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Reçu — 24 février 2026 Actualités numériques

Après la cybersécurité, Claude Code fait trembler IBM en bourse en s’attaquant à Cobol

24 février 2026 à 16:44
Colosses aux pieds d'argile ?
Après la cybersécurité, Claude Code fait trembler IBM en bourse en s’attaquant à Cobol

Anthropic a coup sur coup procédé à deux annonces qui ont fait l’effet de petits séismes sur les marchés financiers. Plusieurs grands noms de la cybersécurité ont ainsi vu leur cours de bourse chamboulé suite à l’annonce, vendredi, de Claude Code Security. Lundi, c’est le géant IBM qui a connu la plus mauvaise journée boursière de son histoire, en partie parce qu’Anthropic prétend désormais s’attaquer à l’une de ses chasses gardées : la modernisation des applications COBOL.

Si les études peinent encore à quantifier la contribution exacte de l’intelligence artificielle générative à l’économie réelle, son impact en matière de volatilité boursière n’est plus à démontrer. Anthropic vient d’en donner deux illustrations concrètes à quelques jours d’intervalle, avec deux annonces qui ont successivement fait vaciller les acteurs de la cybersécurité et IBM en bourse.

Claude Code Security bientôt concurrent des éditeurs spécialisés ?

Dévoilé le 20 février dernier, Claude Code Security se présente comme une nouvelle fonctionnalité intégrée à Claude Code, capable, selon Anthropic, de scanner des pans de code à la recherche de vulnérabilités.

Pour l’instant disponible sous forme de préversion limitée aux comptes Team et Entreprise, recommandée uniquement à des fins de recherche, l’outil ne se limite pas à la détection : il sait aussi suggérer des corrections logicielles à son validateur humain, de façon à « détecter et corriger les problèmes de sécurité que les méthodes traditionnelles ne parviennent souvent pas à identifier ».

D’après Anthropic, l’IA générative offre, dans le domaine cyber, une réelle avancée par rapport aux méthodes d’analyse statiques, qui reposent notamment sur la détection de motifs (des patterns) déjà identifiés au préalable :

« Claude Code Security se concentre sur les vulnérabilités critiques telles que la corruption de mémoire, les failles d’injection, les contournements d’authentification et les erreurs logiques complexes que les outils de correspondance de motifs ne détectent généralement pas. Il est particulièrement efficace pour identifier les vulnérabilités contextuelles qui nécessitent l’analyse du code dans plusieurs fichiers. »

Anthropic affirme que Claude Code Security est également capable de prendre du recul sur ses propres découvertes, avec un processus de vérification en plusieurs étapes, qui conduit à établir un score de sévérité et un indice de confiance, pour qu’une équipe humaine puisse ensuite déclencher, ou non, les éventuelles réponses suggérées.

Alors que le phénomène Openclaw illustre les dérives potentielles d’un agent IA laissé en roue libre, Anthropic insiste sur cette dimension de contrôle. L’entreprise présente par ailleurs son outil comme un complément, et non comme une alternative, aux outils de cybersécurité existants.

Sur la page dédiée, elle souligne que Claude Code Security a été testé (avec succès) sur son propre code, et promet que ces capacités d’analyse seront mises au service de la communauté open source. En guise de bonne foi (et de vitrine), Anthropic indique avoir découvert plus de 500 vulnérabilités au sein de logiciels courants, notamment open source, et promet une divulgation responsable au fur et à mesure que les mainteneurs ont mis en place les corrections nécessaires.

CrowdStrike, Datadog et consorts flanchent en bourse

Impossible, à ce stade, de juger de l’efficacité technique de Claude Code Security, ni de mesurer son éventuel impact sur le marché de la cyber. En bourse, l’annonce d’Anthropic a toutefois entraîné une réaction de défiance des investisseurs, avec une baisse immédiate de plus de 10 points du cours d’acteurs spécialisés comme CrowdStrike, Datadog ou Zscaler. Toujours sensible mardi, le mouvement de baisse a également affecté dans des proportions moindres le cours de Fortinet, Palo Alto Networks ou SentinelOne.

Sans préjuger des capacités de Claude Code Security, il convient toutefois de rappeler que ces sociétés, dont la valorisation se compte en dizaines de milliards de dollars, ont un portefeuille de produits et de solutions bien plus large que ce que promet Anthropic avec ce nouvel outil.

George Kurtz, CEO de CrowdStrike, a d’ailleurs choisi cet angle d’attaque pour tenter de minimiser l’impact de cette annonce. Sur LinkedIn, il explique ainsi avoir demandé à Claude Code de lui construire un produit destiné à remplacer CrowdStrike. Sans surprise, le modèle décline, et fait valoir, que la comparaison directe n’est pas valable.

Si les analystes financiers suivent globalement la même logique dans leurs recommandations sur le secteur, ils remarquent qu’à défaut de remplacer une plateforme de sécurité bout-en-bout, la promesse de Claude Code Security a tout de même de quoi fragiliser certains pans de l’activité.

Anthropic s’attaque à l’héritage COBOL

Non content d’avoir secoué le monde de la cyber, Anthropic a déclenché un nouvel épisode boursier lundi 23 février, en chahutant cette fois le cours d’IBM. L’action a en effet reculé de 13 % à Wall Street, soit près de 40 milliards de dollars de capitalisation effacés en une seule séance, du jamais vu dans l’histoire de Big Blue !

Cette baisse intervient dans un contexte de volatilité particulier, lié notamment aux incertitudes qui entourent les futurs plans de Trump sur les droits de douane, mais elle semble découler principalement d’un simple billet de blog.

Publié lundi par Anthropic, celui-ci décrit comment Claude Code peut intervenir dans la mise en œuvre d’un projet de modernisation de code COBOL. Rappelons que ce vénérable langage sous-tend encore de nombreux systèmes informatiques utilisés dans la banque, l’assurance, les services publics ou la finance de marché. Sa maintenance soulève un défi identifié de longue date : la formation de nouveaux mainteneurs, capables de remplacer les ingénieurs et développeurs ayant conçu ces systèmes il y a plus de 40 ans.

Comme nous le rappelions dans notre article dédié aux systèmes COBOL, le langage suppose une logique d’ingénierie différente de celle des projets informatiques modernes. Dans son billet, Anthropic fait valoir que Claude Code permet de reprendre la main sur un projet dont la documentation est partie avec les développeurs qui l’avaient conçue, notamment grâce à ses capacités d’exploration et de cartographie automatique de la base de code.

Anthropic reprend d’ailleurs à ce niveau l’un des arguments avancés dans le domaine de la cybersécurité, à savoir la capacité à aller plus loin que les modèles d’analyse statiques.

« Structures de données partagées, opérations de fichiers qui créent un couplage entre les modules, séquences d’initialisation qui affectent le comportement d’exécution – ces dépendances implicites n’apparaissent pas dans l’analyse statique parce qu’elles impliquent des données partagées par le biais de fichiers, de bases de données ou d’état global », décrit Anthropic.

Son billet de blog se conclut, comme souvent dans le monde du marketing BtoB, par un appel à laisser ses coordonnées pour télécharger un livre blanc, en l’occurrence un playbook dédié à la modernisation d’un projet COBOL vers « des langages modernes comme Java ou Python ».

« La modernisation du code existant a été bloquée pendant des années car comprendre ce code coûtait plus cher que de le réécrire. L’IA inverse cette équation », clame encore Anthropic. IBM ne dira pas nécessairement le contraire : Big Blue dispose depuis 2023 dans son propre catalogue de watsonx Code Assistant, une solution assistée par IA précisément dédiée à la modernisation des projets informatiques, dont le portage de COBOL vers Java…

☕️ Sur LinkedIn, drôle de passe d’armes entre Jean-Baptiste Kempf (VLC) et Gérald Darmanin

24 février 2026 à 10:07

Jean-Baptiste Kempf, l’un des principaux contributeurs du projet VideoLAN et de son célèbre lecteur VLC, s’est fendu lundi 23 février d’une charge virulente adressée au garde des Sceaux Gérald Darmanin. « J’envisage de quitter la France, et c’est intégralement la faute de M.Darmanin », titre l’ingénieur, dont la publication LinkedIn devient très vite virale.

Il y raconte les démêlés de sa femme, Audrey Prévost Kempf, avec l’administration en charge des admissions au concours de l’École nationale de la magistrature (ENM), qu’elle passe avec brio à sa seconde tentative, avant d’être informée, par courrier, qu’elle n’a finalement pas le droit de concourir.

D’après le résumé qu’en fait Jean-Baptiste Kempf, le ministère de la Justice décide de retoquer sa participation, a posteriori et alors qu’elle se classe 9ᵉ à l’issue du grand oral, « au motif d’une prétendue insuffisance d’activité juridique qualifiante ».

Intro du billet publié par J-B Kempf le 22 février sur LinkedIn

Audrey Prévost Kempf avait elle-même relaté cette déconvenue quelques jours plus tôt. Son éviction du concours de l’ENM (qui concerne également au moins un autre candidat) intervient dans le cadre des nouvelles modalités d’admission introduites suite à la réforme de 2023.

Aux premier et deuxième concours (destinés respectivement aux jeunes diplômés et aux salariés de la fonction publique), elle ajoute un troisième concours réservé aux candidats venus du privé, sous réserve que ces derniers puissent justifier d’au moins quatre ans d’une expérience « particulièrement qualifiante dans le domaine juridique, administratif, économique ou social ».

