Jensen Huang répond à sa manière aux critiques des joueurs sur DLSS 5, affirmant qu’ils « ont complètement tort »… ambiance. Des développeurs se plaignent aussi d’avoir découvert DLSS 5 durant la GTC… alors que leurs studios sont cités comme partenaires de NVIDIA. Ubisoft va même jusqu’à publier un mème sur DLSS 5 et à le supprimer. Une FAQ permet enfin d’en apprendre un peu plus sur DLSS 5.
Lors de la GTC de cette semaine, NVIDIA a présenté la version 5 de son Deep Learning Super Sampling, plus connu sous l’acronyme DLSS. La promesse : « transformer la fidélité visuelle dans les jeux » et passer à un rendu photoréaliste.
Rapidement, sur les réseaux sociaux, les retours oscillaient entre grogne et moqueries. NVIDIA avait dans la foulée publié un commentaire pour tenter de calmer la situation en rappelant que « les développeurs des jeux disposent d’un contrôle artistique complet et précis sur les effets DLSS 5 ». Bethesda aussi était monté au créneau, ajoutant que « les joueurs pourront activer ou désactiver » les modifications apportées par DLSS 5.
Bis repetita : DLSS 5 « ne modifie en rien le contrôle artistique »
Dans une session de questions/réponses, Jensen Huang est revenu sur cette polémique, comme le rapporte Tomshardware.com. Bonne ambiance dès le début de l’entretien sur la question des critiques : « Eh bien, tout d’abord, ils ont complètement tort », lâche le patron de NVIDIA.
Il reste 84% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
C’est le deuxième revers judiciaire pour le gouvernement qui avait demandé à la justice de suspendre les activités de Shein en France. En décembre, le tribunal judiciaire de Paris rejetait la demande du gouvernement, jugeant la mesure « disproportionnée » au regard de ventes problématiques qui restaient « ponctuelles » chez Shein.
Le gouvernement avait annoncé faire appel. Début février, on apprenait que la demande de suspension ne concernait plus que la marketplace, pas le site dans son ensemble. La cour d’appel de Paris confirme quoi qu’il en soit la décision de première instance, estimant dans un communiqué que « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus », comme le rapporte BFM TV.
La cour ajoute également « qu’il n’était justifié ni d’un dommage actuel ni d’un dommage futur certain », comme le précise France24. Nos confrères expliquent que la cour d’appel rejette ainsi « de fait l’argument de l’État qui considère comme systémique le risque que de tels produits se retrouvent sur la plateforme ». La cour ajoute que la société « avait réagi avec promptitude pour retirer les produits litigieux de la vente et avait mis en place des mesures de contrôle de ses produits et des vendeurs ayant accès à sa marketplace ».
France24 ajoute que la cour d’appel estime « justifié » de « maintenir l’interdiction» faite par le tribunal judiciaire de Paris « de vendre de nouveau des produits pornographiques licites pour adultes sans filtre d’âge ». Le blocage total de la marketplace serait par contre « disproportionné ».
Shein se félicite évidemment de cette décision et précise dans un communiqué envoyé par email avoir « maintenu un dialogue étroit avec les autorités françaises et européennes ». « Au cours des derniers mois, nous avons continué à renforcer de manière significative nos contrôles tant pour les vendeurs que pour les produits vendus sur notre marketplace, et ce afin que nos clients puissent bénéficier d’une expérience d’achat sûre et agréable », ajoute l’entreprise.
L’affaire était partie après la découverte de la vente de « poupées sexuelles à caractère pédopornographique » sur la marketplace de l’enseigne. La marketplace avait été fermée dans la foulée et une procédure de suspension engagée par le gouvernement.
Quoi qu’il en soit, Shein continue de s’implanter en France. Après Paris, des corners Shein de 400 à 1 000 m² débarquent dans cinq BHV en province : Angers, Dijon, Limoges, Grenoble et Reims.
C’est le deuxième revers judiciaire pour le gouvernement qui avait demandé à la justice de suspendre les activités de Shein en France. En décembre, le tribunal judiciaire de Paris rejetait la demande du gouvernement, jugeant la mesure « disproportionnée » au regard de ventes problématiques qui restaient « ponctuelles » chez Shein.
Le gouvernement avait annoncé faire appel. Début février, on apprenait que la demande de suspension ne concernait plus que la marketplace, pas le site dans son ensemble. La cour d’appel de Paris confirme quoi qu’il en soit la décision de première instance, estimant dans un communiqué que « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus », comme le rapporte BFM TV.
La cour ajoute également « qu’il n’était justifié ni d’un dommage actuel ni d’un dommage futur certain », comme le précise France24. Nos confrères expliquent que la cour d’appel rejette ainsi « de fait l’argument de l’État qui considère comme systémique le risque que de tels produits se retrouvent sur la plateforme ». La cour ajoute que la société « avait réagi avec promptitude pour retirer les produits litigieux de la vente et avait mis en place des mesures de contrôle de ses produits et des vendeurs ayant accès à sa marketplace ».
France24 ajoute que la cour d’appel estime « justifié » de « maintenir l’interdiction» faite par le tribunal judiciaire de Paris « de vendre de nouveau des produits pornographiques licites pour adultes sans filtre d’âge ». Le blocage total de la marketplace serait par contre « disproportionné ».
Shein se félicite évidemment de cette décision et précise dans un communiqué envoyé par email avoir « maintenu un dialogue étroit avec les autorités françaises et européennes ». « Au cours des derniers mois, nous avons continué à renforcer de manière significative nos contrôles tant pour les vendeurs que pour les produits vendus sur notre marketplace, et ce afin que nos clients puissent bénéficier d’une expérience d’achat sûre et agréable », ajoute l’entreprise.
L’affaire était partie après la découverte de la vente de « poupées sexuelles à caractère pédopornographique » sur la marketplace de l’enseigne. La marketplace avait été fermée dans la foulée et une procédure de suspension engagée par le gouvernement.
Quoi qu’il en soit, Shein continue de s’implanter en France. Après Paris, des corners Shein de 400 à 1 000 m² débarquent dans cinq BHV en province : Angers, Dijon, Limoges, Grenoble et Reims.
Les deux protagonistes se sont rencontrés en 1979 puis ont présenté leur protocole d’échange de clé quantique BB84 en 1984. Ils ont depuis récolté plusieurs récompenses pour arriver aujourd’hui à la plus haute distinction dans leur domaine : le prix Turing.
En informatique, il n’y a pas de prix Nobel, mais il existe le prix Turing souvent appelé le « prix Nobel d’informatique », décerné par l’Association for Computing Machinery (ACM). Deux français ont été lauréats : Yann LeCun en 2018 et Joseph Sifakis en 2007.
Ce prix récompense des « contributions de nature technique durables et majeures pour le domaine informatique », avec 1 000 000 de dollars à la clé. « Le soutien financier du prix Turing est assuré par Google Inc », peut-on lire sur cette page.
Charles H. Bennett et Gilles Brassard et leur protocole BB84
Deux Américains sont récompensés pour l’édition 2025 : Charles H. Bennett des États-Unis et Gilles Brassard du Canada, pour leurs travaux dans l’informatique quantique. Ils « sont largement reconnus comme les fondateurs de la science de l’information quantique, un domaine situé au carrefour de la physique et de l’informatique », explique l’ACM.
« Charles H. Bennett et Gilles Brassard ont fondamentalement changé notre compréhension de l’information elle-même. Leurs idées ont repoussé les limites de l’informatique et ont donné lieu à des décennies de découvertes dans toutes les disciplines. L’élan mondial qui anime aujourd’hui les technologies quantiques souligne l’importance durable de leurs contributions », lâche le président de l’ACM, Yannis Ioannidis.
En 1984, ils ont dévoilé « le premier protocole pratique pour la cryptographie quantique », connu sous le nom de protocole BB84 (pour l’échange de clé). Pour la petite histoire, c’est BB84 avec un B comme Bennett, un B comme Brassard et 84 comme 1984.
Wolf, Breakthrough et maintenant Turing : ils enchainent les récompenses
« Le message transmis est indéchiffrable pour les personnes extérieures et, en théorie, impossible à pirater. Leur approche surpasse donc les capacités des superordinateurs classiques et a inauguré une nouvelle ère: celle de l’informatique quantique », explique l’Université de Montréal.
