Depuis ce week-end, l’affaire fait les choux gras de la presse : des neurones humains apprendraient à jouer à Doom. L’« annonce » fait un carton au bingo bullshit 2026 : Doom, de l’intelligence artificielle et des neurones humains. La réalité est différente. Si l’histoire est intéressante, nous sommes loin d’un cerveau humain dans une boite de pétri maitrisant Doom.
La vidéo de Cortical Labs, qui développe des puces avec des cellules humaines, a déjà presque deux semaines. Même chose pour le dépôt GitHub du projet « doom-neuron » de Sean Cole, un développeur « partenaire » de Cortical Labs. On trouve aussi des actualités datant de plus d’une semaine parlant de 200 000 neurones humains « jouant » à Doom. C’est le cas de Tom’s Hardware ou de NewScientist, pour ne citer que ces deux-là.
Cortical Labs explique que la machine utilisée est une CL1 avec 200 000 « neurones humains vivants » installés sur une puce baptisée « multi-electrodes array », précise Alon Loeffler, scientifique et post-doctorant à Cortical Labs. Pour « jouer » à Doom, Sean Cole a utilisé une API mise à disposition par l’entreprise pour exploiter un de ses réseaux de neurones sur une machine CL1.
« Les cellules se comportent un peu comme un débutant »
Dans sa vidéo marketing de présentation, Cortical Labs explique que, avant d’utiliser ses puces, il faut d’abord « traduire le monde numérique apocalyptique de Doom dans le langage biologique des neurones, qui est l’électricité ». Pour faire simple, passer des éléments de l’image du jeu à des flux électriques. En effet, les neurones humains du CL1 ne « voient » pas vraiment le jeu via des caméras ou n’importe quel dispositif optique.
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Un serveur, fraîchement installé et à peine connecté sur Internet, n’a que quelques dizaines de secondes de répit avant une première tentative d’accès frauduleux. Puis, la tempête ne s’arrête jamais, avec en moyenne plus de 10 000 tentatives par jour.
Depuis plusieurs semaines, nous nous sommes lancés dans des tests et comparatifs de VPS (serveur privé virtuel). Nous en avons profité pour les laisser tourner, à vide ou presque. Ils sont dans leur configuration par défaut, avec le système d’exploitation installé lors de la livraison.
Quatre semaines plus tard, nous récupérons les logs des sept serveurs pour analyser les tentatives de connexion sur le port 22, celui pour SSH (Secure Shell). Ce dernier est « une méthode permettant d’envoyer, de manière sécurisée, des commandes à un ordinateur sur un réseau non sécurisé », rappelle Cloudflare. Via des logiciels comme PuTTY, par exemple, on peut se connecter à distance sur un serveur et réaliser toutes les opérations que l’on souhaite.
IBM précise que de son côté que « la plupart des robots automatisés tentent de se connecter à votre serveur SSH sur le port 22 en tant que root avec diverses combinaisons de force brute et de dictionnaire afin d’accéder à vos données ». Une connexion à distance en « root » laisserait l’intégralité de votre serveur à la merci des pirates.
Entre 6 500 et 14 000 tentatives par jour, en moyenne
Avez-vous un ordre d’idée du nombre de tentatives de connexion que subissent des serveurs sur Internet ? Selon nos mesures sur 25 jours d’expérimentation, la moyenne est aux alentours de… 10 000 attaques par jour et par serveur. Dans les logs, nous comptabilisons deux types d’événements. ECHEC, c’est-à-dire quand l’utilisateur existe, mais que le mot de passe est faux. ECHEC_USER_INVALIDE, quand l’utilisateur n’existe pas sur le serveur (le serveur ferme la connexion avant même de demander un mot de passe).
Voici un tableau récapitulatif des tentatives sur chacun des VPS :
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Fin février, la division Xbox de Microsoft vivait un important séisme : Phil Spencer (38 ans d’ancienneté, présent pour le lancement de toutes les consoles) était remplacé par Asha Sharma. Elle est désormais CEO de Microsoft Gaming, alors qu’elle s’occupait depuis deux ans de la branche produit de Microsoft CoreAI.
Sur X, elle a publié un message annonçant le « projet Helix, nom de code de notre console de nouvelle génération ». Son message est relativement court, sans aucun détail. Elle précise simplement que « project Helix offrira des performances exceptionnelles et sera compatible avec vos jeux Xbox et PC ».
Elle donne rendez-vous aux « partenaires et studios » à la GDC (Game Developers Conference) qui se tient cette semaine, au Moscone Center de San Francisco. Un rendez-vous important de la communauté où elle devra prendre ses marques et s’imposer alors que le « fantôme » de Phil Spencer (qui a écumé les GDC pendant des années) sera certainement présent.
Lors de la présentation des résultats financiers au début du mois, la CEO d’AMD, Lisa Su, expliquait que « le développement de la Xbox de nouvelle génération, équipée d’un SoC semi-personnalisé AMD, progresse bien pour épauler un lancement 2027 », rapporte The Verge. AMD ne dit pas que Microsoft lancera sa console en 2027, mais se tient prêt si besoin.
L’année dernière, le compte officiel Xbox annonçait sur X « construire la prochaine génération d’appareils et de services cloud Xbox, y compris nos futures consoles Xbox, en collaboration avec AMD ». Asha Sharma a donné le coup d’envoi de la guerre des consoles « next gen », à voir maintenant ce qui va en sortir durant la GDC, et notamment si Sony va entrer dans la partie avec la PlayStation 6.
Fin février, la division Xbox de Microsoft vivait un important séisme : Phil Spencer (38 ans d’ancienneté, présent pour le lancement de toutes les consoles) était remplacé par Asha Sharma. Elle est désormais CEO de Microsoft Gaming, alors qu’elle s’occupait depuis deux ans de la branche produit de Microsoft CoreAI.
Sur X, elle a publié un message annonçant le « projet Helix, nom de code de notre console de nouvelle génération ». Son message est relativement court, sans aucun détail. Elle précise simplement que « project Helix offrira des performances exceptionnelles et sera compatible avec vos jeux Xbox et PC ».
Elle donne rendez-vous aux « partenaires et studios » à la GDC (Game Developers Conference) qui se tient cette semaine, au Moscone Center de San Francisco. Un rendez-vous important de la communauté où elle devra prendre ses marques et s’imposer alors que le « fantôme » de Phil Spencer (qui a écumé les GDC pendant des années) sera certainement présent.
Lors de la présentation des résultats financiers au début du mois, la CEO d’AMD, Lisa Su, expliquait que « le développement de la Xbox de nouvelle génération, équipée d’un SoC semi-personnalisé AMD, progresse bien pour épauler un lancement 2027 », rapporte The Verge. AMD ne dit pas que Microsoft lancera sa console en 2027, mais se tient prêt si besoin.
L’année dernière, le compte officiel Xbox annonçait sur X « construire la prochaine génération d’appareils et de services cloud Xbox, y compris nos futures consoles Xbox, en collaboration avec AMD ». Asha Sharma a donné le coup d’envoi de la guerre des consoles « next gen », à voir maintenant ce qui va en sortir durant la GDC, et notamment si Sony va entrer dans la partie avec la PlayStation 6.
Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait le PCI Express (PCIe) utilisé par les cartes graphiques et comment il faisait pour doubler ses débits à chaque génération ? Oui, alors Next vous apporte les réponses. Non ? Parfait, c’est l’occasion d’apprendre de nouvelles choses !
Le PCIe comme nous avons l’habitude de l’appeler, a bien des noms. La version longue : Peripheral Component Interconnect Express. Version plus courte : PCI Express. On parle aussi de PCI-E ou PCIe en abrégé. Le PCIe est une norme de bus d’extension, permettant de connecter des cartes d’extension sur des cartes mères.
Petite histoire du PCI Express : Arapahoe (Intel) >> 3GIO >> PCIe
Le PCIe est une évolution du PCI classique et remplace aussi l’AGP qui était utilisé par des cartes graphiques (et encore avant les bus VLB et (E)ISA). Le PCIe est né au début des années 2000, d’abord lancé par Intel sous le nom de code projet Arapahoe puis sous l’appellation 3GIO pour Third Generation I/O. Il est ensuite repris par le PCI-SIG, avec SIG pour Special Interest Group, encore aujourd’hui en charge du PCIe. Au conseil d’administration, on retrouve du beau monde : AMD, ARM, Dell, IBM, Intel, Keysight, NVIDIA, Qualcomm et Synopsys.
En 2002, le PCI Express était né. Aujourd’hui, c’est la 8ᵉ génération de PCIe qui est en travaux. Ce bus d’extension est présent sur toutes les cartes mères, en version 5.0 pour les plus récentes. De 8 Go/s en bi-directionnel (4 Go dans chaque sens, descendant et montant), il est maintenant question de… 1 024 Go/s, soit 128x plus en plus de deux décennies. Pour en arriver là, plusieurs évolutions ont été nécessaires.
Voici un rapide état des lieux des dates et des débits (approximatifs) de chaque génération :
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YggTorrent est mort, mais il bouge encore. Le message affiché sur la page d’accueil change, répond à certaines accusations et propose désormais les noms de domaine à la vente… « exclusivement pour un projet légal ». Pendant un temps, un compte à rebours annonçait un retour, sous la forme Ygg tout court.
Mise à jour du 13 mars à 8h15. La page a de nouveau été modifiée, le compte à rebours supprimé. Un nouveau message annonce désormais que « le relancement initialement envisagé est abandonné, faute des conditions nécessaires pour poursuivre le projet dans un contexte marqué par des cyberattaques répétées ». YGGtorrent remonte aussi la piste de Gr0lum. L’actualité a été mise à jour en conséquence.
Mise à jour du 6 mars à 12h55. Le compte à rebours est de retour, toujours avec un rendez-vous lundi à 21 h.
Article du 6 mars à 9 h 33. En début de semaine, le site YggTorrent annonçait sa fermeture, suite à un piratage massif de ses données : pas moins de 30 Go ont été publiées avec des informations sur le code source, les utilisateurs, bancaires, etc. Le pirate expliquait aussi en détail comment il était entré dans les serveurs.