Et c’est là que le bât semble avoir blessé dans le cas d’Audrey Prevost Kempf : ses dix ans d’implication aux côtés de Jean-Baptiste Kempf dans VideoLAN n’auraient pas été reconnus comme une expérience « particulièrement qualifiante ».

« Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment. Moi, je n’ai aucune base scolaire en droit. »

S’ensuivent cinq mois d’échanges avec le ministère avec un recours au fond, jusqu’à cette interpellation publique.

« Le travail autour de VideoLAN est titanesque, même bénévole, et il n’appartient pas au Garde des Sceaux ni à son administration de déjuger notre travail. Le mieux, c’est lorsque M. Darmanin écrit que  « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire » », écrit Jean-Baptiste Kempf, fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 2018, qui jure qu’on ne l’y prendra plus.

« Jamais plus je n’aiderai l’État français gratuitement par mon travail, et tant pis pour les agents de la justice (utilisant beaucoup VLC) qui auraient besoin de lire de nouveaux formats de vidéo. Cracher sur le professionnalisme du travail de VideoLAN est totalement inadmissible. »

Quelques heures plus tard, Gérald Darmanin lui répond en commentaire de sa publication LinkedIn, indiquant d’abord ne pas avoir été saisi personnellement du litige et regrettant le ton agressif de la missive, avant de finalement écrire : « il me semble que ma réponse avant le recours formulé devant le Conseil d’État était de demander à mon administration de revoir sa décision. Mais je veux vous le lui confirmer de façon certaine ».

« J’ai le plus grand respect pour elle d’avoir réussi ce difficile concours et, en effet, la magistrature manque de personnes connaissant le numérique », écrit encore le ministre.

Les 375 nouveaux auditeurs de justice qui constituent la promotion 2026 de l’ENM, dont 49 issus du troisième concours, ont fait leur rentrée le 16 février dernier.

☕️ Sur LinkedIn, drôle de passe d’armes entre Jean-Baptiste Kempf (VLC) et Gérald Darmanin

24 février 2026 à 10:07

Jean-Baptiste Kempf, l’un des principaux contributeurs du projet VideoLAN et de son célèbre lecteur VLC, s’est fendu lundi 23 février d’une charge virulente adressée au garde des Sceaux Gérald Darmanin. « J’envisage de quitter la France, et c’est intégralement la faute de M.Darmanin », titre l’ingénieur, dont la publication LinkedIn devient très vite virale.

Il y raconte les démêlés de sa femme, Audrey Prévost Kempf, avec l’administration en charge des admissions au concours de l’École nationale de la magistrature (ENM), qu’elle passe avec brio à sa seconde tentative, avant d’être informée, par courrier, qu’elle n’a finalement pas le droit de concourir.

D’après le résumé qu’en fait Jean-Baptiste Kempf, le ministère de la Justice décide de retoquer sa participation, a posteriori et alors qu’elle se classe 9ᵉ à l’issue du grand oral, « au motif d’une prétendue insuffisance d’activité juridique qualifiante ».

Intro du billet publié par J-B Kempf le 22 février sur LinkedIn

Audrey Prévost Kempf avait elle-même relaté cette déconvenue quelques jours plus tôt. Son éviction du concours de l’ENM (qui concerne également au moins un autre candidat) intervient dans le cadre des nouvelles modalités d’admission introduites suite à la réforme de 2023.

Aux premier et deuxième concours (destinés respectivement aux jeunes diplômés et aux salariés de la fonction publique), elle ajoute un troisième concours réservé aux candidats venus du privé, sous réserve que ces derniers puissent justifier d’au moins quatre ans d’une expérience « particulièrement qualifiante dans le domaine juridique, administratif, économique ou social ».

Et c’est là que le bât semble avoir blessé dans le cas d’Audrey Prevost Kempf : ses dix ans d’implication aux côtés de Jean-Baptiste Kempf dans VideoLAN n’auraient pas été reconnus comme une expérience « particulièrement qualifiante ».

« Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment. Moi, je n’ai aucune base scolaire en droit. »

S’ensuivent cinq mois d’échanges avec le ministère avec un recours au fond, jusqu’à cette interpellation publique.

« Le travail autour de VideoLAN est titanesque, même bénévole, et il n’appartient pas au Garde des Sceaux ni à son administration de déjuger notre travail. Le mieux, c’est lorsque M. Darmanin écrit que  « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire » », écrit Jean-Baptiste Kempf, fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 2018, qui jure qu’on ne l’y prendra plus.

« Jamais plus je n’aiderai l’État français gratuitement par mon travail, et tant pis pour les agents de la justice (utilisant beaucoup VLC) qui auraient besoin de lire de nouveaux formats de vidéo. Cracher sur le professionnalisme du travail de VideoLAN est totalement inadmissible. »

Quelques heures plus tard, Gérald Darmanin lui répond en commentaire de sa publication LinkedIn, indiquant d’abord ne pas avoir été saisi personnellement du litige et regrettant le ton agressif de la missive, avant de finalement écrire : « il me semble que ma réponse avant le recours formulé devant le Conseil d’État était de demander à mon administration de revoir sa décision. Mais je veux vous le lui confirmer de façon certaine ».

« J’ai le plus grand respect pour elle d’avoir réussi ce difficile concours et, en effet, la magistrature manque de personnes connaissant le numérique », écrit encore le ministre.

Les 375 nouveaux auditeurs de justice qui constituent la promotion 2026 de l’ENM, dont 49 issus du troisième concours, ont fait leur rentrée le 16 février dernier.

En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

24 février 2026 à 09:01
Refactoring RH
En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

Le Microsoft Engineering Center d’Issy-les-Moulineaux va faire l’objet d’un plan de cessation d’activités d’ici l’été. Officiellement motivée par la volonté de réunir les ingénieurs autour de grands hubs internationaux comme Redmond ou Dublin, la décision suscite l’incompréhension parmi la centaine de collaborateurs concernés, qui travaillent au quotidien sur certaines des briques sous-tendant les principaux produits d’IA de l’entreprise.

Inauguré en 2011 aux portes de Paris, et recentré à partir de 2019 sur les sujets liés à l’intelligence artificielle, le Microsoft Engineering Center français va fermer ses portes d’ici l’été. L’annonce en a été faite le 19 février dernier à la centaine de collaborateurs concernés, à qui il a été confirmé qu’il s’agissait bien d’un plan de cessation d’activité et non d’une simple réduction d’effectifs.

Une annonce surprise pour la centaine d’ingénieurs concernés

Révélé la semaine dernière par l’Usine digitale, ce projet de fermeture nous a été confirmé par Microsoft France dans une déclaration :

« Nous avons présenté aux représentants du personnel un projet visant à cesser les activités du Microsoft Engineering Center Paris. Les discussions sont en cours et aucune décision définitive n’a été prise. Nous nous engageons à mener cette consultation de manière responsable et à soutenir tous les collaborateurs tout au long du processus. »

La nouvelle, annoncée par des membres des ressources humaines avec le concours d’un cadre français venu des États-Unis, a d’abord suscité stupeur et incompréhension au sein des équipes concernées. Opérant au sein d’une filiale dédiée, ses ingénieurs avaient été épargnés par la rupture conventionnelle collective mise en place par Microsoft France en novembre dernier (200 postes concernés, soit environ 10 % de l’effectif national).

« On ne comprend pas le signal. D’un côté, on a le discours selon lequel Microsoft investit en France parce que c’est le pays de l’IA et des ingénieurs. De l’autre, on vire une équipe de 100 personnes, dont la capacité à faire des choses n’a jamais été remise en cause. Quand on voit les sujets sur lesquels on travaille, il y a de quoi se poser des questions », nous confie un employé du Microsoft Engineering Center sous couvert d’anonymat.

Un centre d’ingénierie principalement consacré à l’IA

Immatriculé en 2011, le Microsoft Engineering Center français est installé depuis ses débuts au siège social de Microsoft France, à Issy-les-Moulineaux, aux portes de Paris. Au cours des années 2010, le centre se consacre notamment au développement de fonctionnalités et de services chargés d’accompagner la stratégie de l’éditeur en matière de distribution de contenus, qu’il s’agisse de flux vidéo, de musique, de jeux ou d’expériences interactives.

À partir de 2019, Microsoft donne une inflexion particulière à son centre, avec l’ouverture d’un centre de développement spécifiquement dédié à l’intelligence artificielle. « Ce Centre a pour mission d’accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation digitale et dans leur quête d’efficacité et de productivité accrues grâce à l’IA. Elles pourront bénéficier de solutions IA répondant à leurs besoins métiers à travers notamment l’usage des plateformes Dynamics 365 ou Azure. », expliquait alors Microsoft.

Cet axe constitue désormais l’activité principale du centre parisien. « Nous sommes une équipe reconnue, capable de livrer et maintenir des produits à succès, affirme notre contact. Nous étions parmi les premiers à travailler sur l’automatisation avec Copilot dès 2022. Les appels d’IA générative de la Power Platform [la collection d’outils de développement low code de Microsoft, ndlr] passent, par exemple, par un service conçu et développé à Paris ».

Une volonté affichée de rationalisation

Du côté de Microsoft France, un porte-parole indique que ce plan de cessation d’activités découle d’une stratégie, déjà engagée par ailleurs, de concentration des efforts autour de grands hubs internationaux comme Microsoft en compte déjà à Redmond ou à Dublin. Autrement dit, la décision de fermer le centre parisien ne découlerait pas d’une lecture qualitative de ses contributions, mais plutôt d’un changement d’organisation décidé et opéré à plus grande échelle.