En 2018 déjà, les deux chercheurs avaient obtenu le prix Wolf puis en 2023 le Breakthrough Prize, c’est désormais la plus haute distinction avec le « Nobel de l’informatique ». Bennett a rejoint IBM Research en 1973 et il y travaille toujours aujourd’hui.
De son côté, Brassard était alors à l’université de Montréal. Il a un doctorat en cryptographie, obtenu sous la supervision de John Hopcroft… lui-même lauréat du prix Turing en 1986. B&B se sont rencontrés en 1979 lors d’une conférence sur les fondations de l’informatique à Porto Rico.
Gilles Brassard « boycotte complètement les États-Unis »
Comme le rapporte Radio Canada International, Gilles Brassard est ravi : « c’est la reconnaissance par les pairs de presque un demi-siècle de travaux. Je ne pourrais pas être plus heureux ». Mais Brassard ne s’est pas rendu au siège new-yorkais de l’Association for Computing Machinery, ajoutent nos confrères :
« Je boycotte complètement les États-Unis, que ce soit pour les voyages ou pour acheter un paquet d’épinards. Si un ingrédient vient des États-Unis, je change de recette. Pas question d’aller dans un pays qui nous a littéralement déclaré la guerre. »
Gilles Brassard est aussi critique envers l’Amérique du Nord dans son ensemble, où la cryptographie quantique n’est pas suffisamment prise au sérieux : « C’est tristement surtout en Chine que c’est très utilisé. Ils ont pris ça très au sérieux et ont développé 10 000 km de fibre optique – un réseau complet de communication quantique – pour la cryptographie spécifiquement ».
Les deux protagonistes se sont rencontrés en 1979 puis ont présenté leur protocole d’échange de clé quantique BB84 en 1984. Ils ont depuis récolté plusieurs récompenses pour arriver aujourd’hui à la plus haute distinction dans leur domaine : le prix Turing.
En informatique, il n’y a pas de prix Nobel, mais il existe le prix Turing souvent appelé le « prix Nobel d’informatique », décerné par l’Association for Computing Machinery (ACM). Deux français ont été lauréats : Yann LeCun en 2018 et Joseph Sifakis en 2007.
Ce prix récompense des « contributions de nature technique durables et majeures pour le domaine informatique », avec 1 000 000 de dollars à la clé. « Le soutien financier du prix Turing est assuré par Google Inc », peut-on lire sur cette page.
Charles H. Bennett et Gilles Brassard et leur protocole BB84
Deux Américains sont récompensés pour l’édition 2025 : Charles H. Bennett des États-Unis et Gilles Brassard du Canada, pour leurs travaux dans l’informatique quantique. Ils « sont largement reconnus comme les fondateurs de la science de l’information quantique, un domaine situé au carrefour de la physique et de l’informatique », explique l’ACM.
« Charles H. Bennett et Gilles Brassard ont fondamentalement changé notre compréhension de l’information elle-même. Leurs idées ont repoussé les limites de l’informatique et ont donné lieu à des décennies de découvertes dans toutes les disciplines. L’élan mondial qui anime aujourd’hui les technologies quantiques souligne l’importance durable de leurs contributions », lâche le président de l’ACM, Yannis Ioannidis.
En 1984, ils ont dévoilé « le premier protocole pratique pour la cryptographie quantique », connu sous le nom de protocole BB84 (pour l’échange de clé). Pour la petite histoire, c’est BB84 avec un B comme Bennett, un B comme Brassard et 84 comme 1984.
Wolf, Breakthrough et maintenant Turing : ils enchainent les récompenses
« Le message transmis est indéchiffrable pour les personnes extérieures et, en théorie, impossible à pirater. Leur approche surpasse donc les capacités des superordinateurs classiques et a inauguré une nouvelle ère: celle de l’informatique quantique », explique l’Université de Montréal.
En 2018 déjà, les deux chercheurs avaient obtenu le prix Wolf puis en 2023 le Breakthrough Prize, c’est désormais la plus haute distinction avec le « Nobel de l’informatique ». Bennett a rejoint IBM Research en 1973 et il y travaille toujours aujourd’hui.
De son côté, Brassard était alors à l’université de Montréal. Il a un doctorat en cryptographie, obtenu sous la supervision de John Hopcroft… lui-même lauréat du prix Turing en 1986. B&B se sont rencontrés en 1979 lors d’une conférence sur les fondations de l’informatique à Porto Rico.
Gilles Brassard « boycotte complètement les États-Unis »
Comme le rapporte Radio Canada International, Gilles Brassard est ravi : « c’est la reconnaissance par les pairs de presque un demi-siècle de travaux. Je ne pourrais pas être plus heureux ». Mais Brassard ne s’est pas rendu au siège new-yorkais de l’Association for Computing Machinery, ajoutent nos confrères :
« Je boycotte complètement les États-Unis, que ce soit pour les voyages ou pour acheter un paquet d’épinards. Si un ingrédient vient des États-Unis, je change de recette. Pas question d’aller dans un pays qui nous a littéralement déclaré la guerre. »
Gilles Brassard est aussi critique envers l’Amérique du Nord dans son ensemble, où la cryptographie quantique n’est pas suffisamment prise au sérieux : « C’est tristement surtout en Chine que c’est très utilisé. Ils ont pris ça très au sérieux et ont développé 10 000 km de fibre optique – un réseau complet de communication quantique – pour la cryptographie spécifiquement ».
Il y a quelques semaines, HP expliquait que la pénurie de puces pour la mémoire entraînait une augmentation d’environ 100 % des prix entre le premier et le deuxième trimestre. La mémoire (RAM et stockage) représente ainsi plus d’un tiers du prix d’un PC.
C’est désormais au tour de Huang Jinqing, directeur général de MSI, de sortir du bois sur ce sujet, comme le rapporte TomsHardware.com : « Cette année est la plus difficile depuis la fondation de l’entreprise ». Il ajoute que MSI prévoit d’augmenter les prix de ses produits pour joueurs de 15 à 30 % en 2026, ajoute-t-il lors d’une conférence avec les investisseurs.
Toujours selon nos confrères, MSI aurait un déficit de 20 % sur les approvisionnements en GPU de chez NVIDIA et prévoit en conséquence que le marché des PC devrait se contracter de 10 à 20 % cette année. Chez MSI, cette situation se traduit par un changement dans les gammes de ses produits.
Selon nos confrères et les déclarations du dirigeant, la marque devrait davantage se tourner vers le milieu et haut de gamme pour les joueurs, que vers l’entrée de gamme. Pour simplifier, vendre moins, mais à un prix plus élevé pour limiter la casse sur les revenus.
Afin de limiter la casse sur le prix de la mémoire, le fabricant mise aussi sur la DDR4 à la place de la DDR5. Si les deux subissent de plein fouet les hausses causées par la pénurie, la première reste moins chère que la seconde. En témoigne par exemple le lancement récent de deux cartes mères AM4 en DDR4, compatibles avec les processeurs AMD jusqu’aux Ryzen 5000.
Il y a quelques semaines, HP expliquait que la pénurie de puces pour la mémoire entraînait une augmentation d’environ 100 % des prix entre le premier et le deuxième trimestre. La mémoire (RAM et stockage) représente ainsi plus d’un tiers du prix d’un PC.
C’est désormais au tour de Huang Jinqing, directeur général de MSI, de sortir du bois sur ce sujet, comme le rapporte TomsHardware.com : « Cette année est la plus difficile depuis la fondation de l’entreprise ». Il ajoute que MSI prévoit d’augmenter les prix de ses produits pour joueurs de 15 à 30 % en 2026, ajoute-t-il lors d’une conférence avec les investisseurs.
Toujours selon nos confrères, MSI aurait un déficit de 20 % sur les approvisionnements en GPU de chez NVIDIA et prévoit en conséquence que le marché des PC devrait se contracter de 10 à 20 % cette année. Chez MSI, cette situation se traduit par un changement dans les gammes de ses produits.
Selon nos confrères et les déclarations du dirigeant, la marque devrait davantage se tourner vers le milieu et haut de gamme pour les joueurs, que vers l’entrée de gamme. Pour simplifier, vendre moins, mais à un prix plus élevé pour limiter la casse sur les revenus.
Afin de limiter la casse sur le prix de la mémoire, le fabricant mise aussi sur la DDR4 à la place de la DDR5. Si les deux subissent de plein fouet les hausses causées par la pénurie, la première reste moins chère que la seconde. En témoigne par exemple le lancement récent de deux cartes mères AM4 en DDR4, compatibles avec les processeurs AMD jusqu’aux Ryzen 5000.