Le message de l’équipe d’YggTorrent était alors clair, sans ambiguïté : il débutait par « Fermeture définitive de YggTorrent » et se terminait par « L’histoire s’arrête ici ». Une « reconstruction serait techniquement possible », affirmait l’équipe, mais elle ne souhaitait pas « continuer dans un climat d’acharnement permanent ». Mais en fait non, l’histoire ne s’arrête pas là.
Nouveau message, toujours une « fermeture définitive »
Un nouveau texte a été mis en ligne sur le site de YggTorrent. Il est plus court et moins dans l’émotion que le premier et donne de nouvelles informations. Tout d’abord, le site affirme qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée ni stockée par nos systèmes, et l’ensemble des mots de passe des comptes actifs étaient protégés par un hachage cryptographique sécurisé ». Il était auparavant précisé que les mots de passe étaient « hachés et salés ».
Il n’est plus du tout question des « portefeuilles crypto destinés uniquement au financement des serveurs, représentant plusieurs dizaines de milliers d’euros, [qui] ont également été dérobés (un détail que certains choisiront d’ignorer) ». Le site affirme que « les auteurs de l’attaque multiplient les déclarations mensongères […] Ils déforment les faits, fabriquent de fausses preuves et comptent sur la confusion pour imposer leur version ». À ce petit jeu, l’équipe d’YggTorrent semble aussi participer…
Offre légale mise en avant, l’intégralité des noms de domaine est à vendre
Enfin, comme précédemment, l’offre légale est mise en avant : « Ne vous laissez pas tromper et tournez-vous plutôt vers les nombreuses solutions légales désormais disponibles ». Le site est désormais divisé en deux, avec la partie droite qui met en avant les plateformes légales comme Netflix, Canal+, Disney+, Prime, France.tv, Arte…
Il est par ailleurs précisé que « l’intégralité de nos noms de domaine est à vendre, exclusivement pour un projet légal, sans aucun lien avec le torrenting ni le téléchargement d’œuvres protégées. Les demandes non sérieuses seront ignorées ».
Il y a peu, un compte à rebours annonçait… un retour d’Ygg
Mais ne pensez pas que l’histoire s’arrête là ! Avant cette mise en vente, il y a eu un retour annoncé de Ygg (sans le Torrent) avec un compte à rebours, comme le rapporte ZDNet, avec le message « Quelque chose se prépare », et une phrase en russe : « il est trop tôt pour nous enterrer ». Le rendez-vous était pour lundi 16 mars à priori, mais le compte à rebours a disparu… pour l’instant ? Le site est cette semaine en mode girouette, bien malin celui qui arrive à prévoir le prochain coup.
En effet, quelques heures avant la capture d’écran de ZDNet, un utilisateur sur X faisait état d’encore une nouvelle version du site, déjà avec un compte à rebours, mais surtout avec un « communiqué », que l’on retrouve aussi sur Reddit. Le message affirmait déjà qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée, stockée ni traitée par nos systèmes ».
Le communiqué ajoutait que « notre architecture n’a à aucun moment intégré de module de stockage d’informations de cartes de paiement. Les allégations contraires sont factuellement fausses […] Le recours au hachage MD5 évoqué concerne exclusivement moins de 3 % des comptes utilisateurs ». Communiqué qui n’est aujourd’hui plus disponible.
Selon le texte qui était alors disponible, le site rejette la faute du piratage sur son hébergeur, sauf que comme l’a montré Grolum dans sa longue explication, cela ne colle pas vraiment avec ses explications.
Retour du compte à rebours
Dans la matinée, le compte à rebours était de retour, comme nous l’a signalé Droup dans les commentaires. Le reste du message, y compris la vente des noms de domaine, est le même. Seule différence, le mot Torrent de YggTorent est barré.
On retrouve donc le message « YggTorrentest mort », « Quelque chose se prépare » et « Non omnis moriar ». Du latin qui, d’après DeepL, se traduirait par « Je ne mourrai pas complètement ». Rendez-vous lundi à 21 h… du moins si le compte à rebours reste en place et annonce vraiment quelque chose. Le code source de la page ne semble pas cacher de secret particulier.
Encore une « fermeture définitive » de YGGtorrent (et YGG)
Finalement, pas besoin d’attendre lundi 16 mars. Hier, un nouveau message est arrivé : « YGGtorrent / YGG. Fermeture définitive ». La « fermeture définitive de YggTorrent » avait déjà été annoncée au début de cette affaire. Le billet de l’époque se terminait par « l’histoire s’arrête ici »… autant dire que c’est loin d’être le cas.
Cette nouvelle « fermeture définitive » concerne cette fois-ci aussi bien YGGtorrent que le nouveau projet YGG. La suite du message ne laisse aucune place au doute :
« Après plusieurs années d’activité, nous mettons fin à l’ensemble des services YGGtorrent / YGG (site, tracker et infrastructure). Le relancement initialement envisagé est abandonné, faute des conditions nécessaires pour poursuivre le projet dans un contexte marqué par des cyberattaques répétées […] Aucun retour n’est prévu. Méfiez-vous des sites ou services se présentant comme des alternatives dans les semaines à venir : la plupart sont malveillants. Restez vigilants ».
L’offre légale est de nouveau vantée, et la vente des noms de domaine – « qui continuent de générer un volume de trafic significatif » – toujours d’actualité. YGGtorrent annonce aussi que « l’auteur de l’intrusion et de la fuite de données a été identifié », avec un lien vers cette page.
Pour YGGtorrent, pas de doute : « Gr0lum est @uwudev »
L’équipe de YGGtorrent y affirme que Gr0lum aurait envoyé un email « exigeant 300 XMR (plus de 100 000 $) en échange du non-leak des données de l’infrastructure ». Refus de YGGtorrent et publication des données, comme nous l’avons expliqué.
Ils ajoutent que Gr0lum aurait aussi envoyé un « faux signalement à Cloudflare prétendant que ygg.guru sert de serveur C2 pour un ransomware », puis « compile un véritable ransomware intégrant un appel vers ygg.guru/api/health ». « Cette opération a porté ses fruits : à la suite de ces faux signalements, le domaine ygg.guru a été placé en onhold par le registrar, rendant le nouveau site inaccessible ».
L’équipe de YGGtorrent remonte ensuite la piste de Gr0lum pour essayer de trouver qui se cache derrière ce pseudo. Leur enquête aurait porté ses fruits (on passe directement à la conclusion) : « Les éléments présentés dans ce dossier ne laissent aucun doute : Gr0lum est @uwudev. Il n’agit pas seul. D’autres individus, étroitement liés au milieu de la cybercriminalité, l’ont assisté dans ses activités ».
L’article se termine par un message adressé à Gr0lum : « Nous nous arrêterons à la révélation du pseudo. Le reste est entre les mains de ceux que ça concerne. Ce dossier ne représente qu’une fraction de ce que nous détenons ».
Aucune nouvelle publication pour le moment sur Yggleak, le site mis en place par Gr0lum pour publier les données et informations qu’il avait récupérées sur YGGtorrent et son infrastructure.
YggTorrent est mort, mais il bouge encore. Le message affiché sur la page d’accueil change, répond à certaines accusations et propose désormais les noms de domaine à la vente… « exclusivement pour un projet légal ». Pendant un temps, un compte à rebours annonçait un retour, sous la forme Ygg tout court.
Mise à jour du 13 mars à 8h15. La page a de nouveau été modifiée, le compte à rebours supprimé. Un nouveau message annonce désormais que « le relancement initialement envisagé est abandonné, faute des conditions nécessaires pour poursuivre le projet dans un contexte marqué par des cyberattaques répétées ». YGGtorrent remonte aussi la piste de Gr0lum. L’actualité a été mise à jour en conséquence.
Mise à jour du 6 mars à 12h55. Le compte à rebours est de retour, toujours avec un rendez-vous lundi à 21 h.
Article du 6 mars à 9 h 33. En début de semaine, le site YggTorrent annonçait sa fermeture, suite à un piratage massif de ses données : pas moins de 30 Go ont été publiées avec des informations sur le code source, les utilisateurs, bancaires, etc. Le pirate expliquait aussi en détail comment il était entré dans les serveurs.
Le message de l’équipe d’YggTorrent était alors clair, sans ambiguïté : il débutait par « Fermeture définitive de YggTorrent » et se terminait par « L’histoire s’arrête ici ». Une « reconstruction serait techniquement possible », affirmait l’équipe, mais elle ne souhaitait pas « continuer dans un climat d’acharnement permanent ». Mais en fait non, l’histoire ne s’arrête pas là.
Nouveau message, toujours une « fermeture définitive »
Un nouveau texte a été mis en ligne sur le site de YggTorrent. Il est plus court et moins dans l’émotion que le premier et donne de nouvelles informations. Tout d’abord, le site affirme qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée ni stockée par nos systèmes, et l’ensemble des mots de passe des comptes actifs étaient protégés par un hachage cryptographique sécurisé ». Il était auparavant précisé que les mots de passe étaient « hachés et salés ».
Il n’est plus du tout question des « portefeuilles crypto destinés uniquement au financement des serveurs, représentant plusieurs dizaines de milliers d’euros, [qui] ont également été dérobés (un détail que certains choisiront d’ignorer) ». Le site affirme que « les auteurs de l’attaque multiplient les déclarations mensongères […] Ils déforment les faits, fabriquent de fausses preuves et comptent sur la confusion pour imposer leur version ». À ce petit jeu, l’équipe d’YggTorrent semble aussi participer…
Offre légale mise en avant, l’intégralité des noms de domaine est à vendre
Enfin, comme précédemment, l’offre légale est mise en avant : « Ne vous laissez pas tromper et tournez-vous plutôt vers les nombreuses solutions légales désormais disponibles ». Le site est désormais divisé en deux, avec la partie droite qui met en avant les plateformes légales comme Netflix, Canal+, Disney+, Prime, France.tv, Arte…
Il est par ailleurs précisé que « l’intégralité de nos noms de domaine est à vendre, exclusivement pour un projet légal, sans aucun lien avec le torrenting ni le téléchargement d’œuvres protégées. Les demandes non sérieuses seront ignorées ».
