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Reçu — 13 mars 2026 Actualités numériques

Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

13 mars 2026 à 07:51
Sucksescort
Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

Basé sur plus d’un million de modems infectés par le malware AVRecon, le réseau de proxy Socksescort a été démantelé mercredi à l’issue d’une opération conjointe des autorités, en Europe comme aux États-Unis. Socksescort, qui proposait à la location des adresses IP résidentielles, aurait permis de générer plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, blanchis au travers du processeur de paiement crypto Bitsidy, lui aussi saisi.

Qu’il s’agisse de contourner un blocage géographique, gruger les systèmes antispam des sites de recommandation ou envoyer des emails en masse, le réseau Socksescort promettait l’accès par proxy SOCKS5 à un vaste réseau d’adresses IP résidentielles.

« Toutes nos adresses IP sont statiques et durables », affirmait le site, qui revendiquait un stock permanent de plusieurs dizaines de milliers de points de terminaison, répartis dans le monde entier.

Un réseau de modems infectés, les box épargnées

Le service était bien sûr proposé contre espèces sonnantes et trébuchantes : à partir de 15 dollars par mois pour 30 proxies, avec des tarifs dégressifs pour les utilisations en volume ou les engagements de durée, et un paiement possible dans les cryptomonnaies les plus courantes.

Actif depuis 2021 sous sa forme actuelle, Socksescort affiche depuis le 11 mars un bandeau d’information aux couleurs d’Europol, du FBI et des forces de police de plusieurs pays européens, dont la France. Le site a en effet l’objet d’une « action coordonnée » qui a mené à la saisie de 23 serveurs dans sept pays, et à sa mise hors ligne.

Socksescort et Bitsidy affichent un bandeau annonçant la saisie des serveurs et l’opération de police associée

L’enquête préalable avait quant à elle permis de mettre au jour le fonctionnement de Socksescort, qui « s’adossait en réalité sur 1 million de modems dans le monde infectés par le malware AVRecon », selon un communiqué (PDF) signé par Laure Beccuau, procureure de Paris.

« Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçaient sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l’insu de leur légitime propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com », décrit encore le Parquet.

L’affaire éveillera peut-être chez certains des échos du malware Mirai, qui avait défrayé la chronique en 2016 en infectant plusieurs centaines de milliers de modems routeurs fournis par Deutsche Telekom à ses clients.

D’après le FBI (PDF), AVRecon ciblait environ 1 200 modèles de modems et routeurs fournis par des acteurs tels que « Cisco, D-Link, Hikvision, MikroTik, Netgear, TP-Link, et Zyxel ».

Publiée par le FBI, cette liste représente les 20 modèles les plus fréquemment touchés par le malware AVrecon

Une infrastructure partiellement basée en France

La France n’était que faiblement représentée dans l’architecture du réseau Socksescort, probablement en raison de la très forte représentation des « box » opérateurs : « Le 4 mars 2026, la société affichait sur son site web qu’elle disposait de 35 915 proxys dans 102 pays, dont 454 en France, 14 720 aux USA, 5 317 au Royaume-Unis, 695 en Italie ».

Une partie de l’infrastructure identifiée lors de l’enquête se situait toutefois en France, ce qui explique que le parquet de Paris ait ouvert une enquête préliminaire, confiée à l’Office français anti cybercriminalité (OFAC) dès 2024.

C’est a priori des États-Unis qu’est partie l’enquête, en raison de suspicions de fraudes et d’arnaques réalisées au travers du service.

« Des cybercriminels ont utilisé l’accès acheté sur Socksescort pour dissimuler leurs véritables adresses IP et localisations, facilitant ainsi des fraudes telles que le piratage de comptes bancaires et de cryptomonnaies américains et des demandes d’allocations chômage frauduleuses », décrivent les autorités états-uniennes, qui ont par ailleurs saisi l’équivalent de 3,5 millions de dollars en cryptomonnaies lors du coup de filet.

Blanchiment en crypto

Les autorités ont dans le même temps saisi et mis hors ligne la plateforme de paiement en cryptomonnaies Bitsidy, administrée par la même équipe selon le parquet de Paris :

« L’enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme a perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com. »

Relativement confidentiel, Bitsidy se positionnait comme un processeur de paiement destiné aux e-commerçants désireux d’autoriser le paiement en cryptomonnaies sur leur site marchand.

Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

13 mars 2026 à 07:51
Sucksescort
Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

Basé sur plus d’un million de modems infectés par le malware AVRecon, le réseau de proxy Socksescort a été démantelé mercredi à l’issue d’une opération conjointe des autorités, en Europe comme aux États-Unis. Socksescort, qui proposait à la location des adresses IP résidentielles, aurait permis de générer plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, blanchis au travers du processeur de paiement crypto Bitsidy, lui aussi saisi.

Qu’il s’agisse de contourner un blocage géographique, gruger les systèmes antispam des sites de recommandation ou envoyer des emails en masse, le réseau Socksescort promettait l’accès par proxy SOCKS5 à un vaste réseau d’adresses IP résidentielles.

« Toutes nos adresses IP sont statiques et durables », affirmait le site, qui revendiquait un stock permanent de plusieurs dizaines de milliers de points de terminaison, répartis dans le monde entier.

Un réseau de modems infectés, les box épargnées

Le service était bien sûr proposé contre espèces sonnantes et trébuchantes : à partir de 15 dollars par mois pour 30 proxies, avec des tarifs dégressifs pour les utilisations en volume ou les engagements de durée, et un paiement possible dans les cryptomonnaies les plus courantes.

Actif depuis 2021 sous sa forme actuelle, Socksescort affiche depuis le 11 mars un bandeau d’information aux couleurs d’Europol, du FBI et des forces de police de plusieurs pays européens, dont la France. Le site a en effet l’objet d’une « action coordonnée » qui a mené à la saisie de 23 serveurs dans sept pays, et à sa mise hors ligne.

Socksescort et Bitsidy affichent un bandeau annonçant la saisie des serveurs et l’opération de police associée

L’enquête préalable avait quant à elle permis de mettre au jour le fonctionnement de Socksescort, qui « s’adossait en réalité sur 1 million de modems dans le monde infectés par le malware AVRecon », selon un communiqué (PDF) signé par Laure Beccuau, procureure de Paris.

« Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçaient sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l’insu de leur légitime propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com », décrit encore le Parquet.

L’affaire éveillera peut-être chez certains des échos du malware Mirai, qui avait défrayé la chronique en 2016 en infectant plusieurs centaines de milliers de modems routeurs fournis par Deutsche Telekom à ses clients.

D’après le FBI (PDF), AVRecon ciblait environ 1 200 modèles de modems et routeurs fournis par des acteurs tels que « Cisco, D-Link, Hikvision, MikroTik, Netgear, TP-Link, et Zyxel ».

Publiée par le FBI, cette liste représente les 20 modèles les plus fréquemment touchés par le malware AVrecon

Une infrastructure partiellement basée en France

La France n’était que faiblement représentée dans l’architecture du réseau Socksescort, probablement en raison de la très forte représentation des « box » opérateurs : « Le 4 mars 2026, la société affichait sur son site web qu’elle disposait de 35 915 proxys dans 102 pays, dont 454 en France, 14 720 aux USA, 5 317 au Royaume-Unis, 695 en Italie ».

Une partie de l’infrastructure identifiée lors de l’enquête se situait toutefois en France, ce qui explique que le parquet de Paris ait ouvert une enquête préliminaire, confiée à l’Office français anti cybercriminalité (OFAC) dès 2024.

C’est a priori des États-Unis qu’est partie l’enquête, en raison de suspicions de fraudes et d’arnaques réalisées au travers du service.

« Des cybercriminels ont utilisé l’accès acheté sur Socksescort pour dissimuler leurs véritables adresses IP et localisations, facilitant ainsi des fraudes telles que le piratage de comptes bancaires et de cryptomonnaies américains et des demandes d’allocations chômage frauduleuses », décrivent les autorités états-uniennes, qui ont par ailleurs saisi l’équivalent de 3,5 millions de dollars en cryptomonnaies lors du coup de filet.