NIS 2 devait être transposé avant le 17 octobre 2024, la France est donc largement en retard. Aux dernières nouvelles, le texte devrait passer à l’Assemblée nationale en juillet (2026). Trop tard pour le CSNP qui appelle à un examen « dans les plus brefs délais ». De son côté, l’ANSSI présente en attendant son REférentiel CYber France (ReCyF), « qui liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS 2 ».
Le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité doit transposer les directives NIS 2, REC et Dora. Il a été présenté le 15 octobre 2024 par le gouvernement, puis adopté le 12 mars 2025, mais n’a toujours pas été examiné par l’Assemblée nationale.
La transposition a presque 18 mois de retard
Son parcours législatif n’est donc pas terminé, alors que la transposition de NIS 2 devait en théorie être faite par chaque État membre avant le 17 octobre 2024. Au 1ᵉʳ janvier 2026, 20 des 27 États membres l’avaient transposé. Dans un communiqué (pdf) publié sur les réseaux sociaux, la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) « appelle à l’examen du projet de loi Résilience dans les plus brefs délais ».
Pour la Commission mixte (Assemblée nationale et Sénat), « ce retard fragilise notre écosystème numérique et place l’ensemble des acteurs concernés dans une situation d’incertitude injustifiable ». D’autant que « ce retard affaiblit fortement la position de la France au moment même où se redessine l’architecture européenne de la cybersécurité, notamment par les négociations sur la révision du Cybersecurity Act ».
« Un point de clivage politique : l’article 16 bis »
Le CSNP affirme que ce retard vient « d’un point de clivage politique : l’article 16 bis, introduit au Sénat afin de consacrer dans la loi la protection du chiffrement et d’interdire l’imposition de dispositifs de portes dérobées (« backdoors ») aux messageries instantanées, fait l’objet d’une opposition du gouvernement ».
Philippe Latombe était récemment monté au créneau sur le sujet : « Je le dis de façon claire et je ne vais pas me faire de copains en disant ça mais c’est pas grave, la DGSI et les services veulent la fin de l’article 16 bis […] la DGSI a un problème, elle veut savoir ce qui se passe dans les communications chiffrées des délinquants, elle veut mettre un tuyau sur le pipeline pour pouvoir regarder ce qui s’y passe ».
Examen du texte à l’Assemblée nationale prévue en juillet 2026…
La Commission indique que le programme législatif transmis par le gouvernement « prévoit désormais un examen du texte en juillet 2026, et ce sous réserve de la convocation d’une session extraordinaire. Un tel calendrier reporte de plusieurs mois encore l’adoption de ce texte, si toutefois il est examiné avant l’été 2026 ».
Trop tard pour la CSNP. Ses membres « appellent à l’inscription, dans les plus brefs délais, du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, afin que la France se dote enfin des outils indispensables à la protection de son économie, de ses institutions et de ses citoyens ».
Le REférentiel CYber France (ReCyF) liste les mesures recommandées
Aux Assises de la cybersécurité de Monaco en octobre 2025, Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) expliquait que ce vote est « une étape indispensable et essentielle, mais ce n’est qu’une étape et pas la plus difficile »… pas si sûr finalement avec les remous autour de l’article 16 bis. Le plus dur, ajoutait-il, c’est la mise en œuvre et pour cela « il ne faut pas attendre » car « on sait tout ce qu’il faut faire ».
Dans la foulée, l’Agence ouvrait un guichet de pré-enregistrement. C’est « la première brique de l’entrée en vigueur de NIS 2 et un premier pas pour les entités dans le respect de leurs obligations ». Cette semaine, l’ANSSI a mis à disposition son REférentiel CYber France (ReCyF), en version bêta, « qui liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS 2 ».
Sur LinkedIn, Vincent Strubel explique que ce document a été « co-construit avec de nombreuses organisations professionnelles, associations d’élus et acteurs de l’écosystème pour définir une réponse adaptée, d’une part à la réalité de la menace, et d’autre part à la taille et à la maturité des entités qui doivent s’en protéger ».
Le patron de l’ANSSI presse les entités concernées de s’y intéresser : « il restera un document de travail jusqu’à la transposition de NIS2 en droit français, mais il ne faut surtout pas attendre pour le mettre en œuvre ».
Le mot de la fin par Vincent Strubel : pourquoi RéCyF ? « Parce que le récif (corallien), c’est à la fois quelque chose de vivant et le socle qui protège de l’érosion et autour duquel se construisent certains des écosystèmes les plus florissants du monde naturel. Bon, en vrai, on a fait comme tout le monde, on a trouvé un acronyme et ensuite on a rétrofitté une belle histoire par-dessus, mais je trouve que pour le coup ça marche bien ».
NIS 2 devait être transposé avant le 17 octobre 2024, la France est donc largement en retard. Aux dernières nouvelles, le texte devrait passer à l’Assemblée nationale en juillet (2026). Trop tard pour le CSNP qui appelle à un examen « dans les plus brefs délais ». De son côté, l’ANSSI présente en attendant son REférentiel CYber France (ReCyF), « qui liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS 2 ».
Le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité doit transposer les directives NIS 2, REC et Dora. Il a été présenté le 15 octobre 2024 par le gouvernement, puis adopté le 12 mars 2025, mais n’a toujours pas été examiné par l’Assemblée nationale.
La transposition a presque 18 mois de retard
Son parcours législatif n’est donc pas terminé, alors que la transposition de NIS 2 devait en théorie être faite par chaque État membre avant le 17 octobre 2024. Au 1ᵉʳ janvier 2026, 20 des 27 États membres l’avaient transposé. Dans un communiqué (pdf) publié sur les réseaux sociaux, la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) « appelle à l’examen du projet de loi Résilience dans les plus brefs délais ».
Pour la Commission mixte (Assemblée nationale et Sénat), « ce retard fragilise notre écosystème numérique et place l’ensemble des acteurs concernés dans une situation d’incertitude injustifiable ». D’autant que « ce retard affaiblit fortement la position de la France au moment même où se redessine l’architecture européenne de la cybersécurité, notamment par les négociations sur la révision du Cybersecurity Act ».
« Un point de clivage politique : l’article 16 bis »
Le CSNP affirme que ce retard vient « d’un point de clivage politique : l’article 16 bis, introduit au Sénat afin de consacrer dans la loi la protection du chiffrement et d’interdire l’imposition de dispositifs de portes dérobées (« backdoors ») aux messageries instantanées, fait l’objet d’une opposition du gouvernement ».
Philippe Latombe était récemment monté au créneau sur le sujet : « Je le dis de façon claire et je ne vais pas me faire de copains en disant ça mais c’est pas grave, la DGSI et les services veulent la fin de l’article 16 bis […] la DGSI a un problème, elle veut savoir ce qui se passe dans les communications chiffrées des délinquants, elle veut mettre un tuyau sur le pipeline pour pouvoir regarder ce qui s’y passe ».
Examen du texte à l’Assemblée nationale prévue en juillet 2026…
La Commission indique que le programme législatif transmis par le gouvernement « prévoit désormais un examen du texte en juillet 2026, et ce sous réserve de la convocation d’une session extraordinaire. Un tel calendrier reporte de plusieurs mois encore l’adoption de ce texte, si toutefois il est examiné avant l’été 2026 ».
Trop tard pour la CSNP. Ses membres « appellent à l’inscription, dans les plus brefs délais, du projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, afin que la France se dote enfin des outils indispensables à la protection de son économie, de ses institutions et de ses citoyens ».
Le REférentiel CYber France (ReCyF) liste les mesures recommandées
Aux Assises de la cybersécurité de Monaco en octobre 2025, Vincent Strubel (patron de l’ANSSI) expliquait que ce vote est « une étape indispensable et essentielle, mais ce n’est qu’une étape et pas la plus difficile »… pas si sûr finalement avec les remous autour de l’article 16 bis. Le plus dur, ajoutait-il, c’est la mise en œuvre et pour cela « il ne faut pas attendre » car « on sait tout ce qu’il faut faire ».
Dans la foulée, l’Agence ouvrait un guichet de pré-enregistrement. C’est « la première brique de l’entrée en vigueur de NIS 2 et un premier pas pour les entités dans le respect de leurs obligations ». Cette semaine, l’ANSSI a mis à disposition son REférentiel CYber France (ReCyF), en version bêta, « qui liste les mesures recommandées par l’ANSSI pour atteindre les objectifs de sécurité fixés par NIS 2 ».
