Vue normale

Reçu — 25 mars 2026 Actualités numériques

Trivy, LiteLLM : la folle histoire d’une cyberattaque qui se propage à toute vitesse

25 mars 2026 à 17:03
Le maillon faible de la supply chain
Trivy, LiteLLM : la folle histoire d’une cyberattaque qui se propage à toute vitesse

Pour la deuxième fois en trois semaines, le dépôt GitHub du scanner de vulnérabilité Trivy a été compromis. Une autre application, LiteLLM, en fait les frais et infecte à son tour d’autres projets qui se font dérober leurs identifiants et secrets. Un effet boule de neige qui montre bien les dangers de la supply chain. On vous raconte cette histoire assez folle et inquiétante.

Début mars, nous relations une affaire inquiétante : un bot avait exploité GitHub Actions pour vider un dépôt, celui de Trivy ; ironie du sort, c’est un scanner de vulnérabilité. Le bot avait également publié une extension VS Code malveillante. Trivy avait repris le contrôle et publié une version 0.69.2 jugée comme sûre. Trois semaines plus tard, on découvre que ce n’est pas terminé, loin de là.

Versions 0.69.4, 0.69.5 et 0.69.6 de Trivy compromises

Pour Stéphane Robert, ingénieur DevOps et architecte cloud chez 3DS Outscale, c’était une alerte de plus, à ajouter à toutes les précédentes : « Vos pipelines sont une surface d’attaque. Ils ont des permissions d’écriture sur vos repos, accèdent à des secrets, et s’exécutent à chaque push. Vous ne pourrez plus dire “je ne savais pas” ».

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’histoire lui donne de nouveau raison. Dans un billet de blog intitulé « 20 jours plus tard : Trivy est compromis, acte II », Boost Security Labs détaille une nouvelle attaque contre Trivy : « Le pirate a retrouvé l’accès à Aqua Security (via un vecteur encore sous enquête) […] Le 19 mars 2026, des versions empoisonnées de Trivy (v0.69.4) ont été diffusées ».

Stéphane Robert ajoute que « les versions 0.69.5 et 0.69.6, poussées le 22 mars sans publications GitHub associées, contiennent elles aussi des indicateurs de compromission ». Elles étaient disponibles sur Docker Hub.

Oups : « des attaquants ont pu avoir accès aux jetons mis à jour »

Sur GitHub, Aqua Security (éditeur de Trivy) confirme : « Le 19 mars, nous avons observé qu’un acteur malveillant avait utilisé des identifiants compromis pour publier des versions malveillantes de trivy (v0.69.4), trivy-action et setup-trivy. Il s’agissait d’une suite à l’incident récent du 1er mars qui avait entraîné l’exfiltration d’identifiants. Le confinement du premier incident était incomplet. Nous avons renouvelé les secrets et les jetons, mais le processus n’était pas atomique et des attaquants ont pu avoir accès aux jetons mis à jour ».

Un GitHub Advisory (GHSA) dédié a été mis en ligne, qui précise à ce sujet que « toutes les accréditations n’ont pas été révoquées simultanément », la fenêtre rotation durait quelques jours, ce qui a suffi à l’attaquant pour exfiltrer les nouveaux secrets.

Face à cette situation, Trivy serre encore la vis : « Nous adoptons désormais une approche plus restrictive et bloquons toutes les actions automatisées et tous les jetons afin d’éliminer complètement le problème […] Toutes les dernières versions pointent désormais vers une version sûre ». En espérant que cette fois ce soit la bonne.

Les versions considérées par Aqua Security comme fiables sont les 0.69.3 pour Trivy, 0.2.6 pour aquasecurity/setup-trivy (GitHub Actions) et 0.35.0 aquasecurity/trivy-action (GitHub Actions). Les versions malveillantes sont restées entre 3 et 12 heures en ligne, selon les développeurs.

Un peu de typosquatting pour la route

L’attaque ciblait donc Trivy directement, mais il y avait également « deux commits imposteurs non rattachés à une branche. L’un visait actions/checkout, l’autre aquasecurity/trivy. Ces commits utilisaient des auteurs crédibles, des messages plausibles et des modifications volontairement discrètes pour se fondre dans le bruit d’un diff ordinaire », explique Stéphane Robert.

L’attaquant utilisait aussi un nom de domaine proche de celui de l’entreprise : scan.aquasecurtiy.org… avez-vous remarqué l’inversion entre le i et le t dans securtiy ? Le nom de domaine a été acheté le 17 mars, juste avant l’attaque. Boost Security explique que cette adresse était utilisée pour récupérer des fichiers malveillants qui venaient remplacer certains composants de Trivy.

Conclusion et leçon à retenir selon Stéphane Robert : « une fois qu’un attaquant tient un credential puissant, il peut revenir plus tard, se fondre dans les automatismes du projet, puis transformer l’écosystème de build et de distribution en vecteur d’attaque ». En conséquence, tout ce qui touche au CI/CD (CI pour intégration continue et CD pour déploiement continu) doit être « administré comme un système critique ».

Trivy entraîne LiteLLM dans sa chute


Il reste 65% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

DLSS 5 : Jensen Huang « comprend » la polémique, mais persiste et signe

25 mars 2026 à 11:14
Ça va sloper chérie
DLSS 5 : Jensen Huang « comprend » la polémique, mais persiste et signe

Jensen Huang change son fusil d’épaule et promet comprendre les inquiétudes des joueurs, ajoutant que lui non plus n’aime pas l’IA slop. Il affirme que ce n’est pas ce que veut faire DLSS 5, rappelant une fois encore que la mise en oeuvre revient aux créateurs de jeu. Dans le même temps, Capcom, incriminé pour Resident Evil Requiem, publie un document pour expliquer sa position sur l’utilisation de l’IA générative.

Jensen Huang est intervenu cette semaine dans le podcast de Lex Fridman, un informaticien et chercheur en intelligence artificielle qui a passé des années au MIT. La vidéo dure près de 2h30 et de nombreux sujets ont été abordés avec le patron de NVIDIA. Une transcription est également disponible sur le site de Lex Fridman.

Huang aux joueurs : je vous comprends, je n’aime « pas non plus l’AI slop »

Parmi les sujets abordés, il y avait évidemment DLSS 5, la dernière version du Deep Learning Super Sampling de NVIDIA. Sa promesse, pour rappel, est de « transformer la fidélité visuelle dans les jeux » et de passer à un rendu photoréaliste. La grogne est rapidement montée chez les joueurs et les développeurs. Les déclarations de Jensen Huang suite à ces retours n’étaient pas vraiment du genre à apaiser les esprits : « Eh bien, tout d’abord, ils ont complètement tort ».

Le patron de NVIDIA commence par affirmer que « GeForce reste, encore aujourd’hui, notre stratégie marketing numéro un ». Une manière de rappeler que NVIDIA fait aussi des produits pour les joueurs (et pas seulement des puces pour l’IA), même si les nouveautés matérielles – la série des RTX 50 Super par exemple – se font attendre. À la place, NVIDIA mise sur le logiciel, avec DLSS 5 donc.

La question de l’IA slop dans DLSS 5 arrive rapidement : « Je pense que leur point de vue est logique et je comprends leur raisonnement, car je n’apprécie pas non plus l’AI slop », affirme Jensen Huang. Changement de discours complet par rapport à sa précédente intervention.

DLSS « en parfaite cohérence avec […] le style et l’intention de l’artiste »

Le patron de NVIDIA revient ensuite sur sa ligne concernant le rapport avec les développeurs, inchangée depuis le début de cette affaire : « ce n’est tout simplement pas ce que DLSS 5 essaie de faire […] DLSS 5 est conditionné par la 3D, guidé par la 3D ». Jensen Huang affirme respecter « scrupuleusement la géométrie » de l’image déterminée par les créateurs des jeux : « Chaque image est améliorée, mais rien ne change ».

Il ajoute que « DLSS 5 permet également, car le système est ouvert, d’entraîner vos propres modèles pour la détermination, et vous pourriez même, à l’avenir, l’utiliser avec un prompt ». Il serait ainsi possible de demander à DLSS 5 de transformer un rendu pour qu’il ressemble à tel ou tel exemple. Le réseau de neurones ferait alors en sorte de transformer les images « dans ce style, en parfaite cohérence avec le talent artistique, le style et l’intention de l’artiste ».

Les créateurs sont toujours replacés au centre du processus décrit par Jensen Huang, ce sont eux qui décident de l’utiliser (et la manière de le faire) ou non : « Tout cela est fait pour les créateurs, afin qu’ils puissent créer quelque chose de plus beau mais toujours dans le style qu’ils souhaitent. Je pense qu’ils ont eu l’impression que les jeux allaient sortir tels quels, comme ils le font d’habitude, puis qu’on allait les post-traiter. Ce n’est pas ce que le DLSS est censé faire ».

Capcom souffle le chaud et le froid sur l’utilisation de l’IA générative

Il y a quelques jours, Capcom revenait sur la question de l’IA générative, comme le rapporte PC Gamer (sur la base d’une traduction automatique d’une session de questions/réponses avec les investisseurs). Attention, si le document a été mis en ligne le 23 mars, la réunion date du 16 février, soit bien avant l’annonce de DLSS 5.

Cette mise en ligne, après l’annonce de NVIDIA et alors que la polémique enflait, avec une mise en avant spécifique de la question de l’IA générative, n’est certainement pas anodine. Depuis la présentation de DLSS 5 le 16 mars, les critiques pleuvent sur les rendus présentés par NVIDIA, notamment avec les personnages de Resident Evil Requiem qui « ressemblent au genre de conneries que les fans en colère font en ligne », lâchait Kotaku. Capcom en profite donc pour jouer les pompiers au passage.

« Nous n’intégrerons pas d’éléments générés par IA dans le contenu de nos jeux […] Cependant, nous avons l’intention d’utiliser activement cette technologie pour améliorer l’efficacité et accroître la productivité dans nos processus de développement des jeux. C’est pourquoi, nous regardons actuellement comment l’utiliser dans divers domaines, tels que les graphismes et l’audio », peut-on lire dans le résumé (en japonais, traduit automatiquement) des questions/réponses.