Il y a peu, un compte à rebours annonçait… un retour d’Ygg
Mais ne pensez pas que l’histoire s’arrête là ! Avant cette mise en vente, il y a eu un retour annoncé de Ygg (sans le Torrent) avec un compte à rebours, comme le rapporte ZDNet, avec le message « Quelque chose se prépare », et une phrase en russe : « il est trop tôt pour nous enterrer ». Le rendez-vous était pour lundi 16 mars à priori, mais le compte à rebours a disparu… pour l’instant ? Le site est cette semaine en mode girouette, bien malin celui qui arrive à prévoir le prochain coup.
En effet, quelques heures avant la capture d’écran de ZDNet, un utilisateur sur X faisait état d’encore une nouvelle version du site, déjà avec un compte à rebours, mais surtout avec un « communiqué », que l’on retrouve aussi sur Reddit. Le message affirmait déjà qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée, stockée ni traitée par nos systèmes ».
Le communiqué ajoutait que « notre architecture n’a à aucun moment intégré de module de stockage d’informations de cartes de paiement. Les allégations contraires sont factuellement fausses […] Le recours au hachage MD5 évoqué concerne exclusivement moins de 3 % des comptes utilisateurs ». Communiqué qui n’est aujourd’hui plus disponible.
Selon le texte qui était alors disponible, le site rejette la faute du piratage sur son hébergeur, sauf que comme l’a montré Grolum dans sa longue explication, cela ne colle pas vraiment avec ses explications.
Retour du compte à rebours
Dans la matinée, le compte à rebours était de retour, comme nous l’a signalé Droup dans les commentaires. Le reste du message, y compris la vente des noms de domaine, est le même. Seule différence, le mot Torrent de YggTorent est barré.
On retrouve donc le message « YggTorrentest mort », « Quelque chose se prépare » et « Non omnis moriar ». Du latin qui, d’après DeepL, se traduirait par « Je ne mourrai pas complètement ». Rendez-vous lundi à 21 h… du moins si le compte à rebours reste en place et annonce vraiment quelque chose. Le code source de la page ne semble pas cacher de secret particulier.
Encore une « fermeture définitive » de YGGtorrent (et YGG)
Finalement, pas besoin d’attendre lundi 16 mars. Hier, un nouveau message est arrivé : « YGGtorrent / YGG. Fermeture définitive ». La « fermeture définitive de YggTorrent » avait déjà été annoncée au début de cette affaire. Le billet de l’époque se terminait par « l’histoire s’arrête ici »… autant dire que c’est loin d’être le cas.
Cette nouvelle « fermeture définitive » concerne cette fois-ci aussi bien YGGtorrent que le nouveau projet YGG. La suite du message ne laisse aucune place au doute :
« Après plusieurs années d’activité, nous mettons fin à l’ensemble des services YGGtorrent / YGG (site, tracker et infrastructure). Le relancement initialement envisagé est abandonné, faute des conditions nécessaires pour poursuivre le projet dans un contexte marqué par des cyberattaques répétées […] Aucun retour n’est prévu. Méfiez-vous des sites ou services se présentant comme des alternatives dans les semaines à venir : la plupart sont malveillants. Restez vigilants ».
L’offre légale est de nouveau vantée, et la vente des noms de domaine – « qui continuent de générer un volume de trafic significatif » – toujours d’actualité. YGGtorrent annonce aussi que « l’auteur de l’intrusion et de la fuite de données a été identifié », avec un lien vers cette page.
Pour YGGtorrent, pas de doute : « Gr0lum est @uwudev »
L’équipe de YGGtorrent y affirme que Gr0lum aurait envoyé un email « exigeant 300 XMR (plus de 100 000 $) en échange du non-leak des données de l’infrastructure ». Refus de YGGtorrent et publication des données, comme nous l’avons expliqué.
Ils ajoutent que Gr0lum aurait aussi envoyé un « faux signalement à Cloudflare prétendant que ygg.guru sert de serveur C2 pour un ransomware », puis « compile un véritable ransomware intégrant un appel vers ygg.guru/api/health ». « Cette opération a porté ses fruits : à la suite de ces faux signalements, le domaine ygg.guru a été placé en onhold par le registrar, rendant le nouveau site inaccessible ».
L’équipe de YGGtorrent remonte ensuite la piste de Gr0lum pour essayer de trouver qui se cache derrière ce pseudo. Leur enquête aurait porté ses fruits (on passe directement à la conclusion) : « Les éléments présentés dans ce dossier ne laissent aucun doute : Gr0lum est @uwudev. Il n’agit pas seul. D’autres individus, étroitement liés au milieu de la cybercriminalité, l’ont assisté dans ses activités ».
L’article se termine par un message adressé à Gr0lum : « Nous nous arrêterons à la révélation du pseudo. Le reste est entre les mains de ceux que ça concerne. Ce dossier ne représente qu’une fraction de ce que nous détenons ».
Aucune nouvelle publication pour le moment sur Yggleak, le site mis en place par Gr0lum pour publier les données et informations qu’il avait récupérées sur YGGtorrent et son infrastructure.
Comme prévu, Google a revu le fonctionnement de son Play Store, en partenariat avec Epic. Le géant du Net présente les changements à venir, avec un programme de certification pour les boutiques alternatives, des frais en baisse et la possibilité de passer par des systèmes de paiements tiers. Epic est sur un petit nuage et parle de métavers.
Google vient d’annoncer quatre changements majeurs à venir pour les développeurs d’applications et le Play Store : « davantage d’options de paiement, un programme pour les boutiques d’applications tierces, des frais réduits ainsi que de nouveaux programmes pour les développeurs ».
Pour les applications mobiles, Google indique que les développeurs « pourront utiliser leurs propres systèmes de paiement dans leurs applications, en parallèle de celui de Google Play, ou rediriger les utilisateurs vers leurs sites pour effectuer des achats en dehors de l’application ».
Registered App Stores : un programme, optionnel, pour les boutiques tierces
Google annonce aussi simplifier le sideloading, c’est-à-dire l’accès aux boutiques tierces d’applications. Un programme, optionnel, Registered App Stores, permettra des installations « plus simple pour les boutiques d’applications Android qui répondent à certains critères de qualité et de sécurité ». Au hasard, l’Epic Games Store.
Registered App Stores sera d’abord proposé en dehors des États-Unis, mais Google ajoute avoir « l’intention de le lancer également aux États-Unis, sous réserve de l’approbation du tribunal ». Voici la présentation faite par Google dans les documents transmis à la justice, repris par The Verge :
Rappelons que Google avait été largement critiqué en août dernier, lors de l’annonce d’une vérification d’identité imposée à tous les développeurs, y compris pour le sideloading. Le père d’Android avait ensuite mis de l’eau dans son vin avec l’annonce d’un « nouveau flux avancé qui permet aux utilisateurs expérimentés d’accepter les risques d’installer des logiciels non vérifiés ».
Les frais d’achat « in app » passent à 20 %, les récurrents à 10 %
Passons au porte-monnaie. Alors que les frais d’achat « in app » étaient de 30 % auparavant, ils vont passer à 20 %. Pour les abonnements récurrents, ils seront de 10 %. Google sépare ensuite ses frais en deux : ceux liés à sa boutique d’un côté, l’utilisation de son système de paiement de l’autre. Attention, il faudra ajouter 5 % si vous utilisez le système de paiement intégré à Android, la réduction passera alors de 30 à 25 % seulement.
Résumé présenté par Google des frais facturés aux éditeurs d’applications exploitant Google Play
Google en profite aussi pour lancer un programme Apps Experience Program et revoir son Google Play Games Level Up. Tous les deux permettent de profiter de frais différents, en baisse si l’on en croit le géant du Net (avec des réductions supplémentaires avant le premier million de dollars annuels de revenus).
Rendez-vous cet été pour les changements en Europe
Les changements seront mis en place à partir du 30 juin dans l’espace économique européen, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il faudra attendre le 30 septembre en Australie, le 31 décembre en Corée et au Japon et enfin le 30 septembre 2027 pour le reste du monde. Le programme Registered App Stores devrait arriver avec une mise à jour majeure d’Android d’ici la fin de l’année.
Ce n’est pas tout, avec ces changements, Google annonce avoir « également résolu tous les litiges mondiaux avec Epic Games ». Les deux protagonistes avaient enterré la hache de guerre en novembre dernier, avec une annonce surprise autour d’une réforme du fonctionnement du Play Store.
Epic se réjouit d’ailleurs de cette nouvelle annonce au « bénéfice des développeurs et des consommateurs ». Le studio est ravi de voir que, « à l’échelle mondiale, les développeurs auront le choix de la manière dont ils effectuent leurs paiements en utilisant Google Play ou les systèmes concurrents, avec des frais réduits et la possibilité de diriger les utilisateurs hors applications pour effectuer des achats ».
Tim Sweeney, patron d’Epic, annonce sur X que « Fortnite sera bientôt de retour sur le Google Play Store dans le monde entier ».
The Verge ajoute que Google et Epic ont également « convenu d’un accord concernant une nouvelle catégorie d’applications qu’elles appellent « metaverse browsers » », selon ce document publié par nos confrères. Il est largement caviardé et ne permet pas d’en apprendre beaucoup plus.
Cette notion de métavers, on la retrouve aussi brièvement dans le communiqué d’Epic : « Google prendra des mesures pour soutenir le futur métaversouvert », mais cela ne permet pas d’en savoir davantage. Tout juste peut-on apprendre que les navigateurs « ont pour but principal de permettre la navigation et l’exploration des mondes du métavers », de « prendre en charge les objets virtuels », d’être sécurisés.
Ni Google ni Epic n’ont souhaité commenter davantage. Tim Sweeney s’est contenté de republier le message X de The Verge. Facebook pendant un temps, ne jurait que par le métavers (la société est même devenue Meta), avant de freiner des quatre fers il y a quelques années déjà. C’est toujours le cas début 2026.
Comme prévu, Google a revu le fonctionnement de son Play Store, en partenariat avec Epic. Le géant du Net présente les changements à venir, avec un programme de certification pour les boutiques alternatives, des frais en baisse et la possibilité de passer par des systèmes de paiements tiers. Epic est sur un petit nuage et parle de métavers.
Google vient d’annoncer quatre changements majeurs à venir pour les développeurs d’applications et le Play Store : « davantage d’options de paiement, un programme pour les boutiques d’applications tierces, des frais réduits ainsi que de nouveaux programmes pour les développeurs ».