Blanchiment en crypto

Les autorités ont dans le même temps saisi et mis hors ligne la plateforme de paiement en cryptomonnaies Bitsidy, administrée par la même équipe selon le parquet de Paris :

« L’enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme a perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com. »

Relativement confidentiel, Bitsidy se positionnait comme un processeur de paiement destiné aux e-commerçants désireux d’autoriser le paiement en cryptomonnaies sur leur site marchand.

☕️ Chrome sera bientôt disponible pour Linux sur Arm

13 mars 2026 à 07:08


Google vient (enfin) d’annoncer la disponibilité prochaine de Chrome sur les machines Linux équipées d’un processeur Arm. La date exacte n’a pas été communiquée mais les binaires correspondants sont attendus pour le courant du deuxième trimestre, ce qui laisse augurer une publication dans les prochaines semaines.

Le moteur de recherche complète ainsi sa couverture du marché des ordinateurs à processeur Arm, après la publication d’une version compatible pour macOS en 2020, puis de sa déclinaison Windows début 2024.

« Cette initiative répond à la demande croissante d’une expérience de navigation qui combine les avantages du projet open-source Chromium avec l’écosystème d’applications et de fonctionnalités de Google », commente l’entreprise, qui promet un accès complet à l’éventail d’outils et de services associés à son navigateur.

Logo de Google Chrome
Logo Chrome

Google profite de l’occasion pour annoncer un partenariat avec NVIDIA autour du DGX Spark, son calculateur en forme de mini PC dédié à l’IA. La machine, annoncée en 2025, devrait ainsi offrir une option pour « faciliter l’installation » de Chrome.

« Ce lancement marque une étape majeure dans notre engagement envers la communauté Linux et l’écosystème Arm. Nous avons hâte de voir comment les développeurs et les utilisateurs avancés exploiteront Chrome sur cette nouvelle génération d’appareils hautes performances », conclut Google.

Faut-il voir dans cet appel final un signe précurseur des annonces attendues la semaine prochaine à l’occasion de la NVIDIA GTC (GPU Technology Conference) ? Courant février, les dernières fuites laissaient entendre que la firme au caméléon prévoyait d’y présenter les puces N1 et N1X, des puces tout-en-un associant cœurs ARM et GPU de classe Blackwell visant précisément à pénétrer le marché des PC.

☕️ Chrome sera bientôt disponible pour Linux sur Arm

13 mars 2026 à 07:08


Google vient (enfin) d’annoncer la disponibilité prochaine de Chrome sur les machines Linux équipées d’un processeur Arm. La date exacte n’a pas été communiquée mais les binaires correspondants sont attendus pour le courant du deuxième trimestre, ce qui laisse augurer une publication dans les prochaines semaines.

Le moteur de recherche complète ainsi sa couverture du marché des ordinateurs à processeur Arm, après la publication d’une version compatible pour macOS en 2020, puis de sa déclinaison Windows début 2024.

« Cette initiative répond à la demande croissante d’une expérience de navigation qui combine les avantages du projet open-source Chromium avec l’écosystème d’applications et de fonctionnalités de Google », commente l’entreprise, qui promet un accès complet à l’éventail d’outils et de services associés à son navigateur.

Logo de Google Chrome
Logo Chrome

Google profite de l’occasion pour annoncer un partenariat avec NVIDIA autour du DGX Spark, son calculateur en forme de mini PC dédié à l’IA. La machine, annoncée en 2025, devrait ainsi offrir une option pour « faciliter l’installation » de Chrome.

« Ce lancement marque une étape majeure dans notre engagement envers la communauté Linux et l’écosystème Arm. Nous avons hâte de voir comment les développeurs et les utilisateurs avancés exploiteront Chrome sur cette nouvelle génération d’appareils hautes performances », conclut Google.

Faut-il voir dans cet appel final un signe précurseur des annonces attendues la semaine prochaine à l’occasion de la NVIDIA GTC (GPU Technology Conference) ? Courant février, les dernières fuites laissaient entendre que la firme au caméléon prévoyait d’y présenter les puces N1 et N1X, des puces tout-en-un associant cœurs ARM et GPU de classe Blackwell visant précisément à pénétrer le marché des PC.

Reçu — 12 mars 2026 Actualités numériques

☕️ Apple patche la faille Coruna sur les anciennes versions d’iOS

12 mars 2026 à 07:50


Apple a mis en ligne le 11 mars une mise à jour destinée aux terminaux (iPhone ou iPad) bloqués sous les versions 15 ou 16 de son environnement mobile. Les quatre versions distribuées (iOS 15.8.7 ou iPadOS 15.8.7, iOS 16.7.15 ou iPadOS 16.7.15) interviennent principalement pour combler la vulnérabilité dite Coruna, récemment découverte par des chercheurs de Google.

La gamme des appareils concernés comprend l’iPhone 8, l’iPhone 8 Plus, l’iPhone X, l’iPad 5e génération, l’iPad Pro 9,7 pouces et le premier iPad Pro 12,9 pouces pour iOS et iPadOS 16.7.5. La mise à jour iOS et iPadOS 15.8.7 concerne quant à elle les iPhone 6 s, 7 et SE première génération ainsi que les iPad Air 2 et mini 4 sans oublier l’iPod Touch 7.

La rustine s’applique au niveau de webkit, au sein duquel l’exposition à un contenu malveillant était susceptible d’entraîner une corruption de la mémoire, décrit Apple.

Notes de version Apple du 11 mars 2026 en réponse à la faille CVE-2023-43010 – capture d’écran

« Ce correctif, lié à la faille Coruna, a été intégré à iOS 17.2 le 11 décembre 2023. Cette mise à jour apporte ce correctif aux appareils ne pouvant pas être mis à jour vers la dernière version d’iOS », indiquent les notes de version.

Le nom Coruna désigne plus précisément un logiciel malveillant récemment découvert. Reposant sur pas moins de cinq chaînes d’exploitation iOS complètes et un total de 23 exploits iOS, il a déjà été mis en œuvre dans plusieurs cyberattaques, et son histoire, à lire sur Next, implique à la fois la NSA, le renseignement russe et des scammers chinois.

☕️ Apple patche la faille Coruna sur les anciennes versions d’iOS

12 mars 2026 à 07:50


Apple a mis en ligne le 11 mars une mise à jour destinée aux terminaux (iPhone ou iPad) bloqués sous les versions 15 ou 16 de son environnement mobile. Les quatre versions distribuées (iOS 15.8.7 ou iPadOS 15.8.7, iOS 16.7.15 ou iPadOS 16.7.15) interviennent principalement pour combler la vulnérabilité dite Coruna, récemment découverte par des chercheurs de Google.

La gamme des appareils concernés comprend l’iPhone 8, l’iPhone 8 Plus, l’iPhone X, l’iPad 5e génération, l’iPad Pro 9,7 pouces et le premier iPad Pro 12,9 pouces pour iOS et iPadOS 16.7.5. La mise à jour iOS et iPadOS 15.8.7 concerne quant à elle les iPhone 6 s, 7 et SE première génération ainsi que les iPad Air 2 et mini 4 sans oublier l’iPod Touch 7.

La rustine s’applique au niveau de webkit, au sein duquel l’exposition à un contenu malveillant était susceptible d’entraîner une corruption de la mémoire, décrit Apple.

Notes de version Apple du 11 mars 2026 en réponse à la faille CVE-2023-43010 – capture d’écran

« Ce correctif, lié à la faille Coruna, a été intégré à iOS 17.2 le 11 décembre 2023. Cette mise à jour apporte ce correctif aux appareils ne pouvant pas être mis à jour vers la dernière version d’iOS », indiquent les notes de version.