Quoi qu’il en soit, Capcom était un des partenaires du lancement de DLSS 5 avec une citation de Jun Takeuchi, producteur exécutif et directeur général de Capcom, dans le communiqué de presse : « DLSS 5 marque une nouvelle étape importante dans l’amélioration de la fidélité visuelle, permettant aux joueurs de s’immerger davantage dans l’univers Resident Evil ».

DLSS 5 : Jensen Huang « comprend » la polémique, mais persiste et signe

25 mars 2026 à 11:14
Ça va sloper chérie
DLSS 5 : Jensen Huang « comprend » la polémique, mais persiste et signe

Jensen Huang change son fusil d’épaule et promet comprendre les inquiétudes des joueurs, ajoutant que lui non plus n’aime pas l’IA slop. Il affirme que ce n’est pas ce que veut faire DLSS 5, rappelant une fois encore que la mise en oeuvre revient aux créateurs de jeu. Dans le même temps, Capcom, incriminé pour Resident Evil Requiem, publie un document pour expliquer sa position sur l’utilisation de l’IA générative.

Jensen Huang est intervenu cette semaine dans le podcast de Lex Fridman, un informaticien et chercheur en intelligence artificielle qui a passé des années au MIT. La vidéo dure près de 2h30 et de nombreux sujets ont été abordés avec le patron de NVIDIA. Une transcription est également disponible sur le site de Lex Fridman.

Huang aux joueurs : je vous comprends, je n’aime « pas non plus l’AI slop »

Parmi les sujets abordés, il y avait évidemment DLSS 5, la dernière version du Deep Learning Super Sampling de NVIDIA. Sa promesse, pour rappel, est de « transformer la fidélité visuelle dans les jeux » et de passer à un rendu photoréaliste. La grogne est rapidement montée chez les joueurs et les développeurs. Les déclarations de Jensen Huang suite à ces retours n’étaient pas vraiment du genre à apaiser les esprits : « Eh bien, tout d’abord, ils ont complètement tort ».

Le patron de NVIDIA commence par affirmer que « GeForce reste, encore aujourd’hui, notre stratégie marketing numéro un ». Une manière de rappeler que NVIDIA fait aussi des produits pour les joueurs (et pas seulement des puces pour l’IA), même si les nouveautés matérielles – la série des RTX 50 Super par exemple – se font attendre. À la place, NVIDIA mise sur le logiciel, avec DLSS 5 donc.

La question de l’IA slop dans DLSS 5 arrive rapidement : « Je pense que leur point de vue est logique et je comprends leur raisonnement, car je n’apprécie pas non plus l’AI slop », affirme Jensen Huang. Changement de discours complet par rapport à sa précédente intervention.

DLSS « en parfaite cohérence avec […] le style et l’intention de l’artiste »

Le patron de NVIDIA revient ensuite sur sa ligne concernant le rapport avec les développeurs, inchangée depuis le début de cette affaire : « ce n’est tout simplement pas ce que DLSS 5 essaie de faire […] DLSS 5 est conditionné par la 3D, guidé par la 3D ». Jensen Huang affirme respecter « scrupuleusement la géométrie » de l’image déterminée par les créateurs des jeux : « Chaque image est améliorée, mais rien ne change ».

Il ajoute que « DLSS 5 permet également, car le système est ouvert, d’entraîner vos propres modèles pour la détermination, et vous pourriez même, à l’avenir, l’utiliser avec un prompt ». Il serait ainsi possible de demander à DLSS 5 de transformer un rendu pour qu’il ressemble à tel ou tel exemple. Le réseau de neurones ferait alors en sorte de transformer les images « dans ce style, en parfaite cohérence avec le talent artistique, le style et l’intention de l’artiste ».

Les créateurs sont toujours replacés au centre du processus décrit par Jensen Huang, ce sont eux qui décident de l’utiliser (et la manière de le faire) ou non : « Tout cela est fait pour les créateurs, afin qu’ils puissent créer quelque chose de plus beau mais toujours dans le style qu’ils souhaitent. Je pense qu’ils ont eu l’impression que les jeux allaient sortir tels quels, comme ils le font d’habitude, puis qu’on allait les post-traiter. Ce n’est pas ce que le DLSS est censé faire ».

Capcom souffle le chaud et le froid sur l’utilisation de l’IA générative

Il y a quelques jours, Capcom revenait sur la question de l’IA générative, comme le rapporte PC Gamer (sur la base d’une traduction automatique d’une session de questions/réponses avec les investisseurs). Attention, si le document a été mis en ligne le 23 mars, la réunion date du 16 février, soit bien avant l’annonce de DLSS 5.

Cette mise en ligne, après l’annonce de NVIDIA et alors que la polémique enflait, avec une mise en avant spécifique de la question de l’IA générative, n’est certainement pas anodine. Depuis la présentation de DLSS 5 le 16 mars, les critiques pleuvent sur les rendus présentés par NVIDIA, notamment avec les personnages de Resident Evil Requiem qui « ressemblent au genre de conneries que les fans en colère font en ligne », lâchait Kotaku. Capcom en profite donc pour jouer les pompiers au passage.

« Nous n’intégrerons pas d’éléments générés par IA dans le contenu de nos jeux […] Cependant, nous avons l’intention d’utiliser activement cette technologie pour améliorer l’efficacité et accroître la productivité dans nos processus de développement des jeux. C’est pourquoi, nous regardons actuellement comment l’utiliser dans divers domaines, tels que les graphismes et l’audio », peut-on lire dans le résumé (en japonais, traduit automatiquement) des questions/réponses.

Quoi qu’il en soit, Capcom était un des partenaires du lancement de DLSS 5 avec une citation de Jun Takeuchi, producteur exécutif et directeur général de Capcom, dans le communiqué de presse : « DLSS 5 marque une nouvelle étape importante dans l’amélioration de la fidélité visuelle, permettant aux joueurs de s’immerger davantage dans l’univers Resident Evil ».

OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

25 mars 2026 à 08:04
Sora pas duré longtemps
OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

Surprise, OpenAI tire un trait sur Sora, l’application de vidéos générées par intelligence artificielle. L’entreprise donnera des détails dans un second temps. Cela entraine aussi la fin du partenariat avec Disney, même si les deux partenaires chercheraient d’autres moyens de travailler ensemble.

« Nous disons adieu à l’application Sora »

C’est via un message sur X qu’OpenAI annonce, par surprise, la fin de son application Sora : « Nous disons adieu à l’application Sora […] Nous vous en dirons plus prochainement, notamment sur le calendrier de fermeture de l’application et de l’API, ainsi que sur les modalités de sauvegarde de votre travail ». Aucun détail supplémentaire n’est donné.

OpenAI se recentre ainsi sur l’IA générative pour le codage et le « travail », au sens large du terme. Un changement de cap déjà initié avec GPT-5.4 qui est justement tourné vers les tâches « professionnelles » ou encore la place de plus en plus importante de l’application Codex. Sur ces deux terrains, OpenAI se tire la bourre avec Anthropic et son IA Claude.

Une autre source confie à Reuters qu’il « s’agissait d’un grand retournement de situation ». Retournement brutal et rapide puisque, pas plus tard que ce lundi, OpenAI publiait un billet de blog expliquant que son modèle et l’application Sora intégraient des « protections en béton ». Le lendemain, c’est l’annonce de sa mise au placard.

Selon le Wall Street Journal, le CEO de l’entreprise, Sam Altman, aurait annoncé aux employés que l’entreprise n’arrêterait pas que Sora, mais tous les produits utilisant ses modèles de génération de vidéos, y compris une version de Sora pour les développeurs et la prise en charge de vidéos dans ChatGPT.

Changement de cap

Sam Altman confirme aussi la réorientation stratégique de l’entreprise. « Les dirigeants d’OpenAI débattent depuis un certain temps du sort de Sora. Faire fonctionner l’application vidéo IA nécessitait d’importantes ressources de calcul et laissait les autres équipes avec moins de ressources », explique une source à Reuters.

À Axios, un porte-parole d’OpenAI explique que l’équipe de Sora continuera de « se concentrer sur la recherche en simulation du monde pour faire progresser la robotique et aider les gens à résoudre des problèmes du monde réel ».

OpenAI vise pour rappel une entrée en bourse cette année, mais l’entreprise brûlerait pour le moment du cash à vitesse grand V. Des investissements ont été annoncés le mois dernier, notamment 110 milliards de dollars auprès d’Amazon, Softbank et NVIDIA.

Pour rappel, Sora avait été annoncé en février 2024, puis était disponible en décembre 2024. Une v2 est arrivée en octobre 2025, avec dans le même temps une application de doomscrolling de vidéos générées par cette IA. Sora s’est malheureusement illustré avec des deepfakes et des contenus racistes, mais aussi pour avoir utilisé sans autorisation du contenu pour entrainer son IA.

Illustration : Flock

Disney « respecte » la décision d’OpenAI, mais a été « pris au dépourvu »

En décembre, un coup de tonnerre retentissait dans le monde de l’IA générative et des vidéos : un investissement d’un milliard de dollars de Disney dans OpenAI, avec un accord de licence sur trois ans lui permettant d’exploiter l’image de plus de 200 personnages Disney (Mickey, Marvel, Star Wars…).

Cet accord avait rapidement soulevé des « inquiétudes extrêmes » de la part de certains acteurs de cette industrie, surtout face à un Disney généralement très protecteur de son image.

Qu’en est-il du côté de Disney avec l’annonce de la fin de Sora ? « Nous respectons la décision d’OpenAI de quitter le secteur de la génération vidéo et de déplacer ses priorités ailleurs », explique un porte-parole de l’entreprise à plusieurs de nos confrères américains.

C’est la version polie, la réalité était plus brutale selon Reuters : « Lundi soir, Walt Disney et les équipes d’OpenAI travaillaient ensemble sur un projet lié à Sora […] À peine 30 minutes après cette réunion, l’équipe Disney a été prise au dépourvu par l’annonce qu’OpenAI allait abandonner complètement l’outil ».

Selon une source d’Hollywood Reporter, Disney quitterait l’accord signé avec OpenAI l’an dernier. Toujours selon Reuters, qui se base sur deux sources proches du dossier (comme le veut la formule consacrée), « la transaction entre les sociétés n’a jamais été terminée et aucune somme d’argent n’a été transférée ». Une autre source affirme que les deux protagonistes « discutent de la possibilité de nouer un autre partenariat ou d’investir ensemble ».