Pour les applications mobiles, Google indique que les développeurs « pourront utiliser leurs propres systèmes de paiement dans leurs applications, en parallèle de celui de Google Play, ou rediriger les utilisateurs vers leurs sites pour effectuer des achats en dehors de l’application ».
Registered App Stores : un programme, optionnel, pour les boutiques tierces
Google annonce aussi simplifier le sideloading, c’est-à-dire l’accès aux boutiques tierces d’applications. Un programme, optionnel, Registered App Stores, permettra des installations « plus simple pour les boutiques d’applications Android qui répondent à certains critères de qualité et de sécurité ». Au hasard, l’Epic Games Store.
Registered App Stores sera d’abord proposé en dehors des États-Unis, mais Google ajoute avoir « l’intention de le lancer également aux États-Unis, sous réserve de l’approbation du tribunal ». Voici la présentation faite par Google dans les documents transmis à la justice, repris par The Verge :
Rappelons que Google avait été largement critiqué en août dernier, lors de l’annonce d’une vérification d’identité imposée à tous les développeurs, y compris pour le sideloading. Le père d’Android avait ensuite mis de l’eau dans son vin avec l’annonce d’un « nouveau flux avancé qui permet aux utilisateurs expérimentés d’accepter les risques d’installer des logiciels non vérifiés ».
Les frais d’achat « in app » passent à 20 %, les récurrents à 10 %
Passons au porte-monnaie. Alors que les frais d’achat « in app » étaient de 30 % auparavant, ils vont passer à 20 %. Pour les abonnements récurrents, ils seront de 10 %. Google sépare ensuite ses frais en deux : ceux liés à sa boutique d’un côté, l’utilisation de son système de paiement de l’autre. Attention, il faudra ajouter 5 % si vous utilisez le système de paiement intégré à Android, la réduction passera alors de 30 à 25 % seulement.
Résumé présenté par Google des frais facturés aux éditeurs d’applications exploitant Google Play
Google en profite aussi pour lancer un programme Apps Experience Program et revoir son Google Play Games Level Up. Tous les deux permettent de profiter de frais différents, en baisse si l’on en croit le géant du Net (avec des réductions supplémentaires avant le premier million de dollars annuels de revenus).
Rendez-vous cet été pour les changements en Europe
Les changements seront mis en place à partir du 30 juin dans l’espace économique européen, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il faudra attendre le 30 septembre en Australie, le 31 décembre en Corée et au Japon et enfin le 30 septembre 2027 pour le reste du monde. Le programme Registered App Stores devrait arriver avec une mise à jour majeure d’Android d’ici la fin de l’année.
Ce n’est pas tout, avec ces changements, Google annonce avoir « également résolu tous les litiges mondiaux avec Epic Games ». Les deux protagonistes avaient enterré la hache de guerre en novembre dernier, avec une annonce surprise autour d’une réforme du fonctionnement du Play Store.
Epic se réjouit d’ailleurs de cette nouvelle annonce au « bénéfice des développeurs et des consommateurs ». Le studio est ravi de voir que, « à l’échelle mondiale, les développeurs auront le choix de la manière dont ils effectuent leurs paiements en utilisant Google Play ou les systèmes concurrents, avec des frais réduits et la possibilité de diriger les utilisateurs hors applications pour effectuer des achats ».
Tim Sweeney, patron d’Epic, annonce sur X que « Fortnite sera bientôt de retour sur le Google Play Store dans le monde entier ».
The Verge ajoute que Google et Epic ont également « convenu d’un accord concernant une nouvelle catégorie d’applications qu’elles appellent « metaverse browsers » », selon ce document publié par nos confrères. Il est largement caviardé et ne permet pas d’en apprendre beaucoup plus.
Cette notion de métavers, on la retrouve aussi brièvement dans le communiqué d’Epic : « Google prendra des mesures pour soutenir le futur métaversouvert », mais cela ne permet pas d’en savoir davantage. Tout juste peut-on apprendre que les navigateurs « ont pour but principal de permettre la navigation et l’exploration des mondes du métavers », de « prendre en charge les objets virtuels », d’être sécurisés.
Ni Google ni Epic n’ont souhaité commenter davantage. Tim Sweeney s’est contenté de republier le message X de The Verge. Facebook pendant un temps, ne jurait que par le métavers (la société est même devenue Meta), avant de freiner des quatre fers il y a quelques années déjà. C’est toujours le cas début 2026.
FastConnect 8800 : Wi-Fi 8, Bluetooth, UWB et Thread
Qualcomm profite du MWC de Barcelone pour présenter ses nouveautés sur la connectivité. Il y a pour commencer le FastConnect 8800, un modem Wi-Fi en 4×4 capable de monter jusqu’à 11,6 Gb/s. Il prend en charge les bandes de 2,4, 5 et 6 GHz, avec des blocs de 320 MHz maximum.
La puce propose aussi du Bluetooth High Data Throughput (HDT) jusqu’à 7,5 Mb/s, de l’Ultra Wide Band (UWB) et Thread pour les objets connectés. Le FastConnect 8800 « intègre également Proximity AI, qui utilise l’UWB, le Bluetooth Channel Sounding, le Wi-Fi Ranging et d’autres technologies de détection pour un suivi précis au centimètre près ».
Tous les détails se trouvent par ici. Qualcomm propose des échantillons à ses clients, mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver les premiers produits commerciaux, précise l’entreprise.
Modem 5G X105 jusqu’à 14,8 Gb/s
Qualcomm présente aussi un nouveau modem 5G, le X105. Il succède donc au X85 annoncé en mars 2025. Le fabricant affirme que c’est le premier au monde à prendre en charge la Release 19 de la 3GPP.
La Release 18 est aussi appelée 5G Advanced ou 5,5G et c’est une « évolution majeure » de la 5G. La 19 est une version de transition qui doit « exploiter pleinement le potentiel de la 5G et faire le lien avec la 6G ». Elle propose diverses améliorations détaillées par Qualcomm dans ce document.
Revenons au modem 5G X105. Ses débits sont de 14,8 Gb/s en téléchargement et 4,2 Gb/s en upload, contre respectivement 12,5 et 3,7 Gb/s pour son prédécesseur.
Qualcomm met en avant des fonctionnalités comme le positionnement par satellites GNSS quadribande (L1, L2, L5, L6) et de la prise du NR-NTN (New Radio – Non Terrestrial Networks). L’intelligence artificielle est évidemment de la partie « pour détecter, classer et optimiser les flux de données en fonction des scénarios d’utilisation ».
Des échantillons sont en cours de qualification auprès des partenaires et les terminaux commerciaux sont attendus au second semestre de cette année. Tous les détails du X105 sont sur cette page.
FastConnect 8800 : Wi-Fi 8, Bluetooth, UWB et Thread
Qualcomm profite du MWC de Barcelone pour présenter ses nouveautés sur la connectivité. Il y a pour commencer le FastConnect 8800, un modem Wi-Fi en 4×4 capable de monter jusqu’à 11,6 Gb/s. Il prend en charge les bandes de 2,4, 5 et 6 GHz, avec des blocs de 320 MHz maximum.
La puce propose aussi du Bluetooth High Data Throughput (HDT) jusqu’à 7,5 Mb/s, de l’Ultra Wide Band (UWB) et Thread pour les objets connectés. Le FastConnect 8800 « intègre également Proximity AI, qui utilise l’UWB, le Bluetooth Channel Sounding, le Wi-Fi Ranging et d’autres technologies de détection pour un suivi précis au centimètre près ».
Tous les détails se trouvent par ici. Qualcomm propose des échantillons à ses clients, mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver les premiers produits commerciaux, précise l’entreprise.
Modem 5G X105 jusqu’à 14,8 Gb/s
Qualcomm présente aussi un nouveau modem 5G, le X105. Il succède donc au X85 annoncé en mars 2025. Le fabricant affirme que c’est le premier au monde à prendre en charge la Release 19 de la 3GPP.
La Release 18 est aussi appelée 5G Advanced ou 5,5G et c’est une « évolution majeure » de la 5G. La 19 est une version de transition qui doit « exploiter pleinement le potentiel de la 5G et faire le lien avec la 6G ». Elle propose diverses améliorations détaillées par Qualcomm dans ce document.
Revenons au modem 5G X105. Ses débits sont de 14,8 Gb/s en téléchargement et 4,2 Gb/s en upload, contre respectivement 12,5 et 3,7 Gb/s pour son prédécesseur.
Qualcomm met en avant des fonctionnalités comme le positionnement par satellites GNSS quadribande (L1, L2, L5, L6) et de la prise du NR-NTN (New Radio – Non Terrestrial Networks). L’intelligence artificielle est évidemment de la partie « pour détecter, classer et optimiser les flux de données en fonction des scénarios d’utilisation ».
Des échantillons sont en cours de qualification auprès des partenaires et les terminaux commerciaux sont attendus au second semestre de cette année. Tous les détails du X105 sont sur cette page.
« L’histoire s’arrête ici. » C’est par ces mots que l’équipe de YggTorrent annonce la fin du site. Ce n’est pas son choix. Elle a été victime d’un piratage à grande échelle, qui met au jour 30 Go de données et lève le voile sur le caractère très lucratif de ses activités, ainsi que sur du code source, des mots de passe, des échanges, des bases de données, etc.
YggTorrent était un site dédié au téléchargement illégal et plus particulièrement aux torrents, comme son nom l’indique. Il changeait régulièrement de domaine, pour contrer les ordonnances de blocage dont il était régulièrement la cible. Le site affiche cette fois-ci un message différent : « Fermeture définitive de YggTorrent ».
« Fermeture définitive de YggTorrent »
Dernier épisode d’une série où des pirates s’attaquent aux pirates. L’équipe YggTorrent affirme en effet que, « le 3 mars 2026 au soir, un groupe malveillant a attaqué volontairement notre infrastructure. Un serveur secondaire de préproduction, distinct du système principal, a été compromis. Une escalade de privilèges a permis la suppression puis l’exfiltration de la base de données. Des portefeuilles crypto destinés uniquement au financement des serveurs, représentant plusieurs dizaines de milliers d’euros, ont également été dérobés (un détail que certains choisiront d’ignorer) […] C’était une attaque pensée, préparée et exécutée pour faire disparaître ».