Le nom Coruna désigne plus précisément un logiciel malveillant récemment découvert. Reposant sur pas moins de cinq chaînes d’exploitation iOS complètes et un total de 23 exploits iOS, il a déjà été mis en œuvre dans plusieurs cyberattaques, et son histoire, à lire sur Next, implique à la fois la NSA, le renseignement russe et des scammers chinois.

Reçu — 11 mars 2026 Actualités numériques

☕️ Cybersécurité : Google finalise l’acquisition de Wiz

11 mars 2026 à 13:58


Cette fois, c’est la bonne : Google a annoncé mercredi 11 mars avoir finalisé l’acquisition de Wiz, la startup israélo-américaine spécialisée dans la cybersécurité dont il a initié le rachat au printemps 2025, après plusieurs mois de tractation.

Comme souvent dans ce genre d’opérations de grande envergure (la transaction portait sur un montant de 32 milliards de dollars), le processus était figé dans l’attente des indispensables validations réglementaires.

Du côté de la Commission européenne, le viatique a finalement été prononcé le 10 février dernier, Bruxelles ayant estimé que ni Google Cloud Platform, ni Wiz n’occupait une position suffisamment prépondérante sur le marché pour que l’union des deux entraine une distorsion de concurrence.

« Google se situe derrière Amazon et Microsoft en termes de parts de marché dans l’infrastructure cloud, et notre évaluation a confirmé que les clients continueront de disposer d’alternatives crédibles et de la possibilité de changer de fournisseur », commente Teresa Ribera, commissaire européenne à la Concurrence.

Google, qui s’était déjà offert Mandiant dans le secteur en 2022, affirme que l’association de ses propres outils à la plateforme de Wiz offre une solution de premier plan pour sécuriser les environnements cloud, particulièrement à l’heure de l’IA. L’ensemble permettrait notamment de « garder une longueur d’avance en détectant les menaces émergentes créées par des modèles d’IA, en se protégeant contre les menaces ciblant ces modèles et en utilisant ces derniers pour aider les professionnels de la sécurité à traquer les menaces plus efficacement ».

Google finalise le rachat de Wiz, acté en mars 2025 – crédit Google

Wiz ne se fond cependant pas dans l’offre GCP. « Wiz demeure une plateforme multicloud. Aujourd’hui, nous collaborons avec la plupart des entreprises du Fortune 100 et la majorité des laboratoires d’IA de pointe, ainsi qu’avec de nombreuses entreprises cloud-native parmi les plus dynamiques au monde. Nos clients utilisent AWS, Azure, GCP et OCI. Notre objectif est de protéger l’intégralité de leur environnement : chaque charge de travail, chaque application et chaque cloud majeur », promet ainsi Assaf Rappaport, CEO et cofondateur de Wiz.

Dans son propre billet sur l’événement, Wiz souligne de son côté quelques faits d’armes récents avec, entre autres découvertes réalisées en 2025, les vulnérabilités inhérentes à Moltbook (tout juste racheté par Meta), la découverte préventive d’une faille dans CodeBuild qui aurait pu compromettre les référentiels GitHub d’AWS (épisode CodeBreach, début 2025), ou la fameuse vulnérabilité dite Redishell, découverte dans Redis en octobre dernier et créditée d’une sévérité CVSS de 10.

☕️ Cybersécurité : Google finalise l’acquisition de Wiz

11 mars 2026 à 13:58


Cette fois, c’est la bonne : Google a annoncé mercredi 11 mars avoir finalisé l’acquisition de Wiz, la startup israélo-américaine spécialisée dans la cybersécurité dont il a initié le rachat au printemps 2025, après plusieurs mois de tractation.

Comme souvent dans ce genre d’opérations de grande envergure (la transaction portait sur un montant de 32 milliards de dollars), le processus était figé dans l’attente des indispensables validations réglementaires.

Du côté de la Commission européenne, le viatique a finalement été prononcé le 10 février dernier, Bruxelles ayant estimé que ni Google Cloud Platform, ni Wiz n’occupait une position suffisamment prépondérante sur le marché pour que l’union des deux entraine une distorsion de concurrence.

« Google se situe derrière Amazon et Microsoft en termes de parts de marché dans l’infrastructure cloud, et notre évaluation a confirmé que les clients continueront de disposer d’alternatives crédibles et de la possibilité de changer de fournisseur », commente Teresa Ribera, commissaire européenne à la Concurrence.

Google, qui s’était déjà offert Mandiant dans le secteur en 2022, affirme que l’association de ses propres outils à la plateforme de Wiz offre une solution de premier plan pour sécuriser les environnements cloud, particulièrement à l’heure de l’IA. L’ensemble permettrait notamment de « garder une longueur d’avance en détectant les menaces émergentes créées par des modèles d’IA, en se protégeant contre les menaces ciblant ces modèles et en utilisant ces derniers pour aider les professionnels de la sécurité à traquer les menaces plus efficacement ».

Google finalise le rachat de Wiz, acté en mars 2025 – crédit Google

Wiz ne se fond cependant pas dans l’offre GCP. « Wiz demeure une plateforme multicloud. Aujourd’hui, nous collaborons avec la plupart des entreprises du Fortune 100 et la majorité des laboratoires d’IA de pointe, ainsi qu’avec de nombreuses entreprises cloud-native parmi les plus dynamiques au monde. Nos clients utilisent AWS, Azure, GCP et OCI. Notre objectif est de protéger l’intégralité de leur environnement : chaque charge de travail, chaque application et chaque cloud majeur », promet ainsi Assaf Rappaport, CEO et cofondateur de Wiz.

Dans son propre billet sur l’événement, Wiz souligne de son côté quelques faits d’armes récents avec, entre autres découvertes réalisées en 2025, les vulnérabilités inhérentes à Moltbook (tout juste racheté par Meta), la découverte préventive d’une faille dans CodeBuild qui aurait pu compromettre les référentiels GitHub d’AWS (épisode CodeBreach, début 2025), ou la fameuse vulnérabilité dite Redishell, découverte dans Redis en octobre dernier et créditée d’une sévérité CVSS de 10.

☕️ Paris sportifs suspects : Polymarket s’associe à Palantir et TWG AI

11 mars 2026 à 11:21


Interdit en France, le site dédié aux paris sur l’actualité Polymarket a déjà montré qu’il soulevait des risques en matière de délits d’initiés, notamment quand un internaute bien informé a remporté 430 000 dollars en pariant, pile au bon moment, sur la chute de Maduro au Venezuela.

Conscient que ce risque est susceptible d’entraver son développement commercial dans le monde des jeux d’argent en ligne, alors même que des voix s’élèvent aux États-Unis pour interroger son impact sur la vie publique, Polymarket a entrepris de s’outiller pour surveiller en temps réel les flux de paris et mettre en place des « contrôles d’intégrité ».

Pour ce faire, Shayne Coplan, cofondateur et CEO de Polymarket, a choisi de se tourner vers Palantir, le géant de l’analyse de données cofondé par Peter Thiel et Alex Karp, très lié au monde du renseignement (y compris en France) et à l’administration Trump.

Dans un communiqué daté du 10 mars, Polymarket explique vouloir mettre en œuvre Vergence AI, une plateforme d’analyse décisionnelle codéveloppée par Palantir et TWG AI, éditeur de solutions décisionnelles, pour garantir aux ligues et aux équipes sportives que les paris en ligne enregistrés sur sa plateforme ne risquent pas de saper la confiance du public.

Polymarket permet de parier sur une infinité d’événements, du résultat de rencontres sportives à la date possible de cesser-le-feu entre l’Iran et les États-Unis – capture d’écran

Pour éviter, par exemple, qu’un athlète parie sur le résultat d’une rencontre dont il pourrait influencer l’issue, cette plateforme fournira à Polymarket la possibilité de « surveiller l’intégrité des opérations pré-pari et post-pari, à travers le flux d’ordres, les données d’exécution et l’activité de règlement ». Elle opèrera également des modèles prédictifs chargés de détecter les comportements suspects, les initiés, ou les manœuvres coordonnées.