Sur LinkedIn, Vincent Strubel explique que ce document a été « co-construit avec de nombreuses organisations professionnelles, associations d’élus et acteurs de l’écosystème pour définir une réponse adaptée, d’une part à la réalité de la menace, et d’autre part à la taille et à la maturité des entités qui doivent s’en protéger ».
Le patron de l’ANSSI presse les entités concernées de s’y intéresser : « il restera un document de travail jusqu’à la transposition de NIS2 en droit français, mais il ne faut surtout pas attendre pour le mettre en œuvre ».
Le mot de la fin par Vincent Strubel : pourquoi RéCyF ? « Parce que le récif (corallien), c’est à la fois quelque chose de vivant et le socle qui protège de l’érosion et autour duquel se construisent certains des écosystèmes les plus florissants du monde naturel. Bon, en vrai, on a fait comme tout le monde, on a trouvé un acronyme et ensuite on a rétrofitté une belle histoire par-dessus, mais je trouve que pour le coup ça marche bien ».
Pour réduire la taille de son modèle GPT-5.4 et lancer des versions mini et nano, OpenAI utilise la distillation. Chez Mistral, l’approche n’est pas la même : le français passe par une « mixture » d’experts. Deux approches pour un même but : des modèles plus rapides et moins coûteux.
Cette semaine, Mistral a annoncé son nouveau modèle Small 4. C’est, selon l’entreprise française, son « premier modèle à unifier les fonctionnalités de nos modèles phares : Magistral pour le raisonnement, Pixtral pour le multimodal et Devstral pour le code, en un seul modèle polyvalent ». Il est proposé en open source sous licence Apache 2.0, et l’entreprise en profite pour rejoindre la NVIDIA Nemotron Coalition.
Mistral Small 4 : 4 « experts » pour chaque token, sur 128 disponibles
Au niveau de l’architecture, Small 4 utilise une Mixture of Experts (MoE). Cette technique existe depuis longtemps et se base sur l’idée de « diviser pour régner ». Dans cette approche, « le modèle est composé de multiples modèles individuels appelés « experts », chacun se spécialisant dans un aspect des données. Le modèle inclut également une fonction de « gating » qui détermine quel expert ou combinaison d’experts consulter pour une entrée donnée », explique Orange.
Le modèle de base Small intègre 128 « experts », mais seulement 4 sont interrogés pour chaque token. Le modèle dispose au total de 119 milliards de paramètres, mais « seulement » 6 milliards sont actifs (8 milliards avec les couches d’intégration et de sortie) pour chaque token lors de l’inférence.
Il reste 81% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Les agents IA sont capables du meilleur… comme du pire (dans le pire, sont-ils les meilleurs ?). De nombreux utilisateurs se lancent dans l’aventure sans toujours en mesurer les enjeux ni les dangers (réels). OpenClaw est à la fois catalyseur d’annonces de machines pour que tout le monde puisse en profiter, et de « prisons » sécurisées pour empêcher les agents IA de faire n’importe quoi. Nous terminons par une prise en main rapide de NemoClaw.
Lors de la GTC, NVIDIA a annoncé NemoClaw, en version alpha pour l’instant, un projet open source pour encadrer les agents IA et notamment OpenClaw. En pratique, c’est un environnement présenté comme sécurisé avec « des garde-fous en matière de confidentialité et de sécurité, donnant aux utilisateurs le contrôle sur le comportement de leurs agents et la gestion de leurs données ».
NemoClaw : sécuriser OpenClaw pour l’empêcher de faire n’importe quoi
OpenClaw (ex-Clawdbot et ex-Moltbot) est un projet open source développé par Peter Steinberger, qui est désormais chez OpenAI. Il s’agit, pour rappel, d’un agent IA auquel vous pouvez donner accès à toutes ou parties de vos données pour qu’il se transforme en assistant virtuel de votre quotidien.
Il reste 94% de l'article à découvrir. Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article. Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.
Alors que les drones sont massivement utilisés dans la guerre en Ukraine, les incursions de drones sont aussi de plus en plus nombreuses en Europe, y compris en France sur des bases militaires sensibles. Orange propose sa solution maison de détection – Drone Guardian – aussi bien pour les institutions que les entreprises privées, en France comme en Europe.
Hier, Orange a donné le coup d’envoi de son Business Summit 2026, une édition « tournée sur l’univers des possibles, notamment l’Intelligence Artificielle agentique », objet de plusieurs annonces. Mais l’opérateur surprend sur un tout autre registre : la défense avec Drone Guardian, la « première offre de lutte anti-drones « as a Service » en Europe ».
« Détecter, identifier et classer » les intrusions de drones
Ce projet est lancé par la direction Défense et Sécurité d’Orange Business, lancée il y a moins d’un an. Pour Orange, c’est une réponse au fait que « le nombre de drones civils ne cesse de croître et que leurs usages malveillants se multiplient ».
Drone Guardian a pour but de « détecter, identifier et classer les drones intrusifs dans l’espace aérien basse altitude, partout en France, avec une capacité d’extension en Europe ». Orange s’adresse aux opérateurs d’importance vitale (aka OIV, dont Orange fait partie, même si la liste précise est confidentielle), aux opérateurs de services essentiels (OSE), aux organisateurs de grands événements et aux institutions publiques.
19 700 sites à disposition pour installer des capteurs
Pour la détection, Orange utilise son réseau de 19 700 sites de sa TowerCo TOTEM (détenue à 100 % par Orange) lancé en 2021.
Les points hauts (les tours passives sur lesquelles sont installées les antennes) sont transformés en « supports stratégiques pour les capteurs de détection ». « Cette capillarité territoriale permet d’étendre la portée de la surveillance et d’améliorer la qualité de la détection, sans que chaque client ait à déployer et à maintenir ses propres infrastructures », explique Orange. L’entreprise rentabilise ainsi un peu plus ses investissements dans les antennes.
Ces capteurs seront combinés à un logiciel de Command & Control (C2) pour former la technologie de détection, « qui permet de repérer, identifier et classifier les drones, y compris dans des environnements urbains et perturbés ». Orange s’appuie aussi sur son réseau national et sa plateforme cloud souveraine certifiée SecNumCloud 3.2.
Bien évidemment, Orange ajoute une couche d’intelligence artificielle et de jumeaux numériques pour « enrichir la modélisation et l’analyse des données issues des capteurs ». Drone Guardian est proposé sous la forme d’un abonnement afin d’avoir « une information de détection en temps réel ». Les tarifs ne sont pas précisés.
À l’AFP, Nassima Auvray, directrice Défense & Sécurité d’Orange Business, affirme que « beaucoup d’acteurs sont intéressés, notamment des grands industriels, des acteurs du secteur public et d’autres qui constatent des survols de drones aux abords de leurs installations ». Elle ajoute que d’autres pays, notamment en Europe de l’Est, « ont exprimé beaucoup d’intérêt ». La proximité avec la Russie et la guerre en Ukraine n’y sont pas étrangers.
Orange utilise aussi la 5G, en complément de ses capteurs
Selon nos confrères, Orange aurait pour le moment équipé trois sites TOTEM avec des capteurs, chacun ayant une capacité de détection entre 6 et 20 km. Mais l’opérateur parle de « détection multi-capteurs », en utilisant les réseaux de téléphonie mobile. Plus précisément, Orange exploite les capacités de « radio sensing », qui permet en quelque sorte d’utiliser la 5G comme un « radar » déployé sur une large partie du territoire.
Dans un article sur l’ISAC (Integrated Sensing and Communication en VO, Intégration de la détection et de la communication en VF), l’enseignant-chercheur Frédéric Launay de l’université de Poitiers explique que cette technologie permet de « percevoir et d’analyser l’environnement à l’aide des signaux radio utilisés pour la communication. Ce concept est apparu dans la R.16 et des faisabilités sont présentées pour la 5G-Advanced ». La fonction ISAC « devrait être déployée dans le cadre de la 6G », ajoute-t-il, mais des opérateurs et équipementiers ont décidés de ne pas attendre.
Fin février, Ericsson affirmait en effet avoir utilisé l’ISAC pour « la détection et la localisation spatiale des objets passifs via les réseaux mobiles, prouvant la capacité de la technologie 5G à détecter son environnement ». Le discours n’est pas sans rappeler celui d’Orange avec l’ISAC en complément « de capteurs locaux pour la sécurité des UAV [unmanned aerial vehicle ou drone, ndlr] et espace aérien ». Un autre usage mis en avant concerne des systèmes autonomes pour… « la livraison par drones dans des contextes commerciaux ».