L’attaque est signée et revendiquée par Grolum (parfois Gr0lum). Et au moins les deux « camps » sont raccords sur un point, le seul d’ailleurs : « Toute l’infrastructure de YGG a été compromise : code source, bases de données du tracker, du forum, de la boutique, logs serveur, configurations, mots de passe et cookies, projets en développement, échanges privés, données personnelles », affirme Grolum.
Grolum pas content : « mode "Turbo" de merde pour racketter »
« 6,6 millions d’utilisateurs. Des années de mensonges. Un empire bâti sur le racket. C’est fini. Les serveurs ont été vidés, puis détruits […] Près de 10 millions d’euros de recettes pour 2024 - 2025 ne vous ont pas suffi. Vous avez imposé votre mode « Turbo » de merde pour racketter quiconque voulait télécharger plus de cinq fichiers par jour. En profitant de votre monopole, vous avez pris les gens en otage avec un système de quota ridicule », ajoute-il.
En décembre, YggTorrent changeait de « modèle économique » avec un abonnement payant à la place des ratios (il fallait auparavant partager suffisamment pour pouvoir télécharger). La fronde est rapidement montée dans la communauté, comme nous l’avions alors relaté.
« Beaucoup ont payé, comme le montrent clairement vos chiffres de janvier et février », affirme Grolum. Ceux qui ont pris un « turbo à vie » ou ne serait-ce que pendant plusieurs mois, ne pensaient certainement pas que la vie du site serait aussi éphémère. Dans tous les cas, l’argent est arrivé dans les caisses de « l’équipe de YggTorrent » et selon Grolum les sommes seraient conséquentes. Reste maintenant à savoir qui a l’argent.
Ce tableau diffusé par le pirate détaillerait les revenus générés par YggTorrent – capture d’écran
« L’équipe YggTorrent » affirme que des sauvegardes existent et qu’une « reconstruction serait techniquement possible », mais ne souhaite pas « continuer dans un climat d’acharnement permanent ».
Grolum aussi parle d’un drôle de climat, mais avec un angle différent : « Alors que vos équipes de modérateurs bossent bénévolement pour faire tourner le site, vous continuez d’amasser une véritable fortune sur leur dos. Francisco depuis le Maroc et Vladimir depuis la France, vous avez exploité la naïveté de personnes qui croyaient en un projet de partage libre, désintéressé et communautaire. Pendant des années, vous avez utilisé des méthodes de crapules : DDoS contre les trackers concurrents, purges d’uploadeurs dès qu’ils ouvraient la bouche, sabotage de votre propre API pour empêcher quiconque d’utiliser des outils tiers ». Ambiance.
Il ajoute que Oracle, celui qui serait à la tête de YggTorrent, aurait enregistré « les 54 776 cartes bancaires [des] membres » et se demande « Pour en faire quoi, exactement ? ». D’autres questions remontent : « Le tracking comportemental de chaque visiteur, c’est pour quel usage ? Et le fingerprinting des wallets crypto, tes utilisateurs sont au courant ? Les scans de CNI volées que tu utilises pour payer les serveurs, tu es à l’aise avec ça ? ».
30 Go de données brutes
Pour joindre la parole aux actes, il propose un lien .torrent pour récupérer des données de 6,6 millions d’utilisateurs, avec en plus des informations sur les coulisses, l’infrastructure, l’organisation, les finances, les projets internes, les données personnelles des admins, etc.
Il explique son choix de publier : « des gens dont c’est le métier vont pouvoir y jeter un œil, collecter des preuves supplémentaires et peut-être engager des poursuites contre les responsables du site, mais aussi contre les hébergeurs ou d’autres tiers identifié ». Reste à savoir si toutes les données sont bien celles de YggTorrent.
Grolum précise avoir fait quelques caviardages : « Aucune information sur les utilisateurs (adresses IP, emails, mots de passe) ne sera accessible ici. Hélas pour l’ARCOM, je garde ça bien au chaud. D’ailleurs Oracle, la moitié des hash sont encore en md5, c’est pas sérieux l’ami », ajoute-t-il. En dépit de cette information selon laquelle les informations personnelles ont été expurgées, il faudra attendre de voir si dans l’immense quantité de données, il n’est pas possible de faire des rapprochements et remonter à des utilisateurs.
À ce sujet, YggTorrent affirme que « les mots de passe présents dans la base étaient hachés et salés, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas stockés en clair et qu’ils bénéficiaient d’une protection cryptographique empêchant leur lecture directe », sans préciser la technique utilisée. La fonction de hachage md5 est pour rappel qualifiée d’obsolète par la CNIL. Toujours les mêmes recommandations : si vous avez utilisé le même mot de passe sur YggTorrent et d’autres sites/services, il faut en changer au plus vite.
Le fichier pèse pas moins de 11 Go et se présente sous la forme d’une archive compressée. L’espace total occupé par les fichiers est de 30 Go une fois décompressés, dont 20 Go rien que pour les bases de données et 14 Go dans un seul fichier ygg_tracker_redacted/torrents/data.sql . Autant dire qu’il faudra du temps pour tout analyser.
Dans les données, se trouve notamment un fichier « Reunion201117_fra.json » avec ce qui semble être une transcription d’une réunion audio. Voici quelques extraits :
« La sécurité va s’améliorer parce que je peux vous le dire sincèrement, je vais être 100 % clair et gardez ça pour vous, mais les mots de passe sont z-, sont cryptés médiocres. Euh, le, le, la sécurité en ce moment des utilisateurs est très minime. C’est pour ça que nous, euh, Destroy est venu nous voir et nous a demandé d’avoir une meilleure sécurité. Moi, je suis arrivé avec une entreprise privée pour, pour le, la machine, parce qu’avant, avant, c’était des mecs russes très bizarres qui, qui fouillaient un peu sur la machine, vous voyez le genre ? ».
On trouve aussi des emails et des mots de passe associés à des comptes (rappel, réutiliser le même n’est pas une bonne idée). Certains ne sont plus valides, d’autres demandent un code envoyé par email avant de laisser passer. Certains des comptes semblent bien avoir existé.
Les coulisses de l’attaque, la relève déjà en place
Dans la fin de son billet, Grolum explique de manière détaillée comment il est entré sur le serveur de YggTorrent et comment il a récupéré les données. S’il fallait simplifier à l’extrême voici la chaine d’opération, telle que décrite par le pirate.
Point de départ de l’attaque : le favicon de yggtorrent. « Chaque icône a une empreinte numérique unique. Si on calcule le hash de celle de YGG et qu’on le cherche dans Shodan, l’IP du serveur de pré-prod apparaît ».
Ensuite, un scan de port et découverte d’une entrée non sécurisée : « Le scan de ports a révélé le service SphinxQL sur le port 9306. Sphinx Search est un moteur de recherche full-text qui utilise un protocole compatible MySQL. Sur ce serveur, il est accessible depuis Internet sans aucune authentification […] SphinxQL supporte nativement la lecture de fichiers locaux ».
La suite : « Sur les serveurs Windows déployés automatiquement, le fichier sysprep_unattend.xml contient les paramètres d’installation, y compris, parfois, le mot de passe administrateur. Ce fichier aurait dû être supprimé après le déploiement. Il ne l’a pas été ».
Les pirates ont donc récupéré rien de moins que le mot de passe administrateur du serveur, en clair, « dans un fichier que n’importe qui pouvait lire via SphinxQL ». C’est la voie royale. Le pirate peut accéder en lecture et en écriture à l’ensemble du stockage.
Grolum affirme enfin que « Tous les torrents de YGG ont pu être sauvés grâce à l’aide de l’équipe du projet U2P », ou Utopeer. Sur les cendres de Torrent 411, Cpasbien ou encore Zone-Téléchargement, un nouveau site s’est encore lancé : ygg.gratis. Il propose « une interface de consultation qui permet de parcourir et télécharger les torrents issus de la base de données YggTorrent ayant fuité ».
« L’histoire s’arrête ici. » C’est par ces mots que l’équipe de YggTorrent annonce la fin du site. Ce n’est pas son choix. Elle a été victime d’un piratage à grande échelle, qui met au jour 30 Go de données et lève le voile sur le caractère très lucratif de ses activités, ainsi que sur du code source, des mots de passe, des échanges, des bases de données, etc.
YggTorrent était un site dédié au téléchargement illégal et plus particulièrement aux torrents, comme son nom l’indique. Il changeait régulièrement de domaine, pour contrer les ordonnances de blocage dont il était régulièrement la cible. Le site affiche cette fois-ci un message différent : « Fermeture définitive de YggTorrent ».
« Fermeture définitive de YggTorrent »
Dernier épisode d’une série où des pirates s’attaquent aux pirates. L’équipe YggTorrent affirme en effet que, « le 3 mars 2026 au soir, un groupe malveillant a attaqué volontairement notre infrastructure. Un serveur secondaire de préproduction, distinct du système principal, a été compromis. Une escalade de privilèges a permis la suppression puis l’exfiltration de la base de données. Des portefeuilles crypto destinés uniquement au financement des serveurs, représentant plusieurs dizaines de milliers d’euros, ont également été dérobés (un détail que certains choisiront d’ignorer) […] C’était une attaque pensée, préparée et exécutée pour faire disparaître ».
L’attaque est signée et revendiquée par Grolum (parfois Gr0lum). Et au moins les deux « camps » sont raccords sur un point, le seul d’ailleurs : « Toute l’infrastructure de YGG a été compromise : code source, bases de données du tracker, du forum, de la boutique, logs serveur, configurations, mots de passe et cookies, projets en développement, échanges privés, données personnelles », affirme Grolum.
Grolum pas content : « mode "Turbo" de merde pour racketter »
« 6,6 millions d’utilisateurs. Des années de mensonges. Un empire bâti sur le racket. C’est fini. Les serveurs ont été vidés, puis détruits […] Près de 10 millions d’euros de recettes pour 2024 - 2025 ne vous ont pas suffi. Vous avez imposé votre mode « Turbo » de merde pour racketter quiconque voulait télécharger plus de cinq fichiers par jour. En profitant de votre monopole, vous avez pris les gens en otage avec un système de quota ridicule », ajoute-il.
En décembre, YggTorrent changeait de « modèle économique » avec un abonnement payant à la place des ratios (il fallait auparavant partager suffisamment pour pouvoir télécharger). La fronde est rapidement montée dans la communauté, comme nous l’avions alors relaté.