Disney va « continuer à collaborer avec les plateformes d’IA »

Disney ne jette pas l’éponge sur l’IA : « Nous apprécions la collaboration constructive entre nos équipes et ce que nous en avons appris, et nous continuerons à collaborer avec les plateformes d’IA pour trouver de nouvelles façons de rencontrer les fans là où ils se trouvent tout en adoptant de manière responsable les nouvelles technologies qui respectent la propriété intellectuelle et les droits des créateurs », précise le porte-parole de l’entreprise.

Nos confrères ajoutent que ce chamboulement « place Google dans une position de pouvoir en matière de génération vidéo par IA », avec Veo dont la version 3 (avec le son en plus de l’image) est disponible depuis près d’un an.

OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

25 mars 2026 à 08:04
Sora pas duré longtemps
OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

Surprise, OpenAI tire un trait sur Sora, l’application de vidéos générées par intelligence artificielle. L’entreprise donnera des détails dans un second temps. Cela entraine aussi la fin du partenariat avec Disney, même si les deux partenaires chercheraient d’autres moyens de travailler ensemble.

« Nous disons adieu à l’application Sora »

C’est via un message sur X qu’OpenAI annonce, par surprise, la fin de son application Sora : « Nous disons adieu à l’application Sora […] Nous vous en dirons plus prochainement, notamment sur le calendrier de fermeture de l’application et de l’API, ainsi que sur les modalités de sauvegarde de votre travail ». Aucun détail supplémentaire n’est donné.

OpenAI se recentre ainsi sur l’IA générative pour le codage et le « travail », au sens large du terme. Un changement de cap déjà initié avec GPT-5.4 qui est justement tourné vers les tâches « professionnelles » ou encore la place de plus en plus importante de l’application Codex. Sur ces deux terrains, OpenAI se tire la bourre avec Anthropic et son IA Claude.

Une autre source confie à Reuters qu’il « s’agissait d’un grand retournement de situation ». Retournement brutal et rapide puisque, pas plus tard que ce lundi, OpenAI publiait un billet de blog expliquant que son modèle et l’application Sora intégraient des « protections en béton ». Le lendemain, c’est l’annonce de sa mise au placard.

Selon le Wall Street Journal, le CEO de l’entreprise, Sam Altman, aurait annoncé aux employés que l’entreprise n’arrêterait pas que Sora, mais tous les produits utilisant ses modèles de génération de vidéos, y compris une version de Sora pour les développeurs et la prise en charge de vidéos dans ChatGPT.

Changement de cap

Sam Altman confirme aussi la réorientation stratégique de l’entreprise. « Les dirigeants d’OpenAI débattent depuis un certain temps du sort de Sora. Faire fonctionner l’application vidéo IA nécessitait d’importantes ressources de calcul et laissait les autres équipes avec moins de ressources », explique une source à Reuters.

À Axios, un porte-parole d’OpenAI explique que l’équipe de Sora continuera de « se concentrer sur la recherche en simulation du monde pour faire progresser la robotique et aider les gens à résoudre des problèmes du monde réel ».

OpenAI vise pour rappel une entrée en bourse cette année, mais l’entreprise brûlerait pour le moment du cash à vitesse grand V. Des investissements ont été annoncés le mois dernier, notamment 110 milliards de dollars auprès d’Amazon, Softbank et NVIDIA.

Pour rappel, Sora avait été annoncé en février 2024, puis était disponible en décembre 2024. Une v2 est arrivée en octobre 2025, avec dans le même temps une application de doomscrolling de vidéos générées par cette IA. Sora s’est malheureusement illustré avec des deepfakes et des contenus racistes, mais aussi pour avoir utilisé sans autorisation du contenu pour entrainer son IA.

Illustration : Flock

Disney « respecte » la décision d’OpenAI, mais a été « pris au dépourvu »

En décembre, un coup de tonnerre retentissait dans le monde de l’IA générative et des vidéos : un investissement d’un milliard de dollars de Disney dans OpenAI, avec un accord de licence sur trois ans lui permettant d’exploiter l’image de plus de 200 personnages Disney (Mickey, Marvel, Star Wars…).

Cet accord avait rapidement soulevé des « inquiétudes extrêmes » de la part de certains acteurs de cette industrie, surtout face à un Disney généralement très protecteur de son image.

Qu’en est-il du côté de Disney avec l’annonce de la fin de Sora ? « Nous respectons la décision d’OpenAI de quitter le secteur de la génération vidéo et de déplacer ses priorités ailleurs », explique un porte-parole de l’entreprise à plusieurs de nos confrères américains.

C’est la version polie, la réalité était plus brutale selon Reuters : « Lundi soir, Walt Disney et les équipes d’OpenAI travaillaient ensemble sur un projet lié à Sora […] À peine 30 minutes après cette réunion, l’équipe Disney a été prise au dépourvu par l’annonce qu’OpenAI allait abandonner complètement l’outil ».

Selon une source d’Hollywood Reporter, Disney quitterait l’accord signé avec OpenAI l’an dernier. Toujours selon Reuters, qui se base sur deux sources proches du dossier (comme le veut la formule consacrée), « la transaction entre les sociétés n’a jamais été terminée et aucune somme d’argent n’a été transférée ». Une autre source affirme que les deux protagonistes « discutent de la possibilité de nouer un autre partenariat ou d’investir ensemble ».

Disney va « continuer à collaborer avec les plateformes d’IA »

Disney ne jette pas l’éponge sur l’IA : « Nous apprécions la collaboration constructive entre nos équipes et ce que nous en avons appris, et nous continuerons à collaborer avec les plateformes d’IA pour trouver de nouvelles façons de rencontrer les fans là où ils se trouvent tout en adoptant de manière responsable les nouvelles technologies qui respectent la propriété intellectuelle et les droits des créateurs », précise le porte-parole de l’entreprise.

Nos confrères ajoutent que ce chamboulement « place Google dans une position de pouvoir en matière de génération vidéo par IA », avec Veo dont la version 3 (avec le son en plus de l’image) est disponible depuis près d’un an.

Reçu — 24 mars 2026 Actualités numériques

Les États-Unis bannissent les nouveaux routeurs fabriqués à l’étranger

24 mars 2026 à 14:26
Je root, tu root, il root…
Les États-Unis bannissent les nouveaux routeurs fabriqués à l’étranger

Au nom de la sécurité nationale, les États-Unis imposent désormais que les routeurs soient fabriqués sur leur sol, peu importe la nationalité du constructeur. Pour les millions de routeurs en place cela ne change rien, mais les nouveaux modèles devront se conformer au règlement ou obtenir une autorisation.

Cette liste noire des États-Unis remonte à début 2021, avec les équipementiers chinois Huawei et ZTE Corporation. D’autres moins connus du grand public y figurent aussi depuis cinq ans : Hytera, Hangzhou Hikvision et Dahua.

Les routeurs fabriqués à l’étranger sur la liste noire des États-Unis

Par la suite, d’autres ont été ajoutés, notamment Kaspersky Lab, China Mobile et Telecom. Les drones produits à l’étranger sont arrivés fin 2025, avec de premières exceptions pour des modèles de drones en ce mois de mars. Dans les entreprises concernées – SiFly Aviation, Mobilicom, ScoutDI et Verge –, aucune n’est chinoise.

Aujourd’hui, c’est au tour des routeurs fabriqués à l’étranger, explique la FCC (régulateur des télécoms étasunien), « à l’exception des routeurs ayant reçu une dérogation du DoW ou du DHS », c’est-à-dire du Département de la Guerre ou de la Sécurité intérieure des États-Unis. Actuellement, les routeurs installés aux États-Unis sont (très) très majoritairement fabriqués à l’étranger, pour ne pas dire quasi-exclusivement.

La FCC explique dans sa foire aux questions que la définition de la production, dans le cas présent, « inclut généralement toute étape majeure du processus par lequel l’appareil est fabriqué, y compris la fabrication, l’assemblage, la conception et le développement ». Elle ajoute que « la nationalité de l’entité ou des entités produisant les routeurs n’est pas pertinente pour savoir si ces routeurs sont considérés comme produits dans un pays étranger ».

« Pratiquement tous les routeurs sont fabriqués en dehors des États-Unis, y compris ceux produits par des entreprises américaines comme TP-Link, qui fabrique ses produits au Vietnam », reconnait en effet un porte-parole de TP-Link à The Verge. C’est certainement la même chose pour Netgear, ASUS… Selon la BBC, il y aurait une exception : le récent routeur Wi-Fi Starlink qui, selon l’entreprise, serait fabriqué au Texas.

Des risques sur… l’économie, les infrastructures et la sécurité nationale

D’après la Maison-Blanche (National Security Strategy de 2025), « les États-Unis ne doivent jamais
dépendre d’une quelconque puissance extérieure pour les composants essentiels – matières premières, pièces détachées et produits finis – nécessaires à la défense ou à l’économie du pays. Nous devons rétablir notre accès indépendant et fiable aux biens dont nous avons besoin pour nous défendre et préserver notre mode de vie
 ». Cette annonce de la FCC s’inscrit dans cette ligne.

Pour les États-Unis, les routeurs fabriqués en dehors du pays représenteraient « une vulnérabilité sur la chaîne d’approvisionnement qui pourrait perturber l’économie américaine, les infrastructures critiques et la défense nationale ». En guise de justification, l’exécutif américain affirme que « ces derniers temps, des cyberattaquants malveillants, soutenus ou non par des États, exploitent de plus en plus les failles de sécurité des routeurs destinés aux petites entreprises et aux particuliers, fabriqués à l’étranger ».

Selon les États-Unis, il en va de la sécurité nationale. « Compte tenu du rôle crucial des routeurs pour le bon fonctionnement de l’économie et de la défense des États-Unis, ils ne peuvent plus dépendre des pays étrangers pour leur fabrication ».

La rumeur d’un possible bannissement de TP-Link des États-Unis enflait depuis quelques semaines, au point que le porte-parole de l’entreprise était sorti du bois. Il affirmait que « toute mesure défavorable prise à l’encontre de TP-Link n’aurait aucun impact sur la Chine, mais nuirait à une entreprise américaine ». Android Authority rappelait que « TP-Link Systems, basée à Irvine, en Californie, est une scission de TP-Link Technologies, une entreprise chinoise, mais conserve encore une partie de ses actifs en Chine », dont elle se débarrasse au fur et à mesure.

