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Reçu — 3 mars 2026 Actualités numériques

Municipales : « passer aux logiciels libres, c’est faisable, on l’a fait », mais…

3 mars 2026 à 14:15
« Le passage à Linux, c’est quand même un peu le boss de fin de niveau »
Municipales : « passer aux logiciels libres, c’est faisable, on l’a fait », mais…

Comment les mairies peuvent-elles s’emparer des questions de souveraineté numérique ? À l’occasion des municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2026, Next vous propose un entretien avec Nicolas Vivant, directeur de la stratégie numérique embauché par la ville d’Échirolles en 2021 pour mettre en œuvre une politique du numérique prenant en compte une volonté d’autonomie.

Les élections municipales approchent et les questions sur la souveraineté et l’utilisation des logiciels libres sont de nouveau sur le devant de la scène. Next a voulu savoir comment ça se passait concrètement dans une ville qui a choisi de passer au libre.

La ville d’Échirolles (dont la maire est Amandine Demore, PCF), près de Grenoble, est connue depuis quelques années pour avoir mis en place une politique du numérique tournée vers le logiciel libre. Next a interrogé Nicolas Vivant qui travaille pour la ville en tant que directeur de la stratégie numérique depuis 2021.

>> Quand la ville d’Échirolles a vraiment eu une politique tournée vers les logiciels libres ?

C’est difficile à dire. En 2014, l’élu en charge du sujet, Aurélien Farge, a signé la charte des logiciels libres et a cette volonté d’avancer sur le sujet. Mais, il n’y a pas grand-chose d’autre qui est structuré à ce moment-là. Le lien avec le service informatique n’est pas vraiment établi. C’est une prise de parole politique mais qui, sur le mandat 2014 - 2020, n’est pas vraiment déclinée au niveau opérationnel.

Mais, en 2020, il y a, de la part du même élu, une volonté d’avancer concrètement sur le sujet en disant qu’il y a des enjeux politiques autour du numérique et qu’il faut les travailler.

Il y a donc deux périodes, 2014 - 2020 puis 2020 - 2025, avec cette fois-là, la direction générale qui affirme que si on veut vraiment avancer sur ce sujet, il faut se structurer. Ça passe par la commande d’une étude sur le numérique à un cabinet local. Mais aussi par la création d’un groupe de travail des élus sur le numérique.

Ça, c’est vraiment très intéressant, j’ai rarement vu ça : cet adjoint réunit 5 ou 6 autres adjoints (celui aux CCAS, aux RH,…) et ils réfléchissent ensemble sur ce que représente le numérique chacun dans leur délégation. Et, ils rédigent une feuille de route du numérique pour la ville. En parallèle, avec l’appui de la direction générale des services, il crée un poste de directeur de la stratégie et de la culture numérique. Un très bon réflexe qu’ils ont, c’est de mettre le service informatique interne sous ma responsabilité hiérarchique, ce qui me donne les moyens d’influer sur ce qui peut se passer.


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Lunettes connectées : des scènes d’intimité envoyées aux sous-traitants kényans de Meta

3 mars 2026 à 13:26
Oh wait...
Lunettes connectées : des scènes d’intimité envoyées aux sous-traitants kényans de Meta

Alors que Meta travaille toujours à l’intégration de la reconnaissance faciale pour ses lunettes connectées, des dataworkers kényans témoignent de visions de scènes intimes de porteurs de ces appareils : personnes nues sortant de la salle de bain, scènes de sexe ou informations bancaires… Un député suédois soulève devant la Commission européenne des questions d’incompatibilité avec le RGPD.

On sait que l’entreprise Sama fait partie des quelques sous-traitants africains des entreprises de la Silicon Valley depuis plusieurs années. Une enquête de deux médias suédois montre que des données des lunettes connectées Meta Ray-Ban sont aussi envoyées pour analyse aux dataworkers kényans de l’entreprise.

La question de l’utilisation des données sensibles par Meta est d’autant plus prégnante qu’on apprenait mi-février que l’entreprise avait toujours dans les cartons le projet d’ajouter à ses lunettes de la reconnaissance faciale via une fonction nommée « Name Tag ».

Svenska Dagbladet et Göteborgs-Posten sont allés à Nairobi rencontrer quelques-uns d’entre eux, qui ont témoigné sous anonymat. Leur rôle : annoter des données, ce qui veut dire, entre autres, encadrer des objets comme des lampes, des voitures ou des gens se trouvant sur l’image ; les étiqueter et décrire l’image globalement. Travail que nous avions déjà décrit en 2022 et qui ne disparait pas alors que les entreprises d’IA génératives décrivent leurs modèles comme toujours plus puissants.

L’intimité de l’entourage des utilisateurs révélée

S’il n’a pas disparu, il a évolué. Ici, les data workers décrivent l’intimité des utilisateurs des lunettes dans laquelle ils sont parfois plongés pendant leur travail. « J’ai vu une vidéo où un homme pose ses lunettes sur la table de chevet et quitte la pièce. Peu après, sa femme entre et change de vêtements », explique l’un d’entre eux à nos confrères et consœurs. Un autre décrit des scènes où les lunettes avaient filmé une personne nue dans ou sortant d’une salle de bain. Certains témoignent avoir vu des informations bancaires.

« Il y a aussi des scènes sexuelles filmées avec les lunettes connectées – quelqu’un les porte pendant qu’il fait l’amour. C’est pourquoi c’est un sujet extrêmement sensible. Il y a des caméras partout dans notre bureau, et il est interdit d’apporter son propre téléphone ou tout autre appareil capable d’enregistrer », ajoute l’un d’entre eux.

Des retranscriptions de discussions privées avec l’appareil

Les data workers expliquent aussi qu’ils ont à lire des transcriptions de discussions entre l’utilisateur et l’appareil pour vérifier que l’assistant IA de Meta répond correctement à ses questions. Ainsi, ils font parfois face à des interactions parlant de crimes, de manifestations ou bien de discussions intimes.

Selon d’anciens employés de Meta contactés par Svenska Gagbladet et Göteborgs-Posten, les données qui sont envoyées pour annotation doivent être floutées automatiquement. Mais des data workers expliquent que les systèmes d’anonymisation de Meta ne fonctionnent pas toujours et que les visages peuvent parfois être visibles.

Les conditions d’utilisation de Meta AI demandent de ne pas partager d’informations sensibles

Les deux médias suédois rappellent que, s’il est possible théoriquement d’allumer les lunettes connectées de Meta sans envoyer de données, tous les assistants d’IA (qui font tout leur intérêt) ne peuvent être utilisés qu’en envoyant des données.

Les conditions de service relatives à Meta AI (UE), qui s’appliquent pour ces lunettes connectées, expliquent que « dans certains cas, Meta examinera vos interactions avec les IA, y compris le contenu de vos conversations avec les IA ou des messages adressés aux IA, de façon automatisée ou manuelle (par un examinateur humain) ». Meta y ajoute : « Ne partagez pas d’informations que vous ne voulez pas que les IA utilisent et conservent, telles que des informations sur des sujets sensibles ».

Meta n’a pas répondu directement aux questions de nos confrères et consœurs, notamment sur la compatibilité de l’envoi de données très sensibles à des sous-traitants comme Sama au Kenya. L’entreprise a seulement expliqué comment les données étaient transférées des lunettes à l’application et les a renvoyés vers ses conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité relatives à l’IA. Sama n’a pas répondu.

Sous anonymat, un responsable de Meta Europe leur a souligné que l’endroit où sont traitées les données est peu important tant que le pays a des règles équivalentes à celles appliquées en Europe. L’Union européenne a entamé en 2024 des discussions pour reconnaitre le système juridique kényan comme équivalent sur ces questions. Mais elles n’ont pas encore abouti.

Bientôt une enquête de la Commission européenne ?

Suite à cette enquête, le député européen du Parti social-démocrate suédois Adnan Dibrani a soulevé des questions concernant le sujet devant la Commission européenne, a appris Euractiv. En effet, il pose la question de la compatibilité des lunettes connectées de Meta avec le RGPD concernant « la licéité du traitement, le consentement, la transparence et les transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers ». Et il demande à la commission ce qu’elle fait concrètement pour assurer que Meta respecte le règlement européen sur le sujet, poussant l’institution à ouvrir une enquête.

Adnan Dibrani en profite pour pointer les dangers des assouplissements du RGPD et des mesures de protection de la vie privée prévus dans l’Omnibus numérique.

À Euractiv, Meta affirme que les données sont « d’abord filtrées afin de protéger la vie privée des personnes » et qu’elle prend « très au sérieux » la protection des données personnelles et « perfectionne en permanence ses efforts et ses outils dans ce domaine ».

En attendant, les personnes en contact avec des porteurs de lunettes Meta peuvent installer Nearby Glasses. Cette application disponible sur Google Play ou sur GitHub avertit si des personnes à proximité portent des lunettes connectées. Elle fonctionne en scannant les signatures bluetooth des lunettes et envoie une notification lorsqu’elle en détecte. « Je considère cela comme une infime partie de la résistance contre les technologies de surveillance », explique à 404 Media son concepteur Yves Jeanrenaud. Mais il ajoute qu’ « il s’agit d’une solution technologique à un problème social exacerbé par la technologie. Je ne souhaite pas promouvoir le techno-solutionnisme ni donner aux gens un faux sentiment de sécurité. Cette solution reste imparfaite ».