« Beaucoup ont payé, comme le montrent clairement vos chiffres de janvier et février », affirme Grolum. Ceux qui ont pris un « turbo à vie » ou ne serait-ce que pendant plusieurs mois, ne pensaient certainement pas que la vie du site serait aussi éphémère. Dans tous les cas, l’argent est arrivé dans les caisses de « l’équipe de YggTorrent » et selon Grolum les sommes seraient conséquentes. Reste maintenant à savoir qui a l’argent.
Ce tableau diffusé par le pirate détaillerait les revenus générés par YggTorrent – capture d’écran
« L’équipe YggTorrent » affirme que des sauvegardes existent et qu’une « reconstruction serait techniquement possible », mais ne souhaite pas « continuer dans un climat d’acharnement permanent ».
Grolum aussi parle d’un drôle de climat, mais avec un angle différent : « Alors que vos équipes de modérateurs bossent bénévolement pour faire tourner le site, vous continuez d’amasser une véritable fortune sur leur dos. Francisco depuis le Maroc et Vladimir depuis la France, vous avez exploité la naïveté de personnes qui croyaient en un projet de partage libre, désintéressé et communautaire. Pendant des années, vous avez utilisé des méthodes de crapules : DDoS contre les trackers concurrents, purges d’uploadeurs dès qu’ils ouvraient la bouche, sabotage de votre propre API pour empêcher quiconque d’utiliser des outils tiers ». Ambiance.
Il ajoute que Oracle, celui qui serait à la tête de YggTorrent, aurait enregistré « les 54 776 cartes bancaires [des] membres » et se demande « Pour en faire quoi, exactement ? ». D’autres questions remontent : « Le tracking comportemental de chaque visiteur, c’est pour quel usage ? Et le fingerprinting des wallets crypto, tes utilisateurs sont au courant ? Les scans de CNI volées que tu utilises pour payer les serveurs, tu es à l’aise avec ça ? ».
30 Go de données brutes
Pour joindre la parole aux actes, il propose un lien .torrent pour récupérer des données de 6,6 millions d’utilisateurs, avec en plus des informations sur les coulisses, l’infrastructure, l’organisation, les finances, les projets internes, les données personnelles des admins, etc.
Il explique son choix de publier : « des gens dont c’est le métier vont pouvoir y jeter un œil, collecter des preuves supplémentaires et peut-être engager des poursuites contre les responsables du site, mais aussi contre les hébergeurs ou d’autres tiers identifié ». Reste à savoir si toutes les données sont bien celles de YggTorrent.
Grolum précise avoir fait quelques caviardages : « Aucune information sur les utilisateurs (adresses IP, emails, mots de passe) ne sera accessible ici. Hélas pour l’ARCOM, je garde ça bien au chaud. D’ailleurs Oracle, la moitié des hash sont encore en md5, c’est pas sérieux l’ami », ajoute-t-il. En dépit de cette information selon laquelle les informations personnelles ont été expurgées, il faudra attendre de voir si dans l’immense quantité de données, il n’est pas possible de faire des rapprochements et remonter à des utilisateurs.
À ce sujet, YggTorrent affirme que « les mots de passe présents dans la base étaient hachés et salés, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas stockés en clair et qu’ils bénéficiaient d’une protection cryptographique empêchant leur lecture directe », sans préciser la technique utilisée. La fonction de hachage md5 est pour rappel qualifiée d’obsolète par la CNIL. Toujours les mêmes recommandations : si vous avez utilisé le même mot de passe sur YggTorrent et d’autres sites/services, il faut en changer au plus vite.
Le fichier pèse pas moins de 11 Go et se présente sous la forme d’une archive compressée. L’espace total occupé par les fichiers est de 30 Go une fois décompressés, dont 20 Go rien que pour les bases de données et 14 Go dans un seul fichier ygg_tracker_redacted/torrents/data.sql . Autant dire qu’il faudra du temps pour tout analyser.
Dans les données, se trouve notamment un fichier « Reunion201117_fra.json » avec ce qui semble être une transcription d’une réunion audio. Voici quelques extraits :
« La sécurité va s’améliorer parce que je peux vous le dire sincèrement, je vais être 100 % clair et gardez ça pour vous, mais les mots de passe sont z-, sont cryptés médiocres. Euh, le, le, la sécurité en ce moment des utilisateurs est très minime. C’est pour ça que nous, euh, Destroy est venu nous voir et nous a demandé d’avoir une meilleure sécurité. Moi, je suis arrivé avec une entreprise privée pour, pour le, la machine, parce qu’avant, avant, c’était des mecs russes très bizarres qui, qui fouillaient un peu sur la machine, vous voyez le genre ? ».
On trouve aussi des emails et des mots de passe associés à des comptes (rappel, réutiliser le même n’est pas une bonne idée). Certains ne sont plus valides, d’autres demandent un code envoyé par email avant de laisser passer. Certains des comptes semblent bien avoir existé.
Les coulisses de l’attaque, la relève déjà en place
Dans la fin de son billet, Grolum explique de manière détaillée comment il est entré sur le serveur de YggTorrent et comment il a récupéré les données. S’il fallait simplifier à l’extrême voici la chaine d’opération, telle que décrite par le pirate.
Point de départ de l’attaque : le favicon de yggtorrent. « Chaque icône a une empreinte numérique unique. Si on calcule le hash de celle de YGG et qu’on le cherche dans Shodan, l’IP du serveur de pré-prod apparaît ».
Ensuite, un scan de port et découverte d’une entrée non sécurisée : « Le scan de ports a révélé le service SphinxQL sur le port 9306. Sphinx Search est un moteur de recherche full-text qui utilise un protocole compatible MySQL. Sur ce serveur, il est accessible depuis Internet sans aucune authentification […] SphinxQL supporte nativement la lecture de fichiers locaux ».
La suite : « Sur les serveurs Windows déployés automatiquement, le fichier sysprep_unattend.xml contient les paramètres d’installation, y compris, parfois, le mot de passe administrateur. Ce fichier aurait dû être supprimé après le déploiement. Il ne l’a pas été ».
Les pirates ont donc récupéré rien de moins que le mot de passe administrateur du serveur, en clair, « dans un fichier que n’importe qui pouvait lire via SphinxQL ». C’est la voie royale. Le pirate peut accéder en lecture et en écriture à l’ensemble du stockage.
Grolum affirme enfin que « Tous les torrents de YGG ont pu être sauvés grâce à l’aide de l’équipe du projet U2P », ou Utopeer. Sur les cendres de Torrent 411, Cpasbien ou encore Zone-Téléchargement, un nouveau site s’est encore lancé : ygg.gratis. Il propose « une interface de consultation qui permet de parcourir et télécharger les torrents issus de la base de données YggTorrent ayant fuité ».
Ici Sébastien, si vous écoutez ce message, vous êtes la résistance
L’Ukraine, maintenant l’Iran : l’intelligence artificielle est utilisée par les armées dans les guerres. Rien de nouveau pour autant, ni de surprenant finalement. Le cas du trio Anthropic, OpenAI et Trump n’est que la dernière polémique sur le sujet. La France n’est d’ailleurs pas en reste quand il s’agit d’intégrer de l’IA dans ses armées et armes.
200 ans plus tard, elle est toujours d’actualité, avec la dernière invention des sciences : l’intelligence artificielle générative. Plus qu’une invention, c’est plutôt la puissance de calcul des GPU modernes qui a permis son émergence.
Ce même rapport ajoute que, « autrefois apanage des geeks, l’intelligence artificielle est aujourd’hui un instrument incorporé à la panoplie des outils de la guerre cognitive, informationnelle et cyber ». Et c’est peu de le dire, comme nous allons le voir au travers de messages et déclarations de généraux et autres hauts responsables.
La France doit réussir le virage de l’intelligence artificielle de combat
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Depuis quelques jours, Anthropic et son IA Claude ont le vent en poupe, face à OpenAI et son ChatGPT dont les désinstallations de l’application ont explosé ces derniers jours. C’est la conjonction de deux événements liés. L’interdiction faite par Donald Trump d’utiliser les modèles d’Anthropic dans les armées et administrations américaines pour commencer. Ensuite, le fait que Sam Altman s’empresse de signer un contrat avec le Pentagone.
Alors qu’Anthropic surfe sur une vague de popularité, l’entreprise a décidé de permettre à tous les comptes, même les gratuits, d’utiliser la fonction Import Memory (pour faciliter une transition de ChatGPT à Claude, par exemple), OpenAI revient sur le devant de la scène avec encore un nouveau modèle, ou plutôt une mise à jour : GPT-5.3 Instant.
Lors du lancement de GPT-5.2 en décembre dernier, il était annoncé dans trois formats : Instant, Thinking et Pro. En février, c’était au tour de GPT-5.3-Codex de débarquer (à quelques minutes d’écart, Anthropic annonçait Claude Opus 4.6). Comme son nom l’indique – Codex –, c’est un modèle pensé pour le code informatique. OpenAI annonce aujourd’hui un modèle plus grand public : GPT‑5.3 Instant. Thinking et Pro suivront, mais plus tard.
Il promet « des conversations plus fluides et plus utiles au quotidien ». Nous avons droit au lot habituel de promesses : « réponses plus précises, résultats plus riches et mieux contextualisés lors des recherches sur le web, moins d’impasses inutiles, d’avertissements et de formulations trop affirmatives qui peuvent interrompre le fil de la conversation ».
OpenAI indique avoir reçu des retours d’utilisateurs indiquant que « GPT‑5.2 Instant refusait parfois de répondre à des questions auxquelles il devrait pouvoir répondre en toute sécurité, ou adoptait un ton trop prudent ou moralisateur, en particulier sur des sujets sensibles ». GPT‑5.3 Instant « réduit nettement les refus inutiles, tout en atténuant les préambules trop défensifs ou moralisateurs avant de répondre à la question ».
Concernant les informations glanées en ligne, GPT-5.3 Instant « équilibre plus efficacement […] avec ses propres connaissances et son raisonnement. Par exemple, il s’appuie sur sa compréhension existante pour contextualiser l’actualité récente plutôt que de simplement résumer les résultats de recherche ». Le Web ne sera plus survalorisé, promet OpenAI.