Seuls les nouveaux modèles sont concernés, pour les actuels rien ne change

Une question primordiale reste en suspens : en quoi le simple fait de transférer la production des routeurs aux États-Unis les rendrait plus sûrs ? Aucune réponse n’est apportée. Les failles sont bien souvent logicielles, soit car des mises à jour n’ont pas été installées, soit car le matériel n’est plus supporté par le fabricant. Changer le pays de fabrication ne changera rien sur ce point.

La FCC précise que cette mesure ne concerne pas les routeurs que les consommateurs ont déjà achetés et qu’‘ils utilisent. « Elle n’empêche pas non plus les revendeurs de continuer à les proposer, d’importer ou de commercialiser les modèles de routeurs précédemment approuvés par la FCC […] Les restrictions imposées aujourd’hui s’appliquent aux nouveaux modèles ». Des millions de modèles restent donc en place, sans aucun changement, et ils pourront continuer à recevoir des mises à jour.

Tous les moyens sont bons pour produire aux États-Unis ?

C’est par contre un bon moyen pour l’administration de pousser des fabricants à déplacer leur production aux États-Unis, puisque cette localisation leur permet de ne pas avoir à demander d’autorisation (dont les conditions d’obtention ne sont pas connues).

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis agissent ainsi, même avant le retour de Donald Trump au pouvoir. On peut notamment penser au Chips Act de 2022 pour rapatrier la production de puces aux États-Unis, qui a conduit Intel à proposer, avec les Core Ultra Series 3, sa première plateforme Core Ultra Series 3 « construite sur la technologie de processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ». Sans oublier la récente annonce d’Elon Musk avec Terafab.

Les États-Unis bannissent les nouveaux routeurs fabriqués à l’étranger

24 mars 2026 à 14:26
Je root, tu root, il root…
Les États-Unis bannissent les nouveaux routeurs fabriqués à l’étranger

Au nom de la sécurité nationale, les États-Unis imposent désormais que les routeurs soient fabriqués sur leur sol, peu importe la nationalité du constructeur. Pour les millions de routeurs en place cela ne change rien, mais les nouveaux modèles devront se conformer au règlement ou obtenir une autorisation.

Cette liste noire des États-Unis remonte à début 2021, avec les équipementiers chinois Huawei et ZTE Corporation. D’autres moins connus du grand public y figurent aussi depuis cinq ans : Hytera, Hangzhou Hikvision et Dahua.

Les routeurs fabriqués à l’étranger sur la liste noire des États-Unis

Par la suite, d’autres ont été ajoutés, notamment Kaspersky Lab, China Mobile et Telecom. Les drones produits à l’étranger sont arrivés fin 2025, avec de premières exceptions pour des modèles de drones en ce mois de mars. Dans les entreprises concernées – SiFly Aviation, Mobilicom, ScoutDI et Verge –, aucune n’est chinoise.

Aujourd’hui, c’est au tour des routeurs fabriqués à l’étranger, explique la FCC (régulateur des télécoms étasunien), « à l’exception des routeurs ayant reçu une dérogation du DoW ou du DHS », c’est-à-dire du Département de la Guerre ou de la Sécurité intérieure des États-Unis. Actuellement, les routeurs installés aux États-Unis sont (très) très majoritairement fabriqués à l’étranger, pour ne pas dire quasi-exclusivement.

La FCC explique dans sa foire aux questions que la définition de la production, dans le cas présent, « inclut généralement toute étape majeure du processus par lequel l’appareil est fabriqué, y compris la fabrication, l’assemblage, la conception et le développement ». Elle ajoute que « la nationalité de l’entité ou des entités produisant les routeurs n’est pas pertinente pour savoir si ces routeurs sont considérés comme produits dans un pays étranger ».

« Pratiquement tous les routeurs sont fabriqués en dehors des États-Unis, y compris ceux produits par des entreprises américaines comme TP-Link, qui fabrique ses produits au Vietnam », reconnait en effet un porte-parole de TP-Link à The Verge. C’est certainement la même chose pour Netgear, ASUS… Selon la BBC, il y aurait une exception : le récent routeur Wi-Fi Starlink qui, selon l’entreprise, serait fabriqué au Texas.

Des risques sur… l’économie, les infrastructures et la sécurité nationale

D’après la Maison-Blanche (National Security Strategy de 2025), « les États-Unis ne doivent jamais
dépendre d’une quelconque puissance extérieure pour les composants essentiels – matières premières, pièces détachées et produits finis – nécessaires à la défense ou à l’économie du pays. Nous devons rétablir notre accès indépendant et fiable aux biens dont nous avons besoin pour nous défendre et préserver notre mode de vie
 ». Cette annonce de la FCC s’inscrit dans cette ligne.

Pour les États-Unis, les routeurs fabriqués en dehors du pays représenteraient « une vulnérabilité sur la chaîne d’approvisionnement qui pourrait perturber l’économie américaine, les infrastructures critiques et la défense nationale ». En guise de justification, l’exécutif américain affirme que « ces derniers temps, des cyberattaquants malveillants, soutenus ou non par des États, exploitent de plus en plus les failles de sécurité des routeurs destinés aux petites entreprises et aux particuliers, fabriqués à l’étranger ».

Selon les États-Unis, il en va de la sécurité nationale. « Compte tenu du rôle crucial des routeurs pour le bon fonctionnement de l’économie et de la défense des États-Unis, ils ne peuvent plus dépendre des pays étrangers pour leur fabrication ».

La rumeur d’un possible bannissement de TP-Link des États-Unis enflait depuis quelques semaines, au point que le porte-parole de l’entreprise était sorti du bois. Il affirmait que « toute mesure défavorable prise à l’encontre de TP-Link n’aurait aucun impact sur la Chine, mais nuirait à une entreprise américaine ». Android Authority rappelait que « TP-Link Systems, basée à Irvine, en Californie, est une scission de TP-Link Technologies, une entreprise chinoise, mais conserve encore une partie de ses actifs en Chine », dont elle se débarrasse au fur et à mesure.

Seuls les nouveaux modèles sont concernés, pour les actuels rien ne change

Une question primordiale reste en suspens : en quoi le simple fait de transférer la production des routeurs aux États-Unis les rendrait plus sûrs ? Aucune réponse n’est apportée. Les failles sont bien souvent logicielles, soit car des mises à jour n’ont pas été installées, soit car le matériel n’est plus supporté par le fabricant. Changer le pays de fabrication ne changera rien sur ce point.

La FCC précise que cette mesure ne concerne pas les routeurs que les consommateurs ont déjà achetés et qu’‘ils utilisent. « Elle n’empêche pas non plus les revendeurs de continuer à les proposer, d’importer ou de commercialiser les modèles de routeurs précédemment approuvés par la FCC […] Les restrictions imposées aujourd’hui s’appliquent aux nouveaux modèles ». Des millions de modèles restent donc en place, sans aucun changement, et ils pourront continuer à recevoir des mises à jour.

Tous les moyens sont bons pour produire aux États-Unis ?

C’est par contre un bon moyen pour l’administration de pousser des fabricants à déplacer leur production aux États-Unis, puisque cette localisation leur permet de ne pas avoir à demander d’autorisation (dont les conditions d’obtention ne sont pas connues).

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis agissent ainsi, même avant le retour de Donald Trump au pouvoir. On peut notamment penser au Chips Act de 2022 pour rapatrier la production de puces aux États-Unis, qui a conduit Intel à proposer, avec les Core Ultra Series 3, sa première plateforme Core Ultra Series 3 « construite sur la technologie de processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ». Sans oublier la récente annonce d’Elon Musk avec Terafab.

Soutien aux énergies renouvelables : contrôle insuffisant, sur-rémunération, prix négatif…

24 mars 2026 à 09:10
Si c’est plus que gratuit, c’est quoi le produit ?
Soutien aux énergies renouvelables : contrôle insuffisant, sur-rémunération, prix négatif…

La Cour des comptes vient de publier un rapport sur le soutien public aux énergies renouvelables. La conclusion est sans appel : les effets des aides doivent être « mieux suivis, contrôlés et maîtrisés ». Le rapport parle de sur-rémunération, de manquements et de fraudes.

Dans le but d’atteindre une neutralité carbone d’ici à 2050, les pouvoirs publics français ont mis en place des dispositifs de soutien financier au long court, dont les effets économiques ne sont pas toujours bien maitrisés : « Sur des durées contractuelles généralement de l’ordre de 20 ans, l’État s’engage ainsi à faire bénéficier les producteurs de tarifs de soutien garantis, en leur compensant la différence entre ces tarifs et les prix constatés sur les marchés de l’énergie ».

« La majorité du parc de production éolien et solaire » en profite

Le coût total de ce dispositif sur les dix dernières années – 2016 à 2024, avec une estimation pour 2025 – est de près de 34 milliards d‘euros, soit une moyenne de 3,4 milliards d’euros par an. Mais attention, cela cache de fortes disparités entre les années. Le record est en 2025 avec 7,44 milliards d’euros de dépense (estimation), tandis qu’en 2022 et 2023 l’État recevait de l’argent au lieu d’en dépenser, respectivement 1,71 et 3,12 milliards d’euros.

La raison ? « La forte hausse des prix de l’énergie ayant conduit l’État à percevoir des recettes nettes en application de ces contrats de soutien ». Avec ce dispositif, l’État garantit aux producteurs d’énergies renouvelables un prix de référence : si le prix de vente est inférieur, il ajoute au pot, si c’est supérieur, il empoche le surplus. Les producteurs ont ainsi une visibilité sur le long terme du rendement de leurs installations, l’État joue la variable d’ajustement, mais pas avec suffisamment de contrôle, selon la Cour des comptes.

La forte variabilité de ce dispositif ces dernières années (l’écart entre 2023 et 2025 est tout de même de plus de 10 milliards d’euros), a poussé la Cour des comptes à se pencher sur les modalités financières de ce dispositif, sans juger les objectifs de politique énergétique nationaux et européens. « Les observations et recommandations de la Cour portent ainsi sur l’efficacité et l’efficience des modalités de soutien aux producteurs et sur la maîtrise, la prévisibilité et l’anticipation de leur coût pour l’État », précise bien le rapport.

C’est quoi cette histoire de prix négatif de l’électricité ?


