Après l’introduction de la vue partagée, Google vient de publier une mise à jour de Chrome (version 147) qui permet au navigateur de se mettre au niveau de la concurrence sur deux aspects : la gestion des onglets verticaux, et le mode lecture.
Les onglets verticaux sont particulièrement utiles sur les écrans larges (type 21:9 et autres formats dits ultrawide) puisqu’ils permettent d’afficher une portion plus importante du titre de la page ouverte, facilitant ainsi la navigation ou la recherche d’un onglet précis.
Promis de longue date par Google, les onglets verticaux n’étaient jusqu’ici accessibles qu’après une activation manuelle au niveau du menu des fonctionnalités expérimentales. Ils sont désormais en cours de déploiement pour tous les utilisateurs. L’option correspondante est censée apparaître au clic droit sur la barre d’onglets.
Chrome se met enfin à la page avec des onglets verticaux officiellement pris en charge – capture d’écran Next
La vue verticale dispose d’un mode réduit qui permet de n’afficher que le favicon des différents sites ouverts pour garder un accès direct aux onglets tout en augmentant la surface d’affichage utile. Elle propose logiquement, elle aussi, de créer des groupes d’onglets et d’organiser ces derniers par nom ou par étiquettes de couleur.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Google profite de l’occasion pour introduire un mode lecture plein écran. Jusqu’ici, l’option correspondante offrait en effet une vue simplifiée de la page en cours (expurgée des éléments graphiques et contextuels) mais uniquement sous forme d’écran partagé. Une façon, pour le moteur de recherche, de préserver le fondement de son modèle économique, puisque le mode lecture fait disparaître la plupart des publicités.
À gauche, l’ancien mode lecture, à droite le mode plein écran introduit par Chrome 147 – captures d’écran Next
Présenté comme « plus immersif », ce mode lecture dispense des options de réglage de la taille de la police, de l’interligne, ou de la couleur de fond, ainsi qu’un mode de lecture vocale (text to speech). Il est par ailleurs présenté comme compatible avec les lecteurs d’écran.
Ces deux options, annoncées par un billet de blog, sont censées être disponibles chez tous les utilisateurs, mais comme toujours, le déploiement se fait de façon échelonnée. Si l’une ou l’autre de ces options n’est pas activée chez vous, rendez-vous dans le menu des fonctionnalités expérimentales via ces deux liens :
Après l’introduction de la vue partagée, Google vient de publier une mise à jour de Chrome (version 147) qui permet au navigateur de se mettre au niveau de la concurrence sur deux aspects : la gestion des onglets verticaux, et le mode lecture.
Les onglets verticaux sont particulièrement utiles sur les écrans larges (type 21:9 et autres formats dits ultrawide) puisqu’ils permettent d’afficher une portion plus importante du titre de la page ouverte, facilitant ainsi la navigation ou la recherche d’un onglet précis.
Promis de longue date par Google, les onglets verticaux n’étaient jusqu’ici accessibles qu’après une activation manuelle au niveau du menu des fonctionnalités expérimentales. Ils sont désormais en cours de déploiement pour tous les utilisateurs. L’option correspondante est censée apparaître au clic droit sur la barre d’onglets.
Chrome se met enfin à la page avec des onglets verticaux officiellement pris en charge – capture d’écran Next
La vue verticale dispose d’un mode réduit qui permet de n’afficher que le favicon des différents sites ouverts pour garder un accès direct aux onglets tout en augmentant la surface d’affichage utile. Elle propose logiquement, elle aussi, de créer des groupes d’onglets et d’organiser ces derniers par nom ou par étiquettes de couleur.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Google profite de l’occasion pour introduire un mode lecture plein écran. Jusqu’ici, l’option correspondante offrait en effet une vue simplifiée de la page en cours (expurgée des éléments graphiques et contextuels) mais uniquement sous forme d’écran partagé. Une façon, pour le moteur de recherche, de préserver le fondement de son modèle économique, puisque le mode lecture fait disparaître la plupart des publicités.
À gauche, l’ancien mode lecture, à droite le mode plein écran introduit par Chrome 147 – captures d’écran Next
Présenté comme « plus immersif », ce mode lecture dispense des options de réglage de la taille de la police, de l’interligne, ou de la couleur de fond, ainsi qu’un mode de lecture vocale (text to speech). Il est par ailleurs présenté comme compatible avec les lecteurs d’écran.
Ces deux options, annoncées par un billet de blog, sont censées être disponibles chez tous les utilisateurs, mais comme toujours, le déploiement se fait de façon échelonnée. Si l’une ou l’autre de ces options n’est pas activée chez vous, rendez-vous dans le menu des fonctionnalités expérimentales via ces deux liens :
Serait-ce enfin l’épilogue ? Dix-sept ans après la publication du fameux livre blanc signé Satoshi Nakamoto et l’essor du phénomène bitcoin, deux journalistes du New York Times affirment être en mesure de certifier l’identité réelle de son créateur. D’après leur longue enquête, tous les éléments convergent vers Adam Back, un cryptographe d’origine britannique âgé de 55 ans.
Pour mettre un nom sur l’un des hommes les plus recherchés au monde, John Carreyrou et Dylan Freedman ont notamment passé au crible les archives de la célèbre mailing list Cypherpunks dont les échanges, inscrits dans le courant de pensée éponyme, ont participé à la création des cryptoactifs en général et de bitcoin en particulier.
Au cours de leurs travaux, les deux journalistes estiment avoir mis au jour des similitudes troublantes entre les échanges signés par Adam Back et ceux attribués à Satoshi Nakamoto. Le premier aurait d’ailleurs disparu quand le second a fait son entrée sur le devant de la scène, avant que le mouvement inverse ne s’opère. En 2011, Nakamoto s’est en effet soudainement tu. Six semaines après sa disparition, Adam Back s’est ensuite exprimé pour la première fois publiquement sur le bitcoin.
Adam Back a démenti mercredi être le créateur de bitcoin – capture d’écran
John Carreyrou, célèbre pour avoir déclenché l’affaire Theranos quand il écrivait encore au Wall Stret Journal exhume quelques déclarations ambivalentes, et souligne comment les travaux préliminaires d’Adam Back ouvraient la voie au bitcoin. L’intéressé a en effet conçu et développé, dès 1997, un système de preuve de travail baptisé Hashcash, initialement pensé pour la lutte contre le spam, et repris ultérieurement dans l’univers bitcoin. Carreyrou retrace également le parcours de Back depuis le lancement de bitcoin, et s’interroge notamment sur les raisons de son installation à Malte, à partir de 2009.
Le gros de l’enquête réside toutefois sur des mécaniques d’analyse du discours assistée par ordinateur, qui mettent en lumière des expressions idiomatiques, des tics de langage, des constructions rhétoriques et des idées que l’on retrouve aussi bien dans les propos signés Adam Back que dans ceux attribués à Satoshi Nakamoto.
L’analyse finale est même purement quantitative : les deux auteurs indiquent avoir créé un corpus regroupant des messages émanant de 620 candidats potentiels à la paternité de bitcoin, et passé cet inventaire au crible des écrits de Nakamoto. Dans le lot, le seul à cocher toutes les cases, de la façon d’écrire email à l’emploi de tournures britanniques plutôt qu’américaines, s’est révélé Adam Black.
Dont acte ? L’intéressé a réagi mercredi 8 avril sur les réseaux sociaux.
« Je ne suis pas Satoshi, mais j’ai été parmi les premiers à me concentrer sur les implications sociétales positives de la cryptographie, de la confidentialité en ligne et de la monnaie électronique, d’où mon intérêt actif, à partir de 1992 environ, pour la recherche appliquée sur la monnaie électronique et les technologies de confidentialité sur la liste de diffusion des cypherpunks, ce qui a conduit à Hashcash et à d’autres idées ».
D’après lui, les liens sémantiques établis par Carreyrou relèveraient de la coïncidence, et d’une proximité de pensée entre des passionnés partageant des centres d’intérêt commun. Et le secret qui entoure la création de bitcoin mériterait d’être défendu : « Je ne sais pas non plus qui est Satoshi, et je pense que c’est une bonne chose pour le bitcoin, car cela contribue à ce qu’il soit perçu comme une nouvelle classe d’actifs, une matière première numérique mathématiquement rare ».
En attendant l’éventuelle transaction réalisée depuis le premier portefeuille en bitcoin de la chaîne, qui ferait sans doute office de preuve irréfutable, le mystère de l’identité de Satoshi Nakamoto n’a donc probablement pas fini de susciter enquêtes et controverses.
Serait-ce enfin l’épilogue ? Dix-sept ans après la publication du fameux livre blanc signé Satoshi Nakamoto et l’essor du phénomène bitcoin, deux journalistes du New York Times affirment être en mesure de certifier l’identité réelle de son créateur. D’après leur longue enquête, tous les éléments convergent vers Adam Back, un cryptographe d’origine britannique âgé de 55 ans.