Lunettes connectées : des scènes d’intimité envoyées aux sous-traitants kényans de Meta

3 mars 2026 à 13:26
Oh wait...
Lunettes connectées : des scènes d’intimité envoyées aux sous-traitants kényans de Meta

Alors que Meta travaille toujours à l’intégration de la reconnaissance faciale pour ses lunettes connectées, des dataworkers kényans témoignent de visions de scènes intimes de porteurs de ces appareils : personnes nues sortant de la salle de bain, scènes de sexe ou informations bancaires… Un député suédois soulève devant la Commission européenne des questions d’incompatibilité avec le RGPD.

On sait que l’entreprise Sama fait partie des quelques sous-traitants africains des entreprises de la Silicon Valley depuis plusieurs années. Une enquête de deux médias suédois montre que des données des lunettes connectées Meta Ray-Ban sont aussi envoyées pour analyse aux dataworkers kényans de l’entreprise.

La question de l’utilisation des données sensibles par Meta est d’autant plus prégnante qu’on apprenait mi-février que l’entreprise avait toujours dans les cartons le projet d’ajouter à ses lunettes de la reconnaissance faciale via une fonction nommée « Name Tag ».

Svenska Dagbladet et Göteborgs-Posten sont allés à Nairobi rencontrer quelques-uns d’entre eux, qui ont témoigné sous anonymat. Leur rôle : annoter des données, ce qui veut dire, entre autres, encadrer des objets comme des lampes, des voitures ou des gens se trouvant sur l’image ; les étiqueter et décrire l’image globalement. Travail que nous avions déjà décrit en 2022 et qui ne disparait pas alors que les entreprises d’IA génératives décrivent leurs modèles comme toujours plus puissants.

L’intimité de l’entourage des utilisateurs révélée

S’il n’a pas disparu, il a évolué. Ici, les data workers décrivent l’intimité des utilisateurs des lunettes dans laquelle ils sont parfois plongés pendant leur travail. « J’ai vu une vidéo où un homme pose ses lunettes sur la table de chevet et quitte la pièce. Peu après, sa femme entre et change de vêtements », explique l’un d’entre eux à nos confrères et consœurs. Un autre décrit des scènes où les lunettes avaient filmé une personne nue dans ou sortant d’une salle de bain. Certains témoignent avoir vu des informations bancaires.

« Il y a aussi des scènes sexuelles filmées avec les lunettes connectées – quelqu’un les porte pendant qu’il fait l’amour. C’est pourquoi c’est un sujet extrêmement sensible. Il y a des caméras partout dans notre bureau, et il est interdit d’apporter son propre téléphone ou tout autre appareil capable d’enregistrer », ajoute l’un d’entre eux.

Des retranscriptions de discussions privées avec l’appareil

Les data workers expliquent aussi qu’ils ont à lire des transcriptions de discussions entre l’utilisateur et l’appareil pour vérifier que l’assistant IA de Meta répond correctement à ses questions. Ainsi, ils font parfois face à des interactions parlant de crimes, de manifestations ou bien de discussions intimes.

Selon d’anciens employés de Meta contactés par Svenska Gagbladet et Göteborgs-Posten, les données qui sont envoyées pour annotation doivent être floutées automatiquement. Mais des data workers expliquent que les systèmes d’anonymisation de Meta ne fonctionnent pas toujours et que les visages peuvent parfois être visibles.

Les conditions d’utilisation de Meta AI demandent de ne pas partager d’informations sensibles

Les deux médias suédois rappellent que, s’il est possible théoriquement d’allumer les lunettes connectées de Meta sans envoyer de données, tous les assistants d’IA (qui font tout leur intérêt) ne peuvent être utilisés qu’en envoyant des données.

Les conditions de service relatives à Meta AI (UE), qui s’appliquent pour ces lunettes connectées, expliquent que « dans certains cas, Meta examinera vos interactions avec les IA, y compris le contenu de vos conversations avec les IA ou des messages adressés aux IA, de façon automatisée ou manuelle (par un examinateur humain) ». Meta y ajoute : « Ne partagez pas d’informations que vous ne voulez pas que les IA utilisent et conservent, telles que des informations sur des sujets sensibles ».

Meta n’a pas répondu directement aux questions de nos confrères et consœurs, notamment sur la compatibilité de l’envoi de données très sensibles à des sous-traitants comme Sama au Kenya. L’entreprise a seulement expliqué comment les données étaient transférées des lunettes à l’application et les a renvoyés vers ses conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité relatives à l’IA. Sama n’a pas répondu.

Sous anonymat, un responsable de Meta Europe leur a souligné que l’endroit où sont traitées les données est peu important tant que le pays a des règles équivalentes à celles appliquées en Europe. L’Union européenne a entamé en 2024 des discussions pour reconnaitre le système juridique kényan comme équivalent sur ces questions. Mais elles n’ont pas encore abouti.

Bientôt une enquête de la Commission européenne ?

Suite à cette enquête, le député européen du Parti social-démocrate suédois Adnan Dibrani a soulevé des questions concernant le sujet devant la Commission européenne, a appris Euractiv. En effet, il pose la question de la compatibilité des lunettes connectées de Meta avec le RGPD concernant « la licéité du traitement, le consentement, la transparence et les transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers ». Et il demande à la commission ce qu’elle fait concrètement pour assurer que Meta respecte le règlement européen sur le sujet, poussant l’institution à ouvrir une enquête.

Adnan Dibrani en profite pour pointer les dangers des assouplissements du RGPD et des mesures de protection de la vie privée prévus dans l’Omnibus numérique.

À Euractiv, Meta affirme que les données sont « d’abord filtrées afin de protéger la vie privée des personnes » et qu’elle prend « très au sérieux » la protection des données personnelles et « perfectionne en permanence ses efforts et ses outils dans ce domaine ».

En attendant, les personnes en contact avec des porteurs de lunettes Meta peuvent installer Nearby Glasses. Cette application disponible sur Google Play ou sur GitHub avertit si des personnes à proximité portent des lunettes connectées. Elle fonctionne en scannant les signatures bluetooth des lunettes et envoie une notification lorsqu’elle en détecte. « Je considère cela comme une infime partie de la résistance contre les technologies de surveillance », explique à 404 Media son concepteur Yves Jeanrenaud. Mais il ajoute qu’ « il s’agit d’une solution technologique à un problème social exacerbé par la technologie. Je ne souhaite pas promouvoir le techno-solutionnisme ni donner aux gens un faux sentiment de sécurité. Cette solution reste imparfaite ».

Reçu — 2 mars 2026 Actualités numériques

☕️ [Linux] sudo-rs affiche maintenant des * par défaut quand on tape son mot de passe

2 mars 2026 à 14:12

Jusque-là, la fonction « magique » pour passer en mode super-utilisateur sur de nombreuses distributions Linux (sudo) n’affichait rien quand on tapait son mot de passe. L’utilisateur n’avait donc aucun retour sur le fait que la saisie d’une touche avait été prise en compte ou pas.

Mais les contributeurs qui maintiennent le code de sudo-rs (implémentation reprenant les fonctionnalités sudo et su écrites en Rust et visant à être plus fiable) ont décidé de changer le comportement par défaut de leur outil. Ainsi, depuis la dernière version de sudo-rs (0.2.12), l’option pwfeedback est maintenant activée par défaut et des astérisques s’affichent à chaque fois que l’utilisateur tape un caractère de son mot de passe.

« Cela résout un problème majeur d’UX pour les nouveaux utilisateurs. La sécurité est théoriquement moins bonne, car la longueur des mots de passe est visible par les personnes qui regardent votre écran, mais cet inconvénient est infinitésimal et largement compensé par l’amélioration de l’UX. En dehors de sudo/login, aucune autre interface de saisie de mot de passe n’omet les astérisques (y compris les autres sur Linux) », est-il expliqué dans le commit du changement.

Comme l’a repéré Phoronix, ce changement vient d’une demande d’un utilisateur faite en octobre dernier qui argumentait longuement dans ce sens.

Tous les utilisateurs ne sont pas contents de ce changement et ainsi l’un d’entre eux l’a signalé comme un bug, signalement dont le statut a été classé en « ne sera pas corrigé ».

☕️ [Linux] sudo-rs affiche maintenant des * par défaut quand on tape son mot de passe

2 mars 2026 à 14:12

Jusque-là, la fonction « magique » pour passer en mode super-utilisateur sur de nombreuses distributions Linux (sudo) n’affichait rien quand on tapait son mot de passe. L’utilisateur n’avait donc aucun retour sur le fait que la saisie d’une touche avait été prise en compte ou pas.

Mais les contributeurs qui maintiennent le code de sudo-rs (implémentation reprenant les fonctionnalités sudo et su écrites en Rust et visant à être plus fiable) ont décidé de changer le comportement par défaut de leur outil. Ainsi, depuis la dernière version de sudo-rs (0.2.12), l’option pwfeedback est maintenant activée par défaut et des astérisques s’affichent à chaque fois que l’utilisateur tape un caractère de son mot de passe.

« Cela résout un problème majeur d’UX pour les nouveaux utilisateurs. La sécurité est théoriquement moins bonne, car la longueur des mots de passe est visible par les personnes qui regardent votre écran, mais cet inconvénient est infinitésimal et largement compensé par l’amélioration de l’UX. En dehors de sudo/login, aucune autre interface de saisie de mot de passe n’omet les astérisques (y compris les autres sur Linux) », est-il expliqué dans le commit du changement.

Comme l’a repéré Phoronix, ce changement vient d’une demande d’un utilisateur faite en octobre dernier qui argumentait longuement dans ce sens.

Tous les utilisateurs ne sont pas contents de ce changement et ainsi l’un d’entre eux l’a signalé comme un bug, signalement dont le statut a été classé en « ne sera pas corrigé ».