« Ces changements proposés n’auront aucune incidence sur les autres activités de Microsoft en France. Nous restons pleinement engagés auprès de nos clients ainsi qu’à poursuivre nos investissements dans le pays », veut par ailleurs rassurer l’éditeur, selon qui des propositions de relocalisation dans l’un de ses centres sont envisageables pour les ingénieurs intéressés.

Le 4 novembre dernier, Microsoft renouvelait ses marques d’intérêt envers la France et l’IA au travers d’un rapport réaffirmant sa double promesse de « former un million de Français à l’IA d’ici 2027 » et « d’accompagner 2 500 startups françaises dans leur développement grâce à l’IA d’ici 2027 ». Au printemps 2024, Microsoft avait par la voix de son président Brad Smith promis 4 milliards d’euros d’investissements « au service de l’intelligence artificielle » dans le pays à l’occasion du salon Choose France.

En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

24 février 2026 à 09:01
Refactoring RH
En plein boom de l’IA, Microsoft ferme le centre d’ingénierie sur l’IA de son siège parisien

Le Microsoft Engineering Center d’Issy-les-Moulineaux va faire l’objet d’un plan de cessation d’activités d’ici l’été. Officiellement motivée par la volonté de réunir les ingénieurs autour de grands hubs internationaux comme Redmond ou Dublin, la décision suscite l’incompréhension parmi la centaine de collaborateurs concernés, qui travaillent au quotidien sur certaines des briques sous-tendant les principaux produits d’IA de l’entreprise.

Inauguré en 2011 aux portes de Paris, et recentré à partir de 2019 sur les sujets liés à l’intelligence artificielle, le Microsoft Engineering Center français va fermer ses portes d’ici l’été. L’annonce en a été faite le 19 février dernier à la centaine de collaborateurs concernés, à qui il a été confirmé qu’il s’agissait bien d’un plan de cessation d’activité et non d’une simple réduction d’effectifs.

Une annonce surprise pour la centaine d’ingénieurs concernés

Révélé la semaine dernière par l’Usine digitale, ce projet de fermeture nous a été confirmé par Microsoft France dans une déclaration :

« Nous avons présenté aux représentants du personnel un projet visant à cesser les activités du Microsoft Engineering Center Paris. Les discussions sont en cours et aucune décision définitive n’a été prise. Nous nous engageons à mener cette consultation de manière responsable et à soutenir tous les collaborateurs tout au long du processus. »

La nouvelle, annoncée par des membres des ressources humaines avec le concours d’un cadre français venu des États-Unis, a d’abord suscité stupeur et incompréhension au sein des équipes concernées. Opérant au sein d’une filiale dédiée, ses ingénieurs avaient été épargnés par la rupture conventionnelle collective mise en place par Microsoft France en novembre dernier (200 postes concernés, soit environ 10 % de l’effectif national).

« On ne comprend pas le signal. D’un côté, on a le discours selon lequel Microsoft investit en France parce que c’est le pays de l’IA et des ingénieurs. De l’autre, on vire une équipe de 100 personnes, dont la capacité à faire des choses n’a jamais été remise en cause. Quand on voit les sujets sur lesquels on travaille, il y a de quoi se poser des questions », nous confie un employé du Microsoft Engineering Center sous couvert d’anonymat.

Un centre d’ingénierie principalement consacré à l’IA

Immatriculé en 2011, le Microsoft Engineering Center français est installé depuis ses débuts au siège social de Microsoft France, à Issy-les-Moulineaux, aux portes de Paris. Au cours des années 2010, le centre se consacre notamment au développement de fonctionnalités et de services chargés d’accompagner la stratégie de l’éditeur en matière de distribution de contenus, qu’il s’agisse de flux vidéo, de musique, de jeux ou d’expériences interactives.

À partir de 2019, Microsoft donne une inflexion particulière à son centre, avec l’ouverture d’un centre de développement spécifiquement dédié à l’intelligence artificielle. « Ce Centre a pour mission d’accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation digitale et dans leur quête d’efficacité et de productivité accrues grâce à l’IA. Elles pourront bénéficier de solutions IA répondant à leurs besoins métiers à travers notamment l’usage des plateformes Dynamics 365 ou Azure. », expliquait alors Microsoft.

Cet axe constitue désormais l’activité principale du centre parisien. « Nous sommes une équipe reconnue, capable de livrer et maintenir des produits à succès, affirme notre contact. Nous étions parmi les premiers à travailler sur l’automatisation avec Copilot dès 2022. Les appels d’IA générative de la Power Platform [la collection d’outils de développement low code de Microsoft, ndlr] passent, par exemple, par un service conçu et développé à Paris ».

Une volonté affichée de rationalisation

Du côté de Microsoft France, un porte-parole indique que ce plan de cessation d’activités découle d’une stratégie, déjà engagée par ailleurs, de concentration des efforts autour de grands hubs internationaux comme Microsoft en compte déjà à Redmond ou à Dublin. Autrement dit, la décision de fermer le centre parisien ne découlerait pas d’une lecture qualitative de ses contributions, mais plutôt d’un changement d’organisation décidé et opéré à plus grande échelle.

« Ces changements proposés n’auront aucune incidence sur les autres activités de Microsoft en France. Nous restons pleinement engagés auprès de nos clients ainsi qu’à poursuivre nos investissements dans le pays », veut par ailleurs rassurer l’éditeur, selon qui des propositions de relocalisation dans l’un de ses centres sont envisageables pour les ingénieurs intéressés.

Le 4 novembre dernier, Microsoft renouvelait ses marques d’intérêt envers la France et l’IA au travers d’un rapport réaffirmant sa double promesse de « former un million de Français à l’IA d’ici 2027 » et « d’accompagner 2 500 startups françaises dans leur développement grâce à l’IA d’ici 2027 ». Au printemps 2024, Microsoft avait par la voix de son président Brad Smith promis 4 milliards d’euros d’investissements « au service de l’intelligence artificielle » dans le pays à l’occasion du salon Choose France.

Reçu — 23 février 2026 Actualités numériques

☕️ Bernard Charlès quitte la tête de Dassault Systèmes, Pascal Daloz le remplace

23 février 2026 à 10:39

Durement sanctionné en bourse après la publication de ses derniers résultats financiers, l’éditeur Dassault Systèmes a annoncé samedi le départ de son PDG, Bernard Charlès, « pour raisons personnelles ».

Ce dernier ne fait pas valoir ses droits à la retraite, comme le veut la formule consacrée, mais dit vouloir désormais « mettre ses 43 années d’expérience dans l’industrie, ainsi que sa vision de la transformation par l’IA des processus industriels de création et de production, au service de l’économie générative », selon un communiqué.

Le conseil d’administration passe le relais à Pascal Daloz qui endosse donc la casquette de président du conseil, en complément des fonctions opérationnelles qu’il assurait déjà. Entré chez Dassault Systèmes en 2001, Pascal Daloz en était déjà directeur général depuis 2024.

« Pascal et moi travaillons en tandem depuis 25 ans : il a toute ma confiance pour diriger l’entreprise et organiser le travail du Conseil, commente Bernard Charlès. Cette décision reflète la continuité et la solidité de notre gouvernance, un pilier essentiel de la confiance que nous accordent nos grands clients partout dans le monde. Je suis fermement convaincu que cette nouvelle configuration crée les meilleures conditions pour permettre à Dassault Systèmes de continuer à se développer avec succès. »

Bernard Charlès (68 ans) tire sa révérence chez DSY – crédit Dassault Systèmes

Avec 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, Dassault Systèmes occupe pour mémoire la première place du classement 2025 des éditeurs de logiciels français réalisé par Numeum (PDF), devant Ubisoft, Criteo, Cegid et Sopra Steria.

Dassault Systèmes, dont environ 50 % du capital sont flottants (disponibles pour des échanges sur le marché) a subi une sévère déconvenue en bourse mi-février, avec une action en recul de près de 30 % sur un mois. Raison de cette chute, qui intervient dans un contexte de défiance des marchés vis-à-vis des grands noms du logiciel en raison des craintes liées à l’impact de l’IA ?

L’éditeur de Solidworks et de CATIA, par ailleurs très investi dans le cloud, a publié le 11 février dernier des résultats financiers considérés comme décevants, et assorti ces derniers de prévisions prudentes pour son exercice 2026.

« Chez Dassault Systèmes, notre ambition est claire : mener la transformation de l’IA industrielle grâce aux 3D UNIV+RSES [l’appellation marketing qui regroupe les technologies et services dédiés à la création de jumeaux numériques, ndlr]. Il ne s’agit pas d’un objectif à court terme mais d’un engagement de long terme visant à redéfinir la manière dont les industries innovent, opèrent et restent compétitives. Notre vision capitalise sur des décennies d’expertise industrielle et scientifique et nous déployons désormais les capacités nécessaires pour la concrétiser. Une véritable transformation demande du temps, pour nos clients comme pour nous-mêmes », déclarait à cette occasion Pascal Daloz.

☕️ Bernard Charlès quitte la tête de Dassault Systèmes, Pascal Daloz le remplace

23 février 2026 à 10:39

Durement sanctionné en bourse après la publication de ses derniers résultats financiers, l’éditeur Dassault Systèmes a annoncé samedi le départ de son PDG, Bernard Charlès, « pour raisons personnelles ».

