme Mozilla par exemple, tire une part significative de ses revenus des accords commerciaux passés avec Google.

Un mode Early Bird pour les fonctionnalités à venir

Opera One R3 propose également un nouveau mode dit Early Bird, inspiré de ce qui a déjà été fait dans Opera GX et consacré à la prise en main des futures nouveautés du navigateur en avant-première. En pratique, il suffit de se rendre dans le menu dédié, de sélectionner les fonctionnalités que l’on souhaite tester et de relancer le navigateur pour les activer. Cette décision, qui vise logiquement à augmenter la population des bêta-testeurs, s’accompagne de la fin annoncée du canal Opera Beta. Le canal Opera Developer reste quant à lui opérationnel. L’éditeur avait précisé sa stratégie mi-décembre dans un billet de blog.

Le canal Beta est remplacé par un mode Early Bird embarqué

L’avertissement que nous formulions en octobre 2024 à l’occasion de la sortie de la version R2 vaut toujours pour cette R3 : l’utilisateur a tout intérêt à ne pas valider trop vite les différents écrans du parcours d’installation s’il tient à protéger sa vie privée. Le programme valide en effet par défaut l’envoi d’un large volume d’informations relatives à la navigation ou à la position géographique de l’utilisateur.

Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

15 janvier 2026 à 13:19
Par contre il ne dégooglise pas Internet
Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

Disponible au téléchargement gratuit, Opera One R3 prolonge les logiques de groupes d’onglets et de vues partagées inaugurée par la précédente version. Cette nouvelle mouture promet également des fonctionnalités IA plus rapide et un accès facilité aux canaux de bêta test. Elle est aussi l’occasion de renforcer l’intégration avec les services de Google.

L’éditeur d’origine norvégienne Opera a publié jeudi la nouvelle version majeure de son navigateur gratuit. Opera One R3 ne révolutionne pas l’expérience, mais elle prolonge les travaux déjà engagés au travers des moutures précédentes de l’édition One, notamment pour tout ce qui touche à la gestion des onglets.

Au niveau de l’interface, Opera One R3 améliore la logique de vues partagées (split screen) déjà à l’oeuvre avec la R2, mais en autorisant cette fois jusqu’à quatre onglets affichés simultanément à l’écran.

Opera One R3 autorise jusqu’à quatre onglets en vue partagée – crédit Opera

« Tab Islands » et réponses IA contextuelles

Inaugurée avec la version R1 sortie au printemps 2023, le regroupement automatique des pages Web ouvertes en « îlots d’onglets » (Tab Islands en anglais) constitue toujours l’un des éléments cœur de la promesse d’Opera. Dans cette version R3, l’outil gagne de nouvelles options de personnalisation. On peut ainsi choisir une couleur et nommer chaque groupe pour faciliter la navigation.

L’autre grande nouveauté sur laquelle Opera met l’accent tient à l’intégration de l’IA au sein de son navigateur. L’éditeur, qui commercialise en parallèle un navigateur agentique baptisé Neon (sur abonnement), indique avoir retravaillé son module pour délivrer des réponses 20 % plus rapides. Cette IA reste accessible sans compte Opera, mais l’enregistrement, chaudement encouragé, est nécessaire pour disposer d’un historique, et d’une prise en compte maximale du contexte.

Les groupes d’onglets sont personnalisables

Désormais accessible au travers d’un bouton IA situé en haut à droite de la page, l’IA d’Opera se veut en effet capable de traiter les requêtes de l’utilisateur en fonction de la page Web active (pour un résumé par exemple), mais le périmètre peut être étendu à un groupe d’onglets :

« L’IA du navigateur Opera peut utiliser le contexte de votre onglet ouvert (ou îlot d’onglets) pour vous fournir des réponses pertinentes. Ainsi, elle ne mélange pas les contextes dans ses réponses. Grâce aux nouvelles options de personnalisation des onglets, vous pouvez tirer pleinement parti de cette fonctionnalité pour organiser vos recherches, votre travail, votre planification, ou même comparer le contenu de différents onglets et îlots d’onglets. »

L’IA peut être activée ou désactivée totalement depuis les paramètres. L’utilisateur peut également choisir de désactiver le raccourci dédié dans l’interface. Enfin, il dispose d’une option permettant d’activer, ou non, la suggestion de requêtes lorsque du texte est sélectionné sur une page Web.

Héritée des travaux liés à Neon, cette IA est pour mémoire motorisée depuis décembre dernier par les modèles Gemini de Google.

Les services Google épinglés dans la barre latérale

En parlant de Google… Opera One R3 inaugure également une intégration renforcée de Google Agenda et de Gmail qui sont désormais proposés sous forme de raccourcis dans la barre latérale du navigateur.

« Après avoir examiné attentivement vos commentaires concernant les services à ajouter à côté de la barre latérale, nous avons décidé d’y intégrer les services Google. En effet, les avoir toujours à portée de main représente un gain de productivité indéniable qui vous évitera de nombreux changements d’onglets. », justifie l’éditeur qui, comme Mozilla par exemple, tire une part significative de ses revenus des accords commerciaux passés avec Google.

Un mode Early Bird pour les fonctionnalités à venir

Opera One R3 propose également un nouveau mode dit Early Bird, inspiré de ce qui a déjà été fait dans Opera GX et consacré à la prise en main des futures nouveautés du navigateur en avant-première. En pratique, il suffit de se rendre dans le menu dédié, de sélectionner les fonctionnalités que l’on souhaite tester et de relancer le navigateur pour les activer. Cette décision, qui vise logiquement à augmenter la population des bêta-testeurs, s’accompagne de la fin annoncée du canal Opera Beta. Le canal Opera Developer reste quant à lui opérationnel. L’éditeur avait précisé sa stratégie mi-décembre dans un billet de blog.

Le canal Beta est remplacé par un mode Early Bird embarqué

L’avertissement que nous formulions en octobre 2024 à l’occasion de la sortie de la version R2 vaut toujours pour cette R3 : l’utilisateur a tout intérêt à ne pas valider trop vite les différents écrans du parcours d’installation s’il tient à protéger sa vie privée. Le programme valide en effet par défaut l’envoi d’un large volume d’informations relatives à la navigation ou à la position géographique de l’utilisateur.

Reçu — 14 janvier 2026 Actualités numériques

RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

❌