Il reste 70% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

Taxe sur les petits colis : c’est la Bérézina, elle est « clairement contre-productive »

24 mars 2026 à 07:30
Oups
Taxe sur les petits colis : c’est la Bérézina, elle est « clairement contre-productive »

Depuis des mois, des experts alertent : la taxe sur les petits colis va avoir un effet boomerang. Ça n’a pas loupé. Le sujet remonte dans une question écrite à l’Assemblée nationale : comment le gouvernement envisage d’y remédier ? Le bilan est pour le moment catastrophique, le fret s’est décalé chez nos voisins européens. L’Italie, qui avait aussi instauré une taxe, a fait demi-tour.

Depuis le début du mois, la France a mis en place une taxe de deux euros sur les « petits colis », c’est-à-dire ceux dont la valeur est inférieure à 150 euros, provenant de pays tiers à l’Union européenne. La cible est claire : les plateformes étrangères (surtout chinoises) à petits prix comme Shein et Temu. « Différente des droits de douane et de la TVA, cette taxe concerne chaque article », précise le gouvernement.

Une taxe française quatre mois avant la même taxe au niveau européen

Plus que chaque article, elle s’applique en fait à chaque catégorie de produits. Si un colis contient trois pantalons et deux chemises, le montant de la taxe est de 4 euros : 2 euros pour la catégorie des pantalons et 2 euros également pour la catégorie chemises, peu importe le nombre de chemises et de pantalons. Une foire aux questions est disponible par ici.

Instaurée par l’article 82 de la loi de finances pour 2026, cette taxe veut « limiter les importations de produits très bon marché et encourager le recours aux circuits courts et aux commerces de proximité ». Spoiler : c’est loupé.

La raison n’est pas à chercher bien loin : cette taxe française est provisoire et sera remplacée par un dispositif similaire dans l’Union européenne (mais avec une taxe de trois euros), dont la mise en place est prévue pour le 1ᵉʳ juillet 2026, et jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2028 pour l’instant. Une réforme plus large du cadre douanier est prévue pour 2028, l’Europe verra alors s’il convient de prolonger sa taxe à ce moment-là.

La Commission européenne rappelle que « le volume de petits colis arrivant dans l’UE a doublé chaque année depuis 2022 ; en 2024, ils étaient 4,6 milliards à entrer sur le marché de l’UE. 91 % des petits envois arrivent de Chine ».

Elle ajoute que ce « nouveau système aura une incidence positive tant sur le budget de l’UE que sur les finances publiques nationales, étant donné que les droits de douane constituent une ressource propre traditionnelle de l’Union et que les États membres conservent une partie de ces montants à titre de frais de perception ». La France espérait 500 millions d’euros, mais cela semble compliqué.

10 centimes en camion vs 2 euros en avion depuis la Chine

En effet, comme l’expliquent les douanes, cette taxe « s’applique aux importations sur la partie française du territoire douanier de l’Union, à l’exception des importations provenant des territoires nationaux des États membres de l’Union européenne qui ne relèvent pas du Territoire Douanier de l’Union (TDU) ». Bref, si un produit est déjà dans l’Union européenne, il n’est pas taxé en arrivant en France.

La suite était assez évidente et prévisible, comme l’explique Philippe Latombe dans une question écrite à l’Assemblée nationale : « La stratégie de contournement de cette taxe par les géants chinois du e-commerce a été immédiate : depuis le début du mois, les marchandises sont acheminées par avion en Belgique ou aux Pays-Bas, où la taxe n’est pas encore en vigueur, puis par camion en France, en profitant ainsi de la libre circulation au sein de l’Union ».

Selon Marc Lolivier, délégué général de la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad), c’est largement rentable d’un point de vue purement économique : « transporter un petit colis vers la France depuis la Belgique coûte moins de 10 centimes, très loin des 2 euros par article ». Par contre, d’un point de vue écologique, c’est bien plus discutable car cela entraine une hausse importante du trafic routier dans les Hauts-de-France pour faire venir les colis.

Philippe Latombe ajoute que « les déclarations douanières en e-commerce ont chuté de 92 % et certains entrepôts de dédouanement sont vides, avec toutes les conséquences que cela implique pour les entreprises concernées ». Pour le député, cette taxe est « clairement contre-productive en l’état » et il souhaite donc savoir « comment le gouvernement envisage de remédier à cet effet boomerang qui n’a malheureusement pas été anticipé ». Autre problème et pas des moindres, cette mesure était « censée rapporter 500 millions d’euros ».

Il y avait pourtant l’idée d’un front commun avec nos voisins, comme l’expliquait la RTBF en novembre 2025 : « Il y a un accord pour que le Luxembourg, les Pays-Bas, la Belgique et la France puissent avancer ensemble si ça ne se fait pas à l’échelle européenne », affirmait le ministre de la Mobilité belge Jean-Luc Crucke. Au Canard enchaîné, un fonctionnaire confie que « la Belgique et les Pays-Bas étaient d’abord d’accord avec nous sur cette redevance de 2 euros. Nos voisins ont soudainement reculé, mais ils n’y échapperont pas ».

Qui aurait pu prévoir ? À peu près tout le monde…

Ce chiffre de 92 % était aussi mis en avant il y a une dizaine de jours par David Lisnard, président de l’Association des maires de France et maire de Cannes : « En 72 heures, les déclarations douanières e-commerce à Roissy ont chuté de 92%. Les avions cargo chinois se posent désormais ailleurs en Europe et des milliers de poids lourds finissent le trajet sur nos routes pour livrer exactement les mêmes colis ».

Il ajoute que « tout cela était prévisible et annoncé […] Dans un marché intégré, une taxe nationale ne supprime pas les flux mais les déplace vers le hub le moins pénalisant. C’est de l’économie élémentaire ». De son côté, Shein avait annoncé la couleur dès fin février à l’AFP juste avant que la taxe n’entre en vigueur : « Dans le respect du droit de l’Union européenne, une fois les marchandises légalement importées et mises en libre circulation, elles peuvent circuler au sein de l’Union européenne ».

Au même moment, le Groupe ADP (Aéroport de Paris) prévoyait que cette taxe entrainerait « le transfert d’environ 50 vols par semaine à Paris-CDG vers les hubs du Benelux. Et ce, de manière irréversible ». Ça n’a visiblement pas loupé.

Encore avant, il y a trois mois, la FEVAD aussi tirait la sonnette d’alarme et demandait à la France de rester alignée avec l’Europe : « les plateformes extra-européennes, comme Shein ou Temu, n’auront aucun mal à faire transiter leurs petits colis destinés au marché français, par des pays voisins où elles disposent déjà d’infrastructures logistiques, notamment Belgique ».

Franceinfo revient sur le cas d’une entreprise dans le Val-d’Oise, à côté de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, qui est passée de 200 000 colis chaque jour à… zéro ; « c’est-à-dire qu’on a une chute de volume qui est équivalente à la chute du volume qu’il y a eu au moment du Covid », explique Frédéric Campagnac, président de Clevy Link. Pendant ce temps, à Liège (Belgique), les arrivées de petits colis ont été multipliées par trois, expliquent nos confrères.

Un appel à suspendre cette taxe, comme en Italie

De son côté, Yannick Buisson, vice-président de l’Union des entreprises Transport et logistique de France (UTF), « espère qu’il y ait une suspension de cette mise en œuvre isolée par la France », en attendant la taxe de 3 euros au niveau européen. Il estime qu’un millier d’emplois pourrait être supprimé.

L’Italie aussi avait mis en place une taxe de deux euros sur les petits colis au début de l’année… puis a fait volte-face mi-mars. Officiellement, ce report jusqu’au 30 juin (la taxe en Europe est attendue pour le… 1er juillet) « répond à la nécessité de permettre l’adaptation du système informatique de l’Agence des douanes et des monopoles ». Néanmoins, « tout laisse à penser que la raison n’est pas seulement technique », explique Le Figaro.

D’autres, comme Shein, voient à plus long terme. L’entreprise chinoise « vient d’investir en Pologne dans un entrepôt de 740 000 mètres carrés où, venant de Chine, les produits seront réceptionnés en masse, pour être ensuite conditionnés en petits colis et transportés par la route ». Ce n’est pas en lien direct avec la taxe sur les petits colis cela dit, puisque l’annonce date de fin décembre et que l’entreprise est déjà présente en Pologne depuis 2022.

Taxe sur les petits colis : c’est la Bérézina, elle est « clairement contre-productive »

24 mars 2026 à 07:30
Oups
Taxe sur les petits colis : c’est la Bérézina, elle est « clairement contre-productive »

Depuis des mois, des experts alertent : la taxe sur les petits colis va avoir un effet boomerang. Ça n’a pas loupé. Le sujet remonte dans une question écrite à l’Assemblée nationale : comment le gouvernement envisage d’y remédier ? Le bilan est pour le moment catastrophique, le fret s’est décalé chez nos voisins européens. L’Italie, qui avait aussi instauré une taxe, a fait demi-tour.

Depuis le début du mois, la France a mis en place une taxe de deux euros sur les « petits colis », c’est-à-dire ceux dont la valeur est inférieure à 150 euros, provenant de pays tiers à l’Union européenne. La cible est claire : les plateformes étrangères (surtout chinoises) à petits prix comme Shein et Temu. « Différente des droits de douane et de la TVA, cette taxe concerne chaque article », précise le gouvernement.

Une taxe française quatre mois avant la même taxe au niveau européen

Plus que chaque article, elle s’applique en fait à chaque catégorie de produits. Si un colis contient trois pantalons et deux chemises, le montant de la taxe est de 4 euros : 2 euros pour la catégorie des pantalons et 2 euros également pour la catégorie chemises, peu importe le nombre de chemises et de pantalons. Une foire aux questions est disponible par ici.

Instaurée par l’article 82 de la loi de finances pour 2026, cette taxe veut « limiter les importations de produits très bon marché et encourager le recours aux circuits courts et aux commerces de proximité ». Spoiler : c’est loupé.

La raison n’est pas à chercher bien loin : cette taxe française est provisoire et sera remplacée par un dispositif similaire dans l’Union européenne (mais avec une taxe de trois euros), dont la mise en place est prévue pour le 1ᵉʳ juillet 2026, et jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2028 pour l’instant. Une réforme plus large du cadre douanier est prévue pour 2028, l’Europe verra alors s’il convient de prolonger sa taxe à ce moment-là.