Elle est enfin censée permettre à Polymarket d’automatiser la production des alertes, documentations et rapports de supervision nécessaires à des fins de conformité réglementaire.

« Notre partenariat établit une nouvelle norme pour les marchés de prédiction, et nous sommes ravis d’être au cœur de cette transformation », se réjouit Alex Karp, dont l’acolyte Peter Thiel fait partie des investisseurs historiques de Polymarket.

☕️ Paris sportifs suspects : Polymarket s’associe à Palantir et TWG AI

11 mars 2026 à 11:21


Interdit en France, le site dédié aux paris sur l’actualité Polymarket a déjà montré qu’il soulevait des risques en matière de délits d’initiés, notamment quand un internaute bien informé a remporté 430 000 dollars en pariant, pile au bon moment, sur la chute de Maduro au Venezuela.

Conscient que ce risque est susceptible d’entraver son développement commercial dans le monde des jeux d’argent en ligne, alors même que des voix s’élèvent aux États-Unis pour interroger son impact sur la vie publique, Polymarket a entrepris de s’outiller pour surveiller en temps réel les flux de paris et mettre en place des « contrôles d’intégrité ».

Pour ce faire, Shayne Coplan, cofondateur et CEO de Polymarket, a choisi de se tourner vers Palantir, le géant de l’analyse de données cofondé par Peter Thiel et Alex Karp, très lié au monde du renseignement (y compris en France) et à l’administration Trump.

Dans un communiqué daté du 10 mars, Polymarket explique vouloir mettre en œuvre Vergence AI, une plateforme d’analyse décisionnelle codéveloppée par Palantir et TWG AI, éditeur de solutions décisionnelles, pour garantir aux ligues et aux équipes sportives que les paris en ligne enregistrés sur sa plateforme ne risquent pas de saper la confiance du public.

Polymarket permet de parier sur une infinité d’événements, du résultat de rencontres sportives à la date possible de cesser-le-feu entre l’Iran et les États-Unis – capture d’écran

Pour éviter, par exemple, qu’un athlète parie sur le résultat d’une rencontre dont il pourrait influencer l’issue, cette plateforme fournira à Polymarket la possibilité de « surveiller l’intégrité des opérations pré-pari et post-pari, à travers le flux d’ordres, les données d’exécution et l’activité de règlement ». Elle opèrera également des modèles prédictifs chargés de détecter les comportements suspects, les initiés, ou les manœuvres coordonnées.

Elle est enfin censée permettre à Polymarket d’automatiser la production des alertes, documentations et rapports de supervision nécessaires à des fins de conformité réglementaire.

« Notre partenariat établit une nouvelle norme pour les marchés de prédiction, et nous sommes ravis d’être au cœur de cette transformation », se réjouit Alex Karp, dont l’acolyte Peter Thiel fait partie des investisseurs historiques de Polymarket.

☕️ Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

11 mars 2026 à 07:42


Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

Elle réclamait l’ajout d’un modèle de document au format ODS (feuille de calcul de format OpenDocument) en parallèle du modèle XLSX (format propriétaire Microsoft basé sur OpenXML) proposé par défaut dans le cadre de la consultation ouverte par Bruxelles sur le futur Cyber Resilience Act (CRA, règlement sur la cybersécurité).

« Il s’agit d’une première étape importante vers l’interopérabilité que les formats propriétaires ne permettent pas, et qu’ils cherchent même à limiter en rendant les formats DOCX, XLSX et PPTX de plus en plus différents d’une norme par l’ajout de complexités inutiles », écrit la Document Foundation, selon qui Microsoft entretient une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, mais en implémentant une version différente dans ses logiciels.

« À tous ceux qui persistent à considérer OOXML comme une norme du simple fait de son approbation par l’ISO, et à tous les logiciels qui prennent en charge OOXML en l’utilisant comme format par défaut, nous vous rappelons que vous allez à l’encontre non seulement de vos propres intérêts, mais aussi de ceux de tous les citoyens du monde, et en premier lieu des citoyens européens. »

La fondation résumait ses arguments dans sa demande initiale à la DG Connect, la direction de Bruxelles chargée de la consultation sur le CRA, publiée le 5 mars dernier.

Rappelons que le projet LibreOffice et l’Open Document Format ont respectivement fêté leurs 15 ans et leurs 20 ans en 2025. Bien que Microsoft continue de régner en maitre sur la bureautique, l’ODF a remporté quelques succès notables. Il est ainsi le format de document par défaut dans certaines administrations, dont l’OTAN, le Brésil, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud. En France, le référentiel général d’interopérabilité préconise également l’ODF dans les administrations.

Les fichiers de la consultation comportent désormais une version ODS du modèle de contribution – capture d’écran

☕️ Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

11 mars 2026 à 07:42


Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

Elle réclamait l’ajout d’un modèle de document au format ODS (feuille de calcul de format OpenDocument) en parallèle du modèle XLSX (format propriétaire Microsoft basé sur OpenXML) proposé par défaut dans le cadre de la consultation ouverte par Bruxelles sur le futur Cyber Resilience Act (CRA, règlement sur la cybersécurité).

« Il s’agit d’une première étape importante vers l’interopérabilité que les formats propriétaires ne permettent pas, et qu’ils cherchent même à limiter en rendant les formats DOCX, XLSX et PPTX de plus en plus différents d’une norme par l’ajout de complexités inutiles », écrit la Document Foundation, selon qui Microsoft entretient une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, mais en implémentant une version différente dans ses logiciels.

« À tous ceux qui persistent à considérer OOXML comme une norme du simple fait de son approbation par l’ISO, et à tous les logiciels qui prennent en charge OOXML en l’utilisant comme format par défaut, nous vous rappelons que vous allez à l’encontre non seulement de vos propres intérêts, mais aussi de ceux de tous les citoyens du monde, et en premier lieu des citoyens européens. »

La fondation résumait ses arguments dans sa demande initiale à la DG Connect, la direction de Bruxelles chargée de la consultation sur le CRA, publiée le 5 mars dernier.

Rappelons que le projet LibreOffice et l’Open Document Format ont respectivement fêté leurs 15 ans et leurs 20 ans en 2025. Bien que Microsoft continue de régner en maitre sur la bureautique, l’ODF a remporté quelques succès notables. Il est ainsi le format de document par défaut dans certaines administrations, dont l’OTAN, le Brésil, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud. En France, le référentiel général d’interopérabilité préconise également l’ODF dans les administrations.

Les fichiers de la consultation comportent désormais une version ODS du modèle de contribution – capture d’écran

Reçu — 10 mars 2026 Actualités numériques

☕️ Meta met la main sur Moltbook, le réseau social dédié aux agents IA

10 mars 2026 à 16:19


Meta a confirmé mardi 10 mars l’acquisition de Moltbook, le simili Reddit dédié aux agents IA qui avait défrayé la chronique en début d’année, dans la foulée du lancement d’OpenClaw. Révélée par Axios, la transaction a été confirmée par un porte-parole du groupe.

Il précise que l’équipe de Moltbook, principalement constituée de ses deux fondateurs, rejoindra Meta Superintelligence Labs, la division dédiée aux projets d’intelligence artificielle du groupe :

« Leur approche, qui consiste à connecter les agents via un annuaire toujours disponible, représente une avancée novatrice dans un secteur en pleine expansion, et nous sommes impatients de collaborer avec eux afin d’offrir à tous des expériences d’agent innovantes et sécurisées. »

L’allusion explicite à la sécurité fera certainement sourire certains observateurs : notre analyse du phénomène Moltbook, début février, soulignait à quel point la plateforme, au-delà de la curiosité légitime qu’elle suscite, présentait des risques sérieux en matière de cybersécurité.