Pour mettre un nom sur l’un des hommes les plus recherchés au monde, John Carreyrou et Dylan Freedman ont notamment passé au crible les archives de la célèbre mailing list Cypherpunks dont les échanges, inscrits dans le courant de pensée éponyme, ont participé à la création des cryptoactifs en général et de bitcoin en particulier.
Au cours de leurs travaux, les deux journalistes estiment avoir mis au jour des similitudes troublantes entre les échanges signés par Adam Back et ceux attribués à Satoshi Nakamoto. Le premier aurait d’ailleurs disparu quand le second a fait son entrée sur le devant de la scène, avant que le mouvement inverse ne s’opère. En 2011, Nakamoto s’est en effet soudainement tu. Six semaines après sa disparition, Adam Back s’est ensuite exprimé pour la première fois publiquement sur le bitcoin.
Adam Back a démenti mercredi être le créateur de bitcoin – capture d’écran
John Carreyrou, célèbre pour avoir déclenché l’affaire Theranos quand il écrivait encore au Wall Stret Journal exhume quelques déclarations ambivalentes, et souligne comment les travaux préliminaires d’Adam Back ouvraient la voie au bitcoin. L’intéressé a en effet conçu et développé, dès 1997, un système de preuve de travail baptisé Hashcash, initialement pensé pour la lutte contre le spam, et repris ultérieurement dans l’univers bitcoin. Carreyrou retrace également le parcours de Back depuis le lancement de bitcoin, et s’interroge notamment sur les raisons de son installation à Malte, à partir de 2009.
Le gros de l’enquête réside toutefois sur des mécaniques d’analyse du discours assistée par ordinateur, qui mettent en lumière des expressions idiomatiques, des tics de langage, des constructions rhétoriques et des idées que l’on retrouve aussi bien dans les propos signés Adam Back que dans ceux attribués à Satoshi Nakamoto.
L’analyse finale est même purement quantitative : les deux auteurs indiquent avoir créé un corpus regroupant des messages émanant de 620 candidats potentiels à la paternité de bitcoin, et passé cet inventaire au crible des écrits de Nakamoto. Dans le lot, le seul à cocher toutes les cases, de la façon d’écrire email à l’emploi de tournures britanniques plutôt qu’américaines, s’est révélé Adam Black.
Dont acte ? L’intéressé a réagi mercredi 8 avril sur les réseaux sociaux.
« Je ne suis pas Satoshi, mais j’ai été parmi les premiers à me concentrer sur les implications sociétales positives de la cryptographie, de la confidentialité en ligne et de la monnaie électronique, d’où mon intérêt actif, à partir de 1992 environ, pour la recherche appliquée sur la monnaie électronique et les technologies de confidentialité sur la liste de diffusion des cypherpunks, ce qui a conduit à Hashcash et à d’autres idées ».
D’après lui, les liens sémantiques établis par Carreyrou relèveraient de la coïncidence, et d’une proximité de pensée entre des passionnés partageant des centres d’intérêt commun. Et le secret qui entoure la création de bitcoin mériterait d’être défendu : « Je ne sais pas non plus qui est Satoshi, et je pense que c’est une bonne chose pour le bitcoin, car cela contribue à ce qu’il soit perçu comme une nouvelle classe d’actifs, une matière première numérique mathématiquement rare ».
En attendant l’éventuelle transaction réalisée depuis le premier portefeuille en bitcoin de la chaîne, qui ferait sans doute office de preuve irréfutable, le mystère de l’identité de Satoshi Nakamoto n’a donc probablement pas fini de susciter enquêtes et controverses.
Entre 30 et 50 % des projets de datacenters attendus pour 2026 aux États-Unis devraient enregistrer des retards. Outre la difficulté à sécuriser les accès à l’énergie nécessaires à leur alimentation, ce ralentissement de la construction serait principalement dû aux délais nécessaires pour l’approvisionnement en équipements dédiés à la production ou à la transformation d’énergie.
N’en déplaise à Donald Trump, la souveraineté industrielle ne se décrète pas, et les faramineux plans d’investissement programmés dans les datacenters aux États-Unis risquent de bientôt incarner très directement cette problématique. Dans une enquête datée du 1er avril, Bloomberg décrit en effet comment plusieurs grands chantiers de construction se heurtent à une problématique d’approvisionnement en composants électriques.
Le principal goulot d’étranglement ne se situerait donc pas au niveau des puces dédiées à l’IA, de la mémoire vive, ou des équipements réseau, mais à l’étage d’en dessous : celui des équipements nécessaires à l’électrification d’un centre de données. D’un point de vue financier, ces derniers représentent généralement moins de 10 % du coût global d’un datacenter, remarque Bloomberg. Ils n’en sont pas moins indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble. Or, la demande semble nettement dépasser l’offre.
Les projets en matière de création de datacenters mobilisent en effet des enveloppes record : d’après une analyse de Bridgewater Associates réalisée fin février, les dépenses d’investissement en infrastructures programmées par Google, Amazon, Meta et Microsoft totaliseraient en effet la bagatelle de 650 milliards de dollars. Et si ces projets ont en partie vocation à servir les besoins d’acteurs spécialisés comme OpenAI ou Anthropic, ils ne couvrent pas la totalité du marché, puisque d’autres acteurs spécialisés (Oracle, Equinix, Coreweave, etc.) prévoient eux aussi la construction de nouveaux centres de données.
Des plans d’investissement en forme de vaporware ?
Les chiffres sont tellement monumentaux qu’ils soulèvent en premier lieu la question de la fourniture d’énergie associée, particulièrement dans certaines régions des États-Unis où le réseau électrique n’est pas dimensionné pour accueillir de telles infrastructures.
En réponse, les géants du numérique travaillent d’ailleurs à sécuriser leurs besoins à venir via des achats en direct, à l’image de Meta qui déclarait en début d’année avoir réservé 6,6 GW d’énergie fournie par des réacteurs nucléaires dont la construction ne s’achèvera qu’à horizon 2035.
De plus en plus, ils deviennent aussi leurs propres fournisseurs d’énergie. Sur ce volet, l’exemple le plus emblématique est sans doute celui de xAI, l’entreprise d’Elon Musk, dont la récente levée de fonds de 20 milliards de dollars a notamment vocation à financer l’achat de nouvelles turbines à gaz. Ces cinq nouvelles machines, représentant une puissance cumulée de 2 GW, viendraient compléter un parc installé déjà conséquent, dont la construction et les niveaux d’émission dépassent largement la réglementation locale en vigueur.
Cette problématique du raccordement à un réseau alimenté en conséquence entraine déjà un lot important de retards, d’après la partie accessible au public (enregistrement par email requis) d’un rapport signé d’un cabinet spécialisé, Sightline Climate, dont Bloomberg tire les éléments chiffrés de son enquête.
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Anthropic, éditeur des modèles Claude, a annoncé dimanche un accord d’approvisionnement auprès de Google et de Broadcom destiné à renforcer ses infrastructures de calcul, principalement aux États-Unis. L’entreprise a dans le même temps affirmé avoir atteint 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires projeté sur un an, contre 9 milliards de dollars en décembre dernier. Elle serait donc passée devant OpenAI.
Anthropic a profité du week-end de Pâques pour lâcher sa petite bombe à destination des marchés financiers et des investisseurs : au détour d’une communication relative à un nouvel accord pluriannuel avec Google et Broadcom, l’éditeur des modèles Claude a déclaré avoir atteint un volume d’activité suffisant pour pouvoir se projeter sur un chiffre d’affaires annualisé supérieur à 30 milliards de dollars.
Le montant annoncé témoigne d’une croissance aux allures d’exponentielle : Anthropic évoquait en effet une projection de chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 9 milliards de dollars en décembre 2025. L’activité aurait donc été multipliée par plus de trois en seulement un trimestre.
« Lors de l’annonce de notre levée de fonds en série G en février, nous avions indiqué que plus de 500 entreprises clientes dépensaient chacune plus d’un million de dollars par an. Aujourd’hui, ce nombre dépasse les 1 000, soit le double en moins de deux mois », ajoute Anthropic. Annoncée le 12 février dernier, cette série G (septième tour de financement depuis l’amorçage) avait permis à l’entreprise de lever 30 milliards de dollars sur la base d’une valorisation de 380 milliards de dollars.
Un chiffre d’affaires annualisé supérieur à celui d’OpenAI ?
Si l’annonce d’Anthropic marque les esprits, c’est aussi et surtout parce que le chiffre d’affaires annuel projeté dépasse, pour la première fois, les indicateurs du grand concurrent OpenAI.
La firme dirigée par Sam Altman se montre généralement plutôt avare en matière de données financières, mais elle vient en effet elle aussi de donner une projection récente. Le 31 mars dernier, elle affirmait ainsi réaliser 2 milliards de chiffre d’affaires par mois, à l’occasion d’un point d’étape sur sa dernière levée de fonds en cours (au montant record de 122 milliards de dollars).