Ce dernier ne fait pas valoir ses droits à la retraite, comme le veut la formule consacrée, mais dit vouloir désormais « mettre ses 43 années d’expérience dans l’industrie, ainsi que sa vision de la transformation par l’IA des processus industriels de création et de production, au service de l’économie générative », selon un communiqué.

Le conseil d’administration passe le relais à Pascal Daloz qui endosse donc la casquette de président du conseil, en complément des fonctions opérationnelles qu’il assurait déjà. Entré chez Dassault Systèmes en 2001, Pascal Daloz en était déjà directeur général depuis 2024.

« Pascal et moi travaillons en tandem depuis 25 ans : il a toute ma confiance pour diriger l’entreprise et organiser le travail du Conseil, commente Bernard Charlès. Cette décision reflète la continuité et la solidité de notre gouvernance, un pilier essentiel de la confiance que nous accordent nos grands clients partout dans le monde. Je suis fermement convaincu que cette nouvelle configuration crée les meilleures conditions pour permettre à Dassault Systèmes de continuer à se développer avec succès. »

Bernard Charlès (68 ans) tire sa révérence chez DSY – crédit Dassault Systèmes

Avec 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, Dassault Systèmes occupe pour mémoire la première place du classement 2025 des éditeurs de logiciels français réalisé par Numeum (PDF), devant Ubisoft, Criteo, Cegid et Sopra Steria.

Dassault Systèmes, dont environ 50 % du capital sont flottants (disponibles pour des échanges sur le marché) a subi une sévère déconvenue en bourse mi-février, avec une action en recul de près de 30 % sur un mois. Raison de cette chute, qui intervient dans un contexte de défiance des marchés vis-à-vis des grands noms du logiciel en raison des craintes liées à l’impact de l’IA ?

L’éditeur de Solidworks et de CATIA, par ailleurs très investi dans le cloud, a publié le 11 février dernier des résultats financiers considérés comme décevants, et assorti ces derniers de prévisions prudentes pour son exercice 2026.

« Chez Dassault Systèmes, notre ambition est claire : mener la transformation de l’IA industrielle grâce aux 3D UNIV+RSES [l’appellation marketing qui regroupe les technologies et services dédiés à la création de jumeaux numériques, ndlr]. Il ne s’agit pas d’un objectif à court terme mais d’un engagement de long terme visant à redéfinir la manière dont les industries innovent, opèrent et restent compétitives. Notre vision capitalise sur des décennies d’expertise industrielle et scientifique et nous déployons désormais les capacités nécessaires pour la concrétiser. Une véritable transformation demande du temps, pour nos clients comme pour nous-mêmes », déclarait à cette occasion Pascal Daloz.

☕️ Phil Spencer quitte Xbox, Asha Sharma de CoreAI prend sa place

23 février 2026 à 08:34

Passage de flambeau historique à la tête de la division Xbox chez Microsoft. Phil Spencer, qui incarne littéralement la console depuis son lancement, il y a 25 ans, a annoncé vendredi son départ à la retraite, 38 ans après son entrée chez l’éditeur. Dans un message interne reproduit sur le blog de Microsoft, il explique avoir fait part de sa décision à Satya Nadella, CEO du groupe, à l’automne dernier, et indique rester en support de la nouvelle équipe dirigeante jusqu’à l’été.

Si ces modalités laissent augurer un départ négocié dans le calme, le départ de « P3 » (son gamertag Xbox) s’accompagne d’une autre défection. Sarah Bond, présidente de Xbox, a en effet elle aussi annoncé quitter l’entreprise, alors qu’elle faisait figure de favorite évidente pour prendre la suite de Phil Spencer.

Sur LinkedIn, cette dernière a annoncé sa décision en expliquant qu’elle avait été missionnée pour boucler l’intégration d’Activision-Blizzard-King. « Nous avons relevé certains des plus grands défis que cette organisation ait jamais connus, et nous l’avons fait en équipe », y déclare-t-elle, avant de se dire encline à passer à la prochaine étape de sa carrière.

Satya Nadella a de son côté annoncé que la division Microsoft Gaming serait désormais pilotée par Asha Sharma, placée sous sa supervision directe en tant que CEO de Microsoft Gaming. Entrée dans les équipes il y a deux ans, elle occupait jusqu’ici la tête de la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée de piloter les projets d’ingénierie IA de l’éditeur.

Asha Sharma est la nouvelle patronne de Xbox. À ses côtés, Matt Booty, prend la tête de tous les contenus. Il était jusqu’ici en charge de Xbox Game Studios – crédit Microsoft

Elle a précédemment occupé le poste de directrice exécutive chez Instacart (un spécialiste de la livraison de produits alimentaires), et passé plusieurs années chez Meta en tant que vice présidente chargée du produit autour de la messagerie et d’une partie des services entreprises.

Dans son propre message d’introduction, relayé à la suite des propos de Nadella et Spencer, Asha Sharma affirme se fixer trois engagements : la priorité aux bons jeux, le retour de Xbox (une façon implicite de répondre aux rumeurs persistantes selon lesquelles Microsoft envisage de sortir du matériel pour ne devenir qu’un éditeur ?) et « l’avenir du jeu », avec une promesse qui résonne tout particulièrement dans l’actualité du secteur :

« À mesure que la monétisation et l’IA évoluent et influencent notre avenir, nous ne privilégierons pas l’efficacité à court terme ni n’inonderons notre écosystème de bouillie IA [AI slop, ndlr] sans âme. Les jeux sont et resteront toujours un art, façonné par des humains et créé grâce aux technologies les plus innovantes que nous mettons à leur disposition. »

☕️ Phil Spencer quitte Xbox, Asha Sharma de CoreAI prend sa place

23 février 2026 à 08:34

Passage de flambeau historique à la tête de la division Xbox chez Microsoft. Phil Spencer, qui incarne littéralement la console depuis son lancement, il y a 25 ans, a annoncé vendredi son départ à la retraite, 38 ans après son entrée chez l’éditeur. Dans un message interne reproduit sur le blog de Microsoft, il explique avoir fait part de sa décision à Satya Nadella, CEO du groupe, à l’automne dernier, et indique rester en support de la nouvelle équipe dirigeante jusqu’à l’été.

Si ces modalités laissent augurer un départ négocié dans le calme, le départ de « P3 » (son gamertag Xbox) s’accompagne d’une autre défection. Sarah Bond, présidente de Xbox, a en effet elle aussi annoncé quitter l’entreprise, alors qu’elle faisait figure de favorite évidente pour prendre la suite de Phil Spencer.

Sur LinkedIn, cette dernière a annoncé sa décision en expliquant qu’elle avait été missionnée pour boucler l’intégration d’Activision-Blizzard-King. « Nous avons relevé certains des plus grands défis que cette organisation ait jamais connus, et nous l’avons fait en équipe », y déclare-t-elle, avant de se dire encline à passer à la prochaine étape de sa carrière.

Satya Nadella a de son côté annoncé que la division Microsoft Gaming serait désormais pilotée par Asha Sharma, placée sous sa supervision directe en tant que CEO de Microsoft Gaming. Entrée dans les équipes il y a deux ans, elle occupait jusqu’ici la tête de la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée de piloter les projets d’ingénierie IA de l’éditeur.

Asha Sharma est la nouvelle patronne de Xbox. À ses côtés, Matt Booty, prend la tête de tous les contenus. Il était jusqu’ici en charge de Xbox Game Studios – crédit Microsoft

Elle a précédemment occupé le poste de directrice exécutive chez Instacart (un spécialiste de la livraison de produits alimentaires), et passé plusieurs années chez Meta en tant que vice présidente chargée du produit autour de la messagerie et d’une partie des services entreprises.

Dans son propre message d’introduction, relayé à la suite des propos de Nadella et Spencer, Asha Sharma affirme se fixer trois engagements : la priorité aux bons jeux, le retour de Xbox (une façon implicite de répondre aux rumeurs persistantes selon lesquelles Microsoft envisage de sortir du matériel pour ne devenir qu’un éditeur ?) et « l’avenir du jeu », avec une promesse qui résonne tout particulièrement dans l’actualité du secteur :

« À mesure que la monétisation et l’IA évoluent et influencent notre avenir, nous ne privilégierons pas l’efficacité à court terme ni n’inonderons notre écosystème de bouillie IA [AI slop, ndlr] sans âme. Les jeux sont et resteront toujours un art, façonné par des humains et créé grâce aux technologies les plus innovantes que nous mettons à leur disposition. »

Reçu — 20 février 2026 Actualités numériques

L’État autorise la vente d’Exaion à Mara sous conditions, Xavier Niel entre au capital

20 février 2026 à 14:17
Une ténébreuse affaire
L’État autorise la vente d’Exaion à Mara sous conditions, Xavier Niel entre au capital

Bercy a annoncé vendredi après-midi son accord pour la vente d’Exaion par EDF à l’américain Mara, assorti de plusieurs conditions censées garantir la protection des intérêts français. Le montage prévoit l’entrée d’un nouvel investisseur au capital : Xavier Niel, via sa holding NJJ.

L’affaire était devenue très politique, avec un retentissement qui dépassait sans doute la portée réelle des activités d’Exaion en matière de souveraineté énergétique ou industrielle. Qu’importe, l’État semble avoir réussi à négocier avec Mara des conditions à même d’éteindre la polémique : Bercy a en effet annoncé vendredi avoir autorisé la vente d’Exaion à l’américain, mais en l’assortissant de plusieurs conditions contraignantes.