Moltbook selon Flock pour sa chronique hebdomadaire sur Next

Avant Moltbook, il y a pour mémoire OpenClaw (ex Clawdbot), un agent IA que l’utilisateur peut installer en local, sur sa machine, et connecter au modèle de son choix (Claude, ChatGPT, etc.) ainsi qu’à ses canaux de communication de prédilection (WhatsApp, Discord, etc.), pour ensuite lui confier l’exécution de missions en toute autonomie.

Lancé en novembre 2025 et devenu très rapidement un véritable phénomène sur GitHub, OpenClaw a suscité la convoitise d’OpenAI qui a proposé un pont d’or pour recruter son créateur mi-février, mais assure que le projet restera open source.

Apparu dans la foulée d’OpenClaw, Moltbook se présente pour sa part comme un réseau social où les agents IA (autrement dit, des instances OpenClaw exécutées sur les machines d’internautes) sont censés pouvoir discuter entre eux, pendant que les humains les observent.

☕️ Meta met la main sur Moltbook, le réseau social dédié aux agents IA

10 mars 2026 à 16:19


Meta a confirmé mardi 10 mars l’acquisition de Moltbook, le simili Reddit dédié aux agents IA qui avait défrayé la chronique en début d’année, dans la foulée du lancement d’OpenClaw. Révélée par Axios, la transaction a été confirmée par un porte-parole du groupe.

Il précise que l’équipe de Moltbook, principalement constituée de ses deux fondateurs, rejoindra Meta Superintelligence Labs, la division dédiée aux projets d’intelligence artificielle du groupe :

« Leur approche, qui consiste à connecter les agents via un annuaire toujours disponible, représente une avancée novatrice dans un secteur en pleine expansion, et nous sommes impatients de collaborer avec eux afin d’offrir à tous des expériences d’agent innovantes et sécurisées. »

L’allusion explicite à la sécurité fera certainement sourire certains observateurs : notre analyse du phénomène Moltbook, début février, soulignait à quel point la plateforme, au-delà de la curiosité légitime qu’elle suscite, présentait des risques sérieux en matière de cybersécurité.

Moltbook selon Flock pour sa chronique hebdomadaire sur Next

Avant Moltbook, il y a pour mémoire OpenClaw (ex Clawdbot), un agent IA que l’utilisateur peut installer en local, sur sa machine, et connecter au modèle de son choix (Claude, ChatGPT, etc.) ainsi qu’à ses canaux de communication de prédilection (WhatsApp, Discord, etc.), pour ensuite lui confier l’exécution de missions en toute autonomie.

Lancé en novembre 2025 et devenu très rapidement un véritable phénomène sur GitHub, OpenClaw a suscité la convoitise d’OpenAI qui a proposé un pont d’or pour recruter son créateur mi-février, mais assure que le projet restera open source.

Apparu dans la foulée d’OpenClaw, Moltbook se présente pour sa part comme un réseau social où les agents IA (autrement dit, des instances OpenClaw exécutées sur les machines d’internautes) sont censés pouvoir discuter entre eux, pendant que les humains les observent.

☕️ Claude lance Code Review, un outil de luxe pour faciliter la relecture de code

10 mars 2026 à 15:22


Créer le problème pour ensuite vendre la solution : de façon probablement non intentionnelle, Anthropic vient de faire sien l’un des principes de base du marketing. L’entreprise a en effet annoncé lundi 9 mars le lancement d’un nouvel outil, pour l’instant limité aux clients des plans Teams et Entreprise : Claude Code Review, un ensemble d’agents IA dédiés à la relecture du code.

Elle explique avoir développé cette nouvelle brique de son offre en raison d’un problème auquel elle a été directement confrontée : la quantité de code produite par chacun de ses ingénieurs aurait augmenté de 200 % en 2025, et ce gain de productivité généralisé se traduirait par un goulet d’étranglement au niveau de l’étape de la relecture de code (code review), c’est-à-dire l’étape à laquelle une pull request (PR) est relue avant d’être fusionnée au niveau d’un dépôt.

L’outil tournerait déjà en interne :

« Chez Anthropic, Code Review tourne sur presque toutes les PR. Auparavant, seulement 16 % d’entre elles recevaient des commentaires de relecture pertinents. Ce taux atteint désormais 54 %. Le système n’approuve pas les PR – la décision finale revient toujours à un humain – mais il comble les lacunes pour que les relecteurs puissent réellement se concentrer sur les modifications déployées ».

Anthropic

En pratique, Code Review prendrait la forme non pas d’une instance unique, mais d’une multitude d’agents chargés d’examiner en parallèle le code à la recherche de bugs. Anthropic revendique, sur la base de ses usages internes, une efficacité supérieure à 99 % (moins de 1 % des retours formulés par Code Review seraient considérés comme incorrects).

Anthropic ne rentre pas dans le détail du degré de précision des agents mis en œuvre ou de la façon dont la relecture de code est parallélisée. « Chaque agent recherche un type de problème différent, puis une étape de vérification compare les candidats au comportement réel du code afin d’éliminer les faux positifs. Les résultats sont dédupliqués, classés par ordre de gravité et affichés sous forme de commentaires directement sur les lignes de code concernées. », explique simplement l’entreprise.

Réalisée sur ses infrastructures, la relecture de code se révèle logiquement gourmande en ressources. Sur ce point, Anthropic évoque un coût unitaire de l’ordre de 15 à 25 dollars par relecture de PR, en précisant que ce dernier est bien sûr proportionnel à la taille et à la complexité de l’échantillon soumis à examen. L’entreprise propose donc aux administrateurs de piloter le déploiement de Code Review auprès de leurs équipes soit à partir d’un quota mensuel (distribué à tous), soit en autorisant l’accès à l’échelle du dépôt.

☕️ Claude lance Code Review, un outil de luxe pour faciliter la relecture de code

10 mars 2026 à 15:22


Créer le problème pour ensuite vendre la solution : de façon probablement non intentionnelle, Anthropic vient de faire sien l’un des principes de base du marketing. L’entreprise a en effet annoncé lundi 9 mars le lancement d’un nouvel outil, pour l’instant limité aux clients des plans Teams et Entreprise : Claude Code Review, un ensemble d’agents IA dédiés à la relecture du code.

Elle explique avoir développé cette nouvelle brique de son offre en raison d’un problème auquel elle a été directement confrontée : la quantité de code produite par chacun de ses ingénieurs aurait augmenté de 200 % en 2025, et ce gain de productivité généralisé se traduirait par un goulet d’étranglement au niveau de l’étape de la relecture de code (code review), c’est-à-dire l’étape à laquelle une pull request (PR) est relue avant d’être fusionnée au niveau d’un dépôt.

L’outil tournerait déjà en interne :

« Chez Anthropic, Code Review tourne sur presque toutes les PR. Auparavant, seulement 16 % d’entre elles recevaient des commentaires de relecture pertinents. Ce taux atteint désormais 54 %. Le système n’approuve pas les PR – la décision finale revient toujours à un humain – mais il comble les lacunes pour que les relecteurs puissent réellement se concentrer sur les modifications déployées ».

Anthropic

En pratique, Code Review prendrait la forme non pas d’une instance unique, mais d’une multitude d’agents chargés d’examiner en parallèle le code à la recherche de bugs. Anthropic revendique, sur la base de ses usages internes, une efficacité supérieure à 99 % (moins de 1 % des retours formulés par Code Review seraient considérés comme incorrects).

Anthropic ne rentre pas dans le détail du degré de précision des agents mis en œuvre ou de la façon dont la relecture de code est parallélisée. « Chaque agent recherche un type de problème différent, puis une étape de vérification compare les candidats au comportement réel du code afin d’éliminer les faux positifs. Les résultats sont dédupliqués, classés par ordre de gravité et affichés sous forme de commentaires directement sur les lignes de code concernées. », explique simplement l’entreprise.