2 * 12, 24 milliards : le rythme actuel de chiffre d’affaires d’OpenAI révèle bien une projection inférieure aux chiffres avancés par son compétiteur.
Arithmétique floue
Dans cette bataille de chiffres superlatifs, il convient toutefois de noter que l’indicateur retenu par Anthropic est particulièrement flou. Dario Amodei et ses équipes parlent d’un run rate supérieur à 30 milliards de dollars par an. Or ce run rate est une extrapolation : on prend le chiffre d’affaires à un instant T, sur la période qui nous arrange, et on le multiplie par la constante nécessaire pour arriver à une projection sur douze mois.
Dit autrement, Anthropic pourrait avoir réalisé une particulièrement bonne journée le 5 avril, et décidé de multiplier ce chiffre d’affaires par 365 pour afficher, sans mentir, une projection annualisée très optimiste.
En face, OpenAI laisse entendre qu’il y a dans ses propres revenus une base de récurrence plus stable. « À la fin de 2024, nous générions 1 milliard de dollars par trimestre. Nous générons désormais 2 milliards de dollars de revenus par mois », écrivait l’entreprise dans son billet du 31 mars.
Du point de vue de l’utilisateur final, cette course à qui a le plus gros chiffre d’affaires n’a sans doute que peu d’intérêt, et l’on sera sans doute nettement plus sensible aux limitations que vient de mettre en place Anthropic autour des abonnements Claude pour encourager le recours aux API facturées au token.
La trajectoire du chiffre d’affaires, réelle ou projetée, intéresse en revanche vivement les investisseurs, soucieux de savoir si et quand OpenAI ou Claude pourront atteindre un volume d’activités suffisant pour compenser leurs faramineuses dépenses d’investissement. Le sujet est d’autant plus critique qu’on prête aux deux fondateurs, Dario Amodei et Sam Altman, l’intention d’introduire leur entreprise en bourse.
Anthropic renforce ses liens avec Google et Broadcom
En attendant, Anthropic revendique des liens consolidés avec les grands acteurs susceptibles de répondre à ses besoins en matière de calcul. L’entreprise indique en effet avoir signé de nouveaux accords avec Google et Broadcom, portant sur l’approvisionnement en TPU (puces dédiées à l’inférence IA) de nouvelle génération à compter de 2027. Elle ne donne aucun chiffre sur les sommes en jeu, la nature exacte de ces puces, ou l’éventuelle puissance électrique qui pourrait leur être nécessaire.
« La grande majorité des nouveaux serveurs seront situés aux États-Unis, ce qui fait de ce partenariat un élargissement majeur de notre engagement pris en novembre 2025 d’investir 50 milliards de dollars dans le renforcement de l’infrastructure informatique américaine », précise tout de même Anthropic. En octobre dernier, la société évoquait l’utilisation d’un million de TPU fournis par Google, principalement via l’offre cloud du géant de la recherche.
« Claude reste le seul modèle d’IA de pointe disponible pour les clients sur les trois plus grandes plateformes cloud du monde : Amazon Web Services (Bedrock), Google Cloud (Vertex AI) et Microsoft Azure (Foundry) », fait valoir Anthropic. Là encore, l’accent est mis sur un élément susceptible de rassurer les marchés. Dans un contexte d’incertitudes quant à la réalité des investissements promis en matière de datacenters, accentué par les conséquences de la guerre en Iran, la société fait valoir qu’elle est en mesure de s’appuyer sur les trois principaux hyperscalers du marché, quand OpenAI doit ménager les susceptibilités entre son actionnaire historique, Microsoft, et le principal participant à son dernier tour de table, Amazon.
Anthropic, éditeur des modèles Claude, a annoncé dimanche un accord d’approvisionnement auprès de Google et de Broadcom destiné à renforcer ses infrastructures de calcul, principalement aux États-Unis. L’entreprise a dans le même temps affirmé avoir atteint 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires projeté sur un an, contre 9 milliards de dollars en décembre dernier. Elle serait donc passée devant OpenAI.
Anthropic a profité du week-end de Pâques pour lâcher sa petite bombe à destination des marchés financiers et des investisseurs : au détour d’une communication relative à un nouvel accord pluriannuel avec Google et Broadcom, l’éditeur des modèles Claude a déclaré avoir atteint un volume d’activité suffisant pour pouvoir se projeter sur un chiffre d’affaires annualisé supérieur à 30 milliards de dollars.
Le montant annoncé témoigne d’une croissance aux allures d’exponentielle : Anthropic évoquait en effet une projection de chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 9 milliards de dollars en décembre 2025. L’activité aurait donc été multipliée par plus de trois en seulement un trimestre.
« Lors de l’annonce de notre levée de fonds en série G en février, nous avions indiqué que plus de 500 entreprises clientes dépensaient chacune plus d’un million de dollars par an. Aujourd’hui, ce nombre dépasse les 1 000, soit le double en moins de deux mois », ajoute Anthropic. Annoncée le 12 février dernier, cette série G (septième tour de financement depuis l’amorçage) avait permis à l’entreprise de lever 30 milliards de dollars sur la base d’une valorisation de 380 milliards de dollars.
Un chiffre d’affaires annualisé supérieur à celui d’OpenAI ?
Si l’annonce d’Anthropic marque les esprits, c’est aussi et surtout parce que le chiffre d’affaires annuel projeté dépasse, pour la première fois, les indicateurs du grand concurrent OpenAI.
La firme dirigée par Sam Altman se montre généralement plutôt avare en matière de données financières, mais elle vient en effet elle aussi de donner une projection récente. Le 31 mars dernier, elle affirmait ainsi réaliser 2 milliards de chiffre d’affaires par mois, à l’occasion d’un point d’étape sur sa dernière levée de fonds en cours (au montant record de 122 milliards de dollars).
2 * 12, 24 milliards : le rythme actuel de chiffre d’affaires d’OpenAI révèle bien une projection inférieure aux chiffres avancés par son compétiteur.
Arithmétique floue
Dans cette bataille de chiffres superlatifs, il convient toutefois de noter que l’indicateur retenu par Anthropic est particulièrement flou. Dario Amodei et ses équipes parlent d’un run rate supérieur à 30 milliards de dollars par an. Or ce run rate est une extrapolation : on prend le chiffre d’affaires à un instant T, sur la période qui nous arrange, et on le multiplie par la constante nécessaire pour arriver à une projection sur douze mois.
Dit autrement, Anthropic pourrait avoir réalisé une particulièrement bonne journée le 5 avril, et décidé de multiplier ce chiffre d’affaires par 365 pour afficher, sans mentir, une projection annualisée très optimiste.
En face, OpenAI laisse entendre qu’il y a dans ses propres revenus une base de récurrence plus stable. « À la fin de 2024, nous générions 1 milliard de dollars par trimestre. Nous générons désormais 2 milliards de dollars de revenus par mois », écrivait l’entreprise dans son billet du 31 mars.
Du point de vue de l’utilisateur final, cette course à qui a le plus gros chiffre d’affaires n’a sans doute que peu d’intérêt, et l’on sera sans doute nettement plus sensible aux limitations que vient de mettre en place Anthropic autour des abonnements Claude pour encourager le recours aux API facturées au token.
La trajectoire du chiffre d’affaires, réelle ou projetée, intéresse en revanche vivement les investisseurs, soucieux de savoir si et quand OpenAI ou Claude pourront atteindre un volume d’activités suffisant pour compenser leurs faramineuses dépenses d’investissement. Le sujet est d’autant plus critique qu’on prête aux deux fondateurs, Dario Amodei et Sam Altman, l’intention d’introduire leur entreprise en bourse.
Anthropic renforce ses liens avec Google et Broadcom
En attendant, Anthropic revendique des liens consolidés avec les grands acteurs susceptibles de répondre à ses besoins en matière de calcul. L’entreprise indique en effet avoir signé de nouveaux accords avec Google et Broadcom, portant sur l’approvisionnement en TPU (puces dédiées à l’inférence IA) de nouvelle génération à compter de 2027. Elle ne donne aucun chiffre sur les sommes en jeu, la nature exacte de ces puces, ou l’éventuelle puissance électrique qui pourrait leur être nécessaire.
« La grande majorité des nouveaux serveurs seront situés aux États-Unis, ce qui fait de ce partenariat un élargissement majeur de notre engagement pris en novembre 2025 d’investir 50 milliards de dollars dans le renforcement de l’infrastructure informatique américaine », précise tout de même Anthropic. En octobre dernier, la société évoquait l’utilisation d’un million de TPU fournis par Google, principalement via l’offre cloud du géant de la recherche.