Ancrage et gouvernance propice aux intérêts français garantis

Bercy impose en premier lieu l’internalisation chez EDF de la plupart des activités que son ancienne filiale réalisait pour le groupe, de façon à assurer « l’absence d’hébergement de toute donnée sensible d’EDF sur les serveurs d’Exaion ». Pour les sujets moins sensibles, l’accord prévoit le maintien en France des activités réalisées par Exaion au profit de son ancienne maison mère.

L’État indique par ailleurs avoir fait lever la clause de non-concurrence exigée au départ par Mara de l’ancien propriétaire, qui aurait pu empêcher l’énergéticien de développer certains projets en rapport avec le calcul ou les infrastructures informatiques.

Xavier Niel dans les bagages

Enfin, il a obtenu que l’offre d’acquisition soit révisée pour faire entrer un nouvel acteur autour de la table, le fonds NJJ détenu par Xavier Niel. Du fait de ce nouvel actionnaire, présent aux côtés d’EDF Pulse Holding et donc du nouveau majoritaire qu’est Mara, « les intérêts français représentent désormais près de la moitié du capital d’Exaion », affirme Bercy.

L’investissement de NJJ s’incarne par une prise de participation de 10 % au capital de Mara France, la société de tête qui va intégrer les activités d’Exaion.

« Le conseil d’administration d’Exaion comptera trois représentants désignés par Mara Inc, trois représentants désignés par EDF Pulse Ventures, un représentant désigné par NJJ et le directeur général et co-fondateur d’Exaion. Xavier Niel ainsi que Fred Thiel, CEO Mara Inc, siégeront au sein du conseil d’administration d’Exaion. », précise EDF, qui reste donc à la fois client et actionnaire d’Exaion.

« Dans cette opération, l’État avance sur deux jambes : nous confirmons l’attractivité de la France pour les investissements internationaux, tout en assurant une protection intransigeante de nos intérêts stratégiques et de notre souveraineté technologique. », se félicite Roland Lescure, ministre de l’Économie, dans un communiqué.

L’État autorise la vente d’Exaion à Mara sous conditions, Xavier Niel entre au capital

20 février 2026 à 14:17
Une ténébreuse affaire
L’État autorise la vente d’Exaion à Mara sous conditions, Xavier Niel entre au capital

Bercy a annoncé vendredi après-midi son accord pour la vente d’Exaion par EDF à l’américain Mara, assorti de plusieurs conditions censées garantir la protection des intérêts français. Le montage prévoit l’entrée d’un nouvel investisseur au capital : Xavier Niel, via sa holding NJJ.

L’affaire était devenue très politique, avec un retentissement qui dépassait sans doute la portée réelle des activités d’Exaion en matière de souveraineté énergétique ou industrielle. Qu’importe, l’État semble avoir réussi à négocier avec Mara des conditions à même d’éteindre la polémique : Bercy a en effet annoncé vendredi avoir autorisé la vente d’Exaion à l’américain, mais en l’assortissant de plusieurs conditions contraignantes.

Ancrage et gouvernance propice aux intérêts français garantis

Bercy impose en premier lieu l’internalisation chez EDF de la plupart des activités que son ancienne filiale réalisait pour le groupe, de façon à assurer « l’absence d’hébergement de toute donnée sensible d’EDF sur les serveurs d’Exaion ». Pour les sujets moins sensibles, l’accord prévoit le maintien en France des activités réalisées par Exaion au profit de son ancienne maison mère.

L’État indique par ailleurs avoir fait lever la clause de non-concurrence exigée au départ par Mara de l’ancien propriétaire, qui aurait pu empêcher l’énergéticien de développer certains projets en rapport avec le calcul ou les infrastructures informatiques.

Xavier Niel dans les bagages

Enfin, il a obtenu que l’offre d’acquisition soit révisée pour faire entrer un nouvel acteur autour de la table, le fonds NJJ détenu par Xavier Niel. Du fait de ce nouvel actionnaire, présent aux côtés d’EDF Pulse Holding et donc du nouveau majoritaire qu’est Mara, « les intérêts français représentent désormais près de la moitié du capital d’Exaion », affirme Bercy.

L’investissement de NJJ s’incarne par une prise de participation de 10 % au capital de Mara France, la société de tête qui va intégrer les activités d’Exaion.

« Le conseil d’administration d’Exaion comptera trois représentants désignés par Mara Inc, trois représentants désignés par EDF Pulse Ventures, un représentant désigné par NJJ et le directeur général et co-fondateur d’Exaion. Xavier Niel ainsi que Fred Thiel, CEO Mara Inc, siégeront au sein du conseil d’administration d’Exaion. », précise EDF, qui reste donc à la fois client et actionnaire d’Exaion.

« Dans cette opération, l’État avance sur deux jambes : nous confirmons l’attractivité de la France pour les investissements internationaux, tout en assurant une protection intransigeante de nos intérêts stratégiques et de notre souveraineté technologique. », se félicite Roland Lescure, ministre de l’Économie, dans un communiqué.

☕️ La CFDT confirme un vol de données qui concerne aussi les ex-adhérents

20 février 2026 à 13:30

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) a signalé mercredi 18 février par voie de communiqué (PDF) avoir été victime « d’une attaque informatique impliquant un téléchargement illégal de fichiers contenant des données personnelles d’adhérents ».

« Dès qu’elle a eu connaissance de cet incident, la CFDT a isolé et stoppé le serveur hébergeant ses applications. Des investigations sont en cours pour estimer l’impact de cette violation de données informatiques », écrit encore la confédération, qui indique avoir déposé plainte et averti à la fois la Cnil et l’ANSSI, conformément à ses obligations.

L’information aux adhérents a débuté dans la foulée avec une communication par email, dans laquelle la CFDT liste plus précisément la nature des données potentiellement compromises. Outre les coordonnées complètes et le couple prénom / nom, l’exposition concerne également la date d’adhésion à la confédération, et le syndicat d’affiliation. « À ce stade, aucune donnée bancaire ne serait concernée par cette faille de confidentialité », indique avec précaution ce courrier. Rappelons que la Cnil considère l’appartenance syndicale comme relevant des données sensibles.

Communiqué de presse de la CFDT daté du 18 février 2026

« Au 31 décembre 2024, la CFDT comptait 640 631 adhérentes et adhérents », indique l’organisation, qui ne précise pas le volume de comptes concernés par cette fuite de données. Le chiffre total pourrait cependant se révéler supérieur au total du nombre actuel d’adhérents. La confédération a en effet également entrepris d’avertir certains ex-adhérents que leurs données ont pu être exfiltrées dans le contexte de cette attaque.

« En tant qu’ex-adhérent.e, vos données ont pu être impactées : en effet, et conformément aux dispositions légales et réglementaires, nous conservons les données de nos ex-adhérent.es pour une durée de 4 ans à partir de la clôture de l’exercice après leur départ de la CFDT, et pendant 10 ans en ce qui concerne les documents comptables (par exemple les pièces justificatives de remboursement de frais) », justifie l’organisation dans un email consulté par Next.

Une annonce revendiquant un piratage de la CFDT est apparue le 18 février sur un forum dédié aux échanges de données volées. L’auteur y affirmait disposer des coordonnées de 1,4 million de personnes, ainsi que les informations professionnelles d’une partie des employés de la confédération. Le lien entre cette annonce et l’attaque reconnue par la CFDT n’a pas été établi.


☕️ La CFDT confirme un vol de données qui concerne aussi les ex-adhérents

20 février 2026 à 13:30

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) a signalé mercredi 18 février par voie de communiqué (PDF) avoir été victime « d’une attaque informatique impliquant un téléchargement illégal de fichiers contenant des données personnelles d’adhérents ».

« Dès qu’elle a eu connaissance de cet incident, la CFDT a isolé et stoppé le serveur hébergeant ses applications. Des investigations sont en cours pour estimer l’impact de cette violation de données informatiques », écrit encore la confédération, qui indique avoir déposé plainte et averti à la fois la Cnil et l’ANSSI, conformément à ses obligations.

L’information aux adhérents a débuté dans la foulée avec une communication par email, dans laquelle la CFDT liste plus précisément la nature des données potentiellement compromises. Outre les coordonnées complètes et le couple prénom / nom, l’exposition concerne également la date d’adhésion à la confédération, et le syndicat d’affiliation. « À ce stade, aucune donnée bancaire ne serait concernée par cette faille de confidentialité », indique avec précaution ce courrier. Rappelons que la Cnil considère l’appartenance syndicale comme relevant des données sensibles.

Communiqué de presse de la CFDT daté du 18 février 2026

« Au 31 décembre 2024, la CFDT comptait 640 631 adhérentes et adhérents », indique l’organisation, qui ne précise pas le volume de comptes concernés par cette fuite de données. Le chiffre total pourrait cependant se révéler supérieur au total du nombre actuel d’adhérents. La confédération a en effet également entrepris d’avertir certains ex-adhérents que leurs données ont pu être exfiltrées dans le contexte de cette attaque.

« En tant qu’ex-adhérent.e, vos données ont pu être impactées : en effet, et conformément aux dispositions légales et réglementaires, nous conservons les données de nos ex-adhérent.es pour une durée de 4 ans à partir de la clôture de l’exercice après leur départ de la CFDT, et pendant 10 ans en ce qui concerne les documents comptables (par exemple les pièces justificatives de remboursement de frais) », justifie l’organisation dans un email consulté par Next.