Des chercheurs alertent sur les dangers de la généralisation de la vérification d’âge

2 mars 2026 à 13:41
Fausse bonne idée
Des chercheurs alertent sur les dangers de la généralisation de la vérification d’âge

Dans une lettre ouverte, 371 chercheuses et chercheurs de 30 pays s’opposent à la généralisation de la vérification d’âge imposée aux différents services en ligne par de nombreuses législations dans le monde sans que les implications sur la sécurité, la vie privée, l’égalité et la liberté aient été prises en compte.

Plusieurs centaines de chercheuses et chercheurs, notamment en informatique, ont signé une lettre ouverte demandant un moratoire sur le déploiement des solutions de vérification d’âge dans le monde numérique. On peut retrouver aussi bien les signatures de la chercheuse en droit du numérique du CNAM Suzanne Vergnolle que celles des cryptologues Ronald Linn Rivest (le « R » de l’algorithme RSA) et Bart Preneel.

Rappelons que, suivant l’Australie de près, la France est l’un des pays qui a pris rapidement la direction d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’Assemblée nationale a voté la loi qui doit maintenant être débattue au Sénat. Next avait évoqué les problèmes que le texte soulève.

Et le gouvernement français semble vouloir se montrer à la pointe du sujet en lançant plusieurs travaux sur les effets des usages de l’IA générative et des jeux vidéo sur les mineurs.

Le Royaume-Uni a lui aussi beaucoup avancé sur le sujet. Depuis l’été 2025, la loi sur « la sécurité en ligne » oblige certains sites à mettre en place un système de vérification d’identité pour leurs utilisateurs, ce qui a inquiété la Fondation Wikimedia. Pour l’instant, Wikipédia reste accessible outre-Manche sans système de ce genre.

Un contrôle allant beaucoup plus loin que ce qu’on connait hors ligne

Dans leur texte, les chercheuses et chercheurs expliquent que ces systèmes ont besoin d’aller beaucoup plus loin que ce qui a déjà été mis en place dans le monde hors ligne pour filtrer l’accès des casinos, de l’alcool ou des contenus pornographiques.

« Les discussions actuelles concernant la nécessité de réglementer les réseaux sociaux, les chatbots IA ou les messageries instantanées exigeraient que tous les utilisateurs, mineurs et adultes, prouvent leur âge pour discuter avec leurs amis et leur famille, lire l’actualité ou rechercher des informations, ce qui va bien au-delà de ce qui s’est jamais produit dans nos vies hors ligne », décrivent-ils dans leur lettre [PDF].

Ils pointent aussi que certaines recherches montrent l’utilité des plateformes en ligne et réseaux sociaux pour que les jeunes puissent s’informer, trouver des conseils et s’appuyer sur des communautés pour casser leur isolement.

Besoin d’un consensus scientifique avant de s’y aventurer

Leur idée n’est pas de s’opposer à toute solution de vérification d’âge. Ainsi, parmi les signataires, on retrouve le chercheur de l’École polytechnique, Olivier Blazy, qui avait collaboré avec la CNIL sur un démonstrateur du mécanisme de vérification de l’âge respectueux de la vie privée. Mais ils demandent qu’elle soit mise en place une fois qu’un consensus scientifique sera établi « sur les avantages et les inconvénients que peuvent apporter les technologies de préservation de la jeunesse, ainsi que sur la faisabilité technique d’un tel déploiement ». Et pour eux, il reste des « questions ouvertes sur la faisabilité d’un déploiement efficace ».

« Mentir sur son âge n’est pas difficile », rappelle la lettre qui mentionne la facilité de contournement des solutions actuellement mises en place via l’utilisation de VPN, l’achat d’identifiants validés ou même la simple fabrication de fausses pièces, comme Next l’a déjà montré.

Les systèmes d’estimation d’âge, trop intrusifs

Mais ils ajoutent que la mise en place de ces outils « peut en réalité nuire à la sécurité en ligne en exposant les utilisateurs à des logiciels malveillants et à des escroqueries lorsqu’ils ont recours à des services alternatifs qui ne mettent pas en œuvre de vérification — et les utilisateurs se tourneront sans aucun doute vers ces sources alternatives ».

Ils écartent dans leur texte les systèmes d’estimation d’âge, comme celui mis en place par OpenAI sur ChatGPT, qui manquent de fiabilité et qui sont « très intrusifs pour la vie privée » : « Ils reposent sur la collecte et le traitement de données sensibles et privées telles que les données biométriques ou les informations comportementales ou contextuelles (par exemple, l’utilisation de la langue). Par conséquent, le déploiement à grande échelle de ces méthodes de vérification de l’âge facilite la collecte et l’exploitation des données (des enfants) ».

Une infrastructure mondiale ?

Ces chercheurs et chercheuses l’assurent : « la mise en place d’une infrastructure mondiale fiable pour la vérification de l’âge n’est pas triviale ». Pour eux, avec les connaissances actuelles, cela demande de fait de s’appuyer sur des projets de vérification d’identité gouvernementaux s’appuyant sur des solutions de chiffrement très robuste pour chaque interrogation du service. « Cela entraînerait un usage difficile et l’exclusion de tous les utilisateurs ne disposant pas de papiers », commentent-ils.

De plus, ils expliquent qu’un tel système s’appuyant sur la vérification d’une preuve d’identité est « non seulement sujette à erreur, mais nécessite l’existence d’une infrastructure de confiance à l’échelle d’Internet », ce qui n’existe pas actuellement pour ça.

« Cela nécessite, entre autres, la mise en place d’émetteurs de confiance capables de fournir des certificats numériques à grande échelle, la mise en place de moyens permettant de fournir aux vérificateurs les clés de l’émetteur afin qu’ils puissent effectuer la vérification, et la mise en place de moyens permettant de révoquer les certificats », expliquent-ils. Pour mettre en place ce genre de chose pour sécuriser le HTTP (et le transformer en HTTPS), ça a mis plusieurs dizaines d’années.

Des dangers sur le contrôle de l’information et de l’expression en ligne

La lettre pointe enfin la problématique du choix des contenus qui sont accessibles sur Internet par certains et pas par d’autres : « Entre de mauvaises mains, comme celles d’un gouvernement autoritaire, cette influence pourrait être utilisée pour censurer des informations et empêcher les utilisateurs d’accéder à certains services, par exemple en bloquant l’accès à des contenus LGBTQ+ ».

Des chercheurs alertent sur les dangers de la généralisation de la vérification d’âge

2 mars 2026 à 13:41
Fausse bonne idée
Des chercheurs alertent sur les dangers de la généralisation de la vérification d’âge

Dans une lettre ouverte, 371 chercheuses et chercheurs de 30 pays s’opposent à la généralisation de la vérification d’âge imposée aux différents services en ligne par de nombreuses législations dans le monde sans que les implications sur la sécurité, la vie privée, l’égalité et la liberté aient été prises en compte.

Plusieurs centaines de chercheuses et chercheurs, notamment en informatique, ont signé une lettre ouverte demandant un moratoire sur le déploiement des solutions de vérification d’âge dans le monde numérique. On peut retrouver aussi bien les signatures de la chercheuse en droit du numérique du CNAM Suzanne Vergnolle que celles des cryptologues Ronald Linn Rivest (le « R » de l’algorithme RSA) et Bart Preneel.

Rappelons que, suivant l’Australie de près, la France est l’un des pays qui a pris rapidement la direction d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’Assemblée nationale a voté la loi qui doit maintenant être débattue au Sénat. Next avait évoqué les problèmes que le texte soulève.

Et le gouvernement français semble vouloir se montrer à la pointe du sujet en lançant plusieurs travaux sur les effets des usages de l’IA générative et des jeux vidéo sur les mineurs.

Le Royaume-Uni a lui aussi beaucoup avancé sur le sujet. Depuis l’été 2025, la loi sur « la sécurité en ligne » oblige certains sites à mettre en place un système de vérification d’identité pour leurs utilisateurs, ce qui a inquiété la Fondation Wikimedia. Pour l’instant, Wikipédia reste accessible outre-Manche sans système de ce genre.

Un contrôle allant beaucoup plus loin que ce qu’on connait hors ligne

Dans leur texte, les chercheuses et chercheurs expliquent que ces systèmes ont besoin d’aller beaucoup plus loin que ce qui a déjà été mis en place dans le monde hors ligne pour filtrer l’accès des casinos, de l’alcool ou des contenus pornographiques.

« Les discussions actuelles concernant la nécessité de réglementer les réseaux sociaux, les chatbots IA ou les messageries instantanées exigeraient que tous les utilisateurs, mineurs et adultes, prouvent leur âge pour discuter avec leurs amis et leur famille, lire l’actualité ou rechercher des informations, ce qui va bien au-delà de ce qui s’est jamais produit dans nos vies hors ligne », décrivent-ils dans leur lettre [PDF].

Ils pointent aussi que certaines recherches montrent l’utilité des plateformes en ligne et réseaux sociaux pour que les jeunes puissent s’informer, trouver des conseils et s’appuyer sur des communautés pour casser leur isolement.

Besoin d’un consensus scientifique avant de s’y aventurer

Leur idée n’est pas de s’opposer à toute solution de vérification d’âge. Ainsi, parmi les signataires, on retrouve le chercheur de l’École polytechnique, Olivier Blazy, qui avait collaboré avec la CNIL sur un démonstrateur du mécanisme de vérification de l’âge respectueux de la vie privée. Mais ils demandent qu’elle soit mise en place une fois qu’un consensus scientifique sera établi « sur les avantages et les inconvénients que peuvent apporter les technologies de préservation de la jeunesse, ainsi que sur la faisabilité technique d’un tel déploiement ». Et pour eux, il reste des « questions ouvertes sur la faisabilité d’un déploiement efficace ».