Enfin, l’entreprise de Sam Altman reconnait que « le ton de GPT‑5.2 Instant pouvait parfois mettre mal à l’aise, perçu comme envahissant ou faisant des suppositions injustifiées sur l’intention ou les émotions de l’utilisateur ». Avec GPT-5.3 Instant, le style devrait être plus naturel. Des exemples sont disponibles sur cette page.
GPT‑5.3 Instant est disponible dès maintenant, pour tous les utilisateurs de ChatGPT. Les mises à jour des modèles Thinking et Pro « suivront bientôt ». Enfin, GPT‑5.2 Instant restera disponible pendant trois mois pour les clients payants (il sera retiré le 3 juin 2026).
Depuis quelques jours, Anthropic et son IA Claude ont le vent en poupe, face à OpenAI et son ChatGPT dont les désinstallations de l’application ont explosé ces derniers jours. C’est la conjonction de deux événements liés. L’interdiction faite par Donald Trump d’utiliser les modèles d’Anthropic dans les armées et administrations américaines pour commencer. Ensuite, le fait que Sam Altman s’empresse de signer un contrat avec le Pentagone.
Alors qu’Anthropic surfe sur une vague de popularité, l’entreprise a décidé de permettre à tous les comptes, même les gratuits, d’utiliser la fonction Import Memory (pour faciliter une transition de ChatGPT à Claude, par exemple), OpenAI revient sur le devant de la scène avec encore un nouveau modèle, ou plutôt une mise à jour : GPT-5.3 Instant.
Lors du lancement de GPT-5.2 en décembre dernier, il était annoncé dans trois formats : Instant, Thinking et Pro. En février, c’était au tour de GPT-5.3-Codex de débarquer (à quelques minutes d’écart, Anthropic annonçait Claude Opus 4.6). Comme son nom l’indique – Codex –, c’est un modèle pensé pour le code informatique. OpenAI annonce aujourd’hui un modèle plus grand public : GPT‑5.3 Instant. Thinking et Pro suivront, mais plus tard.
Il promet « des conversations plus fluides et plus utiles au quotidien ». Nous avons droit au lot habituel de promesses : « réponses plus précises, résultats plus riches et mieux contextualisés lors des recherches sur le web, moins d’impasses inutiles, d’avertissements et de formulations trop affirmatives qui peuvent interrompre le fil de la conversation ».
OpenAI indique avoir reçu des retours d’utilisateurs indiquant que « GPT‑5.2 Instant refusait parfois de répondre à des questions auxquelles il devrait pouvoir répondre en toute sécurité, ou adoptait un ton trop prudent ou moralisateur, en particulier sur des sujets sensibles ». GPT‑5.3 Instant « réduit nettement les refus inutiles, tout en atténuant les préambules trop défensifs ou moralisateurs avant de répondre à la question ».
Concernant les informations glanées en ligne, GPT-5.3 Instant « équilibre plus efficacement […] avec ses propres connaissances et son raisonnement. Par exemple, il s’appuie sur sa compréhension existante pour contextualiser l’actualité récente plutôt que de simplement résumer les résultats de recherche ». Le Web ne sera plus survalorisé, promet OpenAI.
Enfin, l’entreprise de Sam Altman reconnait que « le ton de GPT‑5.2 Instant pouvait parfois mettre mal à l’aise, perçu comme envahissant ou faisant des suppositions injustifiées sur l’intention ou les émotions de l’utilisateur ». Avec GPT-5.3 Instant, le style devrait être plus naturel. Des exemples sont disponibles sur cette page.
GPT‑5.3 Instant est disponible dès maintenant, pour tous les utilisateurs de ChatGPT. Les mises à jour des modèles Thinking et Pro « suivront bientôt ». Enfin, GPT‑5.2 Instant restera disponible pendant trois mois pour les clients payants (il sera retiré le 3 juin 2026).
La gamme de disques durs Mozaic de Seagate débute à la série « 3 + », avec des HDD de 30 To et plus exploitant la technologie HAMR (Heat Assisted Magnetic Recording, avec un faisceau laser). L’année dernière, Seagate passait à 36 To, aujourd’hui il est question de 44 To.
Le constructeur explique que « sa plateforme Mozaic 4 + […] est désormais qualifiée et en production chez deux fournisseurs cloud hyperscale de premier plan », mais sans les nommer.
De plus, les « disques durs Mozaic 4 + avec des capacités allant jusqu’à 44 To sont désormais expédiés en volume vers deux principaux fournisseurs cloud hyperscale ». La densité augmente puisque, en juin dernier, John Morris (CTO de Seagate) affirmait avoir « livré à ses clients de premiers échantillons à 40 To ».
La disponibilité plus large des disques durs Mozaic 4 + est prévue « à mesure que la production continue d’augmenter », sans plus de détails. Avoir des disques durs toujours plus gros permet d’augmenter la densité du stockage dans les datacenters, mais aussi d’utiliser moins de HDD pour une capacité donnée, et donc de réduire la consommation électrique.
Seagate prévoit toujours d’atteindre 10 To par plateau, soit 100 To avec 10 plateaux dans un disque dur classique de 3,5 pouces. En laboratoire, le fabricant a atteint 6,9 To par plateau fin 2025, pour rappel. Il faudrait encore attendre six ans selon l’entreprise pour avoir 100 To. En attendant, le passage par Mozaic 5 (50 To et plus) est prévu aux alentours de 2028.
La gamme de disques durs Mozaic de Seagate débute à la série « 3 + », avec des HDD de 30 To et plus exploitant la technologie HAMR (Heat Assisted Magnetic Recording, avec un faisceau laser). L’année dernière, Seagate passait à 36 To, aujourd’hui il est question de 44 To.
Le constructeur explique que « sa plateforme Mozaic 4 + […] est désormais qualifiée et en production chez deux fournisseurs cloud hyperscale de premier plan », mais sans les nommer.
De plus, les « disques durs Mozaic 4 + avec des capacités allant jusqu’à 44 To sont désormais expédiés en volume vers deux principaux fournisseurs cloud hyperscale ». La densité augmente puisque, en juin dernier, John Morris (CTO de Seagate) affirmait avoir « livré à ses clients de premiers échantillons à 40 To ».
La disponibilité plus large des disques durs Mozaic 4 + est prévue « à mesure que la production continue d’augmenter », sans plus de détails. Avoir des disques durs toujours plus gros permet d’augmenter la densité du stockage dans les datacenters, mais aussi d’utiliser moins de HDD pour une capacité donnée, et donc de réduire la consommation électrique.
Seagate prévoit toujours d’atteindre 10 To par plateau, soit 100 To avec 10 plateaux dans un disque dur classique de 3,5 pouces. En laboratoire, le fabricant a atteint 6,9 To par plateau fin 2025, pour rappel. Il faudrait encore attendre six ans selon l’entreprise pour avoir 100 To. En attendant, le passage par Mozaic 5 (50 To et plus) est prévu aux alentours de 2028.
Deux nouvelles puces arrivent chez Apple : les M5 Pro et Max, avec des « super cœurs » pour la partie CPU. On les retrouve dans les nouveaux MacBook Pro de 14 et 16 pouces. Apple met aussi à jour son MacBook Air qui passe à la puce M5 pour l’occasion.
MacBook Air 13 et 15 pouces en M5, à partir de 1 199 euros
Après les iPhone 17e et l’iPad Air avec une puce M4, Apple continue sur sa lancée avec deux nouvelles annonces ce jour. Commençons par le MacBook Air avec une puce M5, dont les caractéristiques techniques peuvent changer suivant la taille de la diagonale de l’écran.
« Tous les modèles 15 pouces sont équipés de la puce M5 avec CPU 10 cœurs et GPU 10 cœurs », explique Apple. De son côté, le modèle de 13 pouces intègre 8 ou 10 cœurs GPU suivant les configurations, mais 10 cœurs CPU dans tous les cas. 16, 24 ou 32 Go de mémoire unifiée (partagés entre CPU et GPU) sont de la partie.
« Le MacBook Air dispose désormais d’un stockage de base deux fois plus important, porté à 512 Go, et d’une technologie SSD plus rapide », affirme Apple. Côté connectivité, c’est la puce maison N1 qui est aux commandes pour le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6. La connectique comprend deux ports Thunderbolt 4 (connecteur USB).
Niveau performances, Apple annonce que le MacBook Air M5 offre des performances « jusqu’à 4 fois plus rapides pour les tâches d’IA que son prédécesseur équipé de la puce M4, et jusqu’à 9,5 fois plus rapides que le MacBook Air avec puce M1 ».
Le MacBook Air 13 pouces M5 est proposé à partir de 1 199 euros avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage (ajoutez 125 euros pour avec 10 cœurs GPU à la place de 8). De son côté, le MacBook Air 15 pouces M5 est vendu à partir de de 1 499 euros. Augmenter la mémoire vive vous coûtera 250 euros pour 8 Go de plus (24 Go au total) et 500 euros passer de 16 à 32 Go. 32 Go est toujours le maximum.
Les MacBook Pro de 14 et 16 pouces passent aux M5 Pro et Max
Passons aux MacBook Pro, avec de nouvelles puces M5 Pro et Max. Apple, comme toujours, n’est pas avare en superlatifs concernant ces deux nouveaux SoC : « nouveau CPU avec le cœur de CPU le plus rapide au monde, GPU nouvelle génération avec Neural Accelerator dans chaque cœur et bande passante mémoire unifiée plus élevée ». Elle passe de 153 Go/s sur la puce M5 à 307 Go/s sur la Pro et 614 Go/s sur la Max avec 40 cœurs GPU, mais « seulement » 460 Go/s pour le M5 Max avec 32 cœurs GPU.
Comme sur le MacBook Air, Apple vante le SSD des nouveaux MacBook Pro qui est « jusqu’à deux fois plus performant », avec 14,5 Go/s au maximum. Le stockage de base passe à 1 To pour le MacBook Pro en M5 ou M5 Pro et à 2 To pour le modèle M5 Max, au lieu de 512 Go sur le modèle d’octobre dernier en M5.
Pour la connectivité, la puce N1 est de nouveau présente, tandis que les ports USB Type-C prennent désormais en charge Thunderbolt 5. Un MacBook Pro avec une puce M5 Pro prend en charge deux écrans externes, contre quatre pour la version M5 Max.