« Claude reste le seul modèle d’IA de pointe disponible pour les clients sur les trois plus grandes plateformes cloud du monde : Amazon Web Services (Bedrock), Google Cloud (Vertex AI) et Microsoft Azure (Foundry) », fait valoir Anthropic. Là encore, l’accent est mis sur un élément susceptible de rassurer les marchés. Dans un contexte d’incertitudes quant à la réalité des investissements promis en matière de datacenters, accentué par les conséquences de la guerre en Iran, la société fait valoir qu’elle est en mesure de s’appuyer sur les trois principaux hyperscalers du marché, quand OpenAI doit ménager les susceptibilités entre son actionnaire historique, Microsoft, et le principal participant à son dernier tour de table, Amazon.
Dans le sillage de l’initiative européenne Stop Killing Games, l’UFC-Que Choisir a lancé des poursuites en justice à l’encontre d’Ubisoft. L’association de consommateurs reproche à l’éditeur français d’avoir fermé les serveurs qui permettaient au jeu The Crew de fonctionner, privant de ce fait les consommateurs de l’usage d’un jeu qu’ils avaient pourtant acheté sans date de fin de vie programmée.
La boucle est bouclée. C’est la fermeture programmée des serveurs du jeu de course The Crew qui a motivé l’émergence de l’initiative européenne Stop Killing Games, en 2024, et c’est quelques semaines après la reconnaissance formelle de cette initiative citoyenne par la Commission européenne qu’une procédure en justice à l’encontre d’Ubisoft voit le jour.
Ubisoft poursuivi pour la fermeture des serveurs de The Crew
En France, c’est l’UFC-Que Choisir qui initie ces poursuites devant le tribunal judiciaire de Créteil. « L’UFC-Que Choisir estime qu’en privant brutalement les joueurs de tout accès à The Crew, Ubisoft a porté atteinte aux droits essentiels des consommateurs », indique l’association dans un communiqué daté du 31 mars.
L’UFC-Que Choisir ne publie pas les éléments de la procédure, mais explique que cette dernière se concentre sur le principe de « licence d’utilisation », derrière lequel se retranchent les éditeurs de jeux vidéo pour, parfois, révoquer l’accès à un contenu.
« La licéité de toutes les clauses limitant les droits des joueurs doit être interrogée », affirme l’association, qui souhaite voir la justice s’exprimer sur la négation du droit de propriété conféré à l’acheteur d’un jeu, mais aussi sur cette faculté de retirer l’accès au contenu sans garantie de maintien d’un mode de fonctionnement alternatif.
Elle interroge également la subordination de l’utilisation du jeu à des services en ligne susceptibles d’être interrompus, et une pratique commerciale moins spécifiquement liée à The Crew : le refus de rembourser les sommes créditées par des joueurs sur leur compte en ligne.
Une partie de la charge porte également sur ce que l’association qualifie de pratique commerciale trompeuse : « les joueurs n’ont jamais été loyalement informés sur le caractère éventuellement temporaire de l’accès au jeu qu’ils achetaient ».
Toute la subtilité réside ici dans l’appréciation du caractère loyal de cette information. À la date de publication de cet article, le 3 avril 2026, les conditions d’utilisation d’Ubisoft disposent par exemple explicitement que l’éditeur peut modifier les contenus et services associés à ses jeux, notamment « afin de limiter ou d’interrompre les fonctionnalités obsolètes ou non viables du Contenu et/ou des Services lorsque cela est raisonnable ».
« Sauf indication contraire de notre part, nous ne garantissons pas la disponibilité d’un Service ou d’un Contenu pendant une période déterminée », énoncent encore ces conditions d’utilisation.
Les éditeurs à l’unisson
L’enjeu n’est pas anodin pour les éditeurs, puisque le maintien en conditions opérationnelles d’un jeu dépendant de services en ligne suppose des coûts. Le secteur s’était d’ailleurs exprimé de façon coordonnée sur le sujet en juillet dernier, quand la mobilisation autour de Stop Killing Games battait son plein, par l’entremise de sa représentation européenne, Videogames Europe :
« Nous apprécions l’enthousiasme de notre communauté ; cependant, la décision d’interrompre les services en ligne est complexe, jamais prise à la légère, et doit être une option pour les entreprises lorsqu’une expérience en ligne n’est plus commercialement viable. Nous comprenons que cela puisse être décevant pour les joueurs, mais, le cas échéant, le secteur veille à ce qu’ils soient informés des changements envisagés, conformément à la législation locale sur la protection des consommateurs ».
À cette occasion, les éditeurs avaient battu en brèche l’idée de laisser prospérer des serveurs privés gérés par la communauté :
« Les serveurs privés ne constituent pas toujours une alternative viable pour les joueurs, car les protections mises en place pour sécuriser leurs données, supprimer les contenus illégaux et lutter contre les contenus communautaires dangereux seraient inexistantes et les détenteurs de droits seraient tenus responsables. De plus, de nombreux jeux sont conçus dès le départ pour être exclusivement joués en ligne ; de fait, ces propositions limiteraient la liberté de choix des développeurs en rendant la création de ces jeux vidéo excessivement coûteuse. »
En attendant l’examen de ce dossier par le tribunal judiciaire de Créteil, la question de la pérennité des jeux vidéo est désormais posée auprès de la Commission européenne. Saisie suite à une pétition au succès historique avec près de 1,3 million de signatures validées au moment de son enregistrement, elle est censée produire, d’ici au 27 juillet 2026, une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière.
Rappelons que l’UFC-Que Choisir a mené pendant près de dix ans un combat juridique contre Valve, l’éditeur de la plateforme Steam, pour tenter d’obtenir la suppression d’un certain nombre de clauses qu’elle considérait comme abusives, telles que l’impossibilité de revendre un jeu dématérialisé. Elle fondait à l’époque sa requête sur la règle juridique de « l’épuisement des droits ». Défaite devant la cour de cassation en octobre 2024, l’association a saisi la Commission européenne d’un recours en manquement en février 2025.
Dans le sillage de l’initiative européenne Stop Killing Games, l’UFC-Que Choisir a lancé des poursuites en justice à l’encontre d’Ubisoft. L’association de consommateurs reproche à l’éditeur français d’avoir fermé les serveurs qui permettaient au jeu The Crew de fonctionner, privant de ce fait les consommateurs de l’usage d’un jeu qu’ils avaient pourtant acheté sans date de fin de vie programmée.
La boucle est bouclée. C’est la fermeture programmée des serveurs du jeu de course The Crew qui a motivé l’émergence de l’initiative européenne Stop Killing Games, en 2024, et c’est quelques semaines après la reconnaissance formelle de cette initiative citoyenne par la Commission européenne qu’une procédure en justice à l’encontre d’Ubisoft voit le jour.
Ubisoft poursuivi pour la fermeture des serveurs de The Crew
En France, c’est l’UFC-Que Choisir qui initie ces poursuites devant le tribunal judiciaire de Créteil. « L’UFC-Que Choisir estime qu’en privant brutalement les joueurs de tout accès à The Crew, Ubisoft a porté atteinte aux droits essentiels des consommateurs », indique l’association dans un communiqué daté du 31 mars.
L’UFC-Que Choisir ne publie pas les éléments de la procédure, mais explique que cette dernière se concentre sur le principe de « licence d’utilisation », derrière lequel se retranchent les éditeurs de jeux vidéo pour, parfois, révoquer l’accès à un contenu.
« La licéité de toutes les clauses limitant les droits des joueurs doit être interrogée », affirme l’association, qui souhaite voir la justice s’exprimer sur la négation du droit de propriété conféré à l’acheteur d’un jeu, mais aussi sur cette faculté de retirer l’accès au contenu sans garantie de maintien d’un mode de fonctionnement alternatif.
Elle interroge également la subordination de l’utilisation du jeu à des services en ligne susceptibles d’être interrompus, et une pratique commerciale moins spécifiquement liée à The Crew : le refus de rembourser les sommes créditées par des joueurs sur leur compte en ligne.
Une partie de la charge porte également sur ce que l’association qualifie de pratique commerciale trompeuse : « les joueurs n’ont jamais été loyalement informés sur le caractère éventuellement temporaire de l’accès au jeu qu’ils achetaient ».
Toute la subtilité réside ici dans l’appréciation du caractère loyal de cette information. À la date de publication de cet article, le 3 avril 2026, les conditions d’utilisation d’Ubisoft disposent par exemple explicitement que l’éditeur peut modifier les contenus et services associés à ses jeux, notamment « afin de limiter ou d’interrompre les fonctionnalités obsolètes ou non viables du Contenu et/ou des Services lorsque cela est raisonnable ».
« Sauf indication contraire de notre part, nous ne garantissons pas la disponibilité d’un Service ou d’un Contenu pendant une période déterminée », énoncent encore ces conditions d’utilisation.