Une annonce revendiquant un piratage de la CFDT est apparue le 18 février sur un forum dédié aux échanges de données volées. L’auteur y affirmait disposer des coordonnées de 1,4 million de personnes, ainsi que les informations professionnelles d’une partie des employés de la confédération. Le lien entre cette annonce et l’attaque reconnue par la CFDT n’a pas été établi.


Après Sonnet 4.6 chez Claude, Gemini 3.1 Pro promet un raisonnement amélioré

20 février 2026 à 10:51
Brain Dead
Après Sonnet 4.6 chez Claude, Gemini 3.1 Pro promet un raisonnement amélioré

La course aux LLM se poursuit chez les grands noms de l’IA avec, cette semaine, deux annonces successives, qui concernent respectivement Claude Sonnet 4.6, dernière version en date du modèle généraliste d’Anthropic et Gemini 3.1 Pro qui, chez Google, promet des capacités améliorées en matière de raisonnement.

Le calendrier s’accélère encore sur le front des grands modèles de langage, avec deux sorties quasi concomitantes cette semaine : Claude Sonnet 4.6 chez Anthropic et Gemini 3.1 Pro chez Google. Deux semaines plus tôt, ce sont Claude Opus 4.6 et GPT-5.3 Codex qui s’affrontaient dans l’actualité, illustrant le caractère presque frénétique du rythme de publication adoptés par les acteurs de l’IA générative.

Sonnet 4.6 se rapproche d’Opus

Chez Anthropic, Opus (le modèle haut de gamme dédié aux tâches complexes) n’aura pas conservé longtemps l’exclusivité des nouveautés de Claude 4.6. Sonnet (le modèle courant proposé par défaut, moins gourmand en tokens) intègre en effet les principales, à commencer par sa fenêtre contextuelle désormais étendue à un million de jetons. Ce paramètre est important pour les usages avancés, puisqu’il définit la quantité d’information que le modèle peut traiter et conserver en mémoire dans le cadre d’une conversation avec l’usager.

Anthropic ne détaille pas les emprunts précis de Sonnet à Opus, mais affirme dans le tableau qui résume les performances de ses modèles et les compare à la concurrence que Sonnet 4.6 talonne, voire dépasse, son aîné sur la plupart des scénarios fonctionnels (code, analyse financière, traitements agentiques). Opus 4.6 garderait tout de même une longueur d’avance sur les raisonnements complexes.

Face à la concurrence, les deux modèles 4.6 seraient supérieurs à GPT-5.2 et Gemini 3 Pro sur la plupart des scénarios d’usage. Rappelons que les chiffres présentés dans ce tableau émanent d’outils de mesure (benchmarks) choisis et opérés par Anthropic. L’entreprise double ces mesures de quelques sondages réalisés auprès de ses utilisateurs, qui mettent quant à eux en lumière un réel progrès en passant de 4.5 à 4.6, notamment sur le code.

Anthropic revendique des performances en nette hausse pour Claude Sonnet 4.6

Sonnet 4.6 est désormais utilisé par défaut sur tous les abonnements à Claude, y compris dans sa version gratuite. « Nous avons également mis à niveau notre offre gratuite vers Sonnet 4.6 par défaut ; elle inclut désormais la création de fichiers, les connecteurs, les compétences et la compression. », indique à ce sujet l’entreprise.

Gemini 3.1 Pro mise sur le raisonnement

Chez Google, c’est donc le déploiement de Gemini 3.1 Pro qui commence au travers des différents produits et modèles de la gamme.

3.1 Pro offrirait, selon Google, des performances doublées en matière de raisonnement sur ARC-AGI-2, l’outil de mesure de la fondation ARC Prize, qui fait aussi office de mètre étalon chez Anthropic. Gemini 3.1 Pro obtiendrait à ce niveau un score de 77,1 %, soit près de dix points de plus que ce qu’obtient Claude Opus 4.6.

Au-delà des performances synthétiques, Google promet une amélioration sensible des performances dans les usages appliqués, prenant comme exemple la génération d’une animation SVG à partir d’une requête texte.

« À compter d’aujourd’hui, Gemini 3.1 Pro est déployé dans l’application Gemini avec des limites plus élevées pour les utilisateurs disposant des abonnements Google AI Pro et Ultra. La version 3.1 Pro est également disponible sur NotebookLM, exclusivement pour les utilisateurs Pro et Ultra. Les développeurs et les entreprises peuvent dès maintenant accéder à la version préliminaire de Gemini 3.1 Pro via l’API Gemini, grâce à AI Studio, Antigravity, Vertex AI, Gemini Enterprise, Gemini CLI et Android Studio. », précise Google.

Gemini 3.1 Pro est censé écraser la concurrence sur les raisonnements abstraits

Après Sonnet 4.6 chez Claude, Gemini 3.1 Pro promet un raisonnement amélioré

20 février 2026 à 10:51
Brain Dead
Après Sonnet 4.6 chez Claude, Gemini 3.1 Pro promet un raisonnement amélioré

La course aux LLM se poursuit chez les grands noms de l’IA avec, cette semaine, deux annonces successives, qui concernent respectivement Claude Sonnet 4.6, dernière version en date du modèle généraliste d’Anthropic et Gemini 3.1 Pro qui, chez Google, promet des capacités améliorées en matière de raisonnement.

Le calendrier s’accélère encore sur le front des grands modèles de langage, avec deux sorties quasi concomitantes cette semaine : Claude Sonnet 4.6 chez Anthropic et Gemini 3.1 Pro chez Google. Deux semaines plus tôt, ce sont Claude Opus 4.6 et GPT-5.3 Codex qui s’affrontaient dans l’actualité, illustrant le caractère presque frénétique du rythme de publication adoptés par les acteurs de l’IA générative.

Sonnet 4.6 se rapproche d’Opus

Chez Anthropic, Opus (le modèle haut de gamme dédié aux tâches complexes) n’aura pas conservé longtemps l’exclusivité des nouveautés de Claude 4.6. Sonnet (le modèle courant proposé par défaut, moins gourmand en tokens) intègre en effet les principales, à commencer par sa fenêtre contextuelle désormais étendue à un million de jetons. Ce paramètre est important pour les usages avancés, puisqu’il définit la quantité d’information que le modèle peut traiter et conserver en mémoire dans le cadre d’une conversation avec l’usager.

Anthropic ne détaille pas les emprunts précis de Sonnet à Opus, mais affirme dans le tableau qui résume les performances de ses modèles et les compare à la concurrence que Sonnet 4.6 talonne, voire dépasse, son aîné sur la plupart des scénarios fonctionnels (code, analyse financière, traitements agentiques). Opus 4.6 garderait tout de même une longueur d’avance sur les raisonnements complexes.

Face à la concurrence, les deux modèles 4.6 seraient supérieurs à GPT-5.2 et Gemini 3 Pro sur la plupart des scénarios d’usage. Rappelons que les chiffres présentés dans ce tableau émanent d’outils de mesure (benchmarks) choisis et opérés par Anthropic. L’entreprise double ces mesures de quelques sondages réalisés auprès de ses utilisateurs, qui mettent quant à eux en lumière un réel progrès en passant de 4.5 à 4.6, notamment sur le code.

Anthropic revendique des performances en nette hausse pour Claude Sonnet 4.6

Sonnet 4.6 est désormais utilisé par défaut sur tous les abonnements à Claude, y compris dans sa version gratuite. « Nous avons également mis à niveau notre offre gratuite vers Sonnet 4.6 par défaut ; elle inclut désormais la création de fichiers, les connecteurs, les compétences et la compression. », indique à ce sujet l’entreprise.

Gemini 3.1 Pro mise sur le raisonnement

Chez Google, c’est donc le déploiement de Gemini 3.1 Pro qui commence au travers des différents produits et modèles de la gamme.

3.1 Pro offrirait, selon Google, des performances doublées en matière de raisonnement sur ARC-AGI-2, l’outil de mesure de la fondation ARC Prize, qui fait aussi office de mètre étalon chez Anthropic. Gemini 3.1 Pro obtiendrait à ce niveau un score de 77,1 %, soit près de dix points de plus que ce qu’obtient Claude Opus 4.6.

Au-delà des performances synthétiques, Google promet une amélioration sensible des performances dans les usages appliqués, prenant comme exemple la génération d’une animation SVG à partir d’une requête texte.

« À compter d’aujourd’hui, Gemini 3.1 Pro est déployé dans l’application Gemini avec des limites plus élevées pour les utilisateurs disposant des abonnements Google AI Pro et Ultra. La version 3.1 Pro est également disponible sur NotebookLM, exclusivement pour les utilisateurs Pro et Ultra. Les développeurs et les entreprises peuvent dès maintenant accéder à la version préliminaire de Gemini 3.1 Pro via l’API Gemini, grâce à AI Studio, Antigravity, Vertex AI, Gemini Enterprise, Gemini CLI et Android Studio. », précise Google.

Gemini 3.1 Pro est censé écraser la concurrence sur les raisonnements abstraits

IDMerit, spécialiste du KYC, aurait exposé 1 milliard d’enregistrements, dont 52 millions relatifs à la France

20 février 2026 à 07:50
La vie privée, ça se mérite
IDMerit, spécialiste du KYC, aurait exposé 1 milliard d’enregistrements, dont 52 millions relatifs à la France

IDMerit, entreprise californienne spécialisée dans les processus de vérification de l’identité du client, est accusée d’avoir laissé en accès libre un jeu de bases de données contenant les données personnelles d’environ un milliard de personnes, dont 52 millions de Français.