Côté tarif, le MacBook Pro M5 avec 1 To débute à 1 899 euros (1 799 euros avec 512 Go auparavant), tandis que l’addition passe à 2 499 euros minimum pour un SoC M5 Pro… et encore ajoutez 200 euros de plus pour la version « complète » du SoC avec 18 cœurs CPU et 20 cœurs GPU (au lieu de 15 et 16 respectivement).
Pour le MacBook Pro M5 Max, le tarif débute à 4 199 euros avec 18 cœurs CPU et 32 cœurs GPU, puis il faut ajouter 375 euros pour avoir les 40 cœurs GPU. Ce sont les tarifs pour la version de 14 pouces, en 16 pouces comptez 2 999 euros en M5 Pro (il n’est pas disponible en M5) et 4 499 euros pour pour la puce M5 Max.
Du M1 au M5 Max, toutes les caractéristiques des puces Apple Silicon
Revenons aux deux nouvelles puces M5 Pro et Max, avec la mise a jour de notre grand tableau comparatif pour commencer :
Comme avec la M5 de « base », chaque cœur GPU dispose d’un « accélérateur neuronal ». Apple affirme que « les puces M5 Pro et M5 Max assurent un traitement des prompts LLM jusqu’à quatre fois plus rapide que les M4 Pro et M4 Max, et une génération d’images par IA jusqu’à huit fois plus rapide que les M1 Pro et M1 Max ».
Les précommandes des nouveaux MacBook Air et Pro ouvriront le 4 mars, les livraisons sont prévues à partir du 11 mars.
Des puces « pensées de A à Z pour l’IA » avec des 5 ou 6 « super-cœurs »
Les M5 Pro et M5 Max « intègrent un nouveau CPU de 18 cœurs, dont 6 super-cœurs, le cœur de CPU le plus rapide au monde, et 12 tout nouveaux cœurs de performance, optimisés pour des performances multithreads économes en énergie ». Pour la version 15 cœurs CPU du M5 Pro, il y a 5 super-cœurs et donc 10 efficaces. Apple ne parle pas de cœurs efficaces, mais « performance ». Les puces M5 Pro et Max ont donc un mélange de « super cœurs » et de « cœurs de performance ».
Auparavant, les puces M4 Pro et Max avaient entre 8 et 12 cœurs « performances », avec 4 cœurs « haute efficacité énergétique » (efficaces). Même chose sur la puce M5, les « super cœurs » n’existaient pas encore et les cœurs efficaces étaient toujours présents. À voir maintenant les résultats dans les tests.
Apple affirme que « la nouvelle architecture du processeur du M5 Pro améliore considérablement les performances multithread jusqu’à 30 % pour les charges de travail professionnelles ». Mais cette comparaison est faite entre des MacBook Pro M4 Pro avec 14 cœurs et M5 Pro avec 18 cœurs, soit… 30 % de cœurs en plus. La répartition entre les cœurs n’est pas non plus la même pour rappel.
Le fabricant ne s’en cache pas : il mise tout sur l’IA : « Les puces M5 Pro et M5 Max reposent sur la nouvelle architecture Fusion signée Apple et sont pensées de A à Z pour l’IA. Cette conception innovante combine deux puces en un seul système pour un gain de performances considérable ».
La version Max du M5 intègre deux encodeurs vidéo et deux encodeurs/décodeurs ProRes. Un comparatif de MacBook Pro 14 avec des puces M5, M5 Pro et M5 Max est disponible par ici.
Deux nouvelles puces arrivent chez Apple : les M5 Pro et Max, avec des « super cœurs » pour la partie CPU. On les retrouve dans les nouveaux MacBook Pro de 14 et 16 pouces. Apple met aussi à jour son MacBook Air qui passe à la puce M5 pour l’occasion.
MacBook Air 13 et 15 pouces en M5, à partir de 1 199 euros
Après les iPhone 17e et l’iPad Air avec une puce M4, Apple continue sur sa lancée avec deux nouvelles annonces ce jour. Commençons par le MacBook Air avec une puce M5, dont les caractéristiques techniques peuvent changer suivant la taille de la diagonale de l’écran.
« Tous les modèles 15 pouces sont équipés de la puce M5 avec CPU 10 cœurs et GPU 10 cœurs », explique Apple. De son côté, le modèle de 13 pouces intègre 8 ou 10 cœurs GPU suivant les configurations, mais 10 cœurs CPU dans tous les cas. 16, 24 ou 32 Go de mémoire unifiée (partagés entre CPU et GPU) sont de la partie.
« Le MacBook Air dispose désormais d’un stockage de base deux fois plus important, porté à 512 Go, et d’une technologie SSD plus rapide », affirme Apple. Côté connectivité, c’est la puce maison N1 qui est aux commandes pour le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6. La connectique comprend deux ports Thunderbolt 4 (connecteur USB).
Niveau performances, Apple annonce que le MacBook Air M5 offre des performances « jusqu’à 4 fois plus rapides pour les tâches d’IA que son prédécesseur équipé de la puce M4, et jusqu’à 9,5 fois plus rapides que le MacBook Air avec puce M1 ».
Le MacBook Air 13 pouces M5 est proposé à partir de 1 199 euros avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage (ajoutez 125 euros pour avec 10 cœurs GPU à la place de 8). De son côté, le MacBook Air 15 pouces M5 est vendu à partir de de 1 499 euros. Augmenter la mémoire vive vous coûtera 250 euros pour 8 Go de plus (24 Go au total) et 500 euros passer de 16 à 32 Go. 32 Go est toujours le maximum.
Les MacBook Pro de 14 et 16 pouces passent aux M5 Pro et Max
Passons aux MacBook Pro, avec de nouvelles puces M5 Pro et Max. Apple, comme toujours, n’est pas avare en superlatifs concernant ces deux nouveaux SoC : « nouveau CPU avec le cœur de CPU le plus rapide au monde, GPU nouvelle génération avec Neural Accelerator dans chaque cœur et bande passante mémoire unifiée plus élevée ». Elle passe de 153 Go/s sur la puce M5 à 307 Go/s sur la Pro et 614 Go/s sur la Max avec 40 cœurs GPU, mais « seulement » 460 Go/s pour le M5 Max avec 32 cœurs GPU.
Comme sur le MacBook Air, Apple vante le SSD des nouveaux MacBook Pro qui est « jusqu’à deux fois plus performant », avec 14,5 Go/s au maximum. Le stockage de base passe à 1 To pour le MacBook Pro en M5 ou M5 Pro et à 2 To pour le modèle M5 Max, au lieu de 512 Go sur le modèle d’octobre dernier en M5.
Pour la connectivité, la puce N1 est de nouveau présente, tandis que les ports USB Type-C prennent désormais en charge Thunderbolt 5. Un MacBook Pro avec une puce M5 Pro prend en charge deux écrans externes, contre quatre pour la version M5 Max.
Côté tarif, le MacBook Pro M5 avec 1 To débute à 1 899 euros (1 799 euros avec 512 Go auparavant), tandis que l’addition passe à 2 499 euros minimum pour un SoC M5 Pro… et encore ajoutez 200 euros de plus pour la version « complète » du SoC avec 18 cœurs CPU et 20 cœurs GPU (au lieu de 15 et 16 respectivement).
Pour le MacBook Pro M5 Max, le tarif débute à 4 199 euros avec 18 cœurs CPU et 32 cœurs GPU, puis il faut ajouter 375 euros pour avoir les 40 cœurs GPU. Ce sont les tarifs pour la version de 14 pouces, en 16 pouces comptez 2 999 euros en M5 Pro (il n’est pas disponible en M5) et 4 499 euros pour pour la puce M5 Max.
Du M1 au M5 Max, toutes les caractéristiques des puces Apple Silicon
Revenons aux deux nouvelles puces M5 Pro et Max, avec la mise a jour de notre grand tableau comparatif pour commencer :
Comme avec la M5 de « base », chaque cœur GPU dispose d’un « accélérateur neuronal ». Apple affirme que « les puces M5 Pro et M5 Max assurent un traitement des prompts LLM jusqu’à quatre fois plus rapide que les M4 Pro et M4 Max, et une génération d’images par IA jusqu’à huit fois plus rapide que les M1 Pro et M1 Max ».
Les précommandes des nouveaux MacBook Air et Pro ouvriront le 4 mars, les livraisons sont prévues à partir du 11 mars.
Des puces « pensées de A à Z pour l’IA » avec des 5 ou 6 « super-cœurs »
Les M5 Pro et M5 Max « intègrent un nouveau CPU de 18 cœurs, dont 6 super-cœurs, le cœur de CPU le plus rapide au monde, et 12 tout nouveaux cœurs de performance, optimisés pour des performances multithreads économes en énergie ». Pour la version 15 cœurs CPU du M5 Pro, il y a 5 super-cœurs et donc 10 efficaces. Apple ne parle pas de cœurs efficaces, mais « performance ». Les puces M5 Pro et Max ont donc un mélange de « super cœurs » et de « cœurs de performance ».
Auparavant, les puces M4 Pro et Max avaient entre 8 et 12 cœurs « performances », avec 4 cœurs « haute efficacité énergétique » (efficaces). Même chose sur la puce M5, les « super cœurs » n’existaient pas encore et les cœurs efficaces étaient toujours présents. À voir maintenant les résultats dans les tests.
Apple affirme que « la nouvelle architecture du processeur du M5 Pro améliore considérablement les performances multithread jusqu’à 30 % pour les charges de travail professionnelles ». Mais cette comparaison est faite entre des MacBook Pro M4 Pro avec 14 cœurs et M5 Pro avec 18 cœurs, soit… 30 % de cœurs en plus. La répartition entre les cœurs n’est pas non plus la même pour rappel.
Le fabricant ne s’en cache pas : il mise tout sur l’IA : « Les puces M5 Pro et M5 Max reposent sur la nouvelle architecture Fusion signée Apple et sont pensées de A à Z pour l’IA. Cette conception innovante combine deux puces en un seul système pour un gain de performances considérable ».
La version Max du M5 intègre deux encodeurs vidéo et deux encodeurs/décodeurs ProRes. Un comparatif de MacBook Pro 14 avec des puces M5, M5 Pro et M5 Max est disponible par ici.