Les éditeurs à l’unisson
L’enjeu n’est pas anodin pour les éditeurs, puisque le maintien en conditions opérationnelles d’un jeu dépendant de services en ligne suppose des coûts. Le secteur s’était d’ailleurs exprimé de façon coordonnée sur le sujet en juillet dernier, quand la mobilisation autour de Stop Killing Games battait son plein, par l’entremise de sa représentation européenne, Videogames Europe :
« Nous apprécions l’enthousiasme de notre communauté ; cependant, la décision d’interrompre les services en ligne est complexe, jamais prise à la légère, et doit être une option pour les entreprises lorsqu’une expérience en ligne n’est plus commercialement viable. Nous comprenons que cela puisse être décevant pour les joueurs, mais, le cas échéant, le secteur veille à ce qu’ils soient informés des changements envisagés, conformément à la législation locale sur la protection des consommateurs ».
À cette occasion, les éditeurs avaient battu en brèche l’idée de laisser prospérer des serveurs privés gérés par la communauté :
« Les serveurs privés ne constituent pas toujours une alternative viable pour les joueurs, car les protections mises en place pour sécuriser leurs données, supprimer les contenus illégaux et lutter contre les contenus communautaires dangereux seraient inexistantes et les détenteurs de droits seraient tenus responsables. De plus, de nombreux jeux sont conçus dès le départ pour être exclusivement joués en ligne ; de fait, ces propositions limiteraient la liberté de choix des développeurs en rendant la création de ces jeux vidéo excessivement coûteuse. »
En attendant l’examen de ce dossier par le tribunal judiciaire de Créteil, la question de la pérennité des jeux vidéo est désormais posée auprès de la Commission européenne. Saisie suite à une pétition au succès historique avec près de 1,3 million de signatures validées au moment de son enregistrement, elle est censée produire, d’ici au 27 juillet 2026, une réponse écrite listant ses éventuelles décisions en la matière.
Rappelons que l’UFC-Que Choisir a mené pendant près de dix ans un combat juridique contre Valve, l’éditeur de la plateforme Steam, pour tenter d’obtenir la suppression d’un certain nombre de clauses qu’elle considérait comme abusives, telles que l’impossibilité de revendre un jeu dématérialisé. Elle fondait à l’époque sa requête sur la règle juridique de « l’épuisement des droits ». Défaite devant la cour de cassation en octobre 2024, l’association a saisi la Commission européenne d’un recours en manquement en février 2025.
Google a annoncé jeudi 2 avril la prise en charge de Meet, son client de visioconférence, au sein de l’environnement Apple CarPlay :
« Cette fonctionnalité est conçue pour assurer une transition fluide entre votre appareil mobile iOS et votre véhicule, vous permettant ainsi de ne jamais manquer une conversation importante. Que vous soyez en trajet domicile-travail ou entre deux rendez-vous, vous pouvez désormais rejoindre des réunions d’un simple clic, consulter votre agenda et participer à des appels audio pour rester concentré sur la route. »
Google mentionne spécifiquement la nature audio uniquement des échanges pour lever tout soupçon : cette implémentation de Meet pour CarPlay n’autorise logiquement pas la vidéo, en émission comme en réception. Elle permet en revanche d’accéder aux réunions programmées directement sur l’écran de sa voiture.
Google Meet s’invite sur Apple CarPlay – crédit Google
La fonctionnalité est tournée en priorité vers les clients Google Workspace, mais elle est aussi accessible aux particuliers qui se connectent à des réunions Meet via un compte Google personnel, indique l’entreprise. Elle souligne par ailleurs qu’une version de Meet dédiée à Android Auto sera « bientôt » disponible.
Si Apple a été servi avant l’environnement maison, c’est probablement parce que Google a souhaité surfer sur l’introduction, via iOS 26.4, de nouveaux contrôles vocaux destinés à CarPlay. OpenAI a également saisi la balle au bond, en rendant l’application iOS ChatGPT accessible sur l’écran de bord. Le système n’autorise en revanche que des interactions vocales et audio.
Google a annoncé jeudi 2 avril la prise en charge de Meet, son client de visioconférence, au sein de l’environnement Apple CarPlay :
« Cette fonctionnalité est conçue pour assurer une transition fluide entre votre appareil mobile iOS et votre véhicule, vous permettant ainsi de ne jamais manquer une conversation importante. Que vous soyez en trajet domicile-travail ou entre deux rendez-vous, vous pouvez désormais rejoindre des réunions d’un simple clic, consulter votre agenda et participer à des appels audio pour rester concentré sur la route. »
Google mentionne spécifiquement la nature audio uniquement des échanges pour lever tout soupçon : cette implémentation de Meet pour CarPlay n’autorise logiquement pas la vidéo, en émission comme en réception. Elle permet en revanche d’accéder aux réunions programmées directement sur l’écran de sa voiture.
Google Meet s’invite sur Apple CarPlay – crédit Google
La fonctionnalité est tournée en priorité vers les clients Google Workspace, mais elle est aussi accessible aux particuliers qui se connectent à des réunions Meet via un compte Google personnel, indique l’entreprise. Elle souligne par ailleurs qu’une version de Meet dédiée à Android Auto sera « bientôt » disponible.
Si Apple a été servi avant l’environnement maison, c’est probablement parce que Google a souhaité surfer sur l’introduction, via iOS 26.4, de nouveaux contrôles vocaux destinés à CarPlay. OpenAI a également saisi la balle au bond, en rendant l’application iOS ChatGPT accessible sur l’écran de bord. Le système n’autorise en revanche que des interactions vocales et audio.
OpenAI met un pied dans le monde des médias avec l’acquisition, annoncée jeudi 2 avril, de la chaîne tech TBPN, centrée sur la tech et l’univers de la Silicon Valley. TBPN, dont le talk show principal serait l’émission préférée de Sam Altman, doit permettre à l’entreprise d’accélérer la « conversation globale autour de l’IA ».
Ils alternent, selon les jours, entre la cravate, les polos de sport ou la veste de costume blanche, lisent l’édition papier du Wall Street Journal les pieds sur leur table jonchée de canettes de soda et sont à tu et à toi avec tout ce que la tech compte d’entrepreneurs en vue : bienvenue sur la chaîne TBPN (pour Technology Business Programming Network).
Une chaîne à la gloire de la Silicon Valley
Lancée fin 2024, TBPN diffuse chaque jour, pendant trois heures et en direct, une succession de séquences de commentaires d’actualités et d’interviews, principalement de fondateurs de startups. Sous leurs airs de yuppies, leurs vannes et le ton détendu, les deux animateurs revendiquent une approche soutenue sur le fond, légitimée par leur propre parcours. John Coogan et Jordi Hays ont en effet eux-mêmes créé plusieurs startups.
Jordi Hays et John Coogan présentent TBPN à raison de trois heures par jour – crédit TBPN
Âgés de respectivement 36 et 29 ans, ils affichent aussi et surtout une posture résolument pro-business. Les levées de fonds sont célébrées à coups de gong, les fondateurs invités sont exhortés à aller plus vite, plus loin, plus fort, et le duo ne se prive pas de jouer la carte de la provocation. Il envisageait d’ailleurs initialement d’appeler son émission Technology Brothers, en réaction au terme « tech bro », désormais connoté de façon négative. Vanity Fair résume leur état d’esprit dans un portrait publié en janvier dernier :
« Sur TBPN, le conflit d’intérêt est un atout, pas un défaut. Les deux animateurs sont chacun fortunés grâce à des cessions d’entreprises valant plusieurs millions de dollars et à des investissements providentiels. Ils savent ce que c’est que de lever des fonds d’amorçage, de finaliser une cession, d’évaluer une offre publique d’achat. Ils échangent régulièrement des SMS avec la moitié de la Silicon Valley. Ils évoquent nonchalamment les fêtes de Noël chez Thiel. »
Passé au format quotidien en janvier 2025, le carnet de bal des deux animateurs s’enorgueillit d’invités très prestigieux : Satya Nadella (Microsoft), Mark Zuckerberg (Meta), Marc Benioff (Salesforce), Alex Karp (Palantir) ou Sam Altman sont par exemple passés par son plateau pour commenter l’actualité du moment et, parfois, dévoiler quelques orientations stratégiques.
Et ça marche : d’après le Wall Street Journal, TBPN emploierait aujourd’hui onze personnes et serait rentable, avec environ 5 millions de dollars de chiffre d’affaires publicitaire en 2025, et une projection à plus de 30 millions de dollars pour 2026. Le show fédère déjà des annonceurs de premier plan : Shopify, Plaid, CrowdStrike, AppLovin ou Google pour Gemini font partie des sponsors, indique Adweek. En décembre 2025, consécration institutionnelle : il signe un partenariat avec la bourse de New York, qui relaie certains de ses programmes.
Les audiences sont relativement modestes, de l’ordre de 70 000 spectateurs par émission selon le WSJ, mais elles semblent suffisamment qualifiées pour que The Free Press qualifie TBPN de show le plus influent de la Silicon Valley en septembre 2025.