« Mentir sur son âge n’est pas difficile », rappelle la lettre qui mentionne la facilité de contournement des solutions actuellement mises en place via l’utilisation de VPN, l’achat d’identifiants validés ou même la simple fabrication de fausses pièces, comme Next l’a déjà montré.

Les systèmes d’estimation d’âge, trop intrusifs

Mais ils ajoutent que la mise en place de ces outils « peut en réalité nuire à la sécurité en ligne en exposant les utilisateurs à des logiciels malveillants et à des escroqueries lorsqu’ils ont recours à des services alternatifs qui ne mettent pas en œuvre de vérification — et les utilisateurs se tourneront sans aucun doute vers ces sources alternatives ».

Ils écartent dans leur texte les systèmes d’estimation d’âge, comme celui mis en place par OpenAI sur ChatGPT, qui manquent de fiabilité et qui sont « très intrusifs pour la vie privée » : « Ils reposent sur la collecte et le traitement de données sensibles et privées telles que les données biométriques ou les informations comportementales ou contextuelles (par exemple, l’utilisation de la langue). Par conséquent, le déploiement à grande échelle de ces méthodes de vérification de l’âge facilite la collecte et l’exploitation des données (des enfants) ».

Une infrastructure mondiale ?

Ces chercheurs et chercheuses l’assurent : « la mise en place d’une infrastructure mondiale fiable pour la vérification de l’âge n’est pas triviale ». Pour eux, avec les connaissances actuelles, cela demande de fait de s’appuyer sur des projets de vérification d’identité gouvernementaux s’appuyant sur des solutions de chiffrement très robuste pour chaque interrogation du service. « Cela entraînerait un usage difficile et l’exclusion de tous les utilisateurs ne disposant pas de papiers », commentent-ils.

De plus, ils expliquent qu’un tel système s’appuyant sur la vérification d’une preuve d’identité est « non seulement sujette à erreur, mais nécessite l’existence d’une infrastructure de confiance à l’échelle d’Internet », ce qui n’existe pas actuellement pour ça.

« Cela nécessite, entre autres, la mise en place d’émetteurs de confiance capables de fournir des certificats numériques à grande échelle, la mise en place de moyens permettant de fournir aux vérificateurs les clés de l’émetteur afin qu’ils puissent effectuer la vérification, et la mise en place de moyens permettant de révoquer les certificats », expliquent-ils. Pour mettre en place ce genre de chose pour sécuriser le HTTP (et le transformer en HTTPS), ça a mis plusieurs dizaines d’années.

Des dangers sur le contrôle de l’information et de l’expression en ligne

La lettre pointe enfin la problématique du choix des contenus qui sont accessibles sur Internet par certains et pas par d’autres : « Entre de mauvaises mains, comme celles d’un gouvernement autoritaire, cette influence pourrait être utilisée pour censurer des informations et empêcher les utilisateurs d’accéder à certains services, par exemple en bloquant l’accès à des contenus LGBTQ+ ».

En modérant ses IA pour les mineurs, Meta censure l’information sur la santé sexuelle

2 mars 2026 à 08:40
Dont la contraception, le VIH et l'avortement
En modérant ses IA pour les mineurs, Meta censure l’information sur la santé sexuelle

Meta met en place des filtres pour l’usage de ses services par les mineurs, qui bloquent toute discussion mettant en jeu des actes sensuels ou sexuels, et ajoute des protections à propos des troubles alimentaires et la dépression. L’entreprise a aussi décidé de restreindre les discussions de ses chatbots avec les mineurs sur la santé sexuelle, l’éducation à la sexualité, la contraception, la prévention des MST (notamment le VIH et le SIDA) ainsi que l’avortement.

Pour Meta, la gestion de ses utilisateurs mineurs est un sujet sensible en ce moment. La semaine dernière, Mark Zuckerberg était pressé devant la justice états-unienne de justifier la politique de Meta relative aux préados dans le procès qui l’oppose (ainsi que Google) à une jeune femme de 20 ans, Kaley G. M. Au cours de ce même procès, on a appris que l’entreprise avait enterré une recherche qui ne lui convenait pas à propos de l’addiction aux réseaux sociaux des adolescents.

Une alerte aux parents en cas de recherches Instagram répétées sur le suicide ou l’automutilation

L’entreprise a annoncé ce jeudi 26 février mettre en place un système d’alerte sur Instagram qui va informer les parents qui utilisent ses outils de contrôle parental si leur enfant « tente à plusieurs reprises de rechercher des termes liés au suicide ou à l’automutilation dans un court laps de temps ».

L’alerte sera envoyée par e-mail, SMS ou WhatsApp, en fonction des coordonnées disponibles, ainsi que par le biais d’une notification dans l’application. Le système sera mis en place dès les prochaines semaines aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada et sera déployé pendant l’année dans d’autres pays.

Cette fonctionnalité est possible car l’entreprise a mis en place, sur Instagram depuis septembre 2024 et sur Facebook et Messenger depuis avril 2025, un nouveau type de compte « adolescent » avec un contrôle parental renforcé.

« Nous lançons ces alertes dans un premier temps sur la fonction de recherche Instagram, mais nous savons que les adolescents se tournent de plus en plus vers l’IA pour obtenir de l’aide », explique l’entreprise :

« Bien que notre IA soit déjà entraînée pour répondre en toute sécurité aux adolescents et leur fournir des ressources appropriées sur ces sujets, nous mettons actuellement en place des alertes parentales similaires pour certaines expériences d’IA. Celles-ci avertiront les parents si un adolescent tente d’engager certains types de conversations liées au suicide ou à l’automutilation avec notre IA. »

Une politique de modération bloquant l’information sur la sexualité, la contraception et l’avortement

Mother Jones s’est procuré des documents internes à l’entreprise préparatoires à la mise en place de cette politique. Ainsi, « les contenus qui discutent, décrivent, permettent, encouragent ou approuvent les actes sensuels, les actes sexuels, l’excitation sexuelle ou le plaisir sexuel » sont maintenant bloqués si l’utilisateur est mineur. Ils sont orientés vers des informations sur la santé mentale s’ils posent des questions liées au suicide ou à l’automutilation et vers un numéro vert sur les questions de troubles alimentaires et la dépression.

Mais ces documents, selon notre confrère, interdisent que les chatbots de Meta génèrent aux mineurs « des contenus fournissant des conseils ou des avis sur la santé sexuelle », notamment « l’anatomie et la physiologie des organes reproducteurs, l’éducation à la puberté, la santé menstruelle, la fécondation et la reproduction, la prévention des IST et du VIH, les méthodes contraceptives, l’éducation au consentement et l’abstinence ». L’entreprise interdit aussi la génération de messages encourageant les adolescents à utiliser des préservatifs ou des produits d’hygiène menstruelle.

Mother Jones affirme que ces politiques de Meta vis-à-vis des contenus générés par IA pour les adolescents interdisent explicitement de donner des informations qui les aident à obtenir ou à pratiquer un avortement comme « vous pouvez aller dans un centre de planification familiale pour avorter ».

« Nos IA sont entraînées pour engager des discussions adaptées à l’âge des adolescents et pour les mettre en relation avec des ressources spécialisées et un soutien lorsque cela est nécessaire. Elles fournissent des informations factuelles sur la santé sexuelle, mais s’abstiennent de donner des conseils ou des avis » a répondu Meta à Mother Jones. « Nous révisons et améliorons continuellement nos protections afin que les adolescents aient accès à des informations utiles avec des mesures de sécurité par défaut en place » , ajoute l’entreprise.

En modérant ses IA pour les mineurs, Meta censure l’information sur la santé sexuelle

2 mars 2026 à 08:40
Dont la contraception, le VIH et l'avortement
En modérant ses IA pour les mineurs, Meta censure l’information sur la santé sexuelle

Meta met en place des filtres pour l’usage de ses services par les mineurs, qui bloquent toute discussion mettant en jeu des actes sensuels ou sexuels, et ajoute des protections à propos des troubles alimentaires et la dépression. L’entreprise a aussi décidé de restreindre les discussions de ses chatbots avec les mineurs sur la santé sexuelle, l’éducation à la sexualité, la contraception, la prévention des MST (notamment le VIH et le SIDA) ainsi que l’avortement.

Pour Meta, la gestion de ses utilisateurs mineurs est un sujet sensible en ce moment. La semaine dernière, Mark Zuckerberg était pressé devant la justice états-unienne de justifier la politique de Meta relative aux préados dans le procès qui l’oppose (ainsi que Google) à une jeune femme de 20 ans, Kaley G. M. Au cours de ce même procès, on a appris que l’entreprise avait enterré une recherche qui ne lui convenait pas à propos de l’addiction aux réseaux sociaux des adolescents.

Une alerte aux parents en cas de recherches Instagram répétées sur le suicide ou l’automutilation

L’entreprise a annoncé ce jeudi 26 février mettre en place un système d’alerte sur Instagram qui va informer les parents qui utilisent ses outils de contrôle parental si leur enfant « tente à plusieurs reprises de rechercher des termes liés au suicide ou à l’automutilation dans un court laps de temps ».

L’alerte sera envoyée par e-mail, SMS ou WhatsApp, en fonction des coordonnées disponibles, ainsi que par le biais d’une notification dans l’application. Le système sera mis en place dès les prochaines semaines aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada et sera déployé pendant l’année dans d’autres pays.