La Commission européenne rappelle que « le volume de petits colis arrivant dans l’UE a doublé chaque année depuis 2022 ; en 2024, ils étaient 4,6 milliards à entrer sur le marché de l’UE. 91 % des petits envois arrivent de Chine ».

Elle ajoute que ce « nouveau système aura une incidence positive tant sur le budget de l’UE que sur les finances publiques nationales, étant donné que les droits de douane constituent une ressource propre traditionnelle de l’Union et que les États membres conservent une partie de ces montants à titre de frais de perception ». La France espérait 500 millions d’euros, mais cela semble compliqué.

10 centimes en camion vs 2 euros en avion depuis la Chine

En effet, comme l’expliquent les douanes, cette taxe « s’applique aux importations sur la partie française du territoire douanier de l’Union, à l’exception des importations provenant des territoires nationaux des États membres de l’Union européenne qui ne relèvent pas du Territoire Douanier de l’Union (TDU) ». Bref, si un produit est déjà dans l’Union européenne, il n’est pas taxé en arrivant en France.

La suite était assez évidente et prévisible, comme l’explique Philippe Latombe dans une question écrite à l’Assemblée nationale : « La stratégie de contournement de cette taxe par les géants chinois du e-commerce a été immédiate : depuis le début du mois, les marchandises sont acheminées par avion en Belgique ou aux Pays-Bas, où la taxe n’est pas encore en vigueur, puis par camion en France, en profitant ainsi de la libre circulation au sein de l’Union ».

Selon Marc Lolivier, délégué général de la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad), c’est largement rentable d’un point de vue purement économique : « transporter un petit colis vers la France depuis la Belgique coûte moins de 10 centimes, très loin des 2 euros par article ». Par contre, d’un point de vue écologique, c’est bien plus discutable car cela entraine une hausse importante du trafic routier dans les Hauts-de-France pour faire venir les colis.

Philippe Latombe ajoute que « les déclarations douanières en e-commerce ont chuté de 92 % et certains entrepôts de dédouanement sont vides, avec toutes les conséquences que cela implique pour les entreprises concernées ». Pour le député, cette taxe est « clairement contre-productive en l’état » et il souhaite donc savoir « comment le gouvernement envisage de remédier à cet effet boomerang qui n’a malheureusement pas été anticipé ». Autre problème et pas des moindres, cette mesure était « censée rapporter 500 millions d’euros ».

Il y avait pourtant l’idée d’un front commun avec nos voisins, comme l’expliquait la RTBF en novembre 2025 : « Il y a un accord pour que le Luxembourg, les Pays-Bas, la Belgique et la France puissent avancer ensemble si ça ne se fait pas à l’échelle européenne », affirmait le ministre de la Mobilité belge Jean-Luc Crucke. Au Canard enchaîné, un fonctionnaire confie que « la Belgique et les Pays-Bas étaient d’abord d’accord avec nous sur cette redevance de 2 euros. Nos voisins ont soudainement reculé, mais ils n’y échapperont pas ».

Qui aurait pu prévoir ? À peu près tout le monde…

Ce chiffre de 92 % était aussi mis en avant il y a une dizaine de jours par David Lisnard, président de l’Association des maires de France et maire de Cannes : « En 72 heures, les déclarations douanières e-commerce à Roissy ont chuté de 92%. Les avions cargo chinois se posent désormais ailleurs en Europe et des milliers de poids lourds finissent le trajet sur nos routes pour livrer exactement les mêmes colis ».

Il ajoute que « tout cela était prévisible et annoncé […] Dans un marché intégré, une taxe nationale ne supprime pas les flux mais les déplace vers le hub le moins pénalisant. C’est de l’économie élémentaire ». De son côté, Shein avait annoncé la couleur dès fin février à l’AFP juste avant que la taxe n’entre en vigueur : « Dans le respect du droit de l’Union européenne, une fois les marchandises légalement importées et mises en libre circulation, elles peuvent circuler au sein de l’Union européenne ».

Au même moment, le Groupe ADP (Aéroport de Paris) prévoyait que cette taxe entrainerait « le transfert d’environ 50 vols par semaine à Paris-CDG vers les hubs du Benelux. Et ce, de manière irréversible ». Ça n’a visiblement pas loupé.

Encore avant, il y a trois mois, la FEVAD aussi tirait la sonnette d’alarme et demandait à la France de rester alignée avec l’Europe : « les plateformes extra-européennes, comme Shein ou Temu, n’auront aucun mal à faire transiter leurs petits colis destinés au marché français, par des pays voisins où elles disposent déjà d’infrastructures logistiques, notamment Belgique ».

Franceinfo revient sur le cas d’une entreprise dans le Val-d’Oise, à côté de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, qui est passée de 200 000 colis chaque jour à… zéro ; « c’est-à-dire qu’on a une chute de volume qui est équivalente à la chute du volume qu’il y a eu au moment du Covid », explique Frédéric Campagnac, président de Clevy Link. Pendant ce temps, à Liège (Belgique), les arrivées de petits colis ont été multipliées par trois, expliquent nos confrères.

Un appel à suspendre cette taxe, comme en Italie

De son côté, Yannick Buisson, vice-président de l’Union des entreprises Transport et logistique de France (UTF), « espère qu’il y ait une suspension de cette mise en œuvre isolée par la France », en attendant la taxe de 3 euros au niveau européen. Il estime qu’un millier d’emplois pourrait être supprimé.

L’Italie aussi avait mis en place une taxe de deux euros sur les petits colis au début de l’année… puis a fait volte-face mi-mars. Officiellement, ce report jusqu’au 30 juin (la taxe en Europe est attendue pour le… 1er juillet) « répond à la nécessité de permettre l’adaptation du système informatique de l’Agence des douanes et des monopoles ». Néanmoins, « tout laisse à penser que la raison n’est pas seulement technique », explique Le Figaro.

D’autres, comme Shein, voient à plus long terme. L’entreprise chinoise « vient d’investir en Pologne dans un entrepôt de 740 000 mètres carrés où, venant de Chine, les produits seront réceptionnés en masse, pour être ensuite conditionnés en petits colis et transportés par la route ». Ce n’est pas en lien direct avec la taxe sur les petits colis cela dit, puisque l’annonce date de fin décembre et que l’entreprise est déjà présente en Pologne depuis 2022.

☕️ La première bêta de Mageia 10 est disponible

24 mars 2026 à 07:14


Après une version alpha au début de l’année, l’heure est à la bêta. L’équipe annonce que de nombreux correctifs ont été effectués et de nouvelles versions de logiciel sont arrivées. Pour rappel, « Mageia est développé par une communauté d’utilisateurs dévoués, soutenue par l’organisation à but non lucratif Mageia.org – un groupe d’individus élus par le conseil d’administration de Mageia ».

Le noyau Linux passe en version 6.18 LTS, tandis que LibreOffice est en version 26.2 avec Firefox ESR 140.8, RPM 4.20 et Mesa 26.0.2 pour les pilotes graphiques. Mageia annonce aussi le passage à Plasma 6.5 pour KDE, GNOME 49 (alors que la version 50 vient d’arriver) et XFCE 4.20. L’équipe prévoit la publication d’une bêta 2 « intégrant la nouvelle apparence et la documentation pour Mageia 10 ».

Illustration : Flock

En plus des images ISO pour installer la distribution sur votre machine, quatre options de LiveCD avec trois environnements de bureau au choix sont disponibles : Plasma (64 bits), GNOME (64 bits) et Xfce (32 ou 64 bits). Le 32 bits est donc toujours supporté, mais avec des exigences matérielles renforcées puisqu’il faut un processeur compatible SSE2.

Les notes de version détaillées se trouvent par ici ; pour les téléchargements. c’est par là.

☕️ La première bêta de Mageia 10 est disponible

24 mars 2026 à 07:14


Après une version alpha au début de l’année, l’heure est à la bêta. L’équipe annonce que de nombreux correctifs ont été effectués et de nouvelles versions de logiciel sont arrivées. Pour rappel, « Mageia est développé par une communauté d’utilisateurs dévoués, soutenue par l’organisation à but non lucratif Mageia.org – un groupe d’individus élus par le conseil d’administration de Mageia ».

Le noyau Linux passe en version 6.18 LTS, tandis que LibreOffice est en version 26.2 avec Firefox ESR 140.8, RPM 4.20 et Mesa 26.0.2 pour les pilotes graphiques. Mageia annonce aussi le passage à Plasma 6.5 pour KDE, GNOME 49 (alors que la version 50 vient d’arriver) et XFCE 4.20. L’équipe prévoit la publication d’une bêta 2 « intégrant la nouvelle apparence et la documentation pour Mageia 10 ».

Illustration : Flock

En plus des images ISO pour installer la distribution sur votre machine, quatre options de LiveCD avec trois environnements de bureau au choix sont disponibles : Plasma (64 bits), GNOME (64 bits) et Xfce (32 ou 64 bits). Le 32 bits est donc toujours supporté, mais avec des exigences matérielles renforcées puisqu’il faut un processeur compatible SSE2.

Les notes de version détaillées se trouvent par ici ; pour les téléchargements. c’est par là.

Health Data Hub, Microsoft et Darwin EU : le Conseil d’État valide, malgré un « risque »

24 mars 2026 à 06:51
HDH vs le reste du monde : S05E17
Health Data Hub, Microsoft et Darwin EU : le Conseil d’État valide, malgré un « risque »

Le Conseil d’État ne trouve rien à redire sur la décision de la CNIL relative au traitement automatisé des données de santé dans le cadre du projet Darwin EU. Il reconnait par contre qu’il existe un risque que les autorités américaines demandent à Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé. Il estime néanmoins qu’il existe des garanties suffisantes.

Dans une décision publiée vendredi, le Conseil d’État « n’annule pas l’autorisation accordée à Health Data Hub d’extraire et de traiter des données de santé dans le cadre d’études sur la prévalence et l’incidence des pathologies dans la population française ». Il avait été saisi l’année dernière par des associations et des particuliers.

« La CNIL n’a pas commis d’erreur d’appréciation »

En trame de fond, le projet DARWIN EU (Data Analysis and Real-World Interrogation Network Europe) dont le but est d’analyser des données de la vie réelle relatives à des médicaments et des vaccins. Dans le cadre de ce projet, la CNIL avait autorisé, en février 2025, la mise « en œuvre des traitements automatisés de données personnelles », pour une durée de trois ans.