Selon Frédéric Launay, l’ISAC permettrait de faire bien plus avec « des capacités avancées pour la détection de personnes, d’objets ou de véhicules dans un environnement. Cela pourrait être utilisé dans des applications de surveillance, telles que la détection de comportements suspects, l’analyse de foules, ou encore la gestion du trafic ».
Le sujet arrive chez les opérateurs et les entreprises privées, mais il est loin d’être nouveau dans le monde militaire. Si on remonte en 2024, l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) était responsable de la lutte anti-drones (LAD) pendant les JOP de Paris, et elle avait mis en place « des systèmes de détection et de brouillage », sans plus de détails techniques. Les dispositifs de lutte anti-drones avaient déjà été utilisés sur plusieurs événements d’ampleur comme le sommet de l’Union européenne, les défilés du 14 Juillet, la visite du pape François et la Coupe du monde de rugby de 2023.
Des survols de drones partout en Europe, y compris en France
Depuis plusieurs mois maintenant, les incursions de drones dans l’espace aérien de différents pays européens se multiplient. Pendant l’été 2025, pléthore de pays avaient signalé des survols : France, Lettonie, Lituanie, Danemark, Norvège, Roumanie, Pologne, Estonie et Allemagne.
En décembre 2025, une enquête était ouverte en France suite au survol par des drones de la base sous-marine de l’île Longue. Haut lieu stratégique puisque c’est la « maison » des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la force de dissuasion nucléaire française. C’était depuis l’île Longue que début mars Emmanuel Macron avait annoncé l’augmentation du nombre de têtes nucléaires et le nom du prochain SNLE : L’Invincible.
Orange, comme bien d’autres (nous aurons l’occasion d’y revenir dans une actualité dédiée), continue d’avancer sur le terrain de la confiance en l’IA avec Live Intelligence : « les clients peuvent développer, déployer et gérer en toute sécuritéces agents au sein d’une infrastructure de confiance, en bénéficiant de capacités avancées de gouvernance et d’observabilité pour automatiser des tâches et analyser leurs données ».
Alors que les drones sont massivement utilisés dans la guerre en Ukraine, les incursions de drones sont aussi de plus en plus nombreuses en Europe, y compris en France sur des bases militaires sensibles. Orange propose sa solution maison de détection – Drone Guardian – aussi bien pour les institutions que les entreprises privées, en France comme en Europe.
Hier, Orange a donné le coup d’envoi de son Business Summit 2026, une édition « tournée sur l’univers des possibles, notamment l’Intelligence Artificielle agentique », objet de plusieurs annonces. Mais l’opérateur surprend sur un tout autre registre : la défense avec Drone Guardian, la « première offre de lutte anti-drones « as a Service » en Europe ».
« Détecter, identifier et classer » les intrusions de drones
Ce projet est lancé par la direction Défense et Sécurité d’Orange Business, lancée il y a moins d’un an. Pour Orange, c’est une réponse au fait que « le nombre de drones civils ne cesse de croître et que leurs usages malveillants se multiplient ».
Drone Guardian a pour but de « détecter, identifier et classer les drones intrusifs dans l’espace aérien basse altitude, partout en France, avec une capacité d’extension en Europe ». Orange s’adresse aux opérateurs d’importance vitale (aka OIV, dont Orange fait partie, même si la liste précise est confidentielle), aux opérateurs de services essentiels (OSE), aux organisateurs de grands événements et aux institutions publiques.
19 700 sites à disposition pour installer des capteurs
Pour la détection, Orange utilise son réseau de 19 700 sites de sa TowerCo TOTEM (détenue à 100 % par Orange) lancé en 2021.
Les points hauts (les tours passives sur lesquelles sont installées les antennes) sont transformés en « supports stratégiques pour les capteurs de détection ». « Cette capillarité territoriale permet d’étendre la portée de la surveillance et d’améliorer la qualité de la détection, sans que chaque client ait à déployer et à maintenir ses propres infrastructures », explique Orange. L’entreprise rentabilise ainsi un peu plus ses investissements dans les antennes.
Ces capteurs seront combinés à un logiciel de Command & Control (C2) pour former la technologie de détection, « qui permet de repérer, identifier et classifier les drones, y compris dans des environnements urbains et perturbés ». Orange s’appuie aussi sur son réseau national et sa plateforme cloud souveraine certifiée SecNumCloud 3.2.
Bien évidemment, Orange ajoute une couche d’intelligence artificielle et de jumeaux numériques pour « enrichir la modélisation et l’analyse des données issues des capteurs ». Drone Guardian est proposé sous la forme d’un abonnement afin d’avoir « une information de détection en temps réel ». Les tarifs ne sont pas précisés.
À l’AFP, Nassima Auvray, directrice Défense & Sécurité d’Orange Business, affirme que « beaucoup d’acteurs sont intéressés, notamment des grands industriels, des acteurs du secteur public et d’autres qui constatent des survols de drones aux abords de leurs installations ». Elle ajoute que d’autres pays, notamment en Europe de l’Est, « ont exprimé beaucoup d’intérêt ». La proximité avec la Russie et la guerre en Ukraine n’y sont pas étrangers.
Orange utilise aussi la 5G, en complément de ses capteurs
Selon nos confrères, Orange aurait pour le moment équipé trois sites TOTEM avec des capteurs, chacun ayant une capacité de détection entre 6 et 20 km. Mais l’opérateur parle de « détection multi-capteurs », en utilisant les réseaux de téléphonie mobile. Plus précisément, Orange exploite les capacités de « radio sensing », qui permet en quelque sorte d’utiliser la 5G comme un « radar » déployé sur une large partie du territoire.
Dans un article sur l’ISAC (Integrated Sensing and Communication en VO, Intégration de la détection et de la communication en VF), l’enseignant-chercheur Frédéric Launay de l’université de Poitiers explique que cette technologie permet de « percevoir et d’analyser l’environnement à l’aide des signaux radio utilisés pour la communication. Ce concept est apparu dans la R.16 et des faisabilités sont présentées pour la 5G-Advanced ». La fonction ISAC « devrait être déployée dans le cadre de la 6G », ajoute-t-il, mais des opérateurs et équipementiers ont décidés de ne pas attendre.
Fin février, Ericsson affirmait en effet avoir utilisé l’ISAC pour « la détection et la localisation spatiale des objets passifs via les réseaux mobiles, prouvant la capacité de la technologie 5G à détecter son environnement ». Le discours n’est pas sans rappeler celui d’Orange avec l’ISAC en complément « de capteurs locaux pour la sécurité des UAV [unmanned aerial vehicle ou drone, ndlr] et espace aérien ». Un autre usage mis en avant concerne des systèmes autonomes pour… « la livraison par drones dans des contextes commerciaux ».
Selon Frédéric Launay, l’ISAC permettrait de faire bien plus avec « des capacités avancées pour la détection de personnes, d’objets ou de véhicules dans un environnement. Cela pourrait être utilisé dans des applications de surveillance, telles que la détection de comportements suspects, l’analyse de foules, ou encore la gestion du trafic ».
Le sujet arrive chez les opérateurs et les entreprises privées, mais il est loin d’être nouveau dans le monde militaire. Si on remonte en 2024, l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) était responsable de la lutte anti-drones (LAD) pendant les JOP de Paris, et elle avait mis en place « des systèmes de détection et de brouillage », sans plus de détails techniques. Les dispositifs de lutte anti-drones avaient déjà été utilisés sur plusieurs événements d’ampleur comme le sommet de l’Union européenne, les défilés du 14 Juillet, la visite du pape François et la Coupe du monde de rugby de 2023.
Des survols de drones partout en Europe, y compris en France
Depuis plusieurs mois maintenant, les incursions de drones dans l’espace aérien de différents pays européens se multiplient. Pendant l’été 2025, pléthore de pays avaient signalé des survols : France, Lettonie, Lituanie, Danemark, Norvège, Roumanie, Pologne, Estonie et Allemagne.
En décembre 2025, une enquête était ouverte en France suite au survol par des drones de la base sous-marine de l’île Longue. Haut lieu stratégique puisque c’est la « maison » des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la force de dissuasion nucléaire française. C’était depuis l’île Longue que début mars Emmanuel Macron avait annoncé l’augmentation du nombre de têtes nucléaires et le nom du prochain SNLE : L’Invincible.