Cette fonctionnalité est possible car l’entreprise a mis en place, sur Instagram depuis septembre 2024 et sur Facebook et Messenger depuis avril 2025, un nouveau type de compte « adolescent » avec un contrôle parental renforcé.

« Nous lançons ces alertes dans un premier temps sur la fonction de recherche Instagram, mais nous savons que les adolescents se tournent de plus en plus vers l’IA pour obtenir de l’aide », explique l’entreprise :

« Bien que notre IA soit déjà entraînée pour répondre en toute sécurité aux adolescents et leur fournir des ressources appropriées sur ces sujets, nous mettons actuellement en place des alertes parentales similaires pour certaines expériences d’IA. Celles-ci avertiront les parents si un adolescent tente d’engager certains types de conversations liées au suicide ou à l’automutilation avec notre IA. »

Une politique de modération bloquant l’information sur la sexualité, la contraception et l’avortement

Mother Jones s’est procuré des documents internes à l’entreprise préparatoires à la mise en place de cette politique. Ainsi, « les contenus qui discutent, décrivent, permettent, encouragent ou approuvent les actes sensuels, les actes sexuels, l’excitation sexuelle ou le plaisir sexuel » sont maintenant bloqués si l’utilisateur est mineur. Ils sont orientés vers des informations sur la santé mentale s’ils posent des questions liées au suicide ou à l’automutilation et vers un numéro vert sur les questions de troubles alimentaires et la dépression.

Mais ces documents, selon notre confrère, interdisent que les chatbots de Meta génèrent aux mineurs « des contenus fournissant des conseils ou des avis sur la santé sexuelle », notamment « l’anatomie et la physiologie des organes reproducteurs, l’éducation à la puberté, la santé menstruelle, la fécondation et la reproduction, la prévention des IST et du VIH, les méthodes contraceptives, l’éducation au consentement et l’abstinence ». L’entreprise interdit aussi la génération de messages encourageant les adolescents à utiliser des préservatifs ou des produits d’hygiène menstruelle.

Mother Jones affirme que ces politiques de Meta vis-à-vis des contenus générés par IA pour les adolescents interdisent explicitement de donner des informations qui les aident à obtenir ou à pratiquer un avortement comme « vous pouvez aller dans un centre de planification familiale pour avorter ».

« Nos IA sont entraînées pour engager des discussions adaptées à l’âge des adolescents et pour les mettre en relation avec des ressources spécialisées et un soutien lorsque cela est nécessaire. Elles fournissent des informations factuelles sur la santé sexuelle, mais s’abstiennent de donner des conseils ou des avis » a répondu Meta à Mother Jones. « Nous révisons et améliorons continuellement nos protections afin que les adolescents aient accès à des informations utiles avec des mesures de sécurité par défaut en place » , ajoute l’entreprise.

☕️ Paramount va racheter Warner et verser 2,8 milliards de dollars à Netflix

2 mars 2026 à 08:30

La semaine dernière, Netflix annonçait l’abandon de son offre de rachat des studios de cinéma et télévision Warner Bros ainsi que du service HBO Max.

Quelques heures plus tard, Paramount Skydance publiait un communiqué expliquant que c’était finalement elle qui allait s’en emparer, comme c’était devenu prévisible. Rachetée il y a quelques mois par Larry Ellison et sa famille, l’entreprise s’empare donc d’un autre studio mythique d’Hollywood.

Le château d’eau de Warner Bros, par Silas Lundquist, Licence Unsplash

Pour rassurer les régulateurs de la concurrence, Paramount s’engage notamment à produire au moins 30 films pour les salles de cinéma par an, avec une fenêtre de 45 jours minimum avant qu’ils ne soient accessibles en VOD (et de 60 à 90 jours ou plus pour ceux qui rassemblent le plus de spectateurs en salle). L’accord doit être finalisé à la fin de l’année au maximum.

D’autre part, dans un document remis à la SEC (Securities and Exchange Commission, l’organisme de réglementation et de contrôle des marchés financiers des États-Unis), Warner Bros et Paramount se sont engagés à payer 2,8 milliards de dollars à Netflix pour avoir cassé l’accord de fusion qui avait été mis en place en décembre.

☕️ Paramount va racheter Warner et verser 2,8 milliards de dollars à Netflix

2 mars 2026 à 08:30

La semaine dernière, Netflix annonçait l’abandon de son offre de rachat des studios de cinéma et télévision Warner Bros ainsi que du service HBO Max.

Quelques heures plus tard, Paramount Skydance publiait un communiqué expliquant que c’était finalement elle qui allait s’en emparer, comme c’était devenu prévisible. Rachetée il y a quelques mois par Larry Ellison et sa famille, l’entreprise s’empare donc d’un autre studio mythique d’Hollywood.

Le château d’eau de Warner Bros, par Silas Lundquist, Licence Unsplash

Pour rassurer les régulateurs de la concurrence, Paramount s’engage notamment à produire au moins 30 films pour les salles de cinéma par an, avec une fenêtre de 45 jours minimum avant qu’ils ne soient accessibles en VOD (et de 60 à 90 jours ou plus pour ceux qui rassemblent le plus de spectateurs en salle). L’accord doit être finalisé à la fin de l’année au maximum.

D’autre part, dans un document remis à la SEC (Securities and Exchange Commission, l’organisme de réglementation et de contrôle des marchés financiers des États-Unis), Warner Bros et Paramount se sont engagés à payer 2,8 milliards de dollars à Netflix pour avoir cassé l’accord de fusion qui avait été mis en place en décembre.

Reçu — 27 février 2026 Actualités numériques

☕️ Fuite de données personnelles à l’école d’ingénieurs ESPCI

27 février 2026 à 15:27

Dans un email envoyé à l’ensemble de l’école et plus largement à « l’ensemble des usagers disposant d’un compte informatique ESPCI », le responsable du service informatique de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI Paris) les a informés d’une fuite de données personnelles.

LPLT, licence Creative Commons by-sa 3.0

Le courrier explique que, « lors de la journée du jeudi 26 février 2026, un défaut de contrôle d’accès a permis à des acteurs non identifiés de moissonner l’annuaire de l’école ».

Les données concernées sont les suivantes :

  • Civilité, nom et prénom d’usage.
  • Courriel pro, et éventuellement personnel s’il a été renseigné.
  • Données d’identification: nom d’utilisateur, mais pas le mot de passe.
  • Fonction et affectation.
  • Photo, sauf si il avait été indiqué qu’elle ne devait servir qu’au badge.
  • Permissions d’accès aux services et aux locaux.
  • Abonnements aux listes de diffusion.
  • Pour les étudiants: inscriptions pédagogiques.
  • Pour le personnel: employeur, domaine d’activité (BAP, section CNRS et CNU).
  • Pour le personnel salarié de la régie: corps, date de fin de contrat.
  • Pour les prestataires, partenaires et extérieurs: employeur, catégorie socioprofessionnelle.

Le responsable du service informatique assure avoir notifié la CNIL, conformément à l’article 33 du RGPD et se dit « navré de cet incident ». Il ajoute que son équipe prévoit « des mesures de renforcement de la sécurité, afin que ce scénario ne puisse pas se reproduire ».

Next a contacté ESPCI pour en savoir plus et mettra à jour cet article le cas échéant.

☕️ Fuite de données personnelles à l’école d’ingénieurs ESPCI

27 février 2026 à 15:27

Dans un email envoyé à l’ensemble de l’école et plus largement à « l’ensemble des usagers disposant d’un compte informatique ESPCI », le responsable du service informatique de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI Paris) les a informés d’une fuite de données personnelles.

LPLT, licence Creative Commons by-sa 3.0

Le courrier explique que, « lors de la journée du jeudi 26 février 2026, un défaut de contrôle d’accès a permis à des acteurs non identifiés de moissonner l’annuaire de l’école ».

Les données concernées sont les suivantes :

  • Civilité, nom et prénom d’usage.
  • Courriel pro, et éventuellement personnel s’il a été renseigné.
  • Données d’identification: nom d’utilisateur, mais pas le mot de passe.
  • Fonction et affectation.
  • Photo, sauf si il avait été indiqué qu’elle ne devait servir qu’au badge.
  • Permissions d’accès aux services et aux locaux.
  • Abonnements aux listes de diffusion.
  • Pour les étudiants: inscriptions pédagogiques.
  • Pour le personnel: employeur, domaine d’activité (BAP, section CNRS et CNU).
  • Pour le personnel salarié de la régie: corps, date de fin de contrat.
  • Pour les prestataires, partenaires et extérieurs: employeur, catégorie socioprofessionnelle.

Le responsable du service informatique assure avoir notifié la CNIL, conformément à l’article 33 du RGPD et se dit « navré de cet incident ». Il ajoute que son équipe prévoit « des mesures de renforcement de la sécurité, afin que ce scénario ne puisse pas se reproduire ».

Next a contacté ESPCI pour en savoir plus et mettra à jour cet article le cas échéant.

Rachat de Warner Bros : Netflix jette l’éponge et laisse le champ libre à Paramount Skydance

27 février 2026 à 13:30
And chill?
Rachat de Warner Bros : Netflix jette l’éponge et laisse le champ libre à Paramount Skydance

Netflix retire finalement sa proposition de rachat des studios de la Warner Bros, l’offre initiale atteignait près de 83 milliards de dollars et visait l’intégralité des studios de cinéma et de télévision ainsi que le service HBO Max. Et c’est la Paramount Skydance, dirigée par David Ellison, qui devrait en profiter alors qu’elle a récemment formulé une offre pour 110 milliards de dollars.