OpenAI s’offre un levier d’influence
« TBPN a construit quelque chose de vraiment spécial », salue Fidji Simo, la numéro deux d’OpenAI, en annonçant l’acquisition de la chaîne jeudi 2 avril.
Pourquoi racheter une chaîne YouTube alors que les propos de Sam Altman et les communications d’OpenAI sont déjà relayés, commentés et amplifiés par les médias du monde entier ?
« Nous ne sommes pas une entreprise comme les autres. Nous sommes à l’origine d’une véritable révolution technologique. Et notre mission, qui est de faire en sorte que l’intelligence artificielle générale profite à toute l’humanité, nous impose la responsabilité de contribuer à créer un espace de dialogue constructif et authentique sur les changements induits par l’IA, en plaçant au cœur de cette démarche les développeurs et les utilisateurs de cette technologie », écrit Fidji Simo.
Elle promet par ailleurs que l’équipe TBPN gardera son indépendance et sa liberté de ton, et affirme que les talents de communicants et les « instincts marketing » de John Coogan et Jordi Hays serviront à nourrir les équipes et les travaux d’OpenAI.
« TBPN est mon émission tech préférée. Nous voulons qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils fassent ce qu’ils font si bien. Je ne m’attends pas à ce qu’ils y aillent plus mollo avec nous, et suis sûr que je ferai ma part pour les y aider avec des décisions stupides à l’occasion », affirme de son côté Sam Altman.
« Bien que nous ayons parfois été critiques envers le secteur, après avoir fait la connaissance de Sam et de l’équipe d’OpenAI, ce qui nous a le plus marqués, c’est leur ouverture aux suggestions et leur engagement à réussir. Passer des simples commentaires à un impact concret sur la manière dont cette technologie est diffusée et comprise à l’échelle mondiale est extrêmement important pour nous », commentent les deux protagonistes du show.
OpenAI met un pied dans le monde des médias avec l’acquisition, annoncée jeudi 2 avril, de la chaîne tech TBPN, centrée sur la tech et l’univers de la Silicon Valley. TBPN, dont le talk show principal serait l’émission préférée de Sam Altman, doit permettre à l’entreprise d’accélérer la « conversation globale autour de l’IA ».
Ils alternent, selon les jours, entre la cravate, les polos de sport ou la veste de costume blanche, lisent l’édition papier du Wall Street Journal les pieds sur leur table jonchée de canettes de soda et sont à tu et à toi avec tout ce que la tech compte d’entrepreneurs en vue : bienvenue sur la chaîne TBPN (pour Technology Business Programming Network).
Une chaîne à la gloire de la Silicon Valley
Lancée fin 2024, TBPN diffuse chaque jour, pendant trois heures et en direct, une succession de séquences de commentaires d’actualités et d’interviews, principalement de fondateurs de startups. Sous leurs airs de yuppies, leurs vannes et le ton détendu, les deux animateurs revendiquent une approche soutenue sur le fond, légitimée par leur propre parcours. John Coogan et Jordi Hays ont en effet eux-mêmes créé plusieurs startups.
Jordi Hays et John Coogan présentent TBPN à raison de trois heures par jour – crédit TBPN
Âgés de respectivement 36 et 29 ans, ils affichent aussi et surtout une posture résolument pro-business. Les levées de fonds sont célébrées à coups de gong, les fondateurs invités sont exhortés à aller plus vite, plus loin, plus fort, et le duo ne se prive pas de jouer la carte de la provocation. Il envisageait d’ailleurs initialement d’appeler son émission Technology Brothers, en réaction au terme « tech bro », désormais connoté de façon négative. Vanity Fair résume leur état d’esprit dans un portrait publié en janvier dernier :
« Sur TBPN, le conflit d’intérêt est un atout, pas un défaut. Les deux animateurs sont chacun fortunés grâce à des cessions d’entreprises valant plusieurs millions de dollars et à des investissements providentiels. Ils savent ce que c’est que de lever des fonds d’amorçage, de finaliser une cession, d’évaluer une offre publique d’achat. Ils échangent régulièrement des SMS avec la moitié de la Silicon Valley. Ils évoquent nonchalamment les fêtes de Noël chez Thiel. »
Passé au format quotidien en janvier 2025, le carnet de bal des deux animateurs s’enorgueillit d’invités très prestigieux : Satya Nadella (Microsoft), Mark Zuckerberg (Meta), Marc Benioff (Salesforce), Alex Karp (Palantir) ou Sam Altman sont par exemple passés par son plateau pour commenter l’actualité du moment et, parfois, dévoiler quelques orientations stratégiques.
Et ça marche : d’après le Wall Street Journal, TBPN emploierait aujourd’hui onze personnes et serait rentable, avec environ 5 millions de dollars de chiffre d’affaires publicitaire en 2025, et une projection à plus de 30 millions de dollars pour 2026. Le show fédère déjà des annonceurs de premier plan : Shopify, Plaid, CrowdStrike, AppLovin ou Google pour Gemini font partie des sponsors, indique Adweek. En décembre 2025, consécration institutionnelle : il signe un partenariat avec la bourse de New York, qui relaie certains de ses programmes.
Les audiences sont relativement modestes, de l’ordre de 70 000 spectateurs par émission selon le WSJ, mais elles semblent suffisamment qualifiées pour que The Free Press qualifie TBPN de show le plus influent de la Silicon Valley en septembre 2025.
OpenAI s’offre un levier d’influence
« TBPN a construit quelque chose de vraiment spécial », salue Fidji Simo, la numéro deux d’OpenAI, en annonçant l’acquisition de la chaîne jeudi 2 avril.
Pourquoi racheter une chaîne YouTube alors que les propos de Sam Altman et les communications d’OpenAI sont déjà relayés, commentés et amplifiés par les médias du monde entier ?
« Nous ne sommes pas une entreprise comme les autres. Nous sommes à l’origine d’une véritable révolution technologique. Et notre mission, qui est de faire en sorte que l’intelligence artificielle générale profite à toute l’humanité, nous impose la responsabilité de contribuer à créer un espace de dialogue constructif et authentique sur les changements induits par l’IA, en plaçant au cœur de cette démarche les développeurs et les utilisateurs de cette technologie », écrit Fidji Simo.
Elle promet par ailleurs que l’équipe TBPN gardera son indépendance et sa liberté de ton, et affirme que les talents de communicants et les « instincts marketing » de John Coogan et Jordi Hays serviront à nourrir les équipes et les travaux d’OpenAI.
« TBPN est mon émission tech préférée. Nous voulons qu’ils continuent sur cette lancée et qu’ils fassent ce qu’ils font si bien. Je ne m’attends pas à ce qu’ils y aillent plus mollo avec nous, et suis sûr que je ferai ma part pour les y aider avec des décisions stupides à l’occasion », affirme de son côté Sam Altman.
« Bien que nous ayons parfois été critiques envers le secteur, après avoir fait la connaissance de Sam et de l’équipe d’OpenAI, ce qui nous a le plus marqués, c’est leur ouverture aux suggestions et leur engagement à réussir. Passer des simples commentaires à un impact concret sur la manière dont cette technologie est diffusée et comprise à l’échelle mondiale est extrêmement important pour nous », commentent les deux protagonistes du show.
La sortie de la première bêta d’Ubuntu 26.04 s’accompagne d’une petite info passée inaperçue au moment de la publication : Canonical a discrètement révisé à la hausse la quantité de mémoire vive recommandée pour le bon fonctionnement sur un poste de travail.
Les notes de version qui préparent la sortie de la version finale, programmée au 23 avril prochain, indiquent en effet qu’Ubuntu Desktop 26.04 LTS exige au minimum un processeur double cœur cadencé à 2 GHz, 25 Go d’espace de stockage et 6 Go de mémoire vive.
La dernière version LTS (Long Term Support, avec cinq ans de support garanti et cinq ans de support optionnel) affichait des exigences similaires en matière de processeur et de stockage, mais elle se contentait de 4 Go de mémoire vive.
Fonds d’écran Ubuntu Resolute Raccoon
Cette révision à la hausse ne signifie pas qu’Ubuntu 26.04 ne fonctionnera pas sur des machines équipées de moins de 6 Go de mémoire vive. OmgUbuntu, qui s’est le premier fait l’écho de cette découverte, y voit plutôt une forme de constat honnête. Les besoins intrinsèques au système d’exploitation n’ont pas particulièrement évolué, mais la configuration recommandée doit prendre en compte l’évolution des usages.
Avec toujours plus de multitâche, et la propension de certaines applications courantes à consommer toujours plus de mémoire vive, 6 Go peuvent en effet apparaître comme un minimum recommandé pour exploiter de concert l’environnement par défaut (GNOME 50), un navigateur Web et les applications courantes du quotidien.