Orange, comme bien d’autres (nous aurons l’occasion d’y revenir dans une actualité dédiée), continue d’avancer sur le terrain de la confiance en l’IA avec Live Intelligence : « les clients peuvent développer, déployer et gérer en toute sécuritéces agents au sein d’une infrastructure de confiance, en bénéficiant de capacités avancées de gouvernance et d’observabilité pour automatiser des tâches et analyser leurs données ».
Mozilla en profite pour tacler ses petits camarades : « Les VPN gratuits peuvent parfois venir avec des arrangements douteux qui finissent par compromettre votre vie privée ». Mozilla rappelle ses engagements en la matière.
La version finale de Firefox 149 est attendue pour le 24 mars. Dans les versions Nightly de Firefox à venir en avril, la section Paramètres sera « améliorée avec une navigation claire et une recherche, ce qui rend la personnalisation de Firefox plus simple ».
Mozilla en profite pour tacler ses petits camarades : « Les VPN gratuits peuvent parfois venir avec des arrangements douteux qui finissent par compromettre votre vie privée ». Mozilla rappelle ses engagements en la matière.
La version finale de Firefox 149 est attendue pour le 24 mars. Dans les versions Nightly de Firefox à venir en avril, la section Paramètres sera « améliorée avec une navigation claire et une recherche, ce qui rend la personnalisation de Firefox plus simple ».
Sur la partie matériel, les annonces de NVIDIA se concentrent exclusivement sur les datacenters et l’IA, avec Vera Rubin en ligne de mire. Pour le grand public et les amateurs de jeux vidéo, pas de nouvelles GeForce RTX, mais des « améliorations » logicielles. Des nouveautés pour DLSS 4.5 arrivent, tandis que DLSS 5 est annoncé… et reçoit un accueil plus que mitigé, accusé par certains d’AI Slop.
En janvier, lors du CES de Las Vegas, NVIDIA présentait la version 4.5 de son DLSS, le Deep Learning Super Sampling, avec la fonction Super Resolution dotée d’un « modèle transformer de deuxième génération », fonctionnant sur toutes les GeForce RTX à partir de la série 20.
DLSS 4.5 avec Dynamic Multi Frame Generation et mode 6x le 31 mars
« Il utilise cinq fois la puissance de calcul du modèle transformer original et a été entraîné sur un ensemble de données haute fidélité considérablement élargi », affirme l’entreprise. Autre annonce à l’époque, l’arrivée au printemps du Dynamic Multi Frame Generation. On connait désormais la date précise : le 31 mars, « dans le cadre de la prochaine bêta opt-in de l’application NVIDIA ».
Cette fonction, explique NVIDIA, ajoute un nouveau mode 6x (cinq images générées par IA pour une image réellement calculée par le GPU) au Multi Frame Generation (MFG) ainsi que le « Dynamic Multi Frame Generation, permettant aux jeux et à l’application NVIDIA d’ajuster le multiplicateur de frames en temps réel pour atteindre la fréquence d’images cible du joueur ou correspondre au taux de rafraîchissement de son écran ».
Ni trop de frames générées par IA (elles seraient inutiles), ni trop peu grâce à un nouveau coefficient 6x. Vous avez un écran à 240 Hz ? DLSS 4.5 avec le mode 6x permet de monter à 240 fps avec seulement 40 fps en sortie de carte graphique.
Actuellement, le mode dynamique ne fonctionne qu’avec un coefficient multiplicateur entier (de x2 à x6), il n’y a pas de multiplicateur avec un nombre à virgule afin de s’approcher au mieux de la fréquence cible de l’écran. Le Dynamic Multi Frame Generation et le mode 6x sont réservés aux GeForce RTX de la série 50.
D’autres annonces avaient été faites lors de la GDC il y a quelques jours, notamment que, « à partir du 19 mars, GeForce Now supportera jusqu’à 90 FPS sur les casques de réalité virtuelle, dont l’Apple Vision Pro et le Meta Quest, contre 60 FPS auparavant ».
DLSS 5 veut « transformer la fidélité visuelle dans les jeux »
En cette période de GTC orientée IA, NVIDIA annonce la suite avec le DLSS 5, mais il faudra être patient puisque l’arrivée n’est prévue qu’à l’automne 2026. NVIDIA n’y va pas avec le dos de la cuillère : « DLSS évolue au-delà de la performance pour transformer la fidélité visuelle dans les jeux ».
Si les modèles d’IA sont capables depuis un moment maintenant de réaliser des images (et donc des vidéos) photoréalistes, ils ont plusieurs problèmes si on veut les utiliser dans des jeux. Ils sont notamment « difficiles à contrôler avec précision et manquent souvent de prévisibilité ». De plus, chaque nouveau prompt change la donne.
« Pour les jeux, les pixels doivent être déterministes, livrés en temps réel et solidement ancrés dans l’univers 3D et l’intention artistique du développeur du jeu ». C’est là qu’entre en piste DLSS 5, affirme NVIDIA, qui « utilise un modèle d’IA pour infuser la scène d’un éclairage photoréaliste et de matériaux ancrés pour fournir du contenu en 3D, et cohérent d’une image à l’autre ». DLSS 5 prendra en charge les résolutions jusqu’à la 4K maximum.
NVIDIA insiste sur son modèle d’IA qui a été entraîné « pour comprendre la sémantique complexe de scènes », aussi bien les personnages, leurs cheveux et leur peau que les conditions d’éclairage ; et « le tout en examinant une seule image ».
Du côté des développeurs, DLSS 5 propose des contrôles pour ajuster l’intensité, l’étalonnage des couleurs, etc. « L’intégration est fluide, utilisant le même framework NVIDIA Streamline que les technologies existantes DLSS et NVIDIA Reflex », affirme NVIDIA. Une longue liste de partenaires est déjà citée : Bethesda, Capcom, NetEase, NCSOFT, Tencent, Ubisoft, Warner Bros. Games…
NVIDIA propose plusieurs vidéos de DLSS, avec (forcément) des résultats « bluffants » (ou inquiétants, cela dépend des points de vues comme nous allons le voir). Il faudra maintenant attendre les tests indépendants pour transformer (ou pas) l’essai. Des « avants / après » sur des images de jeu sont aussi disponibles par ici.
Tollé face au DLSS 5, l’IA va-t-elle trop loin ?
La présentation par NVIDIA a rapidement été émaillée de commentaires acerbes de certains, comme s’en font l’écho plusieurs de nos confrères, notamment Les Numériques. Sur les réseaux sociaux, les mèmes n’en finissent pas de pleuvoir. Quelques exemples sur Bluesky et sur X. Certains parlent même d’AI Slop pour les rendus de DLSS 5.
Voici quelques exemple avant/après, avec une modification assez profonde des visages pour comprendre de quoi on parle (ce sont des images officielles de NVIDIA) :
Face au tollé, NVIDIA est sortie du bois avec un commentaire (rappelant les annonces de son communiqué) sous la vidéo de présentation de DLSS 5 :
« Il est important de noter que, grâce à cette avancée technologique, les développeurs des jeux disposent d’un contrôle artistique complet et précis sur les effets DLSS 5, leur permettant ainsi de préserver l’esthétique unique de leur jeu.
Le kit de développement logiciel (SDK) inclut des fonctionnalités telles que le réglage de l’intensité, l’étalonnage des couleurs et le masquage des zones où l’effet ne doit pas être appliqué.
Il ne s’agit pas d’un filtre : DLSS 5 intègre les vecteurs de couleur et de mouvement de chaque image du jeu dans le modèle, ancrant ainsi le résultat dans le contenu 3D source ».
Bethesda (partenaire officiel de NVIDIA sur DLSS 5) aussi a pris la parole : « Nous apprécions votre enthousiasme et votre analyse du nouvel éclairage DLSS 5. Il s’agit d’un aperçu préliminaire, et nos équipes artistiques continueront d’ajuster l’éclairage et l’effet final afin d’obtenir le rendu optimal pour chaque jeu. Ces modifications resteront entièrement sous le contrôle de nos artistes et les joueurs pourront les activer ou les désactiver ».
Sur la partie matériel, les annonces de NVIDIA se concentrent exclusivement sur les datacenters et l’IA, avec Vera Rubin en ligne de mire. Pour le grand public et les amateurs de jeux vidéo, pas de nouvelles GeForce RTX, mais des « améliorations » logicielles. Des nouveautés pour DLSS 4.5 arrivent, tandis que DLSS 5 est annoncé… et reçoit un accueil plus que mitigé, accusé par certains d’AI Slop.