Le montant est trop cher, selon Netflix. Le géant du streaming abandonne finalement son projet de rachat de Warner Bros annoncé début décembre.

« La transaction que nous avons négociée aurait créé de la valeur pour les actionnaires et aurait ouvert la voie à l’obtention de l’autorisation réglementaire », affirme l’entreprise dans un communiqué. « Cependant, nous avons toujours fait preuve de discipline, et au prix requis pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l’opération n’est plus intéressante sur le plan financier. Nous refusons donc d’égaler l’offre de Paramount Skydance ».

En effet, juste après l’annonce de la signature de l’accord entre Netflix et Warner Bros, Paramount a lancé sa contre-attaque. L’entreprise rachetée quelques mois auparavant par Skydance grâce aux financements du patron d’Oracle, Larry Ellison, et dirigée par son fils, David, s’est rapidement positionnée pour contrer l’offre de Netflix avec une offre à 30 dollars par action.

Pressions de Donald Trump

La proposition de Paramount Skydance était soutenue par Donald Trump. Rappelons que Larry Ellison est un de ses soutiens financiers importants, organisant une levée de fonds pour sa campagne de 2020. Le dirigeant états-unien avait, dès l’annonce de la volonté de Netflix de racheter Warner Bros, exprimé ses réticences. Il avait souligné dès décembre 2025 que Netflix avait déjà « une très grosse part de marché » et que ça « pourrait poser un problème ». Samedi dernier, Donald Trump s’était attaqué à l’une des membres du conseil d’administration de Netflix, Susan Rice, demandant qu’elle en soit exclue. Celle-ci avait affirmé dans un podcast que les entreprises qui ont « mis genou à terre face à Trump » auront à rendre des comptes si les démocrates gagnaient les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Et mercredi, la famille Ellison en a remis une couche et a relevé son offre à 31 dollars par action. Cette offre inclut la reprise de la dette de Warner Bros et valorise l’entreprise autour de 110 milliards de dollars. Paramount Skydance jugeait de plus que son offre avait davantage de possibilités d’être autorisée par les régulateurs. « Nous sommes ravis que le conseil d’administration de Warner Bros ait unanimement confirmé la valeur supérieure de notre offre, qui apporte aux actionnaires de Warner Bros une valeur supérieure, une certitude et une rapidité de clôture », affirmait David Ellison dans le communiqué de l’entreprise.

Le texte précisait aussi que « le fonds Ellison Trust s’engage à fournir 45,7 milliards de dollars de capitaux propres, et Larry Ellison garantit cet engagement, y compris l’obligation d’apporter des fonds propres supplémentaires à Paramount dans la mesure nécessaire pour soutenir le certificat de solvabilité exigé par les banques prêteuses de Paramount ».

Une acquisition pas « indispensable » pour Netflix

Netflix déclare finalement que « cette transaction a toujours été considérée comme  » intéressante » à un prix raisonnable, et non comme « indispensable » à n’importe quel prix » dans son communiqué. Elle s’affiche comme « saine, solide et en pleine croissance organique, alimentée par [sa] plateforme et [son] service de streaming haut de gamme ».

Les investisseurs semblent avoir plutôt bien accueilli cette décision puisque, dans les échanges après-marché, les actions de Netflix bondissaient de 9 %. Du côté de la Paramount, le titre a augmenté de 6 % après une hausse de 10 % dans la journée.

David Zaslav, le CEO de Warner Bros, s’est rapidement affiché enthousiaste à l’idée de fusionner finalement avec l’entreprise dirigée par David Ellison : « Une fois que notre conseil d’administration aura voté en faveur de l’accord de fusion avec Paramount, cela créera une valeur considérable pour nos actionnaires », affirme-t-il au média spécialisé dans le business hollywoodien, Deadline. « Nous sommes motivés par le potentiel d’une alliance entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery et sommes impatients de commencer à travailler ensemble pour raconter des histoires qui touchent le monde entier. »

Rachat de Warner Bros : Netflix jette l’éponge et laisse le champ libre à Paramount Skydance

27 février 2026 à 13:30
And chill?
Rachat de Warner Bros : Netflix jette l’éponge et laisse le champ libre à Paramount Skydance

Netflix retire finalement sa proposition de rachat des studios de la Warner Bros, l’offre initiale atteignait près de 83 milliards de dollars et visait l’intégralité des studios de cinéma et de télévision ainsi que le service HBO Max. Et c’est la Paramount Skydance, dirigée par David Ellison, qui devrait en profiter alors qu’elle a récemment formulé une offre pour 110 milliards de dollars.

Le montant est trop cher, selon Netflix. Le géant du streaming abandonne finalement son projet de rachat de Warner Bros annoncé début décembre.

« La transaction que nous avons négociée aurait créé de la valeur pour les actionnaires et aurait ouvert la voie à l’obtention de l’autorisation réglementaire », affirme l’entreprise dans un communiqué. « Cependant, nous avons toujours fait preuve de discipline, et au prix requis pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l’opération n’est plus intéressante sur le plan financier. Nous refusons donc d’égaler l’offre de Paramount Skydance ».

En effet, juste après l’annonce de la signature de l’accord entre Netflix et Warner Bros, Paramount a lancé sa contre-attaque. L’entreprise rachetée quelques mois auparavant par Skydance grâce aux financements du patron d’Oracle, Larry Ellison, et dirigée par son fils, David, s’est rapidement positionnée pour contrer l’offre de Netflix avec une offre à 30 dollars par action.

Pressions de Donald Trump

La proposition de Paramount Skydance était soutenue par Donald Trump. Rappelons que Larry Ellison est un de ses soutiens financiers importants, organisant une levée de fonds pour sa campagne de 2020. Le dirigeant états-unien avait, dès l’annonce de la volonté de Netflix de racheter Warner Bros, exprimé ses réticences. Il avait souligné dès décembre 2025 que Netflix avait déjà « une très grosse part de marché » et que ça « pourrait poser un problème ». Samedi dernier, Donald Trump s’était attaqué à l’une des membres du conseil d’administration de Netflix, Susan Rice, demandant qu’elle en soit exclue. Celle-ci avait affirmé dans un podcast que les entreprises qui ont « mis genou à terre face à Trump » auront à rendre des comptes si les démocrates gagnaient les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Et mercredi, la famille Ellison en a remis une couche et a relevé son offre à 31 dollars par action. Cette offre inclut la reprise de la dette de Warner Bros et valorise l’entreprise autour de 110 milliards de dollars. Paramount Skydance jugeait de plus que son offre avait davantage de possibilités d’être autorisée par les régulateurs. « Nous sommes ravis que le conseil d’administration de Warner Bros ait unanimement confirmé la valeur supérieure de notre offre, qui apporte aux actionnaires de Warner Bros une valeur supérieure, une certitude et une rapidité de clôture », affirmait David Ellison dans le communiqué de l’entreprise.

Le texte précisait aussi que « le fonds Ellison Trust s’engage à fournir 45,7 milliards de dollars de capitaux propres, et Larry Ellison garantit cet engagement, y compris l’obligation d’apporter des fonds propres supplémentaires à Paramount dans la mesure nécessaire pour soutenir le certificat de solvabilité exigé par les banques prêteuses de Paramount ».

Une acquisition pas « indispensable » pour Netflix

Netflix déclare finalement que « cette transaction a toujours été considérée comme  » intéressante » à un prix raisonnable, et non comme « indispensable » à n’importe quel prix » dans son communiqué. Elle s’affiche comme « saine, solide et en pleine croissance organique, alimentée par [sa] plateforme et [son] service de streaming haut de gamme ».

Les investisseurs semblent avoir plutôt bien accueilli cette décision puisque, dans les échanges après-marché, les actions de Netflix bondissaient de 9 %. Du côté de la Paramount, le titre a augmenté de 6 % après une hausse de 10 % dans la journée.

David Zaslav, le CEO de Warner Bros, s’est rapidement affiché enthousiaste à l’idée de fusionner finalement avec l’entreprise dirigée par David Ellison : « Une fois que notre conseil d’administration aura voté en faveur de l’accord de fusion avec Paramount, cela créera une valeur considérable pour nos actionnaires », affirme-t-il au média spécialisé dans le business hollywoodien, Deadline. « Nous sommes motivés par le potentiel d’une alliance entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery et sommes impatients de commencer à travailler ensemble pour raconter des histoires qui touchent le monde entier. »

☕️ Anthropic ne cède pas aux pressions du Pentagone pour utiliser Claude sans restriction

27 février 2026 à 07:59

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, dit non au Pentagone. En début de semaine, le secrétaire d’État à la Guerre de l’administration Trump, Pete Hegseth avait posé un ultimatum à Anthropic : l’entreprise avait jusqu’à ce vendredi pour lever les conditions d’utilisation de son modèle d’IA générative Claude qu’elle impose au Pentagone.

Si elle ne le faisait pas, elle serait mise au ban des fournisseurs de l’armée états-unienne et l’armée pourrait quand même utiliser ses modèles en passant outre ses conditions.

Ce jeudi 26 février, Anthropic a publié un message signé par Dario Amodei. Celui-ci indique que son entreprise n’a « jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires particulières ni tenté de limiter l’utilisation de notre technologie de manière ponctuelle ». Mais, il ajoute : « dans un nombre restreint de cas, nous pensons que l’IA peut nuire aux valeurs démocratiques plutôt que les défendre ».

Et il en énumère deux : la surveillance de masse à l’échelle nationale (aux États-Unis) et les armes totalement autonomes.