Les données viennent du Système national des données de santé (SNDS), stockées sur le Health Data Hub (HDH) chez Microsoft. Pour les plaignants, avec l’utilisation de cet acteur étasunien, il y a un risque « de transfert de données personnelles vers les États-Unis ».

Le Conseil d’État ne suit pas leur demande et explique sa décision. « En premier lieu [il remarque] que l’autorisation de la CNIL a pour seul objet d’autoriser le traitement de données de santé hébergées dans des centres de données situés en France, et non d’autoriser le transfert de ces données vers les États-Unis ».

S’il admet qu’il est possible, « compte tenu des modalités d’exécution du contrat passé avec Microsoft, que certaines données personnelles relatives aux utilisateurs de la plate-forme – et non aux personnes incluses dans le champ des études – soient transférées vers des administrateurs de la société situés aux États-Unis, le Conseil d’État relève que le contrat prévoit des garanties conformes au RGPD ».

Le Conseil d’État revient aussi sur la question des lois extraterritoriales américaines. Il reconnait que le risque « que les autorités américaines […] demandent à la société Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé ne peut être totalement exclu », mais il ajoute que « l’autorisation contestée est assortie de garanties permettant d’assurer la sécurité de ces données, notamment leur pseudonymisation et la limitation de leur durée de conservation ». En conséquence, la haute juridiction estime que « la CNIL n’a pas commis d’erreur d’appréciation et rejette la demande des requérants ».

Des mesures de sécurité suffisantes pour le Conseil d’État

Le détail de la décision apporte des précisions sur la question de l’hébergement des données et de la position vis-à-vis des États-Unis.

Pour le Conseil d’État, sur la base des documents dans son dossier, les « données de santé comprises dans les traitements autorisés font l’objet de mesures de sécurité, comprenant notamment la pseudonymisation sous le contrôle de la Caisse nationale d’assurance maladie et de la PDS, la limitation de la durée de conservation des données brutes extraites du SNDS, l’analyse des risques de réidentification lors de chaque export et l’analyse des traces d’utilisation par la PDS ».

Le Conseil d’État se retranche aussi derrière la certification HDS. Il rappelle pour commencer que Microsoft « ne peut bénéficier de la certification « SecNumCloud » délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), dès lors qu’elle est la filiale d’une société soumise au droit des États-Unis ».

SecNumCloud dans sa dernière version nécessite en effet une immunité aux lois extraterritoriales. Par contre, Microsoft dispose « de la certification « hébergeur de données de santé » […] qui implique un audit régulier par un organisme accrédité ».

Le Health Data Hub va migrer sur une offre SecNumCloud

Au début de l’année, le gouvernement a promis la migration de la plateforme des données de santé (Health Data Hub) vers un hébergement avec une qualification SecNumCloud. S3ns, la co-entreprise de Google et Thales est pour rappel qualifiée depuis peu, tandis que Bleu (Microsoft, Orange et Capgemini) espère suivre rapidement, d’ici la fin du premier semestre de l’année.

Health Data Hub, Microsoft et Darwin EU : le Conseil d’État valide, malgré un « risque »

24 mars 2026 à 06:51
HDH vs le reste du monde : S05E17
Health Data Hub, Microsoft et Darwin EU : le Conseil d’État valide, malgré un « risque »

Le Conseil d’État ne trouve rien à redire sur la décision de la CNIL relative au traitement automatisé des données de santé dans le cadre du projet Darwin EU. Il reconnait par contre qu’il existe un risque que les autorités américaines demandent à Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé. Il estime néanmoins qu’il existe des garanties suffisantes.

Dans une décision publiée vendredi, le Conseil d’État « n’annule pas l’autorisation accordée à Health Data Hub d’extraire et de traiter des données de santé dans le cadre d’études sur la prévalence et l’incidence des pathologies dans la population française ». Il avait été saisi l’année dernière par des associations et des particuliers.

« La CNIL n’a pas commis d’erreur d’appréciation »

En trame de fond, le projet DARWIN EU (Data Analysis and Real-World Interrogation Network Europe) dont le but est d’analyser des données de la vie réelle relatives à des médicaments et des vaccins. Dans le cadre de ce projet, la CNIL avait autorisé, en février 2025, la mise « en œuvre des traitements automatisés de données personnelles », pour une durée de trois ans.

Les données viennent du Système national des données de santé (SNDS), stockées sur le Health Data Hub (HDH) chez Microsoft. Pour les plaignants, avec l’utilisation de cet acteur étasunien, il y a un risque « de transfert de données personnelles vers les États-Unis ».

Le Conseil d’État ne suit pas leur demande et explique sa décision. « En premier lieu [il remarque] que l’autorisation de la CNIL a pour seul objet d’autoriser le traitement de données de santé hébergées dans des centres de données situés en France, et non d’autoriser le transfert de ces données vers les États-Unis ».

S’il admet qu’il est possible, « compte tenu des modalités d’exécution du contrat passé avec Microsoft, que certaines données personnelles relatives aux utilisateurs de la plate-forme – et non aux personnes incluses dans le champ des études – soient transférées vers des administrateurs de la société situés aux États-Unis, le Conseil d’État relève que le contrat prévoit des garanties conformes au RGPD ».

Le Conseil d’État revient aussi sur la question des lois extraterritoriales américaines. Il reconnait que le risque « que les autorités américaines […] demandent à la société Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé ne peut être totalement exclu », mais il ajoute que « l’autorisation contestée est assortie de garanties permettant d’assurer la sécurité de ces données, notamment leur pseudonymisation et la limitation de leur durée de conservation ». En conséquence, la haute juridiction estime que « la CNIL n’a pas commis d’erreur d’appréciation et rejette la demande des requérants ».

Des mesures de sécurité suffisantes pour le Conseil d’État

Le détail de la décision apporte des précisions sur la question de l’hébergement des données et de la position vis-à-vis des États-Unis.

Pour le Conseil d’État, sur la base des documents dans son dossier, les « données de santé comprises dans les traitements autorisés font l’objet de mesures de sécurité, comprenant notamment la pseudonymisation sous le contrôle de la Caisse nationale d’assurance maladie et de la PDS, la limitation de la durée de conservation des données brutes extraites du SNDS, l’analyse des risques de réidentification lors de chaque export et l’analyse des traces d’utilisation par la PDS ».

Le Conseil d’État se retranche aussi derrière la certification HDS. Il rappelle pour commencer que Microsoft « ne peut bénéficier de la certification « SecNumCloud » délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), dès lors qu’elle est la filiale d’une société soumise au droit des États-Unis ».

SecNumCloud dans sa dernière version nécessite en effet une immunité aux lois extraterritoriales. Par contre, Microsoft dispose « de la certification « hébergeur de données de santé » […] qui implique un audit régulier par un organisme accrédité ».

Le Health Data Hub va migrer sur une offre SecNumCloud

Au début de l’année, le gouvernement a promis la migration de la plateforme des données de santé (Health Data Hub) vers un hébergement avec une qualification SecNumCloud. S3ns, la co-entreprise de Google et Thales est pour rappel qualifiée depuis peu, tandis que Bleu (Microsoft, Orange et Capgemini) espère suivre rapidement, d’ici la fin du premier semestre de l’année.

☕️ WWDC 2026 : Apple donne rendez-vous le 8 juin, avec des « avancées en matière d’IA »

24 mars 2026 à 06:14


La keynote d’ouverture du 8 juin sera le moment fort de cette semaine d’annonces pour Apple, avec très certainement iOS 27 et des mises à jour pour les autres systèmes d’exploitation de l’entreprise. Les conférences s’enchaineront ensuite pendant la semaine, pour se terminer le 12 juin.

Bien évidemment, vous ne couperez pas à l’intelligence artificielle : « La WWDC26 mettra en lumière des mises à jour exceptionnelles pour les plateformes Apple, notamment des avancées en matière d’IA et de nouveaux logiciels et outils de développement passionnants », explique Apple dans un communiqué.

Pour rappel, Apple a recruté fin 2025 Amar Subramanya (ex Google et Microsoft, il s’est notamment occupé de Gemini) comme vice-président de l’IA, sous la responsabilité de Craig Federighi (vice-président senior de l’ingénierie logicielle).

Quelques jours plus tard, mi-janvier, Apple annonçait qu’elle allait utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri. Les deux protagonistes expliquaient que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google », sans entrer dans les détails. Nous devrions en avoir davantage en juin.

L’année dernière, Liquid Glass se taillait la part du lion. Cette année sera certainement celle de l’IA, un domaine où Apple est clairement en retard sur la concurrence.

☕️ WWDC 2026 : Apple donne rendez-vous le 8 juin, avec des « avancées en matière d’IA »

24 mars 2026 à 06:14


La keynote d’ouverture du 8 juin sera le moment fort de cette semaine d’annonces pour Apple, avec très certainement iOS 27 et des mises à jour pour les autres systèmes d’exploitation de l’entreprise. Les conférences s’enchaineront ensuite pendant la semaine, pour se terminer le 12 juin.

Bien évidemment, vous ne couperez pas à l’intelligence artificielle : « La WWDC26 mettra en lumière des mises à jour exceptionnelles pour les plateformes Apple, notamment des avancées en matière d’IA et de nouveaux logiciels et outils de développement passionnants », explique Apple dans un communiqué.

Pour rappel, Apple a recruté fin 2025 Amar Subramanya (ex Google et Microsoft, il s’est notamment occupé de Gemini) comme vice-président de l’IA, sous la responsabilité de Craig Federighi (vice-président senior de l’ingénierie logicielle).

Quelques jours plus tard, mi-janvier, Apple annonçait qu’elle allait utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri. Les deux protagonistes expliquaient que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google », sans entrer dans les détails. Nous devrions en avoir davantage en juin.

L’année dernière, Liquid Glass se taillait la part du lion. Cette année sera certainement celle de l’IA, un domaine où Apple est clairement en retard sur la concurrence.

Reçu — 23 mars 2026 Actualités numériques

Black-out en Espagne : cascade de défaillances pour le plus grave incident depuis 20 ans

23 mars 2026 à 14:23
Jour, nuit !
Black-out en Espagne : cascade de défaillances pour le plus grave incident depuis 20 ans

Le black-out en Espagne et au Portugal n’est pas la conséquence d’une seule cause, mais d’un ensemble d’éléments. Le rapport final est disponible avec le déroulement des faits. Nous y avons ajouté des comparaisons avec le réseau français, plus résilient sur plusieurs points (mais pas invulnérable). Les experts formulent enfin des recommandations.