Réalisée sur ses infrastructures, la relecture de code se révèle logiquement gourmande en ressources. Sur ce point, Anthropic évoque un coût unitaire de l’ordre de 15 à 25 dollars par relecture de PR, en précisant que ce dernier est bien sûr proportionnel à la taille et à la complexité de l’échantillon soumis à examen. L’entreprise propose donc aux administrateurs de piloter le déploiement de Code Review auprès de leurs équipes soit à partir d’un quota mensuel (distribué à tous), soit en autorisant l’accès à l’échelle du dépôt.

Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

10 mars 2026 à 09:00

Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

Le moteur de recherche Qwant annonce l’ouverture d’une expérimentation de neuf mois visant à établir les bases d’un modèle de partage de revenus avec les éditeurs de presse dans le cadre des réponses générées par IA, alors que Google retarde toujours le lancement en France de sa fonction AI Overviews.

Qwant montre patte blanche avec le secteur des médias. Le moteur de recherche français, désormais développé conjointement avec Ecosia et Lilo au sein d’une entreprise détenue par Octave Klaba (OVHcloud) annonce mardi la mise en place d’une expérimentation visant à élaborer les modalités de partage de revenus associés à la réponse flash, le module généré par IA grâce auquel Qwant essaie de répondre directement aux requêtes de l’internaute (en lui évitant donc d’avoir à se rendre sur un site tiers).

Qwant signe avec un large panel de médias

Cette expérimentation, programmée pour neuf mois, prévoit selon Qwant « un partage des informations liées à l’usage de la fonctionnalité, ainsi qu’un modèle de partage des revenus publicitaires générés dans cet espace, fondé sur un principe de répartition équitable entre Qwant et les éditeurs participants ». Le moteur précise que pour cette première phase, c’est le principe d’un partage à égalité qui a été retenu, et indique que différents formats publicitaires seront testés.

Qwant va dans le même temps proposer aux médias partenaires d’intégrer sa réponse flash sur leur propre site. « Cette approche vise à tester, dans des conditions réelles d’usage, l’intégration de la Réponse Flash au sein des plateformes des médias, ainsi que les modalités de suivi des performances et de partage des revenus associés, dans un cadre défini avec chaque éditeur », décrit le moteur, selon qui ces travaux préparatoires sont indispensables pour accompagner les nouveaux usages en matière de recherche en ligne.

Qwant, qui a récemment conclu un accord de droits voisins avec l’Alliance de la presse d’information générale, a monté cette expérimentation par l’entremise de cette dernière, ainsi que par celle du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), ce qui lui permet d’afficher une longue liste de médias partenaires, des titres du groupe Ebra à France Médias Monde en passant par L’Équipe, Les Échos, Le Parisien, RMC, BFM, Ouest France ou L’Express.

Ce faisant, l’entreprise s’affranchit du reproche formulé par de nombreux médias à l’encontre d’acteurs comme OpenAI ou Perplexity, qui ont préféré signer des contrats ad hoc avec quelques médias précis (principalement Le Monde) plutôt que de chercher à collaborer avec un large panel d’acteurs.

Des réponses flash sur une partie des requêtes

Qwant, rapproché d’Ecosia au sein d’une structure commune depuis 2024, cherche à faire oublier l’ère des résultats exclusivement générés par Bing en développant son propre « index de recherche européen », qui a fait ses débuts en production au printemps 2025, et doit à terme traiter l’essentiel des requêtes des internautes. À ce stade, Qwant ne communique pas sur le volume de cet index, ou sur sa représentation au sein des pages de résultats.

L’entreprise ne fait en revanche pas mystère de son intérêt pour l’IA générative. Elle a d’abord fait l’objet d’un premier pilote baptisé « Qwant Next », qui prenait la forme d’une interface de type chatbot, avec un système de conversation, des requêtes en langage naturel et des résultats issus des outils de recherche maison.

« Aujourd’hui, l’utilisateur va soit sur un moteur de recherche, soit sur ChatGPT, on pense que ces deux univers vont élargir leur spectre, et que ça correspond à une nouvelle façon de chercher. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, c’est par exemple la direction prise par Perplexity », nous expliquait à l’époque Olivier Abecassis.

Un an plus tard, le chatbot est intégré sous forme d’option au moteur de recherche. Rebaptisé Chat IA, il n’est plus proposé dès la page d’accueil, mais on peut l’activer depuis la page de résultats, pour prolonger par exemple la requête initiale, ou lancer une nouvelle conversation.

En parallèle, Qwant propose donc ces fameuses réponses Flash, qui prennent la forme d’un bloc dédié à une réponse générée par IA à la requête de l’internaute, avec un texte de quelques lignes, quelques mentions des sites Web ayant servi de source à la réponse, et sur certaines requêtes, un lien sponsorisé dédié à la monétisation. Ce sont ces liens sponsorisés (ou autres formats publicitaires à venir) qui donneront lieu au partage de revenus promis avec les éditeurs, pour compenser l’éventuelle perte de trafic associée à la réponse flash.

Exemple de réponse flash générée par Qwant – capture d’écran

Qwant affirme que la recherche est gérée par ses propres services tandis que la génération de la réponse est opérée par les modèles de Mistral. Au printemps 2025, au sujet des recours fréquents à un LLM, Olivier Abecassis affirmait déjà « Il y avait un coût qu’on a largement optimisé, aujourd’hui on sait l’absorber. »

Si les coûts sont maitrisés, reste à voir quel est le potentiel réel des réponses flash de Qwant en matière de chiffre d’affaires publicitaire, et donc de rétrocession aux médias partenaires dont les contenus auront pu être exploités. Le moteur de recherche, hébergé dans sa nouvelle structure European Search Perspective, ne communique ni chiffre d’affaires, ni volume d’audience, mais sa fréquentation reste anecdotique comparée à celle de Google, leader incontesté sur le marché français.

Google temporise le lancement de ses Aperçus IA

Cette expérimentation intervient alors que la France fait figure de pierre dans le jardin de Google autour de son propre service de réponses générées automatiquement, AI Overviews (Aperçus IA ou Résumés IA en français). Disponible de longue date aux États-Unis, ce dernier a été lancé à l’international dans 110 pays, dont la majorité du continent européen… à l’exception notable de l’Hexagone.

Échaudée par les longues batailles autour des droits voisins, la firme de Mountain View sait en effet qu’elle s’expose à une levée de boucliers de la part des éditeurs de presse, qui alertent depuis des mois sur les conséquences négatives potentielles en matière de perte d’audience, et donc de chiffre d’affaires.

Outre-Atlantique, plusieurs grands médias ont déjà signalé des baisses significatives du trafic entrant en provenance de la recherche Google sur leurs sites. Google de son côté défend l’idée que les résumés IA améliorent le service rendu à l’internaute, et que ce faisant, l’audience et les revenus publicitaires qu’ils génèrent sont nettement mieux qualifiés, dont plus rémunérateurs pour les éditeurs.

La promesse ne fait pas précisément consensus. Attaquée devant la Commission européenne par un réseau d’éditeurs indépendants, et régulièrement incriminée pour ses hallucinations ou ses résumés trompeurs, AI Overviews vient d’être mis en cause comme l’une des causes de la chute d’audience enregistrée par les principaux médias en ligne de la scène tech aux États-Unis.

Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

10 mars 2026 à 09:00

Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

Le moteur de recherche Qwant annonce l’ouverture d’une expérimentation de neuf mois visant à établir les bases d’un modèle de partage de revenus avec les éditeurs de presse dans le cadre des réponses générées par IA, alors que Google retarde toujours le lancement en France de sa fonction AI Overviews.

Qwant montre patte blanche avec le secteur des médias. Le moteur de recherche français, désormais développé conjointement avec Ecosia et Lilo au sein d’une entreprise détenue par Octave Klaba (OVHcloud) annonce mardi la mise en place d’une expérimentation visant à élaborer les modalités de partage de revenus associés à la réponse flash, le module généré par IA grâce auquel Qwant essaie de répondre directement aux requêtes de l’internaute (en lui évitant donc d’avoir à se rendre sur un site tiers).