Peut-on encore parler d’intrusion dans un système informatique quand la porte d’entrée est laissée béante ? Une enquête de Cybernews, publiée le 18 février, affirme qu’une entreprise spécialisée dans les processus de vérification d’identité du client (ou KYC, pour know your customer) avait laissé en accès libre une instance MongoDB d’environ 1 To.

Cette dernière hébergeait plusieurs bases de données qui, dans leur ensemble, représentaient environ 3 milliards d’enregistrements. Dans le lot figuraient environ 2 milliards de lignes correspondant à des logs (un historique d’activité), et 1 milliard d’informations considérées comme des données personnelles.

1 milliard de données personnelles exposées

« Plusieurs bases de données semblaient contenir des données redondantes pour un même pays. Cependant, notre équipe estime que la plupart des enregistrements étaient uniques », affirme Cybernews. Au total, les informations couvriraient un échantillon significatif de la population de 26 pays différents, avec 52 millions d’enregistrements qui émaneraient d’internautes français.

26 pays seraient concernés par cet ensemble de bases de données – crédit Cybernews

Outre le volume, la nature des données exposées est également particulièrement problématique. Selon Cybernews, l’instance contenait en effet des informations personnelles détaillées, avec coordonnées complètes, date de naissance et pièces d’identité. Dans certains jeux de données apparaissaient aussi des métadonnées liées à la ligne téléphonique ou d’autres critères que les auteurs de la découverte n’explicitent pas tels que des « annotations de profil social ».

« À cette échelle, les risques en aval comprennent la prise de contrôle de comptes, le phishing ciblé, la fraude à la carte de crédit, l’échange de cartes SIM et les atteintes à la vie privée à long terme », alerte Cybernews. Le média souligne par ailleurs le caractère très structuré des différentes bases de données exposées, qui facilite selon lui une exploitation à l’échelle industrielle, notamment grâce à des outils d’IA.

Exposées, mais téléchargées ?

Cybernews affirme que ses chercheurs ont découvert l’instance en question le 11 novembre dernier. Ces derniers ont dans la foulée contacté l’entreprise IDMerit qui a immédiatement sécurisé l’accès aux fichiers concernés. Un temps trop tard ? « Bien qu’il n’existe actuellement aucune preuve d’utilisation malveillante, des robots d’exploration automatisés mis en place par des acteurs malveillants parcourent constamment le web à la recherche d’instances exposées, les téléchargeant presque instantanément dès leur apparition », redoute Cybernews.

L’hypothèse de pirates capables de littéralement scanner Internet à la recherche de bases de données accessibles est pour mémoire tout à fait sérieuse, a minima pour les adresses IPv4.

Exigences de conformité

Inconnue du grand public, IDMerit est une entreprise californienne qui fournit des services de vérification d’identité à des banques, des émetteurs de services financiers, mais aussi des e-commerçants, des mutuelles, des assurances, des opérateurs téléphoniques ou des acteurs du jeu d’argent en ligne.

Tous ces secteurs ont en effet besoin, à des niveaux divers, de contrôler l’identité précise de la personne qui souscrit un service, notamment à des fins de conformité : une banque doit par exemple pouvoir justifier qu’elle connait ses clients (au sens vérification d’identité) dans le cadre des lois contre le blanchiment d’argent.

Les outils de vérification nécessaires sont généralement implémentés en marque blanche (le nom du prestataire n’apparait pas). À cette première brique très opérationnelle, IDMerit ajoute la promesse d’une capacité à enrichir les données, en croisant les différentes sources d’information à sa disposition, pour aider par exemple un établissement financier à déterminer le profil de risque du client qui cherche à souscrire un crédit.

« Nous intégrons des informations détaillées issues de sources de données officielles pour une analyse de données plus poussée. L’intégration de données démographiques telles que la situation géographique, le statut socio-économique, le sexe et l’âge nous permet d’améliorer considérablement notre capacité à identifier et à signaler les facteurs de risque et à optimiser la détection des fraudes », vante par exemple l’entreprise.

Ces intermédiaires, dont le métier consiste finalement à agréger un maximum de contexte autour de données personnelles, constituent de ce fait une cible de choix pour les pirates.

IDMerit n’a pas, à ce stade, commenté publiquement les informations révélées par Cybernews, et pourra peut-être se permettre de rester silencieuse si aucune action malveillante ne peut être rattachée aux informations issues de cette instance mal sécurisée.

Sumsub alerte sur une intrusion

Sumsub, un autre prestataire de KYC très utilisé par les plateformes spécialisés dans les cryptomonnaies (mais aussi par Duolingo) n’a pas eu cette chance. Début février, l’entreprise (basée à Londres) a communiqué au sujet d’une intrusion survenue dans son système en juillet 2024. L’incident a été découvert a posteriori, à l’occasion d’un audit de sécurité conduit en janvier dernier.

« D’après les informations actuellement disponibles, l’enquête de Sumsub indique qu’en juillet 2024, un acteur malveillant externe a soumis une pièce jointe malveillante via une plateforme de gestion de tickets d’assistance tierce, ce qui a permis un accès non autorisé limité à un environnement interne lié à l’assistance. », décrit Sumsub.

L’entreprise affirme que les données exposées consistaient principalement en une série de noms, mais elle indique aussi qu’une partie des enregistrements contenait des adresses email et des numéros de téléphone. Dans ce cas précis, aucune pièce d’identité, information biométrique ou information bancaire n’aurait été exposée ou compromise.

Sumsub comme IDMerit revendiquent sur leurs sites les certifications courantes de type ISO 27001 ou SOC2, ainsi qu’une totale conformité aux règlements européens ou états-uniens encadrant l’exploitation de données personnelles.

IDmerit vante la sécurité de ses services sur la page d’accueil de son site – capture d’écran

IDMerit, spécialiste du KYC, aurait exposé 1 milliard d’enregistrements, dont 52 millions relatifs à la France

20 février 2026 à 07:50
La vie privée, ça se mérite
IDMerit, spécialiste du KYC, aurait exposé 1 milliard d’enregistrements, dont 52 millions relatifs à la France

IDMerit, entreprise californienne spécialisée dans les processus de vérification de l’identité du client, est accusée d’avoir laissé en accès libre un jeu de bases de données contenant les données personnelles d’environ un milliard de personnes, dont 52 millions de Français.

Peut-on encore parler d’intrusion dans un système informatique quand la porte d’entrée est laissée béante ? Une enquête de Cybernews, publiée le 18 février, affirme qu’une entreprise spécialisée dans les processus de vérification d’identité du client (ou KYC, pour know your customer) avait laissé en accès libre une instance MongoDB d’environ 1 To.

Cette dernière hébergeait plusieurs bases de données qui, dans leur ensemble, représentaient environ 3 milliards d’enregistrements. Dans le lot figuraient environ 2 milliards de lignes correspondant à des logs (un historique d’activité), et 1 milliard d’informations considérées comme des données personnelles.

1 milliard de données personnelles exposées

« Plusieurs bases de données semblaient contenir des données redondantes pour un même pays. Cependant, notre équipe estime que la plupart des enregistrements étaient uniques », affirme Cybernews. Au total, les informations couvriraient un échantillon significatif de la population de 26 pays différents, avec 52 millions d’enregistrements qui émaneraient d’internautes français.

26 pays seraient concernés par cet ensemble de bases de données – crédit Cybernews

Outre le volume, la nature des données exposées est également particulièrement problématique. Selon Cybernews, l’instance contenait en effet des informations personnelles détaillées, avec coordonnées complètes, date de naissance et pièces d’identité. Dans certains jeux de données apparaissaient aussi des métadonnées liées à la ligne téléphonique ou d’autres critères que les auteurs de la découverte n’explicitent pas tels que des « annotations de profil social ».

« À cette échelle, les risques en aval comprennent la prise de contrôle de comptes, le phishing ciblé, la fraude à la carte de crédit, l’échange de cartes SIM et les atteintes à la vie privée à long terme », alerte Cybernews. Le média souligne par ailleurs le caractère très structuré des différentes bases de données exposées, qui facilite selon lui une exploitation à l’échelle industrielle, notamment grâce à des outils d’IA.

Exposées, mais téléchargées ?

Cybernews affirme que ses chercheurs ont découvert l’instance en question le 11 novembre dernier. Ces derniers ont dans la foulée contacté l’entreprise IDMerit qui a immédiatement sécurisé l’accès aux fichiers concernés. Un temps trop tard ? « Bien qu’il n’existe actuellement aucune preuve d’utilisation malveillante, des robots d’exploration automatisés mis en place par des acteurs malveillants parcourent constamment le web à la recherche d’instances exposées, les téléchargeant presque instantanément dès leur apparition », redoute Cybernews.

L’hypothèse de pirates capables de littéralement scanner Internet à la recherche de bases de données accessibles est pour mémoire tout à fait sérieuse, a minima pour les adresses IPv4.

Exigences de conformité

Inconnue du grand public, IDMerit est une entreprise californienne qui fournit des services de vérification d’identité à des banques, des émetteurs de services financiers, mais aussi des e-commerçants, des mutuelles, des assurances, des opérateurs téléphoniques ou des acteurs du jeu d’argent en ligne.

Tous ces secteurs ont en effet besoin, à des niveaux divers, de contrôler l’identité précise de la personne qui souscrit un service, notamment à des fins de conformité : une banque doit par exemple pouvoir justifier qu’elle connait ses clients (au sens vérification d’identité) dans le cadre des lois contre le blanchiment d’argent.