En janvier, lors du CES de Las Vegas, NVIDIA présentait la version 4.5 de son DLSS, le Deep Learning Super Sampling, avec la fonction Super Resolution dotée d’un « modèle transformer de deuxième génération », fonctionnant sur toutes les GeForce RTX à partir de la série 20.
DLSS 4.5 avec Dynamic Multi Frame Generation et mode 6x le 31 mars
« Il utilise cinq fois la puissance de calcul du modèle transformer original et a été entraîné sur un ensemble de données haute fidélité considérablement élargi », affirme l’entreprise. Autre annonce à l’époque, l’arrivée au printemps du Dynamic Multi Frame Generation. On connait désormais la date précise : le 31 mars, « dans le cadre de la prochaine bêta opt-in de l’application NVIDIA ».
Cette fonction, explique NVIDIA, ajoute un nouveau mode 6x (cinq images générées par IA pour une image réellement calculée par le GPU) au Multi Frame Generation (MFG) ainsi que le « Dynamic Multi Frame Generation, permettant aux jeux et à l’application NVIDIA d’ajuster le multiplicateur de frames en temps réel pour atteindre la fréquence d’images cible du joueur ou correspondre au taux de rafraîchissement de son écran ».
Ni trop de frames générées par IA (elles seraient inutiles), ni trop peu grâce à un nouveau coefficient 6x. Vous avez un écran à 240 Hz ? DLSS 4.5 avec le mode 6x permet de monter à 240 fps avec seulement 40 fps en sortie de carte graphique.
Actuellement, le mode dynamique ne fonctionne qu’avec un coefficient multiplicateur entier (de x2 à x6), il n’y a pas de multiplicateur avec un nombre à virgule afin de s’approcher au mieux de la fréquence cible de l’écran. Le Dynamic Multi Frame Generation et le mode 6x sont réservés aux GeForce RTX de la série 50.
D’autres annonces avaient été faites lors de la GDC il y a quelques jours, notamment que, « à partir du 19 mars, GeForce Now supportera jusqu’à 90 FPS sur les casques de réalité virtuelle, dont l’Apple Vision Pro et le Meta Quest, contre 60 FPS auparavant ».
DLSS 5 veut « transformer la fidélité visuelle dans les jeux »
En cette période de GTC orientée IA, NVIDIA annonce la suite avec le DLSS 5, mais il faudra être patient puisque l’arrivée n’est prévue qu’à l’automne 2026. NVIDIA n’y va pas avec le dos de la cuillère : « DLSS évolue au-delà de la performance pour transformer la fidélité visuelle dans les jeux ».
Si les modèles d’IA sont capables depuis un moment maintenant de réaliser des images (et donc des vidéos) photoréalistes, ils ont plusieurs problèmes si on veut les utiliser dans des jeux. Ils sont notamment « difficiles à contrôler avec précision et manquent souvent de prévisibilité ». De plus, chaque nouveau prompt change la donne.
« Pour les jeux, les pixels doivent être déterministes, livrés en temps réel et solidement ancrés dans l’univers 3D et l’intention artistique du développeur du jeu ». C’est là qu’entre en piste DLSS 5, affirme NVIDIA, qui « utilise un modèle d’IA pour infuser la scène d’un éclairage photoréaliste et de matériaux ancrés pour fournir du contenu en 3D, et cohérent d’une image à l’autre ». DLSS 5 prendra en charge les résolutions jusqu’à la 4K maximum.
NVIDIA insiste sur son modèle d’IA qui a été entraîné « pour comprendre la sémantique complexe de scènes », aussi bien les personnages, leurs cheveux et leur peau que les conditions d’éclairage ; et « le tout en examinant une seule image ».
Du côté des développeurs, DLSS 5 propose des contrôles pour ajuster l’intensité, l’étalonnage des couleurs, etc. « L’intégration est fluide, utilisant le même framework NVIDIA Streamline que les technologies existantes DLSS et NVIDIA Reflex », affirme NVIDIA. Une longue liste de partenaires est déjà citée : Bethesda, Capcom, NetEase, NCSOFT, Tencent, Ubisoft, Warner Bros. Games…
NVIDIA propose plusieurs vidéos de DLSS, avec (forcément) des résultats « bluffants » (ou inquiétants, cela dépend des points de vues comme nous allons le voir). Il faudra maintenant attendre les tests indépendants pour transformer (ou pas) l’essai. Des « avants / après » sur des images de jeu sont aussi disponibles par ici.
Tollé face au DLSS 5, l’IA va-t-elle trop loin ?
La présentation par NVIDIA a rapidement été émaillée de commentaires acerbes de certains, comme s’en font l’écho plusieurs de nos confrères, notamment Les Numériques. Sur les réseaux sociaux, les mèmes n’en finissent pas de pleuvoir. Quelques exemples sur Bluesky et sur X. Certains parlent même d’AI Slop pour les rendus de DLSS 5.
Voici quelques exemple avant/après, avec une modification assez profonde des visages pour comprendre de quoi on parle (ce sont des images officielles de NVIDIA) :
Face au tollé, NVIDIA est sortie du bois avec un commentaire (rappelant les annonces de son communiqué) sous la vidéo de présentation de DLSS 5 :
« Il est important de noter que, grâce à cette avancée technologique, les développeurs des jeux disposent d’un contrôle artistique complet et précis sur les effets DLSS 5, leur permettant ainsi de préserver l’esthétique unique de leur jeu.
Le kit de développement logiciel (SDK) inclut des fonctionnalités telles que le réglage de l’intensité, l’étalonnage des couleurs et le masquage des zones où l’effet ne doit pas être appliqué.
Il ne s’agit pas d’un filtre : DLSS 5 intègre les vecteurs de couleur et de mouvement de chaque image du jeu dans le modèle, ancrant ainsi le résultat dans le contenu 3D source ».
Bethesda (partenaire officiel de NVIDIA sur DLSS 5) aussi a pris la parole : « Nous apprécions votre enthousiasme et votre analyse du nouvel éclairage DLSS 5. Il s’agit d’un aperçu préliminaire, et nos équipes artistiques continueront d’ajuster l’éclairage et l’effet final afin d’obtenir le rendu optimal pour chaque jeu. Ces modifications resteront entièrement sous le contrôle de nos artistes et les joueurs pourront les activer ou les désactiver ».
HBM4 pour NVIDIA, SOCAMM2 aussi pour NVIDIA, SSD PCIe 6.0 pour les datacenters pour l’IA : vous voyez un schéma se dessiner dans les annonces de Micron ? Le fabricant fait en effet un « all-in » sur l’IA générative et ses besoins quasi exponentiels en GPU, mémoire et stockage.
Elles concernent toutes des produits pour les datacenters, et plus particulièrement les futurs GPU Rubin de NVIDIA… ce qui ne devrait pas aider à sortir de la pénurie pour le grand public et l’explosion des prix que cela entraine. Bien d’autres annonces ont été faites, nous aurons l’occasion d’y revenir.
HBM4 36 Go en production de masse, HBM4 48 Go et HBM4E arrivent
La première concerne la HBM4 (finalisée il y a un an par le JEDEC), la mémoire pour la nouvelle génération de puces Vera Rubin de NVIDIA : les livraisons en volume de modules de 36 Go (12H, soit 12 couches) ont débuté durant ce premier trimestre. Il faut dire que NVIDIA avance à grands pas puisque les « produits basés sur Rubin [le nouveau GPU de NVIDIA, ndlr] seront disponibles auprès de partenaires au second semestre 2026 ».
Micron annonce des débits de 11 Gb/s par broche pour sa HBM4, soit une bande passante totale de plus de 2,8 To/s, « ce qui représente une bande passante 2,3x supérieure et une efficacité énergétique en hausse de 20 % par rapport à la HBM3E ». Dans le même temps, les premiers échantillons de modules de 48 Go (16 couches) sont livrés aux clients pour des tests et des qualifications.
Samsung n’est pas en reste et annonce sa 7e génération de mémoire HBM, avec la présentation pour la première fois d’une puce physique de HBM4E à la GTC, comme le rapporte l’agence de presse Yonhap. Micron aussi a déjà annoncé son intention de se lancer dans la HBM4E, pour 2027 aux dernières nouvelles, avec des modules de 64 Go.