En ces temps marqués par une envolée des prix de la mémoire vive, qui conduit par exemple à des hausses de tarif significatives sur la gamme des mini-PC Raspberry Pi, certains y verront peut-être un signal supplémentaire pour penser sobriété numérique, quitte à basculer d’Ubuntu vers des distributions plus légères, voire minimalistes, notamment s’il s’agit de redonner vie à une machine un peu ancienne.
En pratique, la bêta d’Ubuntu 26.04 consomme environ 1,4 Go de mémoire vive au repos, témoigne un internaute sur Reddit.
Notons que les exigences affichées sont nettement moindres pour l’édition Ubuntu Server 26.04 LTS, puisqu’elles démarrent à 1,5 Go de mémoire vive et 4 Go d’espace de stockage.
La sortie de la première bêta d’Ubuntu 26.04 s’accompagne d’une petite info passée inaperçue au moment de la publication : Canonical a discrètement révisé à la hausse la quantité de mémoire vive recommandée pour le bon fonctionnement sur un poste de travail.
Les notes de version qui préparent la sortie de la version finale, programmée au 23 avril prochain, indiquent en effet qu’Ubuntu Desktop 26.04 LTS exige au minimum un processeur double cœur cadencé à 2 GHz, 25 Go d’espace de stockage et 6 Go de mémoire vive.
La dernière version LTS (Long Term Support, avec cinq ans de support garanti et cinq ans de support optionnel) affichait des exigences similaires en matière de processeur et de stockage, mais elle se contentait de 4 Go de mémoire vive.
Fonds d’écran Ubuntu Resolute Raccoon
Cette révision à la hausse ne signifie pas qu’Ubuntu 26.04 ne fonctionnera pas sur des machines équipées de moins de 6 Go de mémoire vive. OmgUbuntu, qui s’est le premier fait l’écho de cette découverte, y voit plutôt une forme de constat honnête. Les besoins intrinsèques au système d’exploitation n’ont pas particulièrement évolué, mais la configuration recommandée doit prendre en compte l’évolution des usages.
Avec toujours plus de multitâche, et la propension de certaines applications courantes à consommer toujours plus de mémoire vive, 6 Go peuvent en effet apparaître comme un minimum recommandé pour exploiter de concert l’environnement par défaut (GNOME 50), un navigateur Web et les applications courantes du quotidien.
En ces temps marqués par une envolée des prix de la mémoire vive, qui conduit par exemple à des hausses de tarif significatives sur la gamme des mini-PC Raspberry Pi, certains y verront peut-être un signal supplémentaire pour penser sobriété numérique, quitte à basculer d’Ubuntu vers des distributions plus légères, voire minimalistes, notamment s’il s’agit de redonner vie à une machine un peu ancienne.
En pratique, la bêta d’Ubuntu 26.04 consomme environ 1,4 Go de mémoire vive au repos, témoigne un internaute sur Reddit.
Notons que les exigences affichées sont nettement moindres pour l’édition Ubuntu Server 26.04 LTS, puisqu’elles démarrent à 1,5 Go de mémoire vive et 4 Go d’espace de stockage.
SpaceX a déposé les documents préliminaires nécessaires auprès de la SEC, mais elle a choisi pour l’instant d’en garder les principales dispositions confidentielles. L’entreprise viserait une levée de fonds de l’ordre de 75 milliards de dollars, un montant sans précédent dans l’histoire.
SpaceX avance à pas feutrés, mais pressés, vers Wall Street. L’information n’a pas encore été rendue publique, mais elle est confirmée à Bloomberg par deux sources proches du dossier, selon qui l’entreprise spatiale d’Elon Musk a bien déposé les documents préliminaires auprès de l’US Securities and Exchange Commission (la SEC, gendarme états-unien de la bourse).
Une IPO réalisée en juin 2026
D’après Bloomberg, SpaceX viserait une introduction en bourse (IPO) aux alentours du mois de juin 2026, ce qui laisse donc à l’entreprise encore quelques semaines avant d’officiellement sortir du bois. Aux États-Unis, la loi Jobs Act autorise en effet une entreprise non cotée à procéder à un dépôt d’informations confidentielles pour ajuster son dossier en fonction des retours de la SEC et commencer les négociations avec les banques et autres établissements qui vendront la portion de capital ouverte aux marchés, sans pour autant exposer ses données financières à la concurrence.
Difficile toutefois de conserver le secret sur une opération pressentie comme la plus importante introduction boursière de tous les temps. SpaceX aurait en effet déjà démarché un large panel de banques, aux États-Unis, en Europe et en Asie, qui seront chargées de négocier avec les investisseurs institutionnels locaux d’éventuelles entrées au capital.
Le Financial Times évoque lui aussi une opération planifiée pour le mois de juin, mais les deux médias économiques avancent des hypothèses différentes en ce qui concerne la part de flottant (c’est-à-dire le volume d’actions proposées à l’échange direct sur les marchés boursiers). Le FT croit ainsi savoir que SpaceX se limiterait à 5 % de flottant, quand Bloomberg parle d’une proportion susceptible de monter à 30 % du capital de l’entreprise.
Au moins 75 milliards de dollars levés
D’après Reuters, SpaceX a déjà planifié une réunion sur son site texan avec les analystes financiers le 21 avril prochain, et prévoit dans la foulée d’organiser une visite du site de Memphis où sont installés les supercalculateurs de xAI, l’entreprise d’IA d’Elon Musk récemment fusionnée avec SpaceX, qui a déjà réuni 20 milliards de dollars en début d’année pour accélérer leur extension. Un webcast faisant office de communication vers le reste du monde serait également programmé au 4 mai.
SpaceX devrait logiquement présenter lors de ces événements les modalités de son IPO, le nombre d’actions mis en circulation et enfin le prix unitaire de ces actions au lancement. Depuis des mois, les commentateurs spéculent sur la valorisation et la levée de fonds qui en découleraient. Toutes les rumeurs convergent vers un objectif de 75 milliards de dollars de capitaux frais réunis par SpaceX, avec une valorisation qui se situerait aux alentours de 1 750 milliards de dollars. SpaceX éclipserait ainsi largement l’IPO de Saudi Aramco, et propulserait au passage la fortune personnelle d’Elon Musk (représentée par sa participation au capital de ses entreprises) vers de nouveaux records.
Le rapprochement entre SpaceX et X / xAI participerait de cette ambition, tout comme l’annonce du projet Terafab, qui en dépit de ses objectifs chiffrés démesurés, souligne bien la volonté d’Elon Musk de créer un continuum, le plus intégré possible, entre ses différentes entreprises. Reste à en conserver le contrôle. Sur ce point, SpaceX envisagerait une structure à double classe d’action (comme la plupart des grandes entreprises de la tech), qui confèrerait à son fondateur et principal actionnaire un pouvoir de contrôle important, voire la majorité des droits de vote.
SpaceX a déposé les documents préliminaires nécessaires auprès de la SEC, mais elle a choisi pour l’instant d’en garder les principales dispositions confidentielles. L’entreprise viserait une levée de fonds de l’ordre de 75 milliards de dollars, un montant sans précédent dans l’histoire.
SpaceX avance à pas feutrés, mais pressés, vers Wall Street. L’information n’a pas encore été rendue publique, mais elle est confirmée à Bloomberg par deux sources proches du dossier, selon qui l’entreprise spatiale d’Elon Musk a bien déposé les documents préliminaires auprès de l’US Securities and Exchange Commission (la SEC, gendarme états-unien de la bourse).
Une IPO réalisée en juin 2026
D’après Bloomberg, SpaceX viserait une introduction en bourse (IPO) aux alentours du mois de juin 2026, ce qui laisse donc à l’entreprise encore quelques semaines avant d’officiellement sortir du bois. Aux États-Unis, la loi Jobs Act autorise en effet une entreprise non cotée à procéder à un dépôt d’informations confidentielles pour ajuster son dossier en fonction des retours de la SEC et commencer les négociations avec les banques et autres établissements qui vendront la portion de capital ouverte aux marchés, sans pour autant exposer ses données financières à la concurrence.
Difficile toutefois de conserver le secret sur une opération pressentie comme la plus importante introduction boursière de tous les temps. SpaceX aurait en effet déjà démarché un large panel de banques, aux États-Unis, en Europe et en Asie, qui seront chargées de négocier avec les investisseurs institutionnels locaux d’éventuelles entrées au capital.
Le Financial Times évoque lui aussi une opération planifiée pour le mois de juin, mais les deux médias économiques avancent des hypothèses différentes en ce qui concerne la part de flottant (c’est-à-dire le volume d’actions proposées à l’échange direct sur les marchés boursiers). Le FT croit ainsi savoir que SpaceX se limiterait à 5 % de flottant, quand Bloomberg parle d’une proportion susceptible de monter à 30 % du capital de l’entreprise.