Ainsi, il pointe le fait qu’« une IA puissante permet d’assembler [des] données dispersées et individuellement inoffensives pour former une image complète de la vie de n’importe quelle personne, automatiquement et à grande échelle ». La précision de l’échelle nationale laisse entendre qu’Anthropic n’est pas opposée à l’utilisation de son IA pour surveiller des personnes vivant en dehors des États-Unis.

Concernant l’utilisation de l’IA générative d’Anthropic pour automatiser l’usage des armes, Dario Amodei affirme que « les armes partiellement autonomes, telles que celles utilisées aujourd’hui en Ukraine, sont essentielles à la défense de la démocratie ». Et ne se dit pas, par principe, contre son utilisation pour des armes totalement autonomes, affirmant qu’elles pourraient même « s’avérer essentielles pour [la] défense nationale [des États-Unis] ». Mais il ajoute que, « aujourd’hui, les systèmes d’IA de pointe ne sont tout simplement pas assez fiables pour équiper des armes entièrement autonomes ». Et d’affirmer : « Nous ne fournirons pas sciemment un produit qui mettrait en danger les combattants et civils américains ».

Le patron d’Anthropic se montre inflexible face au Pentagone : « les menaces ne changent en rien notre position : nous ne pouvons en toute conscience accéder à leur demande ». Et d’assurer que si le Département de la Défense des États-Unis décide de se séparer d’Anthropic, l’entreprise fera « tout [son] possible pour assurer une transition en douceur vers un autre fournisseur, afin d’éviter toute perturbation des opérations militaires, des missions en cours ou d’autres missions critiques ».

Plus tôt, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, avait affirmé sur X : « le département de la Guerre n’a aucun intérêt à utiliser l’IA pour surveiller en masse les Américains (ce qui est illégal) et nous ne voulons pas non plus utiliser l’IA pour développer des armes autonomes qui fonctionnent sans intervention humaine ».

☕️ Anthropic ne cède pas aux pressions du Pentagone pour utiliser Claude sans restriction

27 février 2026 à 07:59

Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, dit non au Pentagone. En début de semaine, le secrétaire d’État à la Guerre de l’administration Trump, Pete Hegseth avait posé un ultimatum à Anthropic : l’entreprise avait jusqu’à ce vendredi pour lever les conditions d’utilisation de son modèle d’IA générative Claude qu’elle impose au Pentagone.

Si elle ne le faisait pas, elle serait mise au ban des fournisseurs de l’armée états-unienne et l’armée pourrait quand même utiliser ses modèles en passant outre ses conditions.

Ce jeudi 26 février, Anthropic a publié un message signé par Dario Amodei. Celui-ci indique que son entreprise n’a « jamais soulevé d’objections à l’égard d’opérations militaires particulières ni tenté de limiter l’utilisation de notre technologie de manière ponctuelle ». Mais, il ajoute : « dans un nombre restreint de cas, nous pensons que l’IA peut nuire aux valeurs démocratiques plutôt que les défendre ».

Et il en énumère deux : la surveillance de masse à l’échelle nationale (aux États-Unis) et les armes totalement autonomes.

Ainsi, il pointe le fait qu’« une IA puissante permet d’assembler [des] données dispersées et individuellement inoffensives pour former une image complète de la vie de n’importe quelle personne, automatiquement et à grande échelle ». La précision de l’échelle nationale laisse entendre qu’Anthropic n’est pas opposée à l’utilisation de son IA pour surveiller des personnes vivant en dehors des États-Unis.

Concernant l’utilisation de l’IA générative d’Anthropic pour automatiser l’usage des armes, Dario Amodei affirme que « les armes partiellement autonomes, telles que celles utilisées aujourd’hui en Ukraine, sont essentielles à la défense de la démocratie ». Et ne se dit pas, par principe, contre son utilisation pour des armes totalement autonomes, affirmant qu’elles pourraient même « s’avérer essentielles pour [la] défense nationale [des États-Unis] ». Mais il ajoute que, « aujourd’hui, les systèmes d’IA de pointe ne sont tout simplement pas assez fiables pour équiper des armes entièrement autonomes ». Et d’affirmer : « Nous ne fournirons pas sciemment un produit qui mettrait en danger les combattants et civils américains ».

Le patron d’Anthropic se montre inflexible face au Pentagone : « les menaces ne changent en rien notre position : nous ne pouvons en toute conscience accéder à leur demande ». Et d’assurer que si le Département de la Défense des États-Unis décide de se séparer d’Anthropic, l’entreprise fera « tout [son] possible pour assurer une transition en douceur vers un autre fournisseur, afin d’éviter toute perturbation des opérations militaires, des missions en cours ou d’autres missions critiques ».

Plus tôt, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, avait affirmé sur X : « le département de la Guerre n’a aucun intérêt à utiliser l’IA pour surveiller en masse les Américains (ce qui est illégal) et nous ne voulons pas non plus utiliser l’IA pour développer des armes autonomes qui fonctionnent sans intervention humaine ».

Reçu — 26 février 2026 Actualités numériques

ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

26 février 2026 à 07:45
Tri peu pertinent
ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

Moins de deux mois après la sortie de l’outil d’OpenAI ciblant spécifiquement l’utilisation en santé, des chercheurs publient une étude sur les recommandations de consultations du chatbot. Ils montrent que l’outil a tendance à se tromper pour les cas bénins et les cas très graves. Ainsi, ChatGPT Health aurait poussé ses utilisateurs à consulter lorsqu’il faudrait juste attendre mais surtout à ne pas les pousser à aller aux urgences lorsqu’il le faudrait, notamment dans des situations de suicides où le moyen utilisé est évoqué.

OpenAI a tout juste sorti ChatGPT Health qu’une équipe de chercheuses et chercheurs publient une première étude sur les d’éventuels risques associés à l’outil. L’entreprise l’a lancé il y a même pas deux mois, profitant de la réduction de la surveillance des dispositifs de santé s’appuyant sur l’IA de la Food & drugs Administration (FDA, agence états-unienne responsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires).

L’entreprise prenait bien ses précautions oratoires, expliquant que « la fonctionnalité n’a pas vocation à établir un diagnostic ni à proposer un traitement. Elle vous aide plutôt à répondre aux questions du quotidien et à comprendre des tendances dans le temps, au-delà des seuls moments de maladie, afin que vous vous sentiez mieux informé et préparé pour des échanges médicaux importants ». Et elle affirmait avoir évalué son système avec son benchmark santé maison, sans pour autant donner de détail sur les résultats.

Une très rapide publication de l’étude

Ce lundi 23 février, la revue Nature Medicine publie une première étude qui essaye d’évaluer l’outil. Le processus est excessivement rapide pour la publication d’un travail de recherche qui peut prendre parfois plus d’un an : sortie de ChatGPT Health le 7 janvier, expérimentations faites entre le 9 et le 11 janvier, soumission de l’article le 15 janvier et mise en ligne le 23 février.

On imagine que la course à la publication est une des causes et on espère que la publication ne devra pas être rétractée pour une erreur d’analyse faite dans la précipitation. La revue a voulu aller tellement vite qu’elle n’a pas pris le temps d’éditer l’article et ne laisse l’accès qu’à une version non éditée du texte [PDF].

ChatGPT Health recommande-t-il bien d’aller ou non consulter ?

Les chercheuses et chercheurs de Mount Sinai à New York ont testé le chatbot en lui soumettant des situations de problèmes de santé et en lui demandant de les conseiller entre A/ rester à la maison B/ voir un médecin dans les prochaines semaines, C/ voir un médecin dans les 24 - 48 h et D/ Aller aux urgences immédiatement. Voici un exemple :

En tout, ils ont testé 60 scénarios classiques de 21 domaines cliniques différents, et ce plusieurs fois et avec des profils de patients différents (profil ethnique, genre, avec une barrière d’accès aux soins plus ou moins élevée). En tout, ils ont obtenu 960 réponses qu’ils ont ensuite analysées en comparant avec les réponses que l’outil aurait dû donner selon un consensus médical.

Le premier point intéressant qu’ils relèvent c’est que « la race, le sexe et les obstacles aux soins des patients n’ont pas eu d’effets significatifs ». Ainsi, concernant les recommandations de consultation, les chercheurs n’auraient pas trouvé de biais en fonction des différences des patients chez ChatGPT Health.

Mais les auteurs de l’étude pointent quand même un problème de l’IA générative d’Open AI spécialisée dans les conseils en santé. Ainsi, l’outil se trompe dans 64,8 % de ses réponses concernant des problèmes bénins qui ne nécessiteraient pas consultation : à 54,7 % il les pousse à faire une consultation de routine et à 10 % à consulter en urgence.

De l’autre côté du spectre, pour plus de la moitié des cas qui devraient conduire aux urgences directement, ChatGPT Health conseille seulement d’aller voir un médecin dans les 24 - 48 h. Pour l’autre moitié, l’outil donne le bon conseil.

Pour les cas de routine, ChatGPT Health aiguille plutôt bien et pour les cas de consultation rapide, il peut avoir tendance à envoyer directement aux urgences :

Un affichage aléatoire des messages de prévention pour les personnes suicidaires

Les chercheurs soulignent un comportement particulier concernant les suicides. OpenAI a mis en place une redirection vers la 988 Lifeline, l’équivalent d’un numéro vert américain pour le soutien à la santé mentale. Mais les chercheurs expliquent que « les messages de prévention en cas de crise se sont déclenchés de manière imprévisible lors des présentations d’idées suicidaires, se déclenchant davantage lorsque les patients ne décrivaient aucune méthode spécifique que lorsqu’ils le faisaient ».