SOCAMM2 chez Micron et SK hynix, là encore dans le sillage de NVIDIA
Toujours selon nos confrères, avec la HBM4E de Samsung, les débits sont en hausse pour atteindre 16 Gb/s par broche, une bande passante totale de 4 To/s. Chez SK hynix, on se contente du minimum, en expliquant simplement que des modules « conçus pour les plateformes d’IA NVIDIA » seront présentés à la GTC, notamment de la HBM4 et de la mémoire SOCAMM2, qui est aussi au cœur des annonces de Micron.
En effet, Micron se place aussi dans le sillage de NVIDIA pour ses modules mémoire SOCAMM2 (Small Outline Compression Attached Memory Module, des modules pour serveurs) qui sont « conçus pour les systèmes NVIDIA Vera Rubin NVL72 ». Par rapport aux modules classiques RDIMM (Registred DIMM), la « consommation d’énergie et l’encombrement sont réduits d’un tiers », affirme le fabricant.
Micron annonce des modules jusqu’à 256 Go (à partir de 48 Go pour les plus petits), soit une capacité totale de 2 To de mémoire et une bande passante de 1,2 To/s sur un processeur avec huit emplacements. Les premiers échantillons de 256 Go sont actuellement expédiés.
Micron 9650 : un SSD PCIe jusqu’à 28 Go/s
Enfin, le fabricant affirme être la « première entreprise à produire en série un SSD pour les datacenters en PCIe Gen 6 » : le Micron 9650. Il est présenté dans des formats E1.S et E3.S. Le fabricant revendique des débits en lecture séquentielle allant jusqu’à 28 Go/s et 14 Go/s en écriture, pour respectivement 5,5 millions et 900 000 IOPS en lecture et écriture aléatoire.
Micron affirme que la production de masse a débuté et que son SSD a été « qualifié par des clients clés en OEM et dans les centres de données IA ».
HBM4 pour NVIDIA, SOCAMM2 aussi pour NVIDIA, SSD PCIe 6.0 pour les datacenters pour l’IA : vous voyez un schéma se dessiner dans les annonces de Micron ? Le fabricant fait en effet un « all-in » sur l’IA générative et ses besoins quasi exponentiels en GPU, mémoire et stockage.
Elles concernent toutes des produits pour les datacenters, et plus particulièrement les futurs GPU Rubin de NVIDIA… ce qui ne devrait pas aider à sortir de la pénurie pour le grand public et l’explosion des prix que cela entraine. Bien d’autres annonces ont été faites, nous aurons l’occasion d’y revenir.
HBM4 36 Go en production de masse, HBM4 48 Go et HBM4E arrivent
La première concerne la HBM4 (finalisée il y a un an par le JEDEC), la mémoire pour la nouvelle génération de puces Vera Rubin de NVIDIA : les livraisons en volume de modules de 36 Go (12H, soit 12 couches) ont débuté durant ce premier trimestre. Il faut dire que NVIDIA avance à grands pas puisque les « produits basés sur Rubin [le nouveau GPU de NVIDIA, ndlr] seront disponibles auprès de partenaires au second semestre 2026 ».
Micron annonce des débits de 11 Gb/s par broche pour sa HBM4, soit une bande passante totale de plus de 2,8 To/s, « ce qui représente une bande passante 2,3x supérieure et une efficacité énergétique en hausse de 20 % par rapport à la HBM3E ». Dans le même temps, les premiers échantillons de modules de 48 Go (16 couches) sont livrés aux clients pour des tests et des qualifications.
Samsung n’est pas en reste et annonce sa 7e génération de mémoire HBM, avec la présentation pour la première fois d’une puce physique de HBM4E à la GTC, comme le rapporte l’agence de presse Yonhap. Micron aussi a déjà annoncé son intention de se lancer dans la HBM4E, pour 2027 aux dernières nouvelles, avec des modules de 64 Go.
SOCAMM2 chez Micron et SK hynix, là encore dans le sillage de NVIDIA
Toujours selon nos confrères, avec la HBM4E de Samsung, les débits sont en hausse pour atteindre 16 Gb/s par broche, une bande passante totale de 4 To/s. Chez SK hynix, on se contente du minimum, en expliquant simplement que des modules « conçus pour les plateformes d’IA NVIDIA » seront présentés à la GTC, notamment de la HBM4 et de la mémoire SOCAMM2, qui est aussi au cœur des annonces de Micron.
En effet, Micron se place aussi dans le sillage de NVIDIA pour ses modules mémoire SOCAMM2 (Small Outline Compression Attached Memory Module, des modules pour serveurs) qui sont « conçus pour les systèmes NVIDIA Vera Rubin NVL72 ». Par rapport aux modules classiques RDIMM (Registred DIMM), la « consommation d’énergie et l’encombrement sont réduits d’un tiers », affirme le fabricant.
Micron annonce des modules jusqu’à 256 Go (à partir de 48 Go pour les plus petits), soit une capacité totale de 2 To de mémoire et une bande passante de 1,2 To/s sur un processeur avec huit emplacements. Les premiers échantillons de 256 Go sont actuellement expédiés.
Micron 9650 : un SSD PCIe jusqu’à 28 Go/s
Enfin, le fabricant affirme être la « première entreprise à produire en série un SSD pour les datacenters en PCIe Gen 6 » : le Micron 9650. Il est présenté dans des formats E1.S et E3.S. Le fabricant revendique des débits en lecture séquentielle allant jusqu’à 28 Go/s et 14 Go/s en écriture, pour respectivement 5,5 millions et 900 000 IOPS en lecture et écriture aléatoire.
Micron affirme que la production de masse a débuté et que son SSD a été « qualifié par des clients clés en OEM et dans les centres de données IA ».
Lors du CES de Las Vegas au début de l’année, NVIDIA présentait son nouveau GPU Rubin qui remplacera Blackwell et son CPU Vera qui prendra la place de Grace. Les grandes lignes de Vera étaient déjà connues, comme nous l’expliquions : 88 cœurs (176 threads) Olympus avec une architecture Armv9.2, 176 Mo de cache L2, 162 Mo de cache L3 unifié, jusqu’à 1,5 To de LPDDR5X avec une bande passante de 1,2 To/s maximum, etc.
Durant la GTC 2026, NVIDIA revient sur son nouveau CPU, qui est « en pleine production et sera disponible auprès des partenaires au cours du second semestre de cette année ». NVIDIA donne quelques détails techniques supplémentaires.
Pour commencer, NVIDIA place son CPU face aux processeurs « traditionnels », sans plus de précision sur les références auxquels l’entreprise se compare : « Vera offre des performances deux fois supérieures en termes d’efficacité, mais qu’il est aussi 50 % plus rapide que les processeurs traditionnels ». NVIDIA en profite pour donner une longue liste de partenaires, avec notamment Alibaba, ByteDance, Meta et Oracle.
Le fabricant ajoute que sa puce est « le premier CPU à prendre en charge la précision FP8 » et, c’est dans l’air du temps, qu’il s’agit du « premier processeur au monde conçu spécifiquement pour l’ère de l’IA agentique et de l’apprentissage par renforcement ».
NVIDIA passe à la seconde génération de la structure de cohérence évolutive (SCF). C’est une structure maillée de cache distribué « pour répondre de manière efficace aux défis posés par la mise à l’échelle des cœurs et de la bande passante en matière de consommation et d’espace », explique-t-elle.
Dans la première génération avec les CPU Grace, SCF propose jusqu’à « 3,2 To/s de bande passante de bisection au total, soit le double de celle des processeurs classiques, pour assurer la circulation des données entre les cœurs, la mémoire et les E/S du système ». La structure de cohérence évolutive « réduit les goulots d’étranglement dans les applications nécessitant des mouvements de données, telles que l’analyse de graphes, pour laquelle NVIDIA Grace offre jusqu’à deux fois plus de performances que les principaux serveurs x86 ». Avec la seconde génération de SCF dans le processeur Vera, NVIDIA annonce une hausse de la bande passante, jusqu’à 3,4 To/s.
NVIDIA profite de la GTC pour présenter une baie, équipée d’un refroidissement liquide, avec 256 processeurs Vera soit un total de 22 528 cœurs Olympus. Cette baie utilise la conception modulaire NVIDIA MGX, qui est compatible avec les CPU Grace, Vera ainsi que les x86. De plus amples détails sur MGX sont disponibles par ici, et par là pour le CPU Vera.