Au moins 75 milliards de dollars levés
D’après Reuters, SpaceX a déjà planifié une réunion sur son site texan avec les analystes financiers le 21 avril prochain, et prévoit dans la foulée d’organiser une visite du site de Memphis où sont installés les supercalculateurs de xAI, l’entreprise d’IA d’Elon Musk récemment fusionnée avec SpaceX, qui a déjà réuni 20 milliards de dollars en début d’année pour accélérer leur extension. Un webcast faisant office de communication vers le reste du monde serait également programmé au 4 mai.
SpaceX devrait logiquement présenter lors de ces événements les modalités de son IPO, le nombre d’actions mis en circulation et enfin le prix unitaire de ces actions au lancement. Depuis des mois, les commentateurs spéculent sur la valorisation et la levée de fonds qui en découleraient. Toutes les rumeurs convergent vers un objectif de 75 milliards de dollars de capitaux frais réunis par SpaceX, avec une valorisation qui se situerait aux alentours de 1 750 milliards de dollars. SpaceX éclipserait ainsi largement l’IPO de Saudi Aramco, et propulserait au passage la fortune personnelle d’Elon Musk (représentée par sa participation au capital de ses entreprises) vers de nouveaux records.
Le rapprochement entre SpaceX et X / xAI participerait de cette ambition, tout comme l’annonce du projet Terafab, qui en dépit de ses objectifs chiffrés démesurés, souligne bien la volonté d’Elon Musk de créer un continuum, le plus intégré possible, entre ses différentes entreprises. Reste à en conserver le contrôle. Sur ce point, SpaceX envisagerait une structure à double classe d’action (comme la plupart des grandes entreprises de la tech), qui confèrerait à son fondateur et principal actionnaire un pouvoir de contrôle important, voire la majorité des droits de vote.
Entre demandes record et tensions géopolitiques, les prix de la mémoire vive tutoient toujours des plus hauts historiques et la fondation Raspberry Pi vient d’acter, une fois de plus, le phénomène, en annonçant une hausse de prix assez significative sur la plupart de ses cartes et micro-ordinateurs.
Pour un Raspberry Pi 5 16 Go (déclinaison lancée en janvier 2025 à 120 dollars), la hausse de prix s’établit à 100 dollars, soit un quasi doublement. Pour les modèles les plus courants, les Raspberry Pi 4 et 5 équipés de 4 Go de mémoire vive, la hausse est fixée à 25 dollars.
La hausse appliquée sur les différents modèles est résumée dans le tableau ci-dessous, publié mercredi 1ᵉʳ avril par la fondation.
Hausse de prix des principales références Raspberry Pi annoncée le 1er avril 2026
Ces tarifs ont déjà été répercutés et même parfois accentués par les revendeurs officiels qui travaillent avec la fondation. Chez le français Kubii, un Pi 5 16 Go s’affiche désormais à 369 euros, contre 130,50 euros pour la version 4 Go et 51,60 euros pour le modèle de base à 1 Go. En plus des hausses, le revendeur Reichelt précise sur la page du Raspberry Pi 5 que, « en raison des pénuries d’approvisionnement et de prix de la mémoire accrue, ce produit est disponible en quantités limitées, avec un maximum de 10 unités par client ».
La fondation Raspberry Pi souligne elle aussi l’intérêt de privilégier les modèles les plus abordables, et invite de ce fait les utilisateurs à dimensionner correctement leurs besoins en mémoire vive. Elle annonce d’ailleurs à cette occasion le lancement d’une déclinaison 3 Go de son Raspberry Pi 4, affichée à 83,75 dollars.
Le Raspberry Pi 4 se décline maintenant en version 3 Go
« Nous avons pu maintenir le prix du Raspberry Pi 400 avec 4 Go de mémoire à 60 dollars, et celui des versions 1 Go et 2 Go des Raspberry Pi 4 et Raspberry Pi 5 entre 35 et 65 dollars. Ce sont des ordinateurs Raspberry Pi modernes, performants et polyvalents, proposés à des prix abordables », fait-elle valoir. Les produits plus anciens, équipés de DDR2, restent quant à eux à prix inchangé.
Une hausse de prix avait déjà été annoncée début février, tandis que le Raspberry Pi 4 a été mis à jour pour introduire une « Dual RAM variant » destinée à simplifier l’approvisionnement en autorisant l’intégration de deux puces mémoire au lieu d’une.
Entre demandes record et tensions géopolitiques, les prix de la mémoire vive tutoient toujours des plus hauts historiques et la fondation Raspberry Pi vient d’acter, une fois de plus, le phénomène, en annonçant une hausse de prix assez significative sur la plupart de ses cartes et micro-ordinateurs.
Pour un Raspberry Pi 5 16 Go (déclinaison lancée en janvier 2025 à 120 dollars), la hausse de prix s’établit à 100 dollars, soit un quasi doublement. Pour les modèles les plus courants, les Raspberry Pi 4 et 5 équipés de 4 Go de mémoire vive, la hausse est fixée à 25 dollars.
La hausse appliquée sur les différents modèles est résumée dans le tableau ci-dessous, publié mercredi 1ᵉʳ avril par la fondation.
Hausse de prix des principales références Raspberry Pi annoncée le 1er avril 2026
Ces tarifs ont déjà été répercutés et même parfois accentués par les revendeurs officiels qui travaillent avec la fondation. Chez le français Kubii, un Pi 5 16 Go s’affiche désormais à 369 euros, contre 130,50 euros pour la version 4 Go et 51,60 euros pour le modèle de base à 1 Go. En plus des hausses, le revendeur Reichelt précise sur la page du Raspberry Pi 5 que, « en raison des pénuries d’approvisionnement et de prix de la mémoire accrue, ce produit est disponible en quantités limitées, avec un maximum de 10 unités par client ».
La fondation Raspberry Pi souligne elle aussi l’intérêt de privilégier les modèles les plus abordables, et invite de ce fait les utilisateurs à dimensionner correctement leurs besoins en mémoire vive. Elle annonce d’ailleurs à cette occasion le lancement d’une déclinaison 3 Go de son Raspberry Pi 4, affichée à 83,75 dollars.
Le Raspberry Pi 4 se décline maintenant en version 3 Go
« Nous avons pu maintenir le prix du Raspberry Pi 400 avec 4 Go de mémoire à 60 dollars, et celui des versions 1 Go et 2 Go des Raspberry Pi 4 et Raspberry Pi 5 entre 35 et 65 dollars. Ce sont des ordinateurs Raspberry Pi modernes, performants et polyvalents, proposés à des prix abordables », fait-elle valoir. Les produits plus anciens, équipés de DDR2, restent quant à eux à prix inchangé.
Une hausse de prix avait déjà été annoncée début février, tandis que le Raspberry Pi 4 a été mis à jour pour introduire une « Dual RAM variant » destinée à simplifier l’approvisionnement en autorisant l’intégration de deux puces mémoire au lieu d’une.
La guerre des satellites aura bien lieu. D’après le Financial Times, Amazon a engagé des discussions portant sur l’acquisition de Globalstar, l’opérateur satellite qui fournit à Apple, depuis 2022, les appels d’urgence intégrés à ses téléphones et montres connectées. Les négociations se révéleraient toutefois particulièrement complexes d’après le quotidien économique, précisément à cause d’Apple.
La firme de Cupertino n’est en effet pas qu’un simple client : elle détient 20 % du capital de Globalstar depuis 2024. L’acquisition s’était faite pour 400 millions de dollars, et elle s’accompagnait d’une promesse d’investissement, à hauteur de 1,1 milliard de dollars, dans les capacités de Globalstar.
En échange, Apple obtenait une participation dans le réseau de Globalstar, mais aussi et surtout la promesse (formalisée dans les documents boursiers de l’époque) de disposer de 85 % de la capacité de l’opérateur pour assurer la qualité de service à destination de ses propres appareils.
Apple pourrait être la pomme de discorde de l’acquisition supposément en cours – illustration Flock
L’opération risque donc de se révéler doublement complexe. D’abord, parce qu’Apple cherchera logiquement à valoriser au maximum sa participation passive en cas de transaction. Ensuite, parce que l’entreprise cherchera à défendre l’engagement capacitaire pris par Globalstar lors de la signature de l’accord de 2024.
Pour Amazon, l’enjeu serait logiquement de renforcer sa constellation Leo (ex-Kuiper), concurrente de Starlink, qui vient d’ailleurs de remporter deux contrats avec les compagnies aériennes Delta Airlines et Jetblue, pour un accès à Internet en vol.
Aucune des parties prenantes n’a pour l’instant confirmé les discussions. La vente de Globalstar, fondée en 1991 et cotée à Wall Street, avait déjà été évoquée en octobre 2025 par Bloomberg, qui citait alors SpaceX comme acquéreur potentiel.
En attendant le dénouement, Globalstar fait l’objet d’une vive spéculation en bourse, et voit son cours atteindre des sommets sans précédent. L’entreprise est ainsi valorisée aux alentours de 9 milliards de dollars. Elle a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 273 millions de dollars.