Qwant signe avec un large panel de médias

Cette expérimentation, programmée pour neuf mois, prévoit selon Qwant « un partage des informations liées à l’usage de la fonctionnalité, ainsi qu’un modèle de partage des revenus publicitaires générés dans cet espace, fondé sur un principe de répartition équitable entre Qwant et les éditeurs participants ». Le moteur précise que pour cette première phase, c’est le principe d’un partage à égalité qui a été retenu, et indique que différents formats publicitaires seront testés.

Qwant va dans le même temps proposer aux médias partenaires d’intégrer sa réponse flash sur leur propre site. « Cette approche vise à tester, dans des conditions réelles d’usage, l’intégration de la Réponse Flash au sein des plateformes des médias, ainsi que les modalités de suivi des performances et de partage des revenus associés, dans un cadre défini avec chaque éditeur », décrit le moteur, selon qui ces travaux préparatoires sont indispensables pour accompagner les nouveaux usages en matière de recherche en ligne.

Qwant, qui a récemment conclu un accord de droits voisins avec l’Alliance de la presse d’information générale, a monté cette expérimentation par l’entremise de cette dernière, ainsi que par celle du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), ce qui lui permet d’afficher une longue liste de médias partenaires, des titres du groupe Ebra à France Médias Monde en passant par L’Équipe, Les Échos, Le Parisien, RMC, BFM, Ouest France ou L’Express.

Ce faisant, l’entreprise s’affranchit du reproche formulé par de nombreux médias à l’encontre d’acteurs comme OpenAI ou Perplexity, qui ont préféré signer des contrats ad hoc avec quelques médias précis (principalement Le Monde) plutôt que de chercher à collaborer avec un large panel d’acteurs.

Des réponses flash sur une partie des requêtes

Qwant, rapproché d’Ecosia au sein d’une structure commune depuis 2024, cherche à faire oublier l’ère des résultats exclusivement générés par Bing en développant son propre « index de recherche européen », qui a fait ses débuts en production au printemps 2025, et doit à terme traiter l’essentiel des requêtes des internautes. À ce stade, Qwant ne communique pas sur le volume de cet index, ou sur sa représentation au sein des pages de résultats.

L’entreprise ne fait en revanche pas mystère de son intérêt pour l’IA générative. Elle a d’abord fait l’objet d’un premier pilote baptisé « Qwant Next », qui prenait la forme d’une interface de type chatbot, avec un système de conversation, des requêtes en langage naturel et des résultats issus des outils de recherche maison.

« Aujourd’hui, l’utilisateur va soit sur un moteur de recherche, soit sur ChatGPT, on pense que ces deux univers vont élargir leur spectre, et que ça correspond à une nouvelle façon de chercher. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, c’est par exemple la direction prise par Perplexity », nous expliquait à l’époque Olivier Abecassis.

Un an plus tard, le chatbot est intégré sous forme d’option au moteur de recherche. Rebaptisé Chat IA, il n’est plus proposé dès la page d’accueil, mais on peut l’activer depuis la page de résultats, pour prolonger par exemple la requête initiale, ou lancer une nouvelle conversation.

En parallèle, Qwant propose donc ces fameuses réponses Flash, qui prennent la forme d’un bloc dédié à une réponse générée par IA à la requête de l’internaute, avec un texte de quelques lignes, quelques mentions des sites Web ayant servi de source à la réponse, et sur certaines requêtes, un lien sponsorisé dédié à la monétisation. Ce sont ces liens sponsorisés (ou autres formats publicitaires à venir) qui donneront lieu au partage de revenus promis avec les éditeurs, pour compenser l’éventuelle perte de trafic associée à la réponse flash.

Exemple de réponse flash générée par Qwant – capture d’écran

Qwant affirme que la recherche est gérée par ses propres services tandis que la génération de la réponse est opérée par les modèles de Mistral. Au printemps 2025, au sujet des recours fréquents à un LLM, Olivier Abecassis affirmait déjà « Il y avait un coût qu’on a largement optimisé, aujourd’hui on sait l’absorber. »

Si les coûts sont maitrisés, reste à voir quel est le potentiel réel des réponses flash de Qwant en matière de chiffre d’affaires publicitaire, et donc de rétrocession aux médias partenaires dont les contenus auront pu être exploités. Le moteur de recherche, hébergé dans sa nouvelle structure European Search Perspective, ne communique ni chiffre d’affaires, ni volume d’audience, mais sa fréquentation reste anecdotique comparée à celle de Google, leader incontesté sur le marché français.

Google temporise le lancement de ses Aperçus IA

Cette expérimentation intervient alors que la France fait figure de pierre dans le jardin de Google autour de son propre service de réponses générées automatiquement, AI Overviews (Aperçus IA ou Résumés IA en français). Disponible de longue date aux États-Unis, ce dernier a été lancé à l’international dans 110 pays, dont la majorité du continent européen… à l’exception notable de l’Hexagone.

Échaudée par les longues batailles autour des droits voisins, la firme de Mountain View sait en effet qu’elle s’expose à une levée de boucliers de la part des éditeurs de presse, qui alertent depuis des mois sur les conséquences négatives potentielles en matière de perte d’audience, et donc de chiffre d’affaires.

Outre-Atlantique, plusieurs grands médias ont déjà signalé des baisses significatives du trafic entrant en provenance de la recherche Google sur leurs sites. Google de son côté défend l’idée que les résumés IA améliorent le service rendu à l’internaute, et que ce faisant, l’audience et les revenus publicitaires qu’ils génèrent sont nettement mieux qualifiés, dont plus rémunérateurs pour les éditeurs.

La promesse ne fait pas précisément consensus. Attaquée devant la Commission européenne par un réseau d’éditeurs indépendants, et régulièrement incriminée pour ses hallucinations ou ses résumés trompeurs, AI Overviews vient d’être mis en cause comme l’une des causes de la chute d’audience enregistrée par les principaux médias en ligne de la scène tech aux États-Unis.

AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

10 mars 2026 à 06:59
Touch me until i get my satisfaction
AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

Yann LeCun a confirmé mardi le coup d’envoi officiel de sa société AMI Labs et révèle avoir les moyens de ses ambitions : à peine constituée, la startup annonce avoir levé 890 millions d’euros, auprès d’un large panel d’investisseurs français et internationaux, et se lance à Paris, Montréal, New York, et Singapour.

Depuis son départ de Meta, Yann LeCun répète à qui veut l’entendre que l’intelligence artificielle générale, celle qui égalerait les capacités humaines, proviendra non pas de la maitrise du langage, mais de l’appréhension et de la compréhension du monde physique. Il va désormais avoir l’occasion de développer cette approche : mardi, le prix Turing 2018 et ancien responsable des laboratoires IA de Meta a en effet donné le coup d’envoi officiel de sa nouvelle startup, Advanced Machine Intelligence (AMI ou AMI Labs), et quelques bonnes fées se sont penchées sur le berceau de cette dernière.

1 milliard de dollars levés avant même le lancement

Les rumeurs d’une levée de fonds significative circulaient depuis mi-décembre. Le tour de table se révèle finalement bien supérieur aux hypothèses envisagées : à 65 ans, LeCun peut se targuer d’avoir réuni 1,03 milliard de dollars, soit environ 890 millions d’euros, auprès d’un contingent d’investisseurs venus du monde entier.

Le tour de table est emmené par les fonds Cathay Innovation, Greycroft, Hiro Capital, HV Capital, et Bezos Expeditions, mais il associe également, entre autres et de façon non exhaustive, Toyota Ventures, New Legacy Ventures, Temasek (fonds souverain de Singapour), SBVA (Softbank), NVIDIA, Mark Cuban (juré de l’émission Shark Tank), Sea, et Alpha Intelligence Capital.