Le 28 avril 2025, l’Espagne et le Portugal ont subi un important black-out électrique pendant plusieurs heures. Dans une bien moindre mesure, certaines zones du sud-ouest de la France ont aussi été légèrement affectées.

Rapidement, les hypothèses se sont emballées sur le sujet, alors que l’enquête officielle de l’ENTSO-E, le réseau européen des gestionnaires de réseau(x) de transport d’électricité, ne faisait que commencer et promettait de durer des mois.

Incident de niveau 3, « le plus grave et le plus inédit » depuis plus de 20 ans

Presque un an plus tard, le rapport définitif a été mis en ligne, en fin de semaine dernière (PDF de 472 pages et de plus de 50 Mo). Cet incident est classé de niveau 3 (le plus élevé) sur l’échelle Incident Classification Scale (ICS). Le rapport est le fruit du travail de dizaines d’experts, qui ont tenu plus d’une quinzaine de réunions.

Selon le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité (ENTSO-E), « il s’agissait de la panne de courant la plus grave survenue sur le réseau électrique européen depuis plus de 20 ans, et une première du genre ». La bonne nouvelle étant que « le reste du système électrique européen n’a connu aucune perturbation significative à la suite de l’incident ».

En mai dernier, la ministre espagnole de la Transition écologique avait détaillé le déroulement des faits qui ont entraîné cette panne de courant d’envergure. La piste de la cyberattaque était officiellement écartée au passage. Le gestionnaire du réseau de transport français, RTE, publiait de son côté une foire aux questions.

Dans les grandes lignes, selon les autorités espagnoles, il est question d’une « « surtension » qui a déclenché une « cascade de pertes de production » », entrainant à son tour « une chute de production à « grande échelle » qui a provoqué une « perte de synchronisation » entre la péninsule ibérique et le reste de l’Europe ».

Mais comment en est-on arrivé à cette situation ? L’ENTSO-E donne les éléments en sa possession et retrace le déroulement des faits. Son enquête conclut que la panne n’a pas une cause unique, mais résulte « d’une combinaison de nombreux facteurs ».

Déroulement des faits, au millième de seconde près

Comme vous pouvez le voir sur la capture ci-dessous, la cause profonde du black-out est loin d’être attribuée à un seul élément. Si vous la trouvez compliquée, n’allez pas voir la topologie de la grille électrique espagnole à 12h32 (page 37 du rapport).

Les causes sont en effet nombreuses puisque le réseau de gestionnaires européens cite « des oscillations, des écarts de tension et dans la gestion de la puissance réactive, des différences dans les pratiques de régulation de la tension, des déconnexions et baisses des générateurs en Espagne, ainsi que des capacités de stabilisation inégales. Ces facteurs ont conduit à des augmentations rapides de tension et à des coupures de production en cascade, entraînant des coupures de courant en Espagne continentale et au Portugal ».

Reprenons calmement avec des explications concernant les différentes étapes.


Il reste 73% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

☕️ VMware : nouvelle plainte contre Broadcom, le CISPE demande des actions immédiates

23 mars 2026 à 07:46


L’été dernier, le CISPE (Cloud Infrastructure Services Providers in Europe) déposait une plainte au tribunal de l’Union européenne pour faire annuler la validation du rachat de VMware par Broadcom. Pour le regroupement d’opérateurs, la Commission européenne n’aurait jamais dû donner son feu vert.

Le CISPE vient de déposer une nouvelle plainte, cette fois-ci devant la DG Competition, c’est-à-dire la direction générale de la concurrence de l’Union européenne. Il demande « une action immédiate de l’UE ».

Le groupement a plusieurs griefs. Pour commencer, en janvier, « Broadcom a annoncé la fin de son programme VMware Cloud Service Provider en Europe. Cela s’ajoute aux hausses de prix, aux offres groupées, aux exigences de paiements anticipés et d’engagements minimaux basés sur une utilisation potentielle plutôt que réelle, qui ont collectivement augmenté les coûts de plus de 1 000 % ».

Pour le CISPE, « cette décision unilatérale a supprimé les partenaires à l’exception d’une petite minorité et a exclu la plupart des CSP européens de la vente des produits VMware ». La Cloud Infrastructure Services Providers in Europe demande donc à l’Union des actions immédiates.

À minima, le retour des programmes VCSP (VMware Cloud Service Provider) pour les fournisseurs de services européens, mais aussi le « white label », supprimé par Broadcom en 2025, « qui permettait auparavant aux PME et aux petits fournisseurs de proposer des logiciels VMware ». Le CISPE demande aussi que soient mises en place des protections « contre les représailles de la part de Broadcom » et « qu’un système d’amendes doit être appliqué pour garantir le respect de ces termes ».

Depuis son rachat fin 2023 pour plus de 60 milliards de dollars, Broadcom a largement revu et modifié les conditions d’accès aux produits VMware au fils des mois, poussant plusieurs gros acteurs à passer par la case justice, notamment AT&T, Orange et Thales. Plus récemment, c’est la CNAM qui a fait plier Broadcom en justice.

D’autres n’ont visiblement pas à se plaindre. Lors de son dernier Summit fin 2025, Octave Klaba revenait sur la question des licences VMware et affirmait avoir obtenu des garanties de prix pour quatre ans.

En termes de licences, ajoutait le patron d’OVHcloud, la demande « continue à croître et on reprend régulièrement de nouvelles licences chez VMWare […] On ne voit pas aujourd’hui ce que vous appelez la fuite des clients VMware. Mais ce n’est pas le même comportement d’entrée de gamme que le comportement haut de gamme ; en entrée de gamme, c’est plus dur ».

☕️ VMware : nouvelle plainte contre Broadcom, le CISPE demande des actions immédiates

23 mars 2026 à 07:46


L’été dernier, le CISPE (Cloud Infrastructure Services Providers in Europe) déposait une plainte au tribunal de l’Union européenne pour faire annuler la validation du rachat de VMware par Broadcom. Pour le regroupement d’opérateurs, la Commission européenne n’aurait jamais dû donner son feu vert.

Le CISPE vient de déposer une nouvelle plainte, cette fois-ci devant la DG Competition, c’est-à-dire la direction générale de la concurrence de l’Union européenne. Il demande « une action immédiate de l’UE ».

Le groupement a plusieurs griefs. Pour commencer, en janvier, « Broadcom a annoncé la fin de son programme VMware Cloud Service Provider en Europe. Cela s’ajoute aux hausses de prix, aux offres groupées, aux exigences de paiements anticipés et d’engagements minimaux basés sur une utilisation potentielle plutôt que réelle, qui ont collectivement augmenté les coûts de plus de 1 000 % ».

Pour le CISPE, « cette décision unilatérale a supprimé les partenaires à l’exception d’une petite minorité et a exclu la plupart des CSP européens de la vente des produits VMware ». La Cloud Infrastructure Services Providers in Europe demande donc à l’Union des actions immédiates.

À minima, le retour des programmes VCSP (VMware Cloud Service Provider) pour les fournisseurs de services européens, mais aussi le « white label », supprimé par Broadcom en 2025, « qui permettait auparavant aux PME et aux petits fournisseurs de proposer des logiciels VMware ». Le CISPE demande aussi que soient mises en place des protections « contre les représailles de la part de Broadcom » et « qu’un système d’amendes doit être appliqué pour garantir le respect de ces termes ».

Depuis son rachat fin 2023 pour plus de 60 milliards de dollars, Broadcom a largement revu et modifié les conditions d’accès aux produits VMware au fils des mois, poussant plusieurs gros acteurs à passer par la case justice, notamment AT&T, Orange et Thales. Plus récemment, c’est la CNAM qui a fait plier Broadcom en justice.

D’autres n’ont visiblement pas à se plaindre. Lors de son dernier Summit fin 2025, Octave Klaba revenait sur la question des licences VMware et affirmait avoir obtenu des garanties de prix pour quatre ans.

En termes de licences, ajoutait le patron d’OVHcloud, la demande « continue à croître et on reprend régulièrement de nouvelles licences chez VMWare […] On ne voit pas aujourd’hui ce que vous appelez la fuite des clients VMware. Mais ce n’est pas le même comportement d’entrée de gamme que le comportement haut de gamme ; en entrée de gamme, c’est plus dur ».

☕️ « just setting up my twittr » : le premier tweet a 20 ans

23 mars 2026 à 07:06


C’est en effet le 21 mars 2006 que Jack Dorsey a publié le tout premier message sur Twitter : « just setting up my twttr ». En mars 2021, pour les 15 ans, il a été vendu pour près de 3 millions de dollars à Sina Estavi, qui obtient ainsi un certificat numérique. Il a depuis essayé de le revendre, sans jamais s’approcher du montant qu’il a déboursé ; la folie des NFT est terminée, comme le rappelait l’année dernière Numerama.

Le réseau social a pris de l’importance et il est devenu une source importante pour les journalistes, les économistes et la classe politique, permettant de suivre l’actualité en direct. Mais tout a basculé fin 2022 avec le rachat de Twitter par Elon Musk pour 44 milliards de dollars. Rachat mouvementé car, après une offre et un désistement, c’est un passage par la case justice qui l’a poussé à la finaliser.

Elon Musk a rapidement procédé à des changements importants au sein du réseau social, poussant certains à quitter Twitter, devenu X depuis, vers d’autres contrées comme Bluesky ou Mastodon. Mais X reste toujours en place et dispose même de sa propre IA Grok, se qualifiant elle-même de MechaHitler. Plus récemment, l’IA génère des deepfakes de femmes déshabillées sans leur consentement.

Malgré ses dérives et déboires judiciaires, X reste toujours largement présent sur la scène internationale, notamment en France où des responsables politiques, jusqu’à Emmanuel Macron, sont toujours présents, avec parfois des messages « exclusifs ».

L’année dernière, Elon Musk s’est revendu X à xAI, pour 45 milliards de dollars. Un montant choisi en accord avec lui-même, à un milliard de dollars au-dessus de son prix d’achat fin 2022. Il y a quelques semaines, il a fusionné SpaceX et xAI, une opération alors que SpaceX devrait entrer en bourse d’ici cet été.

❌