« Ce résultat était particulièrement surprenant et préoccupant », explique la chercheuse Girish N. Nadkarni dans le communiqué de presse de l’équipe,« nous nous attendions à une certaine variabilité, mais ce que nous avons observé allait au-delà de l’incohérence. Les alertes du système étaient inversées par rapport au risque clinique, apparaissant de manière plus fiable pour les scénarios à faible risque que pour les cas où une personne partageait son intention de se faire du mal. Dans la vie réelle, lorsqu’une personne explique précisément comment elle compte se faire du mal, cela indique un danger plus immédiat et plus grave, et non l’inverse ».

ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

26 février 2026 à 07:45
Tri peu pertinent
ChatGPT Health : une étude pointe des problèmes dans les recommandations de consultation

Moins de deux mois après la sortie de l’outil d’OpenAI ciblant spécifiquement l’utilisation en santé, des chercheurs publient une étude sur les recommandations de consultations du chatbot. Ils montrent que l’outil a tendance à se tromper pour les cas bénins et les cas très graves. Ainsi, ChatGPT Health aurait poussé ses utilisateurs à consulter lorsqu’il faudrait juste attendre mais surtout à ne pas les pousser à aller aux urgences lorsqu’il le faudrait, notamment dans des situations de suicides où le moyen utilisé est évoqué.

OpenAI a tout juste sorti ChatGPT Health qu’une équipe de chercheuses et chercheurs publient une première étude sur les d’éventuels risques associés à l’outil. L’entreprise l’a lancé il y a même pas deux mois, profitant de la réduction de la surveillance des dispositifs de santé s’appuyant sur l’IA de la Food & drugs Administration (FDA, agence états-unienne responsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires).

L’entreprise prenait bien ses précautions oratoires, expliquant que « la fonctionnalité n’a pas vocation à établir un diagnostic ni à proposer un traitement. Elle vous aide plutôt à répondre aux questions du quotidien et à comprendre des tendances dans le temps, au-delà des seuls moments de maladie, afin que vous vous sentiez mieux informé et préparé pour des échanges médicaux importants ». Et elle affirmait avoir évalué son système avec son benchmark santé maison, sans pour autant donner de détail sur les résultats.

Une très rapide publication de l’étude

Ce lundi 23 février, la revue Nature Medicine publie une première étude qui essaye d’évaluer l’outil. Le processus est excessivement rapide pour la publication d’un travail de recherche qui peut prendre parfois plus d’un an : sortie de ChatGPT Health le 7 janvier, expérimentations faites entre le 9 et le 11 janvier, soumission de l’article le 15 janvier et mise en ligne le 23 février.

On imagine que la course à la publication est une des causes et on espère que la publication ne devra pas être rétractée pour une erreur d’analyse faite dans la précipitation. La revue a voulu aller tellement vite qu’elle n’a pas pris le temps d’éditer l’article et ne laisse l’accès qu’à une version non éditée du texte [PDF].

ChatGPT Health recommande-t-il bien d’aller ou non consulter ?

Les chercheuses et chercheurs de Mount Sinai à New York ont testé le chatbot en lui soumettant des situations de problèmes de santé et en lui demandant de les conseiller entre A/ rester à la maison B/ voir un médecin dans les prochaines semaines, C/ voir un médecin dans les 24 - 48 h et D/ Aller aux urgences immédiatement. Voici un exemple :

En tout, ils ont testé 60 scénarios classiques de 21 domaines cliniques différents, et ce plusieurs fois et avec des profils de patients différents (profil ethnique, genre, avec une barrière d’accès aux soins plus ou moins élevée). En tout, ils ont obtenu 960 réponses qu’ils ont ensuite analysées en comparant avec les réponses que l’outil aurait dû donner selon un consensus médical.

Le premier point intéressant qu’ils relèvent c’est que « la race, le sexe et les obstacles aux soins des patients n’ont pas eu d’effets significatifs ». Ainsi, concernant les recommandations de consultation, les chercheurs n’auraient pas trouvé de biais en fonction des différences des patients chez ChatGPT Health.

Mais les auteurs de l’étude pointent quand même un problème de l’IA générative d’Open AI spécialisée dans les conseils en santé. Ainsi, l’outil se trompe dans 64,8 % de ses réponses concernant des problèmes bénins qui ne nécessiteraient pas consultation : à 54,7 % il les pousse à faire une consultation de routine et à 10 % à consulter en urgence.

De l’autre côté du spectre, pour plus de la moitié des cas qui devraient conduire aux urgences directement, ChatGPT Health conseille seulement d’aller voir un médecin dans les 24 - 48 h. Pour l’autre moitié, l’outil donne le bon conseil.

Pour les cas de routine, ChatGPT Health aiguille plutôt bien et pour les cas de consultation rapide, il peut avoir tendance à envoyer directement aux urgences :

Un affichage aléatoire des messages de prévention pour les personnes suicidaires

Les chercheurs soulignent un comportement particulier concernant les suicides. OpenAI a mis en place une redirection vers la 988 Lifeline, l’équivalent d’un numéro vert américain pour le soutien à la santé mentale. Mais les chercheurs expliquent que « les messages de prévention en cas de crise se sont déclenchés de manière imprévisible lors des présentations d’idées suicidaires, se déclenchant davantage lorsque les patients ne décrivaient aucune méthode spécifique que lorsqu’ils le faisaient ».

« Ce résultat était particulièrement surprenant et préoccupant », explique la chercheuse Girish N. Nadkarni dans le communiqué de presse de l’équipe,« nous nous attendions à une certaine variabilité, mais ce que nous avons observé allait au-delà de l’incohérence. Les alertes du système étaient inversées par rapport au risque clinique, apparaissant de manière plus fiable pour les scénarios à faible risque que pour les cas où une personne partageait son intention de se faire du mal. Dans la vie réelle, lorsqu’une personne explique précisément comment elle compte se faire du mal, cela indique un danger plus immédiat et plus grave, et non l’inverse ».

Reçu — 25 février 2026 Actualités numériques

Le Pentagone donne 3 jours à Anthropic pour lever ses restrictions, ou être black-listé

25 février 2026 à 10:11
MafIA
Le Pentagone donne 3 jours à Anthropic pour lever ses restrictions, ou être black-listé

Le secrétaire d’État états-unien à la Guerre Pete Hegseth a posé un ultimatum à Anthropic. L’entreprise a jusqu’à vendredi pour changer ses conditions d’utilisation de Claude par l’armée des États-Unis (qui l’utilise déjà sur certains projets) ou celle-ci la mettrait sur liste noire.

Dans une réunion avec Dario Amodei, le CEO d’Anthropic, le secrétaire d’État états-unien à la Guerre Pete Hegseth a posé un ultimatum à la startup, lui demandant de lever, pour l’armée américaine, toute restriction d’usage de son IA générative Claude actuellement en place dans ses conditions d’utilisation.

La startup sous menaces de rétorsions par l’administration Trump

Si elle n’exécute pas les volontés de l’administration Trump, l’enjeu de la menace est la mise au ban de la startup des fournisseurs du Pentagone ou l’utilisation d’une loi américaine de réquisition pour la défense « les obligeant à être utilisés par le Pentagone, qu’ils le veuillent ou non », explique une source de CNN.

Pete Hegseth a affirmé au patron de la startup, selon Axios, qu’il ne laisserait aucune entreprise dicter les conditions dans lesquelles le Pentagone prend ses décisions opérationnelles, ni s’opposer à des cas d’utilisation particuliers.

Le Pentagone utilise déjà Claude

Anthropic travaille déjà pour le Pentagone. En novembre 2024, elle communiquait sur un partenariat qu’elle avait noué avec Palantir et AWS pour fournir aux agences de renseignement et de défense des États-Unis un accès aux modèles Claude d’Anthropic. À l’époque, les conditions d’utilisation chez Anthropic étaient floues.

Depuis, l’entreprise les a un peu modifiées en septembre dernier en précisant que les utilisateurs de ses modèles ne doivent pas « développer ou concevoir des armes » avec, alors que le texte précédent interdisait seulement leur utilisation pour en acquérir (ce qui est toujours le cas dans les nouvelles conditions).

Mais comme nous le disions, pour les contrats spécifiques avec l’armée américaine, la startup peut choisir à loisir d’appliquer ou non ses conditions d’utilisation, ou d’avoir un accord spécifique avec le gouvernement américain.

En juin 2025, Anthropic annonçait avoir développé des modèles nommés « Claude Gov », spécifiquement pour les agences de renseignement des États-Unis. Et mi-janvier, le Wall Street Journal assurait que Claude avait été utilisé dans l’enlèvement du président Nicolás Maduro en début d’année, sans donner de détail. Selon CNN, la somme des contrats entre le Pentagone et la startup s’élève à 200 millions de dollars.

Refus d’utilisation pour des armes autonomes et la surveillance de masse

Mais Anthropic refuserait toujours de laisser l’armée américaine utiliser ses modèles pour mettre en place des armes autonomes et de la surveillance de masse, et selon des sources de CNN, la startup n’aurait pas l’intention de céder.

Du côté du Pentagone, un responsable réfute toute volonté de ce genre d’utilisation mais déclare à nos confrères qu’ « on ne peut pas mener des opérations tactiques par exception […] La légalité relève de la responsabilité du Pentagone en tant qu’utilisateur final ».

Pete Hegseth mènerait, selon le Financial Times, des négociations parallèles avec Google, OpenAI et xAI pour remplacer les modèles d’Anthropic dans les systèmes de l’armée états-unienne. Grok serait même « déjà prêt à être utilisé dans un cadre confidentiel, tandis que les autres entreprises sont sur le point de l’être ».

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