En France, AMI fédère l’Association Familiale Mulliez (Auchan), le groupe industriel Marcel Dassault, Artémis (famille Pinault), Aglaé (famille Arnault), Xavier Niel, Publicis Groupe, Bpifrance Digital Venture, le fonds startup de CMA-CGM. Pour faire bonne mesure, Eric Schmidt, et le couple Berners-Lee figurent aussi au rang des soutiens.

La levée de fonds se fait sur la base d’une valorisation de 3,5 milliards de dollars, soit 3 milliards d’euros.

Page d’accueil du site AMI – capture d’écran

Des bureaux à Paris, Montréal, New York et Singapour

Déjà évoqués, les noms de Laurent Solly, ex-directeur de Meta France et d’Alexandre Lebrun, cofondateur de la start-up d’IA générative en santé Nabla, sont confirmés. Le premier devrait assurer des fonctions opérationnelles (COO) tandis que le second assurera la direction de l’entreprise. La direction scientifique est confiée à Saining Xie (passé par Google DeepMind) tandis que deux autres anciens de Meta complètent l’équipe : Michael Rabbat prendra en charge les architectures de world models et Pascale Fung pilotera la recherche.

Pour accompagner ce premier cercle, AMI ouvre des postes, et se dote pour ce faire de quatre bureaux sur trois continents, à Paris (siège social), Montréal, New York et Singapour.

« Nous construisons une nouvelle génération de systèmes d’IA qui (1) comprennent le monde réel, (2) ont une mémoire persistante, (3) peuvent raisonner et planifier, et (4) sont contrôlables et sûrs », promet l’entreprise, qui recrute à la fois des chercheurs et des ingénieurs :

« Vous travaillerez au sein d’une équipe sur des projets de recherche en modélisation du monde, notamment :
– Méthodes d’apprentissage auto-supervisé pour un apprentissage efficace à partir de vidéos et d’autres signaux continus de grande dimension
– Nouvelles architectures permettant de prédire efficacement la dynamique du monde à partir de vidéos et d’autres signaux de grande dimension
– Algorithmes évolutifs pour le prétraitement et l’organisation des données vidéo
– Évaluations pour l’analyse comparative de la compréhension, de la prédiction et de la planification des modèles du monde
– Algorithmes efficaces pour la planification et le raisonnement basés sur des modèles
 ».

Des agents capables de comprendre la vie réelle

Alors qu’OpenClaw, Claude Cowork et consorts illustrent le potentiel de l’automatisation par l’IA, AMI revendique une approche nettement plus ambitieuse, parce qu’ancrée dans le monde physique et donc la vie réelle :

« Les modèles du monde conditionnés par l’action permettent aux systèmes multi-agents de prédire les conséquences de leurs actions et de planifier des séquences d’actions pour accomplir une tâche, tout en respectant les mécanismes de sécurité. AMI fera progresser la recherche en IA et développera des applications où la fiabilité, la contrôlabilité et la sécurité sont essentielles, notamment pour le contrôle des processus industriels, l’automatisation, les dispositifs portables, la robotique, la santé et bien d’autres domaines », promet-elle.

AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

10 mars 2026 à 06:59
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AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

Yann LeCun a confirmé mardi le coup d’envoi officiel de sa société AMI Labs et révèle avoir les moyens de ses ambitions : à peine constituée, la startup annonce avoir levé 890 millions d’euros, auprès d’un large panel d’investisseurs français et internationaux, et se lance à Paris, Montréal, New York, et Singapour.

Depuis son départ de Meta, Yann LeCun répète à qui veut l’entendre que l’intelligence artificielle générale, celle qui égalerait les capacités humaines, proviendra non pas de la maitrise du langage, mais de l’appréhension et de la compréhension du monde physique. Il va désormais avoir l’occasion de développer cette approche : mardi, le prix Turing 2018 et ancien responsable des laboratoires IA de Meta a en effet donné le coup d’envoi officiel de sa nouvelle startup, Advanced Machine Intelligence (AMI ou AMI Labs), et quelques bonnes fées se sont penchées sur le berceau de cette dernière.

1 milliard de dollars levés avant même le lancement

Les rumeurs d’une levée de fonds significative circulaient depuis mi-décembre. Le tour de table se révèle finalement bien supérieur aux hypothèses envisagées : à 65 ans, LeCun peut se targuer d’avoir réuni 1,03 milliard de dollars, soit environ 890 millions d’euros, auprès d’un contingent d’investisseurs venus du monde entier.

Le tour de table est emmené par les fonds Cathay Innovation, Greycroft, Hiro Capital, HV Capital, et Bezos Expeditions, mais il associe également, entre autres et de façon non exhaustive, Toyota Ventures, New Legacy Ventures, Temasek (fonds souverain de Singapour), SBVA (Softbank), NVIDIA, Mark Cuban (juré de l’émission Shark Tank), Sea, et Alpha Intelligence Capital.

En France, AMI fédère l’Association Familiale Mulliez (Auchan), le groupe industriel Marcel Dassault, Artémis (famille Pinault), Aglaé (famille Arnault), Xavier Niel, Publicis Groupe, Bpifrance Digital Venture, le fonds startup de CMA-CGM. Pour faire bonne mesure, Eric Schmidt, et le couple Berners-Lee figurent aussi au rang des soutiens.

La levée de fonds se fait sur la base d’une valorisation de 3,5 milliards de dollars, soit 3 milliards d’euros.

Page d’accueil du site AMI – capture d’écran

Des bureaux à Paris, Montréal, New York et Singapour

Déjà évoqués, les noms de Laurent Solly, ex-directeur de Meta France et d’Alexandre Lebrun, cofondateur de la start-up d’IA générative en santé Nabla, sont confirmés. Le premier devrait assurer des fonctions opérationnelles (COO) tandis que le second assurera la direction de l’entreprise. La direction scientifique est confiée à Saining Xie (passé par Google DeepMind) tandis que deux autres anciens de Meta complètent l’équipe : Michael Rabbat prendra en charge les architectures de world models et Pascale Fung pilotera la recherche.

Pour accompagner ce premier cercle, AMI ouvre des postes, et se dote pour ce faire de quatre bureaux sur trois continents, à Paris (siège social), Montréal, New York et Singapour.

« Nous construisons une nouvelle génération de systèmes d’IA qui (1) comprennent le monde réel, (2) ont une mémoire persistante, (3) peuvent raisonner et planifier, et (4) sont contrôlables et sûrs », promet l’entreprise, qui recrute à la fois des chercheurs et des ingénieurs :

« Vous travaillerez au sein d’une équipe sur des projets de recherche en modélisation du monde, notamment :
– Méthodes d’apprentissage auto-supervisé pour un apprentissage efficace à partir de vidéos et d’autres signaux continus de grande dimension
– Nouvelles architectures permettant de prédire efficacement la dynamique du monde à partir de vidéos et d’autres signaux de grande dimension
– Algorithmes évolutifs pour le prétraitement et l’organisation des données vidéo
– Évaluations pour l’analyse comparative de la compréhension, de la prédiction et de la planification des modèles du monde
– Algorithmes efficaces pour la planification et le raisonnement basés sur des modèles
 ».

Des agents capables de comprendre la vie réelle

Alors qu’OpenClaw, Claude Cowork et consorts illustrent le potentiel de l’automatisation par l’IA, AMI revendique une approche nettement plus ambitieuse, parce qu’ancrée dans le monde physique et donc la vie réelle :

« Les modèles du monde conditionnés par l’action permettent aux systèmes multi-agents de prédire les conséquences de leurs actions et de planifier des séquences d’actions pour accomplir une tâche, tout en respectant les mécanismes de sécurité. AMI fera progresser la recherche en IA et développera des applications où la fiabilité, la contrôlabilité et la sécurité sont essentielles, notamment pour le contrôle des processus industriels, l’automatisation, les dispositifs portables, la robotique, la santé et bien d’autres domaines », promet-elle.

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