Les outils de vérification nécessaires sont généralement implémentés en marque blanche (le nom du prestataire n’apparait pas). À cette première brique très opérationnelle, IDMerit ajoute la promesse d’une capacité à enrichir les données, en croisant les différentes sources d’information à sa disposition, pour aider par exemple un établissement financier à déterminer le profil de risque du client qui cherche à souscrire un crédit.

« Nous intégrons des informations détaillées issues de sources de données officielles pour une analyse de données plus poussée. L’intégration de données démographiques telles que la situation géographique, le statut socio-économique, le sexe et l’âge nous permet d’améliorer considérablement notre capacité à identifier et à signaler les facteurs de risque et à optimiser la détection des fraudes », vante par exemple l’entreprise.

Ces intermédiaires, dont le métier consiste finalement à agréger un maximum de contexte autour de données personnelles, constituent de ce fait une cible de choix pour les pirates.

IDMerit n’a pas, à ce stade, commenté publiquement les informations révélées par Cybernews, et pourra peut-être se permettre de rester silencieuse si aucune action malveillante ne peut être rattachée aux informations issues de cette instance mal sécurisée.

Sumsub alerte sur une intrusion

Sumsub, un autre prestataire de KYC très utilisé par les plateformes spécialisés dans les cryptomonnaies (mais aussi par Duolingo) n’a pas eu cette chance. Début février, l’entreprise (basée à Londres) a communiqué au sujet d’une intrusion survenue dans son système en juillet 2024. L’incident a été découvert a posteriori, à l’occasion d’un audit de sécurité conduit en janvier dernier.

« D’après les informations actuellement disponibles, l’enquête de Sumsub indique qu’en juillet 2024, un acteur malveillant externe a soumis une pièce jointe malveillante via une plateforme de gestion de tickets d’assistance tierce, ce qui a permis un accès non autorisé limité à un environnement interne lié à l’assistance. », décrit Sumsub.

L’entreprise affirme que les données exposées consistaient principalement en une série de noms, mais elle indique aussi qu’une partie des enregistrements contenait des adresses email et des numéros de téléphone. Dans ce cas précis, aucune pièce d’identité, information biométrique ou information bancaire n’aurait été exposée ou compromise.

Sumsub comme IDMerit revendiquent sur leurs sites les certifications courantes de type ISO 27001 ou SOC2, ainsi qu’une totale conformité aux règlements européens ou états-uniens encadrant l’exploitation de données personnelles.

IDmerit vante la sécurité de ses services sur la page d’accueil de son site – capture d’écran

☕️ Chrome introduit la vue partagée, l’annotation PDF et la sauvegarde sur Google Drive

20 février 2026 à 07:32

Google a signalé jeudi l’apparition de trois nouvelles fonctionnalités au sein de son navigateur Chrome.

La première consiste en une vue partagée (ou split view), c’est à dire la possibilité d’afficher côte à côte deux pages Web au sein d’un même onglet, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir une nouvelle instance du navigateur.

L’annonce de Google est récente, mais le déploiement de cette vue partagée a en réalité débuté en novembre dernier, d’abord dans le canal Canary dédié aux testeurs, puis sur une part progressive des utilisateurs de la version stable du logiciel.

Lorsqu’elle est activée, cette vue partagée fait apparaître un bouton contextuel à gauche de la barre d’adresse. Il permet de fermer l’une ou l’autre des vues, d’en inverser l’ordre d’affichage, ou de séparer les deux pages en onglets distincts.

Sur ce volet, Chrome se met simplement à niveau par rapport à la concurrence : la vue partagée vient aussi de faire son apparition chez Firefox, et des navigateurs comme Edge, Vivaldi, Opera ou Safari la proposent de longue date.

Chrome inaugure un mode split view

La visionneuse de PDF intégrée à Chrome évolue elle aussi : elle s’enrichit de possibilités d’annotation et de commentaires sans recours à un outil tiers. « Cette fonctionnalité est idéale pour apposer rapidement des signatures numériques, relire un rapport de travail, prendre des notes sur un programme de cours ou simplement surligner une section clé d’un document personnel », fait valoir Google qui, là aussi, rattrape la concurrence.

Dans la foulée, Google introduit une nouvelle option qui renforce l’intégration entre Chrome et son univers de services en ligne : la possibilité d’enregistrer le PDF ouvert ou annoté directement sur Google Drive, plutôt qu’uniquement en local sur la machine de l’utilisateur.

☕️ Chrome introduit la vue partagée, l’annotation PDF et la sauvegarde sur Google Drive

20 février 2026 à 07:32

Google a signalé jeudi l’apparition de trois nouvelles fonctionnalités au sein de son navigateur Chrome.

La première consiste en une vue partagée (ou split view), c’est à dire la possibilité d’afficher côte à côte deux pages Web au sein d’un même onglet, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir une nouvelle instance du navigateur.

L’annonce de Google est récente, mais le déploiement de cette vue partagée a en réalité débuté en novembre dernier, d’abord dans le canal Canary dédié aux testeurs, puis sur une part progressive des utilisateurs de la version stable du logiciel.

Lorsqu’elle est activée, cette vue partagée fait apparaître un bouton contextuel à gauche de la barre d’adresse. Il permet de fermer l’une ou l’autre des vues, d’en inverser l’ordre d’affichage, ou de séparer les deux pages en onglets distincts.

Sur ce volet, Chrome se met simplement à niveau par rapport à la concurrence : la vue partagée vient aussi de faire son apparition chez Firefox, et des navigateurs comme Edge, Vivaldi, Opera ou Safari la proposent de longue date.

Chrome inaugure un mode split view

La visionneuse de PDF intégrée à Chrome évolue elle aussi : elle s’enrichit de possibilités d’annotation et de commentaires sans recours à un outil tiers. « Cette fonctionnalité est idéale pour apposer rapidement des signatures numériques, relire un rapport de travail, prendre des notes sur un programme de cours ou simplement surligner une section clé d’un document personnel », fait valoir Google qui, là aussi, rattrape la concurrence.

Dans la foulée, Google introduit une nouvelle option qui renforce l’intégration entre Chrome et son univers de services en ligne : la possibilité d’enregistrer le PDF ouvert ou annoté directement sur Google Drive, plutôt qu’uniquement en local sur la machine de l’utilisateur.

Reçu — 19 février 2026 Actualités numériques

Google Maps limite les infos affichées aux utilisateurs non connectés à leur compte

19 février 2026 à 14:15
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Google Maps limite les infos affichées aux utilisateurs non connectés à leur compte

Google semble préférer que vous utilisiez Google Maps en étant connecté à votre compte. Depuis quelques jours, le service propose en effet un « affichage limité » aux internautes anonymes, qui se trouvent ainsi privés des photos d’autres utilisateurs ou des avis laissés sur le lieu recherché.

La restriction ne semble pas en place chez tout le monde, mais il est assez facile de vérifier si vous êtes concerné : ouvrez un nouvel onglet de votre butineur favori en navigation privée, rendez-vous sur Google Maps et entrez l’adresse ou le nom d’un lieu qui vous est familier. Dans ce mode déconnecté (au sens non connecté à votre compte Google), vous risquez fort de disposer d’un « affichage limité de Google Maps », comme l’indique très clairement l’interface de l’outil de cartographie.

Des infos « sociales » en moins

Cette petite mention apparait en bas de la colonne qui réunit habituellement les informations relatives au lieu recherché. Comme nous avons pu le vérifier nous-même sur quelques recherches portant sur des lieux français de notoriété publique, Google Maps affiche toujours l’adresse, les horaires ou les informations de contact, mais toute la dimension sociale (avis laissés par d’autres internautes et galerie de photos) disparait. Dans le cas d’un célèbre musée, l’indicateur de l’affluence en fonction de l’heure ou les liens directs vers des services de billetterie en ligne manquent également à l’appel.

À gauche, Maps en navigation privée (le panneau d’aide n’est pas ouvert par défaut), à droite la même recherche en surfant connecté à un compte Google – captures d’écran Next

Partagée par quelques internautes sur Reddit et relayée dans la presse tech anglophone, la découverte fait s’interroger les commentateurs : Google aurait-il sciemment décidé de brider les utilisateurs non connectés pour mieux alimenter ses outils de collecte de données ? Neowin remarque que ce changement intervient quelques jours seulement après que Google a introduit des interactions avec Gemini, son chatbot d’IA générative, au sein de Maps.

Collecte de données ou lutte contre le scraping ?

D’après nos rapides tests conduits jeudi, l’utilisation d’extensions dédiés au blocage des publicités ou à la limitation du partage d’informations liées à la navigation n’a pas d’impact sur l’affichage. En mode déconnecté, le fait d’accepter ou de refuser les cookies lors de la connexion au service ne modifie pas non plus ce comportement.

Le lien « En savoir plus » prodigué par Google ne donne aucune explication précise quant à ce phénomène : il ouvre un panneau d’aide générique, qui recense quelques facteurs possibles de restrictions au niveau de l’affichage, et invite lui aussi à se connecter à son compte.

Ce panneau comporte toutefois une allusion au scraping de données, c’est-à-dire la collecte à grande échelle et de façon automatisée des informations disponibles sur les fiches. « Le scraping non autorisé de données peut avoir un impact négatif sur les performances et la disponibilité des services Google pour les autres utilisateurs. », y indique Google.

Le moteur de recherche n’a pour l’instant pas commenté ouvertement ce nouveau comportement. Il semble par ailleurs n’intervenir que chez certains internautes, ce qui pourrait laisser imaginer une phase de test (logique de